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lobby - Page 1993

  • L’Organisation des Etats Américains (OEA) a infligé une lourde défaite au lobby LGBT

    Le 6 juin s’est tenue à Asuncion au Paraguay la 44ème assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA). Lors de la conclusion des débats, le secrétaire général Jose Manuel Insulza Salina a déclaré à la dite-assemblé qu’il n’appartenait pas à l’organisation de donner des ordres ou dicter des normes visant à imposer le mariage des homosexuels. Chaque Etat devait se positionner par lui-même sur des questions de cette nature, comme il en est de l’avortement ; ceci chacun en fonction de ses propres valeurs et de sa culture.

    Certes il a été rappelé que les lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels (LGBT) ne devaient pas faire l’objet de violence et de discriminations en raison de leurs orientations sexuelles. En revanche, pas la moindre allusion aux possibilités de mariage de même sexe et à la possibilité de fonder une famille reconnue comme telle comme le réclamait le lobby LGBT.

    La partie la plus controversée de la résolution présentée par le lobby LGBT recommandait l’abrogation des lois sur la sodomie. Or le Honduras, le Guatemala, l’Équateur, le Paraguay, le Belize, la Jamaïque, le Suriname, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Guyana, Trinité-et-Tobago, la Barbade, Sainte-Lucie et le Panama ont expliqué qu’il était impossible pour eux de soutenir une résolution qui s’opposait à leur législation nationale. Si bien que Manuel Insulza Salina a préféré écarter le sujet dans la mesure où il aurait exacerbé les tensions. Mais globalement, s’est dégagé un fait nouveau : treize pays étaient montés au créneau contre le lobby LGBT soit neuf de plus que l’année dernière. Ces derniers étaient auparavant très attentistes et s’étaient abstenus.

    N’ayant pas fait progresser leur cause en faveur du mariage homo une soixantaine de militants LGBT ont manifesté violemment. La police les a évacués puis les a interpellés et il y a eu une dizaine de blessés. Avant l’échauffourée les militants LGBT ont insulté des orateurs en les traitant de racistes et de « haineux ». Or il s’agissait tout simplement de défendre la notion de famille lors d’une table ronde sur le sujet. Un peu la même dialectique qu’en France : défendre la famille traditionnelle c’est du racisme. Résultat un certain nombre de délégués ont été outrés. Dans ce cadre les homos ont été battus à plate-couture.

    Insulza a reconnu que malgré l’argent dépensé par les Européens et les Pays nordiques en faveur des gays dans le cadre de la Commission inter-américaine des Droits de l’homme, rien n’avait avancé dans le sens désiré par le lobby LGBT. 

    http://medias-presse.info/lorganisation-des-etats-americains-oea-a-inflige-une-lourde-defaite-au-lobby-lgbt/11327

  • La dénaturation du mariage ne leur suffit pas : LGBT en veut toujours plus

    Le délégué d'Homosexualité et socialisme (HES), Sébastien Kinach, annonce qu'il quitte le Parti socialiste :

    «ça fait longtemps que je l'envisage. Les dernières prises de position du gouvernement et le résultat dont a été engagé le débat sur le Mariage pour tous m'y ont poussé. En faisant des concessions à un électorat qui ne votera jamais pour lui, le gouvernement a perdu des voix à gauche. Par ailleurs, les défaites aux municipales et aux Européennes n'ont pas fait réagir le parti. Personnellement je ne pouvais plus faire le grand écart entre le PS et Homosexualité et socialiste.»

    «Il reste beaucoup de travail à faire, notamment autour du projet de loi sur la famille. Nous serons vigilants et force de proposition. Il y a aussi des questions qui ne sont pas réglées ou soumises à interprétation comme le don du sang ou l'adoption».

    Michel Janva

  • 4.500 ruches "mortes" dans la région de Perpignan

    L'hécatombe est survenue pendant l'hiver, dans les Pyrénées-Orientales et l'Ariège. Les apiculteurs perpignanais manifestent.

    Une cinquantaine d'apiculteurs se sont rassemblés samedi 7 juin 2014 à Perpignan pour réclamer "une réaction officielle du ministère de l'Agriculture". Ils s'alarment d'une mortalité massive des abeilles dans leurs deux départements l'hiver dernier. 

    "Plus de 4.500 ruches mortes" pendant l'hiver 2013-2014 

    "Nous réclamons la considération du ministère de l'Agriculture alors que nos départements des Pyrénées-Orientales et de l'Ariège ont connu cet hiver une mortalité massive d'abeilles", a expliqué le président de l'Union syndicale apicole du Roussillon, Michel Barcelo, joint par l'AFP sur place. 

