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divers - Page 351

  • Imperium : roman de Christian Kracht

    Par Robert Steuckers

    1382357855.jpgEcrivain suisse, journaliste en Allemagne, grand voyageur, en Asie surtout, Christian Kracht a aussi escaladé le Kilimandjaro. Imperium est son quatrième roman. Il a provoqué le scandale car il a heurté la sensibilité des bien-pensants. Certes, tous n’ont pas suivi les mots d’ordre des zélotes du « politiquement correct ». Loin s’en faut. Mais la rage d’un journaliste en particulier, un certain Georg Diez, a sorti du placard toute l’habituelle litanie de reproches : proximité avec la « nouvelle droite », satanisme, similitude avec Céline, racisme (évidemment !), hostilité à la démocratie, totalitarisme, antimodernisme, etc. Cette recension acerbe du Spiegel, ridicule dans ses exagérations, n’a pas empêché Kracht de recevoir un prix du canton de Berne et le Prix Wilhelm Raabe en 2012, immédiatement après la parution du roman.

    L’intrigue se passe en Nouvelle-Guinée, ancienne colonie allemande d’avant le Traité de Versailles. Le héros August Engelhardt est un idéaliste, typiquement allemand. Il veut faire fortune en devenant planteur dans cette colonie lointaine. Il découvre une tribu indigène qui ne se nourrit que de noix de coco. Elle est pacifique. Elle correspond à ses idéaux : sur ce modèle exotique, Engelhardt veut fonder une nouvelle religion végétarienne et nudiste, jeter les bases d’un « nouveau Reich » écolo-végétarien qui doit évidemment inspirer le monde entier. En fin de compte, le projet vire à la catastrophe : les végétariens deviennent cannibales, les idéalistes deviennent antisémites, les ascètes se muent en scrofuleux.

    Engelhardt, un assistant en pharmacie qui a réellement existé et n’est donc pas simplement une figure de fiction issue de l’imagination de Kracht, était l’un de ces innombrables Lebensreformer allemands (un « réformateur de la vie ») qui annonçaient, avant la première guerre mondiale, les idéaux qui seront ceux des hippies, cannabis en moins. Les Lebensreformer tentaient d’échapper au service militaire et estimaient que l’Allemagne de Guillaume II était trop technique, trop moderne et trop ennuyeuse. Dans la foulée de ce refus, très fréquent à la Belle Epoque, Engelhardt a réellement fondé un paganisme farfelu, le « cocovorisme », religion solaire et naturiste d’origine américaine, gérée par un « Ordre solaire » et par les principes d’un communisme primordial. Le soleil étant la source de toute vie, il convenait de ne pas se vêtir pour laisser entrer dans le corps et dans l’esprit l’énergie de l’astre. S’exposer nu aux rayons du soleil et consommer seulement des noix de coco permet d’atteindre le divin et d’accéder à l’immortalité (« Le cocovorisme nudiste est la volonté de Dieu. La pure diète de coco rend immortel et unit à Dieu » - « Le cocovore reçoit tout directement des mains de son Dieu, le Soleil au cœur bon »). Hélas, la noix de coco n’offre pas suffisamment de force au corps et Engelhardt, miné par la lèpre, périra misérablement sur l’île de Kabakon, en Nouvelle-Guinée en 1919. Engelhardt n’eut que quelques rares disciples, ce qui ne l’empêcha pas de rêver à l’instauration d’un « Empire international et tropical du fructivorisme » qui se serait étendu aux îles du Pacifique, à l’Asie du Sud-Est, à l’Amérique du Sud et à l’Afrique équatoriale.

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    Engelhardt en Nouvelle-Guinée

    L’Allemagne wilhelminienne était promise à un bel avenir. Le siècle aurait parfaitement pu devenir le « siècle allemand » si l’horrible tragédie de la première guerre mondiale n’avait pas freiné brutalement le cours naturel des choses. Kracht joue ici la carte de l’ironie. Imaginons une société pareille à celle rêvée par Engelhardt. Idyllique au début de sa fondation, elle voit se généraliser la suspicion, surtout à cause de l’« amour libre », puis se déclencher une cascade d’inimitiés féroces. L’Engelhardt du roman de Kracht passe de l’idéalisme à la brutalité sans fard des indigènes.

