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Grand Angle : Le débat Le Gallou - Gourévitch
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“Gros rouge qui tache”, le goût du pays réel?
Le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a confirmé samedi qu’il entendait en finir avec le laxisme proprement criminel consistant pour un gouvernement à accepter de se faire tordre le bras pour accueillir des immigrés clandestins. Il ne s’est pas contenté d’annoncer une campagne de recensement, à des fins d’expulsion, de la nombreuse population rom présente sur le sol italien, dont la présence massive est de plus en plus mal vécue par les de souche et les (vrais) touristes. Il a aussi réitéré sur facebook sa fermeté contre les manœuvres du lobby immigrationniste : « Deux navires d’ONG battant pavillon des Pays-Bas (Lifeline et Seefuchs) sont arrivés au large des côtes libyennes, en attente de leur cargaison d’être humains abandonnés par les passeurs. » « L’Italie ne veut plus être complice du business de l’immigration clandestine, et ils devront donc chercher d’autres ports (non italiens) vers lesquels se diriger. »Fermeté de bon aloi que ne contestera pas Breizh info qui publie un article sur le retour le 16 juin de l‘héroïque Malien Mamoudou Gassama à Bamako, la capitale de son pays. Un jeune homme élevé au rang de symbole par la macronie mais qui est aussi celui « de cette jeunesse africaine qui ne fuit ni la guerre, ni la faim, et qui n’était nullement menacé dans son pays (sinon il ne serait pas revenu samedi accueilli comme un prince) mais qui entend simplement tenter l’aventure européenne comme si chaque être humain était libre de se rendre partout dans le monde, comme si les frontières et les peuples n’existaient plus. Et l’arnaque sur les Réfugiés qui fuient la faim et la guerre de s’effondrer, arnaque qui sert de justificatif moral aux militants de l’ONG SOS Méditerranée pour justifier d’aller chercher des réfugiés au large des côtes africaines pour les amener en Europe comme encore dernière avec l’Aquarius. »
L’arnaque ne fonctionne plus, ou de moins en moins, et Le Monde le déplore vivement , la crise migratoire accélérant le délitement de l’abracadabrantesque Europe de Bruxelles: «l’errance en Méditerranée des 629 passagers de l’Aquarius (selon un sondage OpinionWay, 56 % des Français ne veulent pas qu’ils débarquent en France, NDLR) illustre jusqu’à la caricature la division entre les pays membres de l’Union, l’impuissance à trouver des solutions consensuelles et le passage, en quelques années, de l’émotion à une forme d’indifférence, de la mobilisation à l’instrumentalisation. Le tout à moins d’un an des élections européennes de mai 2019, au risque d’alimenter la montée en puissance des formations d’extrême droite. »
La crainte est bien là pour les tenants du vieux monde, de ce Système à bout de souffle, crainte qu’exprimait aussi la juppéiste Virginie Calmels hier soir sur TF1. Elle était invitée à réagir à son éviction décidée par Laurent Wauquiez de son poste de numéro deux de LR , conséquence de sa critique virulente du tract élaboré par son parti, Pour que la France reste la France, qui acterait disait elle ces derniers jours une « porosité avec le RN. »
La bordelaise est revenue sur l’objet du délit sur le plateau de TF1: «un tract de gros rouge qui tache digne de Jean-Marie Le Pen il y a 30 ans » (sic) . « Ce qui est embêtant dans cette affaire, c’est l’image qu’on donne aux Français. J’ai essayé de croire au rassemblement tel que voulu par Alain Juppé quand il a fondé l’UMP ou par Nicolas Sarkozy qui a dynamisé Les Républicains. Et donc, je suis peinée aujourd’hui pour cette famille de droite à laquelle j’appartiens. »
La peine de Mme Calmels est peu partagée par les Français dont elle ne comprend pas les attentes et les peurs légitimes. Nos compatriotes les plus au fait de l’actualité devraient aussi s’inquiéter des atteintes répétées contre les libertés d’informer et de s’exprimer.
