
L’intelligence artificielle est généralement abordée par la gauche européenne sous quatre angles : les emplois qu’elle menace, l’énergie qu’elle consomme, les œuvres qu’elle pille et les profits qu’elle promet aux géants du numérique. La réponse en découle presque mécaniquement : réglementer, taxer, ralentir, socialiser. Une telle réaction n’est pas seulement défensive. Elle révèle l’embarras d’une famille politique confrontée à une révolution technique qui s’attaque précisément aux médiations collectives sur lesquelles elle avait construit sa puissance depuis le XIXe siècle.
Balbino Katz






