
Il est clair que certains profitent de la crise sanitaire pour faire avancer leur vision du monde, où les libertés publiques n’ont pas beaucoup de place (il est vrai que l’admiration pour le modèle chinois, très répandue dans l’oligarchie anti-française, n’est pas forcément le meilleur moyen d’apprécier les libertés!). Ce qui nous conduit à nous méfier grandement des “propositions” de traçage numérique (sur la base du volontariat, naturellement!) comme solution pour sortir de notre actuelle assignation à résidence. L’Obs (lâcherait-il Macron ? ça, ce serait une information!) vient de publier un entretien croisé avec Eric Léandri, fondateur de Qwant, et Baptiste Robert, hackeur, qui ne nous rassure pas vraiment :
L’application [stopcovid], telle qu’elle est pensée, est techniquement inutile, elle ne servira à rien sur le plan sanitaire, tout en rognant un peu plus les libertés individuelles.






Vingt-huit minutes. Le discours prononcé par le chef de l’Etat était long. Inversement proportionnel à la densité de son contenu. Dans les dix premières minutes, il a fallu se concentrer pour réussir à tirer la moindre information du laïus. Fidèle à lui-même, Emmanuel Macron a, avec une aisance parfaite, débité du vide. Le temps des discours énergiques du début du quinquennat, comme celui qu’il avait prononcé pour Arnaud Beltrame, semble dater d’une éternité. Ces discours étaient à l’époque écrits par Sylvain Fort, un auteur publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux bien connues de nos lecteurs, et gage d’une certaine qualité de style.
