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France et politique française - Page 2775

  • Les soutiens de Marion Maréchal-Le Pen écartés au FN

    6a00d83451619c69e201bb09fb2b38970d-800wi.jpgAlors que Marine Le Pen envisage de nouer des alliances externes, il semblequ'en interne elle ait écarté les soutiens de la branche "marioniste". Un cadre explique :

    "Traditionnellement, on laisse un strapontin à chaque sensibilité. Là, ce sont surtout les 'marinistes' qui sont représentés".

    Cet interlocuteur en veut pour preuve la non-intégration de deux étoiles montantes du parti, "suspectées d'être proches de Marion Maréchal-Le Pen", au Conseil national: Antoine Mellies et François de Voyer. Le premier est conseiller régional FN et fondateur du collectif Audace, dont la présidence a récemment échu au second. Autre absence: celle de Thibaut Monnier, secrétaire départemental de l'Isère et une autre figure d'Audace. Cette structure de "jeunes actifs patriotes" a pour ambition de séduire les entrepreneurs et échange notamment avec Jean-Frédéric Poisson. Mauvais signe pour un parti qui veut nouer des alliances.

    Non élus au Conseil national, Antoine Mellies et François de Voyer n'ont pas été repêchés par la Marine Le Pen. Thibaut Monnier est le président de l’Issep, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques qui est en train de se mettre en place à Lyon avec l’appui de Marion...

    Interprétation lapidaire d'un cadre:

    "les 'marionistes' ont été exécutés ce week-end".

    Un élu du sud confirme :

    "Mais s'il y a des perdants et des gagnants à l'issue du congrès, les proches de 'Marion' font partie de la première catégorie". "Comme il n'y a plus personne pour les protéger, les 'marionistes' se sentent clairement menacés".

    Marine Le Pen refuse de voir se développer une contestation qui la fragiliserait. Il semble qu'elle ne cherche à s'entourer que de flatteurs. 

    Nicolas Bay est également dans le collimateur de l'état-major:

    "D'aucuns voient en lui le cheval de Troie des identitaires dans un contexte où Marine Le Pen veut réduire leur influence". "Bay est la cible numéro un de l'entourage de Marine Le Pen".

    Addendum 14/03 - Dans un tweet, François de Voyer indique qu'il a lui-même demandé de ne pas intégrer le Bureau national, par manque de temps :

    J’ai moi même demandé à @MLP_officiel de ne pas figurer au Bureau National parce que je ne pouvais plus soutenir ma charge de travail en tant qu’entrepreneur et pdt du collectif @Audace_France !!! https://twitter.com/romain_herreros/status/973618710278787072 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Zemmour : “L’Europe oblige Marine Le Pen à revenir aux fondamentaux du FN de papa”

     

    Le Front national s’appellera le “Rassemblement national” (le nom doit être soumis à un vote par courrier des militants). Mais quelle est la signification politique de ce changement de nom ?

    https://www.patriote.info/videos/politique-videos/zemmour-leurope-oblige-marine-le-pen-revenir-aux-fondamentaux-du-fn-de-papa/

  • LE NOMADISME CITÉ PAR MARINE LE PEN COMPARÉ AU RACISME

    marine-le-pen-front-national-france-1250x660.jpg

    J’ai écouté, ce lundi matin, « L’Heure des pros », consacrée au nouveau nom du Front national. Autour de Pascal Praud, six invités dont Jean Messiha, membre du Bureau national du Front national, qui a dû faire face aux arguments éminemment orientés de ces hommes qui se considèrent hors parti, donc sans opinion politique, mais dont nous savons tous qu’ils sont liés de près à la gauche ou au macronisme. Maurice Szafran, Clément Viktorovitch, Jacques Séguéla, Béligh Nabli et – hors jeu – Élisabeth Lévy.

