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magouille et compagnie - Page 2115

  • Le ministre de la Justice polonais au commissaire européen chargé des médias : plutôt que de parler de menaces fictives pour la liberté des médias en Pologne, condamnez la censure en Allemagne

    Les commissaires européens n’ont sans doute pas l’habitude de se faire remettre à leur place de la sorte ! Dans une lettre ouverte à l’Allemand Günther Oettinger, le commissaire européen à l’Économie et à la Société numériques qui a déclaré vouloir demander qu’on mette sous surveillance de l’UE la Pologne à cause de la réforme des médias publics par le gouvernement polonais issu des élections du 25 octobre, le ministre de la Justice polonais Zbigniew Ziobro lui reproche de ne pas s’être intéressé auparavant aux agissements du gouvernement de Donald Tusk, l’actuel président du Conseil européen, et l’invite à s’intéresser de plus près au silence des médias allemands après les agressions sexuelles massives de la Saint-Sylvestre par des demandeurs d’asile.

    Cette lettre, dont voici la traduction intégrale en français, a été publiée le 9 janvier :

    Monsieur le Commissaire,

    Je n’ai pas l’habitude de répondre aux remarques peu intelligentes sur la Pologne formulées par des hommes politiques étrangers, car elles sont surtout révélatrices d’eux-mêmes. Mais ce qui m’a incité à écrire cette lettre, c’est ce que vous n’avez pas dit et que j’aurais pourtant attendu de vous, en tant que commissaire européen responsable des médias.

    L’opinion publique en Allemagne, et aussi en Pologne, a été secouée par les agressions sexuelles massives contres des femmes survenues la nuit de la Saint-Sylvestre dans plusieurs villes allemandes. Ces événements, qui font craindre y compris pour la sécurité des Polonais séjournant en Allemagne, ont été tenus secrets pendant plusieurs jours par les médias allemands. L’ancien ministre de l’Intérieur allemand, Hans-Peter Friedrich, a même appelé cela un cartel du silence. La censure de ces informations par les médias allemands a stupéfait l’opinion publique dans le monde. J’ai attendu en vain une réaction décidée de votre part à une telle violation du droit des citoyens à l’information. J’en suis arrivé à la triste conclusion qu’il vous est plus facile de parler de menaces fictives pour la liberté des médias dans d’autres pays que de condamner la censure dans le vôtre.

    Monsieur Oettinger,

    Il y a une semaine dans une interview pour le « Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung » vous avez critiqué l’action du parlement et du gouvernement polonais élus démocratiquement, une action qui vise a rétablir l’objectivité et l’indépendance des médias publics en Pologne. Vous avez exigé que la Pologne soit mise sous surveillance.

    De tels mots formulés par un homme politique allemand sont lourds de connotations pour les Polonais. Y compris pour moi. Je suis le petit-fils d’un officier polonais qui a combattu pendant la Deuxième guerre mondiale dans l’Armée de l’intérieur secrète, dans cette Pologne qui était sous la « surveillance allemande ». [....]

    La suite sur Nouvelles de France

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-ministre-de-la-Justice-polonais

  • Médias publics : mission d’information ou propagande ?

    Mardi 6 janvier, le journal de 20 h de France 2 nous gratifiait d’un reportage sur « la dérive autoritaire de la Pologne ». On y apprenait que le nouveau gouvernement conservateur de ce pays, désigné de façon péjorative comme « populiste » par David Pujadas, veut imposer ses idées aux médias publics. Le ministre de la Culture polonais était invité sur le plateau du JT et il n’hésitait pas à déclarer ouvertement : « Votre chaîne fait de la propagande depuis des années. Maintenant, c’est terminé. » L’auteur du reportage se demandait si la démocratie polonaise était en danger.
    Il est intéressant, effectivement, de se poser cette question, d’autant plus que la justice de ce pays subit également une reprise en main avec une réforme de sa Cour constitutionnelle, mais il est intéressant également de se poser les mêmes questions concernant la France. Le gouvernement ne serait-il pas en train d’insérer l’état d’urgence dans le Code pénal et de donner plus de pouvoirs aux préfets et aux procureurs, sans contrôle de la justice ? N’y a-t-il pas un parallèle avec les réformes polonaises ?
    Autre élément concernant les médias publics : un communiqué assez surprenant est visible sur le site du syndicat Force ouvrière de France Télévisions. Il est intitulé « Soirée spéciale “climat” à France 2 : mission d’information ou propagande ? » Il y est écrit : « Les deux documentaires mis à l’antenne nous ont semblé manquer d’objectivité en relayant un message unilatéral calqué sur la ligne politique gouvernementale. » Il y est question de l’émission « Le Signal – Les sentinelles du climat » que j’ai déjà eu l’occasion d’épingler dans mon billet du 1er décembre. On apprend que des images « ont été artificiellement vieillies et travaillées afin de les faire passer pour de vieux films familiaux amateurs », et l’auteur de ce communiqué s’interroge sur la déontologie et l’éthique de ce procédé dans le cadre d’une émission d’information.
    On apprend également que le second documentaire de cette soirée, très spéciale, a été confié « à une journaliste connue pour être une militante écologiste convaincue qui a longtemps appartenu aux instances dirigeantes d’Europe Écologie Les Verts (EELV) » ! Il rappelle ensuite le licenciement de Philippe Verdier pour divergence d’opinion avec la doxa sur le réchauffement climatique.
    Je n’ai aucune affinité avec FO, mais je tiens à souligner qu’il a été le seul syndicat à soutenir ce journaliste lorsque ses ennuis ont commencé. Ces actions montrent en tout cas qu’il existe encore, dans l’audiovisuel public, quelques personnes pour qui l’honneur et la liberté d’expression ont un sens.
    Pour en revenir au parallèle entre les situations en Pologne et en France, si le gouvernement polonais a opté pour une communication ouverte et provocante, le gouvernement français a choisi la discrétion de la désinformation. De ce fait, il est évident qu’il nous est de plus en plus difficile de donner des leçons de démocratie aux autres pays.

    Marc Le Menn

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuVkFFFuVEAuwhPZdY.shtml

  • Bide pour l’hommage de la mairie de Paris à Charlie Hebdo

    Une cérémonie d’hommage aux victimes des attentats de janvier avait lieu ce dimanche 10 janvier place de la République à Paris.
    Malgré les moyens coûteux mis en œuvre par la mairie, aux frais du contribuable, la foule n’était pas au rendez-vous de cette « messe gaucho-bobo ».

    Devant les caméras de BFMTV, Anne Hidalgo a été contrainte d’expliquer pourquoi la commémoration, que la mairie de Paris a elle-même organisée, était un flop.  Des explications ridicules, et qui rejettent notamment la faute sur… François Hollande :

    D’abord, c’est le matin, et les Parisiens ne sont pas toujours du matin. Donc je pense que, dans l’après-midi, beaucoup d’entre eux seront là. Et puis c’est vrai qu’il y avait un dispositif de sécurité – normal d’ailleurs – compte tenu notamment de la présence du chef de l’Etat.

    http://www.contre-info.com/

  • Républicains : les feuilles mortes se ramassent à l’appel

    Le vide se fait peu à peu autour de lui et il entend les derniers compagnons, les derniers hommes liges murmurer dans son dos. L’hiver est bientôt là.
    Toutes ces fidélités qui frissonnent comme des feuilles quand souffle le vent d’hiver… C’est tremblant. C’est troublant. Tombera ? Tombera pas ? Et de quel côté ? Comme dans un drame shakespearien, chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles, de désertions, de rébellions, de petites et de grandes, de basses et de hautes trahisons au souverain reclus dans son donjon de la rue de Vaugirard.
    Les premiers à lever puis à brandir l’étendard de la révolte auront été, bien entendu, ceux qui avaient si longtemps siégé en son Conseil sans jamais se mettre en travers de ses volontés, de ses foucades, de ses errements : celui-ci pendant cinq ans son principal ministre, celui-là préposé aux Affaires étrangères, cet autre à l’Agriculture, cette autre à l’Écologie et à l’Environnement. L’un après l’autre, ils ont quitté la cour, emmenant avec eux leurs propres vassaux, leur clientèle et leur trésor de guerre avant de se poser ouvertement en rivaux et en prétendants avoués au trône en déshérence.

