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lobby - Page 1263

  • DÉSINFORMATION DANS LES MÉDIAS FRANÇAIS : LA PREUVE PAR TRUMP !

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    Le « discours sur l’état de l’Union » prononcé par le président Trump devant le Congrès des États-Unis pour la première fois de son mandat est un véritable révélateur. Il a été très classique et a simplement rappelé d’une manière mesurée les engagements présidentiels. Ceux-ci sont notamment des remises en cause de la politique d’Obama, comme la fermeture de Guantánamo, qui est annulée. Par ailleurs, le président américain s’est félicité d’un certain nombre de résultats économiques. Il a, par exemple, souligné la baisse du chômage dans la population afro-américaine et hispanique.

    En fait, ce sont les commentaires, et particulièrement ceux des médias français, qui sont intéressants, car ils trahissent le clivage essentiel qui parcourt le monde, entre une gauche intellectuelle bouffie de suffisance et une droite populiste qui s’appuie sur le bon sens.

    Libération, par exemple, a libéré sans vergogne ses préjugés. Un article nombriliste retrace la réaction d’un bar californien. S’y réunissaient les démocrates de l’endroit pour subir le discours présidentiel. Le but était de descendre Trump. En fait, le résultat, c’est, par un effet de miroir, une excellente caricature du milieu. Méprisant, dénué du moindre souci d’objectivité, il n’écoute rien mais tourne en rond sur ses sujets obsessionnels que l’Américain moyen ne partage pas : le réchauffement climatique et l’accueil de l’immigration.

    Il reproche à Trump d’être nationaliste, religieux et militariste, comme si ce qui sauvait l’Amérique n’était pas précisément son patriotisme et sa religiosité, sans quoi elle ne serait plus qu’un vaste marché de consommateurs hédonistes.

    L’aveuglement prétentieux est vraiment la caractéristique principale de la gauche dite progressiste, et mondialiste. Elle possède la vérité. Que celle-ci soit démentie jour après jour ne l’atteint pas là où elle est perchée. Le bilan d’Obama, c’est le chaos arabe, c’est l’Afghanistan en proie aux attentats quotidiens, c’est un monde plus dangereux que jamais entre terrorisme islamique et terreur nucléaire nord-coréenne, mais lui était un bon président. 

    Plus vicieux, Le Monde distille l’information en sauvegardant sa façade d’objectivité mais en « décodant », c’est-à-dire de manière à amener le lecteur à se dire : globalement, Trump ment et est un mauvais président, mais mon journal a quand même relevé quelques faits positifs, et il est donc objectif.

    La ligne de l’article est simple : certes, Trump n’a pas dit de bêtises, mais il s’est arrogé des résultats sur le plan économique ou militaire qui ne sont que les conséquences des initiatives de son prédécesseur : la baisse du chômage ou l’effondrement de l’État islamique. Il a aussi formulé des critiques envers celui-ci qui n’étaient pas fondées. Il a, enfin, lancé des demi-vérités, comme son annonce d’une baisse d’impôts record, alors que celle-ci est plus faible que celle de Reagan. Il serait facile, à notre tour, de rectifier la désinformation des « décodeurs ». L’expansion de l’État islamique en Irak a bien été rendue possible par le retrait américain, d’une totale irresponsabilité, programmé par Obama. L’écrasement de l’État islamique en Syrie a été obtenu par la convergence de l’offensive syro-russo-iranienne et de l’attaque des Kurdes, appuyés et armés par les Américains, engagés plus fortement depuis l’arrivée de Trump.

    Les Échos, à la pointe du combat mondialiste, ont pointé la faille : Trump a divisé. Les démocrates ne le soutiennent pas ! Quelle perspicacité ! Toutefois, le quotidien relève deux points qui montrent que Trump sait percevoir des évidences que les autruches progressistes se cachent : le terrible retard pris dans l’entretien et la réalisation des infrastructures du pays et le lien entre l’immigration et la délinquance. Cette vérité est un tabou. C’est la ligne rouge du politiquement correct, et il y a même des pays où la justice peut sévir contre les xénophobes qui brandiraient cette vérité aussi fâcheuse qu’incontestable. Merci à Donald Trump de la dire.

    http://www.bvoltaire.fr/desinformation-medias-francais-preuve-trump/

  • Les deux accusations contre Charles Maurras sont-elles justes ?