    Le roman, d’une part, la vie réelle d’Engelhardt, d’autre part, appellent des réflexions politico-philosophiques précises :

    • En redécouvrant certains « paganismes » propagés par les Lebensreformer, on peut comprendre le rejet de ces bricolages idéologico-mythologiques par bon nombre de têtes pensantes d’après 1918, même non chrétiennes. Dans le même ordre d’idée, on comprendra aussi les positions successives de Julius Evola dans Impérialisme païen puis dans Le malentendu du nouveau paganisme.
    • Le propos de Kracht est de fustiger les tendances actuelles au végétarisme, à un rousseauisme de bazar qui demeurent des idéologèmes de la pensée dominante contemporaine. Kracht, dans son roman et contrairement au destin finalement très malheureux d’Engelhardt, démontre que cet hippisme irénique avant la lettre peut se muer en son contraire sous la pression du réel : c’est l’hétérotélie, soit l’obtention d’un résultat très différent de ce qui était escompté au départ (voir le politologue Jules Monnerot). Les rêves trop éthérés finissent dans la déchéance, les pathologies mutilantes, les pourrissements. Ou dans l’horreur politique.

    L’utopie d’Engelhardt, telle que moquée dans le roman de Kracht, ne mène à rien, sinon aux quolibets de ceux qui ne l’ont jamais partagée ou au désintérêt des générations futures. Ce sont justement ces quolibets, mis en exergue, et ce désintérêt qui ont fâché les pourfendeurs bruyants du roman de Christian Kracht. L’utopie pré-hippy d’Engelhardt, avec son végétarisme irénique et son sexualisme nudiste, recèle des idéologèmes diffus de notre propre utopie dominante, de type libéral ou gauchiste. Moquer ces idéologèmes est donc un crime de lèse-correction-politique, que ne peut s’empêcher de fustiger un journaliste du Spiegel,chien de garde de l’utopie hippy-festiviste. Qu’on en juge par cette citation : « Engelhardt redevient enfant, Rex Solus. Végétatif et simplet, sans se souvenir de rien, sans perspective, il ne vit plus que dans le présent, reçoit de temps à autre une visite, parle en délirant, et les visiteurs s’en vont et rient de lui ; finalement, il devient l’attraction des voyageurs dans les Mers du Sud ; on vient le voir comme on vient regarder un animal sauvage au zoo ». Notre modernité tardive, ou postmodernité, n’est-elle pas ce pur présentisme, amnésique et sans projets, consécutifs d’un idéalisme déréalisant ?

    Kracht entrecoupe la description du naufrage de l’utopie d’Engelhardt de visites d’auteurs, de peintres, d’artistes, emblématiques de l’époque, renouant en quelque sorte avec le style de La montagne magique de Thomas Mann.

    Un roman donc qui a fait grincer des dents un chien de garde du système, particulièrement virulent, mais qui a finalement connu un succès retentissant. Comme quoi, ces chiens de garde, on les écoute de moins en moins… Aussi peu que les idéalistes hippies à la Engelhardt. Heureux augure ? Qui plus est, un roman dont on fera un film.

    Et, au fond, en le lisant, je n’ai découvert aucune trace d’extrême-droitisme, de racisme, de satanisme. Rien que du cocovorisme.

    Christian Kracht, Imperium, Fischer Taschenbuch, n°18.535, Frankfurt am Main, 2015.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Polémia organise son 3ème “forum de la dissidence”

    La Fondation Polémiathink tank dirigé par l’énarque et ancien député européen Jean-Yves Le Gallou, organise le 18 novembre prochain à Paris son 3ème “forum de la dissidence” dont le titre est aussi direct qu’un uppercut : “Face à Macron : une bonne droite !”.

    Sortir la droite de l’anesthésie dans laquelle elle se trouve plongée et poser les bases d’une refondation idéologique, telle est le programme du forum organisé par Polémia. Parmi les invités, dont la liste n’est pas exhaustive, l’on remarque la présence de Jacques de Guillebon (magazine L’Incorrect), l’entrepreneur et homme de presse Charles Beigbeder, mais aussi Bruno Mégret, Samuel Lafont, Pierre Cassen (Riposte Laïque), Jean-David Cattin (Les Identitaires) ou François Bousquet (revue Éléments).

    Pour en savoir plus : polemia.com

     

    3e forum de la Dissidence le 18/11/2017 : face à Macron, une bonne Droite ! 
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  • Elisabeth Lévy publie un nouvel ouvrage détonant : Les Rien-Pensants

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    Elisabeth-Lévy-Rien-Pensants-228x350.jpgOn ne présente plus Elisabeth Lévy, la directrice de la rédaction du magazine Causeur, l’auteur d’essais comme Les Maîtres censeurs et La Gauche face au réelSon nouveau livre, publié aux éditions du Cerf, va encore faire jaser. Rien que le titre : Les Riens-Pensants, induit que les « maîtres censeurs », en plus de censurer la pensée des autres, s’abstiennent de toute réflexion personnelle. En voici la présentation de l’éditeur.

    « Mais que se passe-t-il au pays de Descartes et de Voltaire ? Pourquoi, sous couvert de démocratie, la liberté d’expression s’amenuise-t-elle toujours plus ? À quelle étrange inversion assistons-nous quand ceux qui dénoncent l’islamisme et le néo-antisémitisme sont accusés d’attiser la haine ? Par quel retournement les féministes et autres héritiers de 1968 réclament-ils sans cesse plus de police des moeurs et de la pensée, et plus de sanctions ?

    Les Rien-pensants se sont substitués aux Maîtres censeurs, pointe Élisabeth Lévy quinze ans après son grand livre manifeste. Partout ils veulent interdire qu’on voie ce qu’on voit. Mais de la béatification de Taubira à la diabolisation de Zemmour, de l’exaltation du mariage pour tous à l’interdiction du racolage, de l’exonération des djihadistes à la stigmatisation du populo, de la transparence à la surveillance, se moquer des inventions langagières et politiques des nouveaux modernes est devenu un devoir citoyen. Surtout qu’au prétexte de vouloir notre bien, ils mènent une guerre sans merci contre tout ce qui nous rattache au passé.

    Voici donc la chronique ironique et énervée de la bataille qui fait rage entre les fluides et les lourdauds, les saute-frontières et les pieds dans la glaise. Un essai décapant, dans un style chahuteur. »

    https://fr.novopress.info/

  • OMAR SY, KNOCK CHATOUILLEUX, NE SUPPORTE PAS QU’ON LE GRATOUILLE

    Jean Rochefort s’en est allé comme il avait vécu, dans l’esprit et l’élégance. Omar Sy est arrivé, dans l’insulte et dans l’outrance. Promotion de son dernier film oblige, il est revenu des États-Unis pour nous vendre l’ânerie du moment : Knock, sinistre pochade de la cinéaste Lorraine Lévy qui doit faire se retourner le pauvre Jules Romains dans sa tombe.

    Notre époque n’a que ce qu’elle produit, si ce n’est ce qu’elle mérite, à savoir des artistes incultes qui, privés d’imagination, réinterprètent à leur sauce des classiques dont l’intelligence et la saveur leur ont totalement échappé.

    Oma Sy est devenu Knock sans connaître ni Knock ni Jules Romains, et sans doute pas, non plus, Louis Jouvet qui en fut le génial interprète. On lui pardonnerait s’il était resté à sa place d’acteur au lieu de devenir un minable donneur de leçons de vie doublé d’un pleutre… En effet, remis vertement à sa place par Éric Zemmour qu’il avait grossièrement insulté sur Europe 1, le traitant de « criminel », Omar Sy s’en est vite retourné pleurnicher dans le giron d’Hollywood, abandonnant en rase campagne la promo de son navet. Il a eu peur, peur de se frotter aux mots qui ont un sens, à la culture politique, peur de la dialectique, la vraie, au-delà du bla-bla convenu.

    Comme on le craignait (en vérité, on s’en fout totalement), ce Knock est un navet. Une grosse daube. Pire : une insulte à l’œuvre de Jules Romains, cette peinture de mœurs tout en subtilité.

    Lorraine Lévy n’est pas la première à commettre ce genre de crime. On a déjà vu cela. Deux exemples me viennent à l’esprit.

    Boudu, pour commencer. Tourné par Jean Renoir en 1932, Boudu sauvé des eaux est l’histoire d’un clochard anar et cynique qui sème la révolution dans la famille qui l’a sauvé de la noyade. En 2004, Gérard Jugnot en fait un saint homme dans la carcasse de Depardieu, parce que dans son monde de Bisounours, on ne saurait être à la fois pauvre et méchant.

    Mais il y a pire, en 2004 encore. C’est la trahison suprême du roman Vipère au poing d’Hervé Bazin. Folcoche, cette mère monstrueuse (si magistralement interprétée par Alice Sapritch en 1971), connaît sous la caméra de Philippe de Broca une rédemption en forme de « happy end ». C’est que la mère – ici Catherine Frot – est forcément un être aimant, elle aussi, une pauvre victime des hommes et du système, alors le cinéaste décide de la réconcilier avec son fils ! Pauvre Bazin.

    Dans la même veine, Lorraine Lévy a fait un Knock à la sauce neuneu-gnangnan, hommage aux actuels balivernes et autres fadaises sur le vivre ensemble. Et, pour une fois, les avis sont unanimes : c’est nul !

    Jusqu’au critique de La Croix, Jean-Claude Raspiengeas, qui en oublie sa charité chrétienne pour déverser ce qu’il a sur le cœur. « Ce Knock version 2017 est un film rongé par sa bêtise, sa laideur amidonnée, ses bons sentiments », écrit-il, plaignant « la brochette d’excellents acteurs […] d’être allés se commettre dans pareil nanar ».

    La cinéaste se défend, plaide sa cause, dit avoir « voulu faire un film solaire, ludique, avec un héros fragile, faillible, humain ». Elle aurait pu ajouter « et issu de la diversité », comble de l’anachronisme dans la France rurale de 1923 ! Qu’importe, la démarche est stupide et indéfendable. Et comme l’écrit Jean-Claude Raspiengeas, à quoi bon vouloir faire un remake, si c’est pour dénaturer le propos, y plaquer des dialogues stupides, sacrifier à la vulgarité (la femme du pharmacien érotomane…) ? Dès la première séquence, on comprend que c’est mal parti. Le malaise ne fait que grossir pendant cette panouille interminable, d’une niaiserie confondante. »

    Bref, c’est à ne surtout pas voir !

    http://www.bvoltaire.fr/omar-sy-knock-chatouilleux-ne-supporte-quon-gratouille/

  • JEUDI 18 H, SUR RADIO LIBERTÉS, L'ÉMISSION SYNTHÈSE AVEC JEAN-CLAUDE NICOLET : VIE D'UNE HARKA EN ALGÉRIE FRANÇAISE

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  • Claude Guéant sur TV Libertés

    L’ancien ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a été qualifié « d’homme le plus puissant de France ». Mais tout bascule en février 2013. En deux mois, l’existence de l’ancien Secrétaire général de l’Elysée est devenue un enfer. Face aux affaires qui le mettent directement en cause, il clame son innocence et évoque une machination, une instrumentalisation visant à le détruire, et à travers lui, Nicolas Sarkozy.

    Interrogé par Martial Bild et Elise Blaise, Claude Guéant évoque les éléments qui figurent dans son livre « Quelques vérités à vous dire » mais il va plus loin. Sans reprendre le terme de cabinet noir, il affirme qu’une structure, une équipe au ministère de l’Intérieur était chargée de son sort. Claude Guéant témoigne longuement de son engagement aux côtés de Nicolas Sarkozy. Il évoque aussi l’affaire Merah et plus généralement l’Islam en France. Un entretien important avec l’ancien ministre de l’Intérieur qui ouvre ses placards sur quarante années durant lesquelles il a côtoyé ministres, patrons, artistes et chefs d’Etat.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Macron-Jupiter redescend sur terre ! – par Guy Rouvrais

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    8968-20171018.jpgSa parole devait être rare et sobre pour être mieux entendue et ne point se perdre dans le fracas de l’actualité, il entendait souligner ainsi que, Jupiter président, il était au-dessus de la mêlée politicienne. Or, voilà qu’en trois semaines, il se répand longuement dans les médias, une interview fleuve dans Le Point, une autre de même ampleur, outre-Rhin, dans le Spiegel, et, enfin, lundi soir, pendant plus d’une heure, sur TF1. C’est qu’il est sur la défensive, sa cote de popularité dégringole, le doute se répand, y compris dans sa majorité, il ne peut laisser ce désenchantement croître et embellir. D’où le plaidoyer pro domo que fut son intervention vespérale, ses explications qui furent autant de justifications. C’est dire aussi qu’on n’a pas appris grand-chose, il n’a rien annoncé de nouveau, il est surtout revenu sur les réformes annoncées pour en limiter la portée.

    Ainsi l’engagement de faire bénéficier de l’assurance chômage les salariés démissionnaires n’est plus inconditionnel mais subordonné à l’existence d’un « projet », ce qui en restreint considérablement le champ. La suppression de l’Impôt sur la fortune aura pour corollaire « l’obligation d’investir » sans préciser comment la contrôler. On le voit, il n’est pas tout à fait vrai que ce qu’il fait est conforme à ce qu’il avait annoncé pendant sa campagne, il en a convenu mais seulement pour la baisse des cinq euros de l’APL.

    Quant à l’extension de la PMA aux lesbiennes et aux célibataires, il y est toujours favorable, bien entendu, mais après un débat en 2018, il souhaite légiférer en respectant « l’ensemble des convictions », ce qui n’est évidemment pas possible puisqu’elles sont contradictoires. « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée », c’est oui ou non, il n’y a pas d’espace logique et politique en ce domaine pour une motion mi-chèvre mi-chou. Autre condition par lui posée : que le bénéfice de la PMA aux « couples » de femmes ne débouche pas « subrepticement » sur la GPA à laquelle il est hostile. Or, cette dérive est inscrite dans la justification qu’il donne en faveur de la « PMA pour toutes » : l’égalité entre tous les citoyens et les couples dont il se veut le garant. Dès lors, si les homosexuelles peuvent avoir un enfant grâce à une manipulation qualifiée de médicale, pourquoi la refuser à leurs homologues masculins, la leur ne pouvant passer que par une GPA ?

    A propos de la tragédie de Marseille qui a vu deux jeunes filles assassinées par un terroriste islamiste en situation irrégulière et néanmoins libéré après avoir été interpellé huit fois, le président a rappelé que le préfet et un autre haut fonctionnaire avaient été limogés par le ministre de l’Intérieur. Mais il a ajouté aussitôt que les responsables de cette criminelle bavure sont des « fonctionnaires de grande qualité » ! Que serait-ce s’ils étaient de mauvaise qualité ! Dans la foulée, il a annoncé qu’il sera « intraitable » et que « toutes celles et ceux qui, étrangers et en situation irrégulière, commettent des actes délictueux quels qu’ils soient, seront expulsés. » Pourquoi les clandestins seulement ? Les délinquants qui sont en situation régulière peuvent donc rester et continuer à voler, violer, assassiner ?

    Guy Rouvrais

    Article paru dans Présent daté du 17 octobre 2017

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