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Lors de son entretien télévisé, Emmanuel Macron a affirmé que la France avait convaincu Donald Trump de maintenir les troupes américaines en Syrie :
"Il y a 10 jours, le président Trump disait : les États-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (...), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée".
La Maison-Blanc a répondu par un communiqué de la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders:
"la mission américaine n'a pas changé". "Le président a dit clairement qu'il veut que les forces américaines rentrent dès que possible".
Pour son second entretien médiatique de la semaine, après Jean-Pierre Pernaut sur TF1, Emmanuel Macron était hier soir en direct sur BFMTV, RMC et le site Mediapart, pour répondre depuis le Théâtre national de Chaillot à Paris aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Un débat pugnace, dans lequel le chef de l’Etat, visiblement toujours aussi pénétré de sa croyance en son talent, a fait l’étalage de son agilité intellectuelle. Face à lui, les deux journalistes ont été parfois assez vindicatifs, sur le mode de ce qui pratique dans les pays anglo-saxons, la déférence étant traditionnellement plus de mise sous nos latitudes vis-à-vis de notre monarque républicain… Sur le plan symbolique il n’est pas anodin que MM. Bourdin et Plenel aient entamé chacune de leurs questions par « Emmanuel Macron » et non « Monsieur le président » contrairement à l’usage établi. Une nouvelle dégradation faite à la fonction présidentielle, déjà abîmée par MM. Sarkozy et Hollande ? Reste à savoir, au-delà de l’exercice plutôt maîtrisé dans le forme par le chef de l’Etat, si ce dernier a convaincu nos compatriotes en colère, tous ceux déjà déçus par le macronisme, qui doutent des réformes en cours, sont opposés aux évolutions voulues et actées par la majorité présidentielle. Car convaincre était bien le but que c’était fixé Emmanuel Macron à travers ce grand oral, bien conscient, quoi qu’il en dise, et comme a tenu à lui rappeler le grand démocrate Plenel, notamment sur Mediapart, que 83% des Français n’ont pas voté pour lui au premier tour et qu’il a été élu au second par moins de 40% des Français de plus de 18 ans.
Emmanuel Macron, chef des Armées de par notre constitution, n’était certes pas tenu d’organiser un débat préalable avec le Parlement pour frapper militairement samedi la Syrie (conjointement avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni), mais cette opération militaire peut-elle se justifier, son bien fondé est-il recevable Pour tous ceux qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez? Bruno Gollnisch, à l’instar des autres dirigeants du FN, ne le pense pas.
M. Macron a tenté de justifier la légalité internationale de cette agression… en critiquant au passages les interventions militaires faites dans le passé par les neoconservateurs. «C’est la communauté internationale qui est intervenue » le 14 avril a-t-il affirmé sans rire malgré l’absence de mandat de l’ONU, arguant de la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci avait été adoptée le 21 septembre 2013 , après une attaque chimique qui s’était déroulée un mois auparavant, attribuée (apparemment faussement) aux forces fidèles la République arabe syrienne. A l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil de sécurité , au terme d’une décision qui figurait en annexe de ladite résolution, expliquait que la Syrie était notamment tenue d’achever l’élimination de « tous les équipements et matières liés aux armes chimiques » au cours du premier semestre 2014. Les membres du Conseil, commentant la décision, avaient prévenu qu’en cas de non-respect par Damas de ses obligations, des mesures pourraient être prises en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Son article 42 prévoit que le Conseil de sécurité « peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales.»