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  • Les autruches et les terroristes

    Les Européens de l’Ouest ne veulent pas reconnaître que le choc des civilisations est désormais une réalité. Et ils ne veulent pas reconnaître qu’on leur fait une guerre d’un genre nouveau, ni qui la leur fait.

    « Cachez cet ennemi que je ne saurais voir », disent en chœur les Tartuffe oligarques aux autruches européennes !


    Les autruches européennes ne lisent pas Samuel Huntington

     Les autruches européennes refusent aujourd’hui avec effroi le concept de choc des civilisations analysé par Samuel Huntington dans son ouvrage paru en 1996 (1). La thèse d’Huntington était simple : les conflits n’auront plus de fondement politique avec la fin de l’affrontement Est/Ouest, mais civilisationnel, car le XXIe siècle voit le retour des grandes civilisations qui vont concurrencer la civilisation occidentale.

    Mais Huntington avait le tort d’être un conservateur et son analyse paraissait justifier la prétention du gouvernement américain à fonder un « nouvel ordre mondial ». Il avait aussi le tort d’affirmer le caractère irréductible des différentes civilisations, ce qui contredisait l’idéologie cosmopolite.

    C’est pourquoi le concept de choc des civilisations est politiquement incorrect chez les bisounours européens et ne s’enseigne pas dans les Ecoles de guerre.

    Il n’empêche que l’analyse de Huntington, même si on peut toujours contester les classements civilisationnels qu’il opère, correspond à une indéniable réalité. Mais les autruches ne sont pas autorisées à le dire.

    Huntington a vu juste

     Car le XXIe siècle se caractérise bien par le retour sur la scène mondiale des grandes civilisations et des grandes religions – et singulièrement de l’islam – qui avaient été éclipsées par la domination sans partage des Occidentaux depuis la Renaissance. Ces civilisations étaient en dormition mais aujourd’hui elles se réveillent. Alors que l’Europe, elle, ne sort pas de sa léthargie.

    Le XXIe siècle est pour cette raison à nouveau (2) le siècle de la concurrence et donc de la confrontation entre les civilisations : confrontation économique, culturelle mais aussi démographique, stratégique et militaire. Car, contrairement à ce que prétend la doxa libérale occidentale, la « mondialisation » ne se réduit pas à la seule concurrence économique et financière !

    Le XXIe siècle marque aussi le retour des grands mouvements de populations, des grandes migrations que l’on n’avait plus vues dans l’hémisphère Nord depuis la chute de l’Empire romain : migrations Sud/Nord mais aussi migrations Sud/Sud. Migrations provoquées par l’exode rural dans les pays émergents, par la surpopulation en Afrique, par l’instabilité croissante du monde, par l’affaiblissement des frontières et enfin par la facilité des transports. Et les migrations propagent le choc des civilisations en imbriquant des peuples de cultures et de religions différentes sur un même territoire.

    Mais justement, cette réalité, les autruches européennes ne veulent pas la voir.

    Les autruches européennes ne lisent pas Julien Freund non plus

    Les Européens ne comprennent pas le choc des civilisations parce qu’ils refusent d’abord de se penser eux-mêmes en termes de civilisation.

    Cinquante ans de rééducation « antiraciste » et de repentance, alliés à 50 ans de dressage conforme à l’idéologie des droits de l’homme, leur ont fait oublier qui ils sont et d’où ils viennent.

    Les autruches européennes croient même que les races n’existent pas et il est devenu extrêmement politiquement incorrect de se déclarer de race blanche. Cela frise le délit.

    Les autruches pensent aussi que l’identité se résumerait à un credo politique : chacun sait en effet que « l’identité de la France c’est la République » (3) ; et surtout qu’il ne faut pas « discriminer » les étrangers, car tout le monde « a le droit » de devenir européen ou français.

    Pourtant si les Européens refusent de reconnaître leur identité et s’efforcent consciencieusement d’effacer leur histoire de leur mémoire, il n’empêche que, pour toutes les autres civilisations, ils sont bien avant tout perçus comme des Européens blancs de religion chrétienne – et non comme des Africains, des Chinois ou des « hommes ».

