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magouille et compagnie - Page 2003

  • Continuer à être gouverné par des incapables corrompus est très dangereux !

    Pour Charles de Gaulle, l’élection présidentielle était la clef de voute des institutions. C’était le moment quasiment mystique ou « un peuple rencontrait un homme ». Pour de Gaulle, dont la famille était profondément maurassienne, cette élection correspondait un peu à ce qu’était le couronnement à Reims des rois de France, le moment où la nation s’incarnait en un homme.

    Cet homme, dans la Constitution de la Vème, était en charge des intérêts supérieurs du pays, le Premier ministre conduisant la politique au jour le jour. Au cas où un différent se produisait entre la classe politique et le président, ce dernier pouvait soit avoir recours à l’arme du référendum soit dissoudre le Parlement pour demander au peuple de trancher. En cas de défaite, le président ayant perdu l’onction sacrée devait se retirer.

    Pour être parfaitement honnête, je n’ai jamais aimé cette conception de la démocratie tant elle repose sur l’émergence d’un individu admirable et un peu surhumain. Une Constitution doit être faite pour fonctionner avec des hommes normaux, voire médiocres (les deux vont souvent de pair, comme on le voit en France en ce moment) et non pas pour donner les pleins pouvoirs à un envoyé du destin. Une constitution ne fonctionne en fait que si « le pouvoir arrête le pouvoir », c’est-à-dire si la séparation des pouvoirs y est organisée convenablement.

    Dans un article précédent, j’ai dit tout le mal que je pensais de la constitution de la Vème République et de son rédacteur Michel Debré. Je continue à soutenir que beaucoup des malheurs de la France viennent des institutions mises en place par cet homme. Citons entre autres la concentration du pouvoir dans la fonction présidentielle, une constitution sans réelle séparation des pouvoirs, la création de l’ENA, de l’Ecole Nationale de la Magistrature, du Ministère de la Culture et j’en passe.

    Ayant dit cela, je suis prêt à concéder que cette conception du pouvoir ne manquait pas d’une certaine grandeur. Le président était en charge des intérêts supérieurs de la nation et responsable devant le peuple et devant lui seul. Si la confiance entre les deux venait à disparaître, le président, n’ayant plus aucune légitimité, devait s’en aller. La pratique du pouvoir depuis plus de cinquante ans a montré au-delà de ce qui est nécessaire la nocivité de ces institutions.

    Les hommes politiques ont immédiatement adoré le cadeau qui leur était fait d’un pouvoir présidentiel omnipotent (ce qui leur paraissait une très bonne idée), mais ils n’ont jamais très bien compris pourquoi ils avaient besoin de faire appel au peuple fréquemment (par exemple au travers de référendums), ce qui pouvait mettre leur situation en péril. En termes simples, De Gaulle recherchait la légitimité pour gouverner. Ses successeurs se sont contentés de s’appuyer sur la légalité formelle, ce qui n’est pas du tout la même chose.

    Et donc, depuis 1958-1962, tous les changements apportés à notre système politique ont eu comme seul but de réduire les pouvoirs du peuple pour stabiliser autant que faire se pouvait la situation des politiques. C’est-à-dire des deux partis de gouvernement. Nous en avons un exemple parfait avec ce qu’il est convenu d’appeler les primaires.

    Revenons à la définition gaullienne de l’élection présidentielle, moment « où un peuple et un homme se rencontrent ». Le système des primaires en est l’exacte contradiction. Les élections primaires sont organisées sous l’égide des partis politiques existants pour que ceux-ci continuent à être les seuls à fournir au pays l’homme qui occupera la fonction présidentielle. Ce n’est plus du tout la rencontre entre un homme et un peuple, mais une sélection organisée par les deux partis de gouvernement pour se donner la meilleure chance de rester au pouvoir en tant que parti. Nous devrions plutôt parler ici de captation d’héritage plutôt que rencontre entre un homme et un peuple.

    A la question, pourquoi des primaires aujourd’hui et non pas il y a dix ou vingt ans, la réponse est simple : l’émergence du Front national. Le seul but des partis de gouvernement est de fournir un candidat qui sera présent au deuxième tour. Ils sont en effet tous persuadés que le candidat du FN en tout état de cause sera présent(e) au deuxième tour, et qu’il suffira d’être «l’autre» participant au deuxième tour pour être élu, un peu comme Chirac l’avait été. Il faut donc empêcher tout émiettement de son électorat et n’avoir qu’un seul candidat qui loin d’être désigné par le peuple le sera par les militants On voit la différence avec la conception gaullienne.

    Qu’est-ce que cette grosse ficelle peut bien vouloir dire? Une chose toute simple. Celui qui sera élu compte conquérir le pouvoir d’abord en ostracisant environ un tiers du corps électoral (les électeurs FN), puis en faisant voter pour eux un deuxième tiers qui ne le soutiendra que pour empêcher le candidat du FN d’être élu. Le prochain président ne sera donc soutenu dans son action que par un tiers du corps électoral, dans le meilleur des cas. Nous sommes donc dans un système où l’élu ne représente pas le peuple, mais à peine un tiers de celui-ci. Ce qui fait bien sûr que la France restera ingouvernable, ce qui conviendra fort bien à la classe politique traditionnelle puisque rien ne pourra changer.

    Contrairement à ce que nous disent les grands partis, les primaires ne sont donc pas une avancée démocratique, mais un recul considérable tant elles consacrent le contrôle sur les institutions d’une classe politique qui ne représente plus qu’elle. Le but n’est plus d’exercer le pouvoir dans l’intérêt général, mais d’en exclure tous ceux dont cette classe n’approuve pas les idées.