    6a00d83451619c69e201b8d2d5dd1b970c-800wi.jpgDans Minute, Eric Letty revient sur les deux accusations portées à l'encontre de Charles Maurras :

    "La première porte sur la période de la Deuxième Guerre mondiale, la plus commode à exploiter : depuis 1945, le chef de l’Action française est convaincu d’intelligences avec l’ennemi, ce qui a été le motif de sa condamnation. La deuxième accusation, celle d’antisémitisme, figure aussi dans les débats du procès, mais elle a résonné avec une importance accrue depuis les années 1970."

    Et il récuse ces chefs d'accusation :

    "Pour savoir en effet de quoi on parle, il faut comprendre que cet antisémitisme se retrouve aussi bien chez les penseurs et les écrivains classés à droite (Drumont, Barrès, Bernanos...) qu’à gauche (Marx, Bakounine, Proudhon, Blanqui, entre autres...). Nombre d’entre eux – surtout à gauche, mais c’est aussi le cas de Drumont – assimilaient le juif au capital et à la ploutocratie. Maurras, lui, les inclut, avec les francs-maçons, les protestants et les métèques (au sens grec du terme, l’étranger usurpant les droits du citoyen) dans les « quatre Etats confédérés » – nous parlerions aujourd’hui de lobbies –, qui, selon lui, faisaient primer leurs propres intérêts sur l’intérêt national. Il s’agissait donc d’Etats dans l’Etat, dont il ne condamnait d’ailleurs pas absolument le principe (« la vieille France, qui en était toute pétrie, ne s’en portait pas plus mal, au contraire », écrivait-il), mais que le défaut d’autorité du pouvoir en République rendait nuisibles : il en irait autrement dans une monarchie décentralisée, estimait-il, où l’indépendance du gouvernement serait mieux assurée et l’organisation sociale bâtie sur les communautés naturelles.

    Il ne s’agit donc pas d’une question raciale. En témoigne, par exemple, l’article publié dans « l’Action française » du 28 octobre 1918 sous le titre « Un héros Juif d’Action française », dans lequel il rendait hommage au jeune écrivain Pierre David, mort au champ d’honneur.

    La deuxième accusation a plus spécialement trait à l’attitude de Maurras pendant l’Occupation et à son soutien indéfectible au maréchal Pétain. Lors de son procès, en janvier 1945, le vieux lutteur arborait encore la francisque au revers de son veston. Comme l’écrit Olivier Dard, professeur d’histoire à l’université Paris-IV Sorbonne, dans le numéro précité de « Nouvelle Ecole », « après la Libération, Maurras se verra accusé d’avoir été le mauvais génie de Vichy », son influence étant exagérée à dessein. Après avoir salué l’élection du maréchal Pétain comme une « divine surprise » dans le désastre (ses détracteurs ont voulu faire croire qu’il qualifiait ainsi la défaite elle-même !), il préconisa en réalité la politique de la « France seule » : ne prendre en compte que l’intérêt français pour préparer les conditions du relèvement.

    Maurras était par ailleurs d’un anti-germanisme qui a parfois été jugé outrancier, mais procédait d’une hostilité à l’égard de l’Allemagne confortée par les défaites de 1870 et 1940 et la tuerie de la Grande Guerre. En juin 1943, il figurait sur la liste dressée par les Allemands des quatorze personnes à arrêter en cas de débarquement anglo-saxon.

    Sans obéir à sa consigne, une partie de la droite au sein de laquelle se recrutèrent les premiers résistants, comme Me Jean-Baptiste Biaggi ou Alain Griotteray, n’en était pas moins maurrassienne. Le colonel Rémy, compagnon de la Libération, a écrit à propos de son engagement : « Si, laissant derrière moi ce qui m’était par-dessus tout cher au monde, je n’avais pas le sentiment d’abandonner les êtres que j’aimais, et tout au contraire la certitude d’aller les défendre avec la forme d’existence qui fait notre raison de vivre, c’est que j’étais de ces Français à qui l’enseignement de Charles Maurras avait rendu “la fierté de leur tradition“ ».

    A l’inverse, sa germanophobie le faisait considérer par les « collaborationnistes », souvent issus de la gauche, comme leur pire adversaire. L’histoire de France, et tout autant celle des idées, n’est jamais aussi simpliste qu’on se plaît aujourd’hui à le faire croire par paresse ou par mauvaise foi."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • L'imposture des Etats Généraux de la bioéthique

    6a00d83451619c69e201bb09eee433970d-120wi.jpgAnne Lorne, conseillère régionale LR à la région Rhône-Alpes, participait ce soir à une réunion des Etats-Généraux de la bioéthique. Sur Twitter, elle dénonce :

    "A quoi sert ce cirque? C’est une stratégie pour le Gouvernement de dire : on a débattu et on fait passer la loi. Sauf que ici ce soir : aucun débat, questions biaisées, postulat de la loi déjà engagé, animateur débordé, salle largement opposée et donc brimée... Mais c’est une blague! L’animateur martèle que le législateur n’a pas d’avis, qu’il attend NOTRE avis. Mais dans la salle, 80% des gens ne sont pas contents de la tournure des débats et la majorité sont contre la PMA et ne peuvent s’exprimer! L'animateur ne cesse de parler une novlangue insupportable, « démocratie participative en éthique »??? Et d’assurer que rien n’est décidé! quand je parle de l’avis du CCNE il répond « peut-être mais rien n’est tranché ». On se moque littéralement de nous."

    Ce témoignage n'est pas isolé. 

    6a00d83451619c69e201b8d2d5db29970c-120wi.jpgÀ Angers, Barbara Mazières constate également que les débats sont verrouillés. Alors que, dans la plupart des cas, l'ensemble des personnes qui assiste aux réunion est hostile à la révision des lois de bioéthiques.

    "L'opposition forte de la salle est claire et nette. Oui nous sommes très majoritairement contre. Mais quand les questions sont cadrées, orientées, j'appelle ce genre de débat une fumisterie! Ne vous laissez pas abuser."

    Si vous avez d'autres témoignages, n'hésitez pas à me les faire parvenir.

    Sur Boulevard Voltaire, Rémy Mahoudeaux s'étonne que le questionnaire établi par l’Espace de réflexion éthique du Poitou–Charentes présente des questions réponses orientées. Par exemple sur l'euthanasie :

    « 13 – Pensez-vous que la loi actuelle sur la fin de vie est suffisante ?

    – Oui
    – Non
    – Je ne connais pas assez la loi pour me prononcer

    Sinon, pensez-vous au contraire qu’il faille aussi autoriser : le suicide assisté, c’est-à-dire la possibilité pour un tiers de délivrer un produit létal permettant à celui qui le souhaite de mettre fin à ses jours.
    Ou l’euthanasie, c’est-à-dire la possibilité pour un patient souffrant d’une maladie incurable de demander à un médecin de mettre fin à ses jours. Choisissez une des réponses suivantes :

    – Je suis favorable au suicide assisté
    – Je suis favorable à l’euthanasie

    Quelle que soit votre réponse, pourriez-vous argumenter en quelques mots votre position ? »

    Et sinon vous voulez mourir d'une balle dans la tête ou au couteau de cuisine ? On reconnaît là les vieilles recettes de contrôle des foules...

    Comme celle-ci :

    Tintin-pays-soviets-vote

    Ou celle-là : 

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     par Michel Janva 

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/01/limposture-des-etats-g%C3%A9n%C3%A9raux-de-la-bio%C3%A9thique.html

  • Manifestations en Allemagne suite au meurtre d’une jeune fille par un immigré afghan

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    Dimanche dernier de nombreux manifestants ont protesté à Kandel en Allemagne, suite au meurtre d’une jeune fille fin décembre. Celle-ci avait été tuée par son ex petit ami, immigré illégal venant d’Afghanistan, apparemment lui aussi mineur. Suite à leur séparation celui-ci s’était montré menaçant envers la jeune fille au point que celle ci et sa famille en viennent à demander de l’aide à police locale. Cela n’a pas empêché l’adolescente de se faire poignarder deux semaines plus tard par l’afghan.

    Alors que des faits similaires agitent l’Allemagne depuis plusieurs mois, les allemands sont de plus en plus nombreux à enfin s’élever contre la politique migratoire insensée de leurs dirigeants.

    Le dernier accord en date pris par la chancelière avec ses prétendus opposants sociaux démocrates censé limiter le nombre de demandeurs d’asile à 220000 par an, ne les satisfera sans doute pas.

  • La PMA a fait sortir du bois des personnes qui ne s’étaient pas exprimées contre la loi Taubira

    6a00d83451619c69e201b8d2d58536970c-800wi.pngTémoignage désabusé d'une militante LGBT à qui il est demandé si elle croit à l'élargissement de la fabrication d'enfants en éprouvette :

    "Moi, sur cette question de la PMA, je ne crois plus à rien. On nous a tellement baladées qu’il est impossible d’avoir confiance dans la parole politique sur ce sujet. Mais je redoute que nos adversaires soient plus nombreux et les débats plus violents encore. C’est cela qui me préoccupe vraiment. La PMA a fait sortir du bois des personnes qui ne s’étaient pas exprimées contre le mariage pour tous : par exemple la rédaction de Charlie Hebdo, Michel Onfray ou des gens qui ne sont pas nécessairement pro-Manif Pour Tous. Ceux-là voient avec terreur se profiler ce qu’ils perçoivent comme la disparition de la figure paternelle. Ce sujet soulève d’autres questions que celui du mariage pour tous, et d’abord celle-ci, qui semble effrayer beaucoup de monde : «qui sont ces femmes qui prétendent vivre leur vie sans les hommes ?».

    Plus globalement, on constate une absence totale de conviction profonde en faveur de la PMA pour toutes au sein de la classe politique française. Le gouvernement actuel, comme ceux de François Hollande d’ailleurs, se montre extrêmement timoré et mal à l’aise sur cette question. Au moment des débats sur le mariage pour tous, il a fallu attendre fin janvier 2013 pour que s’exprime enfin une parole politique enthousiaste et favorable à la PMA, celle de Christiane Taubira.

    En France, très peu de responsables politiques osent afficher leur soutien à la PMA pour toutes et j’y vois la conséquence d’un vieux fond de lesbophobie. Il y a heureusement des exceptions, comme Laurence Vanceunebrock-Mialon (députée LREM de la 2ème circonscription de l’Allier, NdlR). [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • SCANDALE DARMANIN ET AFFAIRE THÉO : « SELON QUE VOUS SEREZ PUISSANT OU MISÉRABLE… »

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    Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics d’Édouard Philippe, est aujourd’hui dans la tourmente.

    Visé par une enquête préliminaire pour viol sur des faits qui remonteraient à 2009, alors que l’homme politique était un membre influent de l’UMP. C’est justement en usant de cette influence qu’il aurait, à cette époque, sollicité des faveurs sexuelles auprès d’une femme qui lui demandait d’intervenir pour supprimer une condamnation pénale de son casier judiciaire.

    À ce jour, Darmanin semble bénéficier du soutien du gouvernement tout entier. Et les demandes répétées de démission qui émanent de nombreuses personnalités et organisations paraissent vouées à l’échec. Pour combien de temps encore ?

    Le hasard faisant parfois bien les choses, une autre affaire ressort ces jours-ci dans les médias. En effet, une vidéo relative à l’interpellation de Théodore L., surnommé « Théo », ayant fuité dans la presse, de nouvelles interrogations surgissent sur ce fait divers que d’aucuns, politiques ou journalistes, sans doute bien intentionnés, n’avaient pas hésité à qualifier de « symbole des violences policières ». 

    Nous savons tous ce qu’il advint des quatre policiers mis en cause. Ils furent suspendus de leurs fonctions et mis en examen pour violences volontaires en réunion pour trois d’entre eux, et pour viol aggravé en ce qui concerne le quatrième. À ce jour, trois des policiers viennent d’être réintégrés. Quant au dernier, il reste suspendu dans l’attente d’une décision de justice.

    À l’époque, les fonctionnaires de police, comme c’est le plus souvent le cas, furent lâchés aux chiens. Le ministre de l’Intérieur du moment, Bernard Cazeneuve, demandant la plus grande fermeté à l’encontre des fonctionnaires concernés, avant même de connaître quoi que ce soit du dossier. Mais le pompon revint à n’en pas douter à François Hollande, qui se fit photographier au chevet de ce pauvre Théo, n’hésitant pas, lui non plus, à louer ses grandes qualités humaines. Dans les semaines qui allaient suivre, la presse allait nous permettre de découvrir cette famille d’Aulnay-sous-Bois, ainsi que les malversations financières dont elle s’était rendue coupable. Le chiffre de 678.000 euros détournés avait été avancé, et le parquet de Bobigny avait ouvert une enquête financière.

    Bien entendu, seuls les esprits chagrins feront la relation entre ces deux affaires. Et pourtant… Dans le premier cas, nous assistons au lâchage en règle de quatre policiers qui tentaient de faire régner l’ordre dans un quartier difficile où l’on sait, depuis maintenant longtemps, qu’aucune intervention des forces de l’ordre ne peut plus se dérouler de manière pacifique. La pègre qui y règne en maître n’hésitant pas, forte des soutiens dont elle profite au nom de la « paix sociale », à s’en prendre physiquement à tout ce qui représente l’autorité publique. Il est, d’ailleurs, miraculeux que des policiers ou des gendarmes s’aventurent encore dans ces zones de non-droit !

    De l’autre, nous avons un homme politique, membre d’un gouvernement en place, qui, grâce à l’impunité de fait dont il bénéficie, se prétend, comme c’est son droit en vertu de la présomption d’innocence, par la voix de son avocat, « victime d’une vaste manipulation ». Peut-être est-ce le cas. Peut-être pas.

    Quoi qu’il en soit, ces deux faits divers remettent au goût du jour les propos de La Fontaine, qui écrivait en son temps : « Selon que vous serez puissant ou misérable,/Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Et si, de « l’esprit de Charlie », nous revenions plutôt à « l’esprit des Lumières » ?

    http://www.bvoltaire.fr/scandale-darmanin-affaire-theo-selon-serez-puissant-miserable/

  • L’Europe de l’Est écrit l’histoire, par Ivan Rioufol

    Le petit monde fortuné de Davos, qui s’est donné rendez-vous pour l’année prochaine avec la certitude d’être au cœur de l’histoire, ferait bien de descendre sur terre. Le “populisme”, que les puissants s’honorent de dénoncer, est une marée qui monte plus inexorablement que les actuelles inondations. Dimanche, les Tchèques ont réélu leur “Trump européen” en la personne de Milos Zeman. Il a fait de la lutte contre l’immigration son principal combat. Comme le rappelle Le Figaro de ce lundi, Zeman qualifie l’afflux de migrants en Europe “d’invasion organisée” et de “bouillon de culture” propice à des attaques terroristes. Les gens, visiblement, comprennent ce qu’il dit. Il suffit par exemple de constater l’état de la Suède, qui s’est ouverte depuis longtemps à un multiculturalisme qui se voulait exemplaire, pour convenir des désastres produits par l’arrivée massive de cultures différentes : le pays est en proie à une insécurité inédite (Le Figaro, samedi). 40% des policiers suédois sont exposés à des violences ou à des menaces. Les viols explosent. Un quart de la population affirme être affecté dans sa qualité de vie. Bref les odes à la mondialisation, repris ces derniers jours au Forum économique de Davos, ne font rêver qu’une caste de privilégiés. Ceux-ci voient en Emmanuel Macron son enfant prodige. “France is back !”, a d’ailleurs lancé le président français devant une assemblée conquise. En réalité, ni Macron ni ses dévots ne voient rien des mouvements tectoniques qui sont en train de bouleverser les équilibres européens.

    L’histoire s’écrit à l’Est. Elle s’élabore loin des médias, dans ces pays détestés par la caste mondialiste, par l’Union européenne et par le chef de l’Etat français. Dernièrement, Macron n’a pas ménagé ses attaques contre la Pologne. Elle sait pourtant de quoi elle parle, elle qui a combattu jadis l’invasion ottomane puis le totalitarisme communiste : des expériences qui laissent l’esprit en alerte devant les dangers futurs. Quand Trump est venu en juillet à Varsovie pour déclarer aux Polonais : “Vous êtes l’âme de l’Europe” (bloc-notes du 14 juillet 2017), les médias français ont négligé l’évènement. A tort. Comme le soutient le spécialiste Tony Corn dans la dernière livraison de la revue Le Débat, “Washington va s’investir massivement (politiquement, militairement et économiquement)” dans le club dit de L’initiative des trois mers (Baltique-Adriatique-Mer Noire), qui comprend douze pays membre de l’UE (les quatre pays du Visegrad plus l’Autriche, la Slovénie et la Croatie, ainsi que les trois pays baltes, la Roumanie et la Bulgarie). Selon Corn, “l’Amérique va promouvoir le rôle régional de la Pologne et de la Roumanie, deux pays qui sont considérés comme les alliés européens les plus fiables”. A Davos, l’assemblée huppée a applaudi mollement, vendredi, le président américain et ses manières de plouc. Ces économiquement snobs feraient pourtant bien de méditer le conseil de Trump, de ne “pas oublier les gens” et de “répondre aux voix des oubliés”. C’est le peuple qui fait l’histoire.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 29 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • L'idéologie égalitaire

    L'idéologie du progrès est le socle de l'idéologie oligarchique. L'idéologie égalitaire est l'éthique, si l'on peut dire, que l'oligarchie met en avant pour justifier son pouvoir. L'oligarchie ne prétend pas qu'apporter le bien-être (idéologie du progrès) mais elle prétend l'accorder à tous, de façon le plus semblable possible. Sur ce sujet aussi, c'est sans doute Nietzsche qui a vu le plus clair. Il appelle les prêtres de l'égalitarisme, "les tarentules", c'est-à-dire des araignées venimeuses animées par l'esprit d'envie, de jalousie et de vengeance. 
         L'idéologie de l'égalitarisme cherche à se donner un aspect scientifique à l'aide des statistiques. Il s'agit de débusquer les "inégalités" pour mettre en place la "parité" (hommes-femmes), l'égalité des droits (des homosexuels par exemple) et la discrimination positive (privilèges accordés aux minorités ethniques). Ces politiques de création de privilèges catégoriels aboutissent à détruire les principes généraux du droit sur lesquels se fondent nos libertés. 
         J'ai eu autrefois une conversation intéressante à ce sujet avec le professeur Milton Friedman, prix Nobel d'économie, aujourd'hui décédé. Il me disait : "je vous plains d'habiter en France, dans un pays où des lois briment la liberté d'expression." Je lui disais qu'il n'y avait pas que les lois et mais une pratique des médias qui revient à la censure. Mais il précisait : "je suis juif. En tant qu'attaché aux libertés, j'affirme qu'on a le droit de ne pas aimer les juifs, ou les chrétiens, ou toute sorte de catégorie d'homme. Mais le code pénal suffit à me protéger et je suis contre les lois qui protègent des catégories particulières. Il suffit que l'opinion change pour que ces lois s'inversent et c'est dangereux." Je lui répondis de dire cela sur les médias français. "Ah non ! me dit-il ; j'aime venir en France et si je fais cela, je ne serai plus invité !"
         L'égalitarisme se retourne contre l'égalité des droits, base de notre système juridique. Il se retourne notamment contre les libertés économiques. Car la liberté débouche nécessairement sur des inégalités dues à l'efficacité différente des uns et des autres. Il serait intéressant connaître combien nous perdons en points de croissance économique chaque année à cause du fisc et des réglementations égalitaires. Le prix Nobel d'économie Friedrich von Hayek disait que cet égalitarisme n'est pas d'origine populaire. En effet, les pays qui ont la démocratie directe comme la Suisse et les États-Unis ne sont pas particulièrement égalitaristes. C'est le système combiné des lobbies politiques, culturels et syndicaux qui est le moteur qui propage l'égalitarisme en flattant les clientèles particulières
         A la limite, l'égalitarisme peut devenir meurtrier : on se souvient du slogan des Babouvistes sous la Révolution française : "les p'tits, on les mettra sur l'escabeau, les grands on leur coup'ra l'ciboulot ! Y faut qu'tout l'monde y soient égaux !" Les mêmes disaient : "périssent les sciences et les arts pourvu que nous ayons l'égalité réelle !" En fait, l'égalitarisme se pare de sentimentalisme égalitaire, alors que né de la haine, à travers la jalousie et la vengeance, il conduit toujours à la destruction. 
         Il y a dans Essais et Conférences de Heidegger un passage intéressant sur l'identité (das Selbe ; le même) et l'égalité (das Gleiche). L'identité rassemble à travers les différences, donc respecte les libertés. L'égalité disperse dans une égalité fade qui n'accepte pas les différences. C'est pourquoi le principe d'identité doit avoir la primeur sur le principe d'égalité. On en est loin !
    Yvan Blot, L'oligarchie au pouvoir

  • Grand remplacement : complot, fantasme ou réalité ?

    Face à l’immigration, les Français semblent de plus en plus nombreux à croire à une substitution de population. Mais le « Grand remplacement » et son inventeur, l’écrivain Renaud Camus, sont voués aux gémonies. À tort ou à raison ?

    Le chroniqueur Edouard Chanot donne son avis.

  • Les intox des Femen

    6a00d83451619c69e201bb09ee0ae6970d-800wi.pngOlivier Goujon, journaliste indépendant depuis 20 ans, auteur de 500 reportages dans 160 pays, sur des sujets aussi divers que les derniers trappeurs du Canada, les vendeurs d’argent en Somalie, la féminité en Iran, les particularismes kurdes… vient de publier un ouvrage sur les Femen. Il explique à... la Fédération Nationale de la Libre pensée :

    "C’est l’arrivée en France d’Inna qui change la donne pour toujours. Inna arrive à Paris le 21 août 2012. Elle a, dit-elle, fui dans l’urgence, des hommes armés qui forçaient la porte de son appartement. Elle choisit la France car le mouvement y possède déjà une branche, fondée par Safia Lebdi quelques mois auparavant.

    Le récit de son “évasion” est invérifiable, plein d’incohérences, et se heurte frontalement aux témoignages de ses ex-compagnes de révolte. Je le démonte point par point dans le livre en refaisant son parcours. Mais ce récit est bien vite porté par ses nouvelles amies françaises, à commencer par Caroline Fourestqui multiplie les interventions médiatiques et écrit un livre plein d’approximations, d’oublis et de contre-vérités pour expliquer l’arrivée d’Inna et justifier que les autres restent en Ukraine. Elle prétend par exemple qu’Inna “devait” s’échapper, car elle était poursuivie pour avoir tronçonné une croix chétienne.

    Elle oublie de dire que les 3 autres tirent sur les haubans pour abattre la croix. Au regard de la loi ukrainienne, les 4 sont également coupables et rien ne justifie l’accueil d’Inna plutôt que celui des autres. La diplomatie française était d’ailleurs d’accord pour accueillir les 4. Je renvoie au livre pour comprendre comment Caroline Fourest explique à Sacha et Oxana qu’elles ne pourront pas être accueillies alors que la France regarderait d’un bon oeil l’arrivée d’Inna. Sacha et Oxana vont rentrer en Ukraine et continuer de se battre dans des conditions terrifiantes. Elles seront enlevées par les services secrets, battues, accusées de terrorisme tout en continuant de financer – c’est hallucinant de cynisme - la vie quotidienne d’Inna à Paris en vendant des objets dérivés Femen. Au bout d’un an, à la fin de l’été 2013, Sacha et Oxana se réfugient elles aussi en France, exténuées, pauvres, amaigries, Oxana s’est cassé les deux poignets en fuyant… Elles ignorent que le plus dur commence.

    C’est-à-dire ?

    Inna Shevchenko, la leader actuelle, et Caroline Fourest, vont instrumentaliser Femen France contre Sacha et Oxana. La raison est la même qui présidait au refus de les voir rester en 2012: Inna veut être seule à la tête de Femen, c’est pour cela qu’elle a organisé son “évasion” l’année précédente. Caroline Fourest, elle, veut utiliser Femen à son profit politique, or cet objectif sera beaucoup plus difficile à atteindre si le mouvement est dirigé en France par Sacha et Oxana, qui sont bien plus légitimes qu’Inna. Caroline Fourest s’inventera un prétexte romantique en prétendant être tombée amoureuse d’Inna. Je ne sonde pas les coeurs et les reins, mais je dis que c’est un prétexte. J’explique pourquoi dans le livre. De son côté, Anna décide de rentrer dans le rang en Ukraine. Elle travaille aujourd’hui dans… la communication politique. C’est une défaite de plus pour le mouvement. [...]

    Les médias ont-ils une responsabilité dans la “trahison” que vous évoquez?

    Enorme. Les réseaux de Caroline Fourest, mis au service d’Inna Shevchenko, vont être d’une efficacité redoutable. Je donne de nombreux exemples dans le livre: l’affaire du timbre Marianne, le faux attentat incendiaire du Lavoir Moderne,  l’attaque du théâtre... Toutes manipulations au service du pouvoir d’Inna! [...]

    Par ailleurs, il y a, oui, de la connivence, et comment ! Le livre de Caroline Fourest en fait même état impunément : embarquée par la police dans une manif, c’est Valls, ministre de l’Intérieur qui s’inquiète de sa situation ! Plus loin elle se vante de sa relation privilégiée avec la Présidence, puis de ses contacts avec le ministère pour qu’Inna obtienne ses papiers (et de fait Inna obtient le statut de réfugié politique en 49 jours, record battu ! Les autres mettront 400 jours !) [...]

    Michel Janva

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