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insécurité - Page 836

  • Poutine, ennemi numéro un des Etats-Unis

    Depuis le début du mois de mai dernier, les États-Unis et l'OTAN n'ont cessé de concentrer leurs forces sur les frontières russes. Sur terre, sur mer et dans les airs. Un communiqué du site de l'Armée états-unienne annonçait le 7 juin dernier, que des manœuvres à grande échelle, sous le nom d'Anakonda 16, étaient en cours en Pologne (base d'Inowroclaw). « Les plus importantes depuis la guerre froide », à quelques semaines de la « conférence sur la sécurité » devant se tenir à Varsovie et dont la préparation logistique a apparemment été conçue en Allemagne, il y a plusieurs mois. « Un déploiement de plus de 31 000 hommes issus de 19 Etats de l’UE. ainsi que la participation aux exercices, de 5 pays partenaires de l'OTAN, essentiellement Macédoine, Géorgie et Ukraine ; plus d'une centaine d'engins volants, 12 navires et quelques 3 000 véhicules blindés ». Ces jeux de guerre ont duré une dizaine de jours à travers la Pologne et d'autres se sont déroulés simultanément dans les pays baltes.

    Dans un contexte en totale contradiction avec le traité signé en 1987 entre les États-Unis et l'Union soviétique, les autorités russes ont observé cette stratégie avec attention. Mais plus significative encore, à leurs yeux, est l'inauguration, le 12 mai dernier, du système de défense anti-missile Aegis sur la base de Develesu, en Roumanie. Le lendemain, avait été lancé celui de la base de Redzikowo, au nord de la Pologne, opérationnel en 2018. Parmi les présents à cette cérémonie, notons le sous-secrétaire américain de la Défense Bob Work, le ministre de la Défense polonais Antoni Macierewicz ainsi que le ministre des Affaires étrangères Witold Waszczykowski.

    L'OTAN se défend, bien sûr, de toute provocation, prétendant que ce système est « purement défensif et destiné à une éventuelle attaque de l'Iran sur l'Europe »... « Argument mensonger car hypothèse totalement fictive », surtout depuis l'accord sur le nucléaire passé avec Téhéran, a dénoncé Vladimir Poutine en personne, remarquant que « le positionnement des nouvelles installations atlantistes est, lui, bien avéré. Aligné sur Moscou, déclare le Kremlin, il pourrait indiquer d'autres possibles objectifs » (lancement de missiles de croisière par exemple), constituant « une atteinte à la paix et la stabilité du monde ».

    Auparavant, le 19 mai 2016, s'était tenue à Bruxelles, une réunion au sommet de deux jours, des 28 nations membres de l'OTAN. Y était convié une nouvelle fois, le Monténégro. En tant que candidat à l'adhésion de l'Organisation, cette république - en fait la plus petite de l'ex-Yougoslavie - vient donc de signer un protocole qui lui permettra, une fois ratifié par tous, d'accéder au Traité de Washington et de devenir membre à part entière de l'Alliance.

    Bien qu'entaché de corruption, l'actuel Premier ministre du gouvernement depuis 2012, Milo Djukanovic, a dominé la vie politique du Monténégro depuis 25 ans (1991), à l'exception de 16 mois passés au Parlement. Président, ayant lâché Milosevic, il devint le « darling de l'Ouest ». Milosevic écarté, Djukanovic entreprit de se séparer de la Serbie et y parvint en juin 2006, par la proclamation d'indépendance du Monténégro. Pour lui, cette entrée dans l'OTAN sera l'événement « le plus notoire dans l'histoire de son pays ». Pour l'Alliance, une formidable acquisition, un bouleversement géostratégique de taille : occupant la totalité du littoral de l'ancienne union, le Monténégro en a pratiquement gardé l'intégralité de sa force navale. Son armée sans conscription est permanente et composée de près de 2 000 hommes. Ce changement de camp officialisé ne peut échapper à l'état-major russe.

    Mesures contre la Russie

    Durant ce sommet, après avoir évoqué l'Afghanistan, l'Irak et la Libye, tous trois pays martyrs d'un atlantisme hors de contrôle, le Norvégien Jens Stoltenberg, treizième secrétaire général de l'OTAN, allait se concentrer sur le principal ordre du jour : des mesures jugées nécessaires contre la Russie. Tout d'abord, « renforcer la présence de l'Alliance plus à l'est, par le déploiement de plusieurs bataillons à l'intérieur de différents pays de la région ». Projet, comme on l'a vu, promptement mis à exécution.

    Une tactique contre laquelle s'est insurgé, avec courage, le professeur George Szamuely du Global Policy Institute (Université de Londres), lors d'une interview à Radio Sputnik : « Étant donné les protestations énergiques des Russes depuis plus de 15 ans, déclarait-il, il est incroyable qu'aucun membre de l'OTAN n'ait formulé des objections auprès de Washington contre cette très déstabilisante initiative. Ces constructions sur le sol européen ne manqueront pas d'affecter l'équilibre des pouvoirs de la région » et faisant remarquer, désabusé, que : « Tout à l'intérieur de l'OTAN est sous contrôle américain... C'est pourquoi le commandant en chef de l'OTAN est toujours un Américain. Il n'existe pas d'autre option. »

    Sans aucune surprise, ces signes d'agression de la part de l'OTAN ont été précédés par une virulente déclaration le 25 février 2016, de son (alors) « commandant suprême », le général d'Armée de l'Air, Philip Breedlove ; martelant, devant le Congrès américain, « l'engagement des États-Unis à lutter et à vaincre la Russie en Europe », sous le prétexte que « Moscou représenterait une menace pour l'existence même des Etats-Unis et de leurs alliés ». Quelle insolente audace ! « Hystérie russophobe ! » s'écriera, en dénonçant le caractère offensif de tels propos, le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov. Des rumeurs voudraient que certaines personnalités européennes s'en soient offusquées mais bien timidement.

    Peu avant, le 5 février, alors en visite à Pristina, Breedlove avait suggéré au Kossovo de « transformer sa Force de sécurité en Forces armées conjointement avec ses voisins, sous la supervision de l'OTAN » ; assurant le commandant de la KFOR que « sa présence au Kossovo serait prolongée aussi longtemps qu'il serait nécessaire ».