Le compte YouTube de la revigorante et excellente chaîne de télévision sur internet TV Libertés (TVL) a ainsi été fermé sous la prétexte dilatoire d’une « atteinte aux droits d’auteur»; «une mesure inédite et fausse. En effet, nous pouvons aisément faire valoir le droit de citation », a constaté le directeur de la chaîne, Martial Bild. Une décision « politique », « unilatérale, arbitraire et sans aucun avertissement préalable », qui a pour effet de priver ce média alternatif et indépendant de 100.000 abonnés au moment même ou TVL « entamait une campagne de dons cruciale. »
On se souviendra que les 100 000 abonnés également qui suivent Alain Soral avaient été eux aussi priés d’aller voir ailleurs lorsque Youtube a fermé le compte de ce dernier le 5 juin dernier suite à sa condamnation à deux peines d’emprisonnement avec sursis pour provocation à la haine. Mais le compte Youtube de l’essayiste avait été finalement rétabli au bout de deux jours. Bruno Gollnisch s’inquiète de longue date de cette volonté de répression des idées dissidentes qui s’inscrit dans un climat plus général de verrouillage de l’information. « Comptes Twitter ou Facebook suspendus ou fermés sans aucune justification, loi sur les Fake news, fermeture de la chaîne YouTube de @tvlofficiel… : le mandat de Macron marque un recul massif de nos libertés d’opinion et d’expression. Ça commence vraiment à faire peur ! » a relevé Marine.
La présidente du RN parle d’or et cette censure de TVL a été également dénoncée par le président de DLF Nicolas Dupont-Aignan , le président du PCD Jean-Frédéric Poisson ou encore l’ex ministre LR Thierry Mariani qui a fustigé un « nouvel ordre moral. » Nouvel ordre moral dont a besoin le Nouvel ordre mondial pour nous imposer plus largement la dilution de nos souverainetés et identités particulières. Ce que les plus lucides à droite ont compris (ou commencent à comprendre), et il faut s’en réjouir. Lucidité rabaissée elle aussi avec mépris au rang de ce gros rouge qui tache qui incommode les papilles jupitériennes des élites qui ont perdu le goût du pays réel.
https://gollnisch.com/2018/06/19/gros-rouge-qui-tache-le-gout-du-pays-reel/
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Les populistes, les démagogues et le fiscalisme
C'est entendu : rien n'est pire que le populisme. Horrible. L'emploi même de ce mot semble supposer envisageable de donner le pouvoir au peuple. Absurde évidemment. Caractéristique de l'extrême droite. Un terme vague, d'ailleurs[1]. Mais que penser dès lors des démagogues, mais aussi des faux lettrés, de gauche et d'extrême gauche qui jouent impunément de voltigeurs de pointe du fiscalisme.Zucman professeur à la London School of Economics et chercheur à Berkeley s'il vous plaît passait ainsi en boucle ces jours derniers sur France Info, après avoir développé ses théories dans Le Monde le 28 mai.
Le personnage, aujourd'hui âgé de 31 ans, est apparu dans le débat public en 2013 dans L'Humanité : "Non, assurait-il alors, lutter contre l’évasion fiscale, n’est pas une utopie."[2]
Il y propose la mise en place d’un cadastre mondial sur les produits financiers et des sanctions durcies contre les paradis fiscaux. "J’ai mené, assène-t-il ingénument, une enquête économique approfondie en prenant en compte les sources de données publiques." (…) Ma méthode est totalement vérifiable, puisqu’elle consiste à regarder les statistiques internationales et à les rendre cohérentes. Au total, ce déséquilibre est de 5 800 milliards d’euros, soit 8 % du patrimoine financier des ménages." Et le livre qu'il publie sous le titre "la Richesse cachée des nations" tend à répondre à ces aspirations. "La dissimulation de fortunes par les ultra-riches, considère-t-il, est de 17 milliards d’euros. Cela n’inclut pas l’évasion fiscale des multinationales, qui est sans doute à peu près du même ordre. Au total, ce sont 40 milliards d’euros qui manquent à l’État français."
Un argument se veut décisif. Il plaît beaucoup à son interlocutrice de L'Huma. Il consiste à dire : "Tout doit être remis à plat, y compris le financement de la protection sociale qui ne repose que sur le travail, le salaire et insuffisamment sur les revenus du capital. On a vraiment tout à y gagner. J’espère que les partenaires sociaux vont jouer un rôle décisif. La majorité de la population est favorable à cette réforme."
Les économistes marxistes ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Le tour de passe résulte d'une négation du fondement originel de la sécurité sociale. Le principe se voulait strictement inverse : le dispositif était supposé assurer les individus, salariés ou indépendants, contre la perte de leurs capacités de gains. C'était l'article 1er de l'ancien code, antérieur au plan Juppé qui s'employa à transférer ce concept assurantiel vers celui de la dépense publique.
Mais qu'importe dira-t-on ? Le journal appelait en bas de page de l'article à une marche pour la justice, et à l'affirmation, marxiste par excellence, formulée en 1869 avec son talent littéraire par Victor Hugo : "c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches".
Quelques années après être apparu dans L'Huma, c'est dans les colonnes du quotidien Le Monde qu'en novembre 2017, le même Zucman développe sa doctrine et pontifie en dialoguant avec ceux des lecteurs qui se prêtent à l'exercice d'admiration.
"L’évasion fiscale, écrit-il, – comme le changement climatique – alimente ainsi un vaste transfert intergénérationnel, qui enrichit les plus vieux et appauvrit les plus jeunes".
Son obsession, qu'il partage avec Piketty porte sur l'inégalité.
L'évasion fiscale, prétend-il démontrer, "est non seulement injuste mais elle augmente aussi les inégalités."
Et, dès lors, selon lui, "il est essentiel d’imposer des sanctions plus sévères aux institutions financières, aux cabinets de conseil et aux États qui facilitent la délinquance financière". Cette doctrine suppose à la fois un multifiscalisme et un pouvoir mondial, la question se posant alors : entre les mains de qui ?
Nos chers utopistes, qu'on ne saurait confondre avec des populistes ou des démagogues ne se rendent peut-être pas compte des conséquences de leur démarche, sans pouvoir nous informer quant à ses éventuels effets positifs.
À l'arrivée ceux qu’ils appellent les ultra-riches ne seront pas moins riches et, l'argument même utilisé par Zucman laisse perplexe : Zucman est bien obligé, pourtant de reconnaître que, dans le sens du multifiscalisme te du pouvoir mondial, des avancées considérables dans le sens des contrôles étatiques ont été effectuées depuis les années 1980 et que les fameux paradis fiscaux reculent, coopèrent ou s'adaptent. Et pourtant les ratios de comparaisons de revenus s'aggravent dans le sens.
On est tenté d'en déduire que la seule fonction des discours de ces gens supposés très sérieux sert exclusivement à désarmer toute critique de la pression fiscale délirante qui étouffe en France l'initiative, l'épargne et l'emploi.
JG Malliarakis
Apostilles
[1] En feuilletant les dictionnaires dont je dispose en rédigeant ces lignes, je ne trouve pas ce terme dans l'abrégé du Littré de 1877. Le Petit Robert de 1967 en fait une "école littéraire qui cherche, dans les romans, à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple". Avec le Petit Larousse de 2009, apparaît enfin cette définition "souvent péjoratif : attitude politique, consistant à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes, de sa défense contre les divers torts qui lui sont faits"..
[2] cf. entretien publié par Clotilde Mathieu dans L'Humanité cette année-là le 2 décembre.
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°511
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Samedi soir, le banquet de Rivarol a fait le plein...
Malgré quelques difficultés de dernières minutes, en particulier le changement de bateau dû au désistement du propriétaire de celui qui était initialement prévu, et l'absence (bien involontaire) pour les raisons médicales que l'on sait de Jean-Marie Le Pen, le dîner-croisière sur la Seine organisé samedi soir par Rivarol a été une belle réussite.
