Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 3646

  • Réformes sociétales : enjeu secondaire ? Non enjeu majeur !

    Dans la situation difficile qui est la nôtre, où tant de nos concitoyens peinent pour joindre les deux bouts, où la terreur islamiste vient encore de sévir, à Berlin cette fois-ci, le gouvernement socialiste n’a rien trouvé de plus urgent que d’essayer de faire passer une loi instituant un « délit d’entrave numérique à l’IVG », alors même qu’existe déjà la loi Neiertz de 1993 visant le même but. L’opposition politique à ce projet ubuesque a été faible, tout comme a été peu dénoncé un autre projet de loi, intitulé « Égalité et citoyenneté », qui, après avoir été rejeté en seconde lecture au Sénat le 19 décembre, a dû être adopté à l’Assemblée trois jours plus tard.

    Les socialistes, sachant qu’ils risquent fort d’être évincés du pouvoir en mai prochain, tentent de faire passer des lois « sociétales » en tablant sur le fait que la droite, comme à son habitude, n’y reviendra pas : ces sujets étant loin d’être accessoires, on aimerait l’entendre et connaître ses intentions !

    En effet, le projet « Égalité et citoyenneté » est un véritable fourre-tout où l’on retrouve l’essentiel des revendications du gauchisme culturel : insertion de la notion de genre dans le code de procédure pénale, interdiction des agissements sexistes et de la fessée aux enfants, aggravation de la répression des comportements discriminatoires, pénalisation du négationnisme, etc.

    Inflation de lois répressives

    Ces deux projets sont symptomatiques d’une absurde inflation normative, la loi, de plus en plus complexe, prétendant imposer avec un arsenal répressif sans précédent le comportement « moralement correct », alors même que l’État dispose déjà d’un pouvoir outrancier en la matière, sans parler de la possibilité donnée à certaines associations de se porter partie civile au moindre « dérapage » de pensée non conforme. En matière de liberté d’opinion, le Rubicon a été franchi depuis longtemps et l’on attend d’un candidat de droite l’engagement ferme d’abolir d’un coup l’ensemble de ces lois liberticides, mesure qui aurait un impact symbolique puissant sans coûter un centime à l’État – au contraire, la cessation immédiate du soutien de toutes les associations gauchistes subventionnées permettrait même quelque économie.

    La droite est mal à l’aise sur ces sujets qu’elle juge électoralement peu « porteurs » : là-dessus, les différents candidats, de François Fillon à Marine Le Pen en passant par Nicolas Dupont-Aignan, se rejoignent plus ou moins. Longtemps, la droite au gouvernement a limité son discours politique à l’économie, laissant à la gauche le monopole du pouvoir culturel. Aujourd’hui, tout le monde comprend que l’économie ne suffit plus, que les questions de souveraineté et plus encore d’identité, en lien avec l’immigration massive et la présence d’un islam de plus en plus revendicatif, sont devenues les préoccupations majeures des Français. Penser, dans ce contexte, que les questions dites de « société » sont un enjeu secondaire qui intéresse peu révèle une grave erreur de perspective, et ce pour plusieurs raisons.

    D’abord parce que la déconstruction de l’anthropologie traditionnelle qui s’opère avec la théorie du genre, le « mariage pour tous », la manipulation du vivant, etc., est l’un des aspects de l’anxiété d’une population qui se sent menacée dans son existence et son identité, et que l’on prive ainsi de ses repères les plus ancestraux. Il demeure, enfoui au plus profond de chacun, un bon sens naturel qui peut assez facilement émerger à nouveau et même se traduire rapidement électoralement.

    L’exemple de l’avortement

    En effet – et c’est la seconde raison -, sur ces questions de société, nos politiques pensent que ne sont « populaires » que les revendications qui vont dans le sens de la déconstruction, du recul incessant des limites, de la satisfaction sans discernement de tous les désirs, bref tout ce que la gauche nomme le « Progrès ». Mais, faute de fermes convictions, la droite a abdiqué sur ce terrain avant même de livrer bataille, comme si elle était au fond persuadée de la légitimité des doléances de la gauche. Mais celles-ci ne sont « populaires » qu’en proportion de l’invraisemblable propagande qui s’exerce en leur faveur, qu’en raison du déséquilibre flagrant dans les médias qui militent tous dans le même sens. Ce sont des sujets sur lesquels n’existe aucun débat, seulement et toujours le même son de cloche, ceux qui tiennent un autre discours étant bannis du système ou ridiculisés.

