Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 16

  • (Conférence) Les corps sociaux organiques pour une Cité catholique

    «Les corps sociaux organiques pour une Cité catholique», conférence de Florian Rouanet donnée le 6 octobre 2018 à Paris en compagnie de Johan Livernette. Il s’agit de la 28ème intervention publique d’enregistrée.

     

    Sommaire de la vidéo :
    Nature sociale d’homme, finalités humaines, bien commun, programme social de l’Église ; Origine du Corporatisme, rôle de l’État, patrie du travailleur, activités économiques, harmonie et organisation ; règle bénédictine, communautés de métiers médiévaux, suppression asociale par l’illuminisme français, mouvement des catholiques sociaux, réaction dite socialiste, rétablissement des régimes nationalistes…

    rouanetflorian@gmail.com
    FranceNationaliste.com

    https://florianrouanet.wordpress.com/2018/10/10/conference-les-corps-sociaux-organiques-pour-une-cite-catholique/

     

  • Rappel : ASSOCIATION ÉCOEURÉE, DISCOTHÈQUE : LA NEW JUNGLE DE CALAIS RÉVÈLE SON VRAI VISAGE


     
    Jusque-là peu d’informations filtraient sur les conditions de vie au sein de la new jungle de Calais. Tout juste savait-on que plus de 3000 « réfugiés de guerre » s’entassaient dans ce bidonville dans des conditions «inhumaines » d’après les associations d’aide aux migrants. 
    De nouveaux éléments apparus dans la presse depuis la semaine dernière semblent contredire la version officielle. 
    Une ONG britannique, Human Relief Foundation (HRF), annonçait via son directeur Kassim Tokan, qu’elle cessait son aide après une visite du campement par ses bénévoles qui ont pu constater que les réfugiés en question, « 95 à 97% d’hommes en bonne santé », avaient l’intention de se rendre au Royaume-Uni juste pour « l’argent et de meilleures conditions de vie » et jetaient la nourriture et les vêtements qui leur étaient distribuées en abondance. On peut en effet observer aux alentours proches du centre Jules Ferry des monticules de vêtements et de nourriture jetés négligemment par les « réfugiés ». 
    Choqués par le gâchis et l’attitude des habitants du « bidonville » les dirigeants de l’ONG britannique ont décidé de réorienter leur aide vers les pays du Moyen Orient en guerre. 
    On savait que le campement illégal s’était organisé comme une petite ville informelle, par contre des photos parues sur facebook d’une discothèque en plein cœur de la new jungle ont choqué l’opinion publique. On peut y voir une structure toute équipée en sono, jeux de lumière et bar, pouvant accueillir au moins plusieurs dizaines de fêtards laissant pour le moins perplexe sur leurs conditions de vie « inhumaines ». 
    Les associations françaises chargées de l’aide aux migrants, pour la plupart grassement subventionnées, auraient-elles arrangé à « leur sauce » les conditions de vie au sein de la new jungle, étant les seules pouvant y pénétrer, pour entretenir financièrement une activité humanitaire basée sur l’apitoiement de l’opinion publique ? 
    Suite à ces révélations dérangeantes pour le milieu associatif « solidaire », la version officielle de l’immigration clandestine semble remise en question alors que la région Nord Pas de Calais subit plus que jamais une crise économique, sociale et politique. Le vote Front National ne s’est jamais aussi bien porté et la défiance envers la classe politique (et les associations sous perfusion) s’aggrave de manière irréversible.

  • Passé Présent n°213 – Mythes et réalités d’Al-Andalus

  • Le vrai clivage qui monte, qui monte, qui monte

    caspar-david-friedrich.jpgL’assassinat du journaliste saoudien  Jamal Khashoggi  dans les locaux du consulat de son pays à Istanbul, a  finalement été  avoué par le pouvoir saoudien qui ne cesse de varier dans ses versions du drame.  Une exécution qui a permis aux médias de se souvenir,   malgré l’esprit d’ouverture tant vanté de son nouveau dirigeant Mohammed Ben Salmane,  que ce pays vit sous un  régime liberticide,  féroce avec ses opposants.  Et même criminel quand on constate la sauvagerie avec laquelle les forces saoudiennes interviennent au Yémen.  Un conflit  sanglant  qui n’a pas soulevé chez nous un émoi comparable à celui qui a endeuillé la Syrie, alors même que la République arabe syrienne  lutte pour sa survie,  contre le terrorisme islamiste et les tentatives de dépeçage  de  son territoire national.  Un sujet de réflexion certainement pour les parlementaires  du  groupe d’amitié France-Arabie saoudite à l’Assemblée  nationale,   composé  principalement  de députés  macronistes ou de droite (médiatiquement plus connus)   comme Olivier Dassault, Marc Le  Furr  ou Meyer Habib…