    Le « spécialiste en rhétorique », Clément Viktorovitch, pensant renvoyer dans ses filets l’invité FN du plateau, a sorti une phrase du long discours de Marine Le Pen lors du congrès du Front national, dimanche à Lille, dans laquelle elle a évoqué le problème principal d’Emmanuel Macron. Celui d’errer, de butiner tout en étant un immigrationniste irréductible. Selon Marine Le Pen, Macron, c’est le prototype d’un nomadisme forcené : « Le nomadisme remet en cause l’idée même de devoir, de fidélité, de respect de la parole donnée… Le nomadisme, c’est l’inverse de nos valeurs de civilisation. »

    Alors là, le jeune Clément Viktorovitch, habitué du plateau de Pascal Praud, prend la France à témoin. Il monte sur son grand cheval blanc pour prouver combien Marine Le Pen reste toujours l’éternelle raciste ! « J’ai choisi cet extrait car il m’a glacé les sangs. » Pauvre chou ! Et de poursuivre, le regard inquisiteur sous ses lunettes de minet barbu – et çà vaut la peine de le citer in extenso : « On a là, stricto sensu, l’expression d’un cliché raciste qui est attaché aux populations errantes, les Roms aujourd’hui, les Juifs hier. Pour moi ce n’est pas du tout un hasard. On voit Marine Le Pen reprendre à son compte un implicite nauséabond et qui est cohérent avec tous les clichés que charrie le pire de la fachosphère autour d’Emmanuel Macron, un nomade mondialiste associé aux puissances de l’argent, et notamment celles de Rothschild, le grand banquier d’affaires sous influence de l’argent juif. »

    Effrayante traduction d’une phrase qui ne voulait dire que ce qu’elle signifiait selon le dictionnaire Le Robert : « Tendance à l’instabilité d’habitat et aux déplacements par nécessité de se procurer des moyens de subsistance. »

    Pascal Praud lui a, d’ailleurs, contesté cette interprétation : « Je n’ai pas entendu ce que vous nous dites. » 

    Mais, lui répond Clément Viktorovitch, « c’est le principe même de l’implicisme ». Et vlan, fermez le ban !

    Je note à son intention personnelle que ce mot « implicisme » n’existe pas dans notre belle langue française. Une invention, sans doute, du novlangue de cette jeune génération de gens sortis de brillantes études politiques.

    Si Marine Le Pen lui a glacé les sangs, j’avoue que sa prestation à l’émission très recommandable de Pascal Praud sur C8 m’a passablement agacé. Il a dû fouiller loin dans ses documents pour trouver du racisme dans ce nomadisme. Et je ne sais pas ce qui lui a pris d’aller chercher de l’antisémitisme en citant Macron et Rothschild dans une démonstration qui le ridiculisait. Jean Messiha, né en Égypte, n’a pas pu s’empêcher de lui répondre qu’il était fort sympathique de nous faire ainsi partager ses obsessions !

    Je note que, depuis dimanche 16 h 15, fin du long discours de Marine Le Pen, c’est une avalanche de désinformation sur l’ensemble de nos chaînes, désinformation due aux interprétations effectivement les plus obsessionnelles de nos « chers confrères en écriture ».

    http://www.bvoltaire.fr/nomadisme-cite-marine-pen-compare-racisme/

  • L'alliance à droite sur un projet commun se fera selon JF. Poisson

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Du FN au RN : retour vers le futur

    16e congrès du Front national le 11 mars 2018

    Sauf surprise du vote des adhérents, le FNUF, fondé en 1972 par l’organisation Ordre Nouveau pour être sa vitrine électorale, aura bientôt vécu. Il est vrai que, depuis 1995, le Front national pour l’unité française était déjà simplement devenu, statutairement, le Front National. Il conviendra donc de passer du FN au RN, au Rassemblement national, des initiales que les royalistes connaissent bien (ce sont celles de la Restauration nationale)…

