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Des Occidentaux partent faire "l'anti-jihad"en Syrie
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On nous parle de démocratie mais sommes-nous encore maîtres chez nous ?
Les démocraties nationale ayant été vidées de leur substance et aucune démocratie européenne n’ayant pris le relais, les peuples ne sont désormais plus les arbitres et c’est pour cela qu’ils n’adhèrent plus.
Depuis que l’idée d’une Europe politique existe, deux visions de celle-ci s’opposent. La vision confédérale et la vision fédérale. La première souhaite une simple coopération interétatique, la seconde, elle, souhaite au contraire une fusion des nations sous la houlette d’un super-État qui se substituerait aux États-nations.
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L’oligarchie et le mépris du peuple
Qu'est devenu le peuple, le vrai, celui qui travaille ? Il est devenu invisible au fil des années grâce aux tours de prestidigitation conjugués d'une oligarchie composée du pouvoir et des médias. Un article intéressant, lu sur Fdesouche, où l'on s'aperçoit que le travail (et donc celui qui l'accomplit) doit coûter le moins cher possible au profit de la "compétitivité" de l'entreprise. "Compétitivité", pour qui, pour quoi, pour qu'une poignée d'oligarques s'en mettent plein les poches au détriment d'un prolétariat silencieux et de plus en plus malmené, invisible et méprisé. Extrait :
"Mais pourquoi ont-ils fait disparaître le peuple? Tel est le fil rouge du livre du journaliste Jack Dion, intitulé “Le mépris du peuple – Comment l’oligarchie a pris la société en otage“. Dans un pays qui se réclame des droits de l’homme et du citoyen, et dont l’histoire est celle des révoltes populaires, le peuple pointe aux abonnés absents. Il est banni des sphères d’un pouvoir régi par l’entre-soi de caste. Un système de monarchie républicaine permet de gouverner en ne représentant qu’une infime minorité du pays et en faisant le contraire de ce qui avait été annoncé.
Si le peuple est réduit à la plus simple expression dans l’espace politique, il est carrément marginalisé dans le monde de l’entreprise. Désormais, le travail est un boulet. D’ailleurs, dans la novlangue qui tient lieu de prêt-à-penser, la « valeur travail » a disparu. Elle a été balayée par le vocabulaire managérial importé des pays anglo-saxons et mis à la mode après un passage rapide mais efficace dans les instituts patronaux.
Ce vocabulaire a envahi toutes les sphères du pouvoir, où l’on ne parle plus d’art de gouverner, mais de « gouvernance », comme si l’on pouvait diriger un pays comme on dirige une multinationale ayant son siège social dans le Far West.
La « valeur travail » avait été mise à rude épreuve et déjà détournée de son sens sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Par un de ces contre-pieds propres à la vie politique, il a fallu la victoire de la social-démocratie pour faire du travail un « coût » à réduire au maximum (ou au minimum, comme on voudra) afin d’augmenter la « compétitivité » de l’entreprise, une structure qui aurait la capacité magique de créer de la richesse sans intervention de la force de travail.
