
culture et histoire - Page 1725
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Libre journal: années de plomb
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La quatrième marche de la fierté tourangelle perturbée par l’extrême gauche
TOURS (NOVOpress) – Lundi 11 novembre, la quatrième marche de la fierté tourangelle, organisée par les enracinées tourangeaux de Vox Populi, a été perturbée par l’extrême gauche. Certains gauchistes projetant des projectiles sur les participants, voire s’attaquant à plusieurs jeunes filles.
Dans un communiqué, Vox Populi précise : « Plusieurs centaines d’individus (dont un certain nombre venaient de Paris, de Bretagne ou encore du Limousin pour en découdre) ont tenté une démonstration de force pour intimider les participants à notre marche et empêcher le déroulement de celle-ci. Plusieurs de ces manifestants d’extrême-gauche ont tranquillement défilé dans les rues de Tours le visage masqué ou en tenant des manches de pioche maquillés en hampe de drapeaux. »
D’autant qu’« alors que leurs intentions violentes étaient manifestes, les forces de l’ordre ont laissé plusieurs groupes issus de ce cortège s’approcher de notre manifestation. Et ce qui devait arriver arriva… Plusieurs participants à notre marche ont été visés par des projectiles provenant des rues adjacentes à notre parcours. A un certain moment, [Pierre-Louis Mériguet a] même dû personnellement intervenir avec des militants de Vox Populi pour faire reculer un groupe qui s’en prenait à des jeunes femmes présentes dans notre rassemblement. Il aura fallu cet accrochage pour que la police sorte enfin de sa passivité ! »
Face à ces agressions, les médias, notamment la Nouvelle République, se sont livrés à de la désinformation, minorant le caractère violant des gauchistes et sortant de son contexte la riposte des militants de Vox Populi.
Cependant, Pierre-Louis Mériguet a pu rétablir les faits lors d’entretiens télévisuels.
Quant à la Nouvelle République, l’avocat de Pierre-Louis Mériguet a adressé un droit de réponse. -
Valeurs actuelles, seul hebdomadaire d'actualités à tirer son épingle du jeu
La presse quotidienne n'est pas la seule à plonger :
"Jusqu'ici relativement épargnés, les news sont rattrapés par la crise. Entre 2007 et 2012, leur chiffre d'affaires cumulé a reculé de 30,5 %, selon le Syndicat des éditeurs de presse magazine. L'année 2013 devrait voir baisser fortement les ventes au numéro, en retrait depuis 2008, après des années fastes. A - 14,6 %, les six premiers mois donnent une assez bonne idée de la tendance...(...) « L'Express » et « Le Nouvel Observateur », surtout, sont en train de passer sous la barre symbolique des 50.000 exemplaires vendus en kiosque. Du jamais- vu ! (...) Tous voient leurs ventes au numéro reculer.
Tous, sauf un : « Valeurs actuelles », qui revendique une progression de 63 % de ses ventes sur les six premiers mois de l'année. Celui qui est devenu le magazine contestataire de droite, avec ses couvertures choc type « Roms, l'overdose », part certes de bien plus bas que les autres, en termes de ventes au numéro. Mais le titre gagne de l'argent depuis février, après… vingt et un ans de pertes. Dans un univers où tous les autres, ou presque, en perdent."
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Thibaud de Bernis : « La droite devrait être un rempart de la Famille »
Thibaud de Bernis préside l'antenne parisienne, récemment créée, du Cercle Charles Péguy, centre de formation politique qui fonctionne à Lyon depuis 1963. Ce cercle pourra compter sur la contribution d'intellectuels comme Chantal Delsol et Gérard Leclerc.
Monde et Vie : Thibaud de Bernis, vous venez de créer le Cercle Charles Péguy, officiellement lancé le 10 octobre dernier à la mairie du Ve arrondissement, à Paris. Vous souhaitez en faire un centre de formation politique. La jeunesse actuelle souffre-t-elle d'un défaut de culture politique ?
Thibaud de Bernis : Pendant longtemps la jeunesse parisienne, pour une grande part, s'est détournée de la politique, par dégoût, ennui ou désintérêt. Ceux qui, investis dans des partis depuis longtemps, ne conçoivent que les enjeux électoraux et la cuisine politicienne quotidienne, perdent bien souvent de vue les enjeux véritables, le pourquoi de leur engagement, les raisons de défendre tel ou tel point de vue et leur importance. La pratique politique s'est détachée de plus en plus des idées, c'est ce lien que nous souhaitons retisser. Une solide formation doctrinale est essentielle si nous souhaitons reconquérir le pouvoir politique. Être « politique », c'est d'abord croire fermement en des principes et savoir les défendre, avoir une vision de la société et non seulement renvoyer à celle-ci sa propre image par des sondages, vouloir atteindre un objectif commun et se donner, dans l'unité, les moyens d'y parvenir. Nous avons donc créé avec une petite équipe ce cercle, qui, en plus d'avoir pour but de contribuer à la reconstruction d'une droite authentique en rappelant les principes qui la fondent, en mettant en lumière les références et les pratiques qui furent les siennes, entend également être un lieu de rencontres, d'échanges et de réflexions qui puisse réunir les différents courants de droite pour, à travers la contradiction, redécouvrir notre socle commun.
La pensée de Péguy lui-même, d'abord socialiste et dreyfusard avant de rejeter le monde moderne et de se rapprocher des milieux nationalistes, n'est pas la plus caractéristique de la droite. Les notions de droite et de gauche vous paraissent-elles encore avoir un sens ? Selon vous, comment évoluent-elles ?
Les notions oui, mais les partis de moins en moins. Ces derniers semblent avoir en grande partie abandonné le terrain des idées et usent de slogans qui manquent de fond. Au lieu de convaincre, ils préfèrent bien souvent plaire à tout le monde et communiquer plutôt que débattre. L'héritage de « droite » est à redécouvrir, à repenser, car il ne peut être figé mais doit avancer au gré des réflexions et de la pratique. Le choix de Péguy est avant tout dû à sa capacité à nous faire aimer notre pays, par sa poésie et sa pensée. Les définitions de la droite et de la gauche ont fluctué avec le temps, mais le monde politique reste divisé selon ces notions, les Français continuent à s'y référer et toutes les tentatives de dépassement de ce clivage ont été un échec. Elles diffèrent et sont marqués par des références philosophiques opposées, il faut les rappeler et s'y référer pour défendre notre vision de la société.
Les fameux vers de Péguy, « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle... », célèbrent l'enracinement et la patrie. Ces valeurs appartiennent-elles à la droite ?
Ce sont des valeurs qui doivent être résolument défendues par la droite. Le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus cosmopolite, les pouvoirs qui nous dirigent de plus en plus lointains, l'organisation de la société française de plus en plus administrative. Il faut revenir au réel, au connu, c'est pourquoi l'enracinement est une idée à défendre, le principe de subsidiarité doit être appliqué réellement et le jacobinisme combattu. Par là nous répondrons aux grands maux de notre temps que sont l'individualisme et l'isolement, les liens sociaux pourront se retisser et l'homme retrouver sa vocation à la liberté et à la responsabilité. Ces valeurs et beaucoup d'autres doivent être portées par la « droite » et ceux qui s'en prévalent aujourd'hui en ont bien souvent oublié le sens profond.
Péguy a écrit : « Il n'y a qu'un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c'est le père de famille. » La famille, aujourd'hui attaquée de toutes parts, doit-elle être considérée comme le dernier refuge, ou rempart, de la vraie droite ?
C'est d'abord la droite qui est aujourd'hui, ou devrait être, un des derniers remparts de la Famille. Ces derniers mois, nous avons vu l'institution familiale attaquée et il a fallu que ce soit la société civile qui s'organise pour la défendre, les politiques ont suivi. La droite d'un seul cœur aurait dû, dès l'annonce de ce projet de loi, s'ériger contre celui-ci : si elle ne l'a pas fait, c'est aussi qu'elle avait perdu de vue les principes qui la fonde. Néanmoins, en quelques mois, on a vu surgir de toute part des gens qui se sont engagés dans ce formidable mouvement contre la dénaturation du mariage. Ils si sont engagés en politique sur un sujet donné, mais y ayant goûté, s'étant mobilisés, ils sont le terreaute la reconstruction de la droite et de la reconquête de notre pays.
Propos recueillis par Hervé Bizien Monde&Vie -
Journée-formation à Lorient le 24 novembre : "un gars, une fille, des identités dépassées?"
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Le lobby juif fait interdire des livres classiques en France !
A défaut de pouvoir les brûler, l’association juive LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) a obtenu du juge des référés de Bobigny, l’interdiction pour « antisémitisme » d’un livre et la censure partielle de quatre autres, édités par Alain Soral.
Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, de Paul-Eric Blanrue, édité en 2013 devra être retiré de la vente « dans un délai d’un mois ».Certains passages de quatre autres ouvrages du XIXe et du XXe siècle, republiés par Alain Soral, La France juive, d’Edouard Drumont, Le Salut par les juifs, de Léon Bloy, Le Juif international, d’Henry Ford et La Controverse de Sion, de Douglas Reed devront être retirés.
La « justice » reproche à ces ouvrages les délits « d’injure envers une groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion déterminée », de « négation de crime contre l’humanité » et de « provocation à la haine raciale ». La maison d’édition et Alain Soral sont également condamnés à verser, « à titre de provision », 8 000 euros à la Licra, ainsi qu’à payer une partie des frais de justice. Lors de l’audience le 27 septembre, fidèle à ses habitudes et son mode de fonctionnement, la Licra avait demandé 20 000 euros de dommages et intérêts par ouvrage.
Léon Bloy enfin censuré !
A ce compte il faudra aussi le faire pour la Bible et pour une part importante du patrimoine littéraire français !
Nous vivons vraiment une époque de tyrannie et d’obscurantisme. -
17 novembre : commémoration des crimes commis à Nantes sous la Révolution
Le Souvenir Chouan de Bretagne (SCB) organise dimanche 17 novembre à Nantes la commémoration annuelle et solennelle des crimes perpétrés par le représentant en mission révolutionnaire Jean-Baptiste Carrier contre les Nantais en général et les catholiques en particulier.
En 1793 et 1794, fusillades, exécutions hâtives, puis noyades lorsque les balles finissent par manquer au pouvoir criminel se succèdent à Nantes. Les carrières de Miséry et la Loire deviennent le Golgotha de la capitale bretonne. Il est nécessaire aujourd’hui – alors que certains bateleurs politiques appellent à une République à outrance – de garder la mémoire des crimes originels de celle-ci et d’empêcher qu’ils se reproduisent.
"Jean-Baptiste Carrier va inaugurer dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 1793 un mode d’extermination moderne: Les Noyades. Il n’en est pas l’inventeur car des expériences ont déjà eu lieu aux Ponts de Cé dans le Maine et Loire. Les premières victimes, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 1793, sont des prêtres dont l’âge va de 29 à 81 ans.
D’autres Noyades vont suivre et se poursuivre après le départ de Carrier en février 1794. Elles toucheront des personnes différentes, hommes, femmes, enfants et s’accélèreront après la débâcle de Savenay (23 décembre 1793).
Jamais un procédé aussi ignoble n’avait été inventé pour se "débarrasser" en masse d’opposants ET MAJORITAIREMENT NON COMBATTANTS. On parle des Noyades comme d’un crime réel mais de façon intemporelle. A-t-on imaginé l’angoisse et la souffrance de ceux qui en ont été les victimes ? L’obscurité, l’eau qui monte dans les embarcations, la révolte, l’angoisse, l’eau qui envahit les bouches, les corps, les poumons ? La mort enfin avec toute ses souffrances ? Et l’ultime question : Mais qu’est-ce que j’ai fait pour être ainsi traité ? »
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Les transformations silencieuses contre la gouvernance par le chaos
Eurasisme versus Atlantisme
Dans son ouvrage « La quatrième théorie politique » (Ars Magna Éditions, 2012), Alexandre Douguine définit les bases de ce que l’on pourrait appeler une « géopolitique archétypale ». Cette géopolitique décrit un antagonisme entre deux grands modes d’organisation politique. D’une part, l’Eurasisme, fondé sur un enracinement tellurique dans la Terre continentale eurasiatique, du Finistère au Kamtchatka ; d’autre part, l’Empire atlantiste et maritime, d’origine anglo-saxonne mais partagé par tout groupe sociologique ayant à voir avec le déracinement, le nomadisme, le « bougisme », la transgression des frontières et des limites, en un mot l’hybris caractéristique du postmodernisme libéral et occidental.
D’un point de vue archétypal, Douguine dépeint donc une tendance eurasiste à la stabilité minérale, au conservatisme, au sens de la mesure et de la Tradition, entendue comme principe de « hiérarchie hétérophile », alliance de la Loi et de l’Amour, définissant un ordre par l’ordre, qui s’oppose à un atlantisme progressiste de la démesure, une anti-Tradition aux valeurs inversées, comme on parle de l’anti-Christ, adepte d’une « anarchie homophile », combinaison d’anomie et de narcissisme, définissant son ordre dans le chaos. Soit, dans les termes d’un Zygmunt Bauman, un modèle de « société solide » opposé à un modèle de « société liquide ».
Cet anti-modèle de société liquide atlantiste (et sioniste) identifié à l’Occident postmoderne est profondément contre-nature et toxique pour la majorité. Il ne bénéficie qu’à une oligarchie morbide qui essaye d’entraîner le monde entier dans son suicide au moyen d’une ingénierie sociale négative, un « reality-building » visant à déconstruire toute forme de civilisation traditionnelle solide pour lui substituer une nouvelle réalité plastique et mondialisée, un Nouvel ordre mondial, dont elle contrôlera tous les paramètres après les avoir elle-même définis et qu’elle pourra dès lors façonner à sa guise. En raison de son caractère pathologique et dysfonctionnel, cette société liquide qui tente de se globaliser doit être combattue et annihilée totalement. Rien ne doit en rester, et rien n’en restera.
Il est désormais acquis que l’Empire atlantiste cherche à gouverner par le chaos. Son élément naturel est l’hystérie, la crise, la destruction, la guerre, en un mot l’entropie, comme le souligne aussi la revue De Defensa, mettant l’accent sur le fait qu’un nombre croissant d’observateurs et d’acteurs géopolitiques importants, à commencer par Vladimir Poutine lui-même, accusent désormais les gouvernements occidentaux de propager intentionnellement le désordre et le chaos, notamment en Syrie. À ce stade, la question qui s’impose est : comment agir contre l’Empire sans obéir aux règles définies par l’Empire lui-même ? Donc comment agir de manière proprement eurasiste ? C’est-à-dire de manière réellement constructive et néguentropique ?
