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élections - Page 491

  • Comme en Suède, cet assassinat aussitôt médiatisé vient bouleverser les derniers jours du référendum

    Article très intéressant de François Asselineau suite à l'assassinat de la députée pro-UE Jo Cox :

    Sans-titre

    "Ayant été interrogé par Radio Sputnik le 8 juin dernier - il y a 8 jours, j'avais mis en garde les auditeurs sur le fait que les partisans du maintien dans l'Union européenne étaient prêts à tout pour terroriser les électeurs. Et j'avais en particulier rappelé ce qui s'était passé dans les jours précédant le référendum du 14 septembre 2003 en Suède, pour ou contre l'adoption de l'euro.

    Voici le verbatim de mon entretien sur Radio Sputnik :

    "Alors j’espère qu’au Royaume-Uni, il ne va pas se produire la même chose que ce qui s’était produit en Suède.

    Puisque je rappelle qu’en Suède, comme les sondages pour l’entrée de la Suède dans l’euro donnaient désespérément le Non gagnant, eh bien la porte-parole du camp du Oui, qui était Mme Ana Lindh, la jeune ministre des affaires étrangères du gouvernement suédois de l’époque, qui avait 42 ans et qui était une jeune femme très photogénique, et qui avait été l’égérie du camp du Oui, eh bien a été assassinée dans une galerie commerciale de Stockholm par un type.

    L’affaire a été à moitié élucidée -… c'est une espèce de Serbe sorti d’un hôpital psychiatrique, enfin un type qui a à peu près le profil de Lee Harvey Oswald, si vous voyez ce que je veux dire….

    Et elle a été, donc, assassinée deux jours avant la tenue du référendum.

    Et au lieu d’arrêter le référendum et de le reporter, eh bien le gouvernement du Premier ministre M. Personn, à l’époque Premier ministre de la Suède, a maintenu le référendum. Et pendant les 48 heures précédant le scrutin, on a chanté les louanges de cette femme qui avait été assassinée pour le triomphe du Oui. Et on a expliqué aux Suédois que cela allait changer probablement la donne, et qu'ils allaient voter Oui.

    Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Il y a même eu un sondage Gallup, qui a été le dernier sondage publié, qui avait indiqué que le camp du Oui, miraculeusement, allait triompher, du fait de cet assassinat mystérieux.

    En fait, bon, ça n’a pas eu lieu. Le non l’a remporté en Suède. Et puis, ce qui est intéressant, c'est que toutes les prophéties d’Apocalypse qui avaient été faites pour la Suède, eh bien, donc c'était en 2003, eh bien treize ans après, plus personne n’en parle.

    Et pourquoi plus personne n’en parle ? Eh bien parce que la Suède, je ne vais pas dire qu’elle se porte merveilleusement bien car elle fait quand même partie de l’Union européenne. Mais elle est, parmi les pays de l’Union européenne, l'un des pays, sinon celui, qui se porte le mieux
    [...]  Alors tout ça pour dire, j’espère que le Brexit…, il ne va pas y avoir…, je serais un des plus ardents partisans du camp du Oui au Royaume-Uni, je prendrais des gardes du corps. Parce que vous comprenez, si évidemment il y avait un attentat ou s'il y avait quelque chose comme ça qui se passait au Royaume-Uni, les médias vous expliqueraient aussitôt : « vous voyez, si on sort de l’Union européenne » ; ils feront un amalgame qui n’a aucun rapport entre, par exemple, le terrorisme, le risque d’attentat et puis la sortie de l’UE (...) Si le Royaume-Uni sort de l’Union européenne, ça va inéluctablement avoir un effet de domino parce que tout simplement les peuples d’Europe vont regarder ce qui va se passer et puis ils constateront que ce n’est pas l’Apocalypse promise par les européistes. »

    Ce 16 juin, mes propos tenus il y a 8 jours viennent de se révéler tragiquement justes et prémonitoires. On a appris en effet, ce 16 juin 2016 après-midi, que la séduisante députée britannique pro-UE, très en pointe dans la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, a été blessée par balles et poignardée à mort par un mystérieux assassin.

    Les dépêches de presse précisent obligeamment - alors même que l'enquête n'a pas démarré - que l'assassin aurait crié « Britain First ! » (« La Grande-Bretagne d'abord ! »), jeudi, au moment d'accomplir son geste....

    Le mystérieux assassinat d'Ana Lindh - porte-parole du Oui à l'euro - était survenu en Suède le 11 janvier 2003, 3 jours avant le référendum pour ou contre l'euro, et alors que tous les sondages donnaient le Non à l'euro gagnant.

    Le mystérieux assassinat de Jo Cox - l'une des porte-parole du maintien dans l'UE - survient le 16 juin 2016, 6 jours avant le référendum pour ou contre la sortie de l'UE, et alors que tous les sondages donnaient le Brexit gagnant.

    Comme en Suède il y a 13 ans, cet assassinat est aussitôt médiatisé et vient bouleverser les derniers jours du référendum, au moment où tous les sondages donnent le référendum perdu pour le camp européiste. On notera que l'une des premières personnalités à réagir à l'assassinat de Jo Cox a été John Kerry, secrétaire d’État américain, qui s’est inquiété d’une « attaque contre tous ceux qui croient à la démocratie »....

    Comme en Suède il y a 13 ans, il est probable que, dans les prochains jours, des sondages miraculeux fassent état d'un soudain renversement de tendance et d'une victoire possible des européistes « par respect pour la défunte »...