    Remarquons que Breedlove - remplacé comme chef suprême de l'OTAN début mai 2016, par le général Curtis Michael Scaparrotti (Bosnie, Afghanistan) - a été le seul homme d'armée présent à la réunion du Bilderberg (9 au 12 juin derniers à Dresde).

    Supériorité militaire russe

    Pour Pepe Escobar, pittoresque analyste géopolitique, (collaborateur de RT, Sputnik et TomDispatch) - dont on aimerait partager l'optimisme - les manœuvres de la coalition ne sont que « fanfaronnades et gesticulations inutiles devant la supériorité de l'armement hypersonique russe ». « Le système de défense naval Aegis Ashore, affirme-t-il, a été transporté sur terre. Ses capacités sont de 30 % supérieures au système THAAD mais il ne représente aucune menace pour la Russie - pour l'instant. Avec le temps - cela pourrait prendre des années - son perfectionnement et sa position à proximité des frontières russes, pourraient inquiéter Moscou qui est, présentement, à des années-lumière [quatre générations devant l'Amérique, dit-on] avec ses missiles supersoniques. Par rapport au système S-500, le Pentagone sait que ses avions F-22, le très coûteux F-35 et les furtifs B-22 - étoiles du programme de combat à 1000 milliards de dollars (trillion-dollar) - sont totalement dépassés ».

    Propos confirmés par l'ancien général d'armée Wesley Clark lors d'une conversation téléphonique avec Escobar : « Nous devons, dit-il, reconnaître que les Russes ont développé une technologie qui rend leurs tanks difficiles à atteindre. Ceci est une estimation militaire que je soutiens ».

    Vont donc être testés avant fin 2016 les premiers prototypes du système de défense antimissile S-500 Prométheï, aussi connu sous le nom de 55R6M "Triumfator-M.", capables de détruire des missiles balistiques de longue portée (plus de 5 600 km) et des missiles de croisière hypersoniques ; de même que détecter, poursuivre et abattre « simultanément, jusqu'à 10 missiles à têtes nucléaires, à une distance de 1 300 km ; et de bloquer avions furtifs et drones armés, toujours en cas d'attaque nucléaire ».

    Ce qui signifie que le S-500 peut en fait pulvériser les missiles balistiques avant même l'entrée de leurs têtes nucléaires, de nouveau dans l'atmosphère. Et notamment annihiler les forces aériennes de l'OTAN au-dessus des États baltes, alors que le missile antichar Kornet détruirait la totalité de ses véhicules blindés.

    Ajoutons que les missiles russes - et chinois — sont de même en mesure d'éliminer les systèmes de guidance par satellite des missiles de croisière et balistiques intercontinentaux (MBIC) ainsi que de détruire les signaux d'alarme. Le temps de vol d'un MBIC lancé, par exemple, d'un sous-marin nucléaire russe en direction de la Côte Est des États-Unis, est établi à moins de 20 minutes - un système d'alerte est donc impératif, ce que ni le THAAD ni le Patriot ne peuvent garantir.

    Pour Escobar, insister sur une soi-disant agression russe, n'est, pour le Pentagone, qu'un prétexte sans lequel cesserait « son droit divin à des fonds illimités ». Certes, le côté lucratif de cette affaire joue un rôle non négligeable mais conscient de la supériorité matérielle russe, l'intention du duo Etats-Unis/OTAN n'est-elle pas simplement de mettre à l'épreuve le degré de patience et de retenue des autorités russes ?

    Le ministre des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, se contenta de quelques mots laconiques, quant au déploiement d'Aegis, affirmant qu'il serait « contre-attaque avec style »... Aegis dont le temps de vol réduit, place Moscou à « environ 30 minutes ».

    D'autre part, une étude menée par la Rand Corporation - un des avant-postes de la CIA - a conclu que « la Russie pouvait triompher de l'OTAN en seulement 60 heures - ou moins - en cas d'attaque nucléaire ».

    « S'il est prouvé, poursuit Escobar, que l'OTAN, via le Pentagone, est sur le point de tenter quelque chose de bizarre, l'armée russe agira sans ambiguïté ; un raid aérien préventif de missiles balistiques "Iskander-M" [de courte ou moyenne portée] à partir de Transnistrie, serait envisagé ».

    Rappelons que l'Iskander a une portée de 500 km et peut contenir deux missiles à la fois. En avril 2016, le ministère de la Défense russe a diffusé une vidéo lors d'un essai en Astrakhan. Equipé d'un missile de croisière, l'Iskander-M - volant à basse altitude et indétectable par les radars d'un ennemi fictif - a détruit sa cible à une distance de 200 km.

    « D'une façon toute asiatique, conclut Escobar, l'armée russe ne révélera jamais toutes ses cartes. Et pour la première fois dans son histoire, la Russie est capable de lancer, la première, une attaque nucléaire, si telle est sa décision, sans avoir à craindre de représailles. »

    Il est clair cependant, malgré ce que s'efforcent de prouver les média, et l'OTAN en particulier, qu'un Poutine va-t-en guerre n'est pas d'actualité. Mais au vu des basses machinations dont il fait l'objet, on ne peut à terme que craindre le pire...

    Espoir russe, intransigeance américaine

    Tout au long du 20e Forum Economique International qui se déroulait, du 16 au 18 juin, dans sa ville natale de Saint-Pétersbourg, le choix de la négociation et de l'apaisement semble avoir primé chez Vladimir Poutine, ce qui ne fut pas le cas, hélas, de la part de tous les participants.

    Le temps d'une conférence de presse, le leader russe tint-à souligner que l'Amérique « servait de l'OTAN pour créer une dissension entre l'Union européenne et la Russie alors que Moscou, au contraire, veut offrir une vision alternative pour une Europe unie ». Rappelant que si Jean-Claude Juncker rêvait « d'une Union européenne s'étendant de l'Atlantique au Pacifique », lui-même pensait que « la récompense, un jour, pourrait être grande pour la Russie et l'Union européenne ; au sein d'une vaste région gouvernée par un Etat de droit, commerçant librement et travaillant ensemble à des projets communs ».