Pour une pensée stratégique eurasiste
Il nous faut définir ici une « méthodologie eurasiste », qui aurait le visage d’une ingénierie sociale positive, en tant que fabrique de pérennité, de paix et de vie, fabrique de Tradition, donc de hiérarchie hétérophile, s’opposant à l’ingénierie négative de l’Empire, en tant que fabrique de précarité, de guerre et de mort, fabrique d’inversion de la Tradition, donc d’anarchie homophile. Le concept de Base Autonome Durable pose le cadre général de notre action. Mais afin de ne pas se pétrifier dans une rigidité trop dogmatique et de reconnaître leurs droits relatifs au changement et à l’évolution, nous voulons lui adjoindre le concept de « transformation silencieuse ». Cette notion nous vient du Taoïsme et de ses applications dans le domaine de la stratégie et des divers arts de la guerre. François Jullien, éminent sinologue, travaille depuis de longues années à faire passer cette pensée chinoise en Occident, en montrant comment elle correspond aussi à une certaine tradition occidentale, mais minoritaire, qui va de Héraclite à Bergson en passant par Nietzsche et les courants mystiques des monothéismes.
Cette tradition majoritaire en Chine mais minoritaire en Occident est une pensée du Devenir, où les choses et les identités ne sont pas fixes mais correspondent à des processus, des transformations graduelles et imperceptibles, comme la croissance des plantes ou l’érosion naturelle des pierres, et sont donc difficilement objectivables ou discrétisables en unités de représentations. En termes de stratégie, cette tradition « processualiste » dit qu’une chose ou qu’un comportement n’ont pas besoin d’être « distincts », c’est-à-dire perceptibles ou concevables immédiatement, pour être efficaces. L’action n’a pas besoin de se voir pour être prise au sérieux. L’essentiel est invisible, ou silencieux, et ne s’impose pas à l’esprit. La « petitesse » est la constante de cette méthode, comme l’expriment certains proverbes, « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », « Petit à petit, l’oiseau fait son nid », ou encore la fable du colibri qui a inspiré le mouvement de Pierre Rabhi.
À l’opposé, la culture occidentale majoritaire est imprégnée d’ontologie grecque et monothéiste. Il s’agit d’une pensée de l’Être, opposé au non-Être et sans rien entre les deux, pensée du « tiers exclu » et des substances pures et sans mélange, 0 ou 1, « vrai » ou « faux », « oui » ou « non », « bien » ou « mal », « noir » ou « blanc », où les choses et les identités sont fixes, et correspondent à des essences. Cette pensée « essentialiste » s’étend de Parménide jusqu’à aujourd’hui, en passant par Platon, Aristote, Descartes et l’interprétation courante des textes monothéistes. La conséquence ultime en est le Spectacle au sens situationniste, c’est-à-dire l’exigence de visibilité ontique décriée par Heidegger, le « se tenant devant », ou « au-dessus », par lequel on résume la substance des choses dans nos sphères culturelles conventionnelles occidentales et islamiques. En termes de stratégie, cette tradition gréco-monothéiste majoritaire dit qu’une chose ou qu’un comportement doivent être « distincts », donc perceptibles ou concevables immédiatement, pour être efficaces. L’action doit se voir pour être prise au sérieux. L’essentiel est visible, ou en tout cas bruyant, et doit s’imposer à l’esprit. La « grandeur », dans tous les sens du terme, est la constante de cette méthode.
Dans le champ de la stratégie, ces deux traditions, essentialiste ou processualiste, induisent deux modes d’action bien distincts. L’essentialisme se dramatise dans un espace spectaculaire : c’est la tendance Clausewitz. Le processualisme, quant à lui, préfère agir dans l’invisible et viser le trivial : c’est la tendance Sun-Tzu. Loin de se résumer à des considérations théoriques ou historiques abstraites, il se trouve que ce double cadre méthodologique possède une actualité brûlante. Dans les milieux politiques dissidents, la question de la méthodologie du renversement du Pouvoir oligarchique est souvent évoquée selon cette même alternative duelle : d’une part, la manière typiquement gréco-monothéiste, c’est-à-dire l’action d’éclat de type révolutionnaire, la guerre civile, le coup d’État, le putsch, avec ou sans le soutien d’un réseau paramilitaire déjà constitué ; d’autre part, la manière asiatique, ou l’action discrète de type psychologique, la guerre culturelle et l’influence indirecte.
L’action directe : une voie de garage balisée par l’ennemi
En France en 2012, quelle est la faisabilité pratique de l’option dite « révolutionnaire » ? Quel est le potentiel de réussite d’une action consistant à prendre les armes pour déclencher une insurrection populaire débouchant sur un renversement du régime en place ? Sachant que les insurgés se retrouveront rapidement opposés à des professionnels de la violence physique, les fameuses « forces de l’ordre » (bien souvent « forces du désordre » en réalité) de la police et de l’armée, cette option requiert au minimum un entraînement spécifique aux techniques de combat, ainsi qu’une condition physique aguerrie capable de tenir tête à l’adversaire. L’auteur de ces lignes, s’appliquant à lui-même la méthode scientifique expérimentale dans le cadre d’un test de faisabilité dont il a été son propre cobaye, a pris le temps, pendant plusieurs années, de se former physiquement et mentalement aux méthodes paramilitaires en pratiquant les armes à feu et en s’initiant au combat rapproché (close-combat), en allant « sur le terrain » des manifestations et mouvements sociaux qui dégénèrent en vitrines cassées, voitures incendiées et sabotages divers, enfin, en mettant ses pieds dans certains milieux sociologiques dits « marginaux » ou « extrémistes » eux-mêmes placés sous surveillance, le tout complété par une approche historique et conceptuelle (lectures et conférences) des questions de Renseignement et de stratégie militaire.
De cette étude menée sur la durée, plusieurs conclusions s’imposent : sans une condition physique optimum et une expérience vécue et pratique des situations de stress, donc sans un conditionnement spécifique de l’esprit et du corps dont l’approche ne peut être fournie que par un entraînement quotidien sur le long terme avec un encadrement de niveau professionnel du type « Forces spéciales », on ne tient guère que dix minutes face à l’ennemi. Un véritable fossé sépare l’amateur du professionnel, que l’on ne soupçonne même pas avant de s’y être frotté réellement, et qui rend modeste quand on en a eu ne serait-ce qu’un avant-goût.
Par ailleurs, afin de finir de décourager nos lecteurs d’emprunter la voie de l’action directe et violente, notons que toutes les révolutions apparemment populaires et venant de la base, de 1789 au pseudo printemps arabe, en passant par 1917 et Mai 68, sont toujours en fait pilotées au sommet par des « minorités actives », services de renseignement, « sociétés de pensée » plus ou moins discrètes ou secrètes, mafias et lobbies divers. La nature du Peuple étant conservatrice et pacifique, jusqu’à la résignation, elle ne se lance jamais spontanément dans des entreprises de subversion et de déstabilisation de l’ordre commun établi. En outre, les putschs, coups d’État et révolutions diverses sont des opérations qui supposent un haut degré d’organisation centralisée, donc un petit nombre d’acteurs fortement coordonnés, et s’avèrent donc techniquement irréalisables par les masses.
Évidemment, aucun régime politique n’a jamais réuni 100% de satisfaits. (Chercher le consensus total est, du reste, un fantasme utopique et politiquement immature, nostalgie de l’univers homogène et homéostatique de l’utérus maternel.) Il existe toujours une raison, bonne ou mauvaise, de ne pas être content, aliment d’un substrat d’opposition à tout système, quel qu’il soit. Mais dès lors qu’un mouvement de contestation authentiquement populaire se dessine et risque de représenter une menace réelle pour le régime en place, il est récupéré et désamorcé ou instrumentalisé par des minorités actives locales et/ou étrangères dans une perspective d’ingérence et de renversement du régime en place. « Agiter le peuple avant de s’en servir », résumait Talleyrand. Pour aller plus loin sur ce sujet, voir aussi Roger Mucchielli, « La subversion ».
Le Pouvoir, quel qu’il soit, se pose toujours la même question : comment va-t-il réussir à gérer sa propre extériorité, sa propre contradiction ou opposition ? Plutôt que d’attendre qu’elle apparaisse pour tenter de l’infiltrer et de la retourner, le meilleur moyen consiste encore à la créer de toute pièce. À cette fin, un énorme travail de scrutation et d’anticipation des pensées et des comportements est appliqué aux populations chaque jour. Pour ne parler que de la France, tout notre beau pays a été placé depuis longtemps sous surveillance totale, vidéo, téléphonique, électronique (Echelon), et sous influence idéologique notamment par le « trolling rémunéré » sur les forums Internet afin d’enregistrer les tendances émergentes (veille des signaux mémétiques faibles), mais surtout pour y pratiquer de la désinformation, par exemple au moyen de faux profils Facebook chargés de donner l’illusion du nombre en faveur de telle idée ou de telle figure médiatique. On lira à ce propos deux textes accessibles sur Internet : « Les techniques secrètes pour contrôler les forums et l’opinion publique » (http://korben.info/techniques-secre...) et « Confessions d’un troll rémunéré » (http://lafilleducapitaine.revolublo...).
Ce travail de surveillance et d’influence de la population serait bien sûr insuffisant sans le renseignement humain (Humint), c’est-à-dire l’infiltration et le noyautage des groupes politiques ou associatifs présentés comme « critiques », tels que le NPA, le Front de gauche, les syndicats, les « identitaires » de toutes sortes (racialistes, régionalistes, séparatistes, féministes, homosexuels), sans oublier la diffusion par les think-tanks du Pouvoir d’éléments de langage à fonction incapacitante tels que l’antiracisme, l’antifascisme, l’anti-conspirationnisme, l’anti-homophobie, le sans-frontiérisme, etc. Cette guerre culturelle pour la conquête des discours et des cerveaux s’appuie également sur un « renseignement d’ambiance » au moyen d’agents chargés de prendre la température en passant des soirées entières à écouter et discuter dans les bistrots des quartiers névralgiques. Parfois, le patron de bar lui-même…
Le travail de repérage des individus « borderline » susceptibles d’un passage à l’acte physique, à commencer par le simple agitateur de manif, éventuellement casseur et brûleur de voitures, jusqu’au criminel toxicomane, permet de les neutraliser mais aussi de les récupérer pour s’en servir. Les méthodologies de profilage psychologique, ainsi que d’« anticipation pré-cognitive » et d’induction comportementale, sont arrivées aujourd’hui à un haut degré de perfectionnement. En termes de cybernétique, quand une turbulence locale apparaît spontanément et menace de déstabiliser tout le système, il peut être indiqué de provoquer artificiellement une autre turbulence locale plus forte juste à côté pour y absorber et y résorber la première. Ce qui s’appelle aussi un « contre-feu ». Le grand art de cette sorte d’ingénierie du chaos consistant à provoquer en amont TOUTES les turbulences locales, de sorte à ne même plus laisser la place suffisante pour que se forment des turbulences spontanées et non maîtrisées, et se rendre ainsi propriétaire de toutes les zones de turbulence. En termes de cyndinique (sciences du danger et gestion de risque), afin de réduire sa propre zone d’incertitude, on provoque des zones d’incertitude pour autrui, zones d’instabilité apparente mais dont on tirera les ficelles car on en aura conçu soi-même les paramètres.
La fabrique proactive de l’ennemi
Ces méthodologies, ou « manières de faire », s’inscrivent dans une logique proactive de construction « a priori » de l’ennemi afin de mieux le contrôler, logique aboutissant au façonnage (« shaping ») de pseudos groupes révolutionnaires (d’ultragauche) ou terroristes (islamistes), quand ce n’est pas leur création complète ex nihilo par les services secrets occidentaux : counter-gangs d’origines et d’obédiences diverses, d’Al-Qaïda à l’Armée syrienne libre (A.S.L.), sans oublier tout le fatras de racailles sous contrôle que le Qatar, l’entité sioniste et les anglo-saxons travaillent à mettre sur pieds dans nos banlieues, avec la complicité active (et déplorable) d’une partie de nos Renseignements hexagonaux.
Pour résumer : le moindre petit revendeur sous le manteau de 9 .mm est connu et fiché, de la plus petite mosquée aux plus grandes centrales syndicales en passant par la moindre cité HLM, tout est noyauté, infiltré, sous contrôle. Le quadrillage du territoire national par les loges maçonniques qui, en France, détiennent tout l’État profond, la haute fonction publique, les préfectures, les sous-préfectures et les organes du Renseignement, est assez exhaustif. Il faut l’admettre : s’il subsiste encore de l’insécurité dans notre pays en 2012, c’est bien parce que la police en a besoin et la cultive pour divers usages, de la mise en scène politico-médiatique d’une « menace terroriste » fictive (Tarnac, Mohammed Merah) jusqu’au maintien d’un niveau constant d’anxiété dans la population par le laisser-faire intentionnel des incivilités et l’entretien d’un taux minimum de délinquance et de criminalité. Nul besoin de flics ripoux pour normaliser ces pratiques de contrôle social par la peur et le stress, la criminologie scientifique officielle s’en est chargée en appliquant certains résultats de psychologie sociale (« Terror management theory ») ou de sociobiologie (Henri Laborit) sur le rôle joué par l’anxiété dans l’inhibition de l’action et la production de soumission dans les comportements. Aussi longtemps que nous vivons comme des souris effrayées, au moins nous ne dérangeons pas Goldman-Sachs…
Aujourd’hui, tout individu qui se lancerait dans un passage à l’acte violent finirait donc comme Jean-Marc Rouillan ou Anders Breivik, c’est-à-dire chez les sous-prolétaires du Système, intégralement manipulé mais convaincu d’être un rebelle, et qui donne des prétextes au Système pour sévir encore plus fort. Toute initiative spectaculaire est destinée à finir en prison, à l’asile, ou au cimetière. C’est très exactement à cause de cette stérilité de l’action d’éclat que le Pouvoir cherche à y orienter toute initiative critique à son égard… pour la neutraliser. En effet, le Pouvoir n’aime ni l’invisibilité, ni la discrétion, ni le long terme, car il n’a aucune prise sur des processus dissidents qui cultivent ces qualités.
En revanche, le Pouvoir maîtrise tout le champ de l’action visible et violente de court terme, raison pour laquelle il veut nous y pousser et nous y retenir. Il veut nous obliger à « sortir du bois » et à nous découvrir pour nous attirer sur son territoire. En un mot : il veut nous pousser à la faute. Dans ces conditions, le premier principe de l’action révolutionnaire pertinente doit être de ne pas se laisser entraîner sur le terrain de l’ennemi. Il a besoin que nous devenions visibles et violents. Soit, restons invisibles et non-violents. Il veut imposer son ordre par le chaos. Soit, infusons de l’ordre par l’ordre dans nos vies et dans celles des autres. Appliquons pour nous-mêmes la double éthique de ce que certains appellent l’Art royal, l’art de se faire oublier et de devenir invisibles, tout en poussant autrui à se montrer dans l’éclat du jour.
L’option révolutionnaire « classique » est donc non seulement impraticable pour les raisons d’impréparation et d’amateurisme évoquées plus haut, mais elle doit en plus être prise exactement à contre-pied dans la mesure où elle nous est suggérée par l’ennemi. Dans « Choc et simulacre », Michel Drac évoque également cette création préemptive (proactive) par des services secrets ou des officines diverses du visage de leur propre ennemi pour mieux le neutraliser, dans la lancée du programme états-unien COINTELPRO (Counter-intelligence program), à l’origine de la contre-culture de gauche libertaire des années 1960-70, ou la « méthode Kitson » britannique, fondée sur l’usurpation d’identité et l’opération sous faux drapeau (false-flag).
Concept de « révolution lente »
Si l’attaque frontale du Système est évidemment vouée à l’échec, que nous reste-t-il comme mode d’action ? Ce qui reste, c’est la « guerre culturelle », c’est-à-dire l’influence sociologique diffuse, virale ou capillaire, la guerre psychologique de longue haleine par la réinformation de nos concitoyens, ainsi que la reconquête des réseaux et des structures institutionnelles déjà existantes, sans oublier l’organisation concrète en B.A.D., de sorte à reconstituer de la souveraineté alimentaire, énergétique, économique et… cognitive, tous ces efforts combinés permettant d’aboutir à des « révolutions lentes », apparemment invisibles mais pourtant bien réelles. Ajoutons à cela l’éducation populaire, le travail social, la démocratie locale dans les conseils de quartier, le jardinage collectif, bref tout ce qui permet de rayonner et de reconstituer le lien social pacificateur que le Pouvoir passe son temps à détricoter pour nous dresser les uns contre les autres. Redevenir des sujets parlants, des sujets structurés, c’est-à-dire de la logique indexée sur des faits, autrement dit du langage (du « logos ») indexé sur du réel, de sorte à court-circuiter les « captures imaginaires » en termes lacaniens, c’est-à-dire les rivalités identitaires, narcissiques et émotionnelles, et les séparatismes qui en découlent.
Concept de « psy-arme »
Sur le plan intellectuel, il nous incombe, à nous, l’« avant-garde du prolétariat », de mettre en méthode de manière scientifique ces techniques de renversements graduels et insensibles dans les rapports de force. En particulier, il nous reste à fournir une conceptualisation avancée des « transformations silencieuses », en nous appuyant sur la notion d’arme silencieuse, ou « arme psychologique » (psy-arme), inspirée du célèbre texte intitulé « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » (« Silent weapons for quiet wars »). Nous sommes en guerre, et les armes utilisées ne sont pas exclusivement matérielles. Le concept général d’une arme offensive, arme physique comme arme psychologique, pourrait être défini ainsi : « Tout ce qui accélère artificiellement l’entropie d’une cible », ou encore « Tout ce qui permet de déstructurer intentionnellement quelque chose d’autre que soi-même ». En inversant les places et les signes, on trouve le concept général d’une arme défensive : « Tout ce qui neutralise l’entropie qu’un ennemi nous applique », donc « Tout ce qui entretient notre capacité de conservation et de résilience ».
Les pays Non-alignés, que l’Iran a eu l’intelligence de remettre au goût du jour, attaquent l’oligarchie atlantiste et sioniste par le haut. Afin de la prendre en tenaille, notre rôle sera de l’attaquer par en bas en mettant sur pieds une sorte de Hezbollah à la française, qui pourrait également ressembler au parti politique grec « Aube Dorée », mouvement enraciné dans le social mais aussi capable de se défendre physiquement, et dont l’inspiration pourrait être trouvée dans la philosophie « par-delà droite et gauche » du Conseil National de la Résistance et de son célèbre programme de 1944. Ou encore « Gauche du travail, droite des valeurs », selon l’heureuse formule d’Alain Soral. Travaillons donc à ce que « Égalité et réconciliation » et tous ceux qui voudront bien en être les supporters, amis et compagnons de route, deviennent les fers de lance de cette reconquête.
Lucien Cerise
Source: Égalité et RéconciliationLien permanent Catégories : actualité, culture et histoire, géopolitique, international 0 commentaire -
La FECJM veut fonder des écoles catholiques indépendantes
L'abbé Régis Spinoza précise à L'Homme Nouveau les tenants de sa nouvelle fraternité religieuse enseignante, la Fraternité Enseignante des Cœurs de Jésus et de Marie (FECJM) :
"[C]’est une association privée (canon 299 §1) qui bénéficie d’une vigilance morale dans son gouvernement exercée par le très révérend père abbé de Notre-Dame de Randol. À ce stade, elle ne peut pas incardiner les membres. La FECJM a donc une existence de facto. Les clercs qui souhaitent intégrer la FECJM devront solliciter une autorisation auprès de leur ordinaire. Pour les autres membres comme frères ou laïcs, l’intégration se fera selon les prescriptions de la FECJM. Les statuts d’une Association privée comme la Fraternité sont une première étape, statuts que l’Église, dans sa prudence, a établis afin de voir si la fondation répond à un besoin pour le salut des âmes. Si l’œuvre venait à se développer, signe de la Providence, nous ferons appel à une autorité légitime, d’abord pour demander une « laudatio » puis une « commendatio », selon les étapes établies par l’Église et fixées par le canon 299 §2, en attendant une éventuelle « recognitio » canonique.
Aujourd’hui, la FECJM propose un projet d’évangélisation de la jeunesse par les écoles et les activités de jeunesse exclusivement au sein d’un établissement scolaire indépendant, L’Angélus, qui a ouvert ses portes en septembre 2010. Le reste, si je puis dire, appartient au bon Dieu… [...]
Le but est de fonder des écoles indépendantes (hors contrat ayant un même projet éducatif et pédagogique, et, de préférence, des internats). Par conséquent, il s’agit de développer un réseau d’écoles indépendantes. Existe aussi la volonté de développer un centre de formation pédagogique pour les ecclésiastiques, religieux et laïcs enseignant dans les collèges et lycées. Nous allons vers une réelle carence de professeurs formés et qualifiés, malgré le travail extraordinaire de la Fondation pour l’École. L’Église a toujours eu un rôle essentiel dans l’éducation de la jeunesse et cela s’est concrétisé par le passé grâce aux grands ordres enseignants qui, actuellement, périclitent par manque de vocations. De plus, du moins en France, ces institutions ont-elles gardé comme objectif premier l’évangélisation de la jeunesse en tenant des écoles libres ? Je ne le crois pas. Je ne veux pas faire de conclusions trop hâtives et maladroites mais chacun peut constater que la présence sacerdotale et religieuse dans les établissements scolaires appartenant aux congrégations religieuses est très insuffisante. [...]
Je suis encore prêtre de l’Institut du Bon Pasteur puisqu’incardiné au sein de celui-ci. La FECJM a été fondée en août 2013 alors que l’IBP était gouverné par dom Forgeot qui était informé de ce projet. J’ai sollicité, tout en assumant la responsabilité de la Fraternité enseignante, auprès du Supérieur Général de l’IBP un temps de réflexion. [...]
J’ai toujours souhaité servir Dieu et l’Église dans le cadre scolaire puisque j’ai enseigné au sein de l’Éducation nationale puis dans une école catholique sous contrat et enfin dans des écoles indépendantes. [...] Lorsque je suis entré à l’IBP, j’ai clairement annoncé au Supérieur général mes intentions."
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L’hommage aixois à Guy Steinbach
Samedi matin 9 novembre, les partisans de Maryse Joissains, le maire d’Aix-en-Provence, ont été complètement ahuris de voir se regrouper des personnes portant des insignes à fleurs de lys devant leur permanence électorale.
Mais ils n’avaient pas à s’inquiéter. Ce rassemblement n’était pas destiné à s’immiscer dans les pauvres combinaisons municipales aixoises.
Les royalistes qui s’étaient donné rendez-vous en haut du cours Mirabeau étaient là pour rendre hommage à Guy STEINBACH, le doyen des Camelots du Roi, ancien secrétaire général de la Restauration Nationale et président de l’Association Marius Plateau (anciens combattants d’AF) qui est décédé jeudi 7.
Avec une très grande réactivité, Maxime et Stanislas avaient monté cette cérémonie en plein centre d’Aix.
A midi, jeunes militants avec drapeaux fleurdelysés et anciens portant leur plaque de Camelot formèrent un carré devant la statue du roi René.

Lecture fut faite de la biographie du militant exemplaire que fut Steinbach et d’un texte définissant ce qu’est un Camelot du Roi.
Après avoir entonné "La Royale", les participants allèrent en cortège à la chapelle des Oblats pour déposer une gerbe et dire une prière.

Cette manifestation, la seule à avoir eu lieu avant les obsèques de Guy Steinbach, a montré à la fois le dynamisme de l’Action Française-Provence, son esprit militant et son attachement aux leçons et aux exemples de nos aînés.
Le combat pour la France et le Roi continue !
D’autres photos sur le blog de l’Action française Provence