    Seuls 52 % des adhérents étaient favorables à un changement de nom : est-ce la raison pour laquelle celui-ci apparaît quelque peu cosmétique et… paradoxal, puisque, dans le même temps, Marine Le Pen se dit désormais favorable à une stratégie d’alliances ? Or, « Rassemblement national » est plus le nom d’un regroupement électoral de patriotes, comme pour les législatives de 1986, que celui d’un parti politique, à moins qu’avec lucidité, la présidente (100 % de voix pour sa réélection : elle était la seule candidate) ne sache bien que d’alliances, pour l’instant, il ne saurait être question et qu’on n’est jamais aussi bien rassemblé qu’avec soi-même, ce qui peut déjà apparaître comme un gageure pour un parti politique qui traverse une crise profonde de crédibilité.

    National, social et populaire

    C’est dans la grande tradition du FN canal historique, celui qui, au début des années 1970, se démarquait à peine du Mouvement social italien (MSI), non seulement dans la flamme tricolore qu’il avait reprise aux néo-fascistes, et que le Rassemblement national conservera, mais également dans le vocabulaire lui-même, que Steeve Briois a rappelé au Congrès que le FN est avant tout un mouvement national, populaire et social. Une trilogie, en effet, que Jean-Marie Le Pen n’a cessé de marteler tout au long de l’histoire du mouvement pour bien montrer la spécificité de la droite nationale, par rapport à la droite libérale ou conservatrice. Et ce ne sont certainement pas les résultats encourageants de l’alliance électorale italienne entre la Lega, Fratelli d’Italia (héritiers du MSI, dont ils ont repris la fiamma tricolore) et Forza d’Italia (sur la pente descendante) qui inciteront le FN à changer de ligne. D’où aussi, nous l’avons dit, une stratégie d’alliances voulue par Marine Le Pen, qui serait à coup sûr gagnante, car, de même que l’électorat de gauche dès 1934 ou 1972, assurément, l’électorat patriote, toutes droite confondues, avaliserait une telle stratégie si celle-ci se dessinait… Mais, c’est bien connu, nous avons la droite la plus bête du monde… Ou, surtout, la plus aliénée. Ce n’est pas le cadavre du fascisme qui bouge encore, et qui obnubile la droite, mais bien plutôt celui de Mitterrand, dont le totem interdit comme un tabou toute alliance de la droite libérale ou conservatrice avec la droite nationale, sociale et populaire. Ce qui est possible, par exemple, en Autriche ou en Italie, est impossible en France. On peut, on doit, d’un point de vue électoral, le regretter. Mais c’est un fait. Et c’est sur des faits qu’il faut construire l’analyse politique.

    Une base militante encore saine

    On ne peut en revanche qu’être rassuré qu’après plusieurs années de philippotisme, la base militante du FN futur RN soit restée aussi saine, en dépit peut-être de cadres dirigeants qui, par aveuglement, auraient certainement préféré une plus grande transformation idéologique de l’adhérent-type. Si, sur la question de l’euthanasie, un flottement s’observe, si la peine de mort (nous ne nous en plaindrons pas) est largement devancée par le souhait de voir établir une vraie perpétuité incompressible, pour le reste, l’adhérent du FN continue, à de larges majorités, à promouvoir une vision de la nation et de la société qui soit conforme à la doctrine sociale de l’Eglise, qu’il s’agisse de l’immigration, du mariage homo, de la GPA ou de la PMA. Comme quoi Marine Le Pen a commis une faute lourde qu’elle a payée à l’élection présidentielle en ne s’étant pas davantage engagée dans les manifestations contre la dénaturation du mariage et qu’elle doit absolument le faire dans les luttes à venir contre la marchandisation du corps de la femme et de l’enfant à naître. Comme quoi aussi, c’est bien Marion Maréchal-Le Pen qui incarnait le mieux, les années précédentes, l’ADN idéologique du mouvement. Et pourrait de nouveau l’incarner. Car ces résultats prouvent qu’on peut être à la fois un grand mouvement national, social et populaire et refuser les fausses évolutions sociétales. L’effet de cliquet n’existe que dans les têtes de politiques sans conviction.

