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France et politique française - Page 2771

  • Zone à déblayer

    6a00d8341c715453ef01b8d2d16065970c-320wi.jpgDepuis plus d'un demi-siècle on avait tout lu, tout entendu, tout écrit sur le projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. À l'époque, bien lointaine, de sa conception, on y attendait le Concorde. Or, on a fait, en juin 2015, environ 52 ans après le début de l'affaire, se prononcer les habitants de la Loire-Atlantique : à tort ou à raison, ils ont voté à 55 % pour ce projet.

    On se sera moqué de leur avis, on s'est essuyé les pieds sur ce paillasson. On : c'est-à-dire l'État central, le gouvernement d'Édouard Philippe et d'Emmanuel Macron. La démocratie réelle peut donc encore nous surprendre.

    Reconnaissons au bénéfice du gouvernement actuel qu'il avait hérité de ce dossier et qu'il n'avait pas jusqu'ici permis de mesurer son incapacité éventuelle à trancher enfin.

    Nous savons désormais combien il excelle dans les formules chèvre chou. On les appelait dans les congrès radicaux-socialistes d'autrefois les motions nègre blanc, mais la formule est devenue aujourd'hui inconvenante.

    Chèvre le 16 janvier le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb annonçait l'expulsion des occupants les plus radicaux, c'est-à-dire de quelques douzaines de militants d'extrême gauche. Une telle annonce suppose, rappelons-le l'intervention de milliers de représentants des forces de l'ordre.

    Mais chou le 17 janvier après avoir fait durer l'incertitude, le Premier ministre annonçait l'abandon du projet, tout en fixant une date, habilement assez vague, le printemps pour le départ des zadistes.

    Car le problème le plus préoccupant reste celui de l'occupation de la ZAD, signifiant zone d'aménagement différé. Les gauchistes ont transformé sémantiquement celle-ci en ZAD, rebaptisée zone à défendre. Dans cette conception défense signifie amoncellement d'immondices et production de crasse. Dans cette industrie les gauchistes sont demeurés imbattables depuis leurs exploits de 1968, dont on s'apprête à commémorer l'opportun cinquantenaire.

    Tout le monde est en mesure de comprendre ceci : au-delà même de la zone de Notre-Dame-des-Landes et de ses quelques hectares, ne pas la nettoyer revient à ouvrir la bonde à l'agitation autour de la petite cinquantaine de dossiers ce type en France.

    Le danger de contagion ne peut, par conséquent, échapper à personne.

    Retenons bien les déclarations de Gérard Collomb le 16 janvier (1)⇓"Le président,annonçait-il, prendra sa décision, sur le projet d’aéroport, dans les prochaines semaines". En fait la décision était déjà prise et elle allait être rendue publique par le chef du gouvernement 24 heures plus tard.

    Car le même ministre ajoutait "évidemment, nous sommes toujours prêts à maintenir l’ordre républicain""Prêts à" ne signifie pas ici obligatoirement "décidés à". Et ordre "républicain" ne veut pas dire nécessairement grande propreté. Nous nous en doutions. Nous en recevons la confirmation.

    La zone "sera en tout cas évacuée des éléments les plus radicaux" voilà la belle promesse dont les indigènes de la Loire-Atlantique aimeraient désormais recevoir confirmation.

    On mesurera ainsi de quel courage sont capables nos dirigeants. Mais ne l'oublions jamais, dans notre démocratie, ce qui compte ce ne sont pas les manants des territoires, c'est l'État central, ce sont les privilégiés du système. Ces gens ont rendu sinon odieuse au peuple, au moins péjorative, et souvent ridicule, l'appellation d'élite.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. Sur France 2

    http://www.insolent.fr/

  • Tandis que Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, va présenter sa loi immigration…

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    Par Marc Rousset, économiste et ancien haut dirigeant d’entreprise 

    Les 220.000 avortements en France favorisés par une folle politique libertaire et laxiste et payés par nos impôts correspondent à l’immigration légale de 200.000 extra-Européens et celle de 20.000 clandestins par an.