Ce 14 avril,Washington, Paris et Londres ont expliqué que leurs frappes étaient des mesures de représailles après l’attaque chimique au chlore imputée à l’armée syrienne dans la ville de Douma (Ghouta orientale). Hier soir, le chef de l’Etat a précisé que la France n’a « pas déclaré la guerre au régime de Bachar el-Assad » mais qu’il avait « obtenu des preuves – il n’a donné aucun détail sur la réalité de celles-ci, NDLR- que des armes chimiques (avaient) été utilisées » par le gouvernement syrien. » En conséquence de quoi « trois sites de production d’armes chimiques – désaffectés depuis longtemps, NDLR - ont été visés par ces attaques (…). Les capacités de production d’armes chimiques ont été atteintes et détruites. Il n’y a eu aucune victime selon les dires des Syriens et des Russes. »
La porte des discussions est cependant toujours ouverte a précisé la président de la république, le dialogue n’est pas rompu avec le Kremlin pour préparer «une transition durable en Syrie, en accord avec Vladimir Poutine. » « Pour construire une solution durable, il nous faut parler avec l’Iran, la Russie et la Turquie», a-t-il ajouté, se félicitant au passage d’avoir « séparé les Russes des Turcs sur cette question» des frappes qui ont été approuvés par le président turc Recep Tayyip Erdogan, lequel se souvient parfois que son pays est toujours membre de l’Otan et candidat à l’adhésion à l’Union européenne…
Le chef de l’Etat a aussi martelé que la Russie était « complice » de Damas du fait qu’elle aurait « construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation des armes chimiques ». Accusation relevée comme c’était à prévoir par le site RT qui souligne que si Emmanuel Macron « a encore accusé Moscou d’avoir impuissanté la communauté internationale», il est pourtant établi que « le projet de résolution russe affirmant un plein soutien à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), organisme neutre de l’ONU, dans l’enquête sur le terrain, a été rejeté le 10 avril par le Conseil de sécurité. »
Moscou n’a pas manqué de souligner que ces frappes ont eu lieu quelques heures seulement avant que les inspecteurs de l’OIAC ne commencent leur travail sur le terrain. OIAC que l’ONU fait intervenir dans les cas de suspicion d’utilisation d’armes chimiques et dont les inspecteurs sont arrivés seulement hier à Douma. Mais l’OAIC était déjà en Syrie! Et sur son site a été publié en mars 2018 le résultat de son enquête qui précise notamment que sur un des lieux attaqués le 14 avril, « il n’a pas été relevé dans les échantillons prélevés la présence de produits chimiques ni observé d’activités contradictoires avec des obligations (d’arrêt de fabrication d’armes chimiques). »
Que dire des explications de M. Macron sinon qu’elles s’illustrent par un grand accommodement avec la vérité? Hier, non sans orgueil, il plastronnait en affirmant: «Il y a 10 jours, le président Trump disait que les Etats-Unis ont vocation à se désengager de la Syrie. Nous avons convaincu Donald Trump que c’était important de rester sur le terrain de la Syrie et nous avons réussi à la convaincre de limiter l’intervention aux armes chimiques. » Or est-il rapporté ce matin, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a infligé un camouflet au président français: « la mission américaine n’a pas changé : le président a été clair sur le fait qu’il veut que les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible. »
Xavier Moreau, directeur de Stratpol, notait le 14 avril sur l’antenne de RT que les frappes menées par la coalition occidentale, de type One time shot, signaient en fait «le début et la fin de l’intervention occidentale contre l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés russes et iraniens, dixit le général James Mattis », secrétaire à la Défense des Etats-Unis. « C’est surtout le signe de la victoire définitive de Bachar el-Assad et de ses alliés.»
« On ne sait rien des cibles visées. Si la coalition savait qu’il y avait un programme chimique clandestin syrien pourquoi l’apprend-t-on seulement aujourd’hui ? Et les sites qu’ils ont bombardé quand ont-ils été identifiés? Dans la nuit ? On est dans le grotesque, le ridicule, cela rappelle l’opération menée seule par Trump qui a consisté à envoyer une cinquantaine de missiles tomahawk.» M. Moreau évoque ici l’action menée en avril 2017 contre une base aérienne de l’armée syrienne à Chayrat. Une attaque annoncée comme les représailles yankees au bombardement aérien chimique imputé, là aussi sans aucune preuve aux forces gouvernementales dans la localité de Khan Cheikhoun, non encore libérée à l’époque de l’emprise des milices islamistes. La preuve des attaques chimiques n’a pas apportée par la France disait encore Xavier Moreau et M. Macron a été bien incapable d’en dire plus hier soir . Nos services secrets en auraient la preuve?
