
Une excellente petite vidéo pour tordre le cou à quelques préjugés modernes entretenus par l’école de la république.
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Une excellente petite vidéo pour tordre le cou à quelques préjugés modernes entretenus par l’école de la république.
Ceux qui nous lisent régulièrement savent combien nous battons en brèche la doxa officielle et idéologique qui nous impose une origine unique de l’homme moderne, dans un contexte évolutionniste, à partir d’un foyer exclusivement africain ayant émigré il y a environ 60 000 ans (les traditions ont la vie dure sur ce continent !) vers les autres parties du monde jusqu’à y remplacer les autres hominidés primitifs, cousins des grands singes et qui se seraient répandus sur la Terre par vagues successives (https://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_africaine_de_l%27Homme_moderne). Pour nous, en effet, il est bien plus probable que Homo sapiens, notre plus proche ancêtre préhistorique, est apparu sur une longue période et en plusieurs lieux différents, à partir de nombreux prédécesseurs dont certains seulement étaient nés en Afrique.

(Armes impériales de la famille de Habsbourg)
Une idée folle m’a été soufflée à l’oreille il y a quelques jours. Et si l’Europe devenait un empire ? Mon sang de patriote n’a fait qu’un tour ! Comment ! L’Europe ! Un empire ! Mais ce serait la fin de la nation française ? Peut-être n’est-ce pas si sûr. Et peut-être cette folie est-elle pleine de bon sens.
L’Union européenne, actuellement, est une sorte de créature protéiforme. Elle est une construction supra-étatique ne respectant aucun principe du bon gouvernement, laissant des domaines stratégiques aux mains des Etats alors que leur gestion trans-nationale serait bien plus profitable au bien des peuples, s’occupant a contrario du calibrage des œufs de cailles dans les exploitations agricoles, ou de la température des bacs à glaces sur les étals des poissonniers.

[Ci-contre : la double hache, “signe du pouvoir impérial”, était le symbole du pouvoir gynécocratique en Crète comme chez les Lyciens, les Lydiens, les Amazones, les Étrusques, et même les Romains (Bachofen). On l’a découverte dans les tombes des femmes du paléolithique en Europe, creusées il y a 50 000 ans (Frédéric-Marie Bergounioux). Et elle est sculptée dans les pierres sacrées du Stonehenge pré-celtique en Angleterre ; cela témoigne de la relation étroite entre l’Europe du premier Âge de Pierre, les mystérieuses constructions de Stonehenge, et les adorateurs de la double hache du monde préhistorique égéen et anatolien (J.F.S. Stone)]
Le terme hache [ascia en italien] existe dans nos langues de manière quasi inchangée au cours des millénaires. Il correspond effectivement au terme latin ascia, qui dérive de la forme indo-européenne *aksi / *agwesi, que les linguistes ont reconstituée sur base de comparaisons entre le terme latin et le terme gothique aqiziz, le terme de vieil haut allemand ackus (en allemand moderne Axt, en anglais ax, “adze”) et le grec axi(on).

Episode de l’Histoire de France. Clotilde, princesse burgonde, devient reine des Francs.
Aujourd'hui, on trouvera moults dessins dans les manuels de préhistoire, où l'on voit un homme avec la roue qu'il vient d'inventer. Pourtant, la tradition affirme que c'est une femme qui a inventé la première roue. La roue symbolise en effet la Déesse qui gouverne le destin. C'est la roue de la galaxie, de la Voie Lactée, du Zodiaque. Le cercle qu'elle décrit indique les limites de l'univers s'étendant autour du yoni ou omphalos de la déesse (soit son nombril), son moyeu géo-centré. La roue est en même temps feu et eau, soleil et lune. La roue-étoile des Celtes, apanage de la Mère Arianrhod, ancêtre de Aryens, était une grande roue d'argent plongée dans la mer. Les héros chevauchaient cette roue pour se rendre en Emania, la terre des morts sur la lune. En Ethiopie, l'image de la déesse était placée au centre d'une roue de flammes, tout comme dans le culte indien de Kali. Les missionnaires chrétiens avaient reçu l'ordre de détruire ces idoles. C'est ce qui a suscité la légende du martyre de Sainte Catherine. Cette sainte n'a jamais existé. Son martyre sur la roue de feu est un avatar christianisé de la danse de Kali, déesse de la Roue Ardente. Kali effectue le Kathakali, la "danse du temps" sur le moyeu de l'univers.

(Charles VI, pris de folie, attaque son frère dans la forêt du Mans. Chronique de Monstrelet. Source : Herodote.net )
Cet article a fait l’objet d’une parution sur le site d’information Vexilla Galliae.
« Et si le roi était fou ? Comment ferions-nous ? » Vous connaissez tous cette ritournelle. Royalistes, on vous l’a souvent servie pour vous placer, pensait-on, devant les contradictions de vos beaux systèmes. Républicains, vous avez toujours pensé une fois à cette possibilité, vous disant qu’au moins on pouvait se débarrasser d’un mauvais président, mais pas d’un roi fou.
La réponse royaliste toute trouvée est de dire que l’institution royale est assez solide et vertueuse pour suppléer à la folie du roi. L’histoire vient au secours du débatteur, lui rappelant qu’en quinze siècles, la royauté française n’aurait connu qu’un seul roi fou, Charles VI.

Sylvain Gougenheim, professeur d’histoire médiévale, a réuni pour cet ouvrage une équipe d’éminents historiens (dont Marie-Thérèse Urvoy) pour présenter les différents empires médiévaux, nous offrant une rare vue d’ensemble s’étendant sur l’Europe, l’Asie ou encore l’Amérique du Sud. Le lecteur est tour à tour plongé dans l’Empire carolingien, l’Empire byzantin, l’Empire abbasside, l’Empire mongol, l’Empire ottoman, la Chine du VIIe au XVe siècle, l’Empire bulgare, l’ascension et la chute de l’Empire serbe, l’Empire japonais, les Empires solaires des Amériques, l’Empire latin de Constantinople, l’Empire allemand d’Otton le Grand à Maximilien, l’Empire normand, l’empire Plantagenêt, les trajectoires impériales en Adriatique avec l’exemple vénitien, et, pour finir, la thalassocratie malaise de Srivijaya.
Cet ouvrage met ainsi en parallèle des structures politiques a priori analogues, au sein d’une large époque et à l’échelle de la planète. Manquent à la recension les empires africains, l’Empire khazar et celui des Khmers, faute d’avoir pu trouver la collaboration d’experts francophones sur ces sujets. Mais le résultat ainsi obtenu est déjà remarquable et mérite l’attention de tous les passionnés d’histoire médiévale.
Les Empires médiévaux, ouvrage collectif sous la direction de Sylvain Gouguenheim, éditions Perrin, 396 pages, 24,50 euros
A commander en ligne sur le site de l’éditeur
https://www.medias-presse.info/les-empires-medievaux/111815/