En fait, Jean-Marie Le Pen n'était pas totalement absent puisque les 400 convives purent l'écouter en direct lors d'un bref entretien avec son conseiller, Lorrain de Saint-Affrique, que les moyens modernes de communications ont permis de réaliser. Ensuite, tout au long de la soirée, plusieurs intervenants se sont succédés parmi lesquels Pierre Sidos, fondateur de l'œuvre française, Yvan Benedetti, animateur du site Jeune Nation, l'écrivain Hervé Ryssen, le Président du Club de l'Horloge Henri de Lesquen, et bien sûr, Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol. Bruno Gollnische, retenu en province, avait adressé un message de sympathie au journal.
Cette sympathique soirée s'est déroulée dans la bonne humeur et s'est terminée à 1 heure du matin sans qu'aucun incident ne soit à signaler.
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L’arnaque des immigrés qui fuient la faim et la guerre
La presse ne se rend pas compte de ce qu'elle publie :Il n'a pas l'air si mal au Mali, notre immigré clandestin naturalisé ?
"l’arnaque sur les « Réfugiés qui fuient la faim et la guerre » de s’effondrer, arnaque qui sert de justificatif moral aux militants de l’ONG SOS Méditerranée pour justifier d’aller chercher des réfugiés au large des côtes africaines pour les amener en Europe comme encore dernière avec l’Aquarius.
Car Mamoudou Gassama est le symbole de cette jeunesse africaine qui ne fuit ni la guerre, ni la faim, et qui n’était nullement menacé dans son pays (sinon il ne serait pas revenu samedi accueilli comme un Prince) mais qui entend simplement «tenter l’aventure européenne » comme si chaque être humain était libre de se rendre partout dans le monde, comme si les frontières et les peuples n’existaient plus.« Il y a cinq ans, le jeune homme de 22 ans a quitté son Mali natal pour tenter l’aventure européenne. Une aventure démarrée en cascade avec un périlleux voyage en Libye, puis sur la Méditerranée, et une vie de galère dans les camps de migrants en Italie avant de débarquer en France en septembre 2017.»,explique Afrika News.
A noter qu’il a fallu plusieurs jours pour que les principaux médias mainstream en France ne reprennent l’information, signe que ce retour au pays pour faire la fête doit sérieusement ennuyer ceux qui n’ont que l’argument humanitaire pour justifier l’arrivée de millions d’Africains en Europe."
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LA MANIPULATION MÉDIATIQUE SUR "LA CRISE DES MIGRANTS"
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Endettement : la France mauvais élève de l’année 2017

Après une flambée générale lors années de crises aux alentours de 2008, les 28 pays de l’Union Européenne ont vu pour la quasi-totalité d’entre eux le taux d’endettement par rapport au PIB baisser. 22 pays ont en effet un endettement en baisse, 1 stable et 5 en hausse. Sur les 5 en hausse, la France est le seul qui dépasse les 2 % de points de PIB depuis 2014, passant de 94,4 % à 97. La moyenne de l’Europe des 28 est une baisse de 4,9 % et celle de la zone euro d’une baisse de 5,2 %.
- Plus de 2 % d’augmentation en 3 ans : France (+2,6 %).
- Moins de 2 % d’augmentation : Finlande (+ 1,2 %), Luxembourg (+ 0,3 %), Pologne (+ 0,3 %), Royaume-Uni (+ 0,3 %).
- Pas d’évolution : Italie
- Moins de 2 % de diminution : Estonie (-1,7 %), Bulgarie (-1,6 %), Lettonie (-0,8 %), Lituanie (-0,8 %), Grèce (-0,3 %).
- Moins de 5 % de diminution : Suède (-4,9 %), Portugal (-4,9 %), Roumanie (-4,1 %), Belgique (-3,9 %), Hongrie (- 3 %), Slovaquie (-2,9 %), Espagne (-2,1 %).
- Moins de 10 % de diminution : Danemark (-7,9 %), Tchéquie (-7,6 %), Croatie (-6 %), Autriche (-5,6 %), Slovénie (-6,7 %),
- Plus de 10 % de diminution : Irlande (-36,5 %), Malte (-13 %), Pays-Bas (-11,3 %), Allemagne (-10,6 %), Chypre (-10 %).
