« Les gendarmes sont sur le terrain pour constater les dégâts, ça suffit, je ne veux plus en entendre parler ».
Le désarroi transparaît dans les propos de la secrétaire de Gilbert Charruyer, agriculteur à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. Poussée à bout par un week-end de violences, elle finit par nous raccrocher au nez. Le 29 octobre, plus de 5000 manifestants se sont introduits sur le champ de l’exploitant, près du chantier de Sainte-Soline. En deux jours, ils ont dévasté ses plantations.