    Vision ambitieuse à laquelle le président russe avait déjà fait allusion, en 2010, proposant, dans les colonnes du journal allemand, Süddeutsche Zeitung, « la création d'une harmonieuse communauté économique de Lisbonne à Vladivostok », suggérant : « Nous pourrions considérer, à l'avenir, une zone de libre-échange ou encore de plus audacieuses formes d'intégration économique. Il en résulterait un marché continental unifié, d'une valeur de milliards d'euros. »

    « Paroles de bon sens, vu d'Amsterdam, Vienne ou Rostov » commente le journaliste irlandais résidant en Russie, Bryan MacDonald qui précise : « Malgré une majorité de son territoire située en Asie, la Russie fait partie de l'Europe à qui elle a offert beaucoup de sa littérature et de sa culture. D'ailleurs la ville de Moscou n'est-elle pas la plus grande d'Europe et Saint-Pétersbourg, l'un de ses joyaux artistiques ? »

    « Cependant, vu de Washington, cela peut devenir un vrai cauchemar. Il est une chose que l'administration états-unienne craint plus que tout autre. C'est une sorte d'alliance entre ce qu'elle perçoit comme une "Eurasie", dirigée par l'Allemagne et dominée par la Russie. Ainsi, sa principale préoccupation de politique étrangère, depuis la chute de l'Union soviétique, a été d'y faire obstacle... Plus particulièrement, insiste-t-il, depuis qu'en 2003, France, Allemagne et Russie ont su s'unir pour refuser l'illégale invasion de l'Irak par l'Amérique. »

    Ce que Washington n'a pas oublié, comme le prouve une déclaration, restée célèbre, de George Friedman, fondateur de Stratfor [agence du renseignement américain, surnommée la "CIA fantôme"], informateur du Département d'Etat  : « Le principal objectif des États-Unis, pour lequel nous avons combattu durant la Première et Deuxième Guerre mondiale ainsi que durant la guerre froide, a toujours concerné les relations entre l'Allemagne et la Russie, parce qu'unies, elles sont la seule force capable de nous menacer ; nous avons fait en sorte que cela n'aboutisse jamais. »

    Quant au tout premier secrétaire général de l'OTAN, Lord Ismay, n'avouait-il pas déjà dans les années 1950, que « son rôle était de garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands en dessous » ?

    Dans une interview accordée au journal magyar Nzmzet, le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait taxé « d'absurde » l'acharnement de l'UE à vouloir subordonner la levée des sanctions imposées à son pays à l'aboutissement des accords de Minsk répétant que « la Russie n'était pas une facette du conflit ukrainien et qu'une telle attitude ne faisait qu'encourager Kiev à saboter en toute impunité toute issue positive des accords de Minsk ». Toujours à Saint-Pétersbourg, un Poutine pragmatique demanda à Bruxelles de ne pas faire porter à Moscou la seule responsabilité des accords de Minsk et de tenir compte « de certaines questions au-delà des compétences du Kremlin ». Et devant un nouveau refus, il fit savoir « l'exaspération des Russes devant l'attitude de l'Occident, fermant les yeux sur l'échec de Kiev, incapable de - ou peu disposé à - mettre en application les résolutions du Protocole ». Méprisant, faisant fi de ces évidences, Juncker rétorqua froidement que la « Russie serait sujette aux sanctions tant que l'accord de Minsk ne serait pas l'objet d'un statut ». Puis, à fond dans la surenchère, il déclara, pour la énième fois, « illégitime, l'annexion de la Crimée par la Russie, en 2014 », chaleureusement approuvé par le Premier ministre italien, Matteo Renzi. Minable.

    Soulignant l'intérêt que portait la Russie à l'Union européenne, Vladimir Poutine dénonça l'OTAN comme étant « le problème ». En manipulant ses alliés européens, par le biais de sanctions antirusses, disait-il, les États-Unis ont poussé l'UE à une guerre économique qui « coûte cher à l'Europe, sans les atteindre, eux » : « Ils ne ressentent aucunement l'impact de nos contre-sanctions et demandent à leurs partenaires d'être patients. Patients ? Je ne comprends pas. [...] L'Amérique est une grande puissance, probablement la seule grande puissance, aujourd'hui ; ce que nous acceptons… mais pas qu'elle intervienne constamment dans nos affaires, nous disant comment vivre et s'opposant aux tentatives de l'Europe de renforcer ses liens avec nous ».

    Puis, s'adressant personnellement aux média étrangers, le président russe-avoua son inquiétude de « voir le monde s'engager dans une course risquant de mener à un conflit nucléaire », alors que, d'ici quelques années, pourrait se retrouver compromis l'équilibre entre les États-Unis et la Russie.

    Sur la vidéo, perdant visiblement son flegme, Poutine semble aller jusqu'à la réprimande, accusant les journalistes « d'accélérer, par leur comportement, une confrontation nucléaire en propageant la propagande états-unienne ». Les conjurant de changer d'attitude - pour la sauvegarde du monde - il se fait grave : « Nous savons, d'année en année, ce qu'il va se passer, - et - ils savent que nous savons. À vous, ils racontent des histoires que vous prenez pour argent comptant et distribuez au peuple de vos pays respectifs. Vous, en retour, n'avez aucune sens du danger imminent - c'est ce qui m'inquiète. Comment ne pouvez-vous pas comprendre que le monde est poussé sur une voie de non-retour ? Alors qu'ils prétendent qu'il n'en est rien. Je ne sais plus comment me faire entendre de vous ! ».

    "Vous n’avez aucun sens du danger imminent !"

    « Poutine a jeté ses gants ! affirme Enrico Braun de Russia Insider. Dans le monceau de détritus nauséabonds (sic) que sont les grands média occidentaux, y a-t-il encore, s'interroge-t-il, quelqu'un capable de conscience ? Avec suffisamment d'intellect pour saisir ce que dit Poutine ? ».

    Le 8 et 9 juillet derniers avait lieu à Varsovie le sommet de l'OTAN. Pour qui sait lire entre les lignes, l'allocution de Barack Obama en dit long sur les réjouissances qui nous attendent...

    Le président américain sortant a tout d'abord salué l'OTAN « dont cinq de ses nations - États-Unis, Canada, France, Belgique et Turquie ( !) - ont été, a-t-il déclaré, les victimes d'attaques terroristes haineuses, dirigées ou inspirées par l'État islamique ». Il enchaîna aussitôt sur la « violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale d'une nation indépendante - l’Ukraine - par la Russie, faisant en outre, preuve d'une attitude provocatrice envers les alliés de l'OTAN ». Il a ensuite tenu à assuré ses alliés et l'Europe, « de l'indéfectible engagement des États-Unis à les défendre » ; rappelant la présence « d'un personnel militaire déplus de 60 000 hommes, dans des douzaines de pays européens ».

    « Comme je l'ai annoncé hier, ajouta-t-il, les États-Unis seront la nation dirigeante, ici en Pologne, par le déploiement d'un bataillon de soldats américains ; c'est-à-dire quelque 4 000 troupes de l'OTAN, en mouvement rotatoire, dans la région. Au sud, nous sommes tombés d'accord pour de nouvelles mesures dissuasives en Roumanie et Bulgarie.

    Ainsi, le détachement spécial de l'OTAN est en place et peut être déployé n'importe où en Europe, dans les plus brefs délais. Avec les récents progrès (sic) accomplis en Pologne, Roumanie et Espagne, la défense balistique antimissile de l'OTAN est en place ». En Ukraine, Obama « réaffirmait son soutien au pays et à ses réformes politiques et économiques nécessaires ».

    « En vue du prochain conseil OTAN-Russie, à Bruxelles, disait-il, nos 28 nations proclament à l'unisson que nos relations avec la Russie ne pourront être rétablies tant que celle-ci n'a pas rempli ses obligations envers Minsk. Notre Alliance renforcera son soutien aux opérations navales en Méditerranée pour lutter contre les trafiquants d'armes et les criminels exploitant les migrants (la belle excuse !) de même que pour accroître notre aide à nos partenaires, d'Afrique du Nord au Moyen-Orient, jusqu'en Géorgie ».

    Pour conclure, Obama salua particulièrement la Grande-Bretagne, la Pologne, la Grèce et l'Estonie. Dont acte.

    Face aux incessantes rhétoriques russophobes colportées avec complaisance par la majorité de nos média et tout fraîchement réitérées par le fantoche états-unien, face à l'affligeante constatation de la conquête par l'OTAN d'une Europe de l'Est - hier sous le joug soviétique mais qui semble aujourd'hui n'en avoir rien appris - désormais prête au pire : l'abandon de son identité, face à la dégénérescence de sa partie ouest - aux mains de leaders vendus à l'impérialisme le plus abject, Vladimir Poutine est bien seul.

    Car le chef du Kremlin (ancienne résidence des tsars, on l'oublie trop souvent) est, à son tour, l'homme à abattre. Il le sait. La meute est là, tous crocs dehors ; et toute action de sa part sera traitée, injustement, comme une inacceptable provocation, par un ennemi - car il n'est pas ici question d'adversaire - qui n'a eu de cesse de démontrer, ces dernières décennies, ce dont il est capable, à force de parjures, de tromperies et de mensonges.

    Aussi, même si des différences existent entre le président russe et les Européens que nous sommes, son regard clair rassure devant cette cabale, instillant dans les esprits, la peur - cette compagne invalidante - et n'hésitant pas à réduire au silence tous ceux qui, autour d'elle, ont osé et osent courageusement s'interposer à sa soif de pouvoir, de contrôle et de domination ; et qui, de toute façon, ne nous épargnera pas non plus, si elle a gain de cause.

    Michelle Favard-Jirard. Rivarol du 28 juillet au 31 août 2016

  • Poste de veille est de retour sur Facebook

    La page de Poste de veille avait été suspendue par Facebook suite à des signalements massifs et coordonnés émanant d'Adil Charkaoui et de certains «inclusifs» pour qui la liberté d'expression ne s'étend pas à ceux qui ne partagent pas leurs vues. La page est de retour, après que Facebook a révisé sa décision : 

    Le rythme habituel des publications reprendra le 22 août, n'en déplaise aux Frères musulmans, aux Khomeinistes, aux salafi-jihadistes, aux globalistes et aux bien-pensants dont la lutte soi-disant «anti-raciste» se base en fait sur la haine et le déni de la légitimité des nations occidentales.

    Pour suivre la page Facebook Poste de veille :https://www.facebook.com/postedeveille.ca/

    http://www.postedeveille.ca/

  • Face au terrorisme islamiste, savoir ce que nous voulons défendre

    Les Européens ne donneront le meilleur d'eux-mêmes contre la menace djihadiste qu'en étant fiers de leur héritage, expose ici Mathieu Bock-Côté*. [Figarovox, 8.08]. Ainsi poursuit-il sa réflexion, à laquelleLafautearousseau fait régulièrement écho parce qu'elle s'inscrit nettement en opposition à la société postmoderne, antinationale, antihistorique, que la pensée dominante et le Système tentent encore d'imposer à la France, à l'Europe et au monde, malgré la montée universelle des résistances. En vérité, ce n'est pas tant des djihadistes que nous devons nous sauver que de nos propres abandons et reniements. Du moins est-ce ce que nous disons ici jour après jour.  LFAR   

    Il faut défendre notre civilisation contre ses ennemis. Alain Finkielkraut le disait récemment dans Le Figaro Magazine. Mais la formule est bien plus ambiguë qu'on ne le croit.

    Qui sont ses ennemis ? Sous prétexte de ne pas faire d'amalgame, on s'obstine à ne pas les nommer et à présenter le terrorisme islamiste comme une force désincarnée. La volonté de certains médias de ne plus dévoiler l'identité des djihadistes, sous prétexte de ne pas leur faire de publicité, contribuera aussi à la déréalisation des attentats. Il faudrait pourtant penser ensemble les massacres soigneusement planifiés tels Charlie Hebdo et le Bataclan, les tueries organisées comme à Nice et les actes plus ou moins spontanés comme en Allemagne quand un réfugié pakistanais a commis des agressions à la hache dans un train. Prendre en compte les agressions sexuelles massives comme celles de Cologne le 31 décembre est aussi une nécessité.

    De façon plus générale, on redécouvre que les peuples ne sont pas des populations interchangeables et indéfinies qu'on pourrait se contenter de réguler en multipliant les incantations républicaines. L'immigration massive a créé en Europe des territoires « dénationalisés » que les islamistes rêvent de maîtriser, en les poussant à la sécession culturelle ou à la guerre civile.

    Une fois le terrorisme islamiste nommé comme notre ennemi, au nom de quoi le combattre ? Que voulons-nous défendre ? L'Occident ne sait plus ce qui le caractérise. Depuis quarante ans, il s'est livré aux délices de l'expiation pénitentielle et à l'inversion généralisée des valeurs. De la théorie du genre au multiculturalisme, en passant par la sociologie victimaire et la consommation frénétique, il semble aujourd'hui se définir en adhérant à ce qui le nie. On ne voit plus au nom de quoi les hommes transformés en individus hors-sol consentiraient aujourd'hui au sacrifice.

    La question des limites de l'État de droit est aussi éclairante. Tous s'enorgueillissent, avec raison, des libertés fondamentales garanties par nos démocraties. Mais un certain fondamentalisme droit-de-l'hommiste en est venu à paralyser l'État, qui ne dispose plus des moyens politiques nécessaires pour conserver son peuple et protéger sa population. On se demande encore comment Adel Kermiche, un des deux terroristes de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui avait cherché à rejoindre la Syrie et était fiché, pouvait être en liberté. Combien sont-ils dans la même situation que lui ? Si les attentats indignent toujours autant, ils surprennent de moins en moins.

    Ce n'est pas trahir la démocratie que de lui donner les moyens de se défendre contre ceux qui instrumentalisent les droits de l'homme pour faire la promotion de l'islamisme. Réduite à la seule figure d'un État de droit autoréférentiel, la civilisation occidentale se condamne à l'impuissance et à l'autodestruction. La démocratie se réduit au néant en se définissant seulement comme un système de règles abstraites déconnectées de ses racines identitaires, historiques et spirituelles.

    Ce n'est pas à cet Occident pénitent que songent ceux qui veulent se porter à sa défense. Le patriotisme occidental se réfère à une civilisation plus profonde, délivrée de ses complexes culpabilisants. Encore faut-il la redécouvrir en dissipant le brouillard idéologique qui l'a rendue invisible. L'attentat contre l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a marqué une nouvelle étape dans l'horreur et peut, étrangement, servir de révélateur.

    L'égorgement du prêtre Jacques Hamel pendant sa messe avait quelque chose d'un sacrifice rituel. La France était frappée dans son identité la plus intime, celle qui vient du fond des âges, pour emprunter la formule du général de Gaulle. Cette vieille nation de marque chrétienne se voyait paradoxalement rappelée à une part d'elle-même dont elle ne sait plus trop quoi faire. Pourtant, la France de la première moitié du XXe siècle avait beau être laïque, elle s'est néanmoins libérée en brandissant la croix de Lorraine. Le gaullisme assumait toute l'histoire de la France et sacralisait la nation, à la manière d'un être historique doté d'un génie propre.

    C'est à travers la nation que les démocraties occidentales font l'expérience de la liberté démocratique et de la part sacrée du politique. Et c'est dans ce qu'on pourrait appeler leur identité civilisationnelle que les nations occidentales sont aujourd'hui attaquées. Une civilisation se définit tout autant par ses mœurs, son architecture, ses institutions politiques et son sens de la transcendance, qui irrigue toutela vie collective. En renouant avec une certaine idée de leur héritage, ces nations retrouveront le désir de se défendre. 

    * Sociologue, chargé de cours à HEC Montréal, il est chroniqueur au « Journal de Montréal ». Collaborateur régulier du site FigaroVox, il a récemment publié « Le Multiculturalisme comme religion politique » (Éditions du Cerf, 2016, 368 p., 24 €).

    Mathieu Bock-Côté      

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Sisco : la vérité éclate enfin !

    Si la France est un pays où les musulmans ne se sentent pas à l’aise, ils sont libres de rejoindre l’Arabie saoudite ou l’État islamique.

    "Pour des raisons encore indéterminées, des Corses s’en sont pris à deux familles marocaines.

    C’est ainsi que BFM TV présentait les violences survenues samedi aux abords des plages du village de Sisco, en Haute-Corse. Comme à l’accoutumée, les médias se sont emparés de l’affaire, donnant la parole aux associations subventionnées pour cracher leur haine de la France, notamment l’officine de lobbying islamiste appelée CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), grassement financée par le milliardaire américain George Soros. Marwan Muhammad, son « directeur exécutif », a été invité sur tous les plateaux, dénonçant « l’islamophobie » des affreux fachos corses, lesquels devraient être considérés comme une « communauté » en France et sur leur île… Bref, les bobards médiatiques se sont succédé pour que les Français ne connaissent pas la vérité.

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  • Syrie-Irak : Daech recule sur tous les fronts

    Des spécialistes du renseignement prédisent un retour massif des djihadistes français dans l’Hexagone. Sur le terrain, le groupe islamique recule.

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le groupe Etat islamique, qui continue à perdre du terrain en Irak et en Syrie. Les stratèges de la coalition dirigée par les Etats-Unis s’avouent même surpris par l’effondrement plus rapide que prévu du « califat » autoproclamé.

    En Irak, après avoir abandonné le contrôle de Fallouja il y a quelques semaines, les djihadistes de l’EI sont en grande difficulté dans la région de Mossoul (2 millions d’habitants) où les forces kurdes, l’armée irakienne et les avions de la coalition mènent une triple offensive au nord, à l’est et à l’ouest. Plusieurs villages ont été repris cette semaine. Le sanctuaire chrétien de Qaraqosh, toujours aux mains de Daech, ne se trouve plus qu’à une dizaine de kilomètres. La bataille de Mossoul proprement dite pourrait démarrer d’ici la fin de l’année et durer « entre six et huit semaines », selon le général kurde Sirwan Barzani. Pressés d’en finir, les Etats-Unis ne cessent de muscler leur dispositif sur le terrain tandis que la France enverra des batteries d’artillerie et le porte-avions « Charles-de-Gaulle », en septembre, dans la région.
    «Les combats ne durent plus aussi longtemps qu’avant»

    En Syrie, les miliciens kurdes YPG, épaulés par l’aviation américaine, viennent de s’emparer de la localité de Manbidj, 100 000 habitants, un carrefour stratégique sur la route de Raqqa. Ils se dirigent désormais vers la ville d’Al-Bab, plus à l’ouest, pour couper complètement les djihadistes de la frontière turque, point de passage de tous les trafics.

    Parfois, les hommes de Daech opposent une résistance farouche. Leurs snipeurs ralentissent considérablement les opérations. Parfois, ils abandonnent le terrain rapidement. « Les combats ne durent plus aussi longtemps qu’avant. Ils sont affaiblis », assure le colonel américain Chris Garver, porte-parole de la coalition.

    Mais, attention. Même chassé de ses fiefs, l’EI ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Et conservera probablement la capacité de mener (ou d’inspirer) des actes terroristes à l’étranger pendant encore de longues années.

