Parmi les dérives récentes menaçant notre civilisation, la perte du sens du beau, ou plutôt sa corruption, est l’une des plus frappantes : il suffit de penser à l’évolution de l’urbanisme, ou bien aux impostures du mal nommé « art contemporain », ou aux innombrables graffitis qui, dans l’indifférence, dégradent depuis quelque quarante ans nos murs ou nos moyens de transport ; mais aussi à la déformation des corps, signe de domestication, telle que l’obésité croissante, ou l’exagération grossière de traits ou comportements sexuels secondaires, que ce soit de manière réelle (implants et autres) ou fictive via les innombrables images retouchées qui inondent notre quotidien ; sans parler de la destruction de grandes harmonies naturelles (forestières, fluviales, marines, etc.) plurimillénaires et non reconstituables, dont, pourtant, nous dépendons à long terme.