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France et politique française - Page 3275

  • Sourds à l'avertissement policier

    Les manifestations du mécontentement profond des forces policières ont été commentées sur certains de leurs aspects, et totalement ignorées quant à l'avertissement majeur qu'elles ont clairement formulé.

    Tous les commentateurs ont relevé que le mouvement des représentants de l'ordre public s'est déclenché en dehors de leurs représentations syndicales. Et pour cause : les syndicats de la profession fonctionnent en étroite symbiose idéologique et d'intérêt avec la hiérarchie à son niveau le plus élevé, la coordination de cette complicité profonde étant le plus souvent assurée par les appartenances maçonniques des uns et des autres. Nul mystère, par exemple, de la proportion écrasante de commissaires « frères trois points », pour ne mentionner que ce détail. Ceci ne changera que lorsque se produira (ce qui est exclu tant que le régime actuel survivra) une réforme du style britannique, avec l'interdiction pour policiers et magistrats de toute appartenance maçonnique.

    Il a été également souligné que les rassemblements spontanés comportaient des policiers parfois en uniforme, ou à tout le moins portant des marques de leur appartenance à l'institution. Ce qui a d'ailleurs entraîné des convocations de participants aux lins de sanctions. Parallèlement, en vertu de la fameuse tactique du bâton et de la carotte, le gouvernement s'empressait de témoigner de la sollicitude envers les mécontents, le président Hollande en personne s'intéressait à leur sort, et diverses mesures techniques étaient annoncées rapidement.

    En fait, la principale cause de la colère et du désarroi policiers se voyait délibérément ignorée, à savoir l'attitude de la justice face aux criminels déférés quotidiennement aux magistrats. Et trop souvent remis en liberté, ou sanctionnés de façon dérisoire, en vertu de l'idéologie régnant dans les temples judiciaires, façon de voir avalisée, voire encouragée, par les politiciens, l'illustration la plus flagrante étant incarnée par le garde des Sceaux, Christiane Taubira, en son temps très récent.

    Sur ce point, le pouvoir se montre sourd et muet. Rien ne changera. Terrorisme, émeutes anti-policières, explosion de la violence barbare sous toutes ses formes, laissent impavides les responsables. Il serait pourtant de leur propre intérêt de se souvenir des leçons de l'histoire, par exemple de celles de la IVe République finissante. Mais le 13 mars 1958 ne dit rien à Hollande, Cazeneuve et consorts. Le signataire de ces lignes, lycéen à l'époque, fut témoin de la colère policière ce jour-là par le hasard d'un rendez-vous chez un ami demeurant à proximité immédiate du Palais-Bourbon. Les fonctionnaires de l'ordre public réclamaient alors en particulier une prime de risque et diverses autres mesures se rapportant au terrorisme du FLN algérien dans la capitale. En haut lieu, on était sourd. En fin de matinée, une première démonstration avait eu lieu dans la cour de la Préfecture de Police. Dans l'après-midi, des milliers de policiers, « en bourgeois », comme on disait alors, la trouvant insuffisante, décidèrent de marcher sur l'Assemblée Nationale, silencieusement. Arrivés devant les portes de l'asile pour parlementaires, sur un signal, ils sortirent tous leur sifflet à roulette, suscitant un vacarme indicible, puis scandèrent : « Les députés à la Seine ! ». Alors, les entrées s'ouvrirent d'un seul coup, grâce aux gendarmes en service, et la cour de l'édifice fut envahie, les députés présents courant à l'extérieur pour se mettre à l'abri. Cet épisode particulier auquel j'assistais est omis sur ce point dans les récits historiques du printemps 1958.

    Conséquences immédiates : démission du préfet de police d'alors (André Lahillonne), remplacé par Maurice Papon, satisfaction des demandes des policiers, profonds remous dans l'opinion, glas de la IV portée dans les poubelles de l'histoire au mois de mai suivant. En 2016, la sécurité du pays court de plus grands dangers qu'en 1958. Le trio Hollande/Valls/Cazeneuve n'en a cure, et se croit plus avisé que ses prédécesseurs de la IVe. Jupiter rend aveugles (et sourds) ceux qu'il veut perdre, disait-on à Rome. Il conviendrait de méditer cet échantillon de la sagesse antique.

    Nicolas Tandler Rivarol du 10 novembre 2016

  • REVOLT : L’ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA DISSIDENCE FRANÇAISE

    Cette année, la Dissidence Française inaugure un nouveau rendez-vous hivernal : ReVolt, Si vis pacem para bellum ! 

    Après le succès de la 1ère édition de ReWild, notre camp d’été annuel, en Août dernier, la Dissidence Française inaugure le 3 Décembre prochain la 1ère édition de ReVolt, l’assemblée annuelle du Mouvement.

    Au programme : rencontres, bilan de l’année écoulée, conférences et présentation de la stratégie de la DF pour l’année à venir !

    Cette première édition de ReVolt se tiendra le 3 décembre prochain en région parisienne et se déroulera en deux parties :

    • la première partie, ouverte uniquement aux adhérents du Mouvement, s’articulera autour d’un bilan global de l’année écoulée, d’une panorama des réussites et des actions de la Dissidence Française, suivi d’un exposé sur la stratégie du Mouvement pour l’année qui vient ;
    • la seconde partie, ouverte aux non-adhérents, s’articulera autour de conférences, notamment de Vincent Vauclin, d’une séance de questions-réponses puis d’une collation dans un esprit de camaraderie militante. Des stands de livres, t-shirts, stickers et affiches seront également installés sur place.

    Pour vous inscrire à ReVolt, cliquez-ici ou sur l’image ci-dessous !

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    Pour suivre la page Facebook de ReVolt, cliquez-ici.

    https://la-dissidence.org/2016/11/11/revolt-lassemblee-annuelle-de-la-dissidence-francaise/

  • Un ex directeur de cabinet de Manuel Valls en garde à vue pour fraude fiscale

    Paris Vox – Exemplarité des « élites », suite sans fin…  Jean Daubigny, également ancien préfet d’Ile-de-France, a été placé en garde à vue hier, jeudi 17 novembre, pour fraude fiscale. Il est accusé de n’avoir fait aucune déclaration d’impôts plusieurs années de suite.

    Le montant du préjudice pour l’Etat s’élèverait à plus de 150 000 euros. La garde a vue fait suite à une saisine de la justice par le ministère des finances qui a porté plainte auprès du parquet de Paris. Dans la foulée, en août, une enquête préliminaire est ouverte.

    Agé  de 68 ans, ancien élève de l’ENA et proche de Manuel Valls, Jean Daubigny occupaità la fin de sa carrière l’un des postes les mieux rémunérés de la préfectorale, avant sa retraite prise en avril 2015. Ni le fonctionnaire ni son avocat n’ont pour le moment voulu faire le moindre commentaire sur cette nouvelle affaire démontrant la disparition progressive de toute moralité publique chez ceux qui devraient en être les plus dignes représentants.

    http://www.parisvox.info/2016/11/18/ex-directeur-de-cabinet-de-manuel-valls-garde-a-vue-fraude-fiscal/#

  • Marine Le Pen : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! »

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    Dans une interview au quotidien Présent, Marine Le Pen déclare, en mode bravache : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! » La présidente du Front national explique en effet :

    « Nous avons des connaissances en commun, oui. Mais depuis longtemps. Depuis bien avant qu’il soit élu à la primaire, en réalité. Si demain il veut me rencontrer, à la différence de Hollande, lui, il a mon numéro ! »

    « Les Français, poursuit Marine Le Pen, ont bien analysé le fait qu’il y avait une révolution à l’œuvre aux Etats-Unis. Je pense qu’ils souhaitent cette même révolution pacifique, démocratique et populaire en France. Nous enregistrons chaque jour des victoires idéologiques, à nous de les transformer en victoire politique. Le XXe siècle s’est terminé avec la chute du mur de Berlin, le XXIe siècle est né je crois avec ce grand basculement des équilibres qui ressort de l’élection de Donald Trump. »

    http://fr.novopress.info/201811/marine-le-pen-si-trump-veut-me-rencontrer-il-a-mon-numero/

  • Contrevenir au Halal : un acte de dissidence ? Alain de Peretti sera présent au 2e Forum de la Dissidence !

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    Président de Vigilance Halal, Alain de Peretti est vétérinaire. Il sera présent, le 19 novembre, à l’Espace Cap 15, à l’issue du 2e Forum de la Dissidence organisé par Polémia. Il y parlera de la dissidence face au Halal et à l’Aïd, au sein de la table-ronde : «Face à l’islamisation et à l’implantation de migrants».

    2e-alerte-Pol..jpgMEDIAS PRESSE INFO. « Le Halal s’est bien inséré dans la logique de la mal-bouffe et de la distribution de masse », indiquiez-vous à l’issue d’une émission de télévision (TVL, 18 juin 2014). Dans quelle mesure le mode de consommation « halal », qui fait appel à un abattage rituel suivant des règles islamiques, constitue-t-il un danger pour l’identité française ?

    Alain de Peretti. Le halal réalise la jonction entre l’affairisme mercantile et l’obscurantisme religieux. Formidable outil financier au service de l’islam, il maintient les populations musulmanes vivant hors des terres d’islam dans un apartheid volontaire, théorisé dans des documents émanant de l’ISESCO. Le halal est le Cheval de Troie de la charia, qui est parfaitement incompatible avec notre identité, en introduisant, entre autres, une notion de pur et d’impur, à rebours de notre héritage chrétien.

    MEDIAS PRESSE INFO. Vous participerez, le 19 novembre, au 2e Forum de la Dissidence organisé par Polémia. En quoi s’opposer aujourd’hui à cette consommation de viande halal est-il un acte de dissidence ?

    Alain de Peretti. La viande halal n’est qu’une petite partie de la notion de halal qui définit tout ce qui est autorisé par la charia et recouvre tous les aspects de la vie, même les plus triviaux. La viande halal, par son aspect de violence envers les animaux et les risques sanitaires induits par cette technique, possède une force pédagogique extraordinaire auprès d’un public très divers. L’incompatibilité avec notre mode de vie devient évidente et permet de démontrer également le « Grand Remplacement » dont il est la conséquence. En outre, la démonstration de l’islamophilie de nos élites est un acte de dissidence majeur.

    MEDIAS PRESSE INFO. « 60% de la viande en France est aujourd’hui abattue suivant ce rite », estimiez-vous, il y a deux ans, au micro d’une émission télévisuelle. Comment réagissent les autorités publiques face à l’augmentation de cette viande sur nos marchés alimentaires français ? Comment se fait-il que le consommateur soit de facto obligé d’acheter ces produits, dont la consommation peut se révéler dangereuse ?

    forum-dissidence-polemia-276x155.jpg Alain de Peretti. Les autorités publiques sont dans le déni total, par lâcheté ou idéologie. Tout est caché : « Dormez, braves gens ! » Sous prétexte de laïcité et de liberté religieuse on laisse des pratiques exotiques se développer au mépris de tous les règlements ; on refuse l’étiquetage pour… ne pas stigmatiser ! Ce serait pourtant un premier pas et c’est faisable très facilement.

    MEDIAS PRESSE INFO. Vigilance Halal souhaite intervenir auprès des instances juridiques pour faire part des dérives éventuelles que peut engendrer cette consommation devenue de plus en plus coutumière. A l’occasion du Forum de Polémia, quel témoignage, quelles réponses, votre association peut-elle apporter ?

    Alain de Peretti. Nous faisons plus que souhaiter ! Depuis la création de VH nous avons mis en route une vingtaine de procédures, partant du principe maurrassien « d’utiliser tous les moyens même légaux ». Les lois et règlements sont systématiquement bafoués pour rendre la vie facile à l’islam et de ce fait la matière est surabondante… Cela coûte cher mais, grâce à un réseau de donateurs fidèles et motivés, nous pouvons y faire face.

    Cela demande du temps et de l’opiniâtreté car sur ces sujets brûlants les magistrats bottent en touche, mais nous progressons et avons même en vue une procédure de carence au niveau européen, car il n’est jamais, pour l’instant, répondu aux arguments purement techniques que nous développons. Dernièrement dans une procédure au Conseil d’Etat concernant l’Aïd el Kebir, le mémoire en réponse du ministère de l’Agriculture avoue de façon claire que les mesures que nous préconisons, pourtant hyperclassiques en matière sanitaire, ne peuvent être appliquées en raison de probables troubles à l’ordre public. Quel aveu et quelle démonstration du manque de « modération » de ces populations dont l’immense majorité vivrait un islam paisible et républicano-compatible ! Nous avons également pu démontrer que l’islam est en train de devenir la religion officielle de la République

    MEDIAS PRESSE INFO. Dans une perspective de complémentarité à l’action juridique que des associations comme la vôtre peuvent mener, comment les Français peuvent-ils concrètement s’opposer à l’imposition d’un mode d’alimentation qui ne s’inscrit pas dans leur culture ?

    Alain de Peretti. Il faut arrêter de subir et surtout ne rien attendre des « autorités » publiques. Il faut se bouger, gentiment, poliment mais fermement pour instituer ce que j’appelle un « communautarisme béret/baguette ». Nous avons mis en place pour cela un réseau de bouchers qui s’engagent à ne vendre que de la viande non halal ni casher, avec un site de géolocalisation qui s’appelle « Suivez le coq », et bientôt également pour les restaurateurs. Questionnez les cantines de vos enfants et exigez la traçabilité ; boycottez la grande distribution qui nous « mène en barquettes » ; votre boucher, s’il travaille bien, sait d’où viennent ses bêtes. Au restaurant posez la question également. Bref, à temps et à contre-temps, soyons des dissidents car si la dissidence doit s’organiser en réseaux, elle passe également par un engagement individuel.