Lorsqu’on regarde l’évolution de l’endettement des 28 pays de l’Union depuis 2006, on s’aperçoit qu’il a explosé depuis, notamment aux alentours des années 2008-2010, répercussion de la crise des subprimes. Le petit tableau ci-dessous permet d’avoir une idée de la dégradation des économies européennes.
Pays 2006 2017 +/- Maxima Minima Allemagne 36.5 64.1 +27.6 2010 (80.9) 2006 Autriche 67.3 78.4 +11.1 2015 (84.6) 2007 (65) Belgique 91.1 103.1 +12 2014 (107) 2007 (87) Bulgarie 21.0 25.4 +4.4 2016 (29) 2008 (13) Chypre 58.7 97.5 +38.8 2015 (107.5) 2008 (45.1) Croatie 38.6 78 +31.4 2014 (84) 2006 Danemark 31.5 36.4 +5.9 2011 (46.1) 2007 (27.3) Espagne 38.9 98.3 +59.4 2014 (100.4) 2007 (35.6) Estonie 4.4 9 +4.6 2014 (10.7) 2007 (3.7) Finlande 38.2 61.4 +23.2 2015 (63.5) 2008 (32.7) France 64.6 97 +32.4 2017 2007 (64.5) Grèce 103.6 178.6 +75 2016 (180.8) 2007 (103.1) Hongrie 64.5 73.6 +9.1 2011 (80.5) 2006 Irlande 23.6 68 +44.4 2012 (119.1) 2006 Italie 102.6 131.8 +29.2 2016 (132) 2007 (99.8) Lettonie 9.6 40.1 +30.5 2010 (44.8) 2007 (8) Lituanie 17.2 39.7 +22.5 2015 (42.6) 2008 (14.6) Luxembourg 7.8 23 +15.2 2013 (23.7) 2007 (7.7) Malte 64.5 50.8 -13.7 2011 (70.1) 2017 Pays-Bas 44.7 56.7 +12 2014 (68) 2007 (42.7) Pologne 46.9 50.6 +3.7 2013 (55.7) 2007 (44.2) Portugal 69.2 125.7 +56.5 2014 (130.6) 2007 (68.4) Roumanie 12.3 35 +22.7 2014 (39.1) 207 (11.9) Royaume-Uni 40.8 87.7 +46.9 2016 (88.2) 2006 Slovaquie 31 50.9 +19.9 2008 (54.7) 2008 (28.5) Slovénie 26 73.6 +47.6 2014 (82.6) 208 (21.8) Suède 44 40.6 -3.4 2014 (45.5) 2008 (37.8) Tchéquie 27.7 34.6 +6.9 2013 (64.9) 2007 (27.5) Moyenne 28 60.1 86.7 +26.6 2014 (86.5) 2007 (57.5) Moyenne € 67.4 81.6 +24.2 2014 (91.9) 2007 (65)) Hristo XIEP
http://www.medias-presse.info/endettement-la-france-mauvais-eleve-de-lannee-2017/93063/
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L’Aquarius : terre d’accueil en vue - Journal du Lundi 18 Juin 2018
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Niches fiscales, mensonges et vieux slogans
Le vieux slogan de la chasse aux niches fiscales revient ces derniers temps. À l'ordre du jour, la communication officielle focalise sur la remise en cause des taux réduits de TVA. Dans un tel registre, le 7 juin, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, n'a fait qu'en évoquer l'hypothèse. À l'entendre le gouvernement pourrait, pure éventualité par conséquent, revenir sur les taux de TVA réduits, et ceci seulement dans le cadre du plan Action publique 2022.Entendons-nous bien : cette campagne, purement démagogique parce que dirigée contre de prétendus privilèges, tend à détourner contre des indépendants, contre des artisans, contre des restaurateurs mais aussi contre des familles, l'impopularité qui s'attache aux catégories privilégiées.
Nos technocrates font régulièrement remonter non seulement ce genre de problèmes mais aussi la questionnement par lequel ils les abordent. Cela revient donc périodiquement comme la marée, sans fatigue ni démenti.
Les journaux qui se veulent informés aiment à citer à ce sujet des chiffres très précis. Trop précis, peut-on estimer.
Depuis 2003, les institutions non élues qui régentent l'impôt en France dénombreraient plus de 400 exceptions. Chiffre énorme évidemment.
En 2005, une autre manière d'évaluer le sujet apparaît. Elle s'exprime au gré d'une affirmation du SNUI, Syndicat national unifié des impôts. Celui-ci prétend que l'addition de ces mêmes exonérations, détaxations, etc. coûterait à l'État 50 milliards d'euros. On va jusqu'à parler d'un manque à gagner.
On ne s'interroge pas, dès lors, sur l'homogénéité de ce que l'on agrège pêle-mêle. On y trouve : l'abattement spécial sur les plus-values réalisées lors de la cession d'un cheval de course ou de sport, comme l'exonération des prix littéraires, artistiques et scientifiques, ou d'autres détaxations concernant le cinéma ou la pêche. S'y ajoutent aussi, par exemple, telles déductions qui permettent de contourner la propension des particuliers à recourir au travail noir : ainsi des charges sociales afférentes à l'emploi du personnel domestique. Il en va de même pour les taux réduits de TVA, etc.
On parle de dépense fiscale. Or, là aussi, l'expression se révèle trompeuse : à une dépense fiscale ne correspond pas une dépense effective. Elle ne se traduit par aucun débours du trésor public ou des caisses sociales. Sa suppression alimente les hausses d'impôts et ne réduit nullement la dépense publique. Elle ne fait que rogner, éventuellement, le déficit.
Quelques années plus tard, en 2008, Christine Lagarde, alors ministre des Finances du gouvernement Fillon relance le sujet. La nomination de cette juriste, aujourd'hui directrice du FMI, ne devait rien au choix des électeurs. À son tour elle évalue la portée de ces exonérations et parle de plus de 359 niches fiscales.
Une évaluation de l'Assemblée nationale parle, elle aussi avec beaucoup de précision, de 486 dispositifs.
Outre de telles oscillations quantitatives, on peut s'interroger quant à la légitimité de l'intervention dans le débat fiscal des organismes purement administratifs. Aussi compétents et minutieux se révèlent-ils dans leurs études, ils ne devraient être tenus que pour des instances purement consultatives, avec la réserve fondamentale qu'ils sont composés exclusivement de hauts fonctionnaires.
Dans une démocratie, le principe fondamental devrait demeurer qu'aucune taxation ne peut être établie sans représentation du contribuable. Ce principe existait déjà sous l'Ancien régime dont la constitution historique imposait la convocation des États généraux pour adopter des impôts nouveaux. Confier au seul parti ministériel, c'est-à-dire aux héritiers politiques du brillant Calonne[1], le soin d'établir et d'évaluer le Code général des impôts reviendrait à reconnaître que le régime républicain du XXIe siècle fonctionne d'une manière moins démocratique que la monarchie absolue du XVIIIe siècle…
Pour un bonheur rare offert à l'intelligence, face à ce qui se dessinait dans les bureaux du ministère de Mme Lagarde, sis à Bercy, Pascal Salin éclairait une fois pour toutes le sujet dans Les Échos[2].
À l'époque, c’est-à-dire il y a dix ans, on bénéficiait d'une plus grande liberté d'expression et de critique. A la lecture de cet écrit critiquant les doctrines du parti ministériel, on comprenait qu'il fallait ou bien abolir toutes les exceptions, ou n'en abolir aucune.
Dans un cas comme dans l'autre, la logique, aujourd'hui encore, imposerait de diminuer à due proportion les taux d’impositions eux-mêmes. On se situerait alors dans un pouvoir rationnel.
Mais, dirait Kipling, ceci serait une autre histoire.
JG Malliarakis
Apostilles
[1] Ce brillant personnage devint contrôleur général des Finances en 1785 et cessa ses fonctions en 1787.
[2] cf. Faut-il supprimer les niches fiscales ? par Pascal Salin in Les Échos du 11 juillet 2008.
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