    Je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux proches de la député Jo Cox, et je conjure le grand peuple britannique de faire comme les Suédois il y a 13 ans, c'est-à-dire de ne pas céder à l'émotion provoqué par cet assassinat aussi effroyable que mystérieux."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/06/comme-en-su%C3%A8de-il-y-a-13-ans-cet-assassinat-est-aussit%C3%B4t-m%C3%A9diatis%C3%A9-et-vient-bouleverser-les-derniers.html

  • Par ici la sortie

    Incapable de faire respecter l’ordre public, le gouvernement rejette la faute des débordements dans les manifs contre la loi el Khomri  sur la CGT. Il ne s’agit certes pas d’exonérer la centrale syndicale d’obédience communiste de ses fautes lourdes, voire de ses éventuelles complicités, plus ou moins implicites,  avec les casseurs antifas. Une engeance que le FN subit depuis des années aux abords de ses réunions comme le rappelait  Bruno Gollnisch dans sa toute récente vidéo mise en ligne  sur notre blogue. Pour autant il est piquant  de voir qu’il n’a fallu que quelques jours à l’Etat pour repérer et expulser des hooligans russes reconnus coupables d’affrontements  avec  des supporters anglais à Marseille notamment. Nos lecteurs ne seront pas non plus étonnés de constater que les « grands » médias taisent pudiquement la part prise  dans ses violences dans la cité phocéenne,  commises au même moment et au même endroit,   par « nos »   racailles autochtones. Or, l’exécutif serait  pourtant  incapable de mettre  hors d’état de nuire  quelques centaines d‘antifas.

    Casseurs  Français, mais aussi Belges, Néerlandais, Anglais,   Allemands  qui se livrent depuis maintenant  plusieurs  mois à un tour de France du saccage des biens publics (payés par nos impôts),  privés ( les commerçants, les automobilistes concernés  seront-ils vraiment indemnisés à la hauteur des préjudices dont ils sont victimes?) et aux  violences contre les forces de l’ordre (plusieurs centaines de blessés).

    Quel message est-il donc  ainsi envoyé aux ennemis de la France, puissance nucléaire, seconde économie de l’UE, qui constatent qu’une poignée de nervis encapuchonnés, pour ne rien dire des  quelques milliers de fous d’Allah fichés S , font plier  le gouvernement,  régner la terreur et crachent sur   notre dignité, notre sécurité, notre souveraineté?

    De souveraineté, mais aussi d’identité, il est encore question, ô combien,  à une semaine du référendum sur éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne .  Nicolas Bay l’a rappelé,  même si  cette consultation débouchait sur le maintien des Britanniques  dans l’UE, « le message sera passé que l’Europe est un échec et qu’elle n’est pas démocratique  (…). Ce qui est intéressant, c’est que cela montre qu’une telle consultation est possible alors même que le Royaume-Uni, qui n’est ni dans la zone euro ni dans l’espace Schengen, subit moins d’inconvénients que (la France) ». Le député européen et secrétaire général du FN a pointé ce   « printemps du souverainisme » qui s’étend  sur l’Europe comme le prouve les récents résultats élctoraux en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie

    Le meurtre sauvage   hier de Jo Cox députée travailliste  pro UE dans sa circonscription à Birstall (par un homme qui se serait déclaré opposé à Bruxelles), qui a soulevé l’émotion que l’on imagine,  peut-il  influer sur le cours du scrutin? Ce qui est en tout cas  certain, et de nombreux médias l’on souligné, c’est que la question de l’immigration est au cœur du débat outre-Manche.

    Le Point  donnait cette semaine la parole à Tony Travers, « spécialiste du Grand Londres, » selon lequel , « l’immigration est la vraie thématique de ce référendum, la capitale anglaise, foncièrement anti-Brexit, allie immigration et prospérité » affirme-t-il, « Londres a toutes les caractéristiques du maintien dans l’Union européenne : une population jeune, très éduquée, en majorité aisée. De plus, 40 % de la population est née à l’étranger et 40 % n’est pas blanche. À sa manière, le nouveau maire, Sadiq Khan, illustre par excellence cette ville-monde. »  Bref , bobos+ City+ immigration de peuplement+ idéologie multiculturaliste= adhésion à Bruxelles.  CQFD…

    Philippe Bernard, dans Le Monde,  résume la  campagne autour du Brexit chez nos voisins:  « Economie contre immigration. Du poids relatif de ces deux thématiques dans l’opinion britannique dépend le résultat du référendum du 23 juin sur le maintien (in) ou la sortie (out) de l’Union européenne. Tandis que les pro européens brandissent la menace d’une récession (…),  les partisans du  Brexit répètent que seul un divorce avec l’UE permettra de faire diminuer le flux d’immigration. Ces derniers rêvent de transformer le référendum sur l’Europe en consultation sur l’immigration. S’ils y parviennent, le Royaume-Uni sortira de l’UE tant l’obsession pour les étrangers, martelée depuis des décennies par la presse populaire tabloïd, paraît s’être enkystée  (sic) chez les électeurs britanniques. »

    Plusieurs sondages successifs, réputés, peut être à raison, peu fiables outre-Manche, a notamment expliqué Laurence Parisot, vice-présidente de  l’Ifop), enregistrent désormais une victoire des partisans du Brexit.  Bruno Gollnisch l’évoquait également dans sa vidéo enregistrée au Parlement européen, les européistes multiplient en conséquence  les mises en garde apocalyptiques. Exemples parmi d’autres, le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, Le ministre libéral des Finances de David Cameron, George Osborne, Nicolas Sarkozy, leurs collègues bruxellois, la direction du PS et du Parti communiste évoquent  une « catastrophe » en cas de sortie de l’UE. Les gardiens du dogme, les commissaires politiques du microcosme invoquent une absence de plan B, promettent un effondrement économique, des impôts en pagaille et un chômage repartant à la hausse pour dissuader les Britanniques de voter pour la sortie de l’UE. Une propagande qui n’est pas sans rappeler celle qui fut mise en oeuvre lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005,  qui nous fut certes finalement imposée par les parlementaires de l’UMPS .

    « Au Conseil européen, à la Commission, l’angoisse monte… Et on prend ses dispositions.  La dynamique n’est pas bonne et on approche du point de non-retour, glisse un diplomate européen, mardi 14 juin ». « (Le très atlantiste, NDLR)  président du Conseil européen Donald Tusk – qui a prédit, dans Bild, le début de la destruction de l’UE mais aussi de la civilisation occidentale (sic) en cas de Brexit –, aurait prévu de consulter les dirigeants européens juste avant le vote britannique pour tenter de mettre tout le monde d’accord sur une déclaration commune » rapportait Cécile Ducourtieux  correspondante du Monde à Bruxelles. L’Afp indique que « l’inquiétude continue à gagner les marchés financiers », qu’ « un vent de « panique souffle désormais sur le camp du maintien, ont expliqué au Times et au Guardian des sources au sein de la campagne en faveur de l’UE ».

    Une UE rejetée de plus en plus massivement, au nom de raisons objectives, par un nombre croissant d’Européens, que même ses grands pontes reconnaissent parfois lucidement. Début mai, lors lors d’une réunion publique sur « l’avenir de l’Europe » qui s’est tenue  à Rome, en présence du président du Conseil italien Matteo Renzi, du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, du président du Conseil européen Donald Tusk et du président du Parlement européen Martin Schulz, ces derniers ont décrit (une partie) des causes de ce désenchantement.

    L’Afp rapportait les propos suivants: « L’Europe est une promesse, mais une promesse qui n’a pas été tenue. (L’Europe) était une promesse faite tous les jours pour davantage d’emplois, davantage de services et de croissance, et des générations d’Européens ont consenti des sacrifices dans l’attente de cette promesse, au moins pour leurs enfants, a expliqué M. Shultz. Or, a-t-il ajouté, les dirigeants européens continuent à demander des sacrifices, moins de services, plus d’impôts, pour quoi faire ? Pour sauver des banquesIl y a dès lors un sentiment d’injustice. Ce n’est pas l’Europe qu’ils voulaient voir.»

    « A trop idéaliser l’Europe, à la considérer comme un projet d’Union avec un seul Etat, une seule nation, c’est non seulement complètement irréaliste, mais aussi dévastateur pour son avenir. Le rêve d’un seul Etat européen, d’une seule nation européenne est une illusion. Nous devons accepter de vivre dans une Europe avec différentes monnaies, avec différentes forces politiques, et la pire chose est de prétendre de ne pas le savoir a indiqué de son côté M. Tusk. »  A eux d’en tirer les conséquences jusqu’au bout (mais ne rêvons pas), le  Front National lui l’a déjà fait.

    http://gollnisch.com/2016/06/17/par-ici-la-sortie/

  • Conférence du 14 juin à Paris : 2017, et après ?

    Les mardis de Politique magazine

    Conférence mardi 14 juin 2016

    2017, et après ?

    par Hilaire de Crémiers,
    directeur de Politique magazine,
    et
    Gilles Varange,
    chroniqueur de politique étrangère

    Rendez-vous à partir de 19h00
    Conférence à 19h30 précises
    Participation aux frais : 10 euros
    Etudiants et chômeurs : 5 euros

    Salle Messiaen
    3, rue de la Trinité
    75009 Paris
    Métro: La Trinité, Saint-Lazare

    Pour tout renseignement :
    Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris
    Tel. : 01 42 57 43 22

    Paula Corbulon

  • La Grèce, mais pas seulement ... La France et les autres pays aussi ...