    Tandis que Gérard Collomb, en ce début année, va présenter son projet de loi Immigration – qui ne sera peut-être encore que de la poudre de perlimpinpin, pour reprendre l’expression du président – et qu’il nous ressort la vieille rengaine usée de la politique de la ville, coûteuse, ruineuse, inefficace et complètement à côté de la plaque, Trump et Poutine, à la tête de deux hyper puissances, agissent concrètement et nous montrent l’exemple.

    Aux États-Unis, la chute d’admission des réfugiés au quatrième trimestre 2017 a été de 79 % : 5.323 au lieu de 25.671 réfugiés au quatrième trimestre 2016 (dont 13 % seulement de musulmans et 60 % de chrétiens). Les États-Unis, mais aussi Israël, la Hongrie, les pays de l’Europe de l’Est et l’Australie nous montrent donc l’exemple.

    Poutine, lui, en ce début d’année 2018, a décidé de faire un cadeau aux jeunes parents russes. Une allocation supplémentaire de 3.700 euros sera accordée dès le premier enfant sur une période de dix-huit mois. La Russie est donc à l’antipode de la politique du socialiste Hollande et du grand-père par alliance sans enfants Macron qui s’attaque au principe de l’universalité des allocations familiales, sachant très bien qu’en faisant cela, c’est à la classe moyenne française qu’il s’attaque.

    Les 220.000 avortements en France favorisés par une folle politique libertaire et laxiste et payés par nos impôts correspondent à l’immigration légale de 200.000 extra-Européens et celle de 20.000 clandestins par an. Ils devraient être limités et combattus par une loi nouvelle revue et corrigée beaucoup plus stricte qui reviendrait à l’esprit de la loi Veil. De Gaulle, devant l’Assemblée constituante en 1945, n’avait-il pas déclaré que « si le peuple français ne se multiplie plus, alors la France ne pourrait plus rien être qu’une grande lumière qui s’éteint ».

    La France et l’Europe doivent donc à la fois arrêter l’immigration et favoriser la natalité, afin de survivre et de garder leur identité. L’Europe, avec son taux de fécondité de 1,6 enfant par femme, ne fait plus d’enfants et devient le seul endroit au monde qui appartient à tous les immigrés de la terre. Comme a pu le dire Frauke Petry, ancienne responsable de l’AfD en Allemagne : « L’Union européenne ne veut plus des peuples, mais des populations. »

    Le nombre de naissances en France métropolitaine a baissé pour la sixième année consécutive, soit 747.000 naissances seulement en 2016. L’indice de fécondité est passé à 1,89 : en dessous du taux de reproduction minimum des populations à l’identique, qui est de 2,1 enfants par femme et ce, malgré l’apport significatif d’une population immigrée extra-européenne avec un taux de fécondité de 2,6 par femme (selon un ouvrage de l’INSEE publié en 2012) .

    Il faut savoir que, même avec une immigration zéro, la population d’origine immigrée continuerait d’augmenter en France. La France, selon ses prévisions actuelles, devrait compter 74 millions d’habitants en 2050, dont 30 % de population d’origine immigrée. On n’intègre plus, on assimile encore moins, aujourd’hui dans notre pays. Alors, avec de telles perspectives statistiques, comment ne pas imaginer qu’on pourrait aller droit vers une guerre civile ? 2050, c’est dans 32 ans seulement, soit le temps pour un enfant de devenir un homme !

    L’Allemagne, avec un taux de fécondité toutes origines par femme de 1,39, tout comme l’Italie, perdent 150.000 autochtones par an. L’Allemagne est morte et commence tout juste à le savoir sans avoir encore réagi. Selon Thilo Sarrazin, dans son ouvrage best-seller Deutschland schafft sich ab, si l’Allemagne du 8 mai 1945 avait connu le même taux de natalité que les Palestiniens, il y aurait aujourd’hui 600 millions d’Allemands…

    Marc Rousset 09/01/2018

    Source : Boulevard Voltaire
    https://www.polemia.com/tandis-que-gerard-collomb-ministre-de-linterieur-va-presenter-sa-loi-immigration/

  • LES MÉTROS PARISIENS NE MARQUENT PLUS L’ARRÊT : TROP DE DROGUÉS SUR LES QUAIS !