Droit dans ses bottes, François Hollande a expliqué que son objectif principal était « d’alléger le coût du travail des entreprises, car s’il n’y a pas cette baisse, il n’y aura pas le redressement de la compétitivité française ». Ce jour-là, en une heure d’entretien, le président ne parla pas une seule fois de l’exorbitant coût du capital, à croire que ce dernier se régénère par l’opération du Saint-Esprit de la finance." [la suite ici]
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Kadyrov : le leader de DAECH qui menaçait la Russie a été tué
Ramzan Kadyrov, a annoncé la mort de Tarkhana Batarišvili, également connu sous le nom de Abou Omar al-Chichani. Le porte-parole de « l’Etat islamique » est devenu célèbre pour avoir promis de porter la guerre en Tchétchénie. Le président Tchétchène avait alors vigoureusement réagi : « Je déclare en toute responsabilité que celui auquel est passé par la tête d’exprimer une menace contre la Russie et de prononcer le nom du président de notre pays, Vladimir Poutine, sera détruit là où il l’a fait. Nous n’allons pas attendre qu’il aille au-delà de la roue de l’avion. Il ira là où pourrissent ses frères les terroristes Khattab, Abou Walid et d’autres messagers de l’Occident ».Sur son compte Instgram , Kadyrov précise ; « c’est le sort de tous ceux qui s’imaginent pouvoir menacer la Russie et le peuple tchétchène ». Il semblerait donc qu’il ait tenu ses promesses, ce qui devrait faire méditer les chefs duDAECH et les inciter à lire attentivement les scripts qu’on leur fait réciter avant de les prononcer.Plutôt que de bombarder aveuglément des hordes de fanatiques, les russessemblent avoir opté pour la décapitation (pour rester Daechien), c’est-à-dire éliminer une à une les têtes des différentes factions qui menacent directement la Russie.On apprend ainsi l’élimination en Ukraine de celle que l’on avait surnommée « White Widow », la terroriste britannique de renommée internationale, par un sniper. De son vrai nom Samantha Lewthwaite, la djihadiste, qui combattait en Ukraine aux côtés du bataillon ukrainien bénévole « Aydar » comme un tireur d’élite, termine sa carrière de terroriste comme Doukou Oumarov en Tchétchénie.AvicSources : Politikus.ru , Al Manar, New York Post -
Un jour un texte ! Le soldat et sa famille par Benoist-Mechin (3)
« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots
Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui, à l'heure où le pouvoir politique incapable de gouverner le pays, déclenche une guerre tous les 6 mois : le soldat et sa famille (19)
« Adieu, mes chéris… »
Lettre de Laurent Pateu, sous-lieutenant au 141èmerégiment d'infanterie, tombé au champ d'honneur, le 15 juin 1915, à Notre-Dame de Lorette.
Rouge-Croix (Pas-de-Calais), 4 novembre 1914.
Ma Femme bienaimée, mes Enfants chéris, si vous recevez cette lettre je ne serai plus ; mais je vous défends de pleurer. A cette époque où les enfants de la France versent leur sang, le mien n'est pas plus rouge que celui des autres. Vous supporterez d'autant mieux votre douleur que vous vous direz avec une inexprimable fierté que j'ai payé ma dette à la plus belle patrie du monde et que je suis mort pour elle.
Tu m'as souvent recommandé, ma femme adorée, d'avoir du courage. J'avais le mien propre et celui que tu m'as donné. Je te les adresse tous deux pour t'aider à supporter la douleur. Je t'ai toujours aimée, mon Angèle chérie, malgré mes quelques rares moments d'emportement ; je ne t'ai jamais oubliée, et j'aspirais, mon Dieu ! Avec quelle ardeur, au bonheur du retour. Je ne te laisse rien que mon souvenir et je partirai tranquille, car tu le garderas autant que la vie, je le sais. Nous nous aimions trop. Raidis-toi, ma petite femme, je te laisse nos enfants et c'est à eux que je m'adresse maintenant.
Mon petit Vonvon, tu as déjà onze ans et demi, tu es une grande fille, tu seras avant peu une petite femme. Tu te souviendras de moi mieux que le pauvre Dudu. Tu me connais, tu sais ce qui me plaît et ce qui me déplaît. Eh bien, dans tous les actes de ta vie, demande-toi bien avant d'agir ce que penserait le pérot s'il était là.
Aide la mérotte de toutes tes forces, aide-la dans les soins du ménage ; tu sais ce que je te reprochais bien doucement parfois ; corrige-toi, deviens une bonne petite femme de ménage et surtout, oh ! Surtout, mon petit Vonvon adorée, rappelle-toi combien je t'aimais et je t'en supplie, sois toujours honnête.
Et toi, mon petit Dudu, à tes deux ans et demi on perd vite le souvenir. Tu parles encore de moi parce que la mérotte et sœur t'en causent mais tu m'auras vite oublié. Pourtant, lorsque tu seras plus grand, tu te rendras compte que tu avais un pérot qui t'aimait, ainsi que ta sœur, de toute son âme, et que tu appelais en ton doux zézaiement pezot chéri. Apprends vite à lire pour déchiffrer toi-même ce que j'écris aujourd'hui. Sois d'abord un petit garçon bien sage, puis un élève studieux, apprends, apprends encore ; apprends toujours, tu n'en sauras jamais assez. Sois aussi un jeune homme modèle. Enfin et surtout, sois un homme. Si tu es un jour appelé à servir ta patrie, embrasse les tiens aussi ardemment que je vous ai embrassés, et pars sans regarder en arrière, en criant le long de la route : Vive la France !
Je m'arrête sans avoir dit tout ce dont mon cœur déborde, je vous aime tous trois, je vous aime, je vous aime et je vous embrasse mille et mille fois du fond du cœur qui ne bat pas plus vite au son de la mitraille, mais qui palpite à votre souvenir.
Adieu, mes chéris, toutes mes tendresses sont pour vous et pour la meilleure des mères que je n'oublie pas.
Vive la France !
Extraits de: "Ce qui demeure. Lettres de soldats tombés au champ d'honneur
(1914 – 1918)" (Éditions Albin Michel, 1942),
réédité aux Editions Bartillat en 2000 de Benoist-Mechin .
Lois Spalwer http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Six thèses sur l’angélisme qui nous gouverne : être Charlie ne suffira pas
Vincent Coussedière, agrégé de philosophie et auteur de Eloge du populisme (Elya éditions).
Discours dénonçant le risque d’amalgame chez les Français, usage du mot terrorisme pour désigner l’islamisme…
Vincent Coussedière dénonce en six points l’angélisme ambiant en France.
1) Etre fidèle à Charlie aujourd’hui, c’est rompre l’unanimité et la bien-pensance de façade, c’est rompre l’identification du «Je suis Charlie». Ce slogan est déficient dans chacun de ses termes. Il ne s’agit pas de dire «je» mais de dire «nous», pour marquer la différence entre une identification individuelle de «spectateur» et une réaction politique par définition collective. Il ne s’agit pas non plus d’«être», c’est-à-dire de se substituer à la victime par identification imaginaire. Il s’agit de «faire», c’est-à-dire d’agir contre ceux qui se déclarent nos ennemis. Enfin il ne s’agit pas seulement de Charlie, mais de policiers, de juifs, c’est-à-dire de personnes libres et reconnues comme telles en tant que citoyennes de l’Etat français. Ce sont les Français et la France qui sont attaqués. Et la réponse doit se faire à ce niveau. «Nous sommes français», et c’est parce que nous sommes français que nous défendons Charlie comme tous les autres qui ont été attaqués dans leur liberté de vivre en France.
2) Nous sommes français et nous avons des ennemis qu’il faut nommer. Il ne s’agit pas de lutter contre le terrorisme qui est une abstraction qui permet de noyer le poisson. Le terrorisme est un moyen utilisé par notre ennemi. Il ne suffit pas encore à définir notre ennemi. Notre ennemi est l’islamisme et cela encore est trop général, car il y a concurrence et émulation entre différents groupes islamistes appuyés par différents Etats. Ces ennemis ne frappent pas aujourd’hui parce que jusqu’à présent ils auraient échoué, mais parce qu’ils l’ont décidé. Et il faut expliquer pourquoi ils l’ont décidé. Ils l’ont décidé parce que nous sommes aussi entrés en guerre contre eux, et il aurait fallu expliquer clairement aux Français le risque que nous prenions et pourquoi. Cela n’a pas été fait. Le terrorisme n’est pas un phénomène météorologique qu’on pourrait conjurer avec des alertes oranges. Il faut cesser de prendre les Français pour des imbéciles.
3) Une fois nommé l’ennemi : l’islamisme, il ne suffira pas de combattre sa variante terroriste pour l’endiguer. Car le terrorisme n’est qu’un des moyens utilisés par l’islamisme pour mener à bien son projet, projet qu’il s’agit aussi d’identifier et qui est bien un projet d’islamisation de notre société. Il faudra cesser de taxer d’«islamophobe» (terme lancé sur le marché des «idées» par Khomeiny, pour interdire toute critique de l’islam et de l’islamisme, et repris aujourd’hui bêtement par la vulgate médiatico-politique) tous ceux qui agissent pour améliorer la connaissance et la dénonciation de ce projet de domination, car c’en est un. La terreur n’est que le versant complémentaire d’un projet d’islamisation «par le bas» qui instrumentalise l’échec de l’assimilation républicaine et se substitue à elle. Quelle crédit accorder désormais aux politiques qui prétendent combattre le terrorisme sans affronter le terreau de l’islamisation?
4) Il ne suffira pas de brandir le tabou de l’«amalgame» pour désamorcer le risque bien réel et en partie déjà effectif de guerre civile dans notre pays. La première chose qu’auraient dû faire nos élites politiques, au contraire de ce qu’elles ont toutes cru nécessaire de faire, ce n’était pas de brandir le risque de l’«amalgame», mais c’était de féliciter le peuple français de sa patience et de sa générosité, de n’avoir justement, jusqu’à présent, jamais cédé à l’amalgame. Car l’amalgame entre islam et islamisme, c’est d’abord aux musulmans français qu’il s’agit de faire la preuve qu’il n’est pas pertinent. Demander aux Français non musulmans de ne pas faire d’«amalgame», dès la première réaction aux événements, comme l’ont fait aussi bien F. Hollande que N. Sarkozy et M. Le Pen, c’était renverser la responsabilité et la charge de la preuve. Pourquoi les Français devraient-ils être savants en matière d’islam et être rendus responsables de la difficile articulation entre islam et islamisme? C’est aux musulmans, par définition «savants» en islam, qu’il appartient de ne pas s’amalgamer à l’islamisme et de montrer à leurs concitoyens, par leurs paroles et par leurs actes, qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur et que cet amalgame est effectivement infondé. Ce discours empressé et unanime à dénoncer le risque d’amalgame pose deux problèmes : il est le symptôme d’une forme de lâcheté à l’égard des musulmans français, qu’on ne met pas au pied du mur en les forçant à affronter le lien problématique entre islam et islamisme, comme si, en décrétant d’emblée qu’il n’y avait aucun rapport, on voulait leur éviter le travail de la réforme ; il est le symptôme d’un mépris du peuple français, dont on méconnaît l’intelligence et qu’on soupçonne par avance de faire cet amalgame avant qu’il ait eu lieu.
5) Charlie est peut-être devenu le symbole de la liberté française. Pour ma part je ne suis pas sûr qu’il ait toujours été le parangon de cette liberté. La liberté n’est pas la licence et l’irresponsabilité à l’abri d’un Etat maternel et protecteur, fût-il gaullien. Il y a quelque chose de tragique et d’hégélien dans cette histoire. SiCharlie est devenu le symbole d’une liberté véritable et admirable, s’il est devenu admiré et a gagné de nouveaux lecteurs, c’est depuis cette affaire des caricatures de 2006. C’est parce qu’il a rencontré le maître islamiste et qu’il a relevé le défi que Charlie est devenu libre. Ici, l’ironie de l’Histoire est tragique, carCharlie, pour continuer à être lui-même, a dû renouer avec des valeurs bien éloignées de son anarchisme soixante-huitard. Il a dû prouver sa liberté devant le risque de mort, et reconnaître la liberté de ceux qui l’ont longtemps protégé, pas assez longtemps malheureusement: les policiers. Ceux qu’on brocardait autrefois dans la stupidité du slogan CRS-SS… Aujourd’hui, tous ceux qui croient qu’«être Charlie» peut s’afficher comme un slogan publicitaire du type «Touche pas à mon pote» ou «Agriculture biologiquement certifiée» restent incapables de mesurer ce changement dans les conditions de l’exercice de la liberté. Ils n’ont pas compris la leçon qu’il faut tirer de cet événement tragique qui clôt une page de notre histoire, la page de l’irresponsabilité gauchiste.
6) Comment peut-on prendre au sérieux l’appel à l’unité nationale de la part de ceux qui, à droite comme à gauche, n’ont cessé de la détricoter depuis 40 ans? L’unité nationale ne sera pas le produit de l’indignation morale et des masses rassemblées pour l’exprimer. Le peuple n’est ni la foule ni la masse, mais une certaine forme de sociabilité en laquelle on «communie» chaque jour dans les paroles et les gestes banals de la vie quotidienne, une «décence commune», comme dirait Michéa reprenant Orwell, que se sont acharnées à détruire nos élites par l’étau de l’immigration incontrôlée et de l’individualisme consommateur déchaîné. Le peuple n’est ni la foule ni la masse, mais l’exercice d’une souveraineté collective à travers un Etat digne de ce nom, c’est-à-dire capable de maintenir son indépendance, dont les ressorts ont également été détruits par les européistes béats qui découvrent tout aussi béatement aujourd’hui qu’ils «sont Charlie» alors qu’ils n’ont rien fait depuis si longtemps pour le prouver en étant tout simplement des défenseurs de la liberté française qui inclut la liberté pour Charlie d’être Charlie.
Vincent Coussedière, 15/01/2015
Source : FIGAROVOX/TRIBUNE
http://www.polemia.com/six-theses-sur-langelisme-qui-nous-gouverne-etre-charlie-ne-suffira-pas/
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Démocratie totalitaire

On peut l’entendre déblatérer son prêche orwellien ici (à partir de 0’34).
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Peut-on leur faire confiance?
Cette fin de semaine dans Le Point, le sénateur Philippe Esnol, ex maire de Conflans-Sainte-Honorine, qui a quitté le PS en octobre 2013 pour rallier le Parti Radical de Gauche (PRG), confirmait la lâcheté des socialistes, prêts à tout avaler pour acheter la paix sociale et une clientèle électorale. L’élu du PRG très attaché, on s’en doute, à la laïcité républicaine, avait co-organisé à Conflans en mai 2009 lorsqu’il en était maire, une conférence de l’association dite islamophobe Riposte Laïque (RL) avec un de ses animateurs, Pierre Cassen, ancien du PC, de la LCR et ex vice- président de l Union des Familles Laïques (UFAL) dans l’orbite du Grand Orient. Comme le député socialiste Malek Boutih en avait fait l’aveu également dans Le Point quelques jours auparavant, M. Esnol a confirmé la connivence entre certains élus locaux et les barbus, le communautarisme musulman. Le sénateur relate ainsi ce que nous affirmions déjà : «il y a huit mois, alors que j’étais encore maire de Conflans-Sainte-Honorine (la ville a basculé à droite en mars 2014, NDLR), j’ai reçu la visite du procureur de la République qui m’a confié que des ordres avaient été donnés pour qu’on ferme les yeux sur le port de la burqa afin de ne pas reproduire les émeutes qui, à la suite d’un contrôle de police, avaient mis le feu à Trappes à l’été 2013». Mais est-il encore possible de mettre la tête dans le sable et de faire comme si on ne voyait rien ?
Ce qui est en tout cas certain c’est que seule l’opposition nationale, sans angélisme mais sans outrance, ose proposer un arsenal complet et cohérent pour répondre au défi qui se pose à la France.
Dans Libération cette fin de semaine, Christophe Forcari pointait les mesures d’urgence présentées par Marine le Pen pour protéger les Français du fondamentalisme islamique. Notamment la «suspension immédiate des accords de Schengen », «la révision du code de la nationalité », «la suppression du droit du sol», la déchéance de la nationalité française pour les binationaux partis faire le djihad », l’arrêt de la « construction de mosquée financée par des fonds publics», la nécessité de « tarir l’immigration légale et clandestine » et de «( ne plus) d’accepter dans la nation des gens qui n’ont rien à y faire».
Présidente du FN poursuit l’article de Libé qui « pas manqué non plus de cibler le pari sarkozyste» qui, quand il était au pouvoir, a sabré dans les effectifs des forces de l’ordre, de l’armée, «saccagé les services de renseignement ». Une UMP qui est aujourd’hui la «première victime de ce garde-à-vous national, probablement gênée par les liens étroits de son président avec les pays financeurs de l’islamisme, au premier rang desquels le Qatar».
Spécialiste es FN, le politologue Jean-Yves Camus juge par ailleurs que «l’UMP va avoir du mal à récupérer le sentiment de défiance envers l’islam qui est train d’émerger. Beaucoup feront crédit au FN et à sa présidente d’avoir été les premiers à dénoncer les excès de l’islamisme, notamment avec sa dénonciation des prières de rue. Les citoyens préféreront l’original à la copie».
Ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que le sondage Ifop pour le JDD publié hier confirme l’assentiment des Français à un certain de nombre de mesures frontistes, mais aussi au ressenti de beaucoup de ses dirigeants dans l’analyse de la situation.
Ainsi 68 % des personnes interrogées sont favorables à «l’interdiction du retour en France de citoyens français que l’on soupçonne d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes». Mieux encore, 81 % des sondés (dont 81 % des sympathisants PS, 87% de ceux du FN, 88% de ceux de l’UMP) sont favorables à « la déchéance de nationalité française pour les binationaux condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol».
Français qui campent aussi majoritairement sur la position du FN en ce qu’ils sont 57 % à ne pas être pas favorables à «d’autres interventions militaires françaises en Syrie, au Yémen ou en Libye», et surtout très partagés sur le bien fondé des caricatures. Nos compatriotes entendent ainsi manifester leur attachement à la liberté d’expression mais aussi leur refus d’humilier inutilement les croyants, à l’heure ou le monde mahométan connait de nouvelles manifestations et réactions assez violentes contre le dernier numéro de Charlie hebdo.
Ainsi plus de quatre sondés sur dix (42 %) jugent qu’il faut éviter de publier des caricatures du Prophète, et près de la moitié (49 %) ne sont pas favorables à une limitation de la liberté d’expression sur Internet. Certes, nous l’avons dit ici, la toile recèle souvent le pire, les réseaux sociaux, par leur caractère viral, peuvent agir comme de gigantesques amplificateurs de toutes les rumeurs et aberrations.
Mais internet accueille aussi le meilleur, et est devenu pour beaucoup un moyen d’information alternatif, qui permet d’échapper au discours dominant des gros journaux et médias audiovisuels, qui délivrent bien souvent une version partiale, aseptisée, tronquée et/ou mensongère de la réalité. Un journaliste de la grande presse qui, de manière générale, vote dans 98% des cas pour les partis du Système et très majoritairement « à gauche , qui est avant tout la voix de son maître, lesquel lui interdit de penser ou d’informer en dehors des clous. Il ya bien évidemment des exceptions heureuses…
Les Français perçoivent donc le danger que représenterait sous couvert de lutte contre l’extrémisme, la tentation d’une reprise en main par le Système des canaux d’informations indépendants, de museler les analyses divergentes, dissidentes, politiquement incorrects. Certes, l’existence même d’internet oblige les médias officiels à ne plus occulter des nouvelles qui auraient été censurées il y a encore quelques années, sous peine de perdre encore un peu plus de leur crédibilité et légitimité…
Un problème de crédibilité et de légitimité qui est aussi plus largement celui du microcosme politicien note Bruno Gollnisch. Vendredi, l’ex député européiste de centre-droit Jean-Louis Bourlanges, professeur à Sciences-Po, membre de la Commission Trilatérale, écrivait lucidement dans la page Débats du Figaro: « La France égarée, marginalisée, reléguée des quartiers n’était pas dans les rues de Paris dimanche dernier (11 janvier, NDLR). Les jeunes qui en sont issus ne comprennent tout simplement pas que le droit à l’irrespect et à la provocation puisse être sacralisé à Charlie-Hebdo et diabolisé pour Dieudonné. Méfions-nous du deux poids, deux mesures, car c’est la matrice des violences de demain. »
Violences auxquelles nous avons peu de chances d’échapper si ce mélange de totalitarisme, de déni, de faiblesses et d’hypocrisie qui forme le caractère dominant des élites de notre démocratie confisquée, se retrouvait de nouveau reconduit au pouvoir demain.
http://gollnisch.com/2015/01/19/peut-on-leur-faire-confiance/
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Fracture nationale ?
« Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache ». (Jacques Chirac 1978)
Notre pays est-il à la veille d’une fracture encore inédite dans son histoire millénaire ? Nous connaissions déjà la « fracture sociale » de l’historien Marcel Gauchet à propos de la lutte des classes et de Jacques Chirac en 1995, mais une autre fracture, une autre lutte, est en œuvre actuellement.
Si le mot fracture était peut être à la mode à une certaine époque, si le jargon politique en usait et abusait, il est peut être encore temps de le dépoussiérer pour le mettre à la sauce du jour. Question simple : qu’est-ce qu’une fracture ? C’est la dissociation primaire de deux blocs physiques qui, à l’origine, ne formaient qu’un corps uni et soudé par des liens communs. Elle peut être provoquée par un choc momentané comme elle peut être le résultat d’un fatiguant exercice trop longtemps répété. Un équilibre est rompu ; des éléments extérieurs sont venus exercer une pression insupportable sur le temps long de l’histoire. Les éléments qui unissaient ce bloc, cette France, sont devenus plus faibles que les éléments exerçant une force centrifuge.
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Emeutes anti-Charlie Hebdo : chrétiens tués et églises brûlées au Niger
Les émeutes au Niger contre la Une de Charlie Hebdo ont continué hier. Alors que l'on répète le refrain du Padamalgam en boucle en France au sujet des musulmans, ce sont des chrétiens qui ont été visés hier et avant-hier en Afrique comme le rapporte l'Observatoire de la christianophobie :
"Dans un message à la nation, diffusé hier, Mahamadou Issoufou, Président du Niger, a annoncé que quatre corps calcinés de chrétiens ont été découverts dans les églises incendiées des faubourgs de Niamey. « Ceux qui persécutent les chrétiens n’ont rien compris » a-t-il déclaré. C’est le moins qu’on puisse en dire, mais les chrétiens, au Niger comme dans d’autres pays majoritairement musulman, constituent des boucs émissaires commodes… Le bilan des églises incendiées à Niamey s’élevait, hier au soir, à 23 sur les 45 que compte la capitale du Niger. Des Bibles ont été également déchirées et brûlées par les manifestants musulmans contre Charlie Hebdo.
Un cinquième corps calciné d’un chrétien a été retrouvé dans une église incendiée de Zinder où avait éclaté, vendredi dernier, la première manifestation contre Charlie Hebdo. Deux autres églises ont été incendiées à Maradi (à 600 km à l’est de Niamey) et encore une autre dans la ville de Gouré, à l’est du Niger. Un tel déferlement de violence antichrétienne ne s’était encore jamais produit au Niger. Les irresponsables de Charlie Hebdo en demanderont-ils pardon aux chrétiens ?"
Ajoutons que d'après RFI, à Zinder, la dizaine d'églises que compte la ville ont été incendiées ou saccagées. Les chrétiens qui s'étaient réfugiés à la mission catholique ont été exfiltrés par l'armée, car les manifestants voulaient les brûler vifs. 1 gendarme et trois manifestants sont morts.
Louise Tudy http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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