
Œuvres d'écrivains ou simples lettres de poilus, les témoignages des soldats qui ont connu la Première Guerre mondiale, encore si proche de nous, sont toujours poignants. Ce conflit héritier de la Révolution a fait basculer le XXe siècle dans le sang.
En 2008, l'historienne Yaël Dagan avait consacré un excellent ouvrage à la Nouvelle Revue française fondée par Gide. La particularité de l'œuvre résidait dans le fait que l'auteur étudiait exclusivement la période de la Grande Guerre et le début des années 1920, comme pour mieux saisir la particularité de l'époque, scellée par l'immense conflit franco-allemand. L’angle, ici, était résolument historique. Avec Écrivains dans la Grande Guerre, France Marie Fremeaux nous offre, elle, une autre et belle variation sur le même thème, mais cette fois dans le monde des Lettres en général.

Le nationalisme français traditionnel, tel qu'il fut notamment théorisé par Charles Maurras, a tout au long du XXe siècle rejeté vigoureusement le racisme. Parce que celui-ci est perçu, dans ce courant ce pensée, comme totalement étranger à ce qui a fait la France.