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élections - Page 495

  • Journal du Jeudi 07 Avril 2016 : Politique / Emmanuel Macron en ordre de marche

  • Un pouvoir aux abois

    Le Bulletin d’André Noël / Synthèse hebdomadaire, semaine du 4 au 10 avril 2016.
    ♦ C’est devenu presque un rituel ! Le chef de l’Etat et son premier ministre ponctuent leur discours d’un « nous continuerons à réformer jusqu’au bout ! » Le plus souvent c’est lorsqu’ils essuient un échec qu’ils affichent cette mâle détermination.
    Cette affirmation postule que les deux gouvernements de François Hollande ont déjà accompli de signalées réformes, les nouvelles annoncées s’inscrivant dans cette prétendue dynamique. Or, on a beau chercher : de réformes, on n’en trouve pas ! Ou, plutôt, la seule qui change, hélas ! La société et nos mœurs, c’est celle du « mariage pour tous ». Pour le reste ? Ce que les duettistes qui nous gouvernent appellent « réforme » ne sont que des aménagements à la marge de lois existantes, des baisses de charges parcimonieuses et sélectives, des réductions d’impôts après tant de hausses dans le cadre du pacte de compétitivité.

    La seule qui avait quelque ambition, la loi Alur sur le logement de la calamiteuse Cécile Duflot a été largement édulcorée après que la dame a quitté le gouvernement tant elle était catastrophique pour le secteur de la construction.


    Mais ne voilà-t-il pas que quinze mois avant le terme de son quinquennat, le chef de l’Etat avait la velléité, non pas de « continuer » les réformes mais d’en promouvoir deux ? L’une portant sur la déchéance de la nationalité des terroristes qui devait être inscrite dans le marbre de la Constitution, la seconde, la loi « travail », sur le Code du même nom. Or il vient de renoncer en bloc à la première et il est en train de renoncer en détail à la seconde. Réformer jusqu’au bout ?
    Il est déjà à la fin de son mandat mais il feint de ne pas s’en rendre compte ! Certes, il lui reste un peu plus d’un an à courir mais peut-on courir en étant paralysé ? C’est la condition actuelle de l’exécutif. Ce pouvoir aux abois est condamné à l’impuissance ; le malheur est que notre pays n’a pas les moyens de se permettre un immobilisme de plus d’un an car les crises sont là qui exigent une action résolue.
    Il n’a plus de majorité à l’Assemblée nationale ou, plutôt, celle-là est à géométrie variable : les communistes, les écolos en grande partie sont depuis un moment déjà en dissidence. Il y a bien sûr le noyau dur de ses opposants internes, les frondeurs socialistes auxquels s’ajoutent, selon les textes examinés, les humeurs du moment, voire l’agressivité de Valls à leur égard, des dizaines d’autres élus du PS.
    Si le premier ministre a pu faire passer la première loi Macron grâce à l’article 49/3 permettant le vote bloqué, il a dû y renoncer pour la loi El Khomri, après l’avoir pourtant annoncé, le risque étant trop grand que, conjugués avec les suffrages des députés de droite, ceux de la gauche aboutissent à faire tomber le gouvernement. Pour ce qui est de la déchéance de la nationalité, là encore le pouvoir a dû céder devant la fronde de ses partisans à l’Assemblée nationale. Rappelons ce qu’avait annoncé le chef de l’Etat le 16 novembre, à Versailles, devant le Parlement réuni en congrès, pour mesurer l’ampleur de son renoncement face aux députés socialistes: «Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français.» Il ajoutait, pour indiquer la limite posée, que la mesure ne devait « pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride », ce qui excluait les Français n’ayant que cette nationalité-là. Dans un souci d’égalité, absurde en ce domaine, les députés socialistes ont voulu l’étendre à tous les Français afin que les binationaux ne soient pas discriminés !
    Résultat : cela aboutissait à rendre des Français apatrides, contrairement à ce qu’annonçait le président de la République. Si la droite (y compris le Front national) avait approuvé la déchéance des binationaux, c’est parce qu’elle y était d’autant plus favorable qu’elle le proposait elle-même (LR, les Républicains ayant copié le Front sur ce point), elle l’aurait donc approuvée pour que cela soit intégré dans la Constitution.
    Le Sénat a donc voté de son côté un texte exactement conforme à ce qu’avait exprimé le chef de l’Etat le 16 novembre. Et c’est ce que Valls lui reproche et dont il l’accuse ! Les sénateurs auraient fait échouer la réforme conditionnelle ; même son de cloche à l’Elysée.
    En somme, on aurait voulu que les sénateurs avalisent le reniement du président et s’alignent sur la position des députés avec la déchéance pour tous ! Le résultat ? Les terroristes binationaux resteront français alors qu’il s’agissait de les priver de l’honneur de l’être. Le président en sort affaibli, déconsidéré, ce fiasco s’ajoutant à celui qui s’amorce autour de la loi El Khomri.

    La déchéance de Hollande

    Pour forcer la main du Sénat, le président du groupe PS au Palais Bourbon, Bruno le Roux, qui ne fait rien sans l’aval conjoint de Hollande et Cambadélis, a « tweeté » le message suivant le jour de l’attentat à Bruxelles : « Attentats terroristes et protection de notre pays, la droite sénatoriale qui bloque la révision constitutionnelle est irresponsable. » Autrement dit, l’opposition en général et les sénateurs en particulier feraient le jeu des terroristes en refusant la déchéance pour tous que les députés ont imposés à Hollande et à Valls, incapables de s’y opposer. C’est évidemment une honte que de récupérer le sang et les larmes à des fins bassement politiciennes pour sortir le chef de l’Etat de la nasse dans laquelle il s’est enfermé. Mais, de plus, l’argument est juridiquement sans valeur et loin de justifier la déchéance pour tous, il en montre la dangereuse absurdité. Le patron des députés PS se sert de l’arrestation à Bruxelles de Salah Abdeslam, seul survivant et « logisticien » des tueurs islamistes du 13 novembre. Il n’est pas binational mais seulement français. Dès lors, il ne pourrait être déchu de sa nationalité, sauf si cette déchéance est étendue à tous. C’est là évidemment manifester une évidente mauvaise foi car le président du groupe PS à l’Assemblée nationale ne peut ignorer qu’en France les lois ne peuvent être rétroactives. En conséquence, même si les sénateurs avaient adopté le texte voté par l’Assemblée nationale, rendant ainsi la réforme de la Constitution possible, Salah Abdeslam n’aurait pas pu être privé de sa qualité de Français.
    Mais admettons, un instant, que le Sénat se soit incliné et que la déchéance pour tous fût instaurée. C’eût été une aubaine pour les terroristes français et un danger permanent pour nous tous. Privés de leur nationalité, ils deviendraient apatrides, condition ainsi définie par l’article 1er de la Convention de New-York du 28 septembre 1954 : « le terme d’apatride s’appliquera à toute personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. » Ce qui serait le cas des terroristes ainsi déchus.
    On notera que cette définition ne fait aucune distinction entre les apatrides, ceux qui sont privés de patrie à cause de bouleversements historiques et ceux qui peuvent l’être pour d’autres raisons.
    Que fait-on d’un apatride puisqu’on ne peut l’expédier sur la planète Mars ? Selon la convention de 1954 dont la France est signataire, il reste sur le territoire où il est devenu (ou resté) apatride et là « l’apatride bénéficie du droit en vigueur appliqué aux étrangers résidents. » Ce qui revient, de fait, à le priver de ses droits civiques comme dans le cas d’indignité nationale. Ajoutons qu’en 1954, l’Union européenne, telle que nous l’avons aujourd’hui, n’existait pas, tout comme l’espace Schengen.
    Que l’on soit Belge, Allemand, Américain ou Brésilien le statut d’étranger était le même, le fait d’être européen ne constituait pas une différence. Il y en a une, maintenant, applicable aux apatrides, en l’absence de dispositions contraires. Sa peine achevée, le terroriste resterait chez nous… comme s’il était encore chez lui, sans droit de vote, ni la possibilité de devenir fonctionnaire : la belle affaire ! Serait-il assigné à résidence ou pourrait-il circuler librement à l’intérieur de l’espace Schengen ? Avec quel papier ? Celui fourni par l’OFPRA (Office français pour les réfugiés et apatrides) sous forme d’une carte de séjour « temporaire » mais qui devient définitive puisqu’il n’a pas d’autre endroit où aller, contrairement à d’autres apatrides pour lesquels la situation est temporaire. Cela signifie que si la proposition d’origine parlementaire avait été adoptée nous aurions tout de même à demeure les terroristes Français…comme s’ils n’avaient pas été privés de leur nationalité.
    Les bénéficiaires du fiasco de Hollande sont les terroristes ; les binationaux ne seront donc pas déchus de leur nationalité française, l’honneur d’être français leur sera conservé même s’ils ont massacré nos compatriotes. C’est la déchéance, oui ! mais… de François Hollande.

    La grande illusion du président

     Dans cette situation, si le président avait quelque courage, s’il voulait que notre pays puisse prendre un nouveau départ, il redonnerait la parole au peuple en procédant à la dissolution de l’Assemblée nationale, à défaut de démissionner. Il a songé un instant, dit-on, à organiser un referendum sur la déchéance de la nationalité, les sondages lui indiquant que nos compatriotes y seraient massivement favorables. Mais, au degré d’impopularité qu’il a atteint sans précédent sous la Vè République, le risque était trop grand pour que l’électeur au lieu de répondre à la question veuille se débarrasser du questionneur à cette occasion.
    Au moins, à défaut de se retirer avant terme, on aurait pu espérer qu’il renoncerait à tenter d’accomplir un second mandat. Or, il n’en est rien ! Sa garde rapprochée, hollandistes de la première heure et de la dernière : les Le Foll, Sapin, Rebsamen, entre autres, préparent déjà sa campagne, définissent les thèmes et envisagent différents scénarii selon que l’adversaire sera Sarkozy, Juppé, voire… Le Maire en pleine ascension, le vent dans le dos. C’est faire preuve d’un bel optimiste, mais l’optimisme est une des rares qualités de François Hollande. Encore qu’à un tel degré, ce n’est plus de l’optimisme mais de l’aveuglement. Songez que selon l’enquête mensuelle CEVIPOF, publié dans Le Monde et portant sur un échantillon de 21.000 personnes, ce qui est exceptionnel, la catégorie des « très satisfaits » de son action est à… 1% ! Mais il en faudrait pourtant plus que ce sondage pour le décourager !

    Sur quoi se fonde son optimisme ?

    Sur une croissance légèrement meilleure, 1,2% au premier semestre contre 1% prévu, ce qui devrait la faire dépasser 1,5% sur l’ensemble de l’année. Tout le monde sait que c’est insuffisant pour enrayer la montée du chômage. Le pouvoir des ménages aurait augmenté de 1,7%, la plus forte hausse depuis 2007, les exportations reprennent, ainsi que les investissements des entreprises. Le déficit budgétaire qui devait être de 3,8 %, en 2015, sera de 3,5% ce qui laisse espérer atteindre la « terre promise » à Bruxelles des 3% en 2017. Il pense que ces bourgeons de la reprise fleuriront à la fin de l’année et au début 2017, au moment où s’ouvrira la campagne électorale et où il annoncera sa candidature. Il pourra broder sur le thème : « à force de persévérance, ma politique commence à porter du fruit, laissez- moi continuer… » Il dénoncera en même temps le programme de la droite sur le thème, déjà utilisé par le PS en 1993 : « Au secours, la droite revient ! »
    Si la conjoncture est porteuse, il pense que l’idée de le faire participer aux primaires tombera d’elle-même. Il espère aussi qu’auparavant, la droite se sera déchirée à l’occasion de ses propres primaires.
    Toutefois ces améliorations de notre situation économique doivent peu à l’action du gouvernement mais l’essentiel à la conjoncture mondiale : chute du cours du pétrole et des matières premières, ce qui entraîne une baisse des prix et favorise la consommation, baisse également de l’euro par rapport au dollar, faible taux d’intérêt, etc. Mais rien ne garantit la pérennité de cette situation, la conjoncture pouvant se retourner du jour au lendemain dans un contexte mondial essentiellement fluctuant.
    Or, même si cela devait durer et s’épanouir en 2017, la grande illusion du chef de l’Etat est de croire qu’il pourrait s’en attribuer les mérites, notamment si le chômage s’améliorait à la marge. Car l’opposition aurait tôt fait de rafraîchir la mémoire des Français, si tant est qu’ils aient oublié les promesses du candidat Hollande. C’est à cette aune-là qu’ils mesureront l’état du pays.
    Il avait promis que le déficit budgétaire serait de 3% en 2013, il est de 3,5% en 2015 ; toujours selon l’engagement de Hollande en 2012, le budget serait en équilibre à la fin de son quinquennat, or, il le prévoit aujourd’hui avecun déficit de 3% ! La croissance devait être de 3%, nous en sommes bien loin. Et le chômage devait régresser de façon significative.
    Or, si en 2012, il y avait trois millions de chômeurs, aujourd’hui, au bas mot, il y en a 3.800.000. Même si à la fin du quinquennat, il y en avait quelques-uns de moins, à force de tripatouillage des statistiques, le compte n’y serait pas !
    Quant à la division de la droite, dans laquelle il met beaucoup d’espoir, on ne saurait évidemment l’exclure : dans le domaine de la zizanie et de la lutte fratricide, elle a une lourde et tragique expérience. Souvenons-nous qu’elle était qualifiée par Guy Mollet de « la droite la plus bête du monde ». Il y a presque toujours eu deux candidats rivaux à la présidentielle, Chaban-Giscard, Barre-Chirac, Balladur-Chirac.
    Il est probable que 2017 ne fera pas exception ; que Sarkozy ou Juppé sorte vainqueur de la primaire, il n’est pas exclu qu’un concurrent mécontent de la désignation essaiera d’entrer en lice, peut-être soutenu en sous-main par celui des deux qui aura été défait à la primaire.
    Mais, là encore, François Hollande, se trompe car il mésestime, malgré les sondages éloquents (15% selon leFigaro Magazine), l’ampleur du rejet dont il est l’objet, et pas seulement à droite, et la colère suscitée par tant d’incompétence et de légèreté dont pâtit le pays. Alors, même si les candidats de droite ont encore la folie de s’écharper, cela pèsera peu ; les électeurs sont prêts à voter pour celui qui sortira vainqueur du pugilat, persuadés que n’importe qui ferait mieux qu’Hollande dont le quinquennat a tellement affaibli le pays.
     
    Le Bulletin d’André Noël, n°2465

  • Robert Ménard sur le Rendez-Vous de Béziers : « On en a assez des divisions »

    Dans une vidéo, Robert Ménard explique que Le Rendez-Vous de Béziers, qui fera de la ville, durant trois jours fin mai, la capitale de la droite française, a pour but de déterminer ce qui, « à droite, nous réunit », de voir « ce que les électeurs du Front national comme ceux des Républicains ont en commun » et de « bâtir le programme de salut public » sur lequel « l’ensemble des candidats de droite devrait se mettre d’accord ».

    Robert Ménard lance un appel aux leaders de droite : « On en a assez des divisions. Maintenant, il faut que vous vous battiez pour la France. Si comme vous le dites la situation est aussi grave que ça, alors c’est terminé oubliez les problèmes d’ego, les problèmes de boutique, oubliez-vous un peu et pensez à la France ! »

    Les hommes politiques qui viendront à Béziers, explique-t-il, seront dans la salle. Ils interviendront au même titre que le public. « Il y a plus de 70 % des Français qui ne veulent plus des partis politiques. Il y a encore plus de Français qui se méfient des hommes politiques […] Donc il faut imaginer une autre façon de faire de la politique. C’est ce qu’on essayera pendant trois jours de faire à Béziers. »

    Robert Ménard le promet : « Ça ne sera pas le marchepied pour un candidat. Il ne s’agit pas de faire de la propagande pour un candidat. » Quel qu’il soit.

  • Présidentielle : temps de parole, parrainages… la réforme a été adoptée grâce à des députés LR (MàJ)

    05/04/2016

    L’Assemblée a adopté les principes applicables dès 2017 concernant notamment parrainages et temps de parole.

    Grâce au soutien de vingt-deux députés Républicains de toutes tendances, le gouvernement a pu faire adopter définitivement, mardi après-midi, à l’Assemblée, la proposition de loi organique de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle. Le pari était loin d’être gagné, car, s’agissant de la loi organique, la majorité absolue des voix de l’ensemble des députés (soit 287) était requise. Or le groupe socialiste (285 élus) a perdu au fil des élections partielles la majorité absolue des voix à l’Assemblée.

    Le groupe LR s’est beaucoup divisé, alors que le patron du groupe, Christian Jacob, avait donné mardi matin pour consigne l’abstention, au motif qu’«à un an de l’élection présidentielle, il ne faut toucher ni aux règles ni au mode de scrutin». Au final, 67 élus LR (sur 197) ont voté contre, dont l’ancien président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, les candidats à la primaire: François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou Frédéric Lefebvre. Et 107 LR se sont abstenus, dont le président du groupe.

    Vent debout contre cette réforme, les 29 centristes de l’UDI ont voté à l’unanimité contre ce texte que Jean-Christophe Lagarde, le président du parti, a qualifié en séance de «manœuvre politicienne de verrouillage». Dix écologistes (sur 17) ont aussi voté contre, en particulier Noël Mamère et Cécile Duflot, ainsi que 12 députés Front de gauche.

    Au cœur de la révolte des «petits partis»: l’article 4 de la loi organique, qui prévoit de remplacer la règle d’égalité de l’accès aux médias audiovisuels à tous les candidats à la présidentielle par un «principe d’équité» pendant la période intermédiaire (environ vingt jours) avant l’ouverture de la campagne officielle. Le texte préconise au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de tenir compte de «la représentativité des candidats» (notamment en fonction des sondages), et de «la contribution de chaque candidat à l’animation du débat électoral».

    Parmi les autres mesures phares contenues dans ces textes: la publication intégrale des noms de tous les élus qui parraineront un candidat, à charge pour le Conseil constitutionnel, auquel les maires devront adresser directement les formulaires de parrainage par voie postale, de les rendre publics «au moins deux fois par semaine».

    Le Figaro

    29/03/2016

    La loi de «modernisation» visant à modifier les règles de la campagne et réviser la stricte égalité du temps de parole pour tous les candidats provoque la colère des moins médiatiques d’entre eux.

    Pour Isabelle Attard, «l’objectif semble clair: limiter le choix des Français à trois bulletins : Parti socialiste, les Républicains (LR) et Front national».

    La proposition de loi organique, déposée par le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux, puis adoptée – en petit comité – par la chambre basse en deuxième lecture le 24 mars, provoque la colère des représentants des petits partis, de droite comme de gauche. «Ainsi, mesdames et messieurs les députés du groupe socialiste, vous voulez faire taire les écologistes, le Front de gauche», s’était insurgé le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pendant la séance.

    Cœur de la discorde: le texte prévoit une réduction de la période de stricte égalité du temps de parole dans les médias de cinq à deux semaines. En dehors de ces deux semaines, la proposition de loi compte substituer une répartition équitable à un partage égalitaire. Le temps de parole attribué à chacun sera fonction de la «la représentativité des candidats» et de leur contribution «à l’animation du débat électoral». Soit des temps de paroles entre autres indexés sur les courbes des sondages et les résultats obtenus aux précédents scrutins. Le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde a vivement dénoncé «cette modification dangereuse et scandaleuse» qui donne au CSA «un rôle ahurissant de censeur». [...]

    Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/714253-elections-un-temps-de-parole-base-sur-les-sondages-et-les-resultats-precedents

  • La droite au pied du mur dans les régions

    Dans son éditorial du Figaro de ce 4 avril, Yves Thréard écrit à très juste titre ceci :

    "Les habitants d'Ile-de-France savaient-ils que leurs impôts locaux servaient à financer le séjour d'une importante délégation du conseil régional au Festival de Cannes ? 23 personnes étaient sur la Croisette en mai 2015, pour une facture de 258 000 euros. On ignore si, pour ce prix-là, le champagne était compris !

    À elle seule, cette histoire résume la folie des grandeurs des élus socialistes qui gouvernaient 21 de nos 22 régions métropolitaines jusqu'en décembre dernier. De Rhône-Alpes aux Pays de la Loire, l'ampleur de la gabegie est édifiante."

    Et il ne manque pas de rappeler aussi à quel point le p. de la r. François Hollande avait démontré comme président du conseil général de la Corrèze combien le gaspillage et l'endettement pouvaient fonctionner et ponctionner au niveau de ces Départements que l'on n'a toujours pas supprimés, aggravant le mille-feuilles administratif, sans doute pour ne pas faire comme les autres pays européens.

    Hélas une fois établi ce désolant constat, le diagnostic ne suffit pas. La période pourrait avoir ceci de passionnant que les régions pour lesquelles on a voté en décembre n'ont pas reçu leurs compétences et leurs définitions précises. Elles restent à construire : l'Ile-de-France, par exemple, la plus peuplée, la plus riche, la plus bigarrée, etc. peut-elle exister sans maîtriser le projet du Grand Paris ?

    On peut ainsi saluer par exemple l'opiniâtreté de Mme Pécresse, se féliciter qu'elle l'ait emporté sur Bartolone, apprécier l'audit qu'elle a fait établir de la déplorable gestion Huchon, etc. Très bien de lutter contre la fraude dans les transports en commun, de resserrer les boulons, de placer un pilote dans l'avion.

    Reste cependant à savoir la destination de l'appareil, et, sur ce point le flou artistique, dans lequel la droite française se complaît, me paraît préoccupant.

    http://www.insolent.fr/

  • Collectif Horizon : l’union de la carpe et du lapin ?

    Cette curieuse alliance déçoit de la part de Sébastien Pilard et Madeleine de Jessey.

    Né de la Manif pour tous, le mouvement Sens commun s’est créé au sein de l’UMP pour peser sur ses choix et influencer ses dirigeants et candidats. Tenant de valeurs humaines fortes, modérément libéral en économie, plutôt eurosceptique, Sens commun revendique 9.000 adhérents, ce qui constitue une jolie performance. Reste à déterminer quelle est son influence réelle.

    Sens commun, c’est la bourgeoisie catholique conservatrice qui pense peser sur les choix d’un parti eurobéat, libéral, libertaire, sans colonne vertébrale, sans philosophie politique ni anthropologie.

    Sens commun, ce sont aussi des jeunes courageux affirmant leurs convictions face aux requins de la politique. C’est un mouvement qui inspire de la sympathie, une large adhésion, du respect et du scepticisme : qui peut prétendre changer quoi que ce soit au sein d’une telle machine électorale ? Mais il a le mérite d’exister et, finalement, comme il est facile de critiquer, nul ne peut leur reprocher l’expérience qui mérite d’être menée.

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  • Xavier Bertrand : "Plus rien ne sera jamais comme avant"...sauf mes indemnités d'élu.

    Mais ça c'était avant :

    "Lors de son discours de victoire le 13 novembre dernier, il promettait de faire de la politique autrement, clamant haut et fort : « Plus rien ne sera jamais comme avant. » Dans la foulée, il démissionnait de son poste de maire de Saint-Quentin et de député.

    Sauf que Xavier Bertrand, toujours président de l'agglomération de Saint-Quentin, a fait voter, le 26 janvier dernier, une délibération qui lui assure 4 000 euros brut mensuels, révèle le quotidien La Voix du Nord. À cette indemnité, il faut ajouter les revenus de président de région, 5 236 euros brut, pour calculer le salaire de Xavier Bertrand. Soit 9 236 euros brut mensuels."

    Ceci dit, lorsque l'on cumule les voix des Républicains, du Centre, de la Gauche, des écologistes et de l'extrême gauche pour gagner au deuxième tour, un cumul d'indemnités est mérité, non ? 

    Philippe Carhon

  • Autriche : un sondage donne le candidat du FPÖ au second tour de la présidentielle

    AUTRICHE (NOVOpress) : A un mois du scrutin, un sondage Gallup pour Österreich, réalisé du 22 au 24 mars 2016, donne Norbert Hofer, le candidat du FPÖ (Parti de la liberté) à l’élection présidentielle, deuxième avec 21 % des suffrages derrière le candidat écologiste Alexander Van der Bellen (25 %) et devant la candidate indépendante Irmgard Griss (19 %) rapporte Lionel Baland sur son blog. Le candidat social-démocrate (SPÖ) Rudolf Hundstorfer (17 %) est donné quatrième et le candidat conservateur/social-chrétien (ÖVP), Andreas Khol (13 %), cinquième.

