culture et histoire - Page 1009
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Ce que les médias vous cachent : ces Noirs qui ont défendu hier et aujourd’hui le drapeau confédéré

Les récents incidents de Charlottesville sont l’occasion pour les médias dominants d’une fois de plus tenter de manipuler l’opinion publique.
Rappelons que ces incidents sont la conséquence d’une provocation absurde : la volonté de déboulonner la statue du Général Lee, commandant en chef de l’armée confédérée et véritable héros pour tout le sud des Etats-Unis.

Or, dans cette histoire, les médias dominants manipulent l’opinion publique à plusieurs titres.
D’abord, en continuant à propager le mythe que la guerre de sécession avait pour motif principal la volonté du Nord d’abolir l’esclavage. C’est là une réécriture de l’Histoire destinée à entretenir une légende dorée en faveur des vainqueurs (les fédérés) et fermer les yeux sur toutes leurs exactions.
Un autre mensonge des médias dominants consiste à faire croire que seuls les Blancs racistes sont encore attachés au général Lee et au drapeau confédéré. C’est tout simplement nier la réalité du Sud des Etats-Unis.

Et ce que ces médias dominants veulent à tout prix éviter de vous montrer, ce sont ces citoyens noirs du Sud des Etats-Unis qui défendent le drapeau confédérée et la mémoire du général Lee et de l’armée confédérée.

Car il y a une autre réalité qui va à l’encontre de l’histoire tronquée racontée par les médias dominants : ce sont les soldats noirs qui ont fièrement combattu dans les rangs de l’armée confédérée.

L’histoire des confédérés noirs est sans doute le sujet le plus controversé de la guerre civile car il dérange la version officielle.

250.000 noirs libres ont été recrutés en tant que soldats et des milliers d’esclaves loyaux se sont battus à côté de leurs maîtres, bien que la Confédération l’ait théoriquement interdit.
Bien sûr, les historiens politiquement corrects refusent de voir l’importance (et même simplement l’existence) de ces confédérés noirs dans la guerre de sécession.

Ce qui dérange le plus le politiquement et historiquement correct, c’est l’énorme poids symbolique que représentent ces Noirs esclaves qui ont volontairement combattu avec leurs maîtres, car ils explosent le mythe selon lequel un esclave ne se battrait pas au nom des maîtres. Les historiens sérieux reconnaissent pourtant que tout au long de l’histoire, les sociétés pratiquant l’esclavage ont eu des esclaves armés, parfois promis à la liberté. Ils reconnaissent également qu’un petit nombre d’Afro-Américains étaient des propriétaires d’esclaves (environ 3.700, selon Loren Schweninger). En fait, la plupart des 3 700 «maîtres noirs» dans la décennie avant la guerre civile vivaient dans ou autour de Charleston, Natchez et la Nouvelle-Orléans . En plus de posséder des esclaves, ils ont créé des églises, des écoles et des associations de bienfaisance dans leurs efforts pour s’identifier aux blancs.
Les Afro-Américains ont été les premiers à rappeler à l’opinion publique la présence des confédérés noirs.

Selon les documents et témoignages d’époque, on s’aperçoit par exemple que trois régiments de Noirs se battaient pour la Confédération à Manassas. La plupart des soldats noirs ayant combattu à Manassas étaient des Noirs libres.

Un autre exemple significatif des troupes confédérées noires libres est le Louisiana Native Guards, basé à la Nouvelle-Orléans. Quelque 1 500 hommes se sont enrôlés au début de la guerre et ont annoncé leur détermination à « prendre les armes à tout moment et à se battre avec les autres citoyens » en défense de la ville.

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La Bataille de Metz
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Émission : les 300 ans de la franc-maçonnerie et les sources occultes de la philosophie moderne
Pour cette émission diffusée en direct sur Radio Courtoisie le 8 juin 2017 à 21h30, je recevais :
- Karl Van Der Eyken, ancien haut-gradé franc-maçon.
- Alain Pascal, chercheur, écrivain, pour la sortie de son livre Les origines occultes de la philosophie moderne. Il est aussi l’auteur de La trahison des initiés, de La Pré-kabbale, de La Renaissance, cette imposture, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, et La Réforme, cette révolution.
- Jean de Rouen, enseignant, philosophe, auteur d’Apprendre à penser à l’école du réel.
Annonces :
♦ Samedi 24 juin, à Paris : Grand colloque « le vrai visage de la franc-maçonnerie ».
♦ Dimanche 25 juin, à Paris : Fête de la Courtoisie. J’y aurai un comptoir.
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les grandes batailles du passe - 1813 - la bataille des Nations
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Zoom d’été : A la rencontre de Stephanie Bignon
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Okja et War Machine, deux productions Netflix à découvrir
Par Francis Venciton
Parmi les films produits par Netflix, Okja s’attaque à l’industrie agro-alimentaire, tandis que War Machine critique les interventions militaires de l’Occident et la stratégie de contre-insurrection.
Au printemps dernier, un film a suscité la polémique au festival de Cannes : réalisé par Joon-Ho Bong, un cinéaste coréen reconnu, Okja a été produit par Netflix, la plate-forme de vidéos à la demande ; alors qu’il ne sortira pas en salle, sa présentation dans un temple du cinéma d’auteur a fait grincer des dents… Ce film est un conte. L’on y suit les aventures d’une jeune fille, Mija, qui tente de sauver un cochon génétiquement modifié, Okja, confié à son grand-père censé l’élever dans un objectif de marketing. C’est d’abord une attaque féroce contre l’industrie agro-alimentaire et son lobbying. Cependant, ce film ne se limite pas à opposer gentils écologistes et méchants capitalistes. Que font les écolos ? Du spectacle, incapables de proposer une alternative, grevés de paradoxes : ne cessant de dire qu’ils ne veulent pas être violents, ils le sont dans les faits ; un militant mange au minimum pour réduire son empreinte carbone alors même qu’il prend des bus et des avions. Leurs triomphe ? Un happening qui n’entrave pas la machine à produire.
Les deux visages du capitalisme
Les capitalistes sont traversés eux-aussi par des ambiguïtés. La société Mirando, créatrice d’Okja, est tiraillée par une opposition entre deux sœurs jumelles : l’une, soucieuse de communication, attifée de tenues rose bonbon, est toujours soucieuse d’être aimée ; l’autre, aux allures thatcheriennes, assume sa part de brutalité. La face du capitalisme qu’incarne la seconde semble répugnante, mais elle est préférable à l’autre. Pourquoi ? Parce cette figure-là de capitalisme, soumise au calcul, est raisonnable. Elle rend possible la résolution des problèmes, la substitution d’un produit à un autre. Contrairement au capitalisme de séduction, pour lequel Okja est cette créature paradoxale que l’on cherche à s’approprier parce qu’elle a acquis une singularité. Tous ces aspects de la société du spectacle sont confrontés à l’authenticité des relations humaines, notamment l’inscription respectueuse de l’homme dans la nature. Les montagnes édéniques de la Corée sont un espace de liberté. Pour combien de temps encore ? Le film laisse cette question en suspens. Là où Snowpiercer, du même réalisateur, s’égarait, Okja s’avère cohérent sans rien perdre en style. Fort de sa subtilité critique et de la diversité des genres qu’il aborde, c’est un film qui mérite d’être vu.
Autre production Netflix : War Machine, réalisé par David Michôd, d’après The Operators de Michael Hastings, où Brad Pitt officie en tant qu’acteur et producteur. Ce film raconte comment le général Glen McMahon dirige la coalition internationale en Afghanistan avant de tomber à cause d’un article. Ce récit bourré d’ironie raconte en fait l’histoire vraie du général McChrystal, mais c’est aussi une explication du principe de contre-insurrection et du problème de l’interventionnisme. La contre-insurrection, ou guerre contre-révolutionnaire, théorisée dans une littérature d’origine française née durant la guerre d’Algérie, vise à retourner les populations contre les terroristes en donnant la priorité à la protection des civils. Elle a mauvaise presse en raison de son application en Amérique du Sud et des atteintes aux droits de l’homme ayant accompagné sa mise en œuvre. Le film ne prend jamais réellement au sérieux ce corpus doctrinal en insistant sur le fait que la guerre menée ici ne peut pas être gagnée. Curieusement, c’est une critique des “croyants” (believer) dans le milieu militaire. Mais tout officier ne se doit-il pas d’avoir la foi ?
Achille en Afghanistan
War Machine a été critiqué pour avoir mêlé l’humour au drame. Or la guerre est dramatique, absurde, et par là elle se prête au rire. Il suffit, pour s’en convaincre, de relire les témoignages de Céline sur la Grande Guerre. Ce film, parce qu’il accepte cette dualité, n’est donc pas une copie de MASH. Cela se traduit dans la personnalité du héros : c’est un Achille, un bloc de marbre tombé dans la médiocrité contemporaine ; il est le seul personnage sérieux, avec les victimes de la guerre, face à des gens qui ne la comprennent plus, qu’il s’agisse des administratifs coupés des réalités ou des soldats shootés à l’adrénaline. Si ce film n’était pas resté collé à un certain “politiquement correct” de gauchiste émotif, il aurait pu développer une vraie critique de cet État démocratique qui mène des guerres à l’étranger sans intelligence. Intriguant, War Machine ne se montre pas aussi malin qu’il devrait l’être malgré de grandes et belles fulgurances. Dommage.
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ÉTERNELLES REPENTANCES et VÉRITÉS SUR L'ESCLAVAGE par Bernard LUGAN
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Géopolitique • L'Afrique Réelle : le numéro d'août 2017 est paru

Sommaire
Actualité :
Mali : la France entre Barkhane et le G5 Sahel
Dossier Rwanda : Allons-nous enfin savoir qui sont les assassins du président Habyarimana ?
- Le curieux missile du Kivu
- Que contient le dossier du juge Herbaut, successeur du juge Trévidic ?
Livres :
Sétif, encore et encore...
Editorial de Bernard Lugan
Face au chaos libyen qu’ils ont provoqué, s’obstinant à nier le réel et encalminés dans le néocolonialisme démocratique, les « Occidentaux » ont prétendu reconstruire la Libye autour d’un fantomatique gouvernement d’ « Union nationale ». Présidé par M. Fayez Sarraj, ce GUN est en réalité l’otage des milices islamistes de Tripolitaine et des Frères musulmans de Misrata.
Face à cette politique « hors sol », la Russie a déroulé un plan reposant sur les rapports de force militaires. Sa conclusion fut le voyage que le général Haftar - l’homme avec lequel la « diplomatie » européenne refusait de parler directement -, effectua à Moscou les 27 et 28 novembre 2016.
Du jour au lendemain, les nains politiques de l’UE réalisèrent alors que le « rebelle obstacle à la démocratisation de la Libye » était en réalité le maître de la Cyrénaïque, qu’il disposait de la seule force militaire du pays, qu’il contrôlait 85% de ses réserves de pétrole, 70% de celles de gaz, 5 de ses 6 terminaux pétroliers, 4 de ses 5 raffineries, et qu’il avait l’appui de la confédération tribale de Cyrénaïque ainsi que celui des tribus kadhafistes de Tripolitaine[1].
Le 25 juillet 2017, le président Macron a organisé une rencontre entre Fayez Sarraj et le général Haftar, ce dernier voyant ainsi sa stature internationale confortée. Les deux hommes ont conclu un accord non signé et non ratifié.
Que peut-il en résulter alors que le général Haftar est le maître de la Cyrénaïque quand Fayez Sarraj ne contrôle même pas Tripoli et vit sous la menace permanente des milices ?
Les deux hommes se sont engagés à organiser des élections. Certes, mais la Libye a déjà connu plusieurs scrutins qui n’ont à aucun moment permis d’avancer sur le chemin de la paix. De plus, comme le Conseil des tribus n’a pas été partie prenante à cet accord, si Seif al-Islam Kadhafi n’y est pas associé d’une manière ou d’une autre, il demeurera lettre morte.
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La situation s’aggrave au Mali où, en dépit de l’accord de paix, les groupes armés signataires s’entretuent. Le climat sécuritaire du pays est plus mauvais aujourd’hui qu’il y a quatre ans, quand le président IBK a été élu. A l’insécurité dans le nord, s’ajoute en effet le centre du pays où, pudiquement, les observateurs parlent de « violences communautaires » pour ne pas dire guerre ethno-tribale, l’islamisme n’étant ici que la surinfection d’une plaie ethnique.
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Les Casques bleus de la mission de paix au Congo (Monusco) ont mis la main sur un missile sol-air récupéré sur une milice du Kivu armée par Kigali. Il porte les mêmes numéros de série et a été fabriqué à la même date (avril 1987), que les deux missiles qui ont abattu l’avion présidentiel rwandais le 6 avril 1994. Ces éléments sont contenus dans un rapport officiel de la Monusco dont le rédacteur demande qu’il soit transmis au P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité) ou au P3 (les trois membres occidentaux du conseil de sécurité), à défaut, aux autorités judiciaires françaises en charge de l’enquête concernant l’attentat du 6 avril 1994.
Ce rapport a maintenant plus de 10 mois. Si l’ONU ne l’a pas encore transmis au juge Herbaut, cela démontrerait une fois de plus que certaines puissances ne veulent toujours pas, 22 ans après l’attentat qui fut le déclencheur du génocide du Rwanda, que la vérité soit faite sur son (ses) commanditaire(s).
[1] Pour tout ce qui concerne les tribus de Libye et leurs alliances, voir de Bernard Lugan Histoire de la Libye des origines à nos jours.
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