    Donald Trump a évoqué très directement  les mensonges du régime saoudien dans cette affaire Kashoggi.  Une dépêche Reuters rapportait lundi  que « Jared Kushner, conseiller à la Maison blanche et gendre de Donald Trump, a souligné l’importance essentielle de l’allié saoudien pour les Etats-Unis, ajoutant que Washington cherchait encore à établir les faits à propos de la mort de Jamal Khashoggi. Le président Trump, a-t-il poursuivi, est avant tout attaché aux intérêts des Etats-Unis.»

    Au nom de la défense ce qu’il estime être ses intérêts, de la  realpolitik diraient certains,   l‘Oncle Sam ne s’est jamais soucié, outre mesure,  du respect par ses commensaux des droits de l’homme et de la démocratie.  Intérêts bien présents dans l’esprit  de M. Trump qui  s’était félicité en mai 2017, lors de sa visite officielle en Arabie saoudite,  des contrats faramineux signés au profit des entreprises américaines entre les deux pays, alliés  depuis l’après-guerre. Ce  qui n’empêche pas Washington  de maintenir la pression sur Ryad. On sait notamment que le président américain  réclame instamment une augmentation de la production de brut, pour compenser  l’embargo sur l’Iran et faire baisser le prix du baril…

    La défense de l’intérêt national, au sens large, consiste aussi pour les gouvernants qui en ont la charge, à maintenir au sein des jeunes générations la flamme patriotique, le sentiment d’appartenance à une communauté nationale soudée notamment par une mémoire commune, la célébration des  épreuves surmontées ensemble, au prix de grands  labeurs, d’un grand courage  et parfois de sacrifices inouïes. Ce fut le cas de la Première guerre mondiale dont nous commémorerons  le centenaire et célébrerons  la victoire le 11 novembre.  Marine et une forte délégation du RN  se rendront  dans ce cadre à Verdun. Il  est entendu que cette guerre fut une terrible  boucherie préfigurant la suivante – ce qu’avait annoncé avec lucidité le grand historien Jacques Bainville à la lumière du funeste traité de Versailles –  et qu’aucun pays européen n’en est vraiment sorti vainqueur,  1914 marquant au contraire le début du déclin  de notre continent.

    Pour autant,  il est possible de s’interroger sur ce que rapportait  Jean-Dominique Merchet sur son blogue Secret Défense le 19  octobre, à l’occasion   de la présentation à l’Elysée, de « l’itinérance mémorielle et territoriale  (sic) que le chef de l’Etat compte effectuer dans l’Est et le Nord de la France, à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918. »  « Le sens de cette commémoration, ce n’est pas de célébrer la victoire de 1918. Il n’y aura pas de défilé ou de parade militaires , indique-t-on à l’Elysée, où l’on refuse  une expression trop militaire . On précise que cela a été négocié avec l’Allemagne, la chancelière Merkel étant une invitée de marque des cérémonies.»

    «  Si les armées organisent leur propre cérémonie,  le président de la République ne sera pas présent aux Invalides (pour rendre hommage aux militaires français),  précise l’Elysée (…).  L’idée de rendre hommage aux Maréchaux, et à travers eux aux officiers d’active, a du gros plomb dans l’aile. Au-delà du cas délicat de Philippe Pétain, c’est bien l’idée même d’un tel hommage qui coince en haut lieu. Le chef d’état-major des armées, grand admirateur des coloniaux Gallieni et Lyautey, devra trouver une autre occasion.»

    Et quand ce n’est pas Mme Merkel qui s’oppose de concert avec M. Macron à la célébration de la victoire des armées françaises, nous pouvons compter sur la gauche sectaire ordinaire pour donner de la voix. Nous l’avons constaté dernièrement avec les hurlements des bien-pensants contre la  décision du Conseil régional des Pays de la Loire de donner au lycée de Carquefou, près de Nantes, le nom d’un héroïque militant national d‘Action Française. En l’espèce celui de  l’officier de marine Honoré d’Estienne d’Orves, un des organisateurs du réseau de résistance  Nemrod, fusillé par l’occupant allemand le 29 août 1941.

    La gauche et c’est là peut-être une de ses spécificités, mais aussi il faut bien le dire, une de ses forces, ne désarme jamais sur le front culturel, métapolitique.  Elle ne lâche rien. Elle ne se résout jamais à abandonner dans l’espace public  des  symboles à l’adversaire afin de  maintenir son hégémonie sur les esprits, quand bien même sa vision du monde serait -elle minoritaire et rejetée par nos compatriotes. Et ce, très souvent,  avec la complicité d’une  droite courbe et couchée qui n’a pas protesté en Ile-de-France contre la décision  du maire communiste de Vitry (Val-de-Marne), Jean-Claude Kennedy, de donner  au   collège de la ZAC Seine-Gare, dont l’ouverture est prévue en septembre 2019  le nom du  « collège Josette et Maurice Audin».  Une volonté d’honorer, comme l’a fait récemment Emmanuel Macron, ce militant du parti communiste algérien, vraisemblablement  abattu par l’armée française en tant  que  complice actif  des terroristes  poseurs de bombes  du FLN qui tuèrent, mutilèrent des dizaines de nos compatriotes civils, hommes, femmes et enfants pendant la bataille d’Alger en 1957  (voir ici ou encore ici).

    Les nationaux, eux, savent cependant dépasser les clivages ou à tout  le moins les mettre de côté, quand il s’agit de défendre l’intérêt général du peuple français. Bruno Gollnisch en a apporté une nouvelle preuve hier  lors de sa conférence de presse dans les locaux du parlement européen à Paris. Le député national a retracé dans le détail les persécutions politiques dont les nationaux sont la cible dans l’affaire dite des assistants parlementaires, donnant des preuves  tangibles de notre bonne foi et a contrario de  la duplicité, de la partialité, du double-langage des initiateurs de cette cabale.  A cette occasion, il aussi tenu à témoigner sa sa « solidarité » avec Jean-Luc Mélenchon, dont il a compris la colère lors des perquisitions dont le dirigeant de LFI, son parti et ses collaborateurs ont été l’objet. « Forcément, le pouvoir veut couper les deux bouts de l’omelette. Les populismes, c’est l’ennemi ! » a-t-il relevé en commentant les attaques menées contre la principale force d’opposition qu’est le RN mais aussi contre LFI

    Populisme qui était l’objet du débat mené le 17 octobre dans l’émission de Frédéric  Taddeï sur RT,Interdit d’interdire.  Invité à s’exprimer, le journaliste, essayiste et libraire François Bousquet a bien résumé les raisons de  ce  phénomène politique. La  poussée populiste a-t-il dit s’explique par le déni de la démocratie qui est apparu clairement aux yeux des Français  lors du  référendum  de 2005 qui a rejeté nettement la constitution européenne, laquelle a cependant été ratifiée deux ans après par les parlementaires.

    Un événement capital  pour comprendre  le sentiment du peuple français d’avoir été dépossédé  de sa souveraineté.  M. Bousquet a cité  Pierre-André Taguieff  qui note qu’« au cœur du populisme se trouve  une demande d’hyperdémocratisme, de démocratie directe, de démocratie référendaire. « Comment se fait-il  que LFI, le FN  et Dupont-Aignan qui font 45%  au premier tour, avec des gens qui ne votent pas, avec 4 millions de personnes   qui ne sont pas inscrites sur les listes électorales,  les abstentionnistes,  aient  (seulement) 4% des députés?  Il y a un problème de représentation. Tous les peuples  sont confrontés à ce problème de représentation,  il y a un déni de représentation. Dans la demande populiste il y a un désir, une demande d’être réellement représentée. » Ce qui induit de se poser la question de savoir si un système pyramidal qui repose sur sa pointe et non sur sa base a de grandes chances de  perdurer dans le temps? A moins de changer de peuple, cela apparaît très compliqué…