    S’ils étaient le moins du monde intéressés à la démocratie, nos hommes politiques auraient dû changer le système électoral il y a longtemps pour y introduire une dose de proportionnelle, en particulier aux élections législatives. Voilà qui aurait permis l’émergence de nouvelles forces.

    Certes, cela serait risqué, mais n’est-il pas plus dangereux d’être gouverné exclusivement par des gens qui aujourd’hui ne représentent même plus 33 % du corps électoral et donc n’ont plus aucune légitimité?

    Manipuler le système légal pour rester au pouvoir sans avoir aucune légitimité n’est jamais un bon calcul à long terme. Et que l’on ne me dise pas que je fais le jeu du FN. Avoir 33 % du peuple ou peu s’en faut qui ne soit représenté par aucun élu, voilà qui est pire qu’un crime, une faute …

    Nous sommes à l’évidence loin, très loin du gouvernement par le peuple, pour le peuple. Nous avons à l’heure actuelle, un gouvernement de nomenklatura organisée au profit de cette nomenklatura par cette nomenklatura qui pour arriver à ses fins a monopolisé le pouvoir en se servant des institutions.

    Et donc nous ne sommes plus en démocratie, et parler des valeurs de la République sans arrêt ne veut rien dire si ce n’est ajouter l’hypocrisie à la forfaiture.

    Que le lecteur ne croie pas que cette capture du système politique par une nomenklatura soit une dérive purement française.

    Aux USA, les «appareils » des partis démocrate et républicain, ceux que Madame Thatcher appelait les « petits hommes gris », ont depuis longtemps complètement mis sous leur contrôle les « primaires ». Et donc, était élu l’un ou l’autre des candidats qui avaient été d’abord présélectionnés par ces appareils. Il ne s’agissait plus pour le peuple de choisir mais tout au plus d’entériner une sélection avec laquelle le peuple n’avait rien à voir.

    Or que se passe-t-il outre- Atlantique ? Des candidats venus de nulle part sont en train de tailler des croupières aux candidats « officiels », adoubés par les oints du seigneur de chaque parti. Et le plus drôle est que ces rebelles ne dépensent pour ainsi dire aucun argent. Avoir plus d’argent que les autres n’est plus du tout une garantie pour être le candidat officiel. Voilà une bonne nouvelle pour la démocratie, une très mauvaise pour la ploutocratie…Comme le dit plaisamment l’un de mes amis : aux élections, les électeurs vont avoir le choix entre Trump et Goldman-Sachs…On imagine l’enthousiasme des petits hommes gris…

    En Grande-Bretagne, le peuple va être amené à se prononcer sur la sortie des institutions européennes, non pas parce que monsieur Cameron a soudain connu une illumination gaulliste, mais parce qu’un nouveau parti, l’ UKIP, avait fait un tabac aux élections européennes et risquait de mettre en péril les conservateurs aux élections législatives. Cameron a donc jeté un os à cet électorat, en promettant d’organiser un referendum, ce qui lui a permis de gagner haut la main les élections législatives. Je ne suis pas un bon observateur politique, mais je crains pour monsieur Cameron qu’il ne s’agisse d’une élection à la Pyrrhus tant un vote pour le Brexit le forcerait à présenter sa démission à la Reine.

    En France enfin, je viens de voir passer les résultats de sondages semblant indiquer que les Français seraient prêts, enfin, à voter pour des personnalités issues de la société civile, ce qui risque de foutre en l’air tous les beaux calculs de nos élites auto désignées. Présenter en effet des candidatures Juppé, Sarkozy, Hollande, Macron comme des moments où «un homme rencontre un peuple», ce n’est plus prendre les Français simplement pour des veaux, mais pour des ânes. Il n’est donc plus sûr du tout que l’un ou l’autre des candidats des partis dits de gouvernement soit au deuxième tour. Voila qui serait un amusant coup de tonnerre.

    La démocratie a été capturée un peu partout par des forces, ici ploutocratiques, là technocratiques, dont je dirai avec mesure qu’elles ne sont pas toujours «bienveillantes».
    Les peuples, qui découvrent avec effarement l’incompétence inimaginable de ceux qui les gouvernent depuis vingt ans, sont en train de s’ébrouer… et bien sûr les forces dont je viens de parler dans la phrase précédente essaient de nous faire croire qu’un retour à la démocratie et à la souveraineté nationale serait extraordinairement dangereux. A mon humble avis, continuer à être gouverné par des incapables corrompus est infiniment plus dangereux.

    Et donc, ne «les» croyez pas. Ils vont essayer de vous faire peur, ce qui toujours est la réponse de ceux qui ne peuvent répondre à des arguments rationnels. Un retour à la démocratie ne peut qu’être bon…

    « N’ayez pas peur », aurait dit Jean-Paul II.

    Charles Gave

    http://francelibre.tumblr.com/

  • Souriez, vous êtes piratés !

    Philippe Randa

    EuroLibertés cliquez ici

    Autrefois, il suffisait bien souvent de ne pas publier son adresse dans l’annuaire téléphonique pour se croire tranquille ; seuls les voyous ou les militants politiques se savaient alors « fichés ».

    Mais c’est un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu…

    Aujourd’hui, l’époque est au fichier informatique tous azimuts et personne n’y échappe, quoiqu’on fasse ou qu’on tente de faire. On ignore même bien souvent qu’on figure dans telle ou telle liste, ne serait-ce que celle des « copains d’école »… et on peut même avoir la surprise d’être indiqué, via internet, comme le « voisin de… », soit quelqu’un dont vous ignoriez jusqu’au nom, même si vous faisiez palier commun… quelques années auparavant !

    Et pourtant, il ne fait décidément pas bon être fiché par les temps qui courent… Que ce soit pour détenir des placements discrets via le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, en cherchant la bonne aventure – surtout bien davantage si affinités – grâce au site de rencontres Beautifulpeople ou encore « en taillant la pierre brute pour devenir meilleur » en étant adhérent de la Grande Loge de France, troisième obédience maçonnique française…

    Le point commun de ces trois exemples, n’ayant pourtant guère de rapports entre eux ? La discrétion, généralement appréciée, et même réclamée, de tous leurs clients ou membres, qui a volé en éclats après que leurs fichiers respectifs aient été dérobés par d’ingénieux pirates informatiques… et aussitôt jetés en pâture sur internet, désormais véritable place publique de notre époque !

    On sait ce qu’il en est pour les clients de Mossack Fonseca : ont été sélectionnés avec soin pour éclairer le grand public seulement quelques centaines de noms sur plusieurs milliers, dont quelques dizaines seulement de personnalités du monde politique, sportif ou des Arts, ce qui a immédiatement déclenché les contre-feux attendus d’une manipulation de services secrets, CIA en tête…

    Pour le moment, aucun client du site Beautifulpeople n’a encore vu ses « préférences sexuelles, mais aussi salaire, poids, numéro de téléphone et adresse postale » divulgués… Mais, selon le site d’actualités maçonniques Gadlu.info, « plus de 6 000 documents secrets de la Grande Loge de France, rapports du conseil fédéral, ebooks, rituels, listing d’une partie des membres, projets, calendriers, comptes rendus du conseil sur plusieurs dizaines d’années, recueil de la Chancellerie de 1993 à 2013 » ont été dérobés et « il y a même des lettres qui n’ont pas encore été envoyées et des documents datant de 1930 à 1990 » ; seul le fichier de ses quelques 34 000 membres aurait échappé aux indélicats génies de l’informatique. Enfin, peut-être…

    Certes, ces trois exemples en feront sans doute sourire certains et en réjouiront même un grand nombre : bien faits pour les mauvais citoyens qui grugent le fisc ! bien faits pour les obsédés qui batifolent en dehors des liens sacrés du mariage ! Et bien fait pour les « Frères la gratouille » comme les appelaient François Mitterrand, dont on ne sait jamais trop si leur goût immodéré du secret, fut-il uniquement symbolique selon leurs dires, ne cache pas quelques conspirations, dont le plus angoissant est généralement qu’on ne sait jamais précisément contre qui et moins encore pour quoi elles sont destinées…

    Mais quoiqu’il en soit, ces trois exemples de « victimes » tout de même bien plus sensibilisés à la protection de leurs données que beaucoup d’autres, sont surtout révélateurs qu’aucun fichier, de quelque importance qu’il soit, n’est aujourd’hui inviolable… et que tout un chacun n’a sans doute pas besoin d’être fraudeur, libertin ou enfants de la Veuve (comme se nomment les Francs-Maçons entre eux) pour risquer de voir désormais les moindres faits et gestes de sa vie dévoilés et bien souvent, reconnaissons-le, violés…

    Quelle importance pour ceux qui n’ont rien à cacher, n’est-ce pas ? Oui, pour ceux-là, bien sûr… mais sont-ils finalement si nombreux ?

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

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    Philippe Randa

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    Autrefois, il suffisait bien souvent de ne pas publier son adresse dans l’annuaire téléphonique pour se croire tranquille ; seuls les voyous ou les militants politiques se savaient alors « fichés ».

    Mais c’est un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu…

    Aujourd’hui, l’époque est au fichier informatique tous azimuts et personne n’y échappe, quoiqu’on fasse ou qu’on tente de faire. On ignore même bien souvent qu’on figure dans telle ou telle liste, ne serait-ce que celle des « copains d’école »… et on peut même avoir la surprise d’être indiqué, via internet, comme le « voisin de… », soit quelqu’un dont vous ignoriez jusqu’au nom, même si vous faisiez palier commun… quelques années auparavant !

    Et pourtant, il ne fait décidément pas bon être fiché par les temps qui courent… Que ce soit pour détenir des placements discrets via le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, en cherchant la bonne aventure – surtout bien davantage si affinités – grâce au site de rencontres Beautifulpeople ou encore « en taillant la pierre brute pour devenir meilleur » en étant adhérent de la Grande Loge de France, troisième obédience maçonnique française…

    Le point commun de ces trois exemples, n’ayant pourtant guère de rapports entre eux ? La discrétion, généralement appréciée, et même réclamée, de tous leurs clients ou membres, qui a volé en éclats après que leurs fichiers respectifs aient été dérobés par d’ingénieux pirates informatiques… et aussitôt jetés en pâture sur internet, désormais véritable place publique de notre époque !

    On sait ce qu’il en est pour les clients de Mossack Fonseca : ont été sélectionnés avec soin pour éclairer le grand public seulement quelques centaines de noms sur plusieurs milliers, dont quelques dizaines seulement de personnalités du monde politique, sportif ou des Arts, ce qui a immédiatement déclenché les contre-feux attendus d’une manipulation de services secrets, CIA en tête…

    Pour le moment, aucun client du site Beautifulpeople n’a encore vu ses « préférences sexuelles, mais aussi salaire, poids, numéro de téléphone et adresse postale » divulgués… Mais, selon le site d’actualités maçonniques Gadlu.info, « plus de 6 000 documents secrets de la Grande Loge de France, rapports du conseil fédéral, ebooks, rituels, listing d’une partie des membres, projets, calendriers, comptes rendus du conseil sur plusieurs dizaines d’années, recueil de la Chancellerie de 1993 à 2013 » ont été dérobés et « il y a même des lettres qui n’ont pas encore été envoyées et des documents datant de 1930 à 1990 » ; seul le fichier de ses quelques 34 000 membres aurait échappé aux indélicats génies de l’informatique. Enfin, peut-être…

    Certes, ces trois exemples en feront sans doute sourire certains et en réjouiront même un grand nombre : bien faits pour les mauvais citoyens qui grugent le fisc ! bien faits pour les obsédés qui batifolent en dehors des liens sacrés du mariage ! Et bien fait pour les « Frères la gratouille » comme les appelaient François Mitterrand, dont on ne sait jamais trop si leur goût immodéré du secret, fut-il uniquement symbolique selon leurs dires, ne cache pas quelques conspirations, dont le plus angoissant est généralement qu’on ne sait jamais précisément contre qui et moins encore pour quoi elles sont destinées…

    Mais quoiqu’il en soit, ces trois exemples de « victimes » tout de même bien plus sensibilisés à la protection de leurs données que beaucoup d’autres, sont surtout révélateurs qu’aucun fichier, de quelque importance qu’il soit, n’est aujourd’hui inviolable… et que tout un chacun n’a sans doute pas besoin d’être fraudeur, libertin ou enfants de la Veuve (comme se nomment les Francs-Maçons entre eux) pour risquer de voir désormais les moindres faits et gestes de sa vie dévoilés et bien souvent, reconnaissons-le, violés…

    Quelle importance pour ceux qui n’ont rien à cacher, n’est-ce pas ? Oui, pour ceux-là, bien sûr… mais sont-ils finalement si nombreux ?

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  • La vérité si je mens

    C’était la bonne nouvelle que connaissait  François Hollande et son entourage, en phase officielle de reconquête et  de (re)mobilisation de la gauche avec la  première réunion publique de « Hé Oh la Gauche! », organisée par Stéphane Le Foll,  lundi dans un amphithéâtre de  la faculté de médecine René-Descartes, à Paris. Une information annoncée hier soir : les manipulations,  escamotages de différentes  catégories des demandeurs d’emploi  des statistiques a produit son effet. Ainsi le nombre des chômeurs de catégorie A ( sans aucune activité)  inscrits à Pôle emploi aurait  diminué de 60.000 au mois de mars par rapport au mois précédent, soit une baisse de 1,7%.  « Il s’agit de la première baisse trimestrielle significative depuis le dernier épisode de reprise de 2010/2011 » claironne le gouvernement. Aussitôt le patron du Medef, Pierre Gattaz a demandé à ce que « l’ambition de la loi El Kohmri », qui n’est rien d’autre que la réponse aux exigences de réformes  portées par l’Europe de Bruxelles, soit  « rétablie pour espérer recréer une dynamique positive de création d’emplois en CDI »… Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule,  la DCNS a remporté le « contrat du siècle »,  la vente de 12 douze sous-marins shortfire Barracuda  à l’Australie, pour un montant de 34 milliards de dollars. De quoi faire oublier la déconvenue (beaucoup moins médiatisée…)  de la vente annoncée  mais avortée  des avions  Rafale à l’Inde.

    Soyons juste, ce très beau succès  est avant tout le fruit  du très grand  savoir-faire, de  l’excellence des  ingénieurs, techniciens, ouvriers et dirigeants de la DCNS en particulier, de notre industrie de l’armement en général.  Mais aussi certainement en partie, le résultat du  travail de super VRP du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui a forcément « mouillé la chemise » pour accompagner cette issue heureuse.

    Dans Libération, Laurent Joffrin note le « paradoxe » (?) « à voir un gouvernement de gauche devenir le plus efficace vendeur d’armement parmi tous ceux qui se sont succédé ces derniers temps ».  A part les Verts et les sectes trotskistes, il est clair que ce paradoxe là ne sera pas mis par les Français au débit de ce gouvernement  dont l’impopularité, bien légitime, à bien d’autres raisons de s’exprimer !

    Impopularité qui colle encore et toujours au costume de Nicolas Sarkozy, qui, avec ce culot proverbial qui le caractérise, endosse de nouveau  le rôle du pourfendeur de la pensée dominante, du politiquement correct. Comme en 2007 , ce soixante-huitard libéral dénonce aujourd’hui l’idéologie progressiste, qui est pourtant le fond même de sa vision du monde.

    Le site d’Europe 1 cite ce mercredi  le président de LR qui était ne séance dédicaces  hier à Nice : « les candidats de l’establishment et des médias, les gens n’en veulent plus. Selon lui, quand la gauche et la droite disent la même chose, il en sort l’extrême droite. Et (M. Sarkozy)  de brandir l’exemple de l’Autriche, où le candidat du FPÖ (…), est arrivé dimanche dernier en tête du premier tour de l’élection présidentielle.  Les partis politiques traditionnels de gauche comme de droite ont été balayés. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient oublié l’exigence des électeurs pour s’en tenir à la pensée unique, à la lâcheté, à une forme de démission, martèle Nicolas Sarkozy. Je ne veux pas de ça en France. »

    « Nous gagnerons sur nos idées, insiste encore le président des Républicains, qui fixe une stratégie : tout dire avant, pour tout faire après. » En l’espèce exactement le code de bonne conduite qu’il a piétiné constate Bruno Gollnisch. Son quinquennat fut  placé justement sous le signe de l’abandon de  ses promesses, de  la soumission à la pensée unique euromondialiste,  atlantiste, immigrationnniste. Les Français seront-ils prêts à renouveler cette expérience malheureuse ?

    D’un  mauvais souvenir l’autre (les calamiteuses années Chirac, le blanc-seing donné à la catastrophique destruction de la Libye sous Sarkozy),  Alain Juppé   s’essaye lui aussi à   endiguer la montée en puissance du « populisme national ». Il a pour se faire un plan et se  dit  soucieux   de « couper les deux bouts de l’omelette »,  c’est à dire de   gérer demain le pays avec les progressistes européistes de bonne volonté,  socialistes, républicains et centristes, en rejetant dans les limbes  » les extrémistes de droite » (surtout)  et de gauche », tous  les réfractaires au catéchisme social-démocrate.

    ça ne mange pas de pain, un de ses soutiens apporte sa pierre à l’édifice de dénonciation du programme alternatif, patriotique du FN. Après les ouvrages sur ce thème parus ces dernières années, commis notamment  par  Laurence Parisot (ex patronne du Medef), NKM, le socialisteYann Galut, les tâcherons du Front de Gauche et apparentés, un soutien de M. Juppé se livre à l’exercice.

    Cela lui vaut un petit coup de pouce  de L’Express qui devrait lui permettre d’en vendre quelques dizaines d’exemplaires, même si le but de ce  type d’initiative ne réside que dans  l’écho médiatique qu’elle rencontre (éventuellement).  C’est cette fois, Maël de Calan « (qui) a pris son casque et son piolet » pour  affronter la Bête.  « Elu breton, engagé auprès d’Alain Juppé, cofondateur de la Boîte à idées, un groupe de réflexion au service du candidat à la primaire de la droite, le trentenaire publie La Vérité sur le programme du Front national » (sic). « Peut-être faut-il être jeune, culotté et un peu inconscient pour s’attaquer à cet objet à la fois massif et tortueux : le programme du Front National. » Bien sûr, « Le livre dont L’Express publie des extraits démontre, chiffres et faits à l’appui, qu’il conduirait la France au chaos. »  Si c’est L’Express qui le dit !

    Sur son blogue acteursdeleconomie,  hébergé sur le site de La tribune,  le sociologue de gauche  Alain Touraine, dit pour sa part  tout le bien qu’il pense de  l’ouvrage de « politique fiction » (« Le séisme Marine Le Pen présidente » ) de son ami, lui aussi sociologue proche du PS,  Michel Wieviorka. 

    Paru il  y a plusieurs mois, ce recueil de fantasmes, mal écrit, d’un niveau d’analyse  très médiocre,  a fait lui aussi un bide. Pourtant, assure M. Touraine, il s’agirait de le « prendre au sérieux, c‘est-à-dire comme une tentative d’évaluation honnête des risques que ferait courir à la France l’élection en mai 2017 de Marine Le Pen comme présidente de la République. »  Et le père de Marisol Touraine  d’affirmer encore , citant l’auteur,  cette antienne  souvent rabâchée selon laquelle    « le noyau idéologique central du Front National est bien un nationalisme chargé de xénophobie et même de racisme. Les musulmans, et non pas les capitalistes ou au contraire les communistes, sont donc sans surprise (dans le scénario imaginé par M. Wieworka, NDLR)  ceux qui subissent les premiers les foudres de la nouvelle présidente. Mais qui en doutait ? » (sic).

    Alain Touraine conclut sa fiche de lecture sur une note d’espoir pour rassurer sa paroisse : « on peut encore agir, pense ( Michel Wieviorka) ; il ne faut pas être paralysé par la peur du loup et se laisser dévorer alors qu’on peut encore agir. » Nos sociologues feignent de ne pas comprendre que le loup carnassier pour un nombre croissant de  Français, a le visage  les politiques menées depuis des décennies par ce Système faible avec les forts, durs avec les faibles.  Un Système qui nourrit et   promeut des dizaines d‘intellectuels engagés du calibre de nos deux sociologues, chargés de répandre la vulgate antinationale dans les « grands médias ». Mais la roue tourne, le principe de réalité reprend ses droits; leurs excommunications, leurs exorcismes maladroits apparaissent pour ce qu’ils sont réellement :  l’aveu d’échec et d’impuissance d’une Caste prête à tout pour se maintenir au pouvoir.

    http://gollnisch.com/2016/04/27/la-verite-si-je-mens/

  • Photographie truquée sur les migrants : de la pure propagande médiatique

    Photo de migrants :

    photo_migrants_truquee.jpg

    Cette photographie d’un naufrage en mer Egée qui remonte à décembre 2015 circule depuis des mois sur les réseaux sociaux. Un syndicat de police italien, Co.I.S.P, vient de lancer un pavé dans la mare de l’humanitarisme « radical chic ». Pour les policiers, il s’agit ni plus ni moins que d’une vulgaire « propagande médiatique ».

    En effet, pour qui regarde la photographie attentivement, sans des yeux larmoyants, il apparaît clairement qu’un des migrants est debout dans l’eau, pendant que les autres fatiguent à rester à flots.

    Aussi de trois choses l’une se demandent les policiers :

    • soit cet homme est haut de 7 mètres,
    • soit il marche sur l’eau comme Moïse,
    • soit on se moque de nous.

    A votre avis ?

