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culture et histoire - Page 1576

  • Les jeunes de plus en plus séduits par les théories du complot

    Conspirations, mensonges et sociétés secrètes: les professeurs sont de plus en plus souvent confrontés à la remise en cause de leurs enseignements par des élèves convaincus d'être au coeur d'un grand complot.
    Selon le site Conspiracy Watch, un observatoire des théories du complot, le phénomène est difficilement quantifiable. Mais "de plus en plus d'enseignants et d'éducateurs témoignent pour dire que quelque chose se passe chez des jeunes de plus en plus nombreux à adhérer aux théories du complot, qu'ils découvrent sur internet", assure son fondateur Rudy Reichstadt.
    La plupart des jeunes interrogés par l'AFP se montrent prolixes sur le sujet.
    "Les droits de l'homme sont une création maçonnique", lâche un étudiant de Valenciennes. Léon, 19 ans, est lui "quasi-sûr qu'il y a des complots politiques, financiers". Quant à Clément, il est convaincu de l'existence d'une "secte puissante", mais cet étudiant parisien reconnaît qu'il y a "un peu de mythe autour de ses activités".
    Tous, en tout cas, disent connaître les Illuminati, prétendue société secrète oeuvrant pour l'avènement du nouvel ordre mondial, symbolisée par un triangle et dont la dénonciation est en vogue chez les jeunes. D'après des données consultables sur Google, le nombre des recherches sur les Illuminati a connu une forte croissance en France après 2011 et, à nouveau mais dans une moindre mesure, début 2014.
    "Y'a des stars comme Jay-Z, Kanye West ou Rihanna qui mettent des triangles dans leurs clips, parce qu'ils en font partie", assène Antoine, en seconde dans un lycée parisien. "Et si on écoute certaines de leurs chansons à l'envers, il y a un message. "Quel message? Les réponses se font vagues: "satanique", ose un élève, "subliminal", répond un autre.
    Ce genre de discours a aussi fait irruption dans les salles de classe. "Si on prend un billet d'un dollar et qu'on dessine une étoile de David sur la pyramide surmontée de l'oeil de la providence, les branches de l'étoile désignent les lettres M.A.S.O.N. comme francs-maçons", argumente ainsi Michael à son prof d'histoire, après un cours de terminale sur les accords faisant du dollar le pilier du système monétaire international. "Ça prouve qu'il y a un complot", insiste-t-il.
    - 'Une autre vérité'-
    Le phénomène reste difficile à cerner, tout comme le profil des jeunes concernés. "Il n'y a pas de gourou, ni de lieu, rien de caractérisé qui permette l'ouverture d'une enquête", juge-t-on à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).
    Sur la quarantaine d'élèves qui suivent les cours de Stéphane François, professeur à l'Institut de préparation à l'administration générale (Ipag) de Valenciennes, "environ un quart sont perméables aux théories du complot". "Globalement, ceux qui adhèrent à cette vision conspirationniste du monde ne sont pas les meilleurs" et sont "généralement issus de l'immigration et des quartiers populaires", estime ce politologue chercheur au CNRS.
    Mais pour le directeur de l'Observatoire des radicalités politiques (Orap) Jean-Yves Camus, cet engouement n'est pas confiné à un seul profil. "Certains adhèrent au discours antisémite proche de Dieudonné, d'autres à un discours catholique conservateur proche du Printemps français et il y a aussi un renouveau du discours islamique radical", énumère-t-il.
    Selon le sociologue Jean-Bruno Renard, spécialiste des rumeurs et des légendes urbaines, les jeunes sont particulièrement réceptifs aux théories complotistes. "Autrefois, ils respectaient les institutions en tant qu'autorité. Aujourd'hui, ils expriment une méfiance envers la vérité officielle, sous-entendu il y a une autre vérité", explique le coauteur du livre "100% rumeurs", ajoutant, à l'endroit de ceux qui entretiennent ces thèses avec des visées politiques, que "l'idée de manipuler les jeunes a toujours existé".
    "Les élèves mènent une vie à part et, dans les milieux clos, les choses se répandent", souligne l'autre auteur, Véronique Campion-Vincent, anthropologue à la Maison des sciences de l'homme (FMSH). En outre, "les thèses complotistes apportent des réponses faciles pour comprendre un monde soumis à une complexification des processus de décisions politiques, économiques et sociales".
    "Les complots existent: ils font partie du pouvoir", nuance Véronique Campion-Vincent. "Ce qui n'existe pas, c'est un complot général qui aurait pour seul objectif d'être maître du monde", mais "la société ne va pas s'effondrer parce que des gens croient à ces théories".

    Le Nouvel Observateur avec AFP :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/di_antiamerique/EuppZVAFlZtDOQoyXj.shtml

  • Mai 1945 : la France livre 102.481 prisonniers russes à Staline…

    Entretien avec Manuel Gomez

    En mai 1945, 102.481 Russes ont été livrés à Staline par de Gaulle et son gouvernement de gauche : ils ont tous été exécutés !

    Conformément aux accords de Yalta, signés entre Staline, Roosevelt et Churchill, alors que de Gaulle et la France sont totalement ignorés, un véritable holocauste s’est produit à la Libération. À la différence de la Shoah, l’extermination de plus de 3 millions de Russes a fait l’objet d’une totale omerta de la part de tous les États. Ce fut un crime contre l’humanité qui dépasse tout ce que l’on a connu et condamné depuis.

    Les uniques responsables de cet holocauste sont l’URSS et Staline, mais avec la complicité des gouvernements de la Grande-Bretagne et des USA tout d’abord, puis de la France et des autres pays alliés, à l’exception du Liechtenstein.

    Lors de l’invasion de l’URSS et de la Pologne, les Allemands capturèrent près de trois millions de Russes, avec femmes et enfants, pour les déporter comme travailleurs dans les différents pays envahis par l’Allemagne. Il ne s’agissait pas uniquement de Russes mais également de Cosaques, Caucasiens, Baltes et Ukrainiens, notamment les dizaines de milliers qui avaient émigré afin de trouver des conditions de vie meilleures que dans leur pays. Nombreux avaient été enrôlés dans la Wehrmacht, surtout ceux qui étaient contre le régime communiste instauré par la révolution d’Octobre. Ils s’étaient regroupés dans l’armée Vlassov afin de poursuivre la lutte.

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  • René Guénon : La démocratie, ou le nivellement par le bas

    Dans cet extrait de son ouvrage « La crise du monde moderne », René Guénon explique en quoi l’idée de démocratie est illusoire, vide de sens, et mène à un nivellement par le bas dans lequel toute autorité supérieure est niée.
    « L’argument le plus décisif contre la « démocratie » se résume en quelques mots : le supérieur ne peut émaner de l’inférieur, parce que le « plus » ne peut pas sortir du « moins » ; cela est d’une rigueur mathématique absolue, contre laquelle rien ne saurait prévaloir. Il importe de remarquer que c’est précisément le même argument qui, appliqué dans un autre ordre, vaut aussi contre le « matérialisme » ; il n’y a rien de fortuit dans cette concordance, et les deux choses sont beaucoup plus étroitement solidaires qu’il ne pourrait le sembler au premier abord. Il est trop évident que le peuple ne peut conférer un pouvoir qu’il ne possède pas lui-même ; le pouvoir véritable ne peut venir que d’en haut, et c’est pourquoi, disons-le en passant, il ne peut être légitimé que par la sanction de quelque chose de supérieur à l’ordre social, c’est-à-dire d’une autorité spirituelle; s’il en est autrement, ce n’est plus qu’une contrefaçon de pouvoir, un état de fait qui est injustifiable par défaut de principe, et où, il ne peut y avoir que désordre et confusion. Ce renversement de toute hiérarchie commence dès que le pouvoir temporel veut se rendre indépendant de l’autorité spirituelle, puis se la subordonner en prétendant la faire servir à des fins politiques ; il y a là une première usurpation qui ouvre la voie à toutes les autres, et l’on pourrait ainsi montrer que, par exemple, la royauté française, depuis le XIVe siècle, a travaillé elle-même inconsciemment à préparer la Révolution qui devait la renverser ; Peut-être aurons-nous quelque jour l’occasion de développer comme il le mériterait ce point de vue que, pour le moment, nous ne pouvons qu’indiquer d’une façon très sommaire.
    Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ;
    (…)
    Le défaut le plus visible, c’est celui-là même que nous indiquions à l’instant : l’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence, que celle-ci résulte d’ailleurs du manque d’intelligence ou de l’ignorance pure et simple ; on pourrait faire intervenir à ce propos certaines observations de « psychologie collective », et rappeler notamment ce fait assez connu que, dans une foule, l’ensemble des réactions mentales qui se produisent entre les individus composants aboutit à la formation d’une sorte de résultante qui est, non pas même au niveau de la moyenne, mais à celui des éléments les plus inférieurs.
    (…)
    Cela dit, il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique », qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie», qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. »
    René Guénon, « La crise du monde moderne »

    Christopher Lings

    http://www.lebreviairedespatriotes.fr/16/05/2014/culture/rene-guenon-la-democratie-ou-le-nivellement-par-le-bas/

  • Livre : La Grâce de l'Histoire

    La Grâce de l'Histoire est une étude sous forme de récit ambitionnant d'aller aux racines de la grande crise que notre civilisation connaît présentement. Le projet comprend trois tomes, successivement baptisés Troisième Cercle, Deuxième Cercle et Premier cercle. (L'explication de cette classification est sur ce site (1), le 27 novembre 2013.) Dans ce premier tome, on analyse la séquence historique identifiée comme la dynamique conduisant à la crise actuelle, à partir de la rupture de la fin du XVIIIe siècle avec ses trois événements fondamentaux : la Révolution américaniste (guerre d'Indépendance des USA), la Révolution française et la révolution du choix de la thermodynamique engendrant le développement industriel et technologique.

    doc :
    Chateau

    Dans la dynamique de cette séquence historique, la Grande Guerre de 1914-1918 occupe une place centrale, à la fois pivot de la dynamique en question, à la fois "réplique sismique en amont" annonçant notre grande crise du début du XXIe siècle. Cette approche entièrement nouvelle de la Grande Guerre vaut essentiellement par l'identification des causes souterraines cachées, d'une très grande puissance, courant depuis le début du XIXème siècle (d'ailleurs se poursuivant après la Grande Guerre). Dans cette conception qui fait une part très réduite à la politique, la Grande Guerre est un événement majeur de civilisation caractérisé pas une catastrophe technologique engendrant des destructions et des pertes épouvantables. Il ne s'agit en aucun cas d'un accident et d'une aberration, mais bien d'une poussée paroxystique d'une civilisation en crise, que nous retrouvons dans notre époque présente, sous d'autres formes.
    Autour de ce pivot de la réflexion qu'est la Grande Guerre, La Grâce analyse le développement de la puissance allemande jusqu'à la Grande Guerre, le développement de la puissance des USA, le rôle de la France, enfin les deux grands courants de la modernité que sont le système du technologisme et le système de la communication.

    (1) http://www.dedefensa.org/article-la_gr_ce_carnet_de_bord-3_27_11_2013.html

    Source : http://www.dedefensa.org/

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuppyklAkEqvflzKNg.shtml