
1220-2020 : la cathédrale d'Amiens fête cette année ses 800 ans. Retour sur cette fascinante « Bible de pierre », destination incontournable pour les inconsolables amoureux de Notre-Dame de Paris.
Une à une, elles s'illuminent. À quelques heures du concert organisé le 8 décembre, les bénévoles s'activent pour allumer quelques-unes des cinq mille bougies disposées dans la cathédrale d'Amiens. La nef, le chœur ainsi que les chapelles latérales se parent de leur douce lumière. Ce soir, l'édifice accueille les Londoniens du Tenebrae Choir, connus pour leur magistrale interprétation du Miserere d'Allegri. Dans l'obscurité, les veilleuses surgissent comme des crépitements au fond de l’âtre. L'intérieur prend des couleurs chaleureuses, intimes. D'ordinaire, on ne voit qu'une lumière franche, et du blanc, étincelant, altier, tutoyant les cimes en s'élevant jusqu'aux voûtes. Jadis, Notre-Dame d'Amiens était pourtant colorée, comme ses sœurs Chartres et Paris, ou les colonnes d'Athènes ou d'Agrigente. Il est bientôt 20 heures, et plus de deux mille personnes s'apprêtent à pénétrer dans la nef majestueuse. Notre-Dame d'Amiens célébrera, en 2020, ses 800 ans.


Lorsque Macron évoque le « crime contre l'humanité » qu'aurait constitué la colonisation française en Algérie et demande pardon pour cela, son discours s'inscrit dans une réflexion idéologique de fond, véhiculée depuis quelques décennies par les marxistes culturels : la repentance pour le colonialisme et ses « crimes ».

Dans les années 1830, un linguiste traverse la Basse-Bretagne afin d'en recueillir la littérature orale. Théodore Hersart de La Villemarqué interroge les paysans, écoute leurs poèmes et chants ancestraux. C'est toute la mémoire d'un pays, avec ses rires et ses pleurs, ses moissons et ses batailles, qui surgit dans les longères, devant la cheminée fumante. Cela donnera le recueil du Barzhaz Breizh. En Cornouaille, c'est un vieux chouan qui lui partage des vers venus d'un autre âge :