    François Marcilhac

    https://www.actionfrancaise.net/2018/03/12/fn-rn-retour-vers-futur/

  • Samedi 24 mars : DINER ANNUEL DES AMIS DE SYNTHÈSE NATIONALE AVEC JEAN-MARIE LE PEN

    2018 03 24 DINER JMLP.jpg

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  • Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [XXII]

    Ce qui nous ramène à l'époque de la conquête arabe ...

    Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. Nous sommes ici dans la 2ème partie de cette étude. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

    2ème partie : Une révolution copernicienne 

    LES NOUVELLES INVASIONS BARBARES

    Le danger ce n'est pas que la France devienne une nation pluriraciale. Elle l'est déjà. Si l'on considère la diversité morphologique de sa population. Il est qu'elle cesse d'être française par la perte de son identité culturelle. Que l'on ne nous oppose pas l'exemple des Etats-Unis ou du Brésil. Un noir américain est culturellement un américain. Chaque Brésilien se sait et se veut brésilien. Que des jaunes ou des noirs choisissent de devenir des Français, ils nous apportent leurs qualités spécifiques. Personne ne songe à exclure de la communauté nationale les fils d'Italiens, d'Espagnols ou d'Arméniens, qui se sont intégrés. Par contre, il y a péril en la demeure quand une population se laisse submerger par une autre, culturellement inassimilable. Ce qui est le cas des musulmans. Là encore, ne généralisons pas. L'une, de nos hontes ne fut-elle pas la manière dont furent traités les harkis, assez naïfs pour croire que nous les considérions comme des Français à part entière. Il y a place, dans ce pays, polir une communauté française de confession islamique, à la condition toutefois qu'elle ne devienne pas numériquement si nombreuse qu'elle soit tentée de nous imposer sa domination, nous réduisant, comme dans les terres d'Islam, à la condition de citoyens de seconde zone.

    L'effacement de la France, la perte de son identité culturelle ne sont pas inscrits dans les astres. Ils ne procèdent d'aucune fatalité. Il n'est pas nécessaire pour les prédire d'avoir reçu le don de prophétie. Ils sont prévus, programmés par les projections statistiques des démographes. Afin d'éviter les contestations, j'emprunterai la plupart des chiffres à M. Alfred Sauvy, le meilleur spécialiste français et de surcroît indiscutable « homme de gauche ».

    L'hypothèse moyenne, la plus vraisemblable, retenue par les statisticiens de l'ONU établit qu'en 2100 l'Europe Occidentale, (si entre temps aucun transfert de population ne se produit) ne comptera plus que 276 millions d'habitants contre 374 actuellement. L'Afrique passera de 470 millions à près de deux milliards et demi d'habitants, très exactement deux milliards cent quatre-vingt-neuf millions.

    Certes, il convient de ne pas se fier à des extrapolations toujours aléatoires. Beaucoup d'événements peuvent modifier une évolution. Ainsi le gouvernement chinois utilise les méthodes les plus violentes pour contraindre ses sujets à se contenter d'un seul enfant par ménage et comme il est nécessaire d'avoir un fils pour maintenir le culte des ancêtres, les paysans suppriment les filles premières-nées. Des contraintes administratives parfois voisines du délire bureaucratique, ainsi le contrôle, dans certaines usines de la menstruation des ouvrières, ont une efficacité toute relative. Elles peuvent même provoquer des réactions brutales, comme en Inde où Madame Gandhi fut momentanément chassée du pouvoir pour avoir lancé une campagne de stérilisation des hommes. En réalité seule l'industrialisation accompagnée d'une hausse du niveau de vie freine durablement l'évolution démographique. C'est le cas de la Corée du Sud, ou du Brésil. Cela le sera sans doute pour l'ensemble de l'Amérique latine et d'une partie du Sud-Est asiatique, Inde comprise.

    Malheureusement, il est à peu près aussi sûr, que le freinage lent et parfois hasardeux que l'on constate en Asie du Sud-Est et en Amérique latine ne se manifeste pas dans le monde musulman, qui non seulement refuse toute limitation volontaire des naissances, y compris par les méthodes naturelles, mais encourage la natalité. C'est que l'Islam entend jouer de son poids démographique pour retrouver son élan conquérant. Il s'agit d'un choix délibéré chez ceux que l'on nomme, d'ailleurs de façon inexacte, « intégristes » et subi par des chefs d'Etat modérés contraints d'accepter de se plier aux exigences des extrémistes. C'est le cas du roi du Maroc, qui admet que son pays devra nourrir, en 2081, 91 millions d'habitants. Au journaliste qui lui demande s'il compte freiner cette évolution, il répond « pour l'instant, non ». Afin de permettre à une telle population de survivre, il compte irriguer six millions d'hectares. Ce qui, techniquement, paraît réalisable mais suppose d'énormes moyens financiers et une aide massive de l'Occident. Le roi a la prudence de reconnaître qu'il faudrait « commencer maintenant ». Comment le pourrait-il ? Il est englué dans la guerre du Sahara et doit faire face à la crise économique. Hassan II est trop lucide pour ignorer que l'illusion technocratique qu'il entretient ne sert qu'à masquer une fuite en avant qu'il est incapable de maîtriser.

    Il est donc vraisemblable qu'en 2081 les 91 millions de marocains n'auront d'autre choix qu'entre mourir de faim et coloniser la vieille Europe. En l'an 2000« le nombre des naissances sera égal des deux côtés de la méditerranée, ressuscitant une structure démographique remontant, sans doute, avec toutes les réserves qu'un bond en arrière si considérable peut inspirer - à près de quinze siècles ». Ce qui nous ramène à l'époque de la conquête arabe.

    Assurément, il serait absurde d'imaginer les cavaliers d'Allah déferlant sur l'Europe. Par un paradoxe apparent mais dont l'histoire offre bien des exemples, ce qui rend redoutable l'Islam ce n'est pas sa force mais sa faiblesse. Idéologiquement divisé, incapable de combler son retard technologique, rossé militairement par les israéliens ou les hindous chaque fois qu'il affecte de les menacer, le monde musulman, se voit réduit à servir d'enjeu, dans la confrontation soviéto-américaine. Quand il a cru trouver dans le terrorisme ou le pétrole l'arme absolue, elle s'est retournée contre lui, à la façon d'un boomerang, sans que l'Occident ait été durablement ébranlé. Des masses désespérées, prises au piège d'une histoire dont elles se sentent exclues subissent la tentation du chaos. Il a suffi de quelques gendarmes français pour empêcher l'effondrement de la monarchie saoudienne mais il a suffi aussi de quelques centaines d'hommes, résolus à sacrifier leur vie, pour qu'elle soit hors d'état de se défendre. Les émirats du Golfe exploitent férocement des armés d'immigrés, venus de tout le monde musulman, afin de pouvoir vivre dans l'oisiveté.

    L'Empire d'Iran s'est écroulé d'un coup, sous la pression des miséreux, descendus des faubourgs. Empêcherons-nous longtemps la contagion ?   A suivre  (A venir : Les nouvelles invasions barbares 3).

    Lire les articles précédents ...

    Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray     

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • « Populistes » de tous les pays, unissez-vous !, par Guy Rouvrais

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    DYLgsMVW0AAZTiN.jpg« L’histoire est de notre côté », a affirmé Steve Bannon qui fut un des principaux artisans de la victoire de Trump aux Etats-Unis, ce succès premier n’étant pas effacé par la disgrâce présidentielle dont il fut la victime un peu plus tard. Il dit « notre » car ce qui s’est passé dans son pays est ce à quoi de plus en plus de peuples d’Europe aspirent : reconquérir le pouvoir pour défendre l’intérêt et la grandeur de la nation, sa culture, ses traditions, sa foi, contre les mondialistes niveleurs, les technocrates anonymes et les financiers gloutons : « Les banques centrales contrôlent votre argent, les gouvernements centraux votre citoyenneté, et les forces capitalistes sont là pour maîtriser jusqu’à votre citoyenneté », a clamé Bannon. Cette libération est… en marche. Il n’est que de regarder la carte de l’Europe, les partis opposés à l’UE ne cessent de progresser de façon spectaculaire et, déjà, ils gouvernent, seuls ou au sein d’une coalition, en Pologne, en Hongrie, en Autriche, en République tchèque. Et, en Allemagne, sans gouverner, l’AfD pèse d’un poids toujours plus lourd sur la coalition en place. Car entre Schultz et Merkel, ce n’est pas un mariage d’amour – ils ont tant dit du mal l’un de l’autre pendant la campagne électorale ! –, c’est une union forcée : en l’absence d’alliance, de nouvelles élections étaient inévitables et la droite nationale eût alors devancé les sociaux-démocrates du SPD. « L’histoire est de notre côté et va nous mener de victoire en victoire. Vous faites partie d’un mouvement mondial qui est plus grand que la France, plus grand que l’Italie, plus grand que la Hongrie, plus grand que tout ça. L’histoire est avec nous, c’est pour ça qu’ils [l’establishment] ont tellement peur de vous », a insisté Bannon.

    D’où les calomnies pour tenter de disqualifier les nationaux, sans même s’aviser de ce qu’ils insultent aussi leurs électeurs, des citoyens à part entière qui se reconnaissent en eux ! Qu’importe ! assure Bannon : « Vous vous battez pour votre liberté ? Ils vous traitent de xénophobes. Vous vous battez pour votre pays ? On vous appelle “racistes”. Mais les temps de ces paroles dégueulasses sont finis. Laissez-vous appeler racistes, xénophobes, portez-le comme un badge d’honneur. Parce que chaque jour, nous devenons plus forts et eux s’affaiblissent. » C’est en somme un « Populistes de tous les pays, unissez-vous ! » qu’il lance. Quand Steve Bannon parle de victoire aux congressistes du Front, ce ne sont pas des paroles de théoricien en chambre mais celles d’un praticien qui a fait gagner un homme dont toute la classe politico-médiatique américaine se gaussait, trop sûr de sa défaite face à la candidate du système, Hillary Clinton.

    Bruxelles est une citadelle assiégée, mais les dirigeants croient toujours qu’ils sont légitimes, qu’il leur revient de guider les peuples vers les délices d’une Europe fédérale et, s’ils rechignent, c’est parce que ce sont des ignares influencés par de mauvais bergers. Alors, il faut les contraindre à aller de l’avant dans le précipice, en les menaçant de les priver des subsides européens. Mais ça, c’est fini, l’avenir de cette Europe-là est derrière elle. Nos dirigeants sont à contre-sens de l’histoire. C’est à ceux qu’ils appellent « populistes » qu’appartient l’avenir.

    Guy Rouvrais

    Article paru dans Présent daté du 8 mars 2018

    https://fr.novopress.info/

  • Yann Moix, élu Bobard d’Or 2018 par 700 personnes !

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    Ce lundi 12 mars 2018, le Théâtre du Gymnase Marie Bell (Paris Xe) a presque fait salle comble. Le chiffre historique de 700 présents à cette 9e édition de la cérémonie des Bobards d’or confirme la volonté de plus en plus de Français de contester, par le rire, ceux qui les intoxiquent régulièrement. C’est Yann Moix qui a remporté le prix tant convoité ! Le chroniqueur a été primé dans le cadre de son reportage journalistique sur Calais et les déclarations qui ont entouré son tournage. Yann Mhoax devance de peu le Bobard Matraquage de l’affaire Théo et le Bobard Protéiné de Lisa Beaujour, Nora Bouazzouni et Aude Lancelin.

    Face à la bien-pensance des médias, au matraquage de désinformation quotidien et au panurgisme des journalistes d’un conformisme à toute épreuve, les Bobards d’Or distinguent et récompensent les plus assidus et consciencieux journalistes de propagande, le fleuron des Tartuffe de l’information et des paresseux intellectuels. Si l’événement est assurément parodique et humoristique, il révèle cependant les sérieux problèmes déontologiques qui gangrènent la profession journalistique. Pour nous épauler dans cette difficile délibération, le jury réunissait cette année Gabrielle Cluzel, Édouard Chanot, Caroline Parmentier, Vivien Hoch et Floriane Jeannin.

    Parmi les 14 bobards en lice sur notre site internet, le vote des internautes a distingué ses 5 bobards préférés entre lesquels le public a dû délibérer. Et le cru, placé sous le haut patronage du « chasseur de Fake News » Emmanuel Macron, était cette année encore de qualité ! Le Bobard Matraquage de l’affaire Théo distinguait l’ensemble des médias dominants pour leur couverture de l’« affaire Théo », décidément très partiaux lorsqu’il s’agit de juger les « jeunes de cité ». L’AFP fut nommée par le Bobard Double Dépêches pour la publication erronée du nombre de participants à la Marche pour la vie, rectifiée très tardivement. L’inénarrable Yann Moix était également présent avec le Bobard Yann Mhoax, rendant hommage à son imagination prolixe dans l’invention de preuves pour défendre les migrants de Calais. Le Bobard Point de vue distinguait Fabrice Valery de l’AFP (décidément !) pour son prétendu « bain de foule » d’Emmanuel Macron à Toulouse, tandis que le Bobard Protéine était représenté par Lisa Beaujour, Nora Bouazzouni et Aude Lancelin pour leurs intox devenue virale : les femmes sont plus petites que les hommes car ces derniers les ont privées de protéines depuis la nuit des temps.

    Après la présentation de ces cinq bobards, pimentée par les truculents commentaires du jury, la délibération du public fut très serrée pour départager la première et la seconde place. Le Bobard d’or est finalement décerné à Yann Moix, tandis que le Bobard Matraquage remporte le Bobard d’argent. Le Bobard Protéine clôt ce palmarès 2018, obtenant le Bobard de bronze. De plus, le jury a tenu à remettre un prix spécial à l’AFP (renommée pour l’occasion Agence France Presque) pour sa fidèle et constante participation au fil des éditions. Félicitations à eux !

    Laissant un instant de côté le ton de la plaisanterie, nous avons accueilli trois représentants des médias de réinformation, enjeu crucial de ces dernières années, qui portent de vraies alternatives contre les médias de propagande. Pour mener à bien notre combat contre la tyrannie hégémonique médiatique, toutes les actions contre la désinformation doivent être encouragées : la Fondation Polémia et les Bobards d’Or ne sont pas seuls. Le président de l’OJIM (Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique) Claude Chollet, Michel Janva pour le Salon Beige et Yann Vallerie pour Breizh-Info se sont donc exprimés sur scène pour présenter leurs médias respectifs.

    Un des autres moments forts de la cérémonie fut l’intervention de Raheem Kassam de Breitbart Londres, que nous avions reçu l’an dernier lors de la 8e édition dont il était ressorti particulièrement enthousiasmé. Il a donc expliqué au public français comment la cérémonie des Bobards d’Or a traversé l’Atlantique, inspirant les Fake News Awards remis par le président américain Donald Trump.

    Enfin, Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et des Bobards d’Or, a clôturé la soirée en offrant quinze conseils aux journalistes pour assurer au mieux leur vrai rôle d’informateur.

    Un véritable succès sur lequel nous ne manquerons pas de revenir dans les prochains jours !

    Crédit photo : Talita1 [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons