
Scandale : le patron de Canal + n’entend pas se laisser insulter par ceux qu’il finance. Mardi, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a jugé « disproportionnée » la décision de Maxime Saada d’envoyer paître les 600 pétitionnaires du monde du cinéma, infamant la chaîne de Vincent Bolloré. Dans une tribune publiée le 11 mai par Libération (« Zapper Bolloré »), ces Jean-Moulin de la Croisette écrivent : « En laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ». Réponse de Saada, dimanche : « Je ne travaillerai plus, je ne souhaite plus que Canal+ travaille avec les gens qui ont signé cette pétition. (…) Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste ».