    Comme l’a magistralement démontré en son temps le politologue Julien Freund (4), en effet, la relation polémique n’est nullement symétrique : le fait de ne pas considérer l’autre comme votre ennemi, comme le fait de refuser de voir l’autre comme un autre, ne vous empêche nullement d’être, vous, dans le monde réel, considéré comme ennemi ou comme autre par celui-ci.

    Mais les autruches européennes ne lisent pas Julien Freund non plus.

    Les autruches européennes ignorent que le monde a changé

    Dans les années 1930, les démocraties européennes, aveuglées par la Grande Guerre, se préparaient à regagner la guerre de tranchées, sans voir que la donne stratégique avait changé et que la guerre serait désormais celle du mouvement.

    Aujourd’hui, les autruches européennes ne savent pas non plus que le monde a profondément changé.

    Les Européens se sont habitués depuis la Renaissance à dominer en tout : au plan religieux avec le christianisme, au plan moral avec l’esprit des Lumières et aux plans économique, technique et militaire avec le monopole de la Science. Mais ce monde-là est terminé.

    Les Européens (5) sont désormais une proportion déclinante de la population mondiale, alors que jusqu’au XIXe siècle ils exportaient partout leur trop-plein de population. La natalité européenne est catastrophique, très en dessous du seuil de renouvellement des générations, sans parler des effets systémiques de l’avortement de masse. Compte tenu des tendances actuelles et avec l’immigration de peuplement, d’ici 2030 la majorité de la population des grandes villes européennes sera d’origine extra-européenne.

    Mais cela n’inquiète pas les autruches qui se réjouissent d’avance du « vivre ensemble » métissé de demain.

    L’Europe sans âme et désarmée

    De même, le christianisme est de moins en moins la religion des Européens : les croyants sont désormais majoritairement africains, sud-américains et asiatiques. La pompe vaticane cache de plus en plus mal que la parenthèse ouverte par la conversion des « barbares » du bas-Empire romain au christianisme est en train, en quelque sorte, de se refermer en Europe – et que l’islam s’installe à sa place.

    Quant à la puissance, elle se retire progressivement du Vieux Continent.

    Les Européens ont perdu le monopole de la science au profit de la Chine, de l’Inde, de la Silicon Valley et de la zone Pacifique. Le niveau des études ne cesse de décliner en Europe, compte tenu de l’idéologie laxiste et égalitariste qui y règne. Depuis les années 1990, l’innovation stagne, car l’Europe connaît à son tour la fuite des cerveaux.

    Au plan des forces militaires, l’Europe est désarmée et les jeunes Européens n’apprennent plus à se battre : ils comptent sur le parapluie américain et les armées mercenaires (6) spour se protéger, c’est-à-dire qu’ils comptent que les autres se sacrifieront pour eux. Un pari imprudent…

    Les médias de propagande, qui les inondent de films et de téléfilms américains où l’Oncle Sam étale sa puissance matérielle et où les policiers sont surarmés, se gardent bien de présenter aux autruches européennes l’état réel des forces mondiales et, par voie de conséquence, leur faiblesse relative. Ils se gardent bien, par exemple, de montrer que la plupart des pays riverains de la Méditerranée sont dotés de forces armées suréquipées, très supérieures en nombre, voire en qualité, à celles des pays européens.

    Mais chut ! La dissuasion nucléaire, nouvelle Ligne Maginot, et les droits de l’homme protégeront certainement les autruches !

    Le monde n’est plus bisounours pour les Européens

    Les autruches européennes ignorent enfin que le monde entier commence, au mieux, à les ignorer et, au pire, à les haïr.

    Elles sont toutes surprises d’être prises en otages ou pire encore quand elles partent faire du « trekking » ou « de l’humanitaire » en Afrique ou ailleurs. Le monde ne serait donc pas bisounours et « happy end » comme à la télévision ?

    Car les autruches européennes sont à la fois riches et faibles, ce qui a toujours constitué un cocktail incitant à la prédation et à la violence. Mais elles sont priées d’ignorer ce détail.

    Les autruches européennes font envie pour la vie facile qu’on mène en Europe et que le reste de la planète voit à la télévision ou au cinéma. Car il n’y a que les bobos ou les évêques pour croire que les « migrants » soient malheureux en Europe : pour les immigrants, au contraire, c’est le pays de cocagne, selon les standards africains ou maghrébins !

    Au temps de leur puissance les Européens étaient, certes, enviés mais surtout craints pour les pouvoirs mystérieux qu’ils semblaient posséder sur les autres peuples. C’est pourquoi quelques colons ou quelques conquistadors pouvaient s’imposer à des peuples entiers et maîtriser de vastes espaces.

    Mais ce temps est fini. Et seules les autruches ne le savent pas

    Le roi est nu : les Européens sont décadents

    Car, à l’âge de la mondialisation, du tourisme de masse et des téléphones portables, le monde entier assiste désormais en direct au déclin de l’Europe. Et les « valeurs » dont se targuent les autruches européennes font rire tout le monde. En Chine il n’y a même pas d’idéogramme pour dire « droits de l’homme ».

    Et grâce aux télécommunications modernes, tous les immigrants restent en contact avec leur pays d’origine et ils racontent à leurs familles ce qu’ils voient en Europe. Et ils sont abasourdis par ce qu’ils découvrent : notamment le laxisme des mœurs, l’implosion des familles et le tolérantisme vis-à-vis de la délinquance, toutes choses inexistantes dans leurs pays d’origine.

    La terre entière voit aussi la lâcheté des Européens incapables de protéger leurs frontières, leur territoire ou leur religion. Elle voit que l’éloquence verbeuse des « élites » occidentales sert de masque à l’impuissance.

    Les anciens colonisés découvrent avec stupeur que leurs anciens colonisateurs ne sont pas les géants qu’avaient connus leurs ancêtres, mais des rejetons gâtés qui ont peur de leur ombre. Ils ressentent comme une injustice que de pareils décadents vivent mieux qu’eux. Et cette stupeur fournit le terreau sur lequel prospèrent le mépris et bientôt la violence.

    Les autruches ne veulent pas savoir ce qui se passe

    Les Européens, formatés par les médias de propagande, ignorent ce qui se passe. Ils ne comprennent pas que le terrorisme marque l’entrée dans la confrontation civilisationnelle.

    Pourtant la forme que prennent les attaques terroristes est révélatrice que quelque chose est en train de changer, ce qui aurait dû attirer l’attention des autruches.

    Hier les terroristes se cachaient pour agir, car ils avaient peur d’être démasqués et parce qu’ils se trouvaient en situation d’infériorité stratégique par rapport à leur cible. Mais aujourd’hui les terroristes agissent au grand jour, comme pour mieux sidérer leurs victimes. Comme pour montrer aussi que la peur avait changé de camp.

    Mauvaise nouvelle pour les autruches !

    Mais il faut dire que l’oligarchie fait tout ce qu’elle peut pour empêcher les autruches de sortir leur tête du sable. Pas d’amalgame ! Ce n’est pas du terrorisme : seulement des actes de « déséquilibrés » ; seulement des actes « isolés ». Vite, une nouvelle « loi » pour garantir notre « sécurité ».

    Après chaque attentat l’oligarchie se prétend « en guerre » mais curieusement elle interdit de désigner les protagonistes et l’enjeu du conflit : sans doute pour ne pas effrayer l’électorat autruche ?

    On prie les autruches européennes de se préoccuper du réchauffement climatique mais pas du changement de civilisation qui s’annonce.

    Comme leurs grands-parents des années 1930, les autruches européennes ne voient pas qu’on les dirige vers une conflagration d’un nouveau genre, mais sans préparation. Car la confrontation est avant tout culturelle et morale, entre une Europe en dormition et le reste du monde en plein réveil : une confrontation qui risque donc de mal se terminer pour les autruches !

    Celui qui ignore les leçons de l’histoire se condamne à la revivre, dit-on.

    Il serait temps que les autruches européennes réapprennent à lire leur propre histoire….

    Michel Geoffroy
    7/01/2016

    Notes :

    1. The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order.
    2. Car par exemple le Moyen Age a bien été une période de confrontation civilisationnelle, notamment avec l’Islam.
    3. Tweet de Najat Vallaud-Belkacem le 9 septembre 2015.
    4. Notamment L’Essence du politique, Sirey 1965.
    5. Et aux Etats-Unis les WASP, c’est-à-dire les Anglo-Saxons protestants et de race blanche.
    6. On dit « armée de métier » en novlangue.

    Note de la rédaction : Voir : http://www.20minutes.fr/economie/1114151-20130307-20130307-apres-pigeons-autruches-donnent-voix

  • Jamais congédiée du gouvernement, Taubira s’autorise tous les écarts

    La garde des Sceaux se sait invirable du gouvernement. Une position dont elle use pour exercer sa liberté de parole, quitte à provoquer des couacs gouvernementaux. 

    Le 25 août 2014, le boulet est passé près. Au ministère de la Justice de la très chic place Vendôme, les cartons avaient été préparés. Echaudé par les déclarations d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon contre le cap économique du gouvernement, le premier ministre remanie son équipe pour le rendre cohérente. Exunt les ministres qui fricotent avec la gauche radicale. Mais au moment où le secrétaire général de l’Elysée s’avance pour annoncer le nouveau gouvernement, surprise, Christiane Taubira est encore là. Invirable, elle est confirmée dans l’équipe de Manuel Valls.

    Elle le sait : Christiane Taubira peut tout se permettre. Sept mois après le remaniement, elle se tourne vers L’Obs pour dire tout le mal qu’elle pense de son patron. « Je suis sensible au débat. La gauche, c’est le débat, ce n’est pas le césarisme, ce n’est pas le bonapartisme. La gauche, c’est la délibération collective. Je ne conçois pas qu’on diabolise ceux qui veulent débattre », dit-elle à l’égard de Manuel Valls tout en claironnant sur ses accointances avec les frondeurs qui conspuent tant l’exécutif. Elle rendra d’ailleurs visite à ces derniers lors de l’université d’été de La Rochelle, quelques jours après le remaniement. Dans une cohue médiatique indescriptible, elle se fait prendre en photographie auprès des plus fervents liquidateurs socialistes de François Hollande. Les réactions de Matignon ou de l’Elysée ? Nulles. Delphine Batho, sèchement virée du gouvernement pendant l’été 2013 pour avoir critiqué le budget de son ministère, appréciera. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jamais-congediee-du-gouvernement

  • Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne, Mme Taubira !

    En continuant à affirmer son désaccord avec la réforme constitutionnelle, Taubira ne fait que souligner l’incurie du gouvernement qui la tolère et son propre manque d’honneur.

    Elle avait affirmé à Alger que la déchéance des binationaux nés français ne se ferait pas, avant d’être démentie dès le lendemain en Conseil des Ministres. Comme si de rien n’était, comme si elle n’avait rien dit, même pas le plus petit rappel à l’ordre. Une bonne claque à la crédibilité de ce gouvernement. Il faut dire que l’on est habitué aux dérapages plus ou moins contrôlés et jamais sanctionnés du Garde (?) des Sceaux.
    Alors, tant qu’elle gagne, elle joue. Elle a donc remis ça jeudi, réaffirmant sa conviction que “la déchéance de nationalité n’est pas souhaitable” pour les Français binationaux, critiquant une mesure à l’efficacité “absolument dérisoire”. Mais c’est bien elle qui devra défendre ce projet qu’elle estime contraire à ses valeurs.

    Elle a beau se cacher derrière une supposée loyauté au président de la République en réaffirmant que sa parole était “la première et la dernière”, on ne peut s’empêcher de se dire que si elle était loyale, elle fermerait sa gueule ou que si elle avait des convictions, elle démissionnerait. Jean-Pierre Chevènement avait pour lui cette droiture et ce sens de l’État, que l’on est bien en peine de trouver dans l’actuel ministre de la Justice (?).

    Quant au gouvernement de fantoches qui tolère toutes ses frasques, au « président » qui lui conserve une place près de lui pour ne pas l’avoir contre lui aux prochaines élections, ils font preuve -mais en était-il besoin ?- de leur lâcheté et de leur sens navrant des priorités. Le calcul politicien avant les convictions et les convictions contre l’intérêt de la France…
    On n’y croit pas, bien sûr, mais ce serait tellement bien qu’elle se taise… ou démissionne !

    Charles Dewotine

    http://fr.novopress.info/

     

  • Au bonheur des enfumeurs

    Ces derniers jours, et dans le cadre des offensives terroristes on a assisté à une montée d'un cran dans l'échelle de l'enfumage. Plusieurs dossiers ont ainsi permis d'en mesurer les progrès.

    Commençons par évoquer, brièvement cette fois l'interminable débat sur la déchéance de nationalité, montée en épingle pour éviter de parler des questions véritables, comme si les intéressés ne s'étaient pas exclus d'eux-mêmes d'une communauté qu'ils vomissent.

    En cela, ce 7 janvier, les policiers du 18e arrondissement ont trouvé une réponse de synthèse : au moins la question de l'agresseur du commissariat de la Goutte d'Or, qui n'aurait "aucun lien avec la radicalisation violente", (sic) à en croire Madame Taubira ne fera plus débat. Binational ou pas, nos excellents gardiens de la paix n'en ont pas fait un apatride, ils l'ont renvoyé au paradis des radicaux, supposés en l'occurrence non-violents. Son dispositif explosif était-il factice, plutôt que d'attendre l'expérimentation ils ont eu l'excellente idée d'applique le principe constitutionnel de précaution. Élémentaire mon cher Watson.

    Mais d'autres affaires ne se soldent pas avec le même type de bilan brillant.

    Comme le nuage de Tchernobyl, c'est bien connu, on pourra certes imaginer encore que nos frontières nous protègent contre ce qui s'est passé à Cologne le 31 décembre.

    Rappelons quand même qu'en dehors des circonstances exceptionnelles de la grève des cheminots belges francophones, – cela ne s'invente pas : les néérlandophones, eux n'ont pas fait grève, – on se rend plus vite depuis Paris à Cologne qu'à Bordeaux. 3 h 14 pour aller à Cologne, 3 h 19 pour aller à Marseille.

    Observons hélas que les discours politiquement corrects des politiciens allemands n'ont rien à envier À ceux de l'Hexagone. Au moins ne parlent-ils pas d'une "patrie des droits de l'homme", et ceci les rend moins irritants en première lecture.

    Mais si on écoute les commentateurs agréés des chaînes publiques allemandes on y découvre une Dunya Hayali. Cette attachante personnalité bat bien des records sur la ZDF. Pour elle, ce ne sont pas des Étrangers (Ausländer) qui importunent, qui brutalisent et violent les femmes allemandes mais de "gros dégueulasses" ("Arschlöcher", un terme argotique peu recommandable).

    On imagine que dans son esprit cette catégorie ne recoupe jamais celle des bons sauvages de notre temps.

    Le record de la dhimmitude est cependant battu par Frau Henriette Reker bourgmestre de Cologne qui recommande à ses concitoyennes de raser les murs et de ne pas provoquer…

    Au moins chez nos voisins des voix importantes protestent contre tout cela, que l'on met de plus en plus au débit d'une Angela Merkel en perte de vitesse. Et même la ZDF, a été amenée à "présenter ses excuses pour avoir tardé, à l'instar de la plupart des grands médias nationaux, à évoquer les agressions sexuelles sur des femmes survenues le soir du Nouvel An à Cologne" – ajoutons qu'ils ont aussi été déplorés à Stuttgart et Hambourg. (1)⇓

    L'enfumage ne consiste pas seulement, dans l'Hexagone, en ces célébarations interminables et contre-productives, des événements de janvier 2015, dont on a pourtant trop peu tiré les leçons entre janvier ET novembre. En Allemagne aussi, en l'occurrence, certains s'emploient à ne pas tirer au clair les responsabilités des événements scandaleux de la saint-sylvestre qui ont pourtant fait une centaine de victimes, sans qu'on ose encore nous en désigner les coupables.