    À Paris, il y a la clientèle de madame Hidalgo. Celle qui pense voiture électrique et pistes cyclables, qui pique-nique aux beaux jours sur une nappe à carreaux en bord de Seine, flâne aux terrasses des bistrots devant un burger bio et frites de patates douces, celle qui porte ses fringues Claudie Pierlot à la ressourcerie où l’on sirote son thé vert devant un prolo de pacotille et son accordéon musette.

    Et puis il y a les autres. Ceux qui, bien obligés, se tapent les transports en commun et constatent que leur Paris à eux est devenu invivable. Ils ne vivent pas dans le même monde, n’habitent pas les mêmes quartiers, n’ont pas les mêmes horaires et, surtout, ont à subir tout ce que les premiers chassent de leur environnement avec la bénédiction complice des autorités.

    Clochards, drogués, prostituées, vendeurs d’objets volés, de cigarettes ou de faux papiers et immigrés clandestins grouillent au milieu de la crasse et des rats. On les pousse d’un arrondissement à l’autre, mais depuis des décennies que le phénomène gangrène le nord de la capitale, il n’a cessé de croître.

    En 2012, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, inaugurait en grande pompe dans le quartier Barbès-Château Rouge (XVIIIe) la première « zone de sécurité prioritaire (ZSP) parisienne ». En janvier dernier, cinq ans après, donc, la commissaire de police de cet arrondissement déclarait au Parisien : « Depuis huit mois, la délinquance est de plus en plus volatile. Elle a également investi la place de la Chapelle (hors ZSP). Les revendeurs, notamment, sont changés régulièrement par les réseaux, et nous avons perdu les contacts qui nous étaient précieux. Les mineurs, aussi, souvent algériens et tunisiens, ont fait leur apparition en masse. » Des gosses qui vivent dans la rue, sniffent de la colle et détroussent les passants.

    Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, c’est pire encore : le « nettoyage » de surface n’a fait que déplacer le problème, transformant les stations de métro en cour des miracles. Envahies par les fumeurs de crack, elles sont devenues des coupe-gorge, si bien, comme le rapporte Le Parisien de ce vendredi, que les métros, désormais, n’y marquent plus l’arrêt. Mais les belles âmes balayent tout cela d’un revers de main, préférant dénoncer « les mains aux fesses »… Pourtant, « la situation est devenue explosive, au point qu’à l’appel de l’UNSA-RATP, certains conducteurs de trains de la ligne 12 ont récemment décidé de ne plus marquer l’arrêt à certaines stations, lorsque les quais sont envahis de toxicomanes. Une question de sécurité. La leur et celle des usagers. »

    Voilà bientôt trente ans, les fumeurs de crack squattaient le bassin de la Villette. On les a repoussés dans l’arrondissement voisin. Le ballet continue, en sous-sol désormais, sur les lignes 4 et 12 : « Errant inlassablement entre Jules-Joffrin, Marcadet-Poissoniers, Marx-Dormoy, Simplon, Porte-de-la-Chapelle. Chassés de leurs anciens territoires […] par les opérations d’éviction successives. »Ils sortent parfois à l’air libre : « Ils s’éparpillent même au-delà de leur secteur habituel, fréquentant parfois les stations Grands-Boulevards, Bonne-Nouvelle et Strasbourg-Saint-Denis, Stalingrad, Gare-du-Nord et Gare-de-l’Est », écrit Le Parisien.

    J’en témoigne : voulant un jour prendre le RER à la station Havre-Caumartin, je suis tombée dans un véritable campement où des zombies vivotaient dans le noir au milieu de leurs déjections. Faut-il rappeler que cette station dessert les grands magasins qui attirent des milliers de touristes ?

    Que fait la gauche socialiste depuis dix-sept ans qu’elle dirige cette ville ? Pour quels résultats, la salle de shoot installée gare du Nord ? Et les camps de migrants baladés sous le métro aérien ?

    80 % des cadres parisiens veulent fuir la ville. On a compté un million de départs d’Île-de-France en cinq ans. 
Je m’en vais moi aussi et, ce printemps, je vous écrirai depuis le bord de mer…

    http://www.bvoltaire.fr/metros-parisiens-ne-marquent-plus-larret-de-drogues-quais/

  • Les nombreux bénévoles de la Marche pour la vie se préparent

    Séance studieuse pour plusieurs centaines de jeunes afin de préparer la journée de demain.

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    Nicolas Sevillia, Victoire et Frédéric présentent la Marche pour la vie et le thème de cette année : De l'ombre à la lumière. 

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    Deux évêques sont annoncés pour demain : Mgr Lebrun, archevêque de Rouen et Mgr Aillet, évêque de Bayonne.

    Intervention de Guillaume de Thieulloy sur l'action politique :

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    Puis de Cécile Edel, présidente de Choisir la vie et vice-présidente de la Marche pour la vie :

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    Le Salon Beige

  • Dans "Présent" daté de samedi, un entretien avec Jean-Marie Le Pen sur la publication prochaine de ses Mémoires

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Que l'on apprécie ou pas Jean-Marie Le Pen, que l'on soit d'accord avec lui ou pas, ses Mémoires sont passionnants

    6a00d83451619c69e201bb09ea3b4f970d-250wi.jpgEntretien avec Guillaume de Thieulloy suite à l'annonce que ses éditions Muller allaient publier les mémoires de Jean-Marie Le Pen :

    Nous avons appris récemment que vous alliez éditer le premier tome des mémoires de Jean-Marie Le Pen. Comment cela s'est-il fait ?

    D'après ce que je sais, Jean-Marie Le Pen et son entourage se sont heurtés à plusieurs refus de "grands" éditeurs (en tout cas, plus habitués que moi aux grands tirages). Etant plus libre que la moyenne de mes confrères par rapport aux oukases de la bien-pensance, j'ai volontiers accepté de m'en charger.

    Quelle est votre motivation ?

    D'abord, l'intérêt pour un demi-siècle d'histoire contemporaine vu 6a00d83451619c69e201b8d2d13e23970c-250wi.jpgpar un acteur politique de premier plan. Ce premier tome couvre la période de l'enfance, l'engagement dans la Résistance, l'Indochine, le poujadisme, les combats pour l'Algérie française, la campagne de Tixier-Vignancour, mai 68… Jusqu'à la fondation du Front national en 1972. Que l'on apprécie ou pas Le Pen, que l'on soit d'accord avec lui ou pas, c'est passionnant.

    Ajoutons, ce qui ne gâte rien, que c'est bien écrit.

    Plusieurs médias laissent entendre que votre proximité idéologique avec Jean-Marie Le Pen est pour beaucoup dans cette publication. Qu'en est-il ?

    Comme beaucoup de Français, je suis d'accord avec Jean-Marie Le Pen sur certains sujets et en désaccord sur certains autres. J'ai lu dans la presse que Muller éditions était une maison "ultra-nationaliste". C'est assez loufoque. D'abord, parce qu'en général, une société n'a pas de doctrine politique. Ensuite, parce que, personnellement, je ne suis pas ultra-nationaliste, ni même nationaliste tout court. Le nationalisme est une idée moderne et je suis ce que les Américains appellent un "paléo-conservateur" - ou ce que Mme Schiappa qualifie de "réactionnaire, obscurantiste et moyenâgeux" (mais, à la différence de Mme Schiappa, je crois que le Moyen Âge de saint Louis et de saint Thomas d'Aquin est le sommet de la civilisation!). S'il faut absolument me coller une étiquette, je suis un catholique social à la façon d'un La Tour du Pin ou d'un Henri V.