    Le terme de science est depuis quelques années à la mode. Probablement parce que les sciences dignes de ce nom réussissent et progressent – Kant l'avait bien perçu – là où les autres disciplines patinent. En science, ou il y a consensus et c'est là signe de succès, ou il y a désaccord au plus niveau et c'est alors la marque d'un problème restant à résoudre. Quand bien même accole t-on le terme de science à des disciplines non scientifiques (sciences historiques, sciences économiques, …) que cela ne signifie pas à en faire des sciences. Après tout, c'est un grand historien qui reconnut naguère que « l'histoire est fille de son temps » : constat bien peu scientifique …
    Ce qui est vrai de l'histoire l'est tout autant de l'économie. Selon que l'on veuille vanter ou critiquer l'actuel gouvernement grec, on se choisit tel ou tel économiste dont les points de vue sont pourtant subjectifs et non désintéressés. Et il ne manque assurément pas sur la toile de points de vue divergents sur le sujet. Bénéficiant du recul historique, les économistes aujourd'hui considèrent que face à la seconde crise économique sous Weimar, la politique menée, austérité, ne fut pas la bonne. Même si le cas grec n'est pas tout à fait le même force est de constater qu'il y a ressemblances et que le remède proposé est le même. De façon similaire, face à la crise bancaire de 2008, il y eut consensus chez les prix nobel d'économie, pour indiquer qu'il ne fallait pas venir en aide aux banques dont les pratiques furent douteuses. Nonobstant ce consensus, la clique mondialiste – ceux là mêmes qui mettent en exergue le sérieux face au problème grec – fit très exactement le contraire. A contrario, le cas islandais et sa réponse originale vient de nous montrer qu'une autre décision était possible, apportant de bien meilleurs résultats.
    Un aspect majeur du problème se doit d'être souligné. C'est que les Grecs se sont prononcés à plus de 60% contre le diktat européen. Et pourtant les zélateurs de Bruxelles, relayés par la majorité des hommes politiques, apôtres soi-disant des droits de l'homme et du droit des peuples à disposer d'eux mêmes, de court-circuiter le résultat du referendum devenu de par son résultat, plébiscite. Quand bien même évoque t-on l'économie qu'il ne faut pas omettre les réalités sociales : c'est ainsi que Bruxelles impose à Athènes la fin de la retraite complémentaire aux plus démunis. Donc Bruxelles n'est pas simplement qu'une structure économique puisqu'elle influe sur le quotidien des peuples.
    Evidemment, le Système et ses sbires jubilent en France. Et la mise sous le tapis des 60% de non grecs peut être tout à fait mis en parallèle avec nos 55% de non français au traité de Lisbonne. N'ayons pas la mémoire courte et soyons solidaires du peuple grec. Mieux, il n'est pas impossible que d'autres peuples européens soient pour des motifs éventuellement différents, consultés dans les années qui viennent. Il me semble indécent, à tout le moins en ce qui concerne les Nôtres, de ne pas les soutenir le moment venu, au motif que leurs gouvernements seraient trop à droite ou trop à gauche. A cet égard d'ailleurs, la contestation du fait bruxellois n'est nullement politicienne. Aider les Grecs aujourd'hui ou les autres peuples par la suite demain, c'est favoriser le retour de la France souveraine lorsque le moment sera venu.
    Rappelons pour les plus jeunes notamment que l'Europe, aujourd'hui si arrogante, on ne l'entendait guère voici trois décennies. On la constate aujourd'hui omniprésente. Et parce qu'elle est elle à stature européenne, elle pourra - Horaces et Curiaces – mater successivement les différents pays européens les uns après les autres, dès lors où chacun d'eux revendiquera sa souveraineté. L'idéal serait donc un referendum permettant à tous les Européens de façon simultanée de s'exprimer, quant à la poursuite ou non de la politique européenne menée actuellement. L'issue ne ferait guère de doutes. Voilà pourquoi l'Europe de Bruxelles ne peut être démocratique. Voilà aussi pourquoi nous avons le devoir de révolte.
    Philippe Delbauvre

  • 14 juin : Conférence à Paris sur le Brexit

    L'INSTITUT DE LA DÉMOCRATIE ET DE LA COOPÉRATION

    vous invite à un colloque sur le Thème

    Les conséquences économiques et politiques du ‘Brexit’

    mardi 14 juin 2016

    à 18h30 au 63bis rue de Varenne, Paris 7e.

    Interviendront:

    • Warwick Lightfoot, membre du groupe «Economists for Brexit» (Londres), conseiller spécial de trois Chanceliers de l’Échiquier;
    • Jean-Claude Werrebrouck, professeur émérite de sciences économiques à Lille, spécialiste des questions monétaires et des banques centrales; 
    • Henri Temple, professeur émérite de droit économique à Montpellier, auteur de «Théorie générale de la Nation» (Paris, 2014)

    Le débat sera présidé par Natalia Narotchnitskaïa, historienne, présidente de l’IDC, ancienne députée à la Douma. 

    Inscription:  idc@idc-europe.org / 01 40 62 91 00

    Paula Corbulon

  • Éric Zemmour devrait lire Dominique de Roux par Georges FELTIN-TRACOL

    Éric Zemmour fait débuter son célèbre Suicide français à la présidence de Georges Pompidou. Dans son entreprise bienvenue de déconstruction des déconstructeurs de notre civilisation, le journaliste – polémiste conserve de ces temps éloignés une nostalgie certaine, celle de la fin des « Trente Glorieuses », corroborée par de multiples témoignages de Français qui en gardent le souvenir ému du plein emploi et de la prospérité économique. Années bénies de la présidence du natif de Montboudif qui gouvernait une France enfin apaisée.

    Cette ère relative de sérénité collective se clôt, le 2 avril 1974, par la mort de Pompidou. Deux mois auparavant sortait le film de Jean Yanne, Les Chinois à Paris; quelques jours après la présidentielle disparition paraissait La France de Jean Yanne par Dominique de Roux. Mort en 2003 à l’âge de 69 ans, Jean Yanne fut un chanteur, un humoriste, un acteur, un auteur et un réalisateur qui participait volontiers aux émissions télévisées et radiophoniques de Jacques Martin et de Philippe Bouvard. Impertinent, caustique et gouailleur, Jean Yanne ne se privait jamais de se moquer des tares de la société française en recourant à toutes les subtilités de notre belle langue. Son film, Les Chinois à Paris, hautement corrosif parce qu’il s’attaquait à la fois au résistancialisme muséal installé et à la mode Mao en cours au Quartier latin, devenu l’antichambre en bord de Seine de la Révolution culturelle à Pékin, souleva déjà l’indignation des bien-pensants.

    Les bien-pensants, Dominique de Roux les méprisait souverainement et s’en gaussait régulièrement. Il faut reconnaître qu’il avait payé cher cette impertinence depuis Immédiatement (1971) et les sévères critiques à l’encontre de Maurice Genevoix et Roland Barthes. Ostracisé d’une République des Lettres faisandée, Dominique de Roux s’apprêtait à partir pour le Portugal et ses interminables guerres coloniales africaines. Avant son départ et en guise de solde pour tout compte, il laissa à ses compatriotes ce nouvel ouvrage. Jean Yanne accepta d’ailleurs de le préfacer, préface qu’on ne retrouve pas dans la présente réédition pour des questions de droits d’auteur.

    Dominique de Roux et Jean Yanne ne pouvaient que se rencontrer tant ils suffoquaient dans la société pompidolienne, cette société qui essayait péniblement – et sans le moindre succès ! – de combler le vide abyssal laissé par l’absence définitive de l’homme de Colombey-les-Deux-Églises. Dominique de Roux en veut beaucoup à Pompidou, « lui qui avait mis tant de hâte à tomber le Général, à le finir, et à interpréter le gaullisme (p. 18) ». Cette hostilité à l’égard de l’ancien Premier ministre se rencontrait aussi chez cette figure du gaullisme de gauche et ancien des « relèves des années 1930 », Louis Vallon, auteur en 1969 d’un terrible pamphlet, L’Anti-de Gaulle.

    Nouveau préfacier de La France de Jean Yanne, l’écrivain Richard Millet comprend cette colère contre le responsable d’un « appel de Rome » en janvier 1969. Il se trompe néanmoins sur un point politique précis. Il évoque la candidature à la présidentielle du président du Sénat, Alain Poher, chef de l’État par intérim. Il confond le second intérim de Poher avec son premier en 1969 au cours duquel il fut effectivement battu au second tour par Pompidou.

    Comme pour L’Ouverture de la chasse (1968) et Immédiatement, La France de Jean Yanne rassemble des réflexions et des aphorismes. Rédigées à la fin des années 1960 et au début de la décennie 1970, les sentences gardent encore une fraîcheur pour 2016. « Le reste, tout le reste ne concerne pas la France, mais les habitants actuels d’un espace géographique qui à partir de 1918 ont commencé à se perdre dans les sables de la carambouille et des bégaiements hémiplégiques, nouveaux tenanciers de quelques phantasmes culturels, à la limite de la convulsion (p. 93). » 

    Gaulliste singulier et avant-gardiste, Dominique de Roux éprouve un vif attachement pour Charles de Gaulle. « Qualités et défauts, il restera un général républicain de tradition aristocratique. Aristocrate : qui sait se prononcer contre ses propres intérêts (p. 99). » La définition s’applique aussi à l’auteur lui-même puisque, plutôt que de profiter d’une notoriété certaine, il se met volontiers à dos tout le petit monde de l’édition. Il constate bien avant Éric Zemmour que « les écrivains français devraient reprendre les classiques en faveur de la France (p. 145) ». Grande persiste son inquiétude pour l’avenir de la France. « Tout ce qui touche à la France est investi séance tenante d’une indifférence à l’essentiel. Instinct, inspiration personnelle sont empoisonnés aux sources. Il s’agit de coller au subalterne, de tourner à cloche-pied dans les cases des vertus de bourgeoisie, ce phare crétinisant du découragement collectif (p. 168). » 

    Dominique de Roux ajuste ses coups. Paria au sein des éditeurs, il se montre juste et cruel. « Quand on voit ce que devient l’édition en France ! Si souvent gargote, elle laisse échapper ses mesures : confusion des valeurs, glose lugubre, énorme amas de chansonnettes, commercialisation du clerc; l’atmosphère intellectuelle des baignoires de la rue Lauriston, grisaille de la porno ou le gosier glouton des femmes aux ailes de bécasse (pp. 50 – 51). » Il prévient en outre le lecteur de la censure implicite qui se manifeste dorénavant en maîtresse absolue sur les Lettres. « Les Amalrik, les Boukovsky sont des milliers en Occident, pas même étouffés, mais ignorés, balayés au niveau de manuscrit (p. 50). » Et si vous arrivez à dénicher un éditeur et que vous ne vous conformez pas aux injonctions néo-puritaines cosmopolites du moment, vous risquez de figurer sur une liste de proscription éditoriale. Richard Millet s’y est retrouvé dessus à l’initiative de la dénommée Annie Ernaux dont le dernier bouquin, salué par une grasse presse unanime et consanguine, raconterait ses déflorations répétées… La préhistoire du politiquement correct à la française date de cette période. N’oublions pas que René Pleven fit passer sa funeste loi en 1972. Un an plus tard, une autre loi aux conséquences financières désastreuses était entérinée. 

    Depuis, « nous ne sommes pas le tiers-monde. Notre richesse, nous allons devoir la rembourser (p. 104) ». Dominique de Roux assène ici une remarquable fulgurance, confirmée par l’actualité quarante ans plus tard avec l’emprise bancaire de l’endettement et la ruine sciemment fomentée des États par quelques minorités ploutocratiques mondialistes. Cette saillie n’est pas anodine : Dominique de Roux avait côtoyé Ezra Pound, rédacteur d’ouvrages hostiles à l’usure, et il s’en inspirait.

    L’auteur du Cinquième Empire (1977) semble avoir lu très en avance les nouveaux et affligeants programmes de géographie proposés en collège et au lycée. « Ainsi, nous avons perdu la France. Bientôt on n’enseignera plus l’Hexagone, nous guérissant de la conscience des frontières et du reste (p. 35). » En effet, l’idéologie sans-frontiériste qui exalte le « migrant » et conspue le paysan s’élabore à cette époque.

    On pourrait multiplier les citations. Dominique de Roux exprime dans ce livre une déception (une amertume ?) qu’il épanchera dans la saudade de Lisbonne. La France de Jean Yanne contredit certains thèmes d’Éric Zemmour. Les ferments du déclin français agissent dès les années 1960 avant de proliférer, stimulés par le côté dévastateur du « libéralisme avancé » promu et entériné par le calamiteux duo Giscard – Chirac. L’Hexagone étouffe Dominique de Roux qui le quitte avec joie : La France de Jean Yanne décrit l’avilissement complet d’un Hexagone plus que proche.

    Georges Feltin-Tracol 

    • Dominique de Roux, La France de Jean Yanne, préface de Richard Millet, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, Paris, 2015, 181 p., 19,50 €.

    http://www.europemaxima.com/?p=4956

  • Le Bilderberg mise sur Alain Juppé pour gouverner la France en 2017

    En juin 2015, à Telfs-Buchen en Autriche, le Groupe Bilderberg, ce club de mondialistes regroupant parmi les personnalités les plus puissantes du monde atlantiste - diplomates, politiques, militaires, banquiers, patrons de multinationales, têtes couronnées, dirigeants de grands media mainstream, services secrets... - avait invité Monsieur Alain Juppé, signifiant par là son allégeance, et surtout qu'il bénéficiera de l'appui de toute cette machinerie infernale pour accéder à la Présidence de la République Française.
    Quelques articles édifiant de l'époque:
    Lien 1 : Sud Ouest
    Lien 2 : Le Figaro
    Et une vidéo intéressante:


    La réunion 2016 du Groupe Bilderberg a lieu en ce moment à Dresde en Allemagne. Nous avons publié la liste officielle des participants ici (1). Vous remarquerez la présence étonnante au premier abord, du maire du Havre, Monsieur Edouard Philippe. Elle devient beaucoup plus cohérente lorsque l'on sait que ce dernier fait partie de l'équipe de campagne de Monsieur Juppé: il est tout simplement son co-porte-parole avec Benoist Apparu...

    (1) http://www.medias-presse.info/bilderberg-2016-la-liste-des-participants-dont-laurent-fabius/56007

    http://www.civitas-institut.com/content/view/1428/1/

  • Merkel « perd la boule » sur le Brexit

    Le 23 juin se tiendra le référendum pour le Brexit et la chancelière, qui se croit désormais la chef autoproclamée de l’Europe, menace !

    Dans les pas de son mentor Obama, Merkel affûte ses couteaux contre le Royaume-Uni, en prévenant qu’il ne pourrait plus s’attendre à conclure des accords commerciaux favorables s’il devait se trouver « hors zone ».

    C’est exactement ce dont Obama a menacé les Anglais il y a quelques semaines, et la « Mutti », qui manque assurément de fantaisie, ânonne les semonces du président américain, dont le mandat touche à sa fin. Obama, dont on se demande de quoi il s’occupe, et son toutou obéissant, Merkel, pris de panique, essaient de tyranniser l’Angleterre, l’avertissant que si la Grande-Bretagne votait pour le Brexit, elle serait sanctionnée !

    Ah, ils adorent ça, les sanctions, lorsque l’on ne danse pas selon leur tempo ! Sanctions contre la Russie, sanctions maintenant contre le royaume de Sa Majesté Élisabeth II ! Sanctions contre ses « salauds de sujets » s’ils votent mal. On se demande si la démocratie est un concept qui veut encore dire quelque chose dans leur cerveau ?

    Leurs « sanctions » ont renforcé le peuple russe à se tenir derrière leur président, qui n’a jamais été aussi populaire. Les agitations financées par Soros, contre le peuple américain qui plébiscite Donald Trump, le renforce à vouloir le porter à la Maison-Blanche et je vous parie ma chemise que les Anglais feront la même chose : ils voteront le Brexit, tant ces dictateurs du NOM (Nouvel ordre mondial) veulent les contraindre.

    Boris Johnson accuse le Foreign Office d’orchestrer le bal des vampires et déclare que la panique gagne devant les sondages qui donnent le Brexit gagnant. « Le Foreign Office essaye d’influencer les leaders européens à exercer des représailles contre les Britanniques s’ils devaient oser voter contre leur volonté, afin de reprendre le contrôle de la situation », déclare l’ancien maire de Londres. Et de continuer : « Les Allemands et les Hollandais doivent se faire du souci si nous ne payons plus à Bruxelles notre contribution hebdomadaire de 350 millions de livres sterling, afin d’entretenir les largesses de l’Union européenne. Angela Merkel, qui estime que nous aurons plus d’influence en restant dans l’Union européenne, est à côté de la plaque. David Cameron a essayé d’avoir les coudées franches pour plus de réformes, qu’elle a constamment bloquées. Ceux qui plaident pour rester dans l’Union européenne sont affolés, car ils constatent que les gens se détournent d’eux et de leurs propos qui promettent les feux de l’enfer. »

    La députée travailliste Kate Hoey s’énerve en lançant que « la dirigeante allemande serait bien avisée de rester en dehors d’une élection qui est très, très importante pour la démocratie britannique ».

    Sir Gerald Howarth, ancien ministre de la Défense conservateur, est d’avis que Merkel, qui a refusé de faire des concessions à David Cameron lors de certaines négociations, a clairement démontré que la Grande Bretagne n’a aucune influence au sein de l’Union européenne. « La Grande-Bretagne a contribué à la reconstruction de l’Allemagne après la guerre afin d’y restaurer la démocratie. Nous faire maintenant tancer par eux à vouloir procéder démocratiquement est très décevant », estime sir Gerald. Et il ajoute : « L’idée que nous ayons une influence à l’intérieur de l’Union européenne est pour les oiseaux. »

    Je ne citerai pas toutes les personnalités de la perfide Albion qui ne décolèrent pas, la place me manque. Une chose est certaine, c’est que ce référendum est en train de prouver que l’UERSS doit trouver une fin, et vite.

    Et, pendant ce temps, les Russes doublent leur exportation de gaz vers la Grande-Bretagne ! Avec ça, Merkel prétend que les Anglais ne pourraient plus bénéficier de « good deals » sans l’Europe ? Souvenez-vous, un psychiatre allemand de renommée, Hans-Joachim Maaz, avait diagnostiqué en janvier dernier, chez Angela Merkel, « tous les symptômes d’une dépression nerveuse » (Le Point) qui rendait sa politique « complètement irrationnelle ». Il semblerait qu’elle ne s’arrange pas

    Hildegard von Hessen am Rhein, 9/06/2016

    Source : Boulevard Voltaire.fr

    http://www.polemia.com/merkel-perd-la-boule-sur-le-brexit/

  • VERS UN BREXIT ?

    Après un précédent sondage donnant le Brexit gagnant le 31 mai dernier, et malgré les innombrables pressions effectuées par les partisans du maintien dans l’Union, c’est une étude publiée lundi par le site WhatUKThinks qui, à l’approche de la date fatidique du 23 juin, est venue affoler les europhiles en annonçant qu’une majorité de Britanniques seraient aujourd’hui favorables à une sortie de l’Union européenne.

    • Les menaces de Juncker

    Selon cette étude, qui établit une moyenne à partir de trois enquêtes d’opinion menées entre le 19 mai et le 5 juin par ICM, YouGov et TNS, le camp du Brexit l’emporterait en effet avec 51 % des voix, alors que la précédente moyenne calculée par WhatUKThinks donnait les deux camps au coude à coude, à 50 %.

    Si les Britanniques se prononcent pour la sortie de l’Europe, Juncker promet une pléthore de sanctions.

    Une progression à laquelle ne sont pas étrangères les menaces proférées, en mai dernier, par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avertissant que « les “déserteurs” ne seront pas accueillis à bras ouverts » et que « si les Britanniques devaient dire “non”, (…) le Royaume-Uni devra accepter d’être considéré comme un Etat tiers, que l’on ne caressera pas dans le sens du poil »… Des propos inadmissibles, auxquels Nigel Farage, chef du Ukip, avait très justement répondu : « Je ne suis pas étonné que Jean-Claude Juncker joue ce jeu-là. Il a passé sa vie à échafauder des structures non démocratiques à Bruxelles ! »

    Enfin, comme le soulignait Matthew Goodwin, professeur de sciences politiques à l’université du Kent, ce renversement de tendance arrive aussi quelques jours après la présentation du projet des partisans du Brexit d’une immigration à l’australienne. Or, « Ceux qui affirment que l’immigration n’est pas centrale dans le vote anti-UE ne comprennent pas le vote anti-UE. »

    • Panique chez les europhiles

    Quoi qu’il en soit, l’annonce de ce nouveau sondage a provoqué la panique dans les rangs europhiles. Après la présidente de la FED, Janet Yellen, mettant en garde Londres contre les « importantes répercussions économiques » d’un Brexit, c’est David Cameron qui est à nouveau monté au créneau lundi, lors d’un meeting à Londres aux côtés des responsables du Labour, des Verts et du Parti libéral démocrate, au cours duquel il a mis en garde contre les conséquences économiques d’une rupture avec l’UE. Un Brexit, a ainsi affirmé le Premier ministre, aurait l’effet d’une « bombe » sur l’économie britannique et la condamnerait à une « décennie d’incertitude» en raison des nouveaux accords commerciaux que le pays devrait négocier sitôt sorti du bloc des 28.

    Un discours catastrophiste relayé par une dizaine de syndicats britanniques qui, dans une lettre publiée par The Guardian, appelaient leurs adhérents à voter pour le maintien, convaincus qu’ils sont que… « les avantages sociaux et culturels d’un maintien dans l’UE l’emportent largement sur les avantages d’une sortie » !

    Franck Deletraz

    pour le journal Présent

    https://la-dissidence.org/2016/06/09/vers-un-brexit/

  • Éditorial de L’Action Française 2933 : OSONS LA FRANCE

    Que retenir du Rendez-vous de Béziers, organisé par son maire, Robert Ménard, sous l’injonction « Oz ta droite » ? Tout d’abord que son succès, plus de 2000 participants venus de toute la métropole et même d’outre-mer, dans des conditions de déplacement rendues difficiles par l’incurie du pouvoir, est la preuve qu’il correspondait à un besoin.
    Image
    Celui du pays réel de se faire entendre sans le truchement d’une classe politique largement discréditée. Nous parlons bien de pays réel, car il n’est pas question pour nous, royalistes, d’entrer dans l’opposition entre « peuple de droite » et « peuple de gauche », inhérente au régime républicain. Mais s’il est vrai que les Français qui sont venus participer à ces tables rondes « osaient » s’affirmer de droite, toutefois, par leur diversité et leur souci de l’avenir du pays, ils représentaient bien le pays réel dans toute son étendue.
    NON À LA DROITE DE CONTREBANDE
    La classe politique ne s’y est pas trompée. Et a usé de divers moyens pour discréditer cette rencontre de patriotes de toutes origines. Tout d’abord en la diabolisant. A gauche, SOS Racisme convoqua de maigres troupes pour venir manifester, sur l’ordre du préfet, devant le Palais des Congrès où se tenait, samedi après-midi, des tables rondes. La presse régionale, propriété de l’homme d’affaires et ministre radical Jean-Michel Baylet, a évidemment rendu compte de ces journées avec son objectivité coutumière. Quant à la droite molle, elle a ignoré l’événement en brillant par son absence, du moins officiellement. Car celle dont Robert Ménard a dénoncé, dans son discours de clôture du dimanche, la tendance à « ne passer qu’en contrebande le temps d’une élection » la frontière du politiquement correct, était présente dans la personne de certains intervenants, voire au sein même de l’organisation du rendez-vous, ce qui a permis de vérifier que le jeu de dupes est bien terminé. Certaines oreilles ont sifflé, les Français n’acceptant plus le double-jeu ni la lâcheté politique et morale. Mais le message a certainement perdu en clarté ce qu’il avait gagné en publicité. En revanche, des personnalités de la droite traditionnelle, bien connues pour leur indépendance d’esprit, telles que Jean-Frédéric Poisson, Xavier Lemoine ou Christian Vanneste, étaient là.
    PARTIS POLITIQUES : UNE LOGIQUE TOTALITAIRE
    Quant au Front National, la venue de ses représentants a été plus brève que prévue. Pour une histoire, paraît-il, de marche-pied : où va se nicher, chez certains, le souci du bien commun ! Descartes démontrait le mouvement en marchant. De même, il ne suffit pas de revendiquer le patriotisme : pour être crédible il faut le pratiquer en ne rajoutant pas la division à la division. Le pays ne peut plus se le permettre. Mais le Front National ressemble désormais à l’ex-UMP et au Parti socialiste, le centralisme démocratique en plus — c’est son côté ringard. Doit-on s’étonner du départ anticipé de Marion Maréchal-Le Pen, esprit libre s’il en est — ce n’est pas l’Action française qui dira le contraire ? Mais c’est la logique même des partis politiques, totalitaire au sens où ils ont tendance à se prendre pour le tout, qui est en cause. En gazouillant de façon grossière contre « l’extrême droite » réunie à Béziers, Philippot a seulement démontré qu’il refuse le débat avec les Français et qu’il considère toute parole libre comme un crime de lèse-Tsarine. Dommage, car si cette agression gratuite d’un électorat plutôt favorable ou gagnable devait désormais servir de ligne politique au Front, ses bastions acquis ces derniers années risqueraient de se transformer en 2017 en autant de villages Potemkine. Les résultats de 2016 sont déjà en demi-teinte et, devant l’épreuve de la réalité, l’enracinement du Front se révèle souvent celle d’un château de cartes.
    De plus, quel manque d’élégance, en parlant d’ « extrême droite », que d’user à l’égard des patriotes de tous horizons réunis à Béziers de la même malveillance que les médias de l’oligarchie à l’égard du Front national. Syndrome de Stockholm ? Ou simple servilité à l’égard du système ? Philippot, en cherchant à marquer contre le camp patriote dans sa diversité, a surtout marqué contre le sien. Délibérément ? En tout cas l’impatience, accompagnée de fébrilité, est mauvaise conseillère. Le SIEL en revanche, en dehors duquel le Rassemblement Bleu Marine est une coquille vide, n’a pas abdiqué sa personnalité. Marine Le Pen est-elle capable de comprendre que c’est le meilleur service que Karim Ouchikh pouvait lui rendre ? Rien n’est moins sûr.
    UNE VOIE ÉTROITE
    Quoi qu’il en soit, la voie empruntée par Robert Ménard est étroite, entre les piranhas de l’ex-UMP désireux de ramener au bercail un électorat de plus en plus tenté de lui faire défaut l’année prochaine et un Front national dont la psychorigidité signe son alliance objective avec Les Républicains. Certains, parmi les intervenants, étaient venus à Béziers racoler ouvertement pour Sarkozy. Ils ont été remis à leur place par la « base » mais celle-ci hésitera-t-elle à « voter utile », le moment venu, surtout si le FN, qui n’a jamais ni gouverné, contrairement au FPÖ autrichien, ni voulu gouverner, fait tout, par peur des responsabilités, pour échouer en 2017 en repoussant les électeurs de droite vers Sarkozy, voire Juppé ?
    Les experts invités par Ménard étaient, eux, venus pour la plupart faire un diagnostic équilibré de nos difficultés dans les différents domaines et tenter d’y répondre en élaborant des propositions via un dialogue, parfois difficile, parfois constructif, souvent émotif, avec la salle. La démocratie participative — Ségolène Royal la voulait, Robert Ménard l’a faite — est d’un apprentissage ardu. Tout cela demandera d’être retravaillé. Approfondi. Sans plus ignorer les sujets qui fâchent, notamment sur l’Europe ou l’économie, même si le prix à payer est l’affirmation d’une totale indépendance — la liberté est toujours un risque. La question de la structure se pose, de même que celle de la loyauté à l’égard de tous les patriotes qui avaient fait le déplacement.
    LES DIX AXES DE SALUT NATIONAL DE L’ACTION FRANÇAISE
    Hollande est aujourd’hui soupçonné, pour sortir de l’ornière sociale dans laquelle il s’est lui-même fourvoyé, mais ce sont les Français les plus modestes, comme toujours, qui paient le prix fort, de vouloir recourir à un de ces compromis de basse politique dont il est coutumier : ne pas modifier le texte sur le travail mais, sur le modèle de ce qu’ont déjà obtenu les routiers ou les intermittents ou que pourraient obtenir les dockers, faire miroiter à la CGT, contre la fin des grèves, des concessions dans les négociations actuelles à la SNCF, à Air France ou à la RATP. Le pays va mal. Des frondeurs en peau de lapin, qui profitent grassement du système, soufflent sur les braises sans prendre aucun risque, tandis qu’Emmanuel Macron joue sa partition : celle d’un technocrate qui juge le politique dépassé. Il est plus que temps de rompre avec un système qui s’autoreproduit au mépris de l’intérêt général. C’est d’un projet à long terme que la France a besoin. L’Action française, pour sa part toujours prête au compromis nationaliste, y travaille sans relâche. Elle avait défini, en 2012, dix grands axes de salut national à l’aune desquels elle avait jugé les programmes des candidats. Cet été, elle consacrera son université à les actualiser et les approfondir. Certaines des propositions qui ont émergé à Béziers rejoignent les siennes. Tant mieux. C’est la convergence des patriotes qu’il faut souhaiter. Osons la France, plus encore que la droite. Encore faut-il que tous les patriotes osent jouer le jeu.

    François Marcilhac - L’ACTION FRANÇAISE 2933