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lobby - Page 1857

  • C’est pas pour rire

    Marseillaise entonnée à l’assemblée (une première depuis 1918 !); discours martial  et républicain sur le  vivre ensemble  de Manuel Valls, ovationné  debout par les députés; Najat Vallaud-Belkacem applaudit par les mêmes pour le simple fait d’avoir (enfin!!!) réclamé le retour d’un peu d’autorité à l’école et pour n’avoir pu nier  les centaines d’incidents qui ont émaillé dans les établissements scolaires pluriels la minute de silence en mémoire des vicitmes des attentats;  François Hollande exaltant la « fierté d’être Français » et sa « fierté » devant la mobilisation de nos compatriotes …Le chef de l’Etat, la majorité, et plus largement les partis du Système, c’est dans l’ordre des choses,   vont tenter de surfer le plus longtemps possible la vague de l’unité. Il s’agit de  faire oublier leurs échecs, leurs  responsabilités, leurs turpitudes…et d’essayer de re-ghettoïser le FN, de le maintenir « à distance » de cette concorde nationale. Il est tout aussi logique, dans ce contexte de réflexe régimiste qui suit généralement une attaque majeure, une tentative de déstabilisation de notre pays , que le Premier ministre ait enregistré une progression de sa cote de popularité (41%, + 7 points) dans le  dernier  sondage TNS Sofres/Figaro Magazine. Pour les mêmes raisons, le « premier flic de France », le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, gagne 12 points et François Hollande 5. La gestion de la crise par  ce triumvirat  est saluée par plus de 80% des Français dans le sondage Harris Interactive publié également mardi. Pour autant,  il n’y aura pas de miracle à attendre  pour l’exécutif,  dans notre pays, plongé dans une crise profonde, multiforme dont le pire est certainement à venir. Ainsi selon un sondage CSA pour BFMTV,  pour 67% des personnes interrogées, les attentats de la semaine dernière  n’ont rien changé à l’image (mauvaise)  qu’ils avaient du chef de l’Etat.

    Florian Philippot, l’a dit, étant « un des responsables de la situation actuelle, avec ses camarades de l’UMPS, Valls ne mérit(ait) (hier à l’assemblée)  aucun applaudissement». Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay,  était tout  aussi fondé à relever  que  «Valls fait son numéro. L’UMP applaudit. Rien de nouveau à l’horizon: maintien de Schengen, immigration massive, laxisme judiciaire».

     Les actes terroristes sanglants de la semaine dernière vont être utilisés jusqu’a la corde nous l’avons dit,  pour tenter de marginaliser le FN qui a eu le grand tort de ne pas avoir trompé les Français, d’avoir prévenu depuis plus de trente ans des conséquences  des politiques menées par la droite et la gauche au pouvoir . Cela n’a pas empêché d’ores et déjà   le  Front National  d’ enregistrer  ces derniers jours  une vague  record d’adhésion…

     Bruno Gollnisch le notait dans Présent et le souligne de nouveau dans son entretien vidéo  depuis le Parlement européen mise en ligne hier sur notre blogue,   l’un des « objectifs » de la manifestation de  dimanche était de « préparer à une union sacrée de nature à contrer la montée du Front National ».

     Ancien responsable de l’officine antinationale SOS racisme, député PS, Malek Boutih en en fait l’aveu implicite. Dans un entretien accordé au site du Point, il  déroule  les éléments de langage qui seront ceux de la campagne anti FN de ces prochains mois.

     «  Je ne crois pas à l’automaticité de la montée du FN dit-il. Au contraire, le drame que nous venons de vivre vient complètement perturber sa conquête politique. Elle (Marine, NDLR) avait son plan. Et, en quelques heures, elle a dû décider si elle se joignait à la marche républicaine ou pas. Première erreur : elle a refusé de défiler à Paris. C’est qu’elle n’a pas compris ce qui se passait. Elle n’a pas mesuré le sursaut républicain, ce besoin d’être ensemble et de se parler. Marine Le Pen a commis une erreur stratégique à un moment où les Français sont attentifs à la moindre fausse note politique. Sa faute est lourde, car elle survient à un moment historique. Par son attitude, elle a démontré qu’elle n’avait pas encore la dimension de son ambition. Et elle commet une deuxième faute en préférant défiler en province, brouillant ainsi son message initial… Hollande n’est pas tombé dans le piège de la division. Il l’a reçue à l’Élysée. Elle va ramer maintenant… ».

     Une grille le lecture dont M. Boutih ne paraît pas pourtant si convaincu puisqu’il confesse quelques lignes plus bas, juste avant de tresser des lauriers à Sarkozy pour son antifascisme, son angoisse de ne pas voir se vœux se réaliser : «L’esprit des Français est disponible à une offre politique nouvelle, à nous d’être à la hauteur. Et si la classe politique actuelle n’apporte pas les réponses, c’est le FN qui le fera »…

     Sociologue, politologue, spécialiste es FN, Sylvain Crépon douche plus lucidement les espoirs antifrontistes de l’UMPS dans l’entretien accordé au site du Nouvel Obs.  « Passés la sidération dit-il, le deuil et les réflexions sur ce qu’il s’est passé, le FN va revenir à ses thématiques et récupérer ses électeurs. Si les élections avaient lieu demain, peut-être que François Hollande ferait un meilleur score mais je ne pense pas que ça aura d’incidence (…).La symbolique et la concorde nationale ne nuisent pas au Front National ».

    Lui nuisent d’autant moins ajouterons nous, que les Français qui sont descendus dans la rue ne l’ont pas fait tant pour défendre la ligne éditoriale de Charlie hebdo  que pour dire ni non au chantage du terrorisme islamiste et oui à la liberté  d’expression. Ce sont ces dernières raisons qui ont conduit nos compatriotes à se ruer sur le nouveau numéro de Charlie mis en kiosque mercredi pour, à travers cet achat,  manifester symboliquement  leur résistance à l’agression .

     Mais pour faire de la liberté d’expression  un bien commun, il convient de parler le même langage,  de partager peu ou prou la même vision du monde. Et c’est là toute la difficulté dans une France à laquelle les belles âmes antiracistes, cosmopolites, immigrationnistes, internationalistes refusent  son identité helléno-chrétienne,  mais qu’elles veulent  « pluriculturelle » et « métissée ».  Mots magiques, mantras répétés sur tous les tons comme un gage de progrès et d’avenir indépassable. Dans les faits, une France  qui ne parvient plus à assimiler des populations  immigrées trop nombreuses,  en voie de babélisation, multiconflictuelle,  dont les communautés ne partagent pas (plus) forcement les mêmes valeurs, les mêmes repères mais que les dogmes  républicains, la laïcité,  sont censés réunir, fédérer.

     Pour autant,  aujourd’hui, c’est la doxa libérale-libertaire célébrée au sein de notre république post soixante-huitarde, largement responsable du déclin français, qui  heurte la sensibilité, l’intelligence, le bon sens de très nombreux Français. Elle  est d’ailleurs  encore plus  largement inaudible et /ou choquante pour une large partie de l’humanité…que «nous» avons invité à venir s’installer et vivre  chez nous.

     RFI a interrogé à travers le monde des personnes afin qu’elles réagissent  à la sortie de Charlie Hebdo dans les kiosques et à sa Une mettant en scène le prophète. La réponse d’un étudiant malien, mise en ligne sur le site de cette radio,  résume assez bien un jugement très répandu dans les pays musulmans: «Je condamne ce qui s’est passé. On ne doit pas aller assassiner des innocents parce qu’ils ont fait des dessins. Mais d’un autre côté, ce n’est pas bon, dans la religion musulmane, que les gens fassent des caricatures du prophète Mahomet. Ça heurte les sensibilités. Il faut aussi respecter, parce que la liberté d’expression a aussi ses limites. »

     Des « limites» ou plus exactement d’absence de limites, il était question dans la chronique qu’Eric Zemmour a consacrée jeudi 8  janvier  sur RTL à la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo. Il y voyait la fin d’un cycle,  « notre 11 septembre »,  l’acte de décès de « la parenthèse enchantée » dixit Françoise Giroud, «née en 68 ». «Charlie Hebdo symbolisait cette volonté farouche d’oublier le tragique de l’Histoire, incarnait l’esprit pacifique,  l’utopie libertaire, désireuse de s’affranchir de toutes les contraintes, de repousser  toutes les limites ». «Depuis quarante ans on n’avait  pas refermé cette parenthèse,  quitte à prendre tous les risques, à entretenir toutes les illusions, a refuser tous les  avertissements, a brûler tous les prophètes… ».

     Egalement journaliste, écrivain et essayiste, Jean-Michel Vernochet,  sur Kontre Kulture,  poursuivait la réflexion  là ou Eric Zemmour s’était arrêté,  sachant que « l’esprit pacifique » de Charlie  évoqué par ce dernier était tout de même fortement à géométrie variable…

     « Faire de l’humour ce n’est pas humilier» dit-il, un constat que  le pape François a rappelé  hier aux médias qui l’interrogeait, dans l’avion qui le conduisait   aux Philippines.  La liberté d’expression est un «droit fondamental», a-t-il souligné. «Tuer au nom de Dieu est une aberration». Mais la liberté d’expression n’autorise pas tout et elle doit s’exercer «sans offenser».  «Car si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision!», a-t-il insisté.

     Or, explique M. Vernochet  «Charlie hebdo humiliait les musulmans.  Cela n’excuse en rien (cette tuerie épouvantable, NDLR)  mais il faut comprendre que parfois il y a des relations de cause à effet». Est-il nécessaire de rappeler, ouvrons ici une parenthèse, qu’au nombre des dessins parus dans l’hebdomadaire, qui concentrait quasi exclusivement ses attaques  les plus salissantes sur les catholiques, la papauté, l’islam,  celui représentant le prophéte dans une posture sexuelle avec une tête de porc? Comment cela peut-il être appréhendé, même par le croyant le plus modéré, le plus  pacifique?  Comme de l’humour potache?

     « La ligne éditoriale de Charlie avance  encore Jean-Michel Vernochet, n’était pas celle de véritables journalistes mais de  gens qui justement prêchaient la haine, creusaient la fracture sociale, entretenaient une certaine forme d’islamophobie et ce n’est pas républicain. On nous dit que Charlie hebdo n’était pas politiquement correct. Or Charlie était profondément,  absolument et totalement politiquement correct». D’où «la mobilisation» (financière notamment) de «l’Etat» au profit d’un journal soutenu par  le  « groupe Lagardère qui est une vaste entreprise commerciale privée  -supercapitaliste Arnaud Lagardère qui est déjà au nombre des mécènes du quotidien L’Humanité, NDLR-  et qui jouait sur l’obscénité et la provocation». Alors «ceci n’excuse pas cela, cela ne justifie pas cela, déplorons les morts mais attention à ceux qui veulent jouer avec le feu surtout quand les braises sont tout à fait ardentes.»

    La responsabilité et l’honneur  du Front National résident dans ce refus de hurler avec les loups et d’attiser les tensions rappelle Bruno Gollnisch. Un FN qui n’a jamais attaqué les immigrés, pas plus que leur religion, mais qui continuera à dénoncer la folle politique d’immigration et les extrémistes, de toute obédience, qui entendent s’attaquer à la France et à son âme pour en détruire  la nature et la physionomie.

    http://gollnisch.com/2015/01/16/cest-pas-pour-rire/

  • Syrie. Pourquoi l'Occident s'est trompé, de Frédéric Pichon

    Cette recension a été publiée dans le numéro 3 de Conflits. Si vous souhaitez acheter ce numéro au format numérique, rendez-vous sur la e-boutique de Conflits en cliquant ici.

     

    Tel un pavé dans la mare, la parution au printemps 2014 de ce livre coup de poing a créé un précédent. Membre fondateur de la rédaction de Conflits, auteur d’une thèse de doctorat consacrée aux chrétiens de Maaloula en Syrie, pays où il a réalisé de nombreux séjours, le géopoliticien Frédéric Pichon signe un essai coup de poing à contre courant des nombreux opus écrits à l’encre de l’émotion sur la situation en Syrie.

    L’auteur y dénonce la gestion calamiteuse du conflit syrien par les chancelleries occidentales, diplomatie française en tête. Car si Paris s’est illustrée dès le début du déclenchement de la crise en mars 2011 par son comportement extrêmement offensif, son activisme tous azimuts, mêlant indignation morale et agressivité verbale, son impuissance militaire et son attitude timorée auront les conséquences que nous connaissons. Grisé par l’euphorie médiatisée des « printemps arabes » notre pays a mis plus d’un an pour admettre et reconnaître du bout des lèvres que ses interlocuteurs de l’opposition offshore du Conseil national syrien (CNS), qu’elle s’était empressée de reconnaître en novembre 2011, ne faisaient pas le poids face au rouleau compresseur islamiste. Pis ! La France, qui ne méconnaissait pas la réalité des rapports de force au sein de cette opposition hétéroclite, n’a cessé de décourager les initiatives pacifiques émanant des opposants de l’intérieur. Agissant de concert avec ses alliés saoudiens et qatari, elle aurait en janvier 2012 tout fait pour entraver la mission des Observateurs de la Ligue arabe, misant à tort sur un renversement rapide du régime.

    La tragédie syrienne dont le pays s’est mué en champ de bataille pour les islamistes du monde entier, c’est aussi celle de la dérive nos grands médias français et d’une couverture partisane du conflit. Plus qu’un regrettable aveuglément, c’est le récit de cette faute historique d’une France rabaissée entre errements et contradictions que nous raconte Frédéric Pichon, trois ans et 150 000 morts après le déclenchement d’une guerre pour les autres.

    Syrie. Pourquoi l’Occident s’est trompé , Frédéric Pichon, Éditions du Rocher, 132 pages, 13,50 €

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Syrie-Pourquoi-l-occident-s-est

  • Poutine et la Chine face à la défaite géopolitique américaine

    Vladimir Poutine aura mis le temps mais il aura enfin compris : l’Europe occidentale le déteste et elle obéira à ses maîtres américains jusqu’à la mort.

    Une comparaison qui vaut explication : les écolos-pacifistes des années 80 disaient préférer vivre rouges que mourir. L’Europe de Bruxelles ne veut plus rien savoir et elle préfère mourir américaine plutôt que vivre libre. L’Amérique suscite toutes les fascinations, la Russie tous les dégoûts. Et cela fait longtemps que ça dure. La matrice étatsunienne est la puissance mimétique. L’Amérique est mimétique car elle détient vaguement le triple pouvoir sémiotique : les armes, les images et le dollar (le mot grec numisma qui a donné nomos, la loi). L’Europe moralement suicidée veut inconsciemment précipiter sa fin, trop dégoûtée d’elle-même et de sa vie.

    Le terrorisme islamique obtient les mêmes résultats : plus il frappe, plus nous adorons l’islam. Nous aimons celui qui bombarde ou celui qui pose la bombe. Désarmés, nous sommes désarmants de bonté.

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  • Les charlots du jour

    Exit les 17 victimes tuées par des fous d'Allah. François Hollande a affirmé que les musulmans sont dans le monde les "premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l'intolérance". Exit aussi les minorités chrétiennes persécutées dans tous les pays musulmans. François Hollande a ajouté que "l'Islam est une religon compatible avec la démocratie".

    De son côté, Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe (IMA), a déclaré que l'islam est "une religion de paix et de lumière".

    Il faudra que ces charlots nous expliquent comment des livres ne prônant ni la paix, ni la lumière, ni les bisous pullulent au sein de l'Institut du monde arabe, comme le montre l'Observatoire de l'islamisation.

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

     

  • Les éditions Oxford University Press interdisent les mots « cochon « et saucisse » afin d’éviter de contrarier les musulmans

    L’Oxford University Press – OUP, plus grande maison d’édition pédagogique au monde avec 6.000 employés- a mis en garde ses auteurs pour qu’ils n’utilisent plus les mots porcs, saucisses ou expressions rattachées au cochon dans les livres pour enfants, afin d’éviter d’offenser les Musulmans et les Juifs.

    L’existence de ces directives est apparue après un débat radiophonique sur la liberté d’expression à la suite des attentats de Paris.

    Lors d’une émission sur Radio 4 le présentateur Jim Naughtie a déclaré: « J’ai ici une lettre qui a été envoyée par l’OUP à un auteur qui écrit pour les jeunes. » « Parmi les choses interdites dans le texte de l’OUP nous avons : porcs et saucisses ou toute autre chose qui pourrait être perçu comme en relation avec du porc. »
    “Franchement si un éditeur respectable, lié à une institution académique, dit « vous devez écrire un livre dans lequel vous ne pouvez  pas parler de porcs parce que certaines personnes pourraient être offensées » c’est ridicule. C’est une blague. “

     

    Ces règles de publication ont depuis lors été ridiculisées en mettant en doute que des musulmans ou des juifs puissent être offensées par la mention des animaux de la ferme dans un livre pour enfants.

    Le député Tory Philip Davies, a déclaré : « comment diable quelqu’un peut-il trouver le mot « cochon » ou le « porc » agressif ? » « Aucun mot n’est injurieux. C’est le contexte dans lequel il est utilisé qui est offensant. »

    Un porte-parole de l’OUP a répondu : « l’engagement des Oxford University Press à sa mission d’excellence académique et pédagogique est absolue. »
    « Nos documents sont vendus dans près de 200 pays et en cela, et sans compromettre notre engagement en quelque sorte, nous encourageons certains auteurs de matériel pédagogique à tenir compte des sensibilités et des différences culturelles. »

    Article traduit de l’anglais à partir de The Telegraph.

    http://fr.novopress.info/181098/les-editions-oxford-university-press-interdisent-les-mots-cochon-saucisse-afin-deviter-contrarier-les-musulmans/#more-181098

  • Luc Ferry milite pour l’instauration de l’école pour les parents

    Le fanatique Ferry veut enseigner dès la primaire les dogmes de la religion républicaine mais également… Aux parents ! Et pour que les leçons soient bien assimilées, il souhaite l’ouverture d’écoles pour les parents !

    Voici ce que dit ce fou furieux : Pour Luc Ferry, ce qui peut être efficace c’est d’enseigner la morale républicaine dès le primaire. Et il faut, ajoute-t-il venir en aide aux parents. « Ce que nous vivons ce n’est pas la faillite de l’Education nationale, les professeurs ont juste de très grands problèmes lorsque les familles n’ont pas fait le boulot d’éducation morale». « Je suis pour la création de l’école des parents, qui sont souvent très démunis face à leurs enfants qui leurs échappent »… Et Pour Luc Ferry,  c’est à l’Education nationale de s’en charger. « On a les capacités à la faire dans le monde enseignant. »

    source

    http://www.contre-info.com/

  • Liberté d'expression : deux poids, deux mesures...

    Vincent Tournier est maître de conférence de science  politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Il réagit sur le site Atlantico à la mise en examen de Dieudonné :

    "Quelle belle occasion pour Dieudonné de se rappeler au bon souvenir du  gouvernement. Il a raison de ne pas se gêner. Tout le monde vient de  clamer son amour pour la liberté d’expression et le droit à l’humour. Il lui  suffit donc de renvoyer l’ascenseur et de dire : vous aimez ça, la liberté,  eh bien chiche ! Dieudonné joue sur du velours, surtout lorsqu’on  se souvient que, l’an dernier, la justice s’en est pris à lui avec des arguments  pour le moins étonnants (...)

    C’est tout le problème de la liberté d’expression. On veut en faire un  principe absolu, mais on oublie que cette liberté a ses limites, lesquelles sont  fixées par l’Etat en fonction des circonstances. L’an dernier, l’Etat a  considéré que Dieudonné constituait une menace pour l’ordre public parce qu’il  entraîne sur son nom une dynamique qui se nourrit de la détestation des juifs et  du système politique. La contradiction entre l’annulation des spectacles et la  proclamation de la liberté est flagrante, mais elle est logique si l’on admet  que la liberté est d’abord une notion politique. Chacun revendique la liberté  pour soi, mais pas pour ses adversaires (...)

    L’argument est toujours le même : il y a deux poids deux  mesures, donc votre liberté est hypocrite. Ce n’est pas totalement faux (...)

    De son côté, la justice est loin d’être très claire sur les  limites de la liberté d’expression. Lorsque Christiane Taubira est comparée à un  singe par une militante du Front national, la sanction est très lourde (9 mois  de prison ferme en première instance) ; mais lorsque Charlie Hebdo  compare Bruno Megret à un "petit rat", il est relaxé. Nicolas Bedos a  également été relaxé lorsqu’il a traité Marine Le Pen de "salope fascisante".  Par contre, l’assistant parlementaire d’un sénateur socialiste a été condamné  pour avoir traité Marion Maréchal-Le Pen de "salope", et on verra ce  qu’il adviendra pour Guy Bedos pour avoir utilisé le même qualificatif à l’égard  de Nadine Morano. Bref, on voit bien que la subjectivité reste très forte. Les  tribunaux tiennent manifestement compte des caractéristiques du locuteur (qui  parle ?) et du contexte (d’où parle-t-il ? à qui ? quand ?). Les intellectuels et les artistes bénéficient d’un statut particulier.Lorsque Jean Baudrillard, au lendemain des attentats du 11-Septembre,  parle de la "jubilation prodigieuse de voir détruire cette superpuissance  mondiale" (Le Monde, 2 novembre 2001), ne fait-il pas l’apologie du  terrorisme ? (...)

    Le gouvernement aura donc beaucoup de mal à répondre à Dieudonné et à ses  soutiens.

    C’est assez paradoxal parce que, finalement, la sacralisation  de Charlie Hebdo n’était nullement donnée d’avance. On a même le sentiment que  les attentats ont quelque peu forcé la main des élites, contraintes de délaisser  une stratégie qui visait plutôt à gagner les faveurs de la population musulmane,  gauche et droite confondues. Souvenons-nous en effet que, en 2006, lors  de la première affaire des caricatures, puis en 2011-2012 lorsque Charlie Hebdo  a décidé d’en remettre une couche, les hauts responsables politiques étaient  très critiques à l’égard des caricatures "

    Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Face au faux argument des "apatrides" : Retirer la citoyenneté aux gens qui nous combattent

     

    Parmi les rares écrits sauvables de Sigmund Freud, son introduction à la psychanalyse pourrait être relue à frais nouveaux, en particulier dans la définition qu'il donne de l'hystérique : c'est une personne qui souffre de réminiscences. Sa paralysie mentale découle de ce poids terrifiant d'un passé fantasmé. Les rédacteurs de la Bible en ont fait la légende de la femme de Loth, laquelle "regarda en arrière, et devint une statue de sel." (1)⇓

    La terrible connotation du mot apatride semble ainsi interdire de réfléchir au problème, radicalement nouveau pourtant, que posent à nos sociétés les volontaires pour la prétendue "guerre sainte" que mènent les fous et les criminels ralliés au Néo-Califat s'intitulant "État islamique".

    Le danger qu'ils nous posent amène bien légitimement au désir, c'est bien là le moindre mal que l'on puisse leur souhaiter, de leur retirer les citoyennetés dont ils se sont volontairement retirés. Ces gens brûlent eux-mêmes leurs passeports français.

    Or, paralysés par la peur de ressembler aux régimes totalitaires du passé, jeune-turc de 1915, bolchevik ou – pire encore du point de vue "mémoriel" – nazi, nous acceptons de baisser les bras.

    En réalité, si nous acceptions de regarder l'Histoire, en face, nous pourrions convenir que ni les Arméniens de l'empire ottoman finissant, ni les Russes blancs, mencheviks et autres prétendus koulaks, ni les Juifs, qui, tous, ont été déchus de leurs citoyennetés respectives contre leur gré ne peuvent être comparés à ceux et celles que nous appelons par commodité "djihadistes" et qui sont partis de leur propre chef.

    Les conformistes acceptent donc de proférer une ânerie quand ils répètent à l'envi qu'il "n'est pas question de créer des apatrides", que ce serait contraire aux principes [récents] de la France éternelle car "la convention de New York de 1954 interdit de rendre une personne apatride". (2)⇓

    La proclamation en juin 2014 d'un État islamique affirmant sa prétention d'exercer un Califat mondial, excusez le pléonasme, nous offre à cet égard une occasion de clarifier les choses.

    Celui qui se rallie à une telle doctrine reconnaît en effet que sa "nationalité", – au sens que la réglementation française accorde à ce mot toujours confondu avec la "citoyenneté", – c'est désormais la communauté des croyants, la Oumma qui englobe tout. (3)⇓

    Dans la rédaction actuelle du code civil, la déchéance de la nationalité est prévue par l'article 25. La dernière rédaction remonte à 1998.  En retrait par rapport aux versions antérieures, au gré de modifications incessantes, on ne saurait dire qu'elle ait été donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï.

    Citons-la tout de même : "L'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'État, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride : 1° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ; 2° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III [atteintes à l'autorité de l'État] du livre IV [crimes et délits contre la nation l'État et la paix publique] du code pénal ; 3° S'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ; 4° S'il s'est livré au profit d'un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France."

    Autrement dit, il existe dès maintenant quatre motifs de déchéance de nationalité : le terrorisme, l’espionnage, la haute trahison et l’atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation au profit d’un État étranger.

    La restriction "sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride" ne saurait s'appliquer aux gens qui, par définition, se rallient à la Oumma islamiste et à sa supposée "guerre sainte" – dirigée contre nous. Quand ils ne sont pas déjà bi-nationaux, en droit comme en fait, on doit considérer qu'ils ont acquis de ce fait la citoyenneté correspondant au camp dans lequel ils combattent.

    La procédure actuelle passe par un décret du ministère de l’Intérieur, après avis du Conseil d’État. On doit donc concevoir une doctrine-cadre fixée une fois pour toutes en relation avec la haute juridiction administrative, et des décrets subséquents du ministère de l'Intérieur constatant tout simplement cette réalité.

    On compte depuis les années 70, les statistiques du ministère de l’Intérieur recensent 21 cas, toujours à la suite d’une condamnation pour terrorisme. La guerre dans laquelle l'agression du terrorisme islamique nous a plongés portera sans doute sur des quantités bien plus considérables sans que les principes juridiques soient sensiblement modifiés. Ils seront appliqués avec la rigueur plus ferme qu'imposent les circonstances et le salut du pays.

    La Grande Bretagne est d'ores et déjà entrée dans cette voie.

    Les Romains nous l'ont appris : salus patriae suprema lex esto. La loi suprême est le salut de la patrie.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1.  Genèse 19,26
    2.  lu dans Libération, testé par de grandes marques 
    3.  sur tous ces sujets on lira avec profit les deux petits livres de Henri Lammens récemment publiés aux Éditions du Trident.
  • Il est interdit de reproduire le prophète Taubira

    En France, "on peut tout dessiner, y compris un prophète", a déclaréaujourd'hui le ministre de la Justice, Christiane Taubira.

    Enfin presque : Taubira, elle, ne peut pas être dessinée. Alors qu'il avait été relaxé, David Miège est de nouveau poursuivi en appel pour avoir osé dessiné un singe, versant une larme, au sujet duquel l'avocat déclarait :

    «Mon client porte plainte pour avoir été odieusement caricaturé en madame Taubira».

    Michel Janva