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actualité - Page 4625

  • En Seine-Saint-Denis, les collégiens obtiennent toujours plus

    Un « chèque réussite » sans condition de ressources vient s'ajouter à l'allocation de rentrée scolaire qui, en 2014, s'élevait à 382,64 euros pour un collégien âgé entre 11 et 14 ans.

    Avant, les élèves marchaient au bâton et à la carotte. L’Éducation nationale a, depuis des lustres, supprimé le premier pour privilégier la seconde. Cela ne fonctionne pas ? C’est qu’il faut donner plus de carottes.

    Pour la rentrée 2015, le conseil départemental de Seine-Saint-Denis remettra à chacun des 18.000 élèves entrant en 6e dans ses 125 collèges un « chèque réussite » d’une valeur de 200 euros, sous forme de bons utilisables dans les commerces du département. Les élèves pourront alors acheter des fournitures scolaires, des livres, une tenue de sport et… tablette ou ordinateur !

    Ils avaient pourtant été déjà drôlement gâtés, les élèves de Seine-Saint-Denis, avec un gros chèque de « réussite » pour la rentrée 2014 : 12 nouveaux collèges qui ont coûté 5,5 millions d’euros, avec pour chacun d’eux 60 portables, 1 vidéo-projecteur interactif et 1 autre en 3D, 1 imprimante 3D et… 400 PC et 200 tablettes !

    Les outils numériques, précise le porte-parole du conseil départemental, ne sont pas des dépenses superflues. Parce que ce département est à la fois le plus jeune et le plus pauvre de France avec des familles « d’élèves scolarisés dans le public appartenant aux catégories socioprofessionnelles les plus défavorisées », fait valoir le conseil.

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  • Plus de 50 députés pour faire la vérité sur le financement de l'Etat islamique

    Joseph Thouvenel, président de la CFTC, et Jean-Marc Plantade, ancien rédacteur en chef au Parisien, ont lancé le site « Nouveaux martyrs » pour sensibiliser l’opinion sur les exactions commises contre les chrétiens et les minorités dans le monde. Le 20 mai, ils demandaient

    "la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de s’assurer que pas une goutte de pétrole, commercialisée par le groupe terroriste Daech, n’était achetée par des sociétés Françaises.

    En quelques jours, c’est plus de 50 députés qui ont cosigné la proposition de résolution présentée par leur collègue, Jean-Frédéric POISSON, député des Yvelines.

    Résolution dont l’article unique stipule : « en application des articles 137 et suivants du règlement, il est créé une commission d’enquête de 30 membres sur la participation de fonds français au financement de Daech ».

    De son côté, Monsieur Laurent FURST, député du Bas-Rhin, a interrogé officiellement le Ministre des Affaires Etrangères sur l’identité des états qui rachètent l’or noir du terrorisme.

    « Nouveaux Martyrs » appelle l’ensemble des parlementaires, quelles que soient leurs orientations politiques, religieuses ou philosophiques, à soutenir les démarches de Messieurs POISSON et FURST."

    Louise Tudy  

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Intercités : un service public qui déraille

    Le démantèlement d’Intercités creuse encore à grandes pelletées l’irréductible fossé entre la France périphérique (Christophe Guilluy) et les métropoles mondialisées.

     

    Économiquement peu rentables, déficitaires, des lignes de moins en moins fréquentées, un matériel et des infrastructures vieillissants, nécessité impérieuse d’ouvrir à la concurrence… Tels sont, égrenées sur le long chapelet d’une France en lambeaux qui n’en finit pas de se défaire, les lourds griefs peccamineux d’un réseau ferroviaire Intercités qui, bien que ne concernant « que » 100.000 voyageurs par jour, permet à la France des invisibles de partir travailler dès potron-minet. Un rapport pondu par un obscur député socialiste à la demande d’un non moins obscur ministre préconise donc de sabrer des tronçons considérés comme « surdimensionnés et peu fréquentés ».

    Qu’en cette épaisse langue euphémistique et jargonnante ces choses-là sont malhonnêtement dites. Une fois de plus, il ne s’agit rien moins que de réduire comme peau de chagrin un service public ferroviaire qui faisait naguère la fierté de notre pays (les trains, alors, partaient et arrivaient à l’heure), à l’instar de sa Poste (ex-PTT) et de son université. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. C’est une implacable réalité. Les trains accusent systématiquement du retard, soit pour fait de travaux, de grèves, de caténaires endommagées, de suicides ou tout autre motif dont seule la SNCF et ses initiés détiennent l’ésotérique secret. […]

    Aristide Leucate - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Intercites-un-service-public-qui

  • « Français de souche »/ Voyage au cœur du mal-être français (2/2)

    « Depuis plus de trente ans, le filet répressif se resserre autour d’une population qui s’est vue retirer le droit d’exprimer ou légitimer l’idée qu’elle se faisait de sa propre identité et des attentes qui en découlaient »

    Deuxième partie : se nommer soi-même, c’est reprendre conscience de son destin

    La question identitaire, épicentre du conflit politique

    Désormais, l’essentiel du combat politique se resserre autour de la question identitaire que le pouvoir en place reformule en termes de lutte « contre le racisme et l’antisémitisme ». Cette stratégie a le mérite immédiat de ressouder toutes les familles de gauche. Elle permet aussi au pouvoir actuel de se repositionner en tant que champion d’un système menacé par les « extrémismes » et le « populisme », tout en neutralisant, du même coup, la droite institutionnelle, enrôlée dans le même combat.

    L’idéologie dite « antiraciste » est, plus que jamais, le socle et l’épicentre des enjeux de pouvoir et de domination qui agitent la société française. Le lieu où, plus que jamais, les tensions entre les représentations de l’idéologie dominante et les réalités vécues par le corps social sont les plus violentes. Des attentats de Charlie Hebdo au déferlement de réfugiés clandestins sur les côtes d’Europe du Sud, l’actualité est là pour, chaque jour, nous rappeler cette violence.

    L’offensive idéologique se déploie sur deux fronts : celui du politico-judiciaire et celui de la représentation et de l’affect.

    Au plan politique, chaque nouvel épisode de violence lourde issue des faillites de nos politiques migratoires, après les lamentations d’usage sur le refus de l’extrémisme et l’indispensable retour au pacte républicain, entraîne une nouvelle vague de condamnation paroxystique du « racisme et de l’antisémitisme ».

    Cette stratégie de l’amalgame, qui consiste à lancer des accusations indifférenciées, retombe en définitive sur la tête de ceux que le système de représentation dominant a depuis longtemps définis comme porteurs de dangerosité raciste : c’est-à-dire, bien évidemment, le Blanc plein de peur et de ressentiment – le représentant de la « France moisie », chère aux bien-pensants.

    Pour qu’il n’y ait pas de doute possible sur la cible désignée, sans être nécessairement directement nommée, le système a pris soin d’institutionnaliser le mantra du « pas d’amalgame ». L’islam est innocent des crimes que l’on commet en son nom, et la violence observée est le fait de déséquilibrés ou de jeunes révoltés, victimes de l’exclusion. La lutte contre le « racisme et l’antisémitisme » doit donc se doubler d’un nouveau combat contre « l’islamophobie », pour ne pas pousser les « jeunes » à plus de désespoir et donc plus de violence. Le premier ministre est lui-même venu nous expliquer que la France, donc les Français, avait construit un système « d’apartheid » qui fonctionnait au détriment de ses populations issues de l’immigration.

    Ainsi, grâce à un grossier tour de passe-passe, chaque nouvelle poussée de violence de minorités activistes se transforme en une nouvelle séquence répressive généralisée, structurée en système d’accusation de la France traditionnelle.

    Répression et bons sentiments.

    La dernière grande étape de l’offensive politique, suite aux attentats de Charlie Hebdo, a vu le gouvernement socialiste mettre sur pied une loi, dite loi sur le renseignement, sorte de Patriot Act hexagonal, qui tend à mettre sous surveillance l’ensemble de la population pour neutraliser toute personne que le pouvoir qualifiera « d’extrémiste » et considérera potentiellement dangereuse… pour lui ! Les esprits les plus avisés ont dénoncé, en vain, les tendances liberticides de ce texte, à commencer par le célèbre juge antiterroriste Marc Trevidic.

    Depuis plus de trente ans, le filet répressif se resserre autour d’une population qui s’est vue retirer le droit d’exprimer ou légitimer l’idée qu’elle se faisait de sa propre identité et des attentes qui en découlaient : cette France qui ne peut plus se dire « de souche », qui n’a donc plus le droit de se nommer en tant que telle, mais que le système dominant ne cesse de nommer en creux quand il parle de lutte contre le « racisme ».

    Cette situation de domination culturelle et sociale a été légitimée grâce à un long processus de détournement du réel qui, nous l’avons vu, a eu pour fonction essentielle de masquer la réalité des rapports de force qui structuraient la société. Le plus faible, le petit Blanc, ou le Français «traditionnel », a été présenté comme une menace pour une population immigrée, systématiquement montrée comme fragile et démunie face au racisme et à l’exclusion. Il suffit de voir la longue litanie des dessins de Cabu ou de Plantu, « maîtres à représenter » de l’idéologie dominante, pour se convaincre de cet état de fait. La vulnérabilité voire la détresse du « Français moyen » n’est, elle, jamais représentée.

    Violences symboliques et violences réelles.

    Celui-ci, pourtant, a subi une double peine : outre sa fragilisation économique et sociale qui s’est tout particulièrement traduite dans la nouvelle géographie humaine du territoire national, il a été l’objet d’une entreprise de dévalorisation et de délégitimation de son vécu identitaire qui représente un phénomène de violence symbolique assez unique dans l’histoire. Cette violence, en effet, ne venait pas d’un phénomène d’invasion extérieure, comme l’ont subi les civilisations amérindiennes dans un espace de temps très court qui a suffi à les détruire, mais bien d’une agression endogène, portée par les rapports de force socio-culturels d’un moment de l’histoire européenne.

    Cette violence mentale, toutefois, s’est traduite par une violence bien réelle et physique, celle d’une explosion des actes liés à la délinquance de proximité, pudiquement rebaptisés «incivilités », qui a, au niveau de la rue, placé le Blanc «ordinaire » en situation de victime, fragilisé par son absence de solidarité organique et le rejet global de la violence physique qui caractérise la modernité culturelle des sociétés européennes.

    Cette réalité-là a été absolument niée, traitée en tant que « fantasme sécuritaire » et, surtout, massivement occultée par l’idéologie dominante et ses systèmes de représentation. Pour ne prendre qu’un seul exemple, les rapports annuels du CNCDH, qui, depuis plus de vingt ans, servent de baromètre officiel à l’évaluation du « racisme » en France, n’ont jamais pris en compte les agressions dont sont victimes des Français blancs de la part de personnes d’origine non européenne : une négation qui représente une violence identitaire a contrario, que l’on peut donc qualifier de raciste, qui s’appuie sur la légitimité institutionnelle de l’Etat français.

    Dans l’ordre des représentations dominantes, chacun doit garder la place que le système lui a allouée : le racisme est une émanation de la France blanche traditionnelle et la France nouvelle issue de l’immigration extra-européenne est victime de « stigmatisation » et d’exclusion. A la fois au-dessus et au cœur de la mêlée, la France des autorités « morales » – celle des partis politiques, des associations subventionnées, des autorités religieuses et communautaires, des syndicats, des prêcheurs médiatiques et de tant d’autres – mène le juste combat contre les idées et les propos « nauséabonds » qui rappellent « les heures les plus sombres de notre histoire » ! Le langage est codé, le lexique pavlovien ; nous sommes dans la propagande lourde et le conditionnement de masse qui ne peuvent tolérer le doute, la nuance et la controverse.

    Contrôle de l’information et contrôle des représentations.

    Mais chacun aura bien compris que nous sommes, de fait, dans la simple gestion d’un rapport de pouvoir et de domination. Et qu’importe, au fond, que l’épuisement vital de l’idéologie dominante face aux réalités rebelles ait scellé sa défaite intellectuelle. Le contrôle en profondeur de l’information qui permet d’orienter les perceptions et les affects des citoyens, et la maîtrise des représentations dans les outils de communication de masse, suffisent à maintenir la force de domination du système en place. Ce dernier peut même se contenter de porte-parole dérisoires, tels Jamel Debbouze, Joey Starr, Yann Barthès, ou, dans de grandes occasions, Madonna, pour entretenir l’illusion d’une vitalité offensive. The show can go on ; oui, mais jusqu’à quand ?

    Les résistances identitaires se font de plus en plus sourdes et la négation de la réalité ne suffit pas à anéantir ses effets délétères. Le Français « historique », dans une société qui se communautarise à grands pas, prend conscience de sa spécificité identitaire. Il devient « de souche », sans même l’avoir vraiment voulu. Tous les débats lancinants sur la laïcité, le voile, le hallal, le porc dans les cantines, la mixité dans l’espace public et d’autres encore sont autant de points de tension qui renvoient « l’indigène » à ses origines.

    L’identité est d’abord une affaire d’interaction et d’effets miroirs. Les jeunes, plus immergés que leurs aînés dans les violences polymorphes de la cohabitation multiculturelle, sont les plus touchés par le sursaut identitaire : les jeunes Blancs des couches populaires, les 18/35 ans, massivement votent pour le Front national, seule expression de dissidence à laquelle ils ont accès.

    Le Blanc populaire, note Christophe Guilluy – après des décennies de polarisation des politiques sociales sur la paupérisation des banlieues – redevient, comme au XIXe siècle, l’incarnation des « classes dangereuses » qui menacent l’ordre établi. Cette « France invisible », selon l’expression du géographe, sur laquelle la France des élites avait mis une croix, non seulement n’a pas disparu, mais peut encore entrer en révolte sociale, type les Bonnets rouges, et demain, peut-être, en rébellion ouverte. La question sociale et la question identitaire se sont mélangées dans les urnes à travers le vote Front national ; qu’adviendrait-il si, un jour, elles fusionnaient dans la rue ?

    Si la notion de Français de souche s’imposait dans le débat public comme une réalité centrale et exigeante, elle bousculerait l’ordre établi qui se légitime dans les systèmes de représentation dominants. Celui qui, depuis des décennies, est stigmatisé pour sa dangerosité raciste et son archaïsme culturel pourrait désormais revendiquer un statut de victime et, à ce titre, changer l’agencement des rapports de force. A contrario, ceux qui se sont donné à eux-mêmes le rôle de conscience supérieure dans le domaine des valeurs démocratiques et humanistes pourraient apparaître alors comme les tourmenteurs de leur peuple.

    Etre collectif vs individu absolu.

    De même, l’appartenance à la nation et à la citoyenneté devrait être repensée en fonction d’une réalité identitaire portée par une longue mémoire qui s’incarne dans la continuité d’un peuple autochtone, même s’il peut s’enrichir d’apports divers à travers les siècles. La rupture est totale par rapport à la vision de la citoyenneté horizontale, désincarnée et formaliste qui sévit aujourd’hui et qui dénie le droit à une communauté, encore majoritaire, de se penser et se vivre comme le référant légitime et premier de l’identité nationale, et même de se nommer en tant qu’entité existante.

    En arrière-plan de cette confrontation politique s’opposent deux visions de l’Etre radicalement inconciliables. L’homme est-il un être de mémoire et d’appartenance dont l’individualité ne peut se concevoir en dehors de l’être collectif qui la constitue, ou bien un sujet, hors sol et hors nature, qui peut se construire et se réinventer à chaque nouvelle étape de son développement ?

    Ce n’est pas la question du « vivre ensemble » – simple mantra de la novlangue institutionnelle – qui se pose aujourd’hui aux sociétés européennes, mais bien la question existentielle de l’être social, qui s’ouvre comme un abîme à l’horizon de leur conscience désorientée. L’idéologie « postmoderne » de l’individu absolu a malmené notre capacité à appréhender l’humain à travers les contraintes « naturelles » de son être collectif.