    Apiculteur professionnel depuis 35 ans à Ortaffa (Pyrénées-Orientales), M. Barcelo a assuré que "plus de 4.500 ruches étaient mortes" au cours de l'hiver dans ces deux départements réunis. 

    "HYPOTHÈSE". Sans vouloir porter d'accusations, il a évoqué "l'hypothèse selon laquelle ces pertes considérables pourraient être dues à l'utilisation de produits phytosanitaires dans les bâtiments d'élevage, la désinsectisation". 

    "Des organismes officiels nous avaient proposé une enquête, la mise en place d'un protocole de surveillance, pour savoir comment ces abeilles pouvaient mourir de la sorte dans des zones de montagne, mais aucune mesure n'a été annoncée", a-t-il affirmé.

    Source : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140609.OBS9884/a-perpignan-les-abeilles-meurent-et-les-apiculteurs-manifestent.html

    http://www.oragesdacier.info/

  • Mariage : la loi Taubira a créé dans la société une fracture sociale

    De Tony Anatrella dans Valeurs Actuelles :

    "[...] La loi du “mariage pour tous” a créé dans la société une fracture sociale et une confusion psychique sur le sens du couple générationnel et de la filiation. Parler ici de “couples” de femmes, “d’épouses” et de “mères” montre que l’on ne sait plus de quoi l’on parle en attribuant à un duo de même sexe les caractéristiques empruntées par mimétisme au couple formé par un homme et une femme. Ces derniers étant les seuls à former un couple et une famille, même si la loi civile ose dire le contraire. L’un comme l’autre sont de structures différentes, et voler le vocabulaire de l’un pour l’adapter à l’autre est une duperie psychologique et sémantique. J’ai souvent repris la formule de Camus à ce sujet qui affirme que « mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde ». La loi civile est ainsi un facteur de pathologies sociales qui nous conduisent à la violence.

    En réalité nous assistons à une manigance qui consiste à valider l’idée que l’enfant peut se “faire” sans sexe, puisque deux personnes de même sexe en sont incapables. En effet, on ne conçoit un autre qu’avec un autre et non pas avec du même. Il faut donc forcer la réalité pour montrer qu’il y a d’autres voies possibles et qu’il revient à chacun, selon les concepts du genre, de se construire soi-même et d’inventer la famille. De cette façon, à l’image des tribus anciennes qui, faute d’avoir une progéniture pour se survivre, pratiquaient le rapt des enfants, nous réactualisons le même phénomène par la “prise” de produits biologiques masculins pour se donner une filiation narcissique. On s’étonnera par la suite que, dans cette confusion psychologique et sémantique, des adultes s’engagent dans la recherche de leur origine à travers la généalogie et tentent de résoudre leurs troubles de la filiation. Le rapt des enfants au nom de l’unisexualité nous plonge au coeur du déni de ce qui nous humanise."

    Michel Janva

  • Vers une islamisation inconsciente de la culture ?

    Le terme "religions du Livre" est une conception islamique étrangère au monde biblique.   

    Dans son dernier entretien, Alain de Benoist met dans la balance les intolérances respectives du christianisme et de l’islam. Il observe que « le monothéisme n’a certes pas le monopole de l’intolérance, mais il en crée une forme nouvelle : l’intolérance religieuse ».

    Nous pourrions tout aussi bien appliquer sa théorie à l’automobile. Cette dernière n’a certes pas le monopole du danger, du risque, mais elle en a créé une nouvelle forme. Chaque année, en effet, selon l’OMS, 1,3 million de personnes meurent et 25 à 30 millions de personnes sont blessées dans un accident de voiture. L’automobile, comme les religions, a son « Livre », qui s’appelle le Code de la route. On peut cependant aisément le constater : ce n’est pas le Code de la route qui produit l’accident, mais le non-respect du contenu du texte (ou du Livre, si vous préférez)…

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  • Vers une islamisation inconsciente de la culture ?

    Le terme "religions du Livre" est une conception islamique étrangère au monde biblique.   

    Dans son dernier entretien, Alain de Benoist met dans la balance les intolérances respectives du christianisme et de l’islam. Il observe que « le monothéisme n’a certes pas le monopole de l’intolérance, mais il en crée une forme nouvelle : l’intolérance religieuse ».

    Nous pourrions tout aussi bien appliquer sa théorie à l’automobile. Cette dernière n’a certes pas le monopole du danger, du risque, mais elle en a créé une nouvelle forme. Chaque année, en effet, selon l’OMS, 1,3 million de personnes meurent et 25 à 30 millions de personnes sont blessées dans un accident de voiture. L’automobile, comme les religions, a son « Livre », qui s’appelle le Code de la route. On peut cependant aisément le constater : ce n’est pas le Code de la route qui produit l’accident, mais le non-respect du contenu du texte (ou du Livre, si vous préférez)…

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  • La Manif Pour Tous s'oppose à la candidature de Juncker à la tête de la Commission européenne

    ... et s'étonne qu'il soit soutenu par les députés de l'UMP. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

    "L'arrivée de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission serait un message très hostile vis à vis des millions d’européens qui voient dans la famille et dans la filiation père-mère-enfant la cellule de base de nos sociétés. Alors que les 28 pays membres de l'Union ne sont pas encore sortis de la crise économique et sociale, il faut une personnalité qui rassemble. C'est une urgence".

    La Manif Pour Tous souligne la contradiction des membres français du Parti populaire européen (PPE), groupe majoritaire au sein du Parlement européen. Alors que de nombreuses personnalités et militants de droite et du centre ont défilé dans les rues depuis 2012 pour s’opposer au projet de loi de Madame Taubira et défendre l'intérêt supérieur de l'enfant, le groupe PPE soutient officiellement Jean-Claude Juncker, fervent partisan de la dénaturation du mariage.

     "En reniant leurs engagements, les députés européens de droite et du centre risquent de faire naître au sein de leur électorat de dangereuses fractures".

    "Comment Jean-Claude Juncker pourrait-il être soutenu par ceux qui souhaitent défendre la famille, le mariage Homme-Femme et la filiation Père-Mère-Enfant ? C'est un destructeur du mariage. Il n’est pas possible de le soutenir pour prendre la tête de la Commission européenne lorsque l’on entend défendre l'intérêt supérieur de l'enfant".

    Michel Janva

  • Les examens du bac sont menacés par la grève de la SNCF

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    En grève depuis plusieurs jours, les cheminots de la SNCF risquent de perturber les épreuves du bac, qui commencent lundi. Les syndicats ont prolongé jeudi soir la grève de 48h jusqu’à samedi soir et devraient déborder sur le début de la semaine prochaine. Les lycéens auront du mal à se déplacer pour aller aux examens même si le mouvement a tendance à s’essouffler. La SNCF a publié ce vendredi un taux de participation à la grève en nette baisse depuis mercredi: 17,49% de cheminots se sont déclarés grévistes, soit 10 points de moins que mercredi. Mais la CGT est majoritaire parmi les conducteurs et les contrôleurs, ceux qui ont le pouvoir de dérégler la circulation des trains.

    En prévision, l’Éducation Nationale a déjà un plan et a tenu à rassurer les lycéens. Le ministre de l’Éducation Benoît Hamon a annoncé aujourd’hui que les candidats au baccalauréat qui auront une heure de retard à cause de la grève de la SNCF verront leur épreuve être prolongée d’une heure. Si la grève se poursuivait, il n’y aura pas de justificatif de retard demandé, a-t-il précisé à la presse à Paris. En cas de retard dépassant une heure, limite au-delà de laquelle aucun candidat n’est habituellement autorisé à plancher, le ministre demandera aux chefs de centre d’examen de regarder les situations au cas par cas: «On agira avec bienveillance». Cela va être un peu casse-tête pour les administrations.

    http://medias-presse.info/les-examens-du-bac-sont-menaces-par-la-greve-de-la-sncf/11278

  • Même à Saint-Cyr, on tombe dans l'idéologie du genre

    Et pourtant on nous dit qu'elle n'existe pas : 

    "Le séminaire « Dimension de genre dans les forces armées : partage de bonnes pratiques en matière de genre dans le domaine militaire » s’est déroulé du 28 au 30 avril dernier près de Madrid dans le cadre de la présidence espagnole de l’initiative 5+5 Défense.

    Les ESCC y étaient représentées par M. Eric GHERARDI, Directeur Général de l’Enseignement et de la recherche, au sein d’une délégation française conduite par Madame Françoise GAUDIN, Haut-Fonctionnaire à l’Égalité femmes-hommes du Ministère de la Défense assistée du Capitaine Stéphanie PEYRE, Conseiller environnement humain des opérations (Gender advisor ) à l’EMIA-FE" (suite).

    Le Salon Beige

  • Nommer Jean-Claude Juncker est-il un gage de démocratie pour l'Europe ?

    La nomination de l'ancien Premier ministre luxembourgeois est considérée par de nombreux responsables politiques comme une nécessité démocratique. Rien n'est pourtant moins sûr. 

    Depuis le soir des élections européennes, l'Europe semble divisée en deux. D'un côté, les méchants, les affreux, souvent des chefs d'Etats ou de gouvernements qui sont prêts à fouler aux pieds « les choix démocratiques » du peuple souverain de l'Union européenne en refusant à Jean-Claude Juncker. De l'autre, les bons, les gentils, ceux qui exigent de voir l'ancien Premier ministre luxembourgeois à la présidence de la Commission afin de respecter la volonté du « peuple européen. » Tout semble désormais se réduire à ce combat. Mais, évidemment, ce n'est pas si simple.

    Les changements du traité de Lisbonne

    L'argument « démocratique » des seconds est en effet particulièrement fragile. Pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'elle ne repose sur aucun fondement institutionnel. Le Traité de Lisbonne a en effet modifié à la marge seulement la procédure de nomination du président de la Commission. C'est bien toujours le Conseil qui propose un candidat. Comme auparavant (on oublie souvent ce détail), le parlement peut l'accepter ou non. Il n'y a que deux changements formels. D'abord, le Conseil doit, dans son choix « tenir compte du résultat des élections européennes. » Ensuite, le parlement doit « élire » le candidat à la majorité absolue des élus.

    Pas d'automatisme dans la nomination du président

    Ces deux changements impliquent-ils la nomination « automatique » de Jean-Claude Juncker ? Le parti de ce dernier ne dispose pas de la majorité absolue au parlement européen. Rien d'automatique, donc. Sauf si plusieurs autres groupes se rangeaient derrière lui pour constituer spontanément une majorité. Pour le moment, malgré quelques tentatives (les sociaux-démocrates autrichiens, par exemple, ou quelques écologistes), ce n'est pas le cas. Martin Schulz et Guy Verhofstadt espèrent secrètement être le « recours » et donc se gardent bien de se rallier. Être en tête ne suffit pas à être nommé dans une démocratie parlementaire (ce que n'est pas par ailleurs l'UE), il faut constituer une majorité. Or, Jean-Claude Juncker semble partir du principe qu'il doit « naturellement » être désigné sans que cette majorité ne soit constituée. Il y a là un déni de démocratie.

    Le Conseil aussi a une légitimité démocratique

    D'autant que le Conseil européen lui-même dispose d'une vraie légitimité démocratique. Les chefs d'États et de gouvernements sont également issus d'élections et toujours d'élections où la participation et la légitimité des candidats est plus importante qu'aux européennes. Il est donc normal que le Conseil ait son mot à dire dans la nomination d'un président de Commission qui est un rouage essentiel des institutions de l'UE. « Automatiser » la nomination d'un candidat désigné par les partis, c'est écarter cette vraie légitimité démocratique du Conseil au profit de celle d'un candidat qui, compte tenu du résultat des élections, ne peut y prétendre.

    Plusieurs interprétations possibles des élections

    Par ailleurs, si le Conseil « tient compte » du résultat des élections, il a le choix des interprétations. Il peut certes constater que le PPE reste le premier groupe au parlement européen, mais il peut aussi constater que c'est le grand perdant du scrutin, celui a subi le plus large revers avec une perte de quarante sièges. Il ne s'agit pas d'un détail dans le contexte de montée des euroscepticismes. Ne faut-il alors interpréter ce recul du PPE comme une défaite personnelle de Jean-Claude Juncker et trouver un candidat plus neutre et plus à même de contenir le mécontentement des Européens ?

    Aucun « droit » à la présidence

    Le système des Spitzenkandidaten, autrement dit des candidats désignés par les partis européens, sur lequel s'appuie l'ancien premier ministre luxembourgeois ne repose donc sur aucun fondement institutionnel. En cela, il ne donne aucun « droit » à Jean-Claude Juncker. C'est une création de la campagne électorale, née principalement de l'ambition personnelle démesurée de Martin Schulz, le candidat social-démocrate. Ce système pourrait prétendre à une certaine légitimité démocratique s'il avait fonctionné. Mais en réalité, il a lamentablement échoué dans l'opinion. Et c'est la deuxième faiblesse de la candidature Juncker.

    L'échec du système des Spitzenkandidaten

    Rappelons l'argument imparable alors des partisans des Spitzenkandidaten : en personnalisant la campagne, on augmentera l'intérêt des Européens pour l'élection et l'on donnera plus de légitimité démocratique à l'heureux « élu. » L'ennui, c'est que cette personnalisation est contraire au fonctionnement même des institutions européennes. Dans une campagne personnalisée, en théorie, on divise, on tranche, on tente de se démarquer de l'autre. On rend donc difficile une future cohabitation. Or, le parlement européen est fondé sur le consensus et les coalitions larges. Pas moyen, donc, pour les deux principaux candidats de se démarquer l'un de l'autre de façon franche. D'où ces débats assez mous devant lesquels les Européens auront pu s'assoupir tranquillement. Mais d'où aussi cette radicalisation sur la question de la présidence. Ne pouvant personnaliser le débat de fond, les candidats ont personnalisé à outrance la question de la présidence de la Commission, sans s'inquiéter de leur légitimité.

    La faiblesse de la légitimité démocratique de ces candidats

    Car cette dernière est très faible. Désignés par des partis européens qui ne sont que des collections de partis nationaux, les deux candidats principaux ont bien été en peine de s'imposer dans les opinions publiques nationales. Qui, dans l'UE, a « voté » pour Jean-Claude Juncker ou Martin Schulz ? Comment sérieusement attribuer à ces candidats les scores réalisés ? La mayonnaise a d'autant moins prise côté PPE que l'ex-premier ministre luxembourgeois a été imposé par Angela Merkel comme candidat. On a ainsi vu l'UMP en France cacher assez soigneusement ce candidat encombrant durant la campagne. Mais on a vu aussi certains partis faire campagne pour un Spitzenkandidat et passer ensuite dans un autre groupe. C'est le cas des Libéraux roumains qui, après avoir fait campagne pour Guy Verhofstadt, rejoignent le PPE… Tout ceci rend la « légitimité » des candidats bien faible.

    Très clairement, le pari a donc été manqué. La personnalisation de la campagne n'a pas eu d'impact sur la participation qui est restée stable et basse (43,1 % en 2014 contre 43 % en 2009). Il n'y a donc pas eu d'élan en faveur des candidats comme on tente de le faire croire. Les divers candidats ont obtenu des scores assez médiocres puisque, à l'exception d'Alexis Tsipras (qui a obtenu moins d'élus que prévu), tous les groupes qui présentaient des Spitzenkandidaten ont reculé ou sont restés stables. Au final, il paraît hasardeux de parler de « choix » populaire concernant ces candidats.

    La mise à jour du malaise démocratique de l'UE

    En réalité, ce débat autour de la candidature de Jean-Claude Juncker révèle un malaise dans l'Union européenne vis-à-vis de la question démocratique. L'UE prétend certes s'appuyer sur la démocratie qui est une condition sine qua non pour adhérer, mais elle est, dans son fonctionnement interne, mal à l'aise avec elle. Mieux même, elle s'en méfie. Elle préfère le consensus entre élites, la négociation entre institutions et la réflexion entre experts. L'indépendance de la BCE, la surveillance en amont des budgets nationaux par la Commission ou encore le « pacte budgétaire » sont autant de preuve de cette méfiance - très forte dans le domaine économique - vis-à-vis d'une démocratie qui serait le lieu des « passions déchaînées. » On pourrait même affirmer qu'avec les nouvelles institutions issues de la crise, cette méfiance s'est encore accrue.

    Un vernis qui ne doit pas rendre dupe

    L'UE tente donc de contourner ce paradoxe en mettant en place des « apparences démocratiques », mais en contenant l'exercice réel de la démocratie au niveau européen. Le traité de Lisbonne et sa prétendue « élection » du président de la Commission en est une illustration frappante. On comprend la manœuvre : il s'agit de rendre plus acceptable grâce à un vernis démocratique l'intrusion de la Commission dans les procédures budgétaires nationales, notamment. Le débat autour de la nomination de Jean-Claude Juncker rend compte de cette tension entre la réalité d'une UE qui se méfie de la démocratie et la volonté de polir les apparences démocratiques de ses institutions.

    Il serait donc naïf de croire que l'élection du Luxembourgeois serait une « victoire de la démocratie » dans l'UE. Les Européens eux-mêmes devraient ne pas en être dupes, pas davantage qu'ils ne l'ont été lors d'un scrutin où, encore une fois, le seul vrai vainqueur a été… l'abstention.

    Romaric Godin

    source : La Tribune 

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupkyElpFkHjduypCg.shtml