
Le 13 février 2020, le député LR Guillaume Larrivé écrivit une lettre ouverte, publiée par Le Figaro, adressée à Emmanuel Macron au sujet de la libération de djihadistes français d’ici 2022 :
« 531 individus sont incarcérés pour des faits de terrorisme islamique. Or, parmi eux, objectivement regardés comme les plus dangereux à ce stade, 43 seront libérés au cours de l’année 2020, 57 le seront en 2021, et 46 encore en 2022. »
L’association de mots « djihadistes français » pourrait être perçue pour beaucoup comme un oxymore, mais c’est pourtant la réalité de la société française actuelle. De la même façon que l’État français envisage de rapatrier des islamistes partis en Syrie pour prêter allégeance à l’État islamique, la logique du système judiciaire impose dorénavant la libération de ces détenus, de nationalité française.


Préparant une conférence, qui sera consacrée au sujet et que je suis invité à donner le 24 février, je rassemblerai à partir d'aujourd'hui, en marge de cette un certain nombre d'éléments d'information et, partant de là, de réflexions, sur l'actuel contentieux euro-turc et particulièrement franco-turc : occulté dans la plupart des médias de l'Hexagone, il occupe une place de choix sur le site d'information, ou plutôt de désinformation, de l'agence officielle de l'État turc Anadolu.


