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Europe et Union européenne - Page 544

  • L’abîme appelle l’abîme… une politique américaine?

    aigle-americain.jpgEn mai de l’année dernière, Bruno Gollnisch était intervenu dans l’hémicycle du parlement européen pour exhorter de nouveau l’Europe à rendre coup pour coup, à résister à l’impérialisme américain. Il s’indignait de la résignation de l’UE devant l’embargo, l’universalité des sanctions décrétées par les Etats-Unis contre l’Iran, lesquelles impactent directement et lourdement les groupes français. En 2017, notions nous, des entreprises comme Peugeot et Renault, avaient vendu respectivement 443.000 et 162.000 voitures en Iran, soit à elles deux 40% d’un marché iranien de l’automobile en progression constante. Quant à Total, elle avait signé en novembre 2016 avec le gouvernement iranien un accord de principe pour le développement du champ gazier de Pars Sud situé dans le Golfe arabo-persique pour un montant de six milliards de dollars… Début février, l’Union européenne avait tenté de démontrer qu’elle était capable de tenir tête aux Etats-Unis. Plus précisément, rapportait euractiv, «Paris, Berlin et Londres (avaient) annoncé la création d’un mécanisme de troc (baptisé Instex) pour permettre aux entreprises européennes de commercer avec l’Iran malgré les sanctions américaines.» «Ils se sont engagés à trouver une solution pour permettre à l’Iran de continuer à commercer et notamment vendre son pétrole.»

    Un renforcement des liens économiques dont l’intérêt est évident pour la France et les Européens, mais que certains expliquaient aussi par le souhait « que l’Iran continue de respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord du 14 juillet 2015, notamment de cesser le programme lui permettant de se doter de l’arme nucléaire malgré la décision des États-Unis de se retirer et d’imposer de nouvelles sanctions économiques à la république islamique.» « L’Instex va permettre à l’UE de poursuivre un commerce licite avec l’Iran dans les domaines de la santé et de l’agroalimentaire , expliquait (le ministre français des Affaires étrangères) Jean-Yves Le DrianWashington a déjà mis en garde les Européens contre les conséquences de leur décision de contourner ses sanctions contre l’Iran. Ces sanctions s’apparentent à un chantage contre les pays tiers qui commercent actuellement avec l’Iran : les entreprises européennes ou asiatiques se verront interdites de marché américain si elles continuent d’importer du pétrole iranien, ou d’échanger avec des banques iraniennes ciblées par Washington. Beaucoup devraient choisir les États-Unis, ou l’ont déjà fait.»

    Bruno Gollnisch l’a dit et redit, la capacité de résistance de nos gouvernants doit aussi être jaugée à l’aune de leur soumission aux diktats juridiques de l’empireEn vertu du principe d’extraterritorialité, le droit américain permet ainsi à Washington d’intimider, de terroriser, de rançonner des entreprises étrangères pour des activités commerciales commises hors du territoire des Etats-Unis, pour peu que lesdites entreprises aient un lien avec les États-Unis…. le simple fait de faire des transactions en dollars établissant ce lien. Mais il ne s’agit pas tant  de reprocher aux dirigeants de l’Amérique de défendre leurs intérêts (ou ce qu’ils considèrent comme tels)  mais de regretter que nous défendions si mal ou si mollement les nôtres.

    Le 8 mai 2018,  Donald Trump avait annoncé le désengagement de Washington de l’accord nucléaire avec l’Iran conclu par son prédécesseur et le rétablissement des sanctions contre la République iranienne. Dans la foulée, l’ex directeur de la CIA, actuel secrétaire d’Etat américain , le faucon Mike Pompeo avait averti que les Etats-Unis tiendraient pour responsables les entreprises qui continueraient d’entretenir des relations commerciales dans certains secteurs avec Téhéran. Il avait assuré que « les Etats-Unis (exerceraient) une pression financière sans précédent sur l’Iran, avec les sanctions les plus fortes de l’Histoire, si Téhéran (refusait) de se plier aux exigences de Washington.»

    Il y a deux jours rapportait Le MondeDonald Trump a annoncé que les Etats-Unis n’allaient pas renouveler le 2 mai « les exemptions aux pays qui importent du pétrole iranien» qui  avaient  été accordées « pour six mois à huit pays importateurs de pétrole iranien. Parmi eux, l’Inde et la Chine, les deux plus gros clients de Téhéran. » «Cette décision a pour but de réduire les exportations iraniennes à zéro, pour soustraire au régime sa principale source de revenus, a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué. Concrètement, cela signifie que tout pays qui importera du pétrole iranien après le 2 mai sera soumis à d’importantes sanctions américaines…».

    Une opération qui risque d’être très difficile à mettre en œuvre, soulignait cet article car la Chine, la Turquie et «même la Corée du Sud, pourtant alliée historique des Etats-Unis» ont fait savoir qu’ils refusaient de se soumettre à ce diktat de Washington.  «Certains Américains espèrent opportunément pouvoir vendre à ces pays asiatiques du pétrole de schiste dont la production continue de croître aux Etats-Unis. Mais tous les pétroles ne se valent pas : les huiles légères américaines ne sont pas appropriées pour les raffineries coréennes ou indiennes, qui nécessitent des pétroles plus lourds.»

