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international - Page 980

  • La lie de l'humanité

    Empruntons sans remords à Jack Lang ce jugement qui mérite dissection : "Nous sommes face à la lie de l'humanité, si tant est que l'on puisse encore parler d'humanité !". Telle est son évaluation à propos des djihadistes assassins de Khaled Assaad, 82 ans l'un des plus grands spécialistes de l'Orient antique, mort en quelque sorte pour Palmyre. (1)⇓

    Ce jugement on pourrait l'appliquer aussi à ce démon d'apparence humaine, âgé de 26 ans, lequel se proposait dans un train reliant Amsterdam à Paris de tuer probablement, en remontant les voitures, les 300 passagers si l'on en juge et par son parcours et par son armement. Cet Ayoub el Khazzani semble vouloir tirer parti de son passé de voyou, deux fois arrêté à Madrid en 2009 et encore une fois à Ceuta en 2012, pour esquiver son implication terroriste : il n'était dans ce système de défense qu'un honnête braqueur. (2)⇓

    Depuis janvier nous croyons savoir, en fait, que nous sommes en guerre.

    Mais peut-être n'avions-nous pas encore, en France, osé mesurer ni la nature de l'ennemi, ni ce dont il est capable, ni le mépris qu'il manifeste à l'endroit de la vie humaine. Tout lui est bon, à commencer par l'horreur, pour inspirer la terreur.

    Cette engeance se réclame, quoi que veuillent nous faire croire les sophistes, explicitement de l'islam. Et 14 ans après les attentats de 2001, les condamnations vraies, des condamnations bien claires et bien nettes, venant des  "musulmans modérés" demeurent encore assez rares. La courageuse reine Rania de Jordanie l'a fort bien dit ce 26 août : "Les musulmans modérés, à travers le monde, ne font pas assez pour gagner la lutte idéologique qui est au cœur de cette bataille" et le théologien turc Fethullah Gûlen l'a confirmé dans le Wall Street Journal le 28, dénonçant l'idéologie totalitaire des islamistes. (3)⇓

    La mort de Ieng Thirith, la "première dame du régime khmère rouge" dans le cadre l'impunité générale du régime communiste cambodgien nous en donne un parfait exemple. (4)⇓ Notons que la "lie de l'humanité" ne se recrutait pas chez les "damnés de la terre", mais chez les personnages que Dostoïevski donne vie dans "les Possédés".

    Car converge avec le marxisme totalitaire et avec l'héritage que laissent les alliés des "nationalistes musulmans" que furent les bolcheviks à partir du congrès de Bakou de 1920. (5)⇓

    "Ieng Thirith n’était pas un individu passif qui s’est lié aux Khmers rouges juste par son statut d’épouse de Ieng Sary et de belle-sœur de Pol Pot", souligne Youk Chhang, directeur du Centre de documentation du Cambodge, spécialisé dans les recherches sur cette période.

    Ieng Thirith "était un membre important du parti qui exerçait un pouvoir au niveau national", ajoute-t-il.

    Jusqu’au bout, et longtemps après la chute des Khmers rouges, elle défendra le bilan du régime, avant finalement de rejeter toute responsabilité dans les faits qui lui étaient reprochés et de refuser toute coopération avec l’institution judiciaire. "Avec la mort de Ieng Thirith, c’est aussi une partie de la justice qui est morte avec elle", déplorera un survivant du régime.

    Après la création du tribunal international, elle est arrêtée en 2007 avec son mari dans leur luxueuse villa de Phnom-Penh.

    En 2009, quoique déjà affaiblie, elle trouve suffisamment d’énergie pour une diatribe devant les juges à qui elle promet "les sept cercles de l’enfer" s’ils l’accusent d’être une meurtrière. "Je ne sais pas pourquoi une bonne personne est accusée de tels crimes et j’ai suffisamment souffert, je ne peux pas vraiment être patiente car je suis accusée à tort", déclare-t-elle alors.

    Selon des documents du tribunal, elle assistait pourtant bien aux conseils des ministres du régime.

    Elle a également supervisé le contrôle strict de la distribution des médicaments. "Ieng Thirith a été personnellement responsable et directement impliquée dans le refus d’accorder aux Cambodgiens les soins de santé même les plus basiques", insiste Youk Chhang. Elle a également ordonné des purges contre les traîtres présumés et était au courant des exécutions de ceux que le régime voyait comme ses ennemis, toujours selon les documents du tribunal. Elle aurait également participé à la réglementation des mariages, notamment les nombreux mariages forcés.

    Cette "pauvre femme" est devenue folle à la veille du "procès N° 2" de Phnom-Penh et n'a pas pu être jugée.

    Mais l'exemple de sa sauvagerie, bien proche de celle de l'État islamique, elle qui était issue de la haute société cambodgienne, eût certainement intéressé l'auteur des"Possédés".