    Cette enquête confirme les tendances indiquées par les autres instituts, qui donnent tous Norbert Hofer entre 18 et 22 % des voix, au coude à coude avec Alexander Van der Bellen et Rudolf Hundstorfer. S’il accédait au second tour, le candidat du FPÖ (Parti de la liberté) est donné perdant dans tous les cas de figure mais une étude lui accordait, début mars, 45 % des voix dans un duel face à au candidat écologiste.

    Le président de la République autrichienne, dont les pouvoirs sont limités, est élu au suffrage universel direct – comme en France – pour un mandat de six ans renouvelable une fois. Le premier tour de l’élection présidentielle doit avoir lieu le 24 avril prochain et le second tour, qui opposera les deux candidats arrivés en tête, est fixé au 22 mai.

    L’Autriche est actuellement présidée par le social-démocrate Heinz Fischer, qui avait été réélu en 2000 dès le premier tour avec 79,33 % contre 15,24 % à Barbara Rosenkranz, du FPÖ, et 5,23 % à un candidat du Parti chrétien d’Autriche. On s’achemine en tout vers un record pour le candidat du FPÖ, dont le candidat n’a jamais dépassé 16,9 % à une élection présidentielle, et c’était en 1980.

    http://fr.novopress.info/

  • Jean-Frédéric Poisson : "Je suis opposé à l'IVG"

    Le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson était l'invité de Bruce Toussaint ce mercredi. Le candidat à la primaire de la droite a exprimé son opposition à l'avortement et s'est déclaré favorable à l'abrogation du mariage pour tous. L'élu des Yvelines a également demandé à la France de renouer les liens avec Bachar al-Assad : "Il faut ouvrir d'urgence une représentation française à Damas."

    Le Bureau politique des Républicains a validé hier la participation du PCD à la Primaire (JF Poisson n'aura pas besoin de parrainages) :

    " [L]e Bureau Politique des Républicains s’est prononcé à l’unanimité moins une abstention, en faveur de la participation du Parti Chrétien-Démocrate à la Primaire de la droite et du centre. Dans les conditions qu’elle fixera elle-même, cette formation sera habilitée à présenter un candidat à la Primaire à la même date que les Républicains."

    Marie Bethanie

  • Qu'attend la gauche française de Donald Trump ?

    Le journal Le Monde l'affirmait en ligne ce 23 mars: "Sur la politique étrangère, Donald Trump ne convainc pas".

    Correspondante du journal Corinne Lesnes relatait en effet depuis San Francisco les déclarations du candidat qui semble actuellement en mesure de l'emporter dans les primaires républicaines. Il était intervenu le 21 mars devant le forum annuel du comité des relations israélo-américaines, puis il était passé au crible du Washington Post puis, le 26 mars, du New York Times.

    Or, ce qu'il dit ne convient pas à la gauche la plus intelligente du monde.

    Donald Trump en effet tient un discours qui revient à la tradition isolationniste de son parti, celle qui prévalait jusqu'aux années 1950, époque où l'Amérique a jugé nécessaire, au-delà des affrontements entre les deux partis, d'intervenir dans le monde entier contre les illusions de Yalta et contre la menace soviétique, face à laquelle l'Otan a défendu l'ouest de l'Europe.

    Aujourd'hui les choses ont changé et une part croissante du peuple américain semble se préoccuper par priorité des intérêts des États-Unis eux-mêmes. Voici ce que dit Trump sur ce point. "L’OTAN nous coûte une fortune. Oui, nous protégeons l’Europe mais nous dépensons beaucoup d’argent (..) Le concept est bon mais pas aussi bon qu’il était quand il a commencé à évoluer". Il observe que les États-Unis vivent à crédit et ne peuvent plus offrir les mêmes garanties à ses Alliés.

    Chose assez extraordinaire, la gauche ainsi que tous ceux pour qui les États-Unis interviennent trop, trouvent maintenant qu'ils auraient tort de ne plus le faire. Ce ne serait plus de jeu. GW Bush reviens !, semblent-ils supplier, tout est pardonné. Oui nous avons la gauche la plus intelligente du monde.

    http://www.insolent.fr/2016/03/quattend-la-gauche-francaise-de-donald-trump-.html