    Le Parisien

    http://www.voxnr.com/737/syrie-irak-daech-recule-fronts

  • Une fatwa de l’Etat islamique autorise à prélever les organes de prisonniers qui ne sont pas morts

    Alors que certains craignent que l’organisation ne s’adonne à un trafic, les chefs spirituels des djihadistes auraient autorisé leurs combattants à récolter des organes afin de sauver la vie des leurs.

    «La vie et les organes de l’apostat ne doivent pas être respectés et peuvent être pris en toute impunité pour sauver la vie d’un musulman», précise la fatwa délivrée par le Comité des recherches et des fatwas de Daesh. Le texte ajoute que le prélèvement «d’organes qui mettraient fin à la vie des prisonniers n’est pas proscrit».

    Si les chefs spirituels djihadistes ne définissent pas précisément le terme «apostat», on sait que Daesh tue ou emprisonne, dans les territoires qu’il contrôle en Irak et en Syrie, les non-musulmans, les chiites, les chrétiens, mais également les sunnites qui ne se soumettent pas à sa vision ultra radicale de l’islam.

    La décision religieuse est inscrite dans un document qui date du 31 janvier et qui se trouvait au milieu d’autres informations obtenues par les forces spéciales américaines dans un raid opéré dans l’est de la Syrie en mai dernier. L’agence de presse Reuters, qui a révélé l’information, n’a toutefois pas pu, pour le moment, confirmer l’authenticité du document.

    Source: rt.com

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • "S'ils veulent nous frapper chez nous, il faut aller les frapper chez eux"

    Hubert, un jeune Français normalien et diplômé d'HEC, a tout quitté il y a neuf mois pour s'engager auprès des Unités de protection du peuple (YPG), la branche armée des Kurdes de Syrie. Il déclare au Figaro :

    "Au départ, je voulais plutôt travailler dans le civil. Mais à l'Académie militaire, par laquelle transitent tous les volontaires étrangers, j'ai vu des jeunes kurdes, qui avaient fait des études comme moi, prendre les armes. Je me devais de les suivre. Nous menons le même combat contre Daech, un ennemi qui nous a clairement déclaré la guerre. On ne peut plus rester indifférent ou s'enfermer dans la peur. Ça suffit, il faut se battre. S'ils veulent nous frapper chez nous, il faut aller les frapper chez eux. [...]

    Chacun doit faire du mieux qu'il peut là où il est. Moi, j'ai vu l'expansion de Daech depuis l'Irak où je vivais. Je ne pouvais pas rester comme ça, vis-à-vis de mes amis kurdes ou de mes frères chrétiens. Mais il y a aussi beaucoup à faire depuis l'Europe où les idées vénéneuses de Daech prospèrent sur un vide spirituel profond, et sur l'incapacité de l'Occident à proposer un idéal à sa jeunesse. Il faut renouveler notre société, la rendre plus volontaire, plus optimiste. Dans le Rojava (territoires kurdes de Syrie, NDLR), ils essaient vraiment de fonder un nouveau modèle que je trouve passionnant, et qui me pousse à m'engager auprès d'eux. Il repose sur quatre principes: l'égalité hommes-femmes, le pluralisme religieux, la démocratie directe et le respect de l'environnement. Ils ont de belles idées, et une réelle vitalité dont la jeunesse de France devrait s'inspirer."

    Michel Janva

  • COMMUNISME, NAZISME, SOCIALISME, ISLAMISME : LES AVATARS D’UNE MÊME FAMILLE (par l’Imprécateur)

    Il est fréquent de lire des articles faisant un rapprochement entre le nazisme et l’islamisme qui ont en effet des points communs. Mais on peut étendre la comparaison à d’autres idéologies comme le communisme et son frère ennemi, mais de sang, le socialisme.

    « Il est inutile de tenter le dialogue car on ne discute pas avec les islamistes » écrit Lydia Guirous, porte-parole des Républicains et essayiste dans Valeurs Actuelles. Inutile aussi de tenter de les dé-radicaliser, c’est voué à l’échec à de rares exceptions près. De nombreux exemples actuels montrent ce qu’il en est, il suffit de regarder l’état social des pays où l’islamisme cohabite avec l’islam : Afghanistan avec les talibans, Somalie avec les chebabs, Nigeria avec Boko Haram, Algérie avec le GIA (Groupe Islamique Armé), Egypte avec les Frères musulmans, Palestine avec le Hamas, etc. Les attentats ne cessent jamais, même si les islamistes ont été sévèrement battus comme en Algérie ou en Afghanistan, même si l’Etat fait tout pour les empêcher de nuire comme en Israël.

    On le voit bien avec le « dialogue » très à la mode entre l’Eglise catholique et l’islam. Ce prétendu dialogue plait énormément au gouvernement socialiste qui l’utilise dans sa propagande pour justifier son laxisme avec l’islam. En réalité, l’islam se sert du « dialogue » pour obtenir des avantages comme des salles de prière dans des établissements catholiques, enseignement de l’islam dans les écoles chrétiennes, nourriture hallal pour les élèves des collèges où se trouve des jeunes musulmans, etc. L’Eglise, elle, cherche comment s’adapter à la présence de l’islam et pas du tout à obtenir des contreparties dans des échanges qui seraient équilibrés. Elle ne demande jamais à avoir un enseignement chrétien dans les mosquées, par exemple. Elle est clairement le dindon de la farce.

    Le nazisme d’Etat a disparu avec le suicide d’Hitler dans son bunker le 30 avril 1945 et ne survit que dans des groupuscules insignifiants.

    Le communisme d’Etat a disparu avec la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, qui a entrainé l’effondrement de l’URSS. Il ne survit dans son entièreté idéologique, politique et économique qu’en Corée du nord, et politiquement en Chine en cohabitation avec le capitalisme et le libéralisme, ailleurs par des partis croupions, comme en France où, avec ses ennemis trotskistes il sert de caution de gauche au parti socialiste à la veille de chaque élection.

    Le socialisme, partout incapable d’assurer la prospérité et la sécurité des peuples, survit dans des formes politiques bavardes mais inefficaces, la social-démocratie, le social-libéralisme, l’écologie politique et quelques autres de moindre importance comme le radicalisme de gauche.

    L’islamisme est au contraire en expansion rapide et gangrène de plus en plus de pays avec la collaboration de nombreux gouvernements tétanisés par sa violence et le poids électoral potentiel des musulmans.

    Ces quatre idéologies ont plusieurs points en communs qui permettent de les classer dans une même famille, celle des faiseurs d’un homme nouveau. C’est ce point commun et crucial qui les rend mortifères ou, pour utiliser un mot savant aux racines grecques, « thanatophores », porteuses de mort.

    Le communisme voulait créer l’homme parfait vivant en communauté, travaillant pour la communauté dirigée par une équipe réduite de décideurs se cooptant. Les phalanstères du XIXème siècle ; version politico-religieuse écolo-indoue, les ashrams ; plus moderne, le Comité central du parti, avec à son service une administration gigantesque. Les réfractaires étaient soient supprimés (les Ukrainiens par la famine), soit déportés (le Goulag) parfois c’était des peuples entiers (Tatars, Tchéthcènes, Juifs russes), soit, s’il s’agissait d’intellectuels, déclarés fous et enfermés dans des asiles psychiatriques-mouroirs, ou, dans le cas des politiques, exécutés après un procès truqué. Une armée énorme assurait la stabilité du régime et l’ordre communiste. Le communisme : environ 100 millions de morts.

    Le national-socialisme, ou nazisme, voulait créer l’aryen socialiste parfait par des croisements génétiques et l’élimination de toutes les races « inférieures ». Mêmes procédés : exécutions, déportations, stérilisations, génocide des Juifs et des Roms, camps d’extermination, etc. L’armée, énorme elle aussi, assurant l’exécution du programme de purification de la race. Le nazisme : environ quarante millions de morts.

    Le socialisme veut créer le socialiste multi-ethnique parfait, obéissant à des « valeurs » (changeantes au fil du temps et rarement définies). L’élimination des opposants ne se fait qu’exceptionnellement par la mort, la suppression de la peine de mort étant l’une des valeurs du socialisme. Mais le socialisme a d’autres moyens d’éliminer ses opposants : en les appauvrissant, en les « tuant » professionnellement ou socialement, en les salissant par l’usage de mots comme fasciste, réactionnaire, bourgeois, complotiste… Le socialisme politique et économique aboutit sans exception à la misère du peuple et à son découragement et produit fréquemment une diminution de l’espérance de vie. Excepté pour la nomenklatura et la bourgeoisie socialistes. Cela revient à terme à faire mourir prématurément des millions de gens, ce qui est au bout du compte plus lent mais tout aussi efficace que de les tuer tout de suite. Plusieurs pays d’Afrique se disant socialistes sont dans cette situation, le Venezuela y arrive. Généralement, le socialisme réussit à survivre à son échec en s’abâtardissant : reste le socialisme politique et l’idéologie, mais il revient à l’économie de marché, au capitalisme et au libéralisme comme en témoignent des cas récents : Suède, Danemark, etc.

    L’islamisme veut créer le musulman parfait, salafiste, c’est à dire vivant l’islam des origines tel que le décrit le prophète dans le Coran : pieux, machiste et guerrier. Il tolère la survie de ceux qui acceptent de se soumettre (islam = soumission) dans une situation de semi-esclavage, et de payer pour survivre dans une situation d’humains au statut social inférieur, les « dhimis ». L’islamisme veut exterminer tous les autres pour que ne restent sur Terre que les musulmans parfaits et riches, ainsi que leurs esclaves et leurs semi-esclaves, les dhimis. Depuis le VIIème siècle, l’islam a tué des dizaines de millions d’hommes dont environ 17 millions d’esclaves noirs et deux millions d’esclaves blancs, souvent émasculés pour qu’ils ne puissent avoir d’enfants.

    Il y a d’autres points de ressemblance entre les quatre idéologies mortifères :

    Chaque fois, une race de seigneurs richissimes (même chez les socialistes) domine un peuple misérable, écrasé d’impôts.

    Chaque fois, elles ne tiennent que par la force armée et une police politique et-ou religieuse, et tuent la démocratie en imposant la façon politiquement et-ou religieusement correcte de penser.

    Chaque fois, elles ne respectent pas leurs promesses de paix ou de « vivre ensemble »; elles ne les tiennent que le temps qui les arrange. Dès que ces quatre idéologies n’y trouvent plus leur intérêt, c’est-à-dire dès quelles sont suffisamment fortes, elles les rompent. C’est Hollande qui promet de baisser les impôts ou de rétablir la sécurité publique quand le peuple gronde un peu fort, mais revient à ses pratiques oppressives, liberticides et confiscatoires dès qu’il remonte un peu dans les sondages ; ce sont les communistes et les nazis qui s’accordent de 1939 à 1941 quand cela leur permet de chasser en bande pour s’approprier des territoires de l’Europe et se les partager, comme la Pologne ; ce sont les musulmans qui sont tolérants, conviviaux et pacifiques quand ils sont minoritaires ou opprimés par un pouvoir colonial, mais redeviennent tueurs dès qu’ils le peuvent parce que leur livre saint et leur dieu le leur ordonnent.

    Chaque fois, elles accusent les autres, et notamment leur opposition, des crimes qu’elles commettent. Juifs, capitalistes, journalistes, religieux, intellectuels… peu importe, l’ennemi a toujours tort. Avec l’islam, cela prend des proportions ahurissantes. Libération vient d’en donner un exemple saisissant de stupidité et de malhonnêteté dans un article intitulé Actes islamophobes en France depuis le 14 juillet (2016). Une vingtaine au total et d’une gravité inouïe, jugez-en : des lardons dans la boite aux lettres d’une mosquée ; une tête de cochon ; un paroissien qui, intrigué par le comportement d’un franco-marocain dans une église, a téléphoné à la gendarmerie ; des jeunes qui ont écrasé, en voulant l’examiner, le gâteau qu’une musulmane voilée transportait dans un carton, pensant qu’il s’agissait peut-être d’explosifs ; un promeneur qui, sur la Promenade des Anglais, a osé dire à un musulman que l’islam n’était pas compatible avec la République ; des tags… et un musulman bousculé à Rouen sans conséquence physique autre que la peur et la vexation qu’il en a ressenti, le lendemain de l’égorgement du prêtre.

    Pas un mot sur les 194 attaques islamiques commises pendant la même période (juillet 2016) dans 24 pays et qui ont fait 1 671 morts et plus de 5 000 blessés. Principalement des musulmans c’est vrai, ce qui démontre que la haine des autres et l’islamophobie sont solidement implantées dans l’islam lui même. En oubliant aussi de mentionner les plus de 30 000 attentats commis au nom de l’islam depuis 2001 en quinze ans, soit 2 000 par an en moyenne, 6 par jour, avec chaque fois des morts. Mais tous ces crimes sont imputés à l’Occident qui opprimerait économiquement et socialement les musulmans (mais alors pourquoi viennent-ils s’y réfugier ?) et les a colonisés pendant quelques décennies au début du siècle dernier.

    Encore un point commun, pour terminer sur une note d’espoir : deux de ces quatre idéologies mortifères ont disparu (le nazisme et le communisme), une est moribonde (le socialisme), seul l’islam est en voie de retour, mais gangrené par l’islamisme qui pourrait bien le faire imploser prochainement.

    L’Imprécateur

    http://www.minurne.org/

  • Sortie de « NRBC : survivre aux événements nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques » | Piero San Giorgio & Cris Millennium

    nrbc.pngNRBC :
    SURVIVRE aux évènements nucléaires,
    radiologiques, biologiques et chimiques
    Piero San Giorgio & Cris Millennium.
    Éditions Le Retour aux Sources
    Disponible sur notre boutique en ligne


    Tchernobyl, Fukushima, Ebola, Armes de destruction massive, accidents chimiques… 
    Ces noms, ces événements font peur.

    Qu’en est-il réellement des risques ? La réalité dépasse-t-elle la fiction ?

    Qu’adviendrait-il des équipements et installations sensibles (centrales nucléaires, industries lourdes, laboratoires…) en cas de crise économique ou de guerre ?

    Rendant accessible un sujet très complexe, cet ouvrage aborde les différentes menaces issues des domaines nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques pour vous permettre de différencier les mythes de la réalité et d’identifier les risques. Il présente également des moyens de protection et de détection tout en énonçant des conduites à tenir en cas d’évènement NRBC

    Préface de Dmitry Orlov auteur de « Les cinq stades de l'effondrement » également paru aux éditions Le Retour aux Sources. (juin 2016).

    Disponible ici.

    Lire la suite

  • Affrontements : le risque de l’escalade en Corse

    Violences à Sisco. Une petite plage du nord de l’île a été le théâtre d’une rixe intercommunautaire violente. Les autorités craignent d’autres incidents.

    Tendu, pesant, explosif. Depuis samedi soir et les événements de Sisco, le climat s’est enflammé dans la région de Bastia (Haute-Corse). Dimanche matin, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur la place Saint-Nicolas de Bastia puis devant la préfecture. Dans l’après-midi, une vague corse a déferlé dans le quartier populaire et multiculturel de Lupino, à l’entrée sud de Bastia. « Les agresseurs habitent ici. On veut montrer à leurs frères, à leurs amis et à tous ceux qui les connaissent que nous ne tolérerons jamais ce genre d’actes sur notre terre ! » assène Etienne, au milieu du cortège, qui s’est finalement dispersé sans violences, excepté à proximité de l’hôpital, où les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des individus menaçants.

    Samedi, le cadre idyllique de la plage de Sisco, charmant petit village du cap Corse, dans le nord de l’île, a été le théâtre d’une rixe très violente qui a fait 5 blessés et nécessité l’intervention en urgence de pompiers, gendarmes, policiers et même d’un hélicoptère. Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs jeunes du village, de 15 à 18 ans, auraient été confrontés à un groupe de personnes venues à la plage de Bastia. La situation a dégénéré lorsque ces dernières ont reproché aux adolescents de photographier leurs femmes, qui se baignaient en burkini selon plusieurs témoins.

    Des armes blanches auraient été exhibées en signe de menace. Alerté par son fils, un père de famille, rapidement venu sur les lieux, a subi un tir de harpon dans le thorax.
    Les élus redoutent d’autres affrontements

    Coups de fils, bouche-à-oreille, mouvement de foule, la plage a rapidement pris des allures de bataille rangée voyant débouler des dizaines de villageois venus prêter main-forte aux jeunes. « J’étais en train de jouer aux cartes dans un bar, à trente minutes de Sisco, lorsqu’on m’a appelé pour me dire : Des jeunes ont été attaqués au couteau par une bande. J’ai pris ma voiture et je suis immédiatement descendu, explique Manuel. Agresser un seul Corse, c’est comme agresser toute la Corse. Depuis plusieurs mois, François Hollande nous répète que nous sommes en guerre. Et dans une guerre, quand on est attaqué, il faut répondre. Et pas seulement en allumant des bougies… » Trois voitures ont été incendiées, dont certaines appartenant au groupe de Bastia, et les gendarmes ont dû protéger un blessé de peur qu’il ne soit lynché par la foule. Les 5 blessés légers sont sortis dimanche soir de l’hôpital.

    Dimanche, dans les ruelles de Sisco, le calme était revenu. Du moins en apparence… « Il n’y a plus grand monde aujourd’hui, tout le monde est allé à Bastia. Voir la commune sous le feu des projecteurs pour une affaire aussi dramatique me révolte. J’espère que les coupables seront punis par la justice et qu’ils iront en prison », confiait une habitante du village.

    Le scénario de la rixe a de nouveau été avancé dimanche lors du rassemblement à Bastia, quand une jeune fille témoin des violences a décrit la scène au mégaphone devant une foule en colère qui ne demandait qu’à en découdre. C’est maintenant à la justice d’éclairer les circonstances exactes des faits. L’enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie d’Ajaccio.

    Dès dimanche, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a condamné ces violences et appelé au calme, relayé par le maire de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, qui a quand même précisé qu’il réfléchissait avec son conseil municipal à édicter un arrêté anti-burkini sur la plage. De son côté, Gilles Simeoni, le président (régionaliste) du Conseil exécutif de Corse, craint une escalade de la violence. « La tension ne doit pas rejaillir sur l’ensemble de la population originaire du Maghreb, dont la très grande majorité respecte nos valeurs », assure-t-il.

    Sur les réseaux sociaux, d’autres appels au rassemblement fleurissent déjà pour les prochains jours. Délibérément discrets pour ne pas ajouter aux tensions, les élus redoutent d’autres affrontements. Plusieurs témoins auraient entendu des membres du groupe de Bastia lancer un défi aux habitants de Sisco : « Vous n’avez qu’à venir nous voir à Lupino. »

    Le Parisien

    http://www.voxnr.com/647/affrontements-risque-de-lescalade-corse