    Et s'agissant de la politique concrète, je suis plus "droite hors les murs" qu'autre chose. Je déteste le régime des partis et je m'imagine mal prendre ma carte dans un parti, quand bien même il défendrait 100% de mes idées.

    J'ajoute qu'ayant travaillé longtemps au sénat avec Jean-Claude Gaudin, le maire LR de Marseille, je connais beaucoup mieux ce parti que le FN. Il y a, à ce propos, une chose qui me frappe à la lecture des mémoires de Le Pen: pendant ce premier tome, il est essentiellement un élu du CNIP d'Antoine Pinay (comme Gaudin à cette époque). Il n'aura échappé à personne que leurs routes se sont bien éloignées par la suite. Mais, dans les années 60, deux hommes qui représentent aussi magistralement la division de la droite contemporaine pouvaient militer côte à côte.

    Mais, tout de même, Le Pen, n'est-ce pas un peu sulfureux ?

    Qui décide que c'est "sulfureux" ? La gauche, n'est-ce pas ? Eh bien, pour ce qui me concerne, je dénie absolument à la gauche - qui n'hésite pas à s'allier avec les communistes aux cent millions de morts - le droit de me dire qui est fréquentable et qui ne l'est pas.

    Il m'est arrivé souvent de dire en quoi j'étais en désaccord avec tel dirigeant du FN (au point que l'on m'a dit que, pendant un temps, et c'est peut-être encore le cas, le Salon beige était la bête noire au "Carré" - plus même que "Libération"!). Mais ces désaccords n'exigent pas, je pense, de me rouler par terre en écumant de bave dès que l'on énonce le nom du FN ou de Le Pen devant moi.

    Et, si le fait qu'un éditeur de la "droite classique" puisse tendre la main à Jean-Marie Le Pen pouvait être le premier pas vers une sortie du piège mitterrandien de la division à droite, j'en serais ravi.

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/01/que-lon-appr%C3%A9cie-ou-pas-jean-marie-le-pen-que-lon-soit-daccord-avec-lui-ou-pas-ses-m%C3%A9moires-sont-pas.html

  • Catholiques et Identitaires - Entretien avec Julien Langella

  • Tribune libre : RESTAURONS LA VERTU DE FORCE !

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    Alain Escada, Président de Civitas

    Laissez-moi tout d’abord vous souhaiter une bonne et sainte année 2018 !

    Mais permettez-moi de vous demander aussi de prendre quelques bonnes résolutions pour la France et la Chrétienté.

    Car cette année nécessitera bien des efforts si nous voulons qu’elle amorce un élan de reconquête. Un rêve insensé, diront certains, au regard de la situation générale. Je ne prendrai qu’un exemple dont ont parlé tous les médias : les policiers tabassés par une horde de sauvages à Champigny-sur-Marne.

    La réaction des autorités, du président de la république au ministre de l’Intérieur, est tout simplement affligeante : des mots creux pour faire part d’une indignation sans prendre aucun des moyens nécessaires pour répliquer comme il se doit à cet acte de barbarie.

    A aucun moment, ces dites autorités n’osent évoquer que les auteurs de ce fait sont les fruits pourris d’un chaos migratoire organisé depuis plusieurs décennies.

    En fait, ce gouvernement n’est capable d’identifier correctement ni les causes ni les conséquences du désordre dans lequel nous vivons.

    L’autorité n’est plus respectée. Ni celle des policiers, ni celle des enseignants, ni celle des parents. Et il n’est pas possible d’envisager de changer cela sans une restauration morale, qui elle-même implique une restauration spirituelle.

    Commençons par cette évidence : il faut rétablir la vertu de force !

    Il existe quatre vertus cardinales : la prudence, la justice, la force, la tempérance. La force est probablement la plus oubliée. Dans le langage courant, le mot « force » désigne seulement un principe d’action, une manière d’exercer sa volonté de pouvoir, parfois de façon arbitraire et injuste.

    La confusion est d’autant plus générale que les notions associées à la vertu de force – les convictions, les principes, le souci du bien commun pour lesquels on s’engage, la fidélité à ces engagements, le sens de l’honneur et du devoir, l’esprit de sacrifice – sont considérées désuètes et ringardes de nos jours.

    Comment parler de convictions dans une société saturée de libéralisme et de relativisme, permettant à chacun de construire “sa” vérité personnelle ? Comment parler de fidélité quand l’une des principales fidélités, la fidélité conjugale, est ridiculisée et violée à grande échelle ? Comment parler de sacrifice dans un monde voué au plaisir ?

    Retrouver la vertu de force oblige donc à rompre avec le modernisme, l’hédonisme, le matérialisme.

    Les personnes devant exercer une quelconque forme d’autorité devraient lire saint Thomas d’Aquin (Somme théologique, secunda secundae, question 123) : « La force, considérée comme une certaine fermeté de l’âme, est une vertu générale, ou plutôt la condition générale de toute vertu ; mais considérée dans son action en nous quand nous sommes en présence d’un grand danger, elle est une vertu spéciale. »

    « La force résumant éminemment en elle une des conditions nécessaires à toute vertu, à savoir la fermeté dans le bien, c’est à juste titre qu’elle est rangée parmi les vertus cardinales. »

    « (La vertu de force) ne consiste pas seulement aujourd’hui à tenir ferme dans les périls corporels, mais à maintenir l’essence de l’homme, et avant tout sa nature d’ « animal politique » tant au plan naturel qu’au plan surnaturel, contre les dangers de plus en plus nombreux qui la menacent de mort, et à contre-attaquer les ennemis qui pullulent autour d’elle et tentent de l’asservir, de la transformer pour l’anéantir. »

    « La force a une utilité générale qui est de maintenir l’ordre de la justice tout entier. »

    « La vertu de force « supporte et repousse les assauts et les périls extrêmes dans lesquels il est le plus difficile de rester ferme ».

    « La force inclut la résistance à un monde extérieur ennemi ou à un autrui antagoniste qui attaque l’être humain en sa réalité propre. »

    « La vertu de force se définissant en son essence par son degré supérieur, se trouvera ainsi dans l’acte de supporter le danger en chassant la crainte (…). Du fait que l’acte principal de la force soit de résister, il ne faudrait pas conclure qu’il consiste uniquement dans la défensive (…). La vertu de force implique secondairement, mais nécessairement, l’attaque. »

    Prenons la ferme résolution, en ce début d’année 2018, de restaurer en nous et dans la société la vertu de force.

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    Venez nous retrouver sur le stand de Synthèse nationale 

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  • Vitesse limitée, « fake news » et hausse des prix: bienvenue dans la France de Macron

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    C'est, selon son habitude, à une fine analyse que Roland Hureaux se livre ici [Causeur - 18.01]. Une fine et exacte analyse de la politique réelle d'Emmanuel Macron, intérieure et européenne. Faut-il cacher que nous nous sentons ici fort peu libéraux ? Encore faudrait-il s'entendre sur un sens précis à donner à ce mot-valise qui peut tout signifier. Ainsi, nous accepterions assez volontiers les notions par lesquelles ces excellentes analyses le définissent. Rappelons que Roland Hureaux fut l'un des participants au colloque d'Action française du 7 mai 2016, à Paris, « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? »    LFAR

    Après un discours de vœux présidentiel assez plat, la rentrée a été inaugurée par trois coups de massue qui laissent pressentir ce qu’est la véritable nature du macronisme.

    Classes moyennes étouffées

    D’abord une hausse mirobolante des tarifs publics : fioul domestique, forfait hospitalier, cartes grises, paquet de cigarettes, timbres, etc. Toutes ces augmentations vont frapper les classes populaires, d’autant qu’elles s’accompagnent d’une hausse de la CSG ciblée sur les personnes âgées. Or, les revenus, salaires et retraites stagnent, on le sait, depuis des années.

    Peut-être certaines de ces hausses étaient-elles nécessaires, mais comment justifier celle des frais bancaires qui va peser principalement sur ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts. Il est clair que les banques qui comptent sur ces frais pour rattraper certaines folies spéculatives ont été mieux entendues par l’ancien ministre de l’Economie qui trône à l’Elysée que ce que Christophe Guilluy appelle la « France périphérique ».

    Il est probable qu’avec ces coups de matraque, la suppression promise de la taxe d’habitation, sera vite absorbée et au-delà.

    Vivre à 80 à l’heure

    Va dans le même sens, la décision d’abaisser la vitesse limite sur route à 80 km/h et de renforcer toute une série de sanctions, comme celles qui frappent l’usage du portable en voiture. Les amendes de stationnement seront parfois doublées. Ces mesures sont d’une utilité douteuse : elles vont sauver des vies, dit-on. Peut-être, mais pourquoi ne pas instaurer la vitesse-limite à 0 km/h pour avoir 0 accident ? Le nombre d’accidents mortels a considérablement baissé depuis plusieurs années. En tous domaines, la sécurité absolue, c’est la fin des libertés. Elle n’existe que dans les cimetières.

    Mais est-ce vraiment pour améliorer la sécurité routière que ces mesures ont été prises ? N’y a-t-il pas là aussi la volonté de cogner, dans un domaine où la légitimité de règles de plus en plus sévères et de sanctions de plus en plus lourdes est difficile à contester. La sécurité routière est plus facile à assurer que la sécurité tout court pour laquelle le gouvernement n’a aucun plan. Il est plus facile de transformer en coupable un honnête homme qui roule à 85 km/h sur une route départementale que d’attraper de vrais délinquants. Sarkozy en début de  mandat avait déjà usé de cette ficelle en frappant fort sur… les prostitué(e)s du Bois de Boulogne. La discipline routière est une bonne école pour la discipline tout court : elle habitue le public à obéir à la manière forte. Elle est comme la marche au pas dans la caserne : exercice apparemment sans conséquence mais qui  donne aux conscrits le pli d’obéir sans murmurer.

    Les « fake news », un complot ?

    La troisième mesure n’est qu’annoncée mais elle est encore plus inquiétante : la volonté de contrôler les fausses nouvelles, dites « fake news », circulant sur internet, particulièrement sur les réseaux sociaux. Ce projet ne concerne pas que les périodes électorales : les pouvoirs du CSA d’interdire l’octroi d’un canal  numérique à certains seraient accrus. Mais en période électorale, la porte serait grande ouverte pour demander au juge de dire le vrai et le faux. L’immixtion de l’autorité judiciaire dans le processus électoral est contraire à  toutes les traditions républicaines de notre pays. Macron a été élu en partie grâce à elle ; il est visible que, se sentant quelque part vulnérable, il compte, en un sens, sur elle pour se faire réélire. Il est vrai que la loi de 1881 sur la presse sanctionnait déjà la diffusion de fausses nouvelles. Mais ni la police, ni la justice n’avaient jamais fait de zèle sur ce sujet et cela concernait la scène publique, pas les correspondances numériques dont beaucoup ont un caractère privé. Dans un pays où une proportion importante de médias soutient le gouvernement, comment ne pas voir dans cette intention le projet d’une réduction autoritaire du dernier espace de liberté qui demeure : la toile ?

    Ainsi se précise peu à peu le plaquage sur la France d’une chape de plomb qui n’a rien à voir avec l’allure décontractée et branchée, soi-disant « libérale », que se donne le président.

    Chape de plomb que l’on observe déjà dans d’autres domaines : l’étouffement progressif des collectivités locales par la diminution des dotations, la quasi-disparition de l’opposition au sein d’une Assemblée aux ordres où la majorité n’a, faute de compétence et d’ancrage local, pas les moyens de contrôler le pouvoir.

    La France « illibérale » du président Macron

    Si les ordonnances travail accroissent quelque peu la liberté des patrons, elles rendent une partie de la population plus vulnérable et donc plus malléable. Ces textes prétendument libéraux contiennent au demeurant quelques  dispositions également dangereuses pour les libertés : si, comme il est normal, les indemnités de licenciement accordées par les tribunaux sont désormais plafonnées, elles ne le sont pas s’il est possible d’alléguer une discrimination quelconque. Le règne du politiquement correct judiciaire n’est pas près de se terminer.

    La politique de Macron a bien peu à voir avec le vrai libéralisme. Les décisions fiscales : l’exonération de l’ISF des seules très grandes fortunes, financières, la suppression (progressive) de la taxe d’habitation, vont prendre en sandwich les classes moyennes, déjà écrasées mais seules à même de compenser les pertes de recettes. Il est déjà question d‘un super impôt foncier dont seraient exonérés les investisseurs étrangers ou d’augmenter la taxe foncière, déjà très lourde dans beaucoup de communes. N’est-ce pas la liberté qu’on veut écraser en prolétarisant les couches intermédiaires instruites et enracinées, à même donc d’avoir encore quelque sens critique ? L’Empire romain finissant n’avait pas procédé autrement : une population accablée d’impôts glissant peu à peu dans le servage, la ruine des classes moyennes, un encadrement des  populations.

    Ne nous sera même pas épargnée la suite du grand remue-ménage des structures locales, parfaitement inutile et toujours  coûteux : les animaux de laboratoire dont on bouleverse sans cesse les repères territoriaux deviennent amorphes !

    Fort peu libérale est aussi l’absence dans le gouvernement actuel de la moindre velléité de réduire les dépenses publiques, qui atteignent déjà le record mondial, sauf les dépenses régaliennes (armée, justice), les seules auxquelles il ne faudrait pas toucher. Comme François Hollande, Emmanuel Macron a l’intention de respecter les critères de la zone euro : moins de 3 % de déficit, sans toucher aux dépenses sociales. Il ne lui reste qu’à augmenter les impôts : scénario déjà vu.

    La bruxellisation de la France

    Ne nous y trompons pas : la plupart de ces mesures ont probablement été imposées de l’extérieur, en particulier de Bruxelles. Toutes proportions gardées, le traitement qui est appliqué à la France ressemble à celui, totalement inhumain, que l’Union européenne inflige à la Grèce.

    Derrière une diplomatie virevoltante (et non exempte de bourdes), il y a la volonté de renforcer une Europe supranationale qui ne pourra être qu’allemande : la chape de plomb d’une discipline monétaire et financière, l’intolérance à la dissidence, l’ouverture à une immigration sur laquelle on compte à la fois pour payer les retraites et affaiblir les traditions nationales. On peut y ajouter la tendance, déjà vieille de plusieurs décennies, d’appliquer tous les règlements à la lettre sans cette flexibilité qui faisait le charme des pays latins. Même si le gouvernement de Berlin est pour le moment  en crise, son esprit est bien là.

    Dans la plupart des domaines, les logiques technocratiques, les mêmes qui depuis longtemps suscitent l’exaspération des Français : réduction du nombre des  communes, urbanisme de plus en plus contraignant, multiplication des vaccins obligatoires, installation d’éoliennes, réformes de l’Etat démobilisatrices, ne sont pas remises en cause et risquent d’être aggravées. Pour les bureaux qui les promeuvent, l’exaspération qu’elles suscitent chez beaucoup de Français ne sont pas interprétées comme l’expression légitime d’une autre rationalité qu’il conviendrait de prendre en compte, mais comme une résistance irrationnelle qu’enfin la conjoncture politique permet de briser.

    Si les mesures qu’a prises, ou s’apprête à prendre le Gouvernement, ne suscitent pas de réactions significatives, il est à craindre que notre pays ne s’enfonce peu à peu dans un nouvel âge de fer où l’esprit de liberté qui l’a longtemps caractérisé ne serait plus qu’un souvenir.  

    est essayiste.
    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/01/18/vitesse-limitee-fake-news-et-hausse-des-prix-bienvenue-dans-6018557.html