    L’exemple de l’avortement est significatif. Alors qu’aucune parole contradictoire n’est audible, que la liberté d’expression n’existe pas dans les grands médias pour les défenseurs de la vie, on en arrive au stade où dire la vérité sur l’IVG devient un délit passible des tribunaux ! Pourtant, si les Français étaient honnêtement informés (*), beaucoup réviseraient leur position et l’opinion pourrait basculer, c’est bien ce qui inquiète tant ses partisans et c’est pourquoi leur seul recours est de verrouiller le débat.
    Il y a un mouvement de fond qui se dessine marqué par un réveil des peuples et le retour à des fondamentaux plus classiques trop longtemps proscrits : ce serait une erreur stratégique de penser que les questions de société sont étrangères à ce mouvement.

    Enfin, il y a une troisième raison qui est celle de l’honneur de tout responsable politique : sa vocation fondamentale est le service du bien commun, ses préoccupations ne sauraient être qu’électorales et faire fi de la vérité, même lorsque celle-ci n’est pas facile à expliquer. Et n’est-ce pas son rôle que de le faire, même à contre-courant ?

    Christophe Geffroy 14/01/2017

    (*) Droit et prévention de l’avortement en Europe, sous la direction de Grégor Puppinck (LEH Édition, 2016, 270 pages, 20 €) est une mine remarquable qui apporte de forts arguments contre l’avortement. À lire.
    Paru dans www.lanef.net, éditorial janvier 2017

    Christophe Geffroy, né le 14 janvier 1959, Marié – enfants. Directeur fondateur de la revue La Nef, mensuel catholique (1990). Ecole Centrale de Nantes, Institut de Sciences-Politiques (Paris), cadre dans l’industrie automobile.

    Source : Magistro.fr

    http://www.polemia.com/reformes-societales-enjeu-secondaire-non-enjeu-majeur/

  • OTAN, Merkel, Brexit : les boulets rouges de Donald ...

    Il n'est pas encore entré en fonction que Donald Trump a déjà fait donner l'artillerie lourde. Et, devant un journaliste anglais et un allemand (aucun français, merci le Système qui nous rend si absents, parce que inconsistants, sur la scène internationale !), on peut dire qu'il a flingué dur, le Donald, et tous azimuts ! Un vrai régal ...

    1. L'OTAN « obsolète » : propos qu'il avait déjà tenu, et que nous avions salué, mais qu'il redit, avec plus de force encore ; elle a été conçue il y a très longtemps, pour une menace qui n'existe plus (la toujours redoutée invasion soviétique de l'Europe de l'Ouest par les chars du Pacte de Varsovie) alors qu'elle est totalement inadaptée au terrorisme islamiste actuel.
    2. La politique Merkel « absolument catastrophique » : « Je pense qu'elle a commis une erreur absolument catastrophique, à savoir accepter tous ces illégaux... Et personne ne sait même d'où ils viennent. Aussi, je pense qu'elle a fait une erreur catastrophique, une très grave erreur »

    Mais Donald Trump a aussi accusé l'Allemagne - à juste titre - de dominer l'Union européenne : « Vous regardez l'Union européenne... c'est en gros un instrument pour l'Allemagne. C'est la raison pour laquelle je pense que le Royaume-Uni a eu bien raison d'en sortir... »

    3. Le Brexit : un succès : car les peuples, dit le nouveau président, ont besoin de protection, d'identité, de frontières. Si la Grande-Bretagne n'avait pas été tenue d'accueillir tant d'étrangers, explique-t-il, le rejet de l'immigration massive n'aurait pas fait « passer » le Brexit. Et d'autres pays suivront, annonce-t-il...

    Ces propos, d'une fermeté nouvelle et bienvenue, appelleront seulement deux commentaires de notre part :

    • La seule pauvre, très pauvre réponse d'Angela Merkel et de François Hollande - l'un et l'autre terriblement vexés... - a été d'en appeler à « l’union » à l’unité » des Européens ! Mais, justement, ils ne sont d'accord sur quasiment rien, les Européens, ils sont même plus divisés que jamais, et empêtrés dans des institutions paralysantes qui les empêchent de toute façon d’avancer ; et puis, d'avancer vers où ? vers quoi ?... Vers l'adhésion de la Turquie, par exemple ?
    • Mais, surtout, et en ce qui concerne la France, Donald a d'un seul coup fait de nombreux orphelins : que vont devenir nos atlantistes et américanolâtres ? Ils ont bonne mine, maintenant, eux qui aimaient tant se cacher derrière « le parapluie américain » pour oublier le devoir qui est le leur d'assumer et de prolonger l'héritage reçu des siècles ! Aussi douillettement que lâchement - c'est si confortable le renoncement... - ils avaient délégué aux USA leur avenir collectif et, pensaient-ils, sa protection. Plus besoin de vrai budget militaire, on pouvait dépenser l'argent ailleurs !... Dans leurs têtes, ils n'étaient plus Français, ils ne « pensaient plus Français ». Que vont-ils faire, que vont-ils dire, maintenant ? Au moins, cette inconscience-là, elle est morte, et bien morte : qui s'en plaindra ? Certainement pas nous !...
    Atlantistes de tous les pays, américanolâtres de partout, faites provisions de mouchoirs en papier et sortez-les, il ne vous reste que vos yeux pour pleurer... ! 
  • Vladimir Poutine - Ceux qui ont commandité le dossier contre Trump sont «pire que des prostituées»

  • Fuir la visibilité. Tourner l'anonymat en position offensive

    Dans une manifestation, une syndicaliste arrache le masque d'un anonyme, qui vient de casser une vitrine : "Assume ce que tu fais, plutôt que de te cacher". Etre visible, c'est être à découvert, c'est-à-dire avant tout vulnérable. Quand les gauchistes de tous pays ne cessent de "visibiliser" leur cause - qui celle des clochards, qui celle des femmes, qui celle des sans-papiers - dans l'espoir qu'elle soit prise en charge, ils font l'exact contraire de ce qu'il faudrait faire. Non pas se rendre visible, mais tourner à notre avantage l'anonymat où nous avons été relégués et, par la conspiration, l'action nocturne ou cagoulée, en faire une inattaquable position d'attaque. L'incendie de novembre 2005 en offre le modèle. Pas de leader, pas de revendication, pas d'organisation, mais des paroles, des gestes, des complicités. N'être socialement rien n'est pas une condition humiliante, la source d'un tragique manque de reconnaissance - être reconnu : par qui ? -, mais au contraire la condition d'une liberté d'action maximale. Ne pas signer ses méfaits, n'afficher que des sigles fantoches - on se souvient encore de l'éphémère BAFT (Brigade Anti-Flic des Tarterêts) - est une façon de préserver cette liberté. De toute évidence, constituer un sujet "banlieue" qui serait l'auteur des "émeutes de novembre 2005" aura été l'une des premières manœuvres défensives du régime. Voir la gueule de ceux qui sont quelqu'un dans cette société peut aider à comprendre la joie de n'y être personne. 
         La visibilité est à fuir. Mais une force qui s'agrège dans l'ombre ne peut l'esquiver à jamais. Il s'agit de repousser notre apparition en tant que force jusqu'au moment opportun. Car plus tard la visibilité nous trouve, plus forts elle nous trouve. Et une fois entré dans la visibilité, notre temps est compté. Soit nous sommes en état de pulvériser son règne à brève échéance, soit c'est lui qui sans tarder nous écrase.
    comité invisible, L'insurrection qui vient

  • Le patron du Medef recevra Marine Le Pen

    marine-le-pen-rose-bleue-300x154.jpgA l’approche des présidentielles de 2017, le patron du Medef, le syndicat des patrons, Pierre Gattaz, a décidé de recevoir la patronne du Front National.

    C’est une grande nouveauté dans le cercle fermé des grands patrons : un cordon de sécurité faisait barrage à toute rencontre avec le président du mouvement nationaliste.

    Marine Le Pen, d’après les indiscrétions du journal l’Opinion,, devrait venir présenter son programme économique, fin février ou début mars.

    « Stratégiquement, il est bien plus productif d’attaquer Mme Le Pen sur ses aberrations économiques que de l’exclure » affirme un membre du Medef à l’Opinion.

    Du côté du FN, si on se réjouit de cette ouverture, on ne crie pas victoire :

    « Le Medef n’est pas notre ami et nous ne sommes pas le sien, mais nous sommes toujours partisans du débat et heureux de pouvoir expliquer nos propositions pour tordre le bras aux caricatures »,

    s’empresse de préciser David Rachiline, le directeur de campagne de Marine Le Pen.