    https://gollnisch.com/2018/10/23/le-vrai-clivage-qui-monte-qui-monte-qui-monte/

  • #PasDeVague : vague de reflux contre Jean-Michel Blanquer

    #PasDeVague : vague de reflux contre Jean-Michel Blanquer

    Alors que plusieurs enseignants partagent sur les réseaux les violences dont ils ont été victimes, un professeur de SVT met en cause le ministre de l’Éducation nationale et son inaction dans la lutte contre les violences à l’école, lorsqu’il était recteur de l’académie de Créteil en 2008. Entre 2007 et 2009, Jean-Michel Blanquer “n’a rien fait” pour endiguer la violence qui sévissait dans l’académie de Créteil, selon Jérémy Destenave qui livre son témoignage au HuffPost. Ce professeur évoque des faits de violences envers des membres de l’équipe pédagogique du collège Karl-Marx de Villejuif.

    L’enseignant a interpellé le ministre dans une série de tweet, dans lesquels il évoque des faits remontants à l’année 2008. Il a notamment exhumé une lettre adressée au moment des faits à l’académie de Créteil, dans laquelle il évoque une série d’incidents au sein de cet établissement du Val-de-Marne. Ce dernier met en garde Jean-Michel Blanquer contre “de plus en plus de violences verbales (insultes, crachats) et physiques (gifles, coups, jets d’objets).” En annexe de ce courrier, une liste des incidents rencontrés dans l’établissement: trois gifles à un surveillant, une agression d’un surveillant avec un briquet, ou encore un portable volé à un professeur… Des gestes restés impunis. Malgré les avertissements répétés auprès de l’administration, rien n’a été fait pour endiguer cette vague de violence :

    Jean-Michel Blanquer était clairement au courant. Il n’a rien fait, il a été inefficace. (…) Tous mes collègues qui ont voulu porter plainte et parler de leurs problèmes, on leur a mis des bâtons dans les roues. Nous étions abandonnés.

    L’académie nous a envoyé des gens qui sont venus nous faire culpabiliser pour nous dire que s’il y avait des soucis c’était de notre faute, c’est parce que nous n’avions pas de bonnes méthodes.

    Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré sur BFMTV, ce lundi :

    “Je sais bien qu’il y a parfois des réalités masquées dans la vie quotidienne de nos élèves et de nos professeurs, il est tout à fait normal qu’elles s’expriment. Ça ne me gêne pas que des gens disent ce qui leur arrive sur le terrain. On se plaint suffisamment des effets négatifs des réseaux sociaux pour ne pas se plaindre quand les réseaux sociaux permettent justement de prendre conscience d’un phénomène.”

    Mais tout va aller mieux depuis que Macron a fait interdire les portables…

    https://www.lesalonbeige.fr/pasdevague-vague-de-reflux-contre-jean-michel-blanquer/

  • Pour Macron les mères de famille nombreuse ne sont pas « parfaitement instruites »

    macron-goalkeepers.jpg

    Le 26 septembre dernier, en marge de l’assemblée générale de l’ONU à New-York, Emmanuel Macron a tenu un discours lors d’un événement organisé par la très mondialiste fondation « Goalkeepers » de Bill Gates.

    Il s’y est exprimé en… anglais !

    Jamais un président français n’avait à ce point abandonné notre langue.

    Évoquant la démographie, il a osé dire (en parlant de l’Afrique) : « Présentez-moi la femme qui a décidé, en étant parfaitement instruite, d’avoir 7, 8 ou 9 enfants. »

    Dans le texte : “I always say: ‘Present me the woman who decided, being perfectly educated, to have seven, eight or nine children. Please present me with the young girl who decided to leave school at 10 in order to be married at 12.’

    http://www.contre-info.com/

  • Jean-Yves Le Gallou présente le 4ème Forum de la Dissidence

    Le 4e Forum de la Dissidence aura lieu le samedi 17 novembre prochain, de 14h à 19h à Paris. Le thème de ce rendez-vous incontournable sera « Face à la censure, tous dissidents ! » Jeudi 18 octobre, Jean-Yves Le Gallou était interrogé par TV Libertés sur cet événement.

    https://fr.novopress.info/212372/jean-yves-le-gallou-presente-le-4eme-forum-de-la-dissidence/

  • Un élève braque sa prof avec une arme factice : Castaner crée un comité stratégique !

    378362621.jpg

    Merci à Catherine Rouvier d'avoir écrit cet excellent billet ! 

    Dans notre civilisation du spectacle, il ne faut pas moins qu’un coup de théâtre pour qu’on s’aperçoive, soudain, de ce qui crève les yeux depuis pas mal de temps.

    Le 21 mars dernier, le proviseur du lycée Saint-Exupéry, à Créteil, était hospitalisé. Il avait reçu un coup de tête de l’un de ses élèves qui fut placé en garde à vue.

    Cette fois, c’est au lycée Branly de la même ville qu’à la fin d’un cours de première en « prévention santé environnement » (!), un lycéen a pointé une arme sur son enseignante pendant qu’un de ses camarades filmait, en lui intimant l’ordre de le noter « présent ».

    La vidéo, vue des milliers de fois sur les réseaux sociaux, a semblé réveiller le château étatique endormi.

    Le premier étonnement, après avoir vu la vidéo, c’est de lire : l’agresseur sera déféré dimanche au juge des enfants. Tu parles d’un enfant ! On ne serait pas un peu en décalage avec la réalité ?

    2054691781.pngAutre sujet d’étonnement : celui qui aurait introduit l’arme dans la classe a été interpellé, placé en garde à vue mais remis en liberté sans poursuites, l’arme, un pistolet à billes « de type airsoft » n’étant, aux yeux de parquet de Créteil, « qu’un jouet ». La consultation rapide d’un catalogue d’armurier nous apprend que l’objet en question est la réplique exacte d’une arme – un colt, en l’espèce. L’intention de terroriser est donc évidente. Mais on nous rassure : l’arme et les billes ont été détruites.

    Ce qui stupéfie, enfin, c’est la réaction des « autorités ».

    Le président du syndicat des collèges déclare : « On ne peut pas gérer tous les problèmes socio-économiques du pays. » Sous-entendu : c’est un « jeune » de banlieue, donc, c’est « la faute à la société ».

    Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, en charge des lycées, se dit « aux côtés des communautés éducatives » pour financer « tous les équipements de sécurité ». L’argent, toujours l’argent !

    Le président de la République a, lui, réagi en fin de soirée. « J’ai demandé au ministre de l’Éducation nationale et au ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis et définitivement proscrits de nos écoles. »

    Il manque un mot, non ? On ne proscrit pas un fait mais une personne… Mais personne ne semble l’envisager.

    Le directeur de l’établissement l’a dit : il est surpris de cet acte car il font au lycée des « séances de sensibilisation au respect ». Va-t-il virer les trois élèves ? Mais non, c’est les vacances ! « Alors, à la rentrée, on réunira un conseil de discipline. » Le 5 novembre, dans quinze jours !

    Le conseil ramolli par les vacances et ayant déjà oublié « l’incident » dira sans doute que c’était le dernier jour d’école et que, donc, c’était sûrement juste pour « rigoler », comme l’a déclaré le braqueur.

    La réponse de Castaner ne dénote pas, non plus, un désir farouche d’en découdre. Il va mettre en œuvre un « comité stratégique pour un plan d’actions ambitieux contre les violences visant les enseignants ».

    Quatorze mots pour ne rien dire.

    Par comparaison, un internat digne de ce nom a renvoyé un élève pour trois jours dans la minute où il avait fait « quelque chose de très grave ». Il avait « mis son doigt sur sa tempe et, en regardant la prof d’allemand bien en face, il avait tourné ». Sous-entendre que la prof est folle : trois jours immédiats d’exclusion.

    Lui, braquer une arme sur la tempe… rien.

    « Rien », comme notait Louis XVI le 14 juillet 1789… Juste la Révolution, au sens propre : la mise sens dessus dessous de la société.  


    Docteur d'Etat en droit public, avocat, maître de conférences des Universités

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/10/22/un-eleve-braque-sa-prof-avec-une-arme-factice-castaner-cree-6098833.html

  • Folies sur référendum

    6a00d8341c715453ef022ad39ab2e2200d-320wi.jpgDepuis des mois les négociations sur le Brexit piétinent. Ainsi, la réunion des 27 représentants des États-Membres de l'Union européenne, le 17 octobre à Bruxelles, cherchait-elle à avancer sur ce sujet. Or, à la fin du dîner de travail il fut décidé de ne pas prévoir de réunion du Conseil, ce que les médiats appellent un Sommet, au mois de novembre. Et, faute de progrès suffisants dans les discussions, aucune date n’a été fixée. Michel Barnier, négociateur en chef des Continentaux conserve la confiance des institutions. Il est chargé de décider quand sera convoqué le conseil, mais d'ores et déjà, il est demandé à la Commission européenne de se préparer à une sortie sans accord.

    On ne peut pas acter plus clairement la situation d'impasse dans laquelle Britanniques et Continentaux se trouvent donc embourbés.

    Dans ce contexte, ce 20 octobre à Londres, se déroulait une manifestation à la fois inédite et imprévue. Elle a rassemblé environ un demi-million de personnes. Le correspondant du Monde à Londres évoque sans réserves le chiffre de 700 000, à comparer avec celui de 100 000 mobilisés en juin, appuyés depuis lors par une pétition en ligne ayant recueilli 900 000 signatures.[1] Défiant l’intoxication de l'opinion par les tabloïds et submergeant les vieux appareils partisans rouillés, ce courant d'opinion réclame résolument, pour les conditions de sortie de l'Angleterre, un nouveau référendum.[2]

    Le 24 juin 2016 c'est seulement une courte majorité de Britanniques, de façon disparate selon les quatre nationalités rassemblées dans le Royaume-Uni : les Anglais des villes industrielles votant pour, les Londoniens ou les Écossais votant contre. 51,89 % des 72,21 % de votants, se sont prononcés par référendum en faveur de ce qu'on appelle le Brexit, c’est-à-dire pour la sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne.

    Cette orientation a été reprise par un nouveau cabinet britannique, dirigé par Theresa May, alors que celle-ci avait campagne pour le maintien.

    Chef du gouvernement depuis 2016, elle s'accroche désormais à l'idée qu'on ne saurait revenir en arrière par rapport à ce qui est présenté pour la volonté irréformable du peuple.

    La sortie est donc supposée prendre effet, en vertu de l'article 50 du traité sur l'Union européenne, presque irrévocablement en mars 2019.

    Or, depuis deux ans nous avons pu mesurer combien les conséquences pratiques risquaient de s'en révéler catastrophiques ou du moins très lourdes. Le prix matériel le plus élevé sera supporté par le peuple et les entreprises d'outre Manche.

    Et ceci se vérifiera quel que soit l’accord adopté ou non, au gré de négociations qui butent sur des points, au départ négligés, mais qui sont devenus cruciaux tel que la frontière entre les deux parties de la verte Érin.

    Il n'y aura pas de Brexit heureux : ni pour le Continent, ni pour les îles que nous appelons britanniques[3], ni d'ailleurs pour les îles anglo-normandes, etc. Boris Johnson et quelques autres ont menti, délibérément, sur des points très importants, et désormais tout le monde le sait. Nigel Farage a reconnu lui-même après le vote de 2016 qu'il ne croyait pas à sa victoire. Ses partisans se sont eux rassemblés ce 20 octobre à Londres pour contre-manifester : ils étaient environ 1 200.

    L'Europe, la vraie, l'Europe de notre culture commune, survivra à cette épreuve. Elle en a connu d'autres. L'Angleterre et l'Écosse ne cesseront d'en faire partie comme en font aussi partie la Norvège ou la Suisse, indépendamment des institutions.

    Mais avant tout, ceci devrait faire réfléchir ceux qui admirent encore les procédures référendaires.

    Au gré de telles tromperies, les politiciens demandent aux peuples de répondre à leur, place par oui ou par non, à des questions que les diplomates eux-mêmes peinent à résoudre.

    JG Malliarakis  

    Vous pouvez soutenir L'Insolent en cliquant sur ce lien.

    Apostilles

    [1] cf. "Almost 700,000 march to demand ‘people’s vote’ on Brexit deal. Huge London demonstration was largest since the protest against the Iraq war in 2003"
    [2] cf. Photos de la manifestation. 
    [3] appellation que nos amis irlandais récuse. Celle que George Bernard Shaw appelait encore en 1906 "la Seconde île de John Bull" refuse d'être dite britannique…

    http://www.insolent.fr/