    La question du pétrole de schiste est en effet au coeur de ce durcissement américain, puisque les Etats-Unis, selon certaines projections,  pourraient redevenir de ce fait gros exportateurs d’or noir. La stratégie américaine viserait désormais  à ligoter certains concurrents sur le marché de l’énergie fossile. Ce qui expliquerait aussi le pressing yankee sur un très  important  pays pétrolier comme le Venezuela,  l’entreprise de déstabilisation et de mise sous contrôle en cours, sous prétexte de droits de l’homme et de démocratie, comme souvent …

    Cette question des exemptions, notait encore Le Monde,  avait laissé les « faucons  de l’administration Trump sur leur faim (…) les plus radicaux accusant l’administration Trump de faire preuve de laxisme. Ainsi, le sénateur et ancien candidat à la présidentielle Ted Cruz a accusé, mi-avril, Mike Pompeo (…) pourtant présenté comme un dur, d’être trop complaisant. La ligne la plus dure l’a donc emporté au sein du département d’Etat. Mike Pompeo a expliqué, lundi, que  le but de l’opération restait simple : priver le régime des fonds qu’il a utilisés pour déstabiliser le Proche-Orient depuis quarante ans et pousser l’Iran à se comporter comme un pays normal » (sic).

    Cette hostilité vis-à-vis de l’Iran est une  constante depuis l’entrée en fonction de Donald Trump,  fidèle en cela à ses propos très durs lors de sa campagne présidentielle, lorsqu’il qualifiait l’Iran d’« État terroriste numéro un » . En février 2017, peu après la prise de fonction du président américain, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov,  avait manifesté une toute autre appréciation: «L’Iran n’a jamais été complice de liens avec le Front al-Nosra ou Daech (Etat Islamique) . En outre, l’Iran contribue à la lutte contre Daech. Nous avons longtemps préconisé l’idée de créer un front antiterroriste unifié. Je suis convaincu que l’Iran doit faire partie de notre effort commun si nous évaluons objectivement les contributeurs potentiels à une telle alliance.»

    Alors, il ne s’agit pas d’idéaliser la République islamique d’Iran, mais certainement  pas non plus de la précipiter dans un chaos sanglant. Invité récemment de l’émission d’Elie Chouraqui sur la chaine francophone israélienne I24, Eric Zemmour a jugé très sévèrement le bellicisme de Washington et de Tel-Aviv contre Téhéran, supputant une évolution de ce pays. L’essayiste a cité le général De Gaulle qui parlant en pleine guerre froide de l‘URSS, affirmait que la Russie éternelle triompherait du soviétisme en l’absorbant, qu’elle boirait le communisme comme le buvard boit l’encre. Il en sera de même de l’Iran avec son idéologie rigoriste qu’elle exporte dans l’arc chiite,  veut croire M. Zemmour. Ce qui est évident,  c’est que l’Iran actuel, république héritière de la nation (empire) Perse, d’une civilisation hautement raffinée plurimillénaire, mérite bien mieux que les caricatures grossières et les appels au lynchage. Déstabiliser l’Iran, pays en paix de 80 millions d’habitants, entouré par des voisins instables et/ou en crise, en encourageant la destruction de son économie pour créer les conditions d’une implosion, d’un soulèvement social relève d’un jeu extrêmement dangereux. Depuis la première guerre du Golfe, le Moyen-Orient mais aussi les Européens ont assez payé pour le savoir. Comme il est dit dans le psaume de David, abyssus abyssum invocatl’abîme appelle l’abîme

    https://gollnisch.com/2019/04/24/labime-appelle-labime-une-politique-americaine/

  • Deux millions de migrants pourraient avoir reçu des cartes bancaires de l’UE

    Près de deux millions de migrants illégaux en route vers l’Europe pourraient avoir reçu jusqu’à présent des cartes bancaires de l’UE, d'une manière totalement anonyme, distribuées par le HCR.
    Ceci est très dangereux, car des projets d’attentats de grande envergure pourraient être financés par ce biais, sans parler du fait que les contribuables européens financent eux-mêmes l’invasion de leur continent et soutiennent sans le vouloir les graves conséquences qui en découleraient.
    Sources en hongrois : Nation Hongroise via 888.hu
    Rappels :
    Comment un terroriste syrien a reçu de l’argent de Bruxelles
    Ministre hongrois des affaires étrangères : « Il est inacceptable que l’on distribue ainsi aux migrants des cartes de crédit anonymes »
    L’Union européenne attire les immigrants avec une carte de crédit prépayée
    France : la carte de retrait que vous n’aurez jamais : la carte ADA (Allocation pour Demandeur d’Asile) réservée aux migrants, permettant de retirer de l’argent tous les mois [vidéo]
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/deux-millions-de-migrants-pourraient.html

  • Paris samedi 11 mai 2019 • Colloque : Vers la désunion européenne ?