    Francesca de Villasmundo

    http://www.ilgiornale.it/news/cronache/foto-dimostra-sui-migranti-ci-prendono-giro-bufera-sul-coisp-1251048.html

    http://www.medias-presse.info/photographie-truquee-sur-les-migrants-de-la-pure-propagande-mediatique/53496

  • Le tardif mea culpa de Jean-Claude Juncker sur l’Union européenne

    Finalement, Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles, fait son mea culpa. Devant le Conseil de l’Europe, il a expliqué que la défiance des peuples à l’égard de l’Union européenne tient au fait qu’elle souffre d’un « vice de construction. » Bigre ! Ce n’est pas rien, un tel vice ! Cela fait une vingtaine d’années que Juncker gravite à des postes divers dans la machine bruxelloise et ce n’est que maintenant qu’il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond. C’est l’hostilité des citoyens dont chaque scrutin témoigne qui conduit à ce mea culpa, mais il arrive comme les carabiniers, le mal est fait et ce ne sont pas ceux qui ont conduit l’Europe à la faillite, tel le président de la Commission, qui peuvent l’en sortir.

    Quel est le vice ? « Nous interférons dans trop de domaines de la vie privée, nous ne respectons pas assez le principe de subsidiarité », confesse Jean-Claude Juncker. Excusez du peu ! Car, enfin, le principe de subsidiarité figure en préambule de tous les traités européens et ce n’est qu’à cette condition que les Etats ont accepté d’abandonner une part de leur souveraineté. Voilà qu’on nous dit que les eurocrates se sont assis dessus ! Et Juncker prend conscience maintenant de ce que l’homme de la rue constate avec colère tous les jours : Bruxelles se mêle de ce qui ne la regarde pas et témoigne de son impuissance pour ce qui en relève. Imbattables pour pondre des directives kilométriques sur le calibre des olives et la courbure optimale des cornichons, nos européistes, en revanche, sont incapables de protéger les frontières de l’Union.

    Ce que Juncker appelle le « désamour des citoyens européens pour le projet européen » ce n’est pas seulement ce qu’il reconnaît, c’est d’abord l’infidélité de l’Europe à ses promesses, celles de la droite libérale comme de la gauche socialiste, sacrifiant toutes deux au « projet européen ». Relisons aujourd’hui les engagements d’hier. Florilège. Rocard : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » Giscard : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »  Michel Sapin : « Le traité d’Union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

    Le mea culpa de Juncker est non seulement tardif mais timide eu égard au gouffre qui sépare le mythe exalté par les politiques et la réalité subie par les peuples. Mais Juncker,au moment où il semble en prendre conscience, accentue ce gouffre, et gravement. Car il lance aussi : « Non aux attaques stupides contre l’islam qui fait partie du paysage européen. Ceux qui viennent de loin nous apportent leurs talents, leurs énergies, leurs savoirs, tout ce dont nous avons besoin dans l’Europe du XXIe siècle. » Qu’ils demandent donc aux centaines de femmes violées en Allemagne et ailleurs ce qu’elles pensent des « talents et énergies » de « ceux qui viennent de loin » !

    Guy Rouvrais

    Article paru dans Présent n° 8596 daté du 27 avril 2016

    http://fr.novopress.info/

  • Panama papers, le Président Hollande se moque du monde !

    Chers amis,

    Maintenant que les esprits se sont apaisés, j'aurais souhaité revenir, avec vous, sur le scandale des Panama Papers, au sujet duquel la France entière a perdu la raison ces dernières semaines.

    De quoi s'agissait-il ? De la divulgation par la presse et de la transmission aux administrations fiscales des Etats par des mouchards, de dizaines de milliers de dossiers bancaires détenus dans des banques panaméennes. Certains de ces dossiers étaient parfaitement légaux et d'autres clandestins. Le bon grain a été jeté, avec l'ivraie, dans un brasier populaire vengeur. Le bon grain ? En effet, peut-on reprocher à des particuliers ou des entreprises d'avoir voulu placer leur argent à l'étranger en toute légalité et au vu et au su de leurs administrations fiscales respectives ? Evidemment non. Chacun utilise bien son argent comme il l'entend, dans les limites de la morale et de la loi. L'ivraie ? Le cas des comptes clandestins est évidemment différent et laisse supposer que certains de leurs détenteurs n'ont pas la conscience nette.

    Cependant, il est temps, maintenant, de remettre en place quelques vérités :

    - Le Président de la République, et la presse française, ont dénoncé les paradis fiscaux. Fort bien ! Mais pensons que notre pays est un paradis fiscal pour certains étrangers, et que nous serions bien avisés de nous taire ou de retirer la poutre que nous avons dans l'oeil avant d'osculter la paille dans celui des Panaméens ou des Helvètes. En effet, saviez-vous que les investisseurs publics qataris sont exonérés, en France, d'impôts sur les plus-values immobilières et sur les gains en capital ? On comprend mieux pourquoi les émirs investissent autant en France. Nous leur permettons de défiscaliser et de réaliser des investissements sûrs et rentables… N'est-ce pas ce même Qatar que l'on soupçonne d'avoir financé en sous-main des groupes djihadistes au Proche-Orient ? Finalement, les placements off-shore de la famille Le Pen ou du père de David Cameron semblent de la roupie de sansonnet en comparaison de ce que nous permettons à nos amis les émirs.

    - Par ailleurs, messieurs les journalistes et les lanceurs d'alerte, songez que s'il y a des paradis fiscaux, c'est aussi qu'il existe des enfers fiscaux. Pour un citoyen français, notre patrie en est un. En effet, quand on sait qu'un grand nombre d'artisans, de commerçants et de professions libérales, mais aussi de cadres supérieurs en entreprise, voit plus de la moitié de leurs revenus partir en diverses taxes cumulatives. Quand on sait que pour certaines familles le total des impositions dépasse le total des revenus, on comprend l'exil, même si on ne l'excuse pas forcément. Pour qui n'a pas les moyens de se payer un bon avocat fiscaliste et un habile conseiller financier habitués des montages complexes à la recherche de la moindre niche fiscale pour réduire le taux d'imposition, la douloureuse vous met à genoux.

    De la même manière, il est piquant de lire que Ségolène Royal va porter plainte pour diffamation à cause des accusations portées contre sa gestion de la région Poitou-Charentes qu'elle a, de fait, mise en faillite. Les entrepreneurs écrasés de contrôles, d'audits et accusés par les administrations devraient-ils porter plainte pour diffamation ? Ce serait amusant à voir dans notre enfer fiscal.

    - De plus, en se concentrant sur les exilés légaux et en laissant de côté les fraudeurs, on se rend compte que chaque cas devrait être examiné à la loupe avant de porter un jugement. Entre l'institution financière qui cherche à maximiser ses profits trimestriels dans des sociétés écrans délivrées de toute législation contraignante, et le notaire de famille qui place l'équivalent d'une assurance vie sur un compte étranger pour préserver les siens en cas de guerre, comme cela s'est fait dans toutes les familles de notables prévoyants ayant connu les deux guerres mondiales ou les révolutions des XIXe et XXe siècle, entre ces deux cas de figure, donc, il y a une marge. Il y a une marge entre l'aigrefin et le bon père de famille. Ne mettons pas tout le monde dans le même sac.

    Ces vérités précisées, chers amis, j'aimerais m'adresser à deux groupes ; au gouvernement et aux exilés fiscaux de retour en France :

    - Mesdames et messieurs les membres du gouvernement, Monsieur le Président de la République ; en vous félicitant de ces milliards que vous alliez récupérer car cela ferait autant de plus dans le budget de l’État, vous nous avez bernés une fois encore. Dîtes aux Français, de grâce, que chaque centime que vous économisez sur un poste de dépense, est immédiatement versé sur un autre, de sorte que loin de combler le trou de nos finances, vous le creusez un peu plus. Ainsi, tandis que diminue le déficit de l’État, celui des collectivités territoriales se creuse. Outre que les milliards que vous allez récupérer ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer, vous allez verser cette somme dans le néant de votre impéritie, hypothéquant un peu plus lourdement notre avenir. Dîtes-le nous et ne donnez pas de leçons à ceux qui fuient votre folie, alors que vous nous ruinez depuis maintenant trente-six ans !

    - Mesdames et messieurs les exilés fiscaux de retour en France ; puisque le destin vous a ramenés dans la barque commune, de grâce, soyez patriotes ! Maintenant que vous voici de retour dans la prison française, fourbissez vos armes et utilisez plutôt vos conseillers financiers et vos avocats fiscalistes à combattre la mauvaise gestion des deniers publics, à combattre les taux d'imposition confiscatoires pour tous les Français. Vous avez, à nos côtés, une mission de salut public, pour que vive la France. Quant à vous qui demeurez à l'étranger, n'oubliez pas ceux qui restent et soutenez-les. Ils pourraient bien, par leur combat, vous frayer le chemin du retour.

    Ensemble, combattons pour que notre pays retrouve de bonnes finances, gérées en bon père de famille. Comme disait le baron Louis en 1815 ; « Faites-moi une bonne politique, et je vous ferai de bonnes finances » !

    Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

    http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/editoriaux/1923-panama-papers-le-president-hollande-se-moque-du-monde

  • Mondialisme : le TTP sur l’agenda de la Trilatérale, du Bilderberg, du CFR

    On avance souvent que le traité transpacifique (TTP) est manigancé par les multinationales ultralibérales pour augmenter leurs profits. En fait, c’est un nouveau pas du mondialisme vers la gouvernance globale, tissée de longue main par la Trilatérale, le groupe Bilderberg, le CFR (Council for Foreign Relations). Voici quelques dates de leur agenda.

    Le TTP est, avec le traité transatlantique, l’un de ces accords qui visent à transformer le monde en une vaste zone de libre-échange. De ce fait ses partisans de droite et ses adversaires de gauche y voient la chose des marchés internationaux, du capitalisme triomphant pour le bien ou pour le mal. Ils ont raison d’y reconnaître la main de Wall Street, mais tort de voir en la bourse de New York une figure de la libre entreprise. Au contraire. C’est plutôt le moyen d’une sorte de socialisme international, ou de capitalisme d’un État planétaire. Bref, c’est l’agent du mondialisme, et cela de façon tout à fait ouverte.

    Depuis 1973, la Trilatérale de l’interdépendance au mondialisme

    Le richissime industriel et banquier David Rockefeller, qui fonda la Commission trilatérale en 1973, a écrit dans ses mémoires publiés en 2002 :

    « Certains croient même que nous participons à une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États Unis. Ils définissent ma famille et moi comme des « internationalises » conspirant avec d’autres dans le monde pour construire une entité globale, économique et politique, plus intégrée – un seul monde, si vous voulez. Si telle est l’accusation, je me proclame coupable, et j’en suis fier. »
 Or la principale organisation qui pousse le TPP depuis l’origine est la Trilatérale. Et le véritable projet, le but de l’agenda (au sens latin, les choses qui doivent être faites) du TPP est donc celui de la Trilatérale, c’est-à-dire le mondialisme, l’établissement d’un pouvoir économique et politique centralisé à l’échelon de la planète. Dès sa première réunion à Tokyo en 1973, la Trilatérale se donnait pour mission de rendre plus étroite « l’interdépendance » entre les continents et de combattre « politiquement et économiquement les nationalismes ». 

    La Trilatérale, le Bilderberg et le CFR s’insinuent là où c’est utile

    Quatre ans plus tard, grâce à l’entregent d’un professeur d’université discret mais influent, Zbiniew Brzezinski, la Trilatérale amenait un parfait inconnu, Jimmy Carter, à la maison blanche et truffait l’administration américaine de ses hommes, ou de ceux du CFR auquel elle est structurellement liée. Depuis, pas à pas, aidés du groupe Bilderberg fondé par les mêmes milieux dès 1954, ils sont passés de « l’interdépendance » au mondialisme, et la crise financière commencée en 2008, ressentie tout autour du globe, est censée amener les peuples à penser que le système des nations ne marche plus.

    Chacun aura noté le rôle important qu’ont tenu, dans cette crise financière, les Rockefeller, Goldman Sachs, la banque Citigroup, la BCE, la FED, et les Rothschild, avec leurs innombrables obligés et affidés. A tous les postes importants de la banque et de la diplomatie supranationale, dans les think tanks qui pèsent, dans les chaires universitaires influentes, on retrouve les mêmes, parfois officiellement membres du CFR, de la Trilatérale, du Bilderberg.

    Un agenda chargé et réalisé dans le plus grand secret

    Outre la solidarité, le secret a été la condition de leur succès. A la réunion du Bilderberg en 1991 à Baden Baden, David Rockefeller remerciait les directeurs du New York Times et du Washington Post d’avoir régulièrement assisté aux travaux du groupe sans jamais rien en divulguer. Et d’expliquer uniment :

    « Il aurait été impossible de mener notre plan pour le monde si nous avions étés sous les projecteurs de la publicité durant toutes ces années. Aujourd’hui le monde est plus évolué et préparé à marcher vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est préférable sans nul doute à l’autodétermination des nations pratiquée dans les siècles passés. »

    L’aveu du mondialisme par la bouche d’Arnold Toynbee

    L’historien anglais Arnold Toynbee, qui était aussi directeur des études à l’Institut royal des affaires internationales, ne disait pas autre chose en 1931 :

    « Nous travaillons discrètement mais de toutes nos forces à détruire cette mystérieuse force nommée souveraineté nationale. En niant de notre bouche ce que nous faisons de nos mains, parce qu’attaquer la souveraineté des nations est encore une hérésie pour laquelle un homme politique ou un journaliste peut être ostracisé ou discrédité. »

    Heureux temps ! Aujourd’hui, c’est au contraire pour avoir commis le crime de défendre la souveraineté nationale que certains hommes politiques sont diabolisés.

    Du TPP au FTAAP, la suite de l’agenda du mondialisme

    Dans la foulée du TPP, l’extension prévue du FTAAP (Free trade area of the Asia Pacific) à la Chine communiste et à la Russie dans le cadre du mondialisme donnera corps au vieux projet de convergence entre l’Est et l’Ouest formé depuis plus de quarante ans par la Trilatérale, le CFR et le groupe Bilderberg. Dès 1973, le « symbole » du capitalisme David Rockefeller rendait visite au grand timonier Mao Tse Toung à Pékin. De retour de ce charnier dictatorial qu’était alors la Chine communiste, où les révolutions successives avaient causé des morts par dizaines de millions, où les camps de rééducation abritaient autant de citoyens, Rockefeller écrivit dans le New York Times :

    « On est impressionné immédiatement par le sens de l’harmonie nationale (…) Quel que soit le prix de la révolution chinoise, elle a évidemment réussi non seulement à former une administration plus efficace et consciencieuse, mais aussi à promouvoir une haute morale et un sens de la communauté (…) L’expérience sociale en Chine sous la direction du président Mao est l’une des plus importante et des plus réussie de l’histoire. »

    Comme on le voit, le maoïsme n’infestait pas que la Sorbonne. Ces bonnes paroles furent suivies d’actes, en l’espèce des transferts massifs de capitaux et de technologie qui, sous la direction de la Trilatérale, du CFR et du groupe Bilderberg, transformèrent l’économie chinoise alors comparables à toutes celles du tiers monde en la puissance que l’on connaît. Sur l’agenda du mondialisme, le TPP et le FTAAP seront les prochains pas pour l’inclure à la future gouvernance globale.

    Pauline Mille pour réinformation.tv

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/mondialisme-le-ttp-sur-lagenda-de-la-trilaterale-du-bilderberg-du-cfr_158932.html#more-158932

  • Nuire debout : "nous n’apportons pas la paix"

    L'économiste Frédéric Lordon intervient (assis) à Nuit debout :

    "Nous voilà sommés d’être inclusifs, violence du capital et violence identitaire raciste, violence dont Finkielkraut est peut-être le propagateur le plus notoire". "Ces médias nous demandent d’accueillir Finkielkraut et bien non ! Pas d’animation citoyenne all inclusive comme le voudraient Laurent Joffrin et Najat Vallaud Belkacem !" "Nous ne sommes pas ici pour être amis avec tout le monde, et nous n’apportons pas la paix, nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique".

    "S’il n’y a plus d’alternative dans le cadre, il y a toujours possibilité de refaire le cadre. C’est de la politique, pas du revendicatif. On chasse les gardiens du cadre".

    "Il faut mettre des grains de sable partout" : "C’est débouler dans une réunion d’Anne Hidalgo, c’est débouler dans la conférence d’une association d’étudiants à l’ESCP qui invite Florian Philippot". "C’est faire dérailler le cours normal des choses, les harceler, leur ôter toute tranquillité !"

    "La nuit debout, la grève générale, la république sociale, c’est loin".

    Le but est indiqué ici : leur faire peur.

    Michel Janva