    JG Malliarakis

    Si cette chronique vous a intéressé

    Copiez-collez et diffusez-en auprès de vos relations le titre "La lie de l'humanité" et le lien :
    http://www.insolent.fr/2015/08/la-lie-de-lhumanite.html

    Apostilles

    1.  cf. "Palmyre : ne pas oublier Khaled Assaad" chronique des événements courants du 21 août sur le site de l'Institut d'Histoire sociale
    2.  cf. El Pais du 23 août.
    3.  on lira à ce sujet dans le journal turc Zaman : "Gülen urges Muslims to denounce terrorism, promote human rights, education"
    4.  cf. Chronique des événements courants du 25 août Khmers rouges : la quasi-impunité des responsables.
    5.  150704cf. La Faucille et le croissant pp. 210-211
      "La Faucille et le Croissant"
      – Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakouprésenté par Jean-Gilles Malliarakis
      qui vient de paraître: ••• ce livre de 225 pages au prix de 20 euros port gratuit est disponible aux Éditions du Trident 
      vente par correspondance 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris tel 06 72 87 31 59 
      ••• on peut le commander  :
      - en ligne sur la page catalogue des Éditions du Trident en réglant par carte bancaire
      - ou par chèque en téléchargeant un bon de commande 
  • LE SYSTEME DE DOMINATION UNIPOLAIRE TOUCHE-T-IL À SA FIN?

    Mikhail Gamandiy-Egorov 
    Ex: http://metamag.fr 

    Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a été fort explicite en annonçant tout récemment que la domination politique et économique de l’Occident sur le monde touche à sa fin.

    Cette annonce a été faite lors du forum international Terra Scientia, sur les rives de la rivière russe Kliazma, le tout devant un grand nombre de jeunes participants. « Aujourd'hui, le centre d'intérêts de la politique extérieure, comme le centre d'intérêts de chacun de vous, est directement lié à la lutte des idées. Cette lutte consiste notamment à choisir ou à imposer son choix sur les modèles de développement et des valeurs. Nous observons la fin d'une très longue époque, celle de la domination économique, financière et politique de l'Occident historique », a déclaré le ministre Lavrov.

    Analysons ces dires

    Globalement et c'est le principal à noter dans cette déclaration, c'est qu'elle confirme une fois de plus l'avènement de l'ère multipolaire, tant attendue. Après l'éclatement de l'URSS et la fin de la guerre froide, les élites occidentales, principalement étasuniennes, s'étaient autoproclamées gendarmes du monde. Cette domination, une bonne part de l'humanité l'a ressenti et ce à différents endroits de la terre: Balkans, Moyen-Orient, Afrique, Amérique latine. A un moment il fallait bien dire stop. Le chaos créé en Libye suite à l'intervention de l'OTAN en alliance avec les salafistes locaux, a été l'une des gouttes de trop et il a bien fallu que certains pays prennent leurs responsabilités.

    Depuis, la Russie et la Chine, soutenues par leurs alliés, ont décidé de bloquer à tout prix les tentatives occidentales, ne serait-ce qu'au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. Une partie de l'humanité a commencé alors à mieux respirer. D'autre part et il est également important de le noter dans la déclaration de Sergueï Lavrov, c'est lorsqu'il parle de "la fin d'une très longue époque". Il fait évidemment ici référence non pas seulement à toute cette époque assez récente qui a suivi la fin de l'URSS, mais bien toute celle datant de plusieurs siècles.

    Mais tout change et continuera à changer. D'autant plus, et il faut le rappeler aussi, nous ne sommes non seulement plus à une époque unipolaire, révolue et ayant montré toute sa dangerosité pour l'avenir de l'humanité, mais nous ne sommes pas non plus dans une optique bipolaire, comme durant la période ayant suivi la fin de la Seconde guerre mondiale, avec deux superpuissances. Aujourd'hui, la multipolarité confirme la présence de plusieurs blocs, des blocs représentants des pays concrets ou des groupes de pays. On retrouve bien évidemment la Russie et la Chine, deux grandes puissances mondiales et membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU opposés à la nostalgie unipolaire du bloc occidental. Mais aux côtés de l'ours russe et du dragon chinois, on retrouve aussi de grandes puissances régionales, telles que l'Inde, l'Iran, le Brésil et d'autres, ou encore le bloc uni et à part entière de la majorité des nations latino-américaines ayant réussi à former ensemble une alliance fermement opposée au néocolonialisme US. 

    On ne peut se permettre de ne pas mentionner aussi d'autres grandes alliances multipolaires comme les BRICS, l'OCS ou encore l'Union eurasiatique, qui portent en eux un grand espoir pour une partie du monde. Ajoutés encore à cela plusieurs pays africains et asiatiques, et on arrive tout simplement à une forte majorité de l'humanité. Sans oublier de prendre en compte le fait que nombre de citoyens de pays occidentaux sont également des partisans assumés du monde multipolaire.

    Mais il ne faut pas oublier pour autant que les partisans de l'unipolarité, bien qu'étant clairement minoritaires, feront en sorte de ne pas reconnaitre la nouvelle réalité à l'immédiat. Au contraire, il faudra encore du temps pour que les élites occidentales acceptent, d'une manière ou d'une autre, l'avènement du nouveau monde. Jusque-là, ils continueront à tenter de rassasier cet appétit hégémonique, et c'est ce qui a également été souligné par Sergueï Lavrov: « L'Occident tente de maintenir sa domination de manière artificielle en faisant pression sur les autres pays, au moyen de sanctions et de forces militaires, de violations du droit international et de la Charte des Nations unies, contribuant ainsi au chaos dans les relations internationales ».

    Un chaos auquel on devra certainement faire face encore un certain temps et que l'on observe en ce moment même à différents endroits de notre planète. Mais du moment que la majorité de l'humanité soutiendra aussi activement que possible cette ère nouvelle, la multipolarité finira bien à anéantir une bonne fois pour toute l'unipolarité n'ayant plus aucune place dans nos vies à tous.

    Source

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Fuites : comment le milliardaire Georges Soros tire les ficelles US en Ukraine

    Ex: http://www.arretsurinfo.ch

    Une lettre de Georges Soros au président Porochenko et au premier ministre Iatseniouk, daté du 23 décembre 2014, créé par Douglas York, assistant personnel de Georges Soros

    GEORGE SOROS 23
    23 décembre 2014
    Son Excellence Petro Poroshenko
    Président de l’Ukraine

    Kiev -UKRAINE

    Son Excellence Arseniy Yatsenyuk

    Premier Ministre de l’Ukraine

    Kiev – UKRAINE

    M. le Président, M. le Premier ministre, Mes chers amis,

    Je veux vous appeler à vous rassembler derrière les réformateurs au sein de votre gouvernement pour apporter votre soutien enthousiaste à une approche du type “big bang”. Ce qui signifie une approche où les contrôles administratifs seraient supprimés et où l’économie passerait au “prix de marché” rapidement plutôt que graduellement.

    Comme vous le savez, je n’ai pas ménagé ma peine, lors du dîner du sommet européen du 18 décembre, pour susciter un soutien à une aide financière plus importante. Vous avez vu dans le communiqué final que je n’ai guère eu de succès, même si les présidents Tusk et Juncker ont été de bonne volonté. Le sentiment le plus répandu était que le gouvernement ukrainien manque de coordination et n’est pas vraiment décidé en faveur de réformes radicales. Hier matin, j’ai parlé à Christine Lagarde, qui a clairement soutenu mes arguments, et elle a exprimé une opinion similaire.

    Voilà qui met en péril la “nouvelle” Ukraine qui s’oppose avec vigueur à la “vieille” Ukraine avec sa corruption endémique et son gouvernement impotent. Les gens sont prêts à s’accommoder d’un certain niveau de sacrifices pour une Ukraine nouvelle, mais il lui faut un soutien financier plus important que les 15 milliards de dollars actuellement envisagés pour contenir la baisse du niveau de vie à un niveau tolérable. Et pour justifier un soutien plus important, il faut que le gouvernement présente un budget convaincant avec des économies significatives. Le nombre de fonctionnaires doit être réduit de bien plus de 10% ; et Naftogaz doit être réorganisé avec un “big bang” qui remplace les subventions cachées fournies par Naftogaz par des aides directes pour les plus faibles. Comme Youri Vitrenko me l’a expliqué, cela pourrait fonctionner en assurant aux gens que leurs demandes d’aide seraient garanties la première année, qu’ils y aient droit ou pas (en utilisant la pression sociale pour décourager les demandes abusives) et en ne leur demandant pas de payer plus que l’année précédente. Cela donnerait une année aux autorités pour organiser une transition ordonnée des subventions cachées aux aides explicites. Voilà pourquoi je vous exhorte à adopter l’approche “big bang”.

    Vous avez la chance d’avoir nommé trois “nouveaux Ukrainiens” ministres et plusieurs locaux qui s’investissent dans cette approche. Ils pourraient réorganiser leurs ministères, y réduire les effectifs à une fraction de leurs tailles actuelles tout en augmentant les salaires des fonctionnaires restants. Ce qui pourrait constituer un exemple à suivre pour les autres ministères. Les ministres qui ont entrepris des réformes radicales pourraient être tenus responsables en cas d’échec, mais on doit leur donner leur chance de réussite en les laissant choisir leurs adjoints.

    Quand j’ai demandé au conseiller diplomatique du président Juncker ce qu’il avait en tête en évoquant le manque de progrès, étonnamment il a souligné les réformes constitutionnelles. De fait, l’Ukraine connaît un moment unique où le public s’intéresse passionnément aux problèmes constitutionnels et il ne faut pas laisser passer ce moment. La société civile doit être effectivement engagée dans ces discussions. Ce qui soulève la question du rôle du Conseil National de la Réforme que j’espère vous clarifierez entre vous deux.

    Comme vous le savez, j’ai demandé à Andrès Velasco, un éminent économiste qui a très bien réussi comme ministre des finances du Chili de 2006 à 2010, de visiter Kiev où il a rencontré le Premier ministre ; le Président étant à Varsovie à ce moment-là. Velasco en est revenu avec une vision très sombre de la situation financière. La Banque Nationale d’Ukraine n’a pratiquement plus de réserves en devises. Ce qui signifie que la hryvnia n’a plus d’ancrage. En cas de panique et d’effondrement de la monnaie, comme il y en a eu en Russie, la Banque Nationale d’Ukraine ne pourrait pas stabiliser le taux de change, même temporairement comme l’a fait la Russie en injectant 90 milliards de dollars.

    Votre première priorité doit être de reprendre le contrôle sur les marchés financiers – dépôts bancaires et taux de change. Sinon vous n’aurez aucun moyen de vous lancer dans des réformes plus profondes. Je crois que la situation pourrait être stabilisée en obtenant du Conseil Européen qu’il s’engage sur le principe d’accorder ce nouveau paquet de 15 milliards de dollars que le FMI exige pour libérer la prochaine tranche du paquet d’origine à la fin de janvier 2015. Sur la base de cet engagement, on pourrait demander à la Réserve Fédérale de prolonger pour trois mois son accord de swap de 15 milliards de dollars avec la Banque Nationale d’Ukraine. Ce qui rassurerait les marchés et éviterait la panique.

    Je crois que le communiqué de Bruxelles et les commentaires des présidents Tusk et Juncker ont un effet apaisant pour les marchés. C’est à vous de décider si vous considérez le danger de panique financière suffisamment réel pour prendre des mesures préventives. Si c’est le cas, vous devriez appeler la Chancelière Merkel pour lui demander un engagement sur le principe du paquet de 15 milliards de dollars. Je suis prêt à appeler le secrétaire d’état au Trésor US, Jack Lew, pour essayer de connaître ses intentions sur cet accord de swap.

    Je dois partir en Asie le 27 décembre et j’aimerais discuter avec vous de cette question par téléphone, ou mieux par Skype, avant de partir. Je vais devoir réduire l’intensité de mon implication en Ukraine pour les trois prochaines semaines. Je prévois de passer à Kiev après Davos. Mon adjoint Chris Canavan est prêt à venir plus tôt si nécessaire.

    En vous renouvelant nos vœux de succès

    Un document d’assistance militaire à Kiev, non daté, rédigé par Yasin Yaqubie de l’International Crisis Group

    Nous partageons la vision du Président Obama sur ce qui se joue en Ukraine, mais nous pensons que la situation nécessite que les États-Unis en fassent davantage. Le Président a dit la chose suivante à Tallinn :

    Malgré cela, aujourd’hui même où nous nous retrouvons, nous savons que cette vision est menacée par l’agression russe contre l’Ukraine. C’est une attaque éhontée contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine – une nation européenne souveraine et indépendante. Cette attaque remet en cause le plus fondamental des principes de notre système international : que l’on ne redessine pas les frontières aux canons des fusils ; que les nations ont le droit de décider de leur propre avenir. Elle ébranle un ordre international dans lequel les droits des peuples et nations sont respectés et dont ils ne peuvent tout simplement pas être privés par la force brute. Voilà ce qui se joue en Ukraine. Voilà pourquoi nous nous tenons aux côtés du peuple ukrainien aujourd’hui.

    A la lumière de ces faits, il faut empêcher la Russie d’user de force militaire et de menaces militaires pour imposer davantage de changements en Ukraine. Nous apprécions qu’un cessez-le-feu soit en place. Malgré tout, nous demeurons sceptiques sur le maintien du cessez-le-feu sur le long terme par les Russes et leur marionnettes séparatistes, ou sur leur consentement à un règlement politique qui préserverait l’intégrité territoriale et politique de l’Ukraine.

    Pour dissuader les Russes de reprendre le combat ou d’exiger que Kiev ne donne son accord à des conditions inacceptables, il faut plus que des sanctions et autres actions directes des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN. Il faut également former et équiper en matériel les forces militaires ukrainiennes, afin qu’elles puissent neutraliser les séparatistes soutenus et renforcés par des forces russes clandestines. Le Président Obama devrait maintenant faire clairement comprendre à Poutine la détermination des États-Unis à engager des actions dans ce sens. Cela encouragerait Poutine à prolonger le cessez-le-feu et à ne pas reprendre l’escalade car la Russie sait qu’elle ne peut surenchérir sur les États-Unis en matière de sophistication des armements.

    Ainsi donc :

    • L’Ukraine devrait bénéficier d’une dotation militaire en armes létales, ce qui lui permettrait de résister à la puissance militaire écrasante de la Russie. Sinon Poutine atteindra ses objectifs par l’usage de la force armée.
    • Les États-Unis devraient doter l’Ukraine d’armes défensives aussi sophistiquées que les forces adverses. En termes de poker, les États-Unis doivent “suivre, non pas surenchérir”.
    • Les forces ukrainiennes devraient être entraînées hors de l’Ukraine, par exemple en Roumanie, ainsi les militaires américains ne seraient pas visibles et il n’y aurait pas de force de l’OTAN en Ukraine.

    Un projet de “stratégie globale à court et moyen terme pour la nouvelle Ukraine”, daté du 12 mars 2015, créé par Tamiko Bolton, troisième épouse de Georges Soros

    Draft Non-Paper / v14

    Stratégie globale à court et moyen terme pour la nouvelle Ukraine

    Court terme : les trois à cinq prochains mois

    Moyen terme : les trois à cinq prochaines années

    Lire la suite

  • Les USA favorisent l’immigration de masse et fomenteraient des troubles en Europe

    L’enquête diffusée par un site allemand de réinformation montre que l’immigration de masse répond à une volonté géopolitique américaine, mieux, que les USA l’encouragent financièrement.

    L’ouverture l’émission « Hannover Politik » du site allemand Kla.tv se passe de tout commentaire :
    Pour le géopoliticien américain Thomas P.M. Barnett « Comme condition préalable pour le fonctionnement sans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre flux durables et sans entraves. » Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du « Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit de n’être empêché par aucun gouvernement ou institution, selon Barnett.
    La journaliste révèle ensuite que, selon les services de renseignements autrichiens, des organisations nord-américaines payent des passeurs pour acheminer des « réfugiés » en Europe, une information corroborée par les services de police en contact avec les clandestins. C’est à la destruction de l’Europe telle que nous la connaissons que vise ce projet. Et la présentatrice de conclure :
    Avez-vous déjà choisi ? Voulez-vous une Europe dans laquelle toutes les identités, valeurs et cultures sont dissoutes ou une Europe avec des identités et des cultures propres, dans laquelle la paix pour tous est garantie ?

    Si les faits présentés dans cette émission semblent assez sérieux, il existe d’autres bruits sur ce sujet à prendre avec beaucoup plus de précautions. Ainsi, certaines rumeurs persistantes font état de livraisons d’armes par les USA aux centres d’hébergement de « demandeurs d’asile » en Allemagne en septembre prochain. Si cela s’avérait vérifié, avec la radicalisation en cours parmi les clandestins et les très probables infiltrations de terroristes de Daesh dans les flux de réfugiés, ce serait une étincelle dans un baril de poudre.

    http://fr.novopress.info/

  • Halte au massacre des chrétiens et des minorités

    Une pétition a été lancée pour interpeller les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies. Lors de la 7419e assemblée (AM), le secrétaire général de l'ONU a affirmé :

    « les membres de ce Conseil - et tous ceux qui ont une influence - doivent aider les habitants de cette région à se réapproprier sa diversité historique et son dynamisme... Je condamne dans les termes les plus forts toute persécution et toute violations des droits à la vie et à l'intégrité physique des individus et des communautés sur la base de motifs religieux, ethniques, nationaux, raciaux ou pour tout autres motifs ».

    Demandez aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies de défendre les minorités religieuses.

    Unknown-25Les Nations Unies ont élaboré un plan d'action sur la prévention de l'extrémisme violent qui sera lancé en septembre, et ont renforcé les efforts visant à protéger la diversité au Moyen-Orient. En outre, le Secrétaire général de l'ONU a prévu de former un groupe consultatif où des responsables religieux, civils, culturels, universitaires seront en mesure d'offrir un aperçu sur les dynamiques inter- et intra-sectaires.

    Zeid Ra'ad Hussein, Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, a déclaré que « Daesh est une abomination ». Dans le débat qui a suivi, près de 70 conférenciers venus du monde entier ont dénoncé l'intolérance, l'extrémisme violent et la persécution religieuse ou ethnique qui a gagné du terrain au Moyen-Orient, en particulier contre les chrétiens, les Yézidis, les Kurdes, les Turkmènes et les Shabaks.

    En clôturant la session du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'ONU a déclaré que lors de la prochaine session du Conseil de septembre, il proposera un plan d'action visant à protéger les communautés religieuses locales et à soutenir les personnes opprimées.

    La Fédération de Russie assurera la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies lors du prochain conseil en septembre. Demandons aux membres du Conseil de sécurité et sa présidence :

    • d'élaborer, promouvoir et soutenir l'approbation des mesures claires et concrètes, ainsi que l'adoption du plan d'action proposé par le Secrétaire général en matière de défense des droits de l'homme et de la liberté religieuse des minorités dans la région où les terroristes de Daesh ont perpétré les massacres ;
    • de promouvoir l'adoption d'un cadre juridique, y compris les sanctions et la saisine de la Cour pénale internationale ;
    • d'approuver des mesures pour mettre fin à l'aide financière et au commerce des armes à des groupes affiliés à Da'esh.

    Michel Janva

  • Mondialisation, Schengen et migrants : le retour de maladies qu'on croyait éradiquées

    Peste, syphillis, gale, rougeole, etc. signent leur retour : 

    "Aux Etats-Unis, deux cas de peste ont été détectés chez des touristes après la visite d’un parc naturel situé en Californie. Cet épisode n’est pas sans rappeler la résurgence régulière de maladies que l’on croyait disparues dans les pays développés et plus spécifiquement en France. Cette dernière a connu un véritable épisode épidémique de rougeole à partir de 2008, avec un pic en 2011. Quinze mille cas ont été recensés pour cette seule année alors que 40 cas étaient déclarés en 2006, précise l’Institut de veille sanitaire (InVS). Entre le 1er janvier 2008 et le 31 avril 2015, 24 000 cas ont été déclarés en France et dix personnes en sont décédées (...)

    Parmi les maladies en résurgence, il faut noter le retour de la syphilis. Souvent associée aux poètes maudits, cette infection sexuellement transmissible fait désormais partie de notre époque.La déclaration obligatoire depuis 1942 des cas dépistés a été supprimée en 2000, leur nombre étant devenu anecdotique. « Depuis le début des années 2000, on observe une recrudescence de la maladie, en lien avec une moindre utilisation du préservatif », note l’InVS. Aucun chiffre n’est officiellement disponible sur le nombre de personnes qui seraient aujourd’hui touchées par cette maladie.

    Souvent associée à la pauvreté, la gale fait aussi son retour en force. On se souvient du cas du camp de migrants à Calais qui avait été démantelé à cause de la maladie en 2014. Aucune statistique officielle n’est disponible sur cette maladie, car sa déclaration auprès des autorités n’est pas obligatoire.Néanmoins, l’incidence de la maladie a été calculée par le Haut Conseil de la santé publique à partir des médicaments vendus. Il répertorie pour 2010 au moins 328 cas pour 100 000 habitants, soit au moins 200 000 cas sur l’ensemble de la population française. L’augmentation représenterait 10% depuis 2002".

    Lahire

  • Puissance bancaire, crise financière et guerre: les liens entre Goldman Sachs et l’Otan

    Puissance bancaire, crise financière et guerre: les liens entre Goldman Sachs et l’Otan

    Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.

    Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s’est employé à « l’élargissement de l’Ue et de l’Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l’Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l’agression russe contre l’Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la guerre froide ».

    Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements (Ttip) » (ou Tafta, ndt) entre Etats-Unis et Ue, base économique d’ « une communauté transatlantique intégrée ».

    Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement étasunien et dans d’autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d’Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement par le président Napolitano en 2011).

    On ne s’étonne donc pas que Goldman Sachs mette la main à la pâte dans les guerres conduites par l’Otan. Par exemple, dans celle contre la Libye : elle s’est d’abord appropriée (en causant des pertes de 98%) de fonds d’Etat pour 1,3 milliard de dollars, que Tripoli lui avait confiés en 2008 ; elle a ainsi participé en 2011 à la grande rapine des fonds souverains libyens (estimés à environ 150 milliards de dollars) que les USA et l’Ue ont « congelés » au moment de la guerre. Et, pour gérer à travers le contrôle de la « Central Bank of Libye » les nouveaux fonds retirés de l’export pétrolier, Goldman Sachs s’apprête à débarquer en Libye avec l’opération projetée par USA/Otan sous bannière Ue et « conduite italienne ».

    Sur la base d’une lucide « théorie du chaos », on exploite la situation chaotique provoquée par les guerres contre la Libye et la Syrie, en instrumentant et en canalisant vers l’Italie et la Grèce (pays parmi les plus faibles de l’Ue) le tragique exode des migrants conséquent à ces guerres. Cet exode sert d’arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d’une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l’occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l’Otan, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux Etats-Unis.

    Après avoir contribué avec l’escroquerie des prêts subprimes à provoquer la crise financière, qui depuis les Etats-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en conseillant « aux investisseurs de tirer avantage de la crise financière en Europe » (cf. rapport réservé rendu public par le Wall Street Journal en 2011). Et, selon des enquêtes documentées effectuées en 2010-2012 par Der Spiegel, New York Times, BBC, Bloomberg News, Goldman Sachs a camouflé, par des opérations financières complexes (« prêts cachés » à des conditions assassines et vente de « titres toxiques » étasuniens), le vrai montant de la dette grecque. Dans cette affaire, Goldman Sachs a manœuvré plus habilement que l’Allemagne, la BCE et le FMI, dont le joug mis au cou de la Grèce est évident.

    En recrutant Rasmussen, avec le réseau international de rapports politiques et militaires qu’il a tissé dans ses cinq années à l’Otan, Goldman Sachs renforce sa capacité d’influence et de pénétration.

    Notes:

    Traduction Marie-Ange Patrizio

    Apostille de la traductrice pour la version française

    On trouvera dans Le groupe Bilderberg, l’ « élite » du pouvoir mondial, de Domenico Moro (Delga, juin 2015, 19 euros, voir pièce jointe), des éléments présentant et analysant ce « réseau international de rapports politiques et militaires » dont parle M. Dinucci pour A. F. Rasmussen et financiers et économiques pour M. Monti et M. Draghi : tous trois bons exemples du phénomène des « revolving doors » (pantouflage) fonctionnant dans le réseau : « une “personnalité multiple”, profes­sionnellement parlant, c’est-à-dire changeant de rôle et de secteur d’une rencontre à l’autre. (…) véritables “transformistes” de l’élite mondiale, capables de changer d’habit professionnel plusieurs fois en l’espace d’un petit nombre d’années.(…) dans un passage tourbillonnant de la politique nationale à la bureaucratie européenne aux grandes entreprises, à la finance, aux think tanks et à l’université» (p. 203).

    Extraits :

    « Les deux derniers secrétaires généraux de l’OTAN ont participé aux rencontres du Bilderberg. Anders Fogh Rasmussen en 2000, l’année précédant son accession au poste de premier ministre du Danemark, et le social-démocrate Jens Stoltenberg en 2002 » (p. 93).

    […] « Goldman Sachs, la banque qui a le plus grand nombre de représentants au Bilderberg et à la Trilatérale et dont le président, Peter Sutherland, siège au direc­toire des deux organisations […] [a] été définie par Matt Taibbi comme une « gigantesque pieuvre vampire ». Du reste, Goldman Sachs fait partie des premiers respon­sables non seulement de la crise des subprimes mais aussi de la crise de l’euro, ayant incité les autorités grecques à falsifier les budgets au moment de l’entrée dans l’euro et ayant bénéficié de l’instabilité de la monnaie unique et de l’augmentation des taux d’intérêt sur les dettes souveraines, au moment où la vérité a surgi » (p. 174).

    […] Dans la campagne présidentielle de 2008, Goldman Sachs fut le principal bailleur de fonds d’Obama, qui, une fois élu, plaça deux hommes de la banque d’affaires, Mark Patterson et Gary Gensler, res­pectivement à la tête du secrétariat au Trésor et à la direction de la com­mission qui régule le marché à termes. Ce ne fut donc pas un hasard si 700 milliards de dollars du programme Tarp furent alloués en 2008 pour sauver Citibank et d’autres banques sans oeuvrer à une réglemen­tation efficace ; tout cela malgré les nombreuses promesses électorales, en continuant la politique de la précédente administration Bush, dont le secrétaire au Trésor, Paulson, était un ancien PDG de Goldman Sachs » (p. 175).

    Le lecteur trouvera aussi dans l’ouvrage publié aux Editions Delga une Présentation au lecteur français par Bernard Genet (comaguer, comité comprendre et agir contre la guerre) fournissant quelques éléments de l’aspect français (direction, membres et invités) de ces réseaux (Bilderberg et Trilatérale).

  • La marque américaine derrière les afflux de réfugiés

    La marque américaine derrière les afflux de réfugiés

    Dans l’émission d’hier soir - « Les afflux de réfugiés dans l’UE sont une stratégie US-américaine » – nous avons expliqué la stratégie de globalisation des quatre soit-disant « flows ininterrompus » (en français flux). Celle-ci provient du géostratégie militaire US-américain Thomas P.M. Barnett. Je cite Barnett: « Comme condition préalable pour le fonctionnement sans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre ‘Flows’ durables et sans entraves. » Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du « Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit d’être empêché par aucun gouvernement ou institution selon Barnett.

    Sources / Liens :

    http://metatv.org/guerre-moderne-cont...

    http://www.kla.tv/5788

    Lire aussi : 

    Les USA accusés de financer l’envoi de réfugiés en Europe http://metatv.org/les-usa-accuses-de-...

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • La scandaleuse récupération politicienne du drame de Charleston

    La poudre n'était pas encore retombée sur les bancs de l'église de Charleston que tous les média américains reprenaient mot à mot la même antienne sur le racisme des Blancs, sur la nécessité de leur supprimer le libre accès aux armes à feu, de l'urgence de contrôler tout ce qui touche à leur nationalisme, à la défense de l'identité euro-américaine, à leur plus infime respiration ethnique. Comme si en somme la récupération de ce drame affreux était planifiée de longue date parce qu'elle permettrait une fois encore de renforcer les contrôles sur la silencieuse majorité américaine. On ne dira pas que l'événement ait pu être téléguidé, ou comme la bombe d'Oklahoma City voire le 11-Septembre, connu du FBI et de la CIA, mais qu'ils ont probablement laissé faire afin d'en tirer le meilleur parti. En revanche nous imaginons bien à qui profite le crime. A nouveau on a pu vérifier la célérité avec laquelle l'ultra-gauche sait utiliser le moindre forfait commis par un individu solitaire à peau blanche et le retourner contre la majorité caucasienne. Aussitôt les média de sac et de corde de ressortir l'antédiluvienne incantation antiraciste du pauvre noir martyrisé par le vilain blanc. A 2h55 le matin du 18 juin, on pouvait déjà lire ce genre de tweet : « Massacre de Charleston, plus vite on parvient à retirer les armes des Blancs et delà police et mieux nous serons ». Ou bien, une heure plus tôt « Ce qui s'est passé à Charleston va provoquer un débat sur le Second Amendement. Je propose un compromis. Juste enlevez leurs armes aux Blancs ». Obama se précipitant devant le premier micro ne dira pas autre chose les blancs sont des "terroristes" racistes, il faut leur enlever leurs armes. Eux seuls commettent des crimes de masse sur les Noirs. Ces derniers étant, chacun le sait depuis 400 ans, les victimes expiatoires éternelles engendrées par l'esclavage. Il importe peu - nous l'avons écrit si souvent -, qu'outre-Atlantique les Noirs aussi fussent esclavagistes et qu'il fallût des lois pour leur interdire d'exploiter des esclaves Blancs. Peu importe que chaque année, dans un mutisme hermétique, des milliers de Blancs soient tabassés dans les rues américaines par des bandes de jeunes Noirs. Peu importe si le Noir a 47 fois plus de chance que le Blanc de commettre un meurtre, si la plupart des Noirs qui sont tués le sont par des congénères, si ces fameuses "bavures" des policiers Blancs ne sont que de la propagande et que la police tue deux fois plus de Blancs que de Noirs. Or on ne parle jamais des premiers quand on ne cesse de monter en épingle les autres.

    Pourtant les chiffres ne manquent pas

    Il est faux de dénoncer un déferlement de crimes racistes de Blancs contre des Noirs (aux Etats-Unis on dit « hâte crimes » parce que le racisme y est confondu délibérément avec la haine) Ce sont des chiffres publiés par le ministère de la Justice de M. Holder. Entre 2003 et 2008,63 % d'hommes et 37 % de femmes en furent victimes : 61 % de Blancs, 7 % de Noirs et 20 % de Latinos. Entre 2007 et 2011, sous Obama donc, le ratio hommes/femmes avait légèrement bougé : 61 % pour les premiers, 39 % pour les secondes. Quant aux victimes, si les Latinos n'étaient plus que 15 %, les Noirs se retrouvaient à 13 %, leur taux dans la population globale, et les Blancs à 65 % c'est-à-dire légèrement au-dessus de leur représentation.

    Et pourtant la population blanche a bien des raisons d'être excédée par la criminalité des Noirs qui va de pair avec l'élévation de leur niveau social et la place considérable qu'on est en train de leur donner dans la société américaine. Bien au-delà de leurs 13 %. Il suffit de regarder les média, le sport, le cinéma, la police, l'ensemble de l'industrie et de l'administration où la loi impose un quota de 13 % dans les postes de direction, que par crainte des sanctions la plupart ont monté à 15%.

    Toujours selon les statistiques de M. Holder, entre 1980 et 2008, 50,3 % des victimes de meurtres étaient Blanches et 47,4 % Noires (dont 80 % tuées par des Noirs). En revanche 45,7 % des meurtriers étaient Blancs et 52,5 % Noirs. Sera-t-on surpris d'apprendre que les victimes blanches dans 45,5 % des cas seulement et Noires dans 51,4 % ont été tuées par arme à feu ? Alors que 41,2 % des criminels blancs et 56,9 % des criminels noirs en ont utilisé. Ainsi bien qu'ils soient 5 fois moins nombreux que les Blancs, les Africains-Américains, selon le FBI, commettent 8 fois plus de crimes contre les Blancs que ceux-ci n'en commettent contre eux. Hélas, c'est ce contraire justement qui est exploité par les charlatans du pouvoir médiatique. On a calculé qu'un homme noir a quarante fois plus de chances d'agresser un Blanc que de l’être par l'un d'eux. Si les média de masse se taisent, Internet est là, avec des centaines de vidéos qui montrent d'insupportables violences gratuites exercées sur des Caucasiens Blancs isolés par des bandes sauvages ivres de haine. Ceci en plus démontre la perfidie des discours d'Obama. Lequel ne cesse de faire une fixation sur la criminalité par armes à feu des racistes blancs et ne parle jamais de celle des Noirs. Ce serait, il est vrai, convenir qu'il existe un problème de violence paroxystique à l'intérieur de cette communauté. Et pas seulement aux Etats-Unis. Les auteurs des grandes campagnes de divinisation africaine sont aussi responsables d'une véhémence à laquelle répond une autre véhémence née d'exaspérations.

    Tout dépend de la couleur

    Le métis de la Maison-Blanche aura commencé sa tirade de Charleston par un gémissant « J'ai dû faire trop de déclarations de cette sorte. Des communautés comme celle-ci ont dû trop souvent supporter de telles tragédies ». Sauf que lorsqu'il intervient c'est toujours, depuis 7 ans, pour « des tragédies comme celles-ci » dans lesquelles on peut incriminer un Blanc raciste et "maniaque" de la gâchette. Dans les milliers de cas qui, chaque année, remplissent les annales de la Police, majoritairement imputables à des armes à feu détenues - illégalement - par des Noirs, Obama n'intervient pas. Il est muet. Il se tait. A deux reprises il se rendit sur la base de l'US Army de Fort Hood où des militaires avaient tiré sur des collègues. A chaque fois il se livra à un plaidoyer pour la limitation du port d'armes. Ce qui en effet est tout à fait approprié dans des casernes ! Pourtant les deux événements furent traités différemment.

    Dans le premier cas, un officier psychiatre d'origine palestinienne et qui n'avait jamais caché sa détestation de l'Amérique, le major Hasan, tue 13 de ses collègues et en blesse 32. Le discours du président dura trois minutes. Terne. Sans émotion. Il choqua beaucoup d'Américains en niant tout motif idéologique à l’action du meurtrier. Interrogé, le porte-parole de la Maison-Blanche, Camey, s'emporta. La religion et l'idéologie n'avaient rien à voir à l'affaire, Hasan était mécontent de la façon dont le traitait sa hiérarchie. Point.

    Dans le second fait divers, en avril 2013, un sergent porto-ricain, tua trois militaires et en blessa 16. Le ton présidentiel n'était plus le même. « Cette attaque, proféra-t-il, menaçant, est terroriste, sans aucun doute ». Ajoutant « Nous avons mené une guerre outre-mer pendant plus d'une décennie. Mais, hélas, environ 2,6millions de terroristes potentiels vivent parmi nous ». Avec cette précision que les 2,6 millions qui forment cette potentielle 5° Colonne, sont les organisations nationalistes. Le ministre de l'Intérieur avait d'ailleurs en son temps accusé Ron Paul ou l’American Légion d'en faire partie. Obama, lui, désigna nommément l'auteur du massacre, Ivan Lopez, ancien combattant d'Irak, Porto-Ricain parfaitement Blanc.

    Le 22 septembre 2013 il est de nouveau de sortie/obsèques au Navy Yard de Washington. Cinq jours plus tôt, une fusillade a tué 13 personnels de la Marine (11 Blancs, 2 Noirs) et blessé trois autres.

    Le président se fend d'une émouvante homélie, pleine de compassion et d'humanité. Il entrera dans l'intimité de chacun des disparus l'espace d'une ou deux phrases attendrissantes. Soit. Mais il reviendra sans cesse sur son mantra imposé « Aucune nation développée ne subit cette sorte de violence. Aucune. Ici en Amérique le taux des meurtres est trois fois plus élevé que dans les autres nations développées. Le crime par armes à feu est dix fois supérieur. Or cela tient aux décisions que nous prenons ou ne prenons pas. Il nous appartient de décider qu'il en aille autrement ». Le verbe est fait pour prendre aux tripes. Si ce n'est que pas une fois il ne mentionnera le meurtrier ni ne dira de lui qu'il est un terroriste. Qu'il cherche à diviser le pays sur des clivages raciaux. Qu'il n'a pas le sens de la Justice. Aaron Alexis est un ancien Marine qui travaillait comme "contracteur" pour elle. Il n'a eu aucune difficulté à se procurer au noir une Remington 870 dont il aura scié le Canon et un Beretta 9mm volé. Ayant été tué par la police, la justice n'aura pas à s'en mêler et considérera son geste comme celui d'un fou. Obama ne prononcera même pas son nom. Il est vrai Alexis était Africain-Américain. Ça explique...

     

    Jim REEVES. Rivarol du 25 juin 2015