    Un cadavre encombrant.

    La condamnation de l’expression « Français de souche » dans le débat public est bien une ligne de front, ultime et décisive. Se nommer soi-même, c’est reprendre le contrôle de son destin. Et c’est bien là que sévit le trou noir de la vie politique française depuis des décennies : dans la négation du droit du sentiment populaire (dans le sens de peuple en tant que communauté) de dire ce que l’ « être français » veut dire. Déjà, au début des années 1990, le philosophe Marcel Gauchet, à propos du triomphe récent de l’impératif pluriculturel, notait que « cette transformation présente la particularité d’avoir échappé, de bout en bout, au débat et à la décision démocratique, soit au titre de l’impuissance de l’Etat devant une réalité plus forte que lui, soit au titre d’une chose imposée au pays par l’oligarchie économico-politique… » (*).

    C’est ce cadavre du déni démocratique qui s’agite aujourd’hui dans les placards de la République. Pourra-t-on le tuer une deuxième fois ?

    Denis Bachelot, 25/05/2015

    Note :

    (*) Le Débat, n° 60, mai-août 1990.

    http://www.polemia.com/francais-de-souche-voyage-au-coeur-du-mal-etre-francais-22/

  • « Français de souche »/ Voyage au cœur du mal-être français (1/2)

     Denis Bachelot est journaliste et essayiste. Il est l’auteur de Les Maîtres à Représenter : essai sur la mise en scène des mythologies médiatiques, Ed. Eska, 1997, et de L’Islam, le Sexe et Nous, Ed. Buchet-Chastel, 2009.

    Les mots sont des armes et celui qui impose les siens dans le débat public gagne la bataille des représentations mentales, condition d’une victoire politique durable. Il faut donc prendre au sérieux les combats de vocabulaire que l’idéologie dominante impose. Le dernier front sémantique que cette dernière a ouvert est celui qui concerne l’emploi de l’expression « Français de souche », désormais considérée comme xénophobe, vichyste et devant être bannie du langage politiquement correct. L’issue de l’affrontement est encore incertaine, mais les implications du conflit engagé sont absolument capitales. Comme dans une guerre militaire, il y a des moments où un lieu, aussi insignifiant puisse-t-il paraître de prime abord, devient un enjeu stratégique et symbolique, capable de départager les vaincus et les vainqueurs.

    L’affrontement autour du vocable « Français de souche » est un de ces moments de vérité. Il dit, enfin, la nature profonde du conflit politique qui déchire notre pays depuis quelques décennies. Se nommer soi-même c’est reprendre le contrôle de son destin.

    Première partie : le triomphe des « Maîtres à représenter »

    Que signifie la diabolisation de l’expression « Français de souche » ? Il faut tirer le fil de la pelote et le dérouler jusqu’à ses limites ultimes pour saisir toute la portée de cet interdit. Cela signifie d’évidence que le porteur de l’injonction se donne le droit de définir l’identité de celui qui se définit comme tel. L’identité n’est plus portée par celui qui se définit lui-même en tant que « quelque chose » mais par celui, extérieur à lui-même, qui le définit selon sa propre vision. Ce qui veut dire, en clair, que la définition de son identité n’appartient pas à celui qui se nomme lui-même mais à celui qui le nomme.

    Un enjeu de pouvoir et de domination.

    Nous sommes là face à un enjeu capital de pouvoir et de domination qui, tout au long des siècles, traverse l’histoire des hommes. C’est bien le dominant qui dicte à l’autre la définition de son identité. Pour s’en tenir à l’histoire récente, c’est bien le colonisé qui se voit affublé d’ancêtres « gaulois » par le colonisateur.

    Mais le seul fait pour un groupe humain de se donner à lui-même une définition identitaire qui contredit la norme dominante est déjà une affirmation qui le constitue en une réalité identitaire. Et celui qui nie ce droit, de par sa seule négation, renforce cette réalité identitaire. Il la confirme a contrario, en quelque sorte.

    Les données « objectives » de l’identité, si tant est qu’elles puissent être saisies, n’ont au fond peu ou pas d’importance dans le vécu identitaire. Ce qui compte d’abord, c’est la façon dont un groupe se vit et se perçoit au sein d’un environnement humain auquel il se compare et dont il se différencie par opposition aux autres. Si des millions de Français se vivent et se pensent en tant que « Français de souche », ils existent donc en tant que tels, si le sentiment d’une réalité commune les unit, en dehors de tout jugement de celui qui se sent extérieur à ce vécu identitaire.

    Nier cette réalité existentielle en la renvoyant à une simple aberration historique ou une indignité morale, sans même prendre en considération sa vérité psychologique, est une posture de négation qui ne peut que reposer sur un rapport de forces et de domination.

    Nous touchons là au cœur de la dépression mortifère française. Elle tisse la trame la plus intime de l’enjeu politique contemporain.

    Le processus de déconstruction de l’identité française, socle de l’idéologie dominante depuis quatre décennies, révèle aujourd’hui sa vraie nature dans la géographie sociale du pays. Le socio-géographe Christophe Guilluy a pertinemment analysé le phénomène de recomposition du territoire national en fonction de critères sociaux et ethniques (1). Le constat est clair et sans appel : les perdants de la mondialisation libérale sont les classes populaires blanches, celles qui, massivement, ont été reléguées loin des grandes métropoles créatrices de richesses, pour se « réfugier » dans les zones périphériques défavorisées en termes d’emplois, de services sociaux et de transports.

    Ce processus de transformation territoriale marque le triomphe des classes supérieures adaptées à la mondialisation libérale et qui maîtrisent les codes du pouvoir social et culturel. En contrepoint, les représentations culturelles de la France « d’en bas » ont été massivement dévalorisées au point de devenir les modèles repoussoirs, les anti-modèles donc, d’une modernité cool, mondialisée et, surtout, diverse.

    Le triomphe des « maîtres à représenter ».

    Nous avons publié, il y a bientôt vingt ans, un livre qui analysait en profondeur le processus de retournement des représentations de la culture populaire et traditionnelle française, en une série de représentations répulsives et ringardes (2). L’idéologie dite « antiraciste » a été l’arme principale qui a permis le contrôle et la soumission des esprits; un processus de domination culturelle qui accompagnait, de fait, une nouvelle phase de domination sociale, dans un contexte de mutation économique accélérée.

    On peut même lui fixer une date de naissance qui institutionnalise la haine identitaire de soi dans les représentations de la culture de masse : la sortie, en 1975, du film Dupont Lajoie. Image hideuse et dérisoire du « petit Français » sur fond de racisme assassin. Paradoxe cruel, l’homme qui incarnait à l’écran ce « Dupont Lajoie » abject, quintessence de Français moyen, bistroquet et campeur à caravane de son état, n’était autre que Jean Carmet, le dernier acteur du cinéma français à porter l’âme populaire française, comme Raimu, Fernandel, Bourvil ou Gabin l’avaient fait en leur temps.

    La domination culturelle a précédé la domination économique et sociale. Elle s’est construite, c’est la thèse que nous défendions dans notre ouvrage, comme un processus collectif d’identification à des représentations de masse qui se sont imposées par le jeu de leur dynamique mimétique.

    Bien sûr, des forces d’influence ont pesé dans la mise en œuvre des outils de domination ; un exemple probant est celui de SOS Racisme, création concertée du PS et d’un groupuscule communautariste de gauche, l’UEJF. Pour autant, la correspondance entre les rapports de force sociaux et l’idéologie véhiculée par le système de représentation de l’idéologie « antiraciste » n’est pas mécanique. L’œuvre de déconstruction identitaire, basée sur un intense travail de culpabilisation de l’identité traditionnelle, n’était pas une condition indispensable de la nouvelle phase de déploiement d’un capitalisme en voie de mondialisation. Le nationalisme identitaire peut même être un puissant facteur de développement et de conquête économique, comme on l’a vu, notamment, en Chine, en Corée, à Taïwan ou Singapour. Il peut également cohabiter avec un individualisme consumériste forcené ; la Chine là encore est un bon exemple.

    De même, la puissance hégémonique de l’empire américain n’impliquait pas, inéluctablement, le triomphe du modèle communautariste qui façonne la société américaine. Totalement dominé par la puissance de l’Oncle Sam, le Japon est resté hermétiquement fermé à l’immigration et à la diversité multiculturelle. Ce sont toujours les structures mentales qui, en définitive, font la différence.

    Une partie importante des baby-boomers les plus éduqués a choisi la déconstruction identitaire comme marqueur idéologique de sa prise de pouvoir générationnel pour des raisons psycho-culturelles qui ont, en soi, leurs propres dynamiques, au-delà des simples logiques socio-économiques.

    L’idéologie dominante a appuyé sa légitimité historique sur le long processus d’individuation des sociétés occidentales pour le détourner en mouvement de déconstruction radicale, bien au-delà de ce que les nécessités matérielles du temps l’exigeaient. Elle a construit, en quelques décennies, une représentation du monde qui constitue un horizon indépassable de la conscience collective européenne qui ne peut plus exprimer d’autres réalités que celles voulues, ou tolérées, par ses cadres établis.

    Déconstruction sexuelle et négation identitaire.

    Paradoxalement, dans le même temps, la gauche (c’est-à-dire l’idéologie « progressiste » dans sa fonction de déconstruction de l’homme « ancien ») a perdu la bataille des idées. Elle ne représente plus grand-chose et ne produit plus rien. La gauche «intellectuelle » se concentre dans quelques univers militants, stériles et subventionnés, comme l’Education nationale, la « culture », le monde associatif ou les médias, dont l’influence repose essentiellement sur la proximité avec l’argent public et les réseaux qui lui sont liés.

    Depuis la défaite historique de l’utopie sociale égalitariste, la déconstruction sexuelle et la négation identitaire sont les nouvelles frontières de la vulgate progressiste, en tant qu’aboutissement et réalisation de « l’individu absolu » : celui qui évolue comme en apesanteur face aux héritages du collectif et aux déterminismes de l’ordre « naturel ». L’humanité nouvelle se doit donc d’être « postidentitaire » et « postsexuelle ».

    Toutefois, au-delà de ses formulations militantes qui ne mobilisent que des franges marginales de la société, l’idéologie de l’individu absolu puise sa force et son apparente légitimité dans l’évolution endogène de l’individualisme contemporain qui mène à terme un long processus historique. Cette idéologie polymorphe, dégradée et simplifiée en messages répétitifs, imprègne les outils de représentation de masse de l’ordre marchand. L’individu « libéré », émancipé des limites des identités organiques (celles qui sont héritées de l’histoire) et qui construit son identité en fonction des objets du marché, est le consommateur idéal.

    La perte du pouvoir intellectuel offensif s’est ainsi accompagnée d’une prise de pouvoir quasi absolue dans les représentations de la culture de masse. L’idéologie « révolutionnaire » de l’émancipation individuelle aura donc bouclé son cycle historique en tant que doctrine promotionnelle de l’ordre marchand consumériste qu’elle prétendait subvertir. L’histoire n’est pas à un paradoxe près !

    Pour l’essentiel, désormais, l’utopie égalitariste du socialisme épuisé se déploie autour des questions sociétales.

    Sur la question de l’identité sexuelle, la dernière grande bataille, en France, s’est jouée en 2013 autour du « mariage pour tous ». La gauche a remporté une victoire institutionnelle en imposant sa loi en dépit d’un mouvement de contestation massif, mais elle a, politiquement, remporté une victoire à la Pyrrhus. Elle a dilapidé ses forces dans une guerre d’images qui ne répondait pas aux attentes de la grande majorité de son électorat qui espérait, avant tout, des mesures sur le pouvoir d’achat et le social. Elle a, notamment, sévèrement entamé son capital de sympathie auprès de l’électorat musulman qui avait massivement voté Hollande en 2012. Ses marges de manœuvre sur les problématiques du « genre » se sont donc fortement réduites.

    (Fin de la première partie – A suivre)

    Denis Bachelot, 25/05/2015

    Notes : 

    La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires, Ed. Flammarion.

    Les Maîtres à Représenter : essai sur la mise en scène des mythologies médiatiques, Ed. Eska.

    http://www.polemia.com/francais-de-souche-voyage-au-coeur-du-mal-etre-francais-12/

  • Etat islamique : "L’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil"

    Paroles du chef d'état-major de l'armée de terre à propos de l'Etat islamique qui témoignent que la situation est grave :

    "Selon le général Jean-Pierre Bosser, « plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen ». Une menace pour la France et les pays européens. Car « l’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil », a souligné le chef d’état-major de l’armée de terre. Il est donc persuadé « de la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol nationalpour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur ».

    Cette problématique est là « pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens », a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers. Et selon le chef d’état-major de l’armée de terre, « il ne faut d’ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d’actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu’il s’agissait d’un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires ».

    L’armée de terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : « il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l’envergure des défis sécuritaires inscrivent l’action militaire, hors et désormais à l’intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l’armée de terre qui est réaliste et structurant ».

    Lahire http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Pierre BEDIER : malaise sur les Yvelines. Sylvain GRISON interpelle Michel LAUGIER

  • Scandale ! Grazia consacre un reportage à quatre jeunes et jolies femmes ayant adhéré au FN !

    Source : Boulevard Voltaire – « Scandale ! Grazia consacre un reportage à quatre jeunes et jolies femmes ayant adhéré au FN ! »
    Joseph Ghosn, le directeur de la rédaction, proteste vigoureusement : « Ce qui nous a intéressés dans ce sujet, c’est la façon dont les jeunes sont attirés par le parti, et notamment par la figure de Marion Maréchal-Le Pen. »

    Metronews évoquait mardi dans ses colonnes « une vive polémique » suscitée par l’hebdomadaire Grazia. Une vive polémique dans un journal féminin ? Diable. Une controverse sans doute sur les vernis pailletés ? Un schisme, en ces premiers beaux jours, entre les tenants de l’épilation au laser et les adeptes de la bande de cire ?

    Non, un scandale politique. Un scandale moral de l’avis de certains (la moralité étant une préoccupation forte, comme chacun sait, des journaux féminins). Grazia a consacré un de ses dossiers du mois de mai aux jeunes femmes ayant adhéré au FN dans le sillage de Marion Maréchal-Le Pen. Et ce dossier aurait des allures de « campagne promotionnelle » pour le FN.

    À la direction de Grazia, on tombe des nues. Joseph Ghosn, le directeur de la rédaction, proteste vigoureusement : « Ce qui nous a intéressés dans ce sujet, c’est la façon dont les jeunes sont attirés par le parti, et notamment par la figure de Marion Maréchal-Le Pen. » Et il peut protester d’autant plus vigoureusement que le reportage n’est pas spécialement tendre, évoquant ici un « discours confus », et là un « ravalement de façade » du FN.

    Oui, mais voilà, on reproche à Grazia des photos trop « glamour ». Sans leur expliquer le moyen de faire autrement quand on enquête sur des jeunes filles de 20 ans. En lançant sans doute un casting très ciblé : recherchons femmes à barbe, têtes de méduse, œils de cyclope pour reportage sur le FN, tendrons souriants s’abstenir ?

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  • Ali Khamenei : « L'Iran ne cède jamais aux menaces, les Etats-Unis ont perdu tout honneur » (VOSTFR)

    Discours du Guide Suprême de la République Islamique d’Iran, Sayed Ali Khamenei, durant une rencontre avec des enseignants – 06 mai 2015
    Dans ce discours, Sayed Ali Khamenei rappelle les raisons de l'hostilité de l'Occident contre l'Iran, à savoir le fait qu'il s'agit d'une grande puissance indépendante et anti-impérialiste qui a su résister à toutes les tentatives de déstabilisation orchestrées depuis l'extérieur. Comme pour le rapprochement avec Cuba, il s'agit pour les Etats-Unis d'un aveu d'échec de leur politique d'agression totale (économique, militaire, diplomatique, médiatique, etc.) visant à imposer un changement de régime à des nations qui jouissent d'un très grand soutien populaire. Sayed Khamenei dénonce les menaces d'attaque militaire comme de vaines fanfaronnades, et rappelle avec l'exemple de l'agression américano-saoudienne contre le Yémen que les Etats-Unis ont perdu tout honneur et toute respectabilité au Moyen-Orient et dans le monde.

    Transcription :
    Il y a un autre point qui est sans rapport avec la question du système éducatif, mais qui compte parmi les questions fondamentales du pays. Ce point concerne la façon dont les ennemis se comportent envers la République Islamique. Au cours des 35 dernières années, la grandeur du mouvement glorieux de notre peuple a toujours attiré le regard de nos ennemis. Ils ont souvent exprimé leur vantardise et leurs fanfaronnades, et ils ont fait tous les efforts possibles contre nous, mais ils ont toujours éprouvé une crainte respectueuse pour le peuple d’Iran et la République Islamique. Par conséquent, nous devons préserver cela. Cette crainte respectueuse – qui est une réalité et non une illusion – doit être préservée. Nous sommes un grand pays comptant plus de 70 millions d’habitants, et nous avons un passé culturel et historique qui est plus profond et plus original que le passé culturel et historique de nombreux autres pays dans le monde. Nous sommes un peuple qui a du courage et de la détermination. Nous sommes un peuple qui défend son identité et son caractère.
    Un exemple de cela est apparu durant les huit ans de l’ère de Défense Sacrée [1980-1988, la « Guerre Imposée » par Saddam Hussein contre l’Iran]. Au cours de ces huit années, toutes les puissances mondiales à l’est et à l’ouest ainsi que leurs agents et cohortes ont uni leurs forces pour mettre le peuple iranien à genoux, mais ils n’y sont pas parvenus. Par conséquent, ce peuple ne mérite-t-il pas d’arborer sa grandeur et sa gloire aux yeux des observateurs mondiaux ? Cette grandeur doit être préservée. Les responsables politiques de différents pays et ceux qui sont bien informés nous ont dit – certains d’entre eux nous l’ont dit directement et d’autres pas, mais ils en ont parlé entre eux et nous en avons été informés – que si les sanctions que nos ennemis nous ont imposées et les pressions qu’ils ont exercées sur la République Islamique avaient été dirigées contre tout autre pays, elles l’auraient complètement anéanti, mais qu’elles n’ont pas même pu faire trembler la République Islamique. [Audience : « Dieu est Le plus grand ! Khomeini et Khamenei sont nos leaders ! Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! »] Nous sommes effectivement une telle puissance. Ce n’est pas là un incident mineur, c’est bien plutôt une réalité essentielle.
    Bien sûr, la propagande mondiale place toujours un couvercle, un rideau et une couverture de brouillard destinés aux publics afin qu’ils ne puissent percevoir bien des réalités. Cependant, beaucoup de gens dans le monde et de nombreux pays – en particulier, ceux qui sont proches de nous – saisissent bien ces réalités. Tous les hommes politiques dans le monde voient ces réalités. Vous ne devez pas prêter attention à leurs déclarations. Tous ces dirigeants nationaux, hommes politiques et porte-paroles de différents pays occidentaux et européens, en Amérique et dans d’autres lieux – qui font parfois des déclarations absurdes – connaissent en eux-mêmes la grandeur, la gloire, la puissance et la compétence du peuple iranien, bien qu’ils ne le disent pas dans leurs propos.
    J’ai évoqué à plusieurs reprises les négociations nucléaires et d’autres questions, et nous avons fait part de nos exigences, mais tout le monde – y compris nos responsables en charge de la politique étrangère, les autres responsables et les élites de la société – devrait faire attention au fait que si un peuple ne peut pas défendre adéquatement son identité et sa grandeur face aux puissances étrangères, alors il va certainement être rabaissé. Cela ne fait aucun doute. Nous devrions apprécier la valeur de notre caractère et de notre identité. Les ennemis profèrent des menaces. Il y a quelques jours, deux hommes politiques américains ont émis des menaces militaires. Et de telles menaces sont émises par de nombreux autres politiciens qui ne disposent pas de postes très importants et sensibles. Je ne comprends pas. Que signifient des négociations à l’ombre des menaces ? Ils veulent que nous négociions à l’ombre des menaces ! C’est comme s’il y avait une épée brandie au-dessus de nos têtes !
    Le peuple d’Iran n’est pas comme ça. Le peuple d’Iran ne tolère pas de négocier à l’ombre des menaces. Pourquoi émettent-ils des menaces ? Pourquoi disent-ils des absurdités ? Ils disent que dans telles et telles circonstances, ils pourraient attaquer l’Iran. Tout d’abord, au diable vos menaces, jamais vous n’oserez faire une telle chose [Audience : « Dieu est Le plus grand ! Khomeini et Khamenei sont nos leaders ! Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! »]. Vous n’oserez pas le faire, et deuxièmement, j’ai déclaré à l’époque de l’ancien président des Etats-Unis – à cette époque aussi, il proférait des menaces – que le temps des attaques éclair (« hit and run ») est terminé. Vous ne pouvez plus prétendre : « Nous allons les frapper et ensuite nous allons fuir. » [Rires dans l’audience] Ce n’est plus le cas. Vous allez vous embourber et nous vous traquerons. Le peuple d’Iran ne laissera jamais échapper ceux qui transgressent contre lui. Nous traquerons quiconque essaie une telle chose.
    Tout le monde – y compris nos négociateurs – doit prêter attention à cela. Nos négociateurs doivent constamment prendre en considération les lignes rouges et les orientations principales. Bien sûr, ils le font sans doute déjà. Par la grâce d’Allah, ils vont les prendre en considération et ils ne franchiront pas ces lignes rouges. Néanmoins, il est inacceptable que les Américains émettent des menaces. Pourquoi émettez-vous des menaces ? Vous n’avez pas besoin de ces négociations moins que nous-mêmes. Oui, nous souhaitons la levée des sanctions, mais même si cela ne se produit pas, nous pouvons nous en sortir par d’autres moyens. Cela a été prouvé. Un jour, j’ai mentionné cette question [l’Economie de Résistance], et heureusement, aujourd’hui, je vois que des économistes, différents responsables et ceux qui sont familiers avec les questions économiques du pays répètent constamment cela. Ils disent qu’il n’est pas vrai que les problèmes économiques du pays soient tributaires des sanctions et que les problèmes économiques ne puissent être résolus que si les sanctions sont levées. Les problèmes économiques peuvent être résolus avec notre propre détermination, notre volonté, nos propres actions et mesures, que les sanctions soient présentes ou non. Bien sûr, si les sanctions disparaissent, il sera plus facile de le faire. Avec les sanctions, ce sera un peu plus difficile, mais c’est possible.
    Telle est notre perspective au sujet des négociations, mais le gouvernement actuel des Etats-Unis a vraiment besoin de ces négociations. L’un des points fondamentaux que les Américains soulèvent dans leur bilan est qu’ils ont réussi à amener la République Islamique à la table de négociation et à lui imposer telle ou telle chose. Ils ont besoin de cela. Si la partie adverse n’a pas besoin de ces négociations plus que nous – mais c’est clairement le cas –, du moins n’en a-t-elle pas besoin moins que nous. Alors, pourquoi profèrent-ils des menaces ? Je ne suis pas d’accord avec ces négociations qui sont menées à l’ombre des menaces. Nos responsables peuvent aller leur parler. Ils peuvent négocier et parvenir à un accord. Cela est acceptable – bien sûr, à condition qu’ils observent les principales lignes directrices – mais ils ne doivent en aucun cas accepter la coercition, l’intimidation, l’humiliation et les menaces.
    Aujourd’hui, la réputation des Etats-Unis a été complètement ruinée partout dans le monde. L’action du gouvernement saoudien au Yémen ne peut être justifiée par aucune logique ou argumentation. Si quelqu’un envoie un avion dans un autre pays en disant : « Pourquoi voulez-vous que telle ou telle personne gouverne ? Pourquoi pas telle ou telle personne ? », et si il décide de frapper le peuple, de cibler les infrastructures, de commettre des crimes, de tuer des femmes et des enfants et de mettre le feu partout, il n’aura aucune justification. Mais les Américains soutiennent cette action injustifiable et ce grand crime.
    Le déshonneur et la honte peuvent-ils exister à un niveau plus élevé que cela ? Aujourd’hui, l’Amérique n’a ni honneur ni dignité aux yeux des peuples de la région. Tout le monde voit cette situation. Les Américains disent ouvertement qu’ils soutiennent cette action et ils ne sont pas du tout gênés. Ensuite, ils nous demandent : «Pourquoi envoyez-vous de l’aide [au peuple du Yémen] ? » Nous voulions envoyer une aide pharmaceutique. Nous voulions envoyer des médicaments pour les blessés. Nous ne voulions pas envoyer d’armes parce qu’ils n’en ont pas besoin. Toutes les bases militaires et forces armées yéménites sont entre les mains des masses révolutionnaires et de ce groupe « Ansarullah ». Ils n’ont pas besoin de nos armes. Nous voulions leur envoyer des médicaments, mais vous avez imposé un siège pharmaceutique sur tout un peuple. Vous leur avez imposé un blocus alimentaire et énergétique et ensuite, vous avez déclaré : « Personne ne doit les aider. » Vous n’avez même pas permis au Croissant-Rouge d’apporter son aide humanitaire. Ceci alors que les Américains eux-mêmes fournissent des renseignements militaires aux Saoudiens. Ils leur donnent des armes et des ressources et ils leur apportent un soutien politique. Ils n’ont absolument aucun honneur et aucune réputation. 
    La voie que le peuple d’Iran a choisie est une voie raisonnable, solide et prometteuse. Au grand mécontentement des ennemis, cette voie sera productive et fructueuse et le peuple de l’Iran connaîtra le succès. Alors, nos ennemis verront qu’ils ont échoué à atteindre leurs objectifs vicieux contre le peuple d’Iran.
    Que la miséricorde de Dieu soit sur nos chers martyrs, qui ont sacrifié leur vie, et sur notre Imam magnanime [l’Imam Khomeini] qui nous a ouvert cette voie. Que la miséricorde de Dieu soit sur vous, chers frères et sœurs pieux et enthousiastes qui avez une si grande présence sur la scène.
    Que la paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Sa miséricorde et Ses bénédictions.

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuFklFZyyVvfjIuvii.shtml