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actualité - Page 5841

  • Pussy Riot et Femen – Qui sont ces femmes soutenues par le parti socialiste ?

    La récente libération de deux activistes des « Pussy Riot » a remis ce groupe antichrétien à l’honneur dans les médias, au point de mériter un communiqué officiel du parti socialiste.

     

    Bien peu de journalistes prennent hélas la peine de rappeler qui sont ces jeunes femmes qui avaient été condamnées à Moscou pour « hooliganisme et incitation à la haine religieuse ». Tous les médias s’entendent pour les rendre sympathiques et pour minimiser leurs méfaits.

     

    Les journalistes se limitent à les présenter comme des opposantes au président Vladimir Poutine, parlent généralement d’une « prière punk » chantée dans la cathédrale de Moscou et réduisent les images à quelques simagrées de ces femmes encagoulées envahissant la cathédrale du Christ-Sauveur pour y parodier des prières. Rien de bien méchant pour le commun des téléspectateurs.

     

    A ce sujet, il convient déjà de préciser que les paroles qu’elles ont chantées ce jour-là n’étaient pas que politiques, loin s’en faut, mais clairement blasphématoires, insultantes pour le Christ et la Sainte Vierge. Rien de surprenant quand on cherche à en savoir plus sur ces jeunes femmes.

     

    Les Pussy Riot formaient un groupe musical étroitement lié au mouvement anarchiste VOINA (qui signifie « la guerre » en russe). Outre les violences commises à l’encontre des forces de police russes (la nuit venue, leur spécialité consistait à renverser les voitures de police), ce mouvement organisait régulièrement des actions antichrétiennes ainsi que de la débauche sexuelle publique.

     

    Organisation de débauche sexuelle

    Nadezhda Tolokonnikova, l’une des trois jeunes femmes aujourd’hui mondialement médiatisées participa précédemment et alors qu’elle était enceinte à une orgie sexuelle publique que le mouvement anarchiste VOINA avait organisé illégalement dans un musée moscovite.

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  • Anne Hidalgo est tout aussi méchante et hargneuse que NKM

    Entretien avec Serge Federbusch

    Aux prochaines élections municipales de Paris, vous présentez des listes dissidentes de droite contre l’UMP…

    Ce ne sont pas des listes dissidentes, mais des listes libres et indépendantes !

     

    Ce système de primaires n’est-il pas dangereux, sachant que candidats et candidates d’un même parti en sont réduits à se faire la guerre entre eux, au risque d’arriver forts fatigués lors de la véritable bataille, l’élection ?

     

    Non, je ne suis pas d’accord. Le problème, c’est que ces primaires ont été organisées par l’UMP au profit de Nathalie Kosciusko-Morizet. Nous voulions un vote traditionnel, avec des bulletins de papier glissés dans des urnes surveillées par tous pour mieux éviter les fraudes. Mais un tel vote aurait mobilisé les plus militants et NKM a préféré miser sur un scrutin électronique avec un électorat plus sensible à l’image de marque et la com’. Puis, les délais de vote ont été repoussés au dernier moment par l’UMP car les choses ne se présentaient pas bien pour elle, tout cela a coûté fort cher. D’où la suspicion qui plane sur les résultats… Au moins, au Parti socialiste, c’est plus simple. Il n’y a pas de démocratie interne. C’était Anne Hidalgo, un point c’est tout !

     

    Depuis 1995 et l’arrivée de Jacques Chirac à l’Élysée, la droite aurait-elle un problème à Paris ? Comme une sorte de micro-climat…

    Ce micro-climat, ce serait plutôt celui instauré par le PS dans la capitale. Avec un extravagant verrouillage clientéliste et près de 100.000 voix achetées à coups de subventions et d’attributions de logements en HLM.

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  • Juges partout, démocratie nulle part !

    Des cours européennes aux tribunaux de base, en passant par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation ou le Conseil d'Etat, des juges chargés de dire le droit finissent par inventer celui qui leur plaît. A la place des représentants du peuple. La France a toujours manifesté une réticence certaine à l'égard du pouvoir des juges, comme en témoigne encore notre Constitution, qui préfère le terme d' "autorité judiciaire" à celui de "pouvoir judiciaire". Toutefois, les choses ont beaucoup évolué depuis la présidence gaullienne.

     

    Causeur n°3, 3 juin 2013, p.45-46  Anne-Marie Le Pourhiet

     

    Déjà, la fin de l'Ancien Régime, les rois de France s'efforcèrent d'éviter la sanction judiciaire de leurs actes. En 1641, dans son énergique édit de Saint-Germain-en-Laye, Louis XIII "défend aux parlements et autres cours de justice de prendre à l'avenir connaissance des affaires d'Etat et d'administration". Les révolutionnaires, méfiants à l'égard de cours composées d'aristocrates suspectés de constituer une force réactionnaire d'opposition aux réformes, ont ensuite confirmé, dans la loi des 16 et 24 août 1790, l'interdiction faite aux tribunaux de connaître du contentieux administratif. Ce principe devait donner naissance, en l'an VIII, à notre juridiction administrative, coiffée par le Conseil d'Etat initialement placé "sous la direction des consuls" et dont les membres étaient nommés et révoqués "à volonté" par le premier d'entre eux.
    La révolution et l'empire limitent le pouvoir des juges
                Dans le même esprit, l'idée d'un contrôle de la loi par les tribunaux a toujours été considérée comme iconoclaste dans un pays pétri à l'idée de rousseauiste selon laquelle "la loi est l'expression de la volonté générale". La loi des 16 et 24 août, confirmée par la Constitution de 1791, ajoute donc: "Les tribunaux ne pourront, ni directement ni indirectement, prendre part à l'exercice du pouvoir législatif, ni empêcher ou suspendre l'exécution des décrets du corps législatif sanctionnés par le Roi, à peine de forfaiture." Le Code pénal de 1810 punira de dégradation civique les magistrats coupables d'une telle lèse-majesté démocratique. Cette même loi de 1790 avait aussi prévu l'élection de tous les juges pour "véritablement purifier le passé".
                Dans une conception révolutionnaire qui révoque la tradition et la coutume pour consacrer des individus doués de conscience et de raison, libres de toute appartenance, seule la loi, expression de la volonté du peuple ou de ses représentants, peut être source de droit. Les juges doivent donc se borner, dans les litiges qui leur sont soumis, à être les bouches de la loi, c'est-à-dire à appliquer servilement la volonté de la nation. En conséquence, chaque fois qu'un contrôle de constitutionnalité de la loi a cependant été envisagé, il a été confié à un organe politique et non pas aux tribunaux.  
                Après de Gaulle, les juges contre-attaquent
                C'est sous l'influence anglo-saxonne et celle d'un droit européen d'inspiration germanique que la méfiance à l'égard des juges s'est progressivement estompée après la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, la personnalité du général de Gaulle et les circonstances de la naissance de la Vème République ont encore perpétué, au début du régime, une forte prégnance de la raison d'Etat et une hiérarchie des valeurs que le Général exprimait en ces termes: "Souvenez-vous de ceci: il y a d'abord la France, ensuite l'Etat, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le droit". C'est donc après la disparition du Général que les juridictions de tous niveaux ont progressivement réinvesti l'espace.
                Dès 1964, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), ancêtre de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), émet une série d'oukases affirmant la primauté inconditionnelle du droit européen (traités, règlements, directives, décisions...) sur le droit interne, y compris constitutionnel, des Etats-membres. L'audace et l'obsession uniformisatrice des juges de Luxembourg, qui ne se sont guère démenties depuis, seront complétées par celles des juges de Strasbourg - qui commencent d'ailleurs à agacer beaucoup de monde.
                L'Europe recadre la France
                La France est alors accusée d'être en retard et désignée comme le pays à la traîne, le mauvais élève qui lambine sur la voie du progrès inéluctable. On répètes que "c'est seulement en 1974" qu'elle a ratifié la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales signée en 1950, comme si ces vingt-cinq années avaient été "perdues" pour cause de honteuse indifférence aux droits de l'homme. Ce ne sont évidemment pas les libertés mentionnées dans ce texte qui gênaient nos dirigeants, mais le fait que le contrôle de son application soit confié à une Cour européenne siégeant à Strasbourg, dont la jurisprudence allait s'imposer aux Etats signataires. Jean Foyer avait mis le général de Gaulle en garde contre le risque qu'il y avait à placer ainsi la France sous tutelle de juges européens. Au conseil des ministres suivant, après que Couve de Murville eut exposé l'intérêt de ratifier la Convention, le Général conclut, en s'adressant à son garde des Sceaux: "J'ai lu votre note. Vous m'avez convaincu. La Convention ne sera pas ratifiée. La séance est levée." La France a fini par rejoindre ensuite docilement le troupeau. Mais nous vérifions depuis lors combien de Gaulle et Foyer avaient vu juste, puisque 99% du droit dit "de la Convention" est purement jurisprudentiel et intégralement composé des interprétations fort subjectives de la Cour, souvent fondées sur des méthodes aussi fantaisistes qu'imprévisibles. Les protestations étatiques se multiplient et la Cour fait l'objet de critiques récurrentes et vives. A la suite du tollé provoqué par la condamnation de l'Italie pour la présence de crucifix dans les salles de classe et celle de la Grande-Bretagne pour la privation du droit de vote des détenus, les Anglais ont même voulu profiter de leur présidence du Conseil de l'Europe pour organiser à Brighton, en avril 2012, une conférence dont le but explicite était de réduire les pouvoirs de la Cour en exigeant qu'elle respecte davantage la subsidiarité et la marge nationale d'appréciation des Etats dans l'interprétation de la Convention.  
                Encerclés par les juges européens, nous le sommes aussi par les juges nationaux qui se sont considérablement enhardis depuis les débuts de la Vème République, d'autant que la construction européenne, très inspirée du modèle allemand, a inoculé en France le culte germanique de l'Etat de droit (Rechtsstaat). La "prééminence du droit", sans cesse rappelée dans les traités et la jurisprudence européens, a fini par triompher de la gaullienne et souverainiste raison d'Etat - et peut-être de la démocratie qui allait avec.          
    Le 16 juillet 1971, quelques mois après la mort du général de Gaulle, le Conseil constitutionnel, initialement conçu pour défendre les prérogatives de l'exécutif, commet un "coup d'Etat de droit". En censurant une disposition législative qu'il juge contraire à la liberté d'association, il se reconnaît en effet soudain compétent pour contrôler, non plus seulement les règles de compétence et procédure parlementaires mais aussi la conformité du contenu des lois au préambule de la Constitution où sont mentionnés les principaux droits et libertés des citoyens. Il s'arroge ainsi le droit de contrôler les choix politiques du législateur. Puis Valéry Giscard d'Estaing étend la saisine du Conseil à 60 députés ou 60 sénateurs, c'est-à-dire à l'opposition parlementaire qui ne va pas se priver de cette nouvelle arme. Enfin, la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, initiée par Nicolas Sarkozy, boucle la boucle en créant la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) - le rêve de Robert Badinter est réalisé. Celle-ci permet à tout justiciable qui soutient que la loi applicable à son procès contient une disposition contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution de demander le renvoi de cette question au Conseil constitutionnel après un filtrage par le Conseil d'Etat ou la Cour de cassation. Si le Conseil estime qu'il y a bien une violation, il abroge purement et simplement la disposition de loi en cause. Autrement dit, il "corrige" a posteriori le travail du Parlement.
                Pour compléter le tableau, peu de temps après la fameuse décision de 1971 et sur invitation du Conseil constitutionnel, la Cour de cassation (1975), puis le Conseil d'Etat (1989) se sont lancés dans le contrôle de conformité des lois au droit international et européen. En clair: n'importe quel juge judiciaire ou administratif de base peut désormais écarter, dans un litige qui lui est soumis, l'application d'une loi française qu'il juge contraire au droit international ou au droit européen, c'est-à-dire, en réalité, à la jurisprudence de juges européens parfaitement inconnus des Français, qui n'ont de compte à rendre à personne et dont on ne s'inquiète peut-être pas assez de la "traçabilité".
                Le triomphe de la subjectivité
                Autant dire qu'à l'absolutisme démocratique de Rousseau selon lequel la loi est "toujours droite et ne peut errer" s'est substituée une méfiance généralisée à l'égard du législateur qui conduit à l'enserrer dans un filet de normes posées par des juges non élus et politiquement irresponsables. Les normes de référence dont se servent ces juges pour censurer la loi (ou la valider, selon leur bon plaisir du jour) sont extrêmement vagues et floues (liberté, égalité, dignité, nécessité, ordre public, etc.) et leur confèrent un pouvoir d'appréciation absolument discrétionnaire. La Cour européenne des droits de l'homme "invente" le droit qui lui plaît à longueur d'arrêts. Sauf dans les très rares cas où la Constitution est précise, il en va de même du Conseil constitutionnel qui extrait les principes qu'il veut (ou ignore ceux dont il ne veut pas) du préambule de la Constitution. Lors de l'inauguration de la QPC, le 1er mars 2010, le président Sarkozy a prononcé devant le Conseil un discours parfaitement schizophrène vantant les mérites de l'Etat de droit et du contrôle des lois tout en mettant aussitôt en garde contre le "gouvernement des juges"... qu'il venait pourtant officiellement d'aggraver!
                Quant aux magistrats qui rendent la justice au quotidien, il convient de replacer leur pouvoir dans le contexte sociologique et juridique existant, indépendamment de la "politisation" et des excès de zèle de certaines individualités légèrement sectaires.
                Des lois mal écrites, dont certaines votées sur ordre de lobbies vindicatifs mus par le ressentiment et l'"envie du pénal" et confondant le juge et le psychothérapeute, abandonnent chaque jour aux tribunaux le soin de procéder à l'application de  notions parfaitement subjectives qu'ils manipulent avec plus ou moins de maladresse. Les juges n'ont jamais que les pouvoirs qu'on leur donne, et il est certain que plus les textes qu'ils doivent appliquer sont flous, contradictoires, lacunaires, confus, incohérents voire inintelligibles, plus ils sont livrés à leur subjectivité et parfois contraints de "gouverner". Ceci est vrai à tous les niveaux et dans toutes les juridictions. Quand le législateur ne règles pas convenablement la question du port des insignes religieux dans le secteur privé et que le Conseil constitutionnel lui-même donne une définition obscure de la laïcité, le juge ordinaire fait ce qu'il peut pour trouver un critère et les politiciens ont ensuite beau jeu de condamner son choix. Quand la loi pénale abandonne discrétionnairement l'application des peines à des magistrats qui peuvent les réduite à volonté de telle sorte que la peine exécutée n'a plus rien à voir avec la peine prononcée et que le sentiment d'incohérence judiciaire grandit, la responsabilité en incombe sans doute autant à ceux qui votent la loi qu'à ceux qui l'appliquent.
                Retour à l'ancien régime?  
                Pour autant, la lecture des rapports annuels de la Cour de cassation ne trompe pas sur la revendication des magistrats contemporains d'initier et de créer le droit en concurrence avec le législateur, voire même parfois contre la volonté de celui-ci. L'activisme judiciaire à tous les niveaux rappelle les comportements judiciaires corporatistes de l'Ancien Régime.
                Il est, à cet égard, parfaitement symptomatique que chaque fois qu'est remise au goût du jour l'idée d'une démocratisation de la désignation des juges par un système électif approprié, les magistrats poussent immédiatement des cris d'orfraie en invoquant la "technicité" de la fonction et donc le nécessaire de maintien du mode de recrutement actuels. Ceux qui ont l'audace de suggérer une forme d'électivité des juges, pourtant empruntée à l'idéologie de gauche, font l'objet des sarcasmes et se trouvent épinglés sur le "mur des cons" du Syndicat de la magistrature! Touche pas à mon corps!  
                Tout démocrate devrait conserver à l'esprit la formule de Roederer à la Constituante: "Le pouvoir judiciaire, le pouvoir d'appliquer les lois est le plus voisin du pouvoir de les faire: il y touche de si près qu'il ne peut jamais être aliéné par le peuple." C'est pourtant cette aliénation que consacre la post-démocratie contemporaine.
    Anne-Marie Le Pourhiet est professeur de droit public à l’Université de Rennes.
    Source : Causeur n°3, 3 juin 2013, p.45-46

    http://www.observatoiredeleurope.com/Juges-partout-democratie-nulle-part--par-Anne-Marie-Le-Pourhiet_a2082.html

  • Élections parlementaires de l'Union européenne: démocratie ou hypocrisie ?

    Comparé aux élections législatives européennes, le scrutin présidentiel iranien avec son énorme taux de participation et la volonté des électeurs d'exprimer leur vote, a été édifiant. Les candidats sont intervenus avec passion, et leurs partisans se sont mobilisés en masse. Le contraste avec la campagne électorale dans l'Union européenne (UE), terne et peu disputée, ne pouvait pas être plus frappant. En Iran, la répression de la violence post-électorale est la preuve, si nécessaire, que la démocratie n’est pas toujours synonyme de plus de liberté. En Europe, le processus a été libre et juste, pacifique, mais la question demeure, à savoir si l'Union, fortement centralisée, est réellement le modèle démocratique qu'elle prétend être ? 

     

    En effet, depuis les premières élections directes (1979), moins de citoyens européens ont pris la peine d'exercer leur droit de vote. En 2009, le niveau de participation global a atteint un taux bas record : 43% en 2009 contre 62% en 1979. La Slovaquie avec un taux de 19,64% se situe au bas du tableau. En France, l'un des Etats fondateurs, 60% de l'électorat s'est abstenu. Pourtant, ce résultat abyssal n'a pas compromis l’esprit festif des partis politiques qui ont obtenu de meilleurs résultats (UMP 27,8%, Europe Ecologie 16,28%). Les bouchons de Champagne ont sauté en dépit du fait que les députés nouvellement élus (72 sur un total de 736) représentent le peuple avec une légitimité démocratique des plus faibles. Mais à vrai dire, les institutions de l'UE et les gouvernements nationaux ont déjà été validés avec un soupir de soulagement. Retour à la politique comme d'habitude. 

     

     

    En général, les hommes politiques ont éludé la question de ce déficit démocratique grandissant. La raison en est simple. « The UE-Show must go on ». De nombreux dirigeants ont régulièrement et ouvertement déclaré que « la démocratie et la politique complexe de l'UE sont pas vraiment compatibles ». La ratification du traité de Lisbonne a révélé une mentalité, profondément ancrée, de méfiance à l'égard des électeurs parmi l’élite. D'où un sentiment croissant que les consultations démocratiques ne sont qu’une formalité bureaucratique, un coup de tampon de plus, alors que les affaires sérieuses de l'UE continuent à être traitées dans le secret des conclaves dissimulés de la politique consensuelle supranationale. Désenchantés, les électeurs se sont retrouvés avec seulement deux options pour exprimer leur frustration et leur désaccord : l'abstention ou le vote pour les partis d’extrême (droite ou gauche). Pourtant, définir cette marée montante de sentiment négatif comme « anti-européen » est simpliste, bien que pratique pour une classe politique ayant l'intention de préserver le statu quo. Les résultats peuvent aussi être interprétés comme étant contre l’Europe telle qu’elle est menée actuellement et pro-liberté. 

     

     

    Les institutions de l'UE ont saisi ces élections afin de promouvoir l'idée que le traité de Lisbonne va inaugurer une nouvelle ère : « une Europe plus démocratique et plus transparente ». Mais, comme l’universitaire d’Oxford Christopher Bickerton l’a fait remarquer, les tentatives pour remédier au manque de transparence ont déjà échoué parce que l'UE n'est pas une question de transparence. Sa fonction est de fournir l'espace pour l'élaboration des politiques qui substitue aux conflits politiques de principe une culture de compromis bureaucratiques (cf. The Manifesto Club study, “No” to the Politics of fait accompli”). La politique de l'UE est devenue une « zone interdite au public », à savoir la préservation de bureaucrates, politiciens et diplomates qui ne doivent rendre de compte à personne, comme le correspondant du Daily Telegraph, Bruno Waterfield, l’a souligné. Même avec des pouvoirs accrus octroyés au Parlement, renverser des décennies d’une culture de prise de décision et de législation coupées du monde et non démocratiques pourrait se révéler être une mission impossible. 

     

     

    Le projet européen est censé renforcer notre liberté. L'essence de la liberté est le choix. Pourtant, si les choix des citoyens - le « non » au traité de Lisbonne, l'abstention pour exprimer le mécontentement – sont rejetés, si l’ « euroligarchie » ne peut penser à rien de mieux pour résoudre la crise de légitimité que d'épouvanter l’électorat pour faire avancer leur ordre du jour « éclairé » (« voter Oui ou subir les conséquences de l'extrémisme ou de la récession »), alors sans doute reste-t-il peu de démocratie digne de ce nom. Au contraire, ce qui émerge est une nouvelle forme d’autoritarisme supra-national imposé par une nomemklatura, qui, d’une manière pas sensiblement différente de l'URSS, « sait mieux » que le peuple. 

     

     

    L'Union européenne est en zone de crise de légitimité. Le faible taux de participation (et les voix du « non » aux référendums) doivent être interprétés comme l'équivalent électoral de la « crise de la chaise vide » de 1965 (« le compromis de Luxembourg ») lorsque les fonctionnaires français furent retirés par Charles de Gaulle en raison de graves désaccords avec la Commission. La responsabilité en incombe directement aux hommes politiques (des grands partis ou pas) qui n'ont pas réussi à articuler une vision pour l'avenir à laquelle une majorité des citoyens peut croire et soutenir.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Paranoïa républicaine...

    Quelque part dans l’est de la France, en Moselle, loin de la Bretagne, des employés d’une entreprise internationale, consortium de sociétés et d’actionnaires européens, décident de prendre une photo de groupe pour fêter Noël : coiffés de bonnets rouges jusque là signe de reconnaissance du Père Noël, ils sourient à l’objectif quand des camionnettes de gendarmerie surgissent… Prévenus par un appel courageusement anonyme, la gendarmerie intervient pour disperser ce qui a tout l’air, selon elle, d’un attroupement séditieux : les bonnets rouges, désormais, font peur à une République qui, depuis plusieurs mois, ne sait pas toujours comment réagir à ce mouvement apparemment surgi de nulle part, comme le retour d’une vieille colère qui a longtemps cheminée dans les esprits.
    Pourtant, ce n’était là, bien loin des terres d’Armorique, qu’une pause festive dans le travail : les employés sont ceux de l’entreprise… Ecomouv’, celle-là même qui est chargée de percevoir cette fameuse écotaxe aujourd’hui suspendue et qui, désormais, attend des jours meilleurs pour poursuivre ses activités ! Ironie du sort…
    Le plus frappant et, disons-le, le plus inquiétant dans cette affaire mineure (je parle évidemment de la photo de groupe…), c’est la réaction de l’officier de gendarmerie dépêché sur les lieux : « Ils n’ont pas réfléchi », a-t-il déclaré en parlant des salariés de l’entreprise… Et d’ajouter que ces employés auraient dû prévenir les autorités de leur initiative, de cette photo de groupe ! Ainsi, désormais, à suivre le raisonnement de cet officier, tout attroupement de quelques dizaines de personnes peut être assimilé à une manifestation, sans doute forcément factieuse… Le quotidien Ouest-France voyait dans cette anecdote l’équivalent « d’une tirade du Père Ubu, d’une nouvelle d’Alphonse Allais ou d’un sketch radiophonique de Pierre Dac et Francis Blanche » : j’y vois, quant à moi, la preuve d’une forme de paranoïa de l’Etat républicain qui croient voir des bonnets rouges partout, comme dans un mauvais cauchemar populiste… Faudra-t-il, demain, demander une autorisation à la préfecture, à la gendarmerie ou à la mairie, pour chaque photo de groupe, déplacement scolaire ou visite groupée des rues d’une ville ? Va-t-on étendre le principe de précaution à la moindre circulation ou station de plus de trois personnes sur la voie publique ? Certains penseront que j’exagère : j’aimerais aussi le penser, mais je ne suis pas sûr d’exagérer, malheureusement…
    « Tant vaut l’Etat, tant vaut sa raison » disait Maurras. Il semble bien que, à défaut de bonnet rouge pour la couvrir (pourtant, le bonnet phrygien y ressemble bien un peu…), la République n’ait plus toute sa tête, comme elle ôtait, jadis, celle de ceux qui la critiquaient…
    En tout cas, la paranoïa républicaine n’est pas un très bon signe pour les citoyens, surtout à l’heure des réglementations de plus en plus orwelliennes de l’administration et de la surveillance de la Cité, en particulier par caméras et réseaux électroniques interposés… Nous pourrons néanmoins toujours y répondre par la fameuse citation du même Maurras précédemment évoqué : « Les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent »… Et on ne va pas se gêner, bien sûr !
    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1107:paranoia-republicaine&catid=47:2013&Itemid=58

  • Un jour un livre : la propagande de la marchandise, vue par Christopher Lasch

    PARIS (NOVOpress) - À l’occasion des fêtes de fin d’année, les rédacteurs de Novopress vous proposent de découvrir une sélection de livres à travers des extraits choisis. Dans La Culture du narcissisme, sous-titré La vie américaine à un âge de déclin des espérances (publié en 1979), l’historien et sociologue américain Christopher Lasch analyse les tourments et les contradictions de la vie moderne mais aussi les conditions politiques et culturelles qui en commandent le sens.

     

    À une époque moins complexe, la publicité se contentait d’attirer l’attention sur un produit et de vanter ses avantages. Maintenant, elle fabrique son propre produit : le consommateur, être perpétuellement insatisfait, agité, anxieux et blasé. La publicité sert moins à lancer un produit qu’à promouvoir la consommation comme style de vie. Elle « éduque » les masses à ressentir un appétit insatiable, non seulement de produits, mais d’expériences nouvelles et d’accomplissement personnel. Elle vante la consommation, remède universel aux maux familiers que sont la solitude, la maladie, la fatigue, l’insatisfaction sexuelle. Mais simultanément, elle crée de nouvelles formes de mécontentements, spécifiques de l’âge moderne.

     

     

     

    Elle utilise et stimule le malaise de la civilisation industrielle. Votre travail est ennuyeux et sans signification ? Il vous donne un sentiment de fatigue et de futilité ? Votre existence est vide ? Consommez donc, cela comblera ce vide douloureux. D’où la volonté d’envelopper la marchandise d’une aura romantique, d’allusion à des lieux exotiques, à des expériences merveilleuses, et de l’affubler d’images de seins féminins d’où coulent tous les bienfaits.

     

    La propagande de la marchandise sert une double fonction : premièrement elle affirme la consommation comme solution de remplacement à la protestation et à la rébellion. Paul Nystrom, pionnier de l’étude du marché moderne, a remarqué que la civilisation industrielle donnait naissance à une « philosophie de la futilité », à « une pesante fatigue », à un « désenchantement quant à la valeur des accomplissements », lesquels trouvent un débouché dans le changement « des phénomènes superficiels où règne la mode ». Le travailleur fatigué, au lieu de tenter de changer les conditions de son travail, cherche à se revigorer en renouvelant le cadre de son existence, au moyen de nouvelles marchandises et de services supplémentaires.

     

    En second lieu, la propagande de la marchandise, ou de la consommation de celle-ci, transforme l’aliénation elle-même en une marchandise. Elle se tourne vers la désolation spirituelle du monde moderne et propose la consommation comme remède. Elle promet de pallier tous les malheurs  traditionnels, mais elle crée, aussi, ou exacerbe, de nouvelles manières d’être malheureux : l’insécurité personnelle, l’anxiété quant à la place de l’individu dans la société, l’angoisse qu’ont les parents de ne pas être capables de satisfaire les besoins de leurs enfants (…). La publicité institutionnalise l’envie et l’anxiété qui en découle.

     

    Christopher Lasch, La culture du narcissisme (chapitre « Décadence du système éducatif »), Flammarion Champs Essais, 1979, préface de Jean-Claude Michéa. Traduit de l’anglais par Michel L. Landa. Acheter sur Amazon.

    http://fr.novopress.info/149783/jour-livre-propagande-marchandise-vue-christopher-lasch/#more-149783

  • NKM : la machine à perdre

    Lu dans Les 4 Vérités :

    "« NKM » ne peut pas gagner, me semble-t-il, sauf à supposer un courant très fort de rejet du PS et d’adhésion à l’UMP à l’occasion des municipales. Or, si le rejet est effectivement très fort, l’adhésion, elle, est beaucoup plus timide. Ce sont les politiciens en général, et pas seulement les politiciens socialistes, qui sont vomis par le peuple français. Je ne crois donc pas qu’il y aura un fort courant en faveur de NKM, incarnation quasi parfaite de l’oligarchie politiquement correcte. Faute de ce courant, elle ne peut gagner. Une élection se gagne d’abord en unissant son camp. Elle s’est acharnée à le diviser. Elle a commencé en disant tout le mal qu’elle pensait du FN et de ses électeurs. Elle a continué en tenant des discours « bobos » lors de la campagne de Nicolas Sarkozy, qu’elle a contribué à faire perdre. Elle a également perturbé une partie de l’électorat de droite en refusant de s’opposer à la loi Taubira. Et, aujourd’hui, en faisant la chasse à tous les « vieux » élus de Paris et en proposant un programme très proche de celui d’Anne Hidalgo, elle aggrave encore ces divisions. On peut certes regretter que la droite ne reprenne pas la mairie à la gauche. Mais, à tout prendre, si c’est pour mener une politique de gauche, les élus « de droite » ne peuvent pas s’étonner que leurs électeurs leur manquent! Et, si cette défaite pouvait servir de leçon à d’autres, elle ne serait pas tout à fait inutile… L’union sur des valeurs de droite est la seule façon pour gagner à droite!"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Apprendre à décrypter l’« antiracisme » avec Geneviève « de Fontenay »

    Geneviève Mulmann – se faisant appeler pompeusement Geneviève de Fontenay – est la mégère maquillée comme une voiture volée qui a longtemps présidé le Comité « Miss France », toujours friand d’exotisme…

    Dire que le système politico-médiatique promeut le cosmopolitisme est parfois taxé de complotisme.
    Signalons donc cet entretien délirant que la mère Mulmann a donné récemment au Point – et qui montre bien la vraie nature de l’antiracisme officiel (qui est en réalité un racisme antiblanc et antifrançais) :

    « La France a toujours été un pays multiracial [sic], et notre peuple serait bien plus laid – je parle physiquement – s’il n’avait digéré tous ces mélanges : les Polonais, les Portugais, les Espagnols, les Africains…
    Regardez comme les gens du Sud sont beaux par rapport à certaines régions en province, là où il y a peu de brassage.
    L’Amérique du Sud reste pour moi un modèle : je suis toujours stupéfaite par la beauté de ces peuples. Alors qu’en France ce n’est pas le cas partout… Il faut que ce pays apprenne à accepter la différence. Avant de mourir, je rêve de voir élue une Miss d’origine maghrébine
    . »

    Vous pensez que ces propos aberrants et mensongers sont du racisme à l’état pur ?
    Non non ! Dans ce sens, c’est de l’antiracisme !

    http://www.contre-info.com/

  • Turquie: un triste spectacle.

    Vue de l'extérieur et malgré les efforts d'explication de la presse européenne, la Turquie paraît s'enfoncer dans une crise incompréhensible. Depuis quelques jours maintenant, les déclarations abruptes du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan se succèdent, accusant des manipulations politiques destinées à déstabiliser son gouvernement, dit islamo-conservateur, et son parti l'AKP.

    Dans le même temps, la justice et la police mènent depuis le 17 décembre une vaste opération dite anti-corruption. Cinquante et une personnes étaient toujours en garde à vue, mercredi soir, soupçonnées de malversations, de fraudes et de blanchiment d'argent. Parmi les placés en garde à vue figurent le maire (AKP) du quartier central de Fatih à Istanbul, les fils de trois ministres parmi les plus proches du chef du gouvernement, le cousin d'un responsable du bureau national de l'AKP, des bureaucrates de premier plan mais aussi des hommes d'affaires liés au secteur de la construction et de la promotion immobilière.. .
    La justice enquête en particulier sur l'Administration de développement de l'habitat collectif (TOKI), qui a réalisé au cours de la dernière décennie des bénéfices considérables en revendant à des promoteurs immobiliers amis du pouvoir des terrains publics, tout en réalisant ses propres projets de logements collectifs. Cette entreprise parapublique est au cœur de la politique de transformation urbaine initiée par Erdogan à Istanbul et tant décriée au printemps au moment des manifestations de la place Taksim. Ceux-ci protestaient notamment contre la destruction envisagée par le pouvoir du parc de la place Taksim, le seul ou presque espace vert demeurant dans la capitale.
    L'opposition menée par le CHP (Parti républicain du peuple), exige la démission du gouvernement et la création par l'Assemblée nationale d'une commission d'enquête. Mais la justice et l'opposition peuvent-elle se présenter comme neutres dans cette offensive de vertu? Malheureusement non. Il apparaît de plus en plus qu'elles sont instrumentalisées par une secte ou confrérie très puissante qui, un peu comme les frères musulmans dans d'autres Etats islamiques, a pris en mains une partie de la police, de la justice et des cercles économiques.
    Bien qu'elle s'en défende, la confrérie, née dans les années 1970 autour des prêches de l'imam turc Fethullah Gülen, issue du courant Nourdjou et inspirées par les idées du penseur Said Nursi, prospère depuis vingt ans dans les coulisses du pouvoir politique. L'Etat turc, quelle que soit la couleur du parti majoritaire, a utilisé, dès le début des années 1990, les réseaux de ces "missionnaires de la turcité", actifs dans les pays d'Asie centrale nouvellement indépendants.
    Une véritable guerre
    Or longtemps alliés, la secte et l'AKP s'opposent aujourd'hui dans une véritable guerre. Les partisans du premier ministre Erdogan affrontent désormais ceux de Fethullah Gülen, exilé depuis 1999 aux Etats-Unis à la suite d'enquêtes menées à l'époque par les militaires alors très présents au gouvernement avant d'en être chassés par Recep Tayyip Erdogan. L'instruction contre l'entourage de ce dernier est conduite par le procureur Zekriya Öz, proche des gülénistes, et qui avait dirigé l'enquête dans l'affaire Ergenekon, un réseau militaro-nationaliste démantelé après 2008.
    Pourquoi les deux pouvoirs, précédemment alliés, non seulement contre les militaires mais contre l'opposition réputée démocratique, sont-ils entrés en guerre? Les raisons n'en sont guère glorieuses. La secte reproche désormais au gouvernement la fermeture des dershane – un réseau de cours privés de soutien scolaire dans lesquels elle a massivement investi. Plus généralement, l'enjeu est la conquête du patronat, notamment de province. Depuis 2004, la forte croissance turque a largement profité aux petits patrons qui forment le tissu du mouvement religieux et financent ses écoles dans le monde entier. Depuis 2005, les gülénistes ont formé leur propre patronat : la confédération des entrepreneurs turcs (Tüskon). Elle compte 30 000 membres, dont 30 des 200 plus grandes entreprises du pays, et les réseaux commerciaux de ses hommes d'affaires sont incontournables.
    Mais pourquoi l'AKP a-t-elle décidé d'affronter la secte en organisant la fermeture de ses écoles privées? D'une part pour prendre de l'influence dans les esprits des très nombreux milieux sociaux fréquentant ces écoles, et d'autre part pour récupérer une partie des revenus en découlant.
    Tout ceci ressemble fort à une guerre entre mafias. L'actuel visage de la Turquie la rend plus mal fondée que jamais à poursuivre une entrée dans l'Union européenne, quels que soient les soutiens qu'elle avait reçus pour cela de l'Amérique. Certes les intérêts de beaucoup d'entreprises européennes sont très liés aux intérêts turcs dont nous venons de voir la complexité. Mais les Européens doivent cependant sauver les apparences. Ajoutons que les louvoiements de la diplomatie turque dans le conflit syrien augmentent encore les méfiances qu'elle inspire.
    La conclusion de ces péripéties pourrait être, non une montée sérieuse de l'opposition libérale toujours faible et divisée, mais un certain retour en grâce des militaires. Ils ont été chassés du pouvoir par Erdogan, à la suite d'accusations apparaissant aujourd'hui injustes. En fait, dans la tradition du kémalisme, ils incarnaient un gouvernement se voulant aussi laïc et intègre que souhaitent l'être beaucoup d'Etats européens. Dans une certaine mesure, ils ressemblaient aux militaires égyptiens revenus récemment au pouvoir à la suite du « coup d'état » du général Abd el Sissi.
    N'idéalisons pas ici les militaires turques ou ce qu'il en reste, mais bornons nous à retenir, en attendant la suite des évènements, que Recep Tayyip Erdogan et l'AKP ne donnent pas une image très attrayante de la politique islam-conservatrice modérée qu'ils prétendaient incarner. La place de la Turquie en Europe est moins souhaitable que jamais.

     

    Jean Paul Baquiast, 20/12/2013
  • Plus l’État est envahissant, moins il est fort et efficace

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

    "Cet été, Pierre Gattaz, président du Medef, a affirmé que les chefs d’entreprise étaient capables de créer un million d’emplois en 5 ans – « à la condition que l’environnement réglementaire, social et fiscal s’améliore ». Je crois que ce serait encore plus. Mais je crois aussi qu’il est parfaitement utopique de penser que l’environnement réglementaire, social et fiscal va s’améliorer sous l’autorité de ce gouvernement violemment hostile à toute liberté d’entreprendre. En réalité, il est beaucoup plus vraisemblable que l’environnement soit encore aggravé dans les prochaines années et que nous détruisions ainsi un nouveau million d’emplois. Ce qu’il faut, c’est abandonner cette idée selon laquelle « nos » gouvernants, et leurs petits soldats de l’inspection du travail, des syndicats, des médias, ou d’ailleurs, savent, mieux que nous, ce qui est bon pour nous. Qu’ils nous f… la paix, et je puis garantir, non seulement que la croissance et l’emploi repartiront, mais aussi que la France redeviendra une grande puissance.

    Plus l’État est envahissant, moins il est fort et efficace dans l’accomplissement des missions que nul ne peut remplir à sa place. Ce qui signifie que, plus on socialise la vie publique, plus on paie cher un service public de moins en moins bon. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre le principe de subsidiarité. Que ce soit en termes d’efficacité ou en termes de légitimité de l’action publique, il est évident qu’une décision doit être prise au plus près de ceux qu’elle concerne. Pourquoi cette évidence ne s’impose-t-elle pas aux prétendues « élites » ? Tout simplement, parce que ces gens ne doivent leurs privilèges qu’au fait de se mêler de tout et d’arroser d’allocations et de subventions diverses leur « clientèle », tout en menaçant les opposants de contrôles fiscaux, sociaux et de sanctions variées. C’est donc le clientélisme qu’il faut abattre si on veut résoudre le problème du chômage – et, de façon générale, la plupart des problèmes de la France.

    Ce clientélisme ne peut être abattu, à l’heure actuelle, que par deux voies. Soit la prise de pouvoir par un pouvoir dictatorial (et je puis prophétiser, sans risque de me tromper, que, si le régime suit encore quelques années la voie tracée depuis 40 ans, et aggravée par le gouvernement Hollande, les Français applaudiront la dictature…). Soit la décision constitutionnelle de contre-balancer la démocratie pseudo-représentative par une démocratie directe, où le peuple s’exprimerait sans le biais de ses « représentants ». Prenons y garde : le clientélisme nous menace tous comme individus, comme familles, et comme nation. C’est parce que Hollande se goberge avec ses petits camarades que ces malheureux cafetiers du Finistère sont persécutés par l’URSSAF. Et sans un rejet clair et net du socialisme, nous y passerons tous…"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/