    En France on s'ingénie à obscurcir ce qui semble, au contraire parfaitement clair : à Valence, le 1er janvier un individu se propose-t-il de tuer des soldats français, en tirant sur la garde d'une mosquée, au cri désormais mondialement connu de "allahou akbar". (2)⇓ On fait mine de s'interroger. Son arme était-elle caractéristique d'un terroriste ? Il est musulman, certes : est-il breveté islamiste ? Qu'en pensent les spécialistes de la radicalisation ? etc.

    Au total le 2 janvier "Le Monde" semble ainsi se féliciter que "la piste terroriste [soit] pour l’instant écartée concernant l’attaque de militaires à Valence"  (3)⇓.

    Certes les maîtres de la république n'ont pas attendu le règne de Monsieur Hollande pour manipuler l'opinion, pour la détourner des vrais problèmes et pour l'orienter vers de faux débats, pour commémorer de fausses victoires.

    Observons cependant que nous avons affaire, avec l'homme de l'Élysée, à un vrai pro.

    Cela ne doit guère nous surprendre puisque de sa vie il n'a jamais exercé d'autre métier que celui de la communication biseautée de la gauche faisandée depuis l'ère Mitterrand.

    Car le bonheur des enfumeurs en général et de celui-ci en particulier c'est le malheur du peuple sur lequel s'exerce leur perverse habileté.

    Cela implique en tout état de cause que l'on s'apprête à en refuser, quoiqu'il advienne, en 2017 la réélection.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. ZDF="zweites deutsches Fernsehen" deuxième chaîne publique allemande
    2. lire à ce sujet l'article réactionnel du 1er janvier sur du site "judéo-chrétien"Dreuz
    3. cf. Le Monde.fr avec AFP et Reuters.

    http://www.insolent.fr/

     

  • Attentat de la Goutte d’Or, l’État s’enferre dans le déni

    8520_Une.jpgAlors que, vendredi matin, l’enquête sur l’attaque du commissariat de la Goutte d’Or à Paris, perpétrée la veille par un individu de type nord-africain, s’orientait de plus en plus vers la piste islamiste, le gouvernement, Christiane Taubira en tête, s’enferrait dans le déni et continuait à évoquer l’hypothèse du « déséquilibré ».
    Au cri d’« Allah akbar »

    Pourtant, rapportaient la veille le procureur de la République François Molins ainsi que plusieurs témoins, c’est bien au cri d’« Allah akbar » que cet homme avait attaqué jeudi matin, avec un hachoir, les policiers en faction devant le commissariat, avant d’être tué par les tirs de riposte de ces derniers. Sur son cadavre, les enquêteurs ont notamment découvert une fausse ceinture d’explosifs et un téléphone portable, mais aussi un drapeau de l’EI, ainsi qu’une lettre en arabe dans laquelle l’agresseur faisait allégeance à Al-Baghdadi, le leader de Daech, et déclarait vouloir « venger les morts de Syrie ».
    En début de soirée, certains médias l’ont identifié comme Sallah Ali, un individu déjà connu des services de police pour une affaire de vol en réunion commis dans le Var en 2013. Ses empreintes digitales seraient en effet les mêmes que celles de cet homme qui à l’époque avait déclaré aux gendarmes chargés de l’enquête s’appeler ainsi et être né en 1995 au Maroc. Cependant, avertissait vendredi matin François Molins, « ce n’est pas du tout certain » que l’identité déclarée par l’assaillant « soit réelle ».

    Un « déséquilibré » comme Nzohabonayo ?

    Une agression au cri d’« Akbar », un drapeau de l’EI, une revendication en langue arabe… Des éléments parlants, mais qui n’ont cependant pas empêché le ministre de la Justice Christiane Taubira de déclarer sur Itélé que « ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, [c’est qu’elle] n’a aucun lien avec la radicalisation violente » et que « cela peut être des signes de déséquilibre ». Un peu comme Bertrand Nzohabonayo, ce « déséquilibré » converti à l’islam qui, en décembre 2014, était entré dans le commissariat de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, et avait blessé à l’arme blanche trois policiers en criant lui aussi « Allah akbar ». Ou encore cet automobiliste, amateur de sites djihadistes, qui, le 1er janvier, a foncé sur des militaires en faction devant la mosquée de Valence…

    Franck Delétraz

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