    « Il semble que les faits s’imposent au Medef avec le Brexit, la mise en œuvre de la politique de relocalisation industrielle de Donald Trump aux États-Unis ou encore avec le gouffre économique qui se creuse entre la France et l’Allemagne »,

    explique de son côté Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN. 

    Quoi qu’il en soit, le Front National édulcoré version bleu marine n’effraie plus comme du temps de papa Le Pen et s’impose donc dans le système  : effet de la dédiabolisation en marche ?

    Francesca de Villasmundo

    http://www.medias-presse.info/le-patron-du-medef-recevra-marine-le-pen/68005/

  • Cycle : Le patriotisme pour sauver la France – Conférence n°5 – Ivan Blot – Programme pour 2017

    PATRIOTISME ET INVASION ETRANGERE

    *          *

    AGIR POUR LA DÉMOCRATIE DIRECTE

     ET INSTITUT NÉO-SOCRATIQUE

     35 avenue Marceau, 75116 PARIS

     Courriel : atheneion@free.fr
    siteweb :www.democratiedirecte.fr

    *      *

     Cycle : Le patriotisme pour sauver la France

    Conférence n°5 :

    PATRIOTISME ET INVASION ETRANGERE

    *      *

     Le Mardi 17 Janvier à 19h précises

    A l’association « Dialogue Franco-russe » 

    120 Champs-Elysées, 75008 PARIS

     Chers amis,

    Bonne année 2017 ! Nous allons parler d’un sujet qui est récurrent dans l’histoire, l’invasion étrangère. C’est souvent elle qui fait naître ou renaitre le patriotisme. On l’a vu en France sous Jeanne d’Arc ou en 1792, en Allemagne en 1813 lors de l’occupation napoléonienne, en Russie soviétisée face à Hitler. C’est quand un pays est en péril de mort que le patriotisme prend tout son sens. Et c’est donc souvent en période de guerre : « l’épée est l’axe du monde » a écrit De Gaulle.

    Mais l‘invasion peut avoir des dimensions variées. L’invasion de l’Amérique du Nord par les Européens fut une catastrophe pour les tribus indiennes. En Tasmanie, les colons anglais ont exterminé jusqu’au dernier les Tasmaniens locaux. Les Européens continentaux furent souvent moins cruels. Les Tsars n’ont jamais exterminé ou mis en esclavage les populations autochtones de Sibérie comme les Yakoutes ou les Bouriates. En Californie, les Anglo-saxons sont venus pacifiquement « la ruée vers l’or », puis ils ont utilisé l’armée pour défendre leurs colons et ont annexé le pays en l’arrachant au Mexique.

    L’invasion peut avoir une dimension religieuse, politique, culturelle ou démographique. Lorsque les Ottomans s’emparent de Constantinople, c’est une action militaire. C’est aussi politique avec la destruction de l’empire byzantin. C’est aussi religieux et la cathédrale sainte Sophie est retirée au culte chrétien. C’est enfin culturel : le Turc remplace le Grec ! Les quatre composantes d’une nation, territoriale, religieuse, politique et culturelle peuvent être victimes de l’invasion, ensemble ou par étape. Malgré des exemples historiques multiples, nos dirigeants, qui ignorent l’histoire de leur patrie, laissent une invasion migratoire occuper notre territoire. L’occupation n’est pas encore militaire mais cela viendra un jour.

    C’est pourquoi une réflexion est nécessaire sur la figure de l’ennemi. Les politologues Carl Schmitt et Julien Freund ont défini « la désignation de l’ennemi » comme étant l’essence même du politique. Cela a plusieurs conséquences : l’ennemi peut vous désigner comme tel. C’est le cas de l’Etat islamique. Vous ne pouvez alors pas vous dérober à terme. Le terroriste est pour Daech « un soldat de l’islam ». Vous devez désigner un seul ennemi et non plusieurs en même temps sous peine de défaite : dire « je suis à la fois contre Daech et Bachar el Assad en Syrie » est une grave faute. Pendant la seconde guerre mondiale, les alliés se sont mobilisés contre Hitler et non en même temps contre Staline et cela a été la condition du succès. Hitler eut le tort de vouloir combattre plusieurs ennemis à partir de 1941. Mais nier l’existence ou la possibilité de l’ennemi est sans doute le pire de tout.

    Face à l’invasion, un choix binaire s’impose : résister ou collaborer. L’indifférence est une collaboration passive. Face à l’invasion migratoire, où sont les collaborateurs et où sont les résistants ? Les gouvernements sont historiquement souvent les premiers à trahir. La résistance vient alors du peuple, souvent sous la direction d’une minorité d’officiers « rebelles ». La motivation des résistants est alors le patriotisme qui passe au-dessus de l’obéissance à l’Etat qui trahit son peuple.

    L’ennemi et le patriotisme se nourrissent ainsi l’un de l’autre. C’est l’unité des contraires dont parlait le philosophe grec Héraclite.

    Heidegger disait que la société utilitariste, matérialiste, individualiste occidentale, était « le danger » car l’homme y perdait sa liberté et son identité. Car ce système (le Gestell ) s’attaque à son âme, sa spiritualité, sa personnalité, son territoire et ses normes politiques. Mais dans le même temps, c’est au sein du danger que « croît ce qui sauve », écrit Heidegger en citant le poète Hölderlin. C’est la conscience du danger qui fait renaitre le patriotisme. Cette conscience touche ceux qui sont sur la ligne de front, ce n’est pas le cas des élites privilégiées sauf exceptions individuelles. L’idéal de la « France combattante » qui fut celui de l’ENA à ses débuts (nom de la première promotion) est devenu celui de la « carrière méritante ». L’égo a pris la place du Sacré, Dieu et la patrie. Le combat laisse sa place au carriérisme. La devise de notre Marine Nationale « honneur et patrie, valeur et discipline » est remplacée par le culte des nouvelles idoles : argent et technique, conformisme et culte de l’égo. Ce phénomène porte un nom : la décadence. La figure de l’ennemi nous obligera-t-elle à nous défaire de cette décadence ? C’est l’hypothèse de Julien Gracq dans son roman Le rivage des Syrtes . Le tragique de l’histoire est là. L’existence humaine est tragique et c’est pourquoi la lâcheté conduit à la perte de notre liberté et nous entraine vers le néant.

    Cordialement et à mardi

    Ivan Blot 10/01/2017 

    Programme des conférences pour l’exercice 2016 -2017

    LE PATRIOTISME

    Pour sauver la France

     Par Ivan Blot

     Conférences de septembre 2016 à juin 2017

    1/ Définition, histoire et symbolique : le symbole de la mère patrie : statues de l’arc de Triomphe à Paris, de Volgograd en Russie ; contrastes avec les statues « idéologiques » : statue de la liberté à New York et statue de la République à Paris.

    2/ Patriotisme et sens du sacré : la Grèce antique ; Rome. Patriotisme et christianisme : l’exemple de Jeanne d’Arc. Patriotisme et religion. Le sacré et la laïcité. « La guerre sacrée » : des guerres delphiques en Grèce antique jusqu’à la seconde guerre mondiale.

    3/ Patriotisme et morale. La devise : honneur et patrie. Histoire et tragédie. Patriotisme, humanisme, héroïsme.

    4/ Patriotisme, démocratie et liberté. Le citoyen patriote. La Suisse de Guillaume Tell à nos jours.

    Année 2017

    5/ Patriotisme et survie de la nation : la figure de l’ennemi. La défense du territoire. Invasion, terrorisme et résistance. « L’épée est l’axe de monde » (de Gaulle). Mardi 17 janvier 2017

    6/ Patriotisme et unité nationale. La souveraineté. Patriotisme et impérialisme. Mardi 21 février

    7/ Le patriotisme face aux idéologies libérales, socialistes, cosmopolites, pacifistes. Mardi 21 mars

     8/ Patriotisme et révolution : la combinaison meurtrière : Robespierre, Hitler, Pol Pot ; l’erreur de la naïveté. Mardi 25 avril

    9/ Patriotisme et renouveau national : l’exemple de la Russie de Poutine. Mardi 16 mai

    10/ Patriotisme et renouveau national en France : De Jeanne d’Arc au gaullisme en passant par la troisième République. Mardi 13 juin

     Conclusion : la France éternelle.

    http://www.polemia.com/cycle-le-patriotisme-pour-sauver-la-france-conference-n5-ivan-blot/

  • L’année de tous les dangers

    1715160180.jpgPascal Gauchon Directeur de Conflits

    États-Unis et Royaume-Uni font penser à ces jumeaux qui, séparés à la naissance, vivent des existences différentes et pourtant parallèles, connaissant aux mêmes âges les mêmes bonheurs et les mêmes coups du sort comme s’ils restaient connectés par un lien invisible. États-Unis et Royaume-Uni se sont séparés il y a plus de 200 ans. Pourtant ils suivent des cycles identiques.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les idées et les partis progressistes dominent des deux côtés de l’Atlantique. L’américain Truman continue le New Deal mis en place par Roosevelt dans les années 1930, le britannique Attlee instaure le Welfare State. Face à eux, conservateurs et républicains restent passifs, comme à l’époque où Roosevelt appelait son concurrent Dewey le candidat me too – moi aussi – car il ne pouvait avancer la moindre idée originale. Quand ils reviennent au pouvoir dans les années 1950, Eisenhower à Washington et Mac Millan à Londres, ils se contentent d’agir en honnêtes gestionnaires du système inventé par leurs adversaires. Ils assistent impuissants à son approfondissement au milieu des années 1960 avec le président Johnson et le Premier ministre Wilson. Nixon et Heath tentent de réagir, mais échouent tous deux au début des années 1970.

    Dès lors la droite – appelons-la ainsi – se radicalise et adopte un programme libéral en opposition totale avec les idées progressistes. Elle accède au pouvoir en 1979-1980 : Thatcher et Reagan se réclament d’une idéologie de rupture et jettent les fondements d’un autre modèle à base de libéralisation et de mondialisation. Dorénavant ce sont les hommes de gauche qui deviennent les candidats me too et qui se contentent du rôle d’honnêtes gestionnaires du capitalisme libéral, Bill Clinton et Barack Obama comme Tony Blair.

    Le synchronisme est presque parfait. On peut l’expliquer par l’imprégnation d’une même philosophie politique qui doit plus à Locke qu’à Rousseau ; comme des jumeaux, les pays anglo-saxons ont la même hérédité. Ils partagent aussi la même addiction à la finance et au commerce qui les prédispose à suivre des politiques comparables.

    Il existe un cycle politique anglo-saxon. Sous l’influence de son voisin du Sud, le Canada en ressent les effets, parfois avec un certain retard : Stephan Harper, un clone de George W. Bush, devient Premier ministre en 2006 et Justin Trudeau, qui imite Obama, arrive au pouvoir en 2015. Plus éloignées, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont elles aussi affectées.

    Héritier de l’Angleterre impériale, le monde anglo-saxon forme un bloc que la géopolitique étudie peu. Le Brexit en juin et l’élection de Donald Trump en novembre le confirment. La plupart des experts se sont montrés incapables de prédire et même de pressentir les deux événements. Ils s’interrogent aujourd’hui sur leur signification – la révolte du peuple d’en bas, le rejet de l’establishment, le refus de la mondialisation, la réaffirmation des identités nationales. Un nouveau paradigme émergerait et l’onde de choc pourrait submerger l’ensemble des pays occidentaux – beaucoup s’en inquiètent. Comme après 1945, comme après 1980, les modèles venus du monde anglo-saxon ne sont-ils pas destinés à être copiés ailleurs ?

    Il est trop tôt pour trancher. Le Brexit n’est pas encore acté et ses adversaires cherchent à le vider de sa substance. On ne sait pas grand-chose des intentions de Donald Trump et rien ne dit que l’establishment républicain ne parviendra pas à le récupérer. Les votes de 2016 sont-ils un baroud d’honneur, dans ce cas la mondialisation, la banalisation des nations et la sécession de l’élite mondialisée reprendront leur cours ? Ou bien le monde prendra-t-il un cours opposé ?

    Beaucoup dépendra sans doute de la détermination de Théresa May et de Donald Trump. Qu’ils mollissent et leur électorat, une nouvelle fois déçu, retournera à l’abstention. Il est pourtant une vertu que l’on doit reconnaître aux peuples anglo-saxons et qu’ils ont démontrée au long de leur histoire : la ténacité. Les États-Unis de Trump et le Royaume-Uni de May en feront-ils preuve ?

    Conflits n°12, en vente en kiosques.

    Site de Conflits cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/