Le 18 janvier 2007, au Panthéon, le président de la République rendra hommage, au nom de la nation aux Justes de France.
Décerné par le mémorial Yad Vashem de Jérusalem, ce titre de Justes parmi les nations honore celles et ceux qui, durant la Seconde Guerre mondiale, sauvèrent des juifs au péril de leur vie. Leur nombre approcherait aujourd’hui les trois mille. Gloire leur soit rendue, comme le consacre la loi du 10 juillet 2000 fixant au 16 juillet une journée nationale en leur hommage.
Il importe, en effet, que de tels exemples soient connus et célébrés par les nouvelles générations. Il n’importe pas moins que celles-ci, trop souvent victimes de l’autoflagellation - ce mal français - sachent que la protection physique des juifs ne fut pas limitée, sous l’occupation allemande, aux seules interventions des Justes. Les faits en témoignent.
La protection de l’État français
Durant les années 1940-1944, le nombre des juifs français, étrangers et apatrides vivant dans la mouvance de la France était de l’ordre de 730 000 : 330 000 en métropole ; 400 000 en Afrique du Nord (1).
Selon une étude publiée par l’Institut d’histoire du temps présent (2), la population juive déportée entre le printemps 1942 et l’été 1944 se chiffre à 76 000 dont 3 000 survécurent. C’est donc 73 000, soit 10 % des juifs de la mouvance française qui furent victimes de la Shoah. C’est-à-dire que 90 % d’entre eux survécurent, alors que plus de 80 % de leurs coreligionnaires des autres nations européennes disparaissaient (3).
L’intégration dans ces données statistiques de la population juive d’Afrique du Nord est justifiée par le fait que 100 % de ses membres furent protégés par la politique de la France. Une personnalité juive vivant à l’époque en Algérie le reconnaît dans une déclaration publiée le 19 novembre 1999 dans la revue Le Point : « Cest drôle tout de même que ce soit la France vichyste qui nous ait permis d’échapper à la solution finale ».
L’entrée en vigueur de la convention d’armistice, le 25 juin 1940, avait, en effet, arrêté la ruée de la centaine de divisions de la Wehrmacht laquelle, dans le cas contraire, aurait poursuivi son offensive en Afrique du Nord et occupé les territoires du Maghreb à la suite dune opération incomparablement plus aisée que celle qui lui permit, en mai 1941, de s’emparer de la Crète.
Des témoignages français...
Certes, du fait de l’abrogation du décret Crémieux (4), les Israélites indigènes d’Algérie, à l’exception de ceux qui remplissaient certaines conditions tels les titulaires soit de la carte de combattant, soit de la croix de guerre ou de la Légion dhonneur ou de la Médaille militaire ne bénéficiaient plus de la citoyenneté française ; mais leur protection physique restait assurée. Aucun juif du Maghreb ne fut déporté (5), et aucun n’eut à porter l’ignominieuse étoile jaune que le maréchal Pétain avait, à la fureur des Allemands, interdite comme l’attestent Robert Aron (6) et Annie Kriegel (7)
Comment ignorer le jugement de celle-ci qui se demande « si la part du sacrifice dans la politique et la conduite du maréchal Pétain n’ont pas eu des effets plus certains et positifs sur le salut des juifs que sur le destin de la France » (8).
Et comment oublier les témoignages, parmi d’autres, du docteur Nora, du grand rabbin Julien Veil, de Simone Weil, de François-Georges Dreyfus.
Lors du procès de Xavier Vallat qui fut à Vichy commissaire aux Affaires juives, le docteur Nora, israélite, reconnut que, par celui-ci, « il avait pu connaître la date de certaines grandes rafles et, en particulier, celle du 16 juillet 1942, indiscrétion voulue par lui et qui nous permit de sauver environ 10 000 israélites. L’ordre allemand était l’arrestation de 25 000 juifs. Douze à treize mille furent arrêtés » (9).
Le grand rabbin Julien Weill déclarait, lors du procès de Georges Scapini, ambassadeur des prisonniers, que, grâce à la mission que dirigeait l’accusé « nous avons pu éviter le pire en ce qui concerne ceux d’entre nous qui se trouvaient en captivité » (10).
En effet, Pétain, Laval et Scapini s’étaient fermement opposés aux intentions allemandes d’extraire les juifs des camps de prisonniers de guerre, afin de les traiter comme leurs coreligionnaires victimes du génocide.
Simone Weil écrit de New York, en novembre 1942, quelques jours avant son départ pour Londres où elle mourra en août 1943 : « Je n’aime pas beaucoup entendre des gens, parfaitement confortables ici, traiter de lâches et de traîtres ceux qui, en France se débrouillent comme ils peuvent dans une situation terrible [...] Je crois que Pétain a fait tout ce que la situation générale et son propre état physique lui permettait de faire pour limiter les dégâts » (11).
Évoquant la décision de Pétain, en novembre 1942, de rester en France au lieu de rallier Alger, François-Georges Dreyfus s’en félicite quand il déclare : « Si le Maréchal était parti, je ne serais pas là aujourdhui » (12).
... et allemands
À ces témoignages s’ajoutent ceux des Allemands.
Dans un compte rendu du 18 juillet 1942, relatif aux rafles du 16 et 17 juillet 1942, Röthke se dit convaincu que des fonctionnaires de la police française auraient alerté ceux qu’ils devaient arrêter (13).
Helmut Knochen, dans un rapport du 12 février 1943, accuse le Maréchal de s’opposer au port de l’étoile jaune et aux mesures contre les juifs français (14).
On sait comment cette opposition, illustrée par les statistiques précitées, sétait manifestée en 1943 par les travaux de la Commission Roussel qui, soutenus par le Maréchal, avaient habilement répondu aux exigences allemandes visant à dénaturaliser les juifs naturalisés français après 1927 (15). On comprend que Mornet, qui dans cette affaire fut membre dune sous-commission, n’ait pas, dans sa fonction ultérieure de procureur général lors du procès Pétain, accusé celui-ci dune quelconque complicité dans le génocide juif. Silence parlant partagé par la Haute Cour et, singulièrement, par Léon Blum, témoin à charge, et par Pierre Bloch, juré aux quarante interventions, toutes étrangères au sort des juifs.
La loi Jospin-Chirac
Ces faits, statistiques et témoignages sont soigneusement occultés par les médias qui, au contraire, enseignent, à l’envi, que le sauvetage des juifs ne devait rien à l’État français, mais tout à la société civile. Alors, comment expliquer que les sociétés civiles des autres pays européens n’aient pas participé plus efficacement au sauvetage de leurs compatriotes juifs ? Leur manquait-il un Maréchal ? « De quel droit éliminer avant tout examen, l’existence du gouvernement de Vichy ? » écrit Annie Kriegel (16).
Les Français ne peuvent que dénoncer cette élimination calculée, et s’étonner de l’irruption dans leur histoire d’une initiative du couple Jospin-Chirac. Le 10 juillet 2000, sous le gouvernement Jospin, Chirac promulguait, en effet, la loi n° 2000-644 instaurant et fixant au 16 juillet « une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France ».
Ainsi tout en rendant un légitime hommage aux Justes, le chef de l’État et des parlementaires accusaient la France d’un crime qui, vu le contexte, était synonyme de crime contre l’humanité. Accusation stupéfiante qui, face à la Shoah, plaçait la France au même rang que l’Allemagne hitlérienne. Accusation prononcée par des professionnels de la politique qui s’arrogeaient le droit de dire l’histoire en portant un jugement qui n’était ni de la compétence du pouvoir législatif ni de celle de l’exécutif, mais de la seule autorité judiciaire, laquelle, en l’occurrence, navait jamais, depuis Nuremberg, accusé la France de complicité avec l’appareil nazi.
Comment accorder le moindre crédit au jugement de politiciens qui non seulement n’avaient aucune compétence judiciaire - en dehors du droit de faire grâce ; article 17 de la Constitution - mais encore brillaient par leur ignorance ? Tels les socialistes qui, dans la proposition de loi n° 1727 enregistrée le 22 juin 1999 et à l’origine de la loi du 10 juillet 2000, laissaient entendre que l’État français était responsable du port de l’étoile jaune ; tel le chef de l’État qui, le 5 décembre 1997, dans une allocution publique, citait, parmi les mesures d’exclusion édictées par l’État de Vichy à l’égard des juifs, l’obligation du port de l’étoile jaune ! (17)
Pourquoi ces fables qui, sous prétexte de regarder l’histoire de France en face, lui tournent délibérément le dos ? Pourquoi ?
Général de corps aérien (CR) Jacques LE GROIGNEC L’Action Française 2000 du 18 au 31 janvier 2007
1 120.000 en Algérie 200.000 au Maroc 80.000 en Tunisie.
2 F. Bédarida Le nazisme et le génocide, éditions Nathan.
3 cf/ R. Hilberg : La destruction des juifs d’Europe, Folio histoire, tome II, p. 903.
4 Décret Crémieux du 24 octobre 1870 déclarant citoyens français les israélites indigènes des départements de l’Algérie. Décret abrogé le 18 février 1942 et rétabli le 21 octobre 1943.
5 Lors de l’incursion allemande en Tunisie, entre novembre 1942 et mai 1943, l’appareil S.S. a pu effectuer quelques déportations individuelles (cf. Répliques aux diffamateurs de la France, Nouvelles éditions latines, p. 66).
6 Robert Aron dans Le Monde et la Vie, février 1961.
7 Annie Kriegel : Ce que jai cru comprendre, Robert Laffont, p. 173
8 Ibid.
9 Procès Xavier Vallat audience du 5 décembre 1947.
10 Georges Scapini : Mission sans gloire, p. 200.
11 Cahiers Simone Weill, mars 1987, pp. 2 et 3. Lettre au professeur Jean Wahl.
12 François-Georges Dreyfus : déclaration à Radio-Courtoisie, le 8 novembre 1991.
13 Heinz Röthke Service des affaires juives de la Gestapo.
14 Réplique aux diffamateurs de la France Nouvelles Éditions Latines, pp. 227-229.
15 ibid, pp. 72-73.
16 Annie Kriegel opus cité, p. 173.
17 Réplique aux diffamateurs
culture et histoire - Page 1729
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L’Histoire hémiplégique
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Harkis : Repentance
par Bruno Stéphane-Chambon
Les articles relatifs à la grève de la faim de Boaza Gasmi à Agen ont été rares, bien que repris par la presse locale. Président du Comité national de liaison des harkis, il a jeûné durant 18 jours pour réclamer qu’une délégation de Harkis soit reçue à l’Elysée.

Pour rappel, Boaza Gasmi déclare que 250 000 harkis ont été massacrés par le FLN après le départ des Français et 70 000 environ ont été placés dans des camps en France.
Il a regretté aussi que : « 51 ans après, il faut faire une grève de la faim pour être reçu par le président » et rappelé au Chef de l’Etat une de ses promesses de campagne, faite le 5 avril 2012 : « si le peuple français m’accorde sa confiance, je m’engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis ». A la fin du mois de septembre, lors d’une commémoration de la Journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives sur le lieu du camp de Bias, et en présence des élus Jean-Louis Costes, député, Patrick Cassany, conseiller général et Jean-Jacky Larroque, maire de Bias, Mohand Saci a pris le micro pour rappeler que : « Il est de notre devoir de nous battre par tous les moyens légaux afin de retrouver notre honneur pour que l’oubli ne nous assassine pas une seconde fois. Il est tant qu’on nous dise si le soldat harki est mort pour la France ou à cause de la France. ».
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Saint Louis, mur porteur de la France
Philippe de Villiers, auteur du Roman de Saint Louis, répond à Renaissance catholique. Extraits :
"J’ai écrit ce livre à l’occasion du 800ème anniversaire de la naissance de Saint Louis comme le journal intime d’un grand caractère. Quand la maison s’écroule, il est urgent d’aller chercher un mur porteur. Le mur porteur de la France, c’est Saint Louis. En effet, il porte encore aujourd’hui l’idée qu’on se fait de la légitimité, de la dignité, de la justice. J’ai écrit aussi en pensant aux nouvelles générations qui voient la France choir et la gent politique se traîner au caniveau. Ce livre se veut un retour à la source primordiale à laquelle buvait l’Occident lorsque, croyant en lui, il se construisait sans se mépriser.
[...] Saint Louis a tramé deux vies dans la même et il en a laissé le fil à la méditation de celui qui, échappant au vacarme, est encore capable de réfléchir. Il ne ressemble à personne et pourtant chacun lui ressemble un peu. C’est un roi d’apogée, un roi d’altitude qui nous tire vers les éthers. Mais c’est aussi un roi de souffrance et d’échecs. Dans la vallée des larmes qu’il traverse, il nous laisse en dépôt son humanité. Dans l’épreuve et l’adversité, il porte une part de nous-mêmes. Il connaît l’hésitation, le doute et jusqu’à la tentation d’abdiquer. Il apprend aussi l’amour, les rivalités de famille, l’omniprésence de la trahison et de la lâcheté autour de lui. [...]
Derrière l’État féodal, il a vu poindre l’État moderne avec la loi soustraite à la coutume, la justice soustraite aux barons, la monnaie retirée aux seigneuries, le droit de déclarer la guerre interdit à ses vassaux. Derrière l’Église possédante, il vit émerger et favorisa l’Église mendiante. Derrière la croisade, il vit affleurer la mission de conversion en pensant que la langue de feu des apôtres irait plus loin que le feu grégeois des arbalétriers. Et il comprit qu’il fallait ordonner l’art du gouvernement au gouvernement des arts. Il enlumina son royaume, comme un copiste au secret de sa plume d’or, de moutiers, d’abbayes et de maisons-Dieu. [...]
Saint Louis, c’est tout à la fois le rayonnement de l’art gothique, premier produit d’exportation de la France - toute l’Europe s’arrache nos architectes de cathédrales -, la gloire de l’Université de Paris - la première université du monde -, l’expansion de la langue française, la création du premier système hospitalier du monde : les pauvres furent ses commensaux.
La modernité de Saint Louis est impressionnante. C’est le premier chef d’État qui interdit les cadeaux aux officiers royaux, les baillis et les prévôts. C’est aussi un roi de la Croisade. Il connaît le djihad et il le combat. La Croisade n’est pas pour lui une guerre d’agression mais de légitime défense, c’est-à-dire la reconquête du berceau du christianisme, le lieu même où le Christ est mort et ressuscité. Pour lui, la frontière de la chrétienté latine est le Jourdain. Il assume tout de ce qu’il est et il est le bouclier de la christianitas. [...]"
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Préface de Marine Le Pen au livre « Le FN et le social », éditions L’Æncre »
« Il faut qu’à l’échelon de nos familles, de nos amis, de nos voisins, se lève le grand élan de solidarité et de dévouement des Français pour les Français » (Jean-Marie Le Pen) Je tenais symboliquement à saluer l’action sociale menée par le Pasteur Blanchard et son équipe dans des conditions difficiles au service d’une grande cause, celle de la fraternité et de la solidarité.
Je remercie tous les cadres et militants du Front national qui ont participé à ces maraudes, et qui témoignent de notre indéfectible attachement à la cause du peuple Français. Nous sommes réellement le seul mouvement politique à disposer d’une telle structure et à œuvrer au soutien de nos compatriotes.
Avec huit millions de pauvres et une précarité qui s’installe durablement dans notre pays, il est utile de montrer notre dimension fraternelle et sociale dans un monde où l’individualisme triomphant emporte toutes les solidarités.
La désagrégation du corps social, la décomposition de la famille, la désespérance de millions de Français exclus de leur propre pays, l’explosion de la barbarie moderne et le mépris pour le sort des travailleurs livrés à une concurrence prédatrice doivent nous pousser à poursuivre notre combat pour la défense des plus faibles d’entre nous, des écorchés de la vie et des laissés-pour-compte.
Cette initiative sociale, solidaire et populaire doit être encouragée par toutes et par tous. Chaque militant du Front doit se sentir concerné par cette initiative que nous soutenons et que nous entendons développer à l’avenir.
Engagez-vous, mobilisez-vous et participez à cette noble cause.
Notre premier devoir de citoyens et de chrétiens, c’est de développer cette nécessaire entraide.
Un grand merci à tous !
Marine Le Pen
(Présidente du Front national, Députée européenne, candidat à l’élection présidentielle)
Interview de Jany et de Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Marie-Christine Arnautu… Nombreuses illustrations + informations utiles
Le FN et le social présenté par François Vial, éditions L’Æncre, Collection « À nouveau siècle, nouveaux enjeux », dirigée par Philippe Randa, 118 pages, 10 euros.
Philippe Randa http://www.voxnr.com/cc/politique/EFluyAZFAEoxOEjscs.shtml -
Paris Violence - Adieu Camarade
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Lundi 25 novembre à Laval : un manuel d’Histoire pour enfants
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Un outrage au génie français
Le tribunal de Bobigny vient de condamner Alain Soral et sa maison d’édition, Kontre Kulture, pour l’édition et la réédition de cinq ouvrages.
Les ouvrages sont les suivants :
- L'anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme de Paul-Eric Blanrue
- La France juive d’Edouard Drumont
- Le Salut par les Juifs de Léon Bloy
- Le juif international d’Henry Ford
- La controverse de Sion de Douglas Reed
Il n’est guère surprenant que le système mette à l’index certains ouvrages, au fond c’est ce que fait toute institution qui cherche à se préserver. Cela permet simplement de se rendre compte que contrairement à une idée reçue et couramment véhiculée, le système libéral, issu des Lumières, n’est clairement pas plus permissif que ne l’était l’Ancien Régime. Il démontre aussi par ce bornage qu’il est loin d’être désacralisé, étant donné qu’il y a des choses avec lesquelles nous ne devons pas plaisanter et qu’il ne faut pas écrire.
Aujourd’hui, le Rubicon a surement été franchi (une nouvelle fois?) par le tribunal de Bobigny pour au moins deux raisons.
La première, c’est le fait de condamner des rééditions d’ouvrages ou une « anthologie » (c'est-à-dire une compilation d’extraits d’ouvrages ou de textes) relève du pur délire. On s‘expose donc à une condamnation pour « racisme » ou « antisémitisme » parce qu’on réédite des ouvrages tombés dans le domaine public et vieux de plus d'un siècle? Mais dans quel pays sommes-nous ? Alors que certains sont surement disponibles en libre accès sur des bibliothèques numériques ? Qu’ils doivent probablement être référencés dans les bibliothèques de certaines universités ? C’est quoi la prochaine condamnation ? La réédition du Code Noir ? Lorsque le CRAN sera venu pleurnicher à son tour ?
La deuxième, c’est qu’on condamne Léon Bloy, qui est un grand représentant du génie français. Fervent catholique, grand pourfendeur de la bourgeoisie, c’est un écrivain et un pamphlétaire d’un immense talent, dont jamais aucun ouvrage n’a au véritablement de vocation politique. Nous avions d’ailleurs écrit un article à son sujet, très éclairant, par un de nos camarades, grand lecteur et connaisseur de l’auteur.
Cliquez ICI.

Ainsi, voila ce que nous proposons à notre aimable lectorat :
- Commandez les ouvrages sur Kontre Kulture tant que c’est encore possible pour ceux qui en ont les moyens.
- Signez la pétition contre la LICRA.
- Diffusez cet article et surtout notre article sur Léon Bloy.
- Offrez à vos proches un peu conscientisés un ouvrage de Léon Bloy comme Le Désespéré, Le sang du pauvre, Jeanne d’Arc et l’Allemagne ou Exégèse des lieux communs.
- En réponse à l'offensive des officines de la bien-pensance qui se nourrissent de l'anti-racisme pour masquer la grande offensive du capital, n’hésitez pas à mettre en avatar sur les réseaux sociaux la main jaune « Touche pas à mon Bloy ».

Œuvrons pour que cesse les outrages à la France et au génie français par des associations qui ne représentent personne !
Le Cercle Non Conforme
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Paris Violence - Ni fleur ni couronne
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16 novembre 1793 : Jean-Baptiste Carrier fait noyer 90 prêtres dans la Loire
Envoyé à Nantes par la Convention pour briser la révolte vendéenne par tous les moyens, Jean-Baptiste Carrier invente la noyade de masse.

[...] La plupart de ces prêtres sont emprisonnés depuis plusieurs mois pour avoir refusé de prêter le serment de la constitution civile du clergé. Depuis le 25 octobre, ils moisissent dans les cales de La Gloire transformé en prison flottante et ancré devant la Sécherie. Lamberty projette, effectivement, de les transférer sur les gabares percées, destinées à être coulées au milieu du fleuve.
La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoin de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en laissant croire aux prisonniers qu’ils seront transférés dans la nuit au château de la Musse. Il leur recommande de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison. [...]
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Pourquoi Israël a assassiné Arafat
Il semble qu’il y ait encore beaucoup de parties qui préféreraient que la mort d’Arafat continue à être traitée comme un mystère plutôt que comme un assassinat. Il est difficile, cependant, d’éviter de tirer la conclusion logique de la découverte la semaine dernière par des scientifiques suisses que le corps du leader palestinien contenait des niveaux élevés d’un isotope radioactif, le polonium – 210. Une étude concluante et beaucoup plus limitée par une équipe russe publiée immédiatement après l’annonce suisse suggère également qu’Arafat est mort d’un empoisonnement.
Il est temps d’énoncer une évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons tombent carrément sur Israël. Seul Israël avait les moyens, les antécédents, l’intention déclarée et le motif. Sans les empreintes digitales d’Israël sur l’arme du crime, ce sera insuffisant pour obtenir une condamnation devant une cour de justice, mais ce devrait être une preuve suffisante pour condamner Israël devant la cour de l’opinion mondiale. Israël avait accès au polonium de son réacteur nucléaire de Dimona, et il a une longue expérience dans la réalisation d’assassinats politiques, certains ostentatoires et d’autres secrets, souvent à l’aide d’agents chimiques difficiles à tracer. Plus notoirement, Israël a essayé de tuer tranquillement un autre leader palestinien, Khaled Mechaal du Hamas en Jordanie en 1997, en injectant un poison dans l’oreille. Mechaal n’a été sauvé que parce que les assassins ont été arrêtés et Israël a été forcé de fournir un antidote.
Les dirigeants israéliens se sont succédé pour nier qu’il y ait jamais eu la moindre intention maligne du côté d’Israël envers Arafat. Silvan Shalom, le ministre de l’énergie, a affirmé la semaine dernière : « Nous n’avons jamais pris la décision de lui nuire physiquement ». Shalom doit souffrir d’un trou de mémoire. Il y a plusieurs preuves qu’Israël voulait, dans l’euphémisme de cette époque, ‘’retirer’’ Arafat. En Janvier 2002, Shaul Mofaz, chef d’état-major de l’armée israélienne, a été surpris au micro chuchotant au Premier ministre israélien, Ariel Sharon, parlant d’Arafat : « Nous devons nous débarrasser de lui ». Avec le dirigeant palestinien enfermé pendant plus de deux ans dans son enceinte dévastée à Ramallah, entouré de tanks israéliens, le débat au sein du gouvernement israélien était centré sur le fait de savoir s’il devait être exilé ou tué. En Septembre 2003, alors que Shalom était ministre des Affaires étrangères, le cabinet a même émis un avertissement qu’Israël » supprimerait cet obstacle d’une manière ou d’une autre et au moment de son choix « . Le vice-Premier ministre d’alors, Ehud Olmert, a précisé que tuer Arafat était » une des options « . Ce qui retenait la main d’Israël, et alimentait son ton équivoque, était la vive opposition de Washington. Dans le sillage de ces menaces, Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain, a averti qu’un mouvement contre Arafat déclencherait » la rage partout dans le monde arabe, le monde musulman et dans de nombreuses autres parties du monde « . En Avril 2004, cependant, Sharon a déclaré qu’il n’était plus tenu par son engagement antérieur avec le président George Bush de ne pas « nuire physiquement à Arafat « . « Je suis libéré de cet engagement « , avait-t-il observé. La Maison Blanche a aussi montré un fléchissement de sa position : un porte-parole anonyme a timidement répondu que les Etats-Unis » sont opposés à toute action de cette nature« . L’inconnu est de savoir si Israël était en mesure de mener à bien l’assassinat seul, ou s’il a eu besoin de recruter un ou plusieurs membres de l’entourage d’Arafat, qui étaient avec lui dans son QG de Ramallah, en tant que complices pour livrer le poison radioactif.
Alors qu’en est-il du mobile? Que gagne Israël à » retirer » Arafat ? Pour comprendre la pensée d’Israël, il faut revenir à un autre débat qui fait rage en ce moment, parmi les Palestiniens. La direction palestinienne a été scindée en deux camps, centrés sur Arafat et Mahmoud Abbas, l’héritier apparent d’Arafat. Le couple avait des stratégies nettement divergentes pour faire face à Israël. De l’avis de M. Arafat, Israël avait renié les engagements qu’il avait pris dans les accords d’Oslo. Il était donc réticent à investir de manière exclusive dans le processus de paix. Il voulait une double stratégie : maintenir les canaux ouverts pour des entretiens tout en conservant l’option de la résistance armée pour faire pression sur Israël. Pour cette raison, il a gardé une emprise personnelle serrée sur les forces de sécurité palestiniennes. Abbas, en revanche, estimait que la résistance armée était un cadeau à Israël, et délégitimait la lutte palestinienne. Il voulait se concentrer exclusivement sur les négociations et le renforcement de l’État, dans l’espoir d’exercer une pression indirecte sur Israël en prouvant à la communauté internationale que les Palestiniens pouvaient inspirer la confiance avec un Etat. Sa priorité était de coopérer étroitement avec les Etats-Unis et Israël en matière de sécurité. Israël et les Etats-Unis préféraient nettement l’approche d’Abbas, forçant même Arafat pendant un certain temps à réduire son influence en nommant Abbas au poste nouvellement créé de Premier ministre.
La principale préoccupation d’Israël était que, bien qu’Arafat soit leur prisonnier, il reste une figure unificatrice pour les Palestiniens. En refusant de renoncer à la lutte armée, Arafat a réussi à contenir, un tant soit peu – les tensions croissantes entre son propre mouvement, le Fatah, et son principal rival, le Hamas. Avec Arafat disparu, et le conciliant Abbas installé à sa place, ces tensions ont violemment éclaté dans la foulée, comme Israël avait certainement prévu qu’il se passerait. Qui a abouti à une scission qui a déchiré le mouvement national palestinien et a conduit à un schisme territorial entre la Cisjordanie contrôlée par le Fatah et Gaza sous la domination du Hamas. Dans la terminologie souvent utilisée par Israël, Arafat était à la tête de l ‘«infrastructure de la terreur». Mais la préférence d’Israël pour Abbas ne provient pas du respect qu’il aurait pour lui ou d’une croyance qu’il pourrait réussir à convaincre les Palestiniens d’accepter un accord de paix. Sharon a eu cette déclaration célèbre que Abbas n’était pas plus impressionnant qu’un » poulet plumé « .
Les intérêts d’Israël en tuant Arafat sont évidents quand on considère ce qui s’est passé après sa mort. Non seulement le mouvement national palestinien s’est effondré, mais la direction palestinienne a de nouveau été ramenée dans une série de pourparlers de paix futiles, laissant à Israël le champ libre pour se concentrer sur l’accaparement des terres et la construction de colonies. Revenant sur la question de savoir si Israël a bénéficié de la perte d’Arafat, l’analyste palestinien Mouin Rabbani observe : » l’engagement exemplaire d’Abu Mazen [ Abbas ] vis-à-vis des accords d’Oslo au fil des années , et le maintien de la coopération sécuritaire avec Israël contre vents et marées, n’ont-ils pas déjà répondu à cette question? »
La stratégie d’Abbas peut être confrontée à son test ultime maintenant, alors que l’équipe de négociation palestinienne essaie une fois de plus de cajoler Israël pour la concession du strict minimum pour un Etat, au risque d’être accusée d’être responsable de l’inévitable échec des négociations. L’effort semble déjà profondément mal orienté. Alors que les négociations n’ont accordé aux palestiniens qu’une poignée de vieux prisonniers politiques, Israël a déjà annoncé, en retour, une expansion massive des colonies et la menace d’expulsion de quelque 15000 Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem-Est. C’est indubitablement un compromis qu’Arafat aurait amèrement regretté.
Jonathan COOK
Traduction Avic
http://www.counterpunch.org/2013/11/13/why-israel-murdered-arafat/
Source http://reseauinternational.net/2013/11/15/pourquoi-israel-a-assassine-arafat/
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