«Mais quels services secrets ? La direction du renseignement militaire ? La DGSE ? Là, en plus, on apprend que ce sont des renseignements issus des réseaux sociaux. Bien sûr que ce ne sont pas des services de renseignement. Ni la DGSE, ni la DRM [la Direction du renseignement militaire] ne se commettraient dans des choses pareilles (…). Ce qui a précipité la frappe, cela a été la révélation par Russia Today de la manipulation de la vidéo des Casques blancs -islamistes opposants à Bachar téléguidés par les services de renseignements britanniques, NDLR- , avec le témoignage des deux personnes qui ont participé malgré elles à cette vidéo. » Ce qui fait indique-t-il, qu’il fallait agir ( rapidement militairement le 14 avril) avant que ledit témoignage ne circule ce qui aurait embarrassé Emmanuel Macron alors qu’il allait être interrogé le lendemain par MM Bourdin et Plenel.
Laissons le mot de la fin à Michel Raimbaud, ex ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, spécialiste reconnu du Levant:
« Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salmane, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement (…). Macron (…) ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de devoir moral . Devons- nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon (…) pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que le respect de l’autre est une valeur de l’Occident » ?

Marine Le Pen, présidente du Front national a répondu aux questions de RT France au sujet des frappes occidentales en Syrie qui ont eu lieu dans la nuit du 13 au 14 avril.

Si les États-Unis imposent de nouvelles sanctions contre la Russie, comme l’a annoncé l'ambassadrice américaine à l’Onu Nikki Haley ce dimanche, ça sera seulement à cause de la présence russe sur la scène internationale, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.
« Si avant on nous disait que nous étions punis pour l'Ukraine, maintenant les déclarations ont sensiblement changé. Ils nous punissent, en principe, parce que nous sommes présents sur la scène internationale. C'est formulée comme ça : à cause du rôle que la Russie joue dans les affaires internationales. C'est tout », a indiqué Mme Zakharova.
Le 15 avril, l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley a déclaré, dans un entretien accordé à la chaîne CBS, que le secrétaire américain du Trésor Steven Mnuchin allait annoncer le 16 avril de nouvelles sanctions qui seraient imposées directement à l'encontre de toute entreprise russe « qui a travaillé à l'équipement de Bachar el-Assad et à l'utilisation d'armes chimiques ».
Cette déclaration de Nikki Haley intervient le lendemain des frappes effectuées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France dans la nuit du 13 au 14 avril contre la Syrie. Le bombardement a été mené sous couvert d'une opération visant à éliminer de prétendues armes chimiques de cet État suite à l'attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux.La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma, publiées par les Casques blancs sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l'objectif de ces informations mensongères est de protéger les terroristes et de justifier d'éventuelles actions extérieures.
Une mission de l'OIAC est arrivée le 14 avril à Damas pour enquêter sur l'attaque chimique prétendue à Douma, c'est-à-dire après le bombardement des pays occidentaux.
https://fr.sputniknews.com/international/201804151035961928-sanctions-russie-zakharova/
L’un des lieux communs de la gauche de la gauche prétendant défendre le service public (mais surtout leur privilèges) est que la privatisation du système ferroviaire britannique l’a rendu plus dangereux que son homologue français. Or, c’est tout simplement… faux ! Le système ferroviaire britannique est le 3e plus sûr de l’Europe des 30 (Union Européenne plus Suisse et Norvège), derrière la Norvège et l’Irlande et à égalité avec le Luxembourg. La SNCF pointe au 11e rang, ce qui est loin d’être glorieux, alors qu’en l’an 2000 elle passait encore pour être le meilleur système ferroviaire au monde.
Si on en croit le Safety Interim Report 2017 publié par l’Union Européenne elle-même, les 28 pays étudiés (Chypre et Malte, sans réseau ferroviaire, sont absents), le taux d’accident sur la période 2011-2015 est le suivant (l’unité de base est le million de train au kilomètre) :
Moins de 0,06 accidents : Irlande (0,04), Norvège (0,06), Luxembourg et Royaume-Uni (0,07), Suisse (0,08).
Moins de 0,15 accidents : Pays-Bas (0,10), Danemark (0,12), Finlande et Suède (0,13), Allemagne (0,14) et France (0,15).
Moins de 0,32 accidents : Tchéquie (0,17), Belgique, Italie et Slovénie (0,18), Autriche (0,20), Espagne (0,21), Eurotunnel (0,32).
Moins de 0,88 accidents : Portugal (0,54), Lettonie (0,75), Bulgarie (0,77), Croatie (0,80), Hongrie (0,86), Estonie (0,88).
Moins de 1,27 accidents : Roumanie (1,05), Lituanie (1,12), Grèce et Pologne (1,13), Slovaquie (1,27).
Notons l’état désastreux du réseau ferroviaire ex-communiste.
En ce qui concerne les risques personnels encourus sur la période 2011-2015 est le suivant (l’unité de base est la centaine de milliards de passagers au kilomètre). On notera que la France est tout simplement… dernière ! :
Aucun mort : Belgique, Croatie, Eurotunnel, Finlande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie.
Moins de 0,005 morts : Pologne et Suisse (0,001), Autriche (0,002), Allemagne et Luxembourg (0,003), Danemark et Hongrie (0,004), Suède (0,005).
Moins de 0,014 morts : Grèce (0,014).
Moins de 0,025 morts : Slovénie (0,025).
Moins de 0,043 morts : Italie et Roumanie (0,042).
Moins de 0,079 mots : Tchéquie (0,044), Bulgarie (0,066), Estonie (0,07), Espagne et France (0,078).
Hristo XIEP
http://www.medias-presse.info/la-sncf-deux-fois-plus-dangereuse-que-son-homologue-britannique/90022/
Au moins 10 soldats de la force Barkhane blessés d'après une source locale :
"Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu: les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d’une attaque «sans précédent» qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés.
L’assaut s’est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l’opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une «dizaine de tirs de roquettes», des hommes portant des Casques bleus ont tenté de «s’infiltrer» dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.
L’un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l’autre le sigle «UN» des Nations unies. Le premier «a explosé», tandis que le second «a pu être immobilisé». Selon la Minusma, un de ses Casque bleus a été tué lors d’«échanges de tirs». Une dizaine d’autres ont été blessés.
Le ministère malien a indiqué que l’attaque avait également fait une «dizaine» de blessés «côté Barkhane».
«Les combats ont pris fin vers 18H30», plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau «sous contrôle». Sur Twitter, la force de l’ONU a évoqué une «importante attaque complexe» associant «mortiers», «échanges de tirs» et «attaque au véhicule suicide». «C’est la première fois qu’il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou», a relevé une source sécuritaire étrangère.
«C’est une attaque qu’on n’avait jamais connue», a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou".
Add. : Au moins 7 soldats français ont été blessés.
Une troisième guerre mondiale est en cours depuis au moins le bombardement de Belgrade par l’OTAN en 1999 et l’intervention de la Russie en Géorgie en 2008, dit Aleksey Venediktov. Mais il s’agit d’une guerre très différente de celles du passé, où les participants n’essaient pas de s’emparer d’un territoire, mais plutôt de s’assurer une influence sur d’autres États.
Dans ce conflit, qui peut monter de froid à chaud, le rédacteur en chef d’Ekho Moskvy explique à la Business Gazeta de Kazan, dans une interview dont certaines parties ont été mises en ligne aujourd’hui, que « la Russie n’a pas d’alliés » et ne peut donc dépendre de personne d’autre que d’elle-même au fur et à mesure que se déroulent des événements planifiés et non planifiés.
Cette guerre ou, espérons-le, ce conflit « est vraiment mondial ; c’est simplement que certains acteurs comme la Chine ne sont pas très visibles, mais ils y prennent une part active ». Le but de ce conflit est différent de celui du passé : les États antérieurs cherchaient à gagner du territoire ; aujourd’hui, cependant, ils ne cherchent pas la redistribution territoriale du monde, mais plutôt celle de l’influence.
Poutine, poursuit Venediktov, fait constamment référence à la nécessité de revenir au système de Yalta-Potsdam dans lequel « chaque grande puissance a sa propre sphère d’influence ». Mais Ronald Reagan, en 1987, a clairement indiqué qu’il n’y aurait plus jamais de système de type Yalta. Cela est resté la politique américaine.
Mais il est important que Moscou se souvienne que « dans cette guerre, la Russie n’a pas d’alliés », dit le rédacteur en chef d’Ekho Moskvy. « Poutine, poursuit-il, est un individu extraordinairement prudent…. Par conséquent, je pense que s’il sentait la possibilité d’un passage de la guerre à une phase chaude, il prendrait des mesures », connaissant les capacités des alliés occidentaux et de la Chine.
Le danger d’escalade jusqu’à un échange nucléaire existe néanmoins en raison de la possibilité d’accidents. Lorsque les militaires des différents pays sont au même endroit, leurs commandants peuvent répondre « sans attendre un appel de Moscou ou de Washington ou de Jérusalem ou de Damas » et les choses peuvent mal tourner.
Selon Venediktov, les forces de la Russie et des alliés occidentaux « ont reçu l’ordre d’éviter tout affrontement. Mais je suis inquiet parce qu’un accident est possible », un accident qui ressemblait à l’abattement d’un avion russe par la Turquie. Si une telle chose se reproduisait, il y a « une forte probabilité » qu’elle puisse « conduire à une escalade, politique au minimum ».
Source: traduction d’un article (en anglais) paru sur Window on Eurasia / Paul Goble
"Dans le nord de la Syrie, alors que les grandes batailles contre l’État islamique sont terminées, des centaines de djihadistes étrangers sont toujours aux mains des forces kurdes dont la gouvernance n’a pas d’existence légale. Ils sont gardés dans des camps ou dans des prisons.Les djihadistes français sont environ une centaine dans cette partie de la Syrie. La France ne souhaite pas les rapatrier, mais les responsables kurdes ne veulent plus gérer ces prisonniers étrangers (...)
Mizkeen Ahmad, une influente conseillère politique au sein de l’administration kurde, en veut à la coalition depuis la prise de la ville kurde d’Afrine par la Turquie. Pour elle, c’est une trahison qui doit avoir une conséquence. "L’Europe ne nous a pas aidés à Afrine, pourquoi on continuerait à s’occuper de vos prisonniers de Daech ? On en a capturé des milliers et personne ne nous a soutenus. Dont acte", s'agace-t-elle au micro d'Europe 1. "On peut libérer tous ces membres de Daech. On va les relâcher hors de nos frontières… dans quels pays ils iront, et où ils commettront une attaque ? Peu importe, il faut prendre cette décision", menace Mizkeen Ahmad."
Une fois de plus l'hydre yankee, en agressant avec l'aide de ses larbins européens la Syrie, montre sa volonté de gérer le monde.
Les puissances financières et le lobby militaro-industriel ont donc réussi à pousser le crétin qui sert actuellement de président aux Etats-Unis à se conduire comme un vulgaire Bush de base. En déclenchant cette nuit les bombardements sur Damas, le grotesque Trump a au moins le mérite de remettre les choses en ordre en nous rappelant que l'ennemi de l'Europe reste et restera l'Amérique.
De plus en se conduisant ainsi, Trump, Macron et l'Angleterre s'imposent comme étant, une fois de plus, les meilleurs alliés de l'islam conquérant.
Le devoir des nationalistes français et européens est de dénoncer cette nouvelle agression de l'hyper puissance contre un état indépendant et de refuser toutes collaborations avec le bellicisme américain. Le Système veut la guerre : GUERRE AU SYSTEME !
Synthèse nationale