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    Thème

    La montée des populismes, formule préférée des éditorialistes en mal d'analyses subtiles, cache des réalités très différentes mais qui convergent. Les Européens veulent moins d'Union européenne et plus de nations européennes. Moins de discours moralisants, plus d'actions efficaces. Moins de sentiments, plus de puissance. Moins de proclamations, plus de preuves. L'influence de la Chine, les relations avec les États-Unis, la question de l'immigration, la politique de l'Allemagne, autant de sujets où l'Union européenne, balbutie, se montre incapable de décider, fait la preuve de son impuissance et donc de son incompétence.

    Peut-elle se contenter de détester les expressions populaires, de disqualifier les gouvernements illibéraux, de traiter tous ses opposants comme la France traite ses Gilets jaunes ? Et ne pourrait-elle pas courir le risque du concert des nations européennes plutôt que de courir le risque de la désunion ?

    Programme

    Détails à venir.

    Infos pratiques

    Samedi 11 mai 2019 à partir de 14 heures
    Espace Charenton : 327, rue de Charenton 75012 Paris

    Tarifs

    Pour assister au colloque :

     adhérents : 10 euros

     non adhérents : 12 euros

    Pour assister au colloque et au banquet qui suivra :

     adhérents : 25 euros

     non adhérents : 30 euros

    Pour vous associer au développement de la Restauration nationale, vous pouvez choisir le tarif « soutien » : il vous donne la possibilité de déterminer vous-même le montant de votre participation.

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Les évêques européens contre les « populismes »

    Les élections européennes approchent et les européistes s’affolent. Cette échéance électorale risque d’être désastreuse pour eux et de profiter aux partis souverainistes et « populistes ».

    Pour contrer une possible défaite des partis du sacro-saint « progrès », toutes les bonnes consciences ecclésiastiques viennent à leur rescousse. Après le Chemin de Croix pro-migrants du pape François, c’est au tour du président de la COMECE(Commission des Épiscopats de l’Union Européenne), Mgr Jean-Claude Hollerich, de s’engager ouvertement pour sauver une Union Européenne ouverte et pluraliste.

    L’actuel archevêque du Luxembourg, jésuite comme El papa argentin, ne supporte pas les « populismes » ni les souverainistes. Et il le dit dans un long texte publié dans le dernier numéro de la revue de la Compagnie de Jésus, La Civiltà Cattolica, dont les épreuves sont supervisées par la Secrétairerie du Vatican avant impression et dont le directeur, le père Antonio Spadaro, est un des proches conseillers du pontife actuel.

    Cette intervention de Mgr Jean-Claude Hollerich, chapeauté donc par la sphère bergoglienne, vise à orienter le vote des électeurs européens. Il ne s’agit pas d’un document rappelant la doctrine sociale de l’Église et des principes politiques intemporels mais bien d’une ingérence cléricale dans le jeu politique pour favoriser un certain courant progressiste et immigrationniste au détriment de l’autre, plus identitaire.

    Les attaques de Mgr Hollerich se caractérisent aussi par leur dureté envers les partisans du souverainisme : pour lui faire de la politique en se basant sur « les peurs » est un moyen « infâme » d’agir, les populismes d’ailleurs « écartant les problèmes réels » et minant le processus d’intégration européenne. Le président de la Comece n’hésite pas à pointer du doigt l’américain Steve Bannon et le russe Aleksandr Dugin, « prêtres de ces populismes ». Il condamne le Brexit « certainement un échec, un manque de dialogue franc et profond » et estime que l’identité européenne est « bien différente d’un passeport ». A 40 jours du vote pour le renouvellement de l’Euro-parlement, Mgr Hollerich voit dans les populismes une menace pour la démocratie :

    « Les peurs dans l’Europe de nos jours sont multiples et bien mélangées, elles conduisent, avec la montée des populismes, à une déstabilisation de nos démocraties et à un affaiblissement de l’union européenne. »

    L’évêque de Luxembourg continue son analyse des politiques nationales et familiales mises en avant par les mouvements identitaires et anti-immigration sur cette lancée simpliste et réductrice : « le sentiment de bien-être semblant avoir disparu », « certaines politiques populistes en profitent et donnent un nom aux objets de ces peurs qui peuvent ainsi se transformer en agressivité », les ennemis devenant alors « les migrants, l’islam, les juifs, etc. Un jeu infâme. »

    Et de conclure avec la ritournelle culpabilisante de l’Européen anti-immigration : l’urgence migratoire est « une honte pour l’Europe », la mer étant devenue « un mur de séparation faite d’eau » et « un immense cimentière ». Mais pire que les gouvernements qui ne veulent pas affronter ces urgences migratoires, ce sont ceux qui les agitent, accuse-t-il sans les nommer, pour construire « des identitarismes, des populismes, dans lesquels la nation devient un fantôme du passé » : ces derniers « veulent éloigner les problèmes réels, organisant des danses autour du veau d’or ».

    Pires que les politiciens francs-maçons, athées, vendus au mondialisme apatride, ce sont ces ecclésiastiques qui délaissent leur troupeau et ses intérêts pour plaire au monde et à ses œuvres, pour se soumettre à la mondanité du politiquement correct.

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/les-eveques-europeens-contre-les-populismes/107603/

  • “La fraternité forcée c’est la guerre perpétuelle”

    BABEL.jpgInvité de Cnews le 22 avril Nicolas Bay, député européen RN et co-président du groupe ENL, rappelait dans le cadre des persécutions judiciaires dont les nationaux sont la cible que la juge Claire Thépaut, qui venait d’auditionner Marine Le Pen,  « était responsable en Ile-de-France du Syndicat de la Magistrature (extrême -gauche) à qui on doit le Mur des Cons et qui appelle à voter contre le RN. » Mais est-il permis d’émettre des doutes sur la parfaite impartialité de la justice? Et d’ailleurs s’interroger, questionner, inviter à la prudence n’est-ce pas déjà désobéir ? L’inénarrable Thomas Legrand, débusqueur en chef de complotistes et autres déviants, mettait en garde dans son éditorial ce matin sur France inter contre les remarques insidieuses de  certains politiques. Ceux qui,  « à l’évidence semblent regretter que l’incendie de Notre-Dame ne soit pas d’origine criminelle », même si pour l’instant l’enquête n’est pas bouclée. Mais un acte délibéré est jugé improbable par  les spécialistes ajoute-t-il. Ainsi, il est permis de  s’interroger, mais  « s’interroger pour supputer que l’on nous cache quelque chose » c’est mal car il est « manipulatoire de laisser entendre que l’hypothèse terroriste est laissée de côté. »

    Au nombre des mauvais esprits, Thomas Legrand a pointé NDA et l’excellente tête de liste du RN aux élections européennes, Jordan Bardella, qui lui aussi aurait aussi enfourché le «mauvais cheval » du «révisionnisme», du raisonnement au «glissement perfide». Et ce, rendez-vous compte, à l’heure ou il est établi que les fake news circulent plus vite que les vérités établies sur un évènement donné… ce qui permet« aux démagogues sur la planète de remporter élection sur élection.» CQFD! Il est fort ce Thomas Legrand et pas démago et simpliste pour un sou,  lui…

    Pourtant, invité de l’émission Dimanche en politique sur France 3,  Jordan s’est contenté de dire qu’ «On a le droit de se poser des questions. Était-ce un accident, était-ce quelque chose de volontaire ? Ce sont des questions que je me suis posées. On a appris hier en fin de journée que la piste de l’accidentel était privilégiée, je m’en réjouis. Mais moi je revendique dans notre pays, quand il y a des faits comme cela, de s’interroger », « Or, on voit ce glissement très facile avec notamment les incriminations aux fake news. Dès que vous ne partagez pas l’avis de LREM ou de certains journalistes, tout de suite, vous êtes cloué au pilori. »

    Didier Rykner, qui anime le remarquable blogue La tribune de l’Art, notait le 22 avril qu’il existe aussi des faits parfaitement étayés qui sont «pourtant terribles pour le pouvoir», qui ont été révélés « par la presse italienne (et) rapidement relayée par Marianne (…). Ce journal a publié une interview de Paolo Vannucci, professeur d’ingénierie mécanique à l’université de Versailles qui révèle qu’une étude financée par le CNRS (donc l’État) avait été réalisée en 2016 sur la sécurité de Notre-Dame de Paris, notamment dans l’éventualité d’une attaque terroriste.»

    «Et les conclusions de cette étude ont été sans appel dit-il :  le risque d’un embrasement de la toiture existait, et  il fallait absolument la protéger et installer un système d’extinction . Il ajoute également :  En vérité, il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendienotamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle. Mieux encore :  même la foudre aurait pu déclencher un feu et il [aurait] donc [fallu] installer tout un système de prévention. Nous avons joint le professeur Vannucci qui nous a confirmé qu’il n’y avait pas de détecteurs de fumée ou de chaleur. Comme le professeur Vannucci l’affirme :  le gouvernement était tout à fait au courant ».

    «Mais il y a une autre conséquence que l’on doit tirer de la révélation de ce rapport : elle porte sur le rôle à venir de l’UNESCO, ou plutôt de sa présidente actuelle Audrey Azoulay. Car (l’UNESCO) va jouer un rôle majeur dans cette affaire, la cathédrale étant patrimoine mondial de l’humanité, (…) À ce titre, l’UNESCO aura des préconisations à fournir, une surveillance à faire et des aides à apporter. Et Audrey Azoulay ne se prive d’ailleurs pas de parler dans la presse, par exemple dans le Journal du Dimanche. Elle vient entre autre y donner déjà son avis sur la restauration en omettant de signaler le classement monument historique et en ne faisant aucune allusion à la charte de Venise.Or (…) Audrey Azoulay était ministre de la Culture en France (…) du 11 février 2016 jusqu’au 17 mai 2017 (…) lorsqu’il a été décidé de ne pas diffuser le rapport du professeur Vannucci et, beaucoup plus grave, de ne prendre aucune mesure de protection complémentaire du monument.».

    Mesures de protections hélas que n’ont pas su ou pas pu prendre non plus les autorités du Sri Lanka pour empêcher le terrorisme islamiste de frapper à Pâques , fête de la résurrection qui est souvent la cible des fous d’Allah.

    Au Sri Lanka, selon le dernier bilan rapporté par LCI, « la messe de Pâques a été marquée par huit explosions survenues dans des églises et des hôtels, faisant près de 310 morts et au moins 500 blessés.». «Selon les premières investigations, a rappelé le Salon Beige, sept kamikazes ont perpétré cette tuerie (…).  L’ampleur du carnage et le degré d’organisation apparaissent comme très au-delà de la portée du National Tawheed Jamaath, un groupe qui passe pour l’initiateur des attentats. Formé récemment, le NTJ était jusqu’à présent peu connu et, si ses tendances radicales ne font pas de doute, il s’était contenté d’actions de faible envergure. Les policiers le soupçonnaient d’être à l’origine de destructions de statues bouddhiques ou de dégradations contre des temples en 2018. »

    «(Le NTJ) serait majoritairement composé de jeunes Sri-lankais, fraîchement sortis d’écoles coraniques (…). Ce passage au djihad pourrait avoir été facilité par le retour dans leur pays de Sri-Lankais partis combattre aux côtés de Daech (Etat Islamique) en Syrie et en Irak. Les services de renseignements sri-lankais avaient reçu, il y a deux semaines, une alerte sur un risque d’attentats en provenance des services de surveillance d’un pays étranger.»

    Le quotidien La Croix souligne que «Ces attentats, parmi les plus meurtriers de ces dernières années, sont avant tout perçus comme une volonté de cibler les chrétiens.» Ces derniers, descendants de pêcheurs mais aussi des Tamouls des plantations de thé convertis au XVIe siècle par les missionnaires portugais, ne représentent que 7% de la population. Ils sont moins nombreux que les musulmans, les maures sri lankais, descendants des marchants arabes installés au Sri Lanka entre le VIIIe et le XVe siécle, au nombre de deux millions sur l’île, environ 10% des habitants .

    «Pour le journaliste S. Lakshmi, du Colombo Telegraph, il s’agit d’ une attaque contre les relations interreligieuses et la tolérance au Sri Lanka . La situation  risque d’attiser les tensions religieuses et les violences , alerte pour sa part Ruki Fernando, défenseur catholique des droits de l’homme dans le pays.« Les relations entre musulmans et chrétiens ont toujours été très cordiales ; les tensions religieuses ont été concentrées entre bouddhistes et musulmans, et entre bouddhistes et chrétiens. » Par le passé, « la guerre était d’abord liée à un conflit ethnique, elle ne reposait pas sur des bases religieuses. »

    Certes, ces attaques terroristes visent aussi un pays qui a connu de 1972 à 2009 une guerre ethnique entre Cinghalais bouddhistes (70 à 74% des environ 21 millions d’habitants ) et Tamouls hindouistes réclamant l’indépendance (13 à 15% de la population) qui fit près de 100 000 morts.

    Un conflit qui fut aussi un drame de l’immigration car les tensions ont eu pour point de départ le transfert sur l’île par les colonisateurs britanniques de Tamouls originaires du continent indien auxquels ils ont accordé alors de nombreux avantages. Les Tamouls venus à l’origine pour des raisons économiques ont donc voulu au fil du temps fonder un Etat malgré l’opposition des autochtones cinghalais.

    Un enseignement de l’Histoire qui mérite là aussi réflexion à l’ère du vivre-ensemble, du multiculturalisme-immigrationnisme obligatoire, et constate Bruno Gollnisch, de la criminalisation accélérée de tous ceux qui émettent des doutes sur ses conséquences. Le  regretté Yvan Blot,  qui nous a quittés en octobre dernier, citant le cas du conflit au Sri Lanka (voir son article Paix civile ou guerre des ethnies, dans l’ouvrage collectif Penser l’antiracisme) mettait en garde il y a vingt ans déjà sur la violence des sociétés hétérogènes. «Certes il existe des périodes  de paix  dans la coexistence des ethnies (…) mais ces périodes sont provisoires. Par des mécanismes, à vrai dire mal connus, l’intolérance finit toujours par se développer à un moment ou à un autre, de façon endogènes et le conflit éclate.»

    Et en bon libéral, il citait l’économiste Frédéric Bastiat (1801-1850) : «si je considère nos relations avec les étrangers, je ne vois pas non plus d’autres règles prudentes, solides, acceptables pour tous, que la justice. Soumettre ces relations au principe de la fraternité forcée, c’est décréter la guerre perpétuelle. (…) Singulière fraternité. Il y a longtemps que Cervantès en a personnifié la vanité ridicule.» A méditer par tous les Don Quichotte de l’Europe-bruxelloise-de-la-tolérance, de la macronie, de France Inter, du Syndicat de la Magistrature et autres adeptes des sociétés grandes ouvertes, béantes et béates…

    https://gollnisch.com/2019/04/23/la-fraternite-forcee-cest-la-guerre-perpetuelle/

  • Grèce : quand le « caniche » de Merkel devient berger… allemand !

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    Décidément le Premier ministre grec sans cravate, le fringant Alexis Tsipras n’a pas fini de nous surprendre. Celui que ses détracteurs avaient appelé un peu vite le « caniche de Merkel » quand elle déclara “Es muss weh tun” (“cela doit faire mal”), en imposant au gouvernement grec des réformes sociales d’une incroyable sévérité, sans le moindre égard pour un peuple mis en coupe réglée par l’UE, ce caniche-là cachait bien son jeu.
    Métamorphosé en… « berger allemand » à la faveur d’une situation certes encore fragile mais qui a permis à la Grèce de sortir de la tutelle de ses créanciers, Alexis Tsipras s’est engagé à suivre les injonctions de son Parlement qui vient de lui demander officiellement de réclamer à l’Allemagne 270 milliards d’euros en dédommagement des crimes de guerre commis par le régime nazi durant le seconde guerre mondiale.

    Alexis Tsipras s’est engagé à « prendre toutes les mesures diplomatiques et juridiques nécessaires pour réclamer et satisfaire pleinement toutes les demandes de l’État grec pour les deux guerres mondiales » relate l’hebdomadaire allemand, der Spiegel. Une commission d’experts en avait fait l’estimation chiffrée il y a trois ans, le montant final incluant le remboursement pour quelque 10 milliards d’euros du prêt obligatoire imposé à la Grèce par l’occupant nazi.. Le premier ministre grec que cite Courrier International, a rappelé qu’étant donné “la charge historique, éthique et émotionnelle du sujet”, il avait préféré attendre la fin des programmes d’aide financière internationale pour l’aborder. “Nous avons désormais la chance de clore ce chapitre”, a-t-il poursuivi, soulignant qu’il jugeait “important de rencontrer l’Allemagne sur un pied d’égalité et dans une relation amicale”. 
    Bien joué, Monsieur le Premier ministre -il faut aussi savoir le reconnaître et louer son pragmatisme, même si par ailleurs notre Ulysse de Kolonaki (quartier chic d’Athènes) a bradé la Macédoine aux musulmans de Skopje – tout vient à point camarade, à qui sait attendre…

    A propos d’Ulysse, je vis une partie de l’année – on va finir par le savoir – sur une île grecque voisine et grande sœur d’Ithaque, Kefalonia, où les Allemands ont massacré en septembre 1943, plus de 5.000 soldats italiens de la Division Acqui qui, après la chute de Mussolini, voulurent rendre les armes et sympathiser avec les partisans grecs.
    Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce que furent les exactions des nazis sur le territoire grec, y compris envers leurs alliés italiens. Sur le continent, dans le village de Kommeno, au nord-ouest du pays, les troupes nazies y avaient massacré 317 civils le 16 août 1943, avant de nouvelles exactions en décembre 1943 puis en juin 1944 dans deux autres villages grecs, Kalavryta et Distomo. Il y a aussi tous ces Juifs grecs de Salonique, près de 45.000, qui furent expédiés en wagons plombés dans les différents camps de concentration où beaucoup d’entre eux périrent. Quant à leur déportation, le rôle de l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kurt Waldheim, reste aujourd’hui encore controversé. Selon Simon Wiesenthal, Kurt Waldheim alors officier de la Wehrmacht était stationné à 8 km de Salonique en mars 1943 lors de la mise en route des premiers convois. L’Autrichien, élu président de son pays, nia avec obstination y avoir été associé de près ou de loin, comme l’affirmèrent ses détracteurs.

    Mais trêve de polémique, un mémorial rappelle aujourd’hui leur souvenir et l’on pourra y découvrir, outre les photos et les témoignages de l’époque cet émouvant texte de Stavros Kamaroudis sur le petit Salomon venu faire ses adieux, en ce mois de mars 1943, à sa jeune camarade grecque : “Nausicaa, t’as pas des serpentins ? Tu ne peux pas me les donner, tes serpentins, pour que je les fasse voler par la fenêtre du train ?… Du train… T’as déjà pris le train, toi ?”

    José Meidinger

    https://www.bvoltaire.fr/grece-quand-le-caniche-de-merkel-devient-berger-allemand/

  • L’exemple ukrainien

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    Par Patrick Parment

    La victoire d’un acteur de série télévisée en Ukraine, Volodymyr Zelensky, aurait de quoi surprendre si le niveau de corruption et l’incapacité de Petro Porochenko à ramener la paix dans le pays n’avaient largement exaspéré une population au bord de la crise de nerf. Aussi, est-ce sans surprise que le programme de Zelensky se soit borné à une lutte contre la corruption et au retour de la paix. Ce qui veut dire également qu’il sera contraint, mais non forcé, de prendre langue avec son puissant voisin russe qui détient les clés du Donbass. Au même titre que de renégocier avec l’Union européenne.  Mais sur quelles bases ? C’est sur ce terrain – par-delà la corruption – que Porochenko s’est un peu emmêlé les crayons, suscitant la défiance des uns et des autres. L’autre leçon que l’on peut tirer de cette élection surprenante, c’est que les peuples savent trancher quand il le faut.

    Voici qui nous renvoie à l’élection européenne du mois de mai où se manifeste également une forte suspicion à l’égard d’une institution de plus en plus critiquée dans ses modes de fonctionnement. Certes, a priori, le clan des libéraux est suffisamment amarré dans cette Europe pour en attendre un tsunami populiste. Mais le futur Parlement se verra dans l’obligation de tenir compte des fortes tendances qui vont inexorablement se faire jour. Le Brexit fait déjà office de coup de semonce. Sauf qu’il s’agit d’un phénomène typiquement Bristih, c’est-à-dire insulaire. Car, dans les pays continentaux, nul ne souhaite la mort de l’Europe. Mais beaucoup souhaite un mode de fonctionnement plus démocratique, plus « nationaliste », à savoir une Europe des patries et non plus celle de fonctionnaires anonymes et irresponsables. Sinon, à terme, l’Europe pourrait subir un séisme ukrainien.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Face à la crise libyenne, la circulaire anti-ONG de Salvini

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    Alors que l’offensive du maréchal Haftar contre Tripoli lancée le 4 avril dernier fait craindre à l’Italie de nouveaux départs d’immigrants illégaux d’origine subsaharienne depuis les côtes libyennes et également une émigration libyenne depuis la Libye ou passant par la Tunisie, le ministre de l’Intérieur de la Ligue, Matteo Salvini, a émis cette semaine une nouvelle directive visant le fonctionnement des ONG qui opèrent encore en Méditerranée.

    La circulaire de Salvini vise tout particulièrement le bateau Mare Jonio battant pavillon italien puisqu’il n’est pas possible à l’Italie dans le cas de ce navire d’agir comme avec le navire Alan Kurdi (du nom de ce petit Syrien dont la mort tragique avait été – et continue d’être – exploitée à outrance par le lobby de l’immigration) de l’ONG allemande Sea-Eye : les 62 migrants récupérés le 3 avril par ce navire n’ont pu être débarqués à Malte le 13 avril qu’après que l’Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg eurent accepté de prendre en charge l’ensemble ses passagers illégaux. Il y a quelques semaines, l’Italie n’avait en revanche eu d’autre choix que de permettre aux 50 immigrants illégaux du Mare Jonio de débarquer dans le port de Lampedusa (voir Présent du 23 mars), quitte à ouvrir une enquête sur les agissements de son équipage et à promettre de rapatrier rapidement tous les immigrants qui se verront refuser l’asile, ce qui n’est jamais une mince affaire avec les pays africains dont ces immigrants illégaux sont originaires.

    La directive de Matteo Salvini spécifie que le simple fait pour une ONG de faire stationner un bateau au large de la Libye doit être considéré par les autorités comme une coopération indirecte avec les passeurs et une incitation à l’immigration illégale en Italie. La circulaire souligne également le risque de présence parmi ces immigrants illégaux de terroristes et il rappelle l’obligation pour les navires des ONG de respecter les « prérogatives en matière de coordination des secours de l’autorité étrangère compétente ». Le commandant du Mare Jonio avait justement été accusé d’avoir désobéi aux consignes reçues des garde-côtes libyens.

    La directive du ministre de l’Intérieur a été envoyée au chef de la police, à la garde financière, à la marine et à la capitainerie (autorité responsable des ports), mais également à l’état-major des armées, ce qui a suscité une polémique entre le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense dirigé par Elisabetta Trenta du Mouvement 5 étoiles (M5S), à propos des compétences respectives. Une polémique exacerbée par les divergences entre la Ligue et le M5S sur les questions migratoires. Pour la Ligue, les ports italiens sont définitivement fermés, et Matteo Salvini l’a redit cette semaine, tandis que pour le M5S, qui s’est exprimé par la voix de la ministre Trenta et celle du chef du M5S Luigi Di Maio, vice-premier ministre comme Salvini, la fermeture des ports est temporaire et il faudra le cas échéant accueillir les Libyens qui pourraient vouloir fuir la guerre dans leur pays. Mais pour Salvini, il n’y a pas de raison que ceux qui fuient les zones de guerre en Libye s’enfuient jusqu’en Italie.

    Olivier Bault

    Article paru dans Présent  daté du 18 avril 2019

    https://fr.novopress.info/

  • Eric Zemmour : “L’islam est en train de coloniser l’Europe chrétienne”

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    C’est sur la chaîne israélienne I24news qu’Eric Zemmour a déclaré : “L’islam est en train de coloniser l’Europe chrétienne“.

    Reprenant l’expression titre d’un de ses anciens ouvrages, Eric Zemmour craint que le « suicide français » ne s’accélère sous l’effet d’une islamisation galopante, le plus souvent tolérée par les Occidentaux.

    Nous ne serions alors pas loin de la « partition » évoquée naguère par François Hollande.

    https://fr.novopress.info/214313/eric-zemmour-lislam-est-en-train-de-coloniser-leurope-chretienne/
  • « L’Hiver vient » : Guillaume Faye et la « Guerre Civile Raciale »

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    Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Il y a de la malédiction apollinienne dans la destinée de Guillaume Faye. Notre éblouissant camarade  semble avoir été condamné à percevoir le futur comme personne, sans ne jamais être cru, portant depuis toujours le fardeau de l’éveilleur au milieu de ceux qui ne veulent pas être réveillés.

    Éveilleur et guetteur

    Ce garçon sans âge, au physique fatigué depuis si longtemps par des excès qu’il assumait et la maladie qu’il connaissait, évoquait le chevalier de la garde de nuit sur le haut mur de Games of Thrones. Éveilleur et guetteur, il sait que l’hiver vient. Il prophétise qu’il sera terrible. Il est sur le mur (Trump n’a rien inventé), membre de la garde de nuit, des réprouvés oubliés aux frontières de l’ultime périphérie qui savent que les « autres » en multitudes vont déferler et qu’eux sont le dernier rempart du monde des Sept Couronnes.

    L’hiver vient, c’est sûr, mais le printemps, lui, reviendra-t-il ? On en garde l’espoir sans en être persuadé après la lecture de son dernier livre, Guerre Civile Raciale, publié par les courageuses éditions Conversano.  Toutes ses analyses le poussent à cette ultime prophétie ; non seulement cette guerre vient comme l’hiver, mais elle est là et nos corps en frissonnent déjà.

    On peut être sûr que ce livre, malgré la mort de son auteur le 7 mars dernier et l’œuvre qu’il laisse derrière lui, n’aura pas la consécration médiatique qu’il mériterait. Car il dit tout à ceux qui refusent de répercuter ce qu’ils ne veulent entendre. Pourtant, notre idéologie médiatique mortifère ne parle que de racisme tout en proclamant que les races n’existent pas ; cette Guerre civile Raciale » aurait donc dû les exciter et les pousser à aller cracher sur sa tombe. Mais il est décidément des livres trop dangereux pour qu’on évoque même leur existence. Celui-ci en est un.

    La démographie, revanche anti-coloniale

    Sur le fond, les plus lucides d’entre nous n’apprendront pas grand-chose. Ils auront cependant entre les mains un argumentaire très fort.

    A la lecture on se demande parfois si le terme racial est bien choisi. Car l’ennemi  prioritaire de notre identité c’est l’islam terroriste, radical ou simplement dominateur. On pense donc à une guerre de religion, sauf que pour faire la guerre il faut être deux. Si certains musulmans sont prêts à mourir pour leur foi, on ne peut pas en dire autant des chrétiens et même des juifs.

    Le paradoxe n’est qu’apparent et résolu de façon assez convaincante par Faye : l’islam grâce à l’immigration extra-européenne est devenu une arme de destruction  massive du monde blanc, car l’islam c’est la religion des non-blancs, la religion de la submersion par la démographie  vécue comme une revanche coloniale.

    Ainsi, les Arabes, pourtant racialement caucasoïdes, se sont toujours opposés au monde blanc chrétien. Les analyses de Faye sont souvent controversées et il n’évite encore une fois aucun écueil. Le chapitre sur « Les juifs dans la guerre raciale » est particulièrement travaillé, avec la distinction nette faite entre les juifs de France et d’Europe, blancs à part entière et particulièrement menacés, et les associations et tous les «  juifs de cour » aveugles devant le nouvel antisémitisme car prisonniers d’un discours obsolète.  Il souligne les contradictions entre les aspirations des juifs à préserver leur identité et leur mondialisme, écartelés entre la victimisation et un certain suprémacisme.

    Guillaume Faye annonce la rupture entre les catholiques et le discours imposé par l’Eglise sur l’immigration. Les derniers propos du pape, tenus le 30 mars  au Maroc, sur les migrants qu’il faut accueillir encore plus en ouvrant de nouveaux canaux migratoires, ne font que confirmer l’analyse du livre.

    Trois chemins tracés

    Malgré le sentiment, parfois, de relire la même chose, les chapitres mettent le doigt sur l’essentiel — la nouvelle colonisation a commencé d’un projet d’ethnocide des peuples européens. Le salafisme  gagne du terrain, appuyé  par les nouveaux collaborateurs qui, contrairement à d’autres, méprisent avant tout leur propre race.

    Et puis bien sûr les trois options d’un avenir que Faye juge inévitable :

    – La soumission, c’est à dire la submersion lente d’une civilisation incapable de se défendre.

    – La défaite des blanc qui, malgré la réaction armée, sont écrasés, notamment par les leurs — on retrouve Le Camp des saints.

    – Enfin, la victoire avec, pour l’Occident, des conséquences considérables au niveau de ses systèmes politiques, au-delà du départ des néo-colons.

    Guillaume Faye paraît avoir vu dans le mouvement des Gilets jaunes les prémices d’un réveil identitaire, sinon encore racial et d’une salutaire réaction contre l’actuelle « trahison des clercs ». Pour lui, en tout cas, c’est une raison d’espérer et la preuve que notre peuple bouge encore.

    Un livre très riche, donc, où l’avenir de sueur, de sang et de larmes que nous promet Guillaume côtoie l’actualité la plus immédiate et l’histoire du choc millénaire des civilisations, qui est celle de races  et de religions.

    Certains lecteurs ne seront sans doute pas convaincus dans les détails, mais aucun ne pourra ignorer  la pertinence générale de la vision.

    Avant de nous quitter pour rejoindre l’Olympe des éveilleurs et des gardiens du monde boréen, ainsi parlait Guillaume Faye.

    Pierre Boisghilbert 15/04/2019

    Guerre Civile Racialepréface de Jared Taylor, éditions Conversano.
    300 pages 20 € ou 24 € franco

    https://www.polemia.com/hiver-vient-guillaume-faye-guerre-civile-raciale/