
En imitant Bossuet, les historiens qui se pencheront sur notre époque pourraient un jour écrire : “entre 2020 et 2050, la France se meurt, la France est morte.” Le choix des Français dans quelques semaines sera d’enrayer ou non le processus. Le frétillant freluquet qui sert de porte-parole au pouvoir parle des opposants comme de “morts-vivants” parce qu’ils cultivent la nostalgie d’une France en train de disparaître. Ce chantre halluciné de la liquidation de notre pays s’enthousiasme à l’idée d’un pays revisité par le souffle de l’avenir. Ce souffle c’est l’appel du néant, la marche des Français vers le rien ou vers le “grand autre” parce qu’ils auront cru que l’essentiel était de protéger la santé au moyen de mesures liberticides disproportionnées alors que le risque a pratiquement disparu, ou que les aumônes distribuées par le monarque grâce à la planche à billets de l’endettement leur permettraient de survivre à la crise.