    Alain de Peretti Propos recueillis par Léo Kersauzie, 7/11/201

    Source : Media-Presse.info – 7/11/2016

    http://www.polemia.com/contrevenir-au-halal-un-acte-de-dissidence-alain-de-peretti-sera-present-au-2e-forum-de-la-dissidence/

  • Le Bataclan un an après la tuerie : une honteuse manifestation de soumission à l'islam

    Un communiqué du MNR

    913647494.5.jpgLe 12 novembre 2016 avait lieu un concert de réouverture au Bataclan, à Paris, en souvenir de la tuerie du 13 novembre 2015. Sur scène le chanteur britannique Sting, qui chante une chanson pro-migrants, avec pour refrain inch'Allah : comment les auditeurs présents ont-ils pu accepter cela ?

    On mesure là la puissance du matraquage médiatique sur le "pas d'amalgame"...

    Il faut que tous comprennent que le but de l'islam (et pas seulement des islamistes) est la conquête du monde, avec pour conséquence le renversement de notre civilisation.

    Avec tous les patriotes, luttons sans relâche contre l'islamisation de notre pays.

  • La corruption de l'éducation nationale (Claire Colombi)

  • « Allons voir si la rose… »

    «Socialement nécessaire comme exutoire», le FN serait «politiquement inutile» affirmait l’ex directeur de Minute et conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson dans le magazine Valeurs actuelles en septembre. Présentant son  livre La Cause du peuple, il dézinguait aussi, nous l’avons dit ici, l’ex chef de l’Etat, une droite faillie, mondialisée, hors-sol, immigrationniste, sans valeurs ni colonne vertébrale. Point de salut pour le peuple français? Apparemment non puisque en accaparant un électorat de mécontents qui ne voteraient pas (plus) pour la droite honteuse républicaine, le Front National serait «la meilleure assurance-vie du Système». Une formule réitérée par M. Buisson dans l’entretien qu’il vient d’accorder au Point, et qu’il délivrait accompagné du même raisonnement dans les médias suisses fin octobre. Alors que faire comme disait Lénine? M. Buisson, ne le dit pas. Se résigner à voter pour les représentants de la droite libérale-européiste qui  s’attacheront à trahir les espoirs du peuple, mais le mènerons vers l’abîme peut-être un peu plus lentement que la gauche? Bouder les urnes? Ou tenter d’arracher la France au déclin avec un Mouvement national  qui a vu juste depuis quarante  ans, en s’efforçant de créer les conditions du sursaut, de la vague capable de faire sauter le barrage des partis du Système comme ont su le faire les partisans du Brexit et les électeurs de l’Amérique profonde?

    Bruno Gollnisch a lui choisi comme beaucoup de nationaux, de patriotes,  le refus du fatalisme, des compromissions (mais pas du nécessaire compromis) c’est-à-dire l’engagement  au Front National dans la durée. Il était hier présent à l’inauguration du QG de campagne de Marine baptisé « L’escale », rue saint-Honoré, à quelques encablures de l’Elysée.

    Les médias s’en sont parfois étonnés, Bruno Gollnisch a accepté d’être au nombre des cadres qui composent le comité stratégique de Marine. Cette présence de Bruno est «la seule surprise»  dans cette équipe de campagne placée sous la direction du sénateur maire de Fréjus, David Rachline, affirme le Huffington post. Le signe d’un «retour en grâce de Bruno Gollnisch» subodore Marianne.

    « Ma fidélité politique à Jean-Marie Le Pen ne m’empêche pas de soutenir la campagne de Marine Le Pen. J’ai toujours dit que je serais prêt à faire profiter la candidate de mon expérience », a déclaré à Marianne le député frontiste. « Oui, je sais, je suis le dernier des Mohicans, le représentant des vieux cons, fachos et réac» a t-il encore confié avec humour à la journaliste de l’Obs l’interrogeant sur  sa présence…

    La présentation du nouveau slogan de la campagne, Au nom du Peuple, mais surtout du nouveau logo, une rose bleue (sans épines!) ornée d’une tige et soulignant le prénom de Marine (on peut aussi y voir un fleuret pour engager les rudes combats électoraux à venir), a suscité de nombreux commentaires.

    Un(e) candidat(e) à la magistrature suprême n’est pas idéalement celui (celle) d’un parti mais de l’ensemble du peuple Français, c’est pourquoi même à l’époque des candidatures  de Jean-Marie Le Pen, la flamme du Front ne fut jamais utilisée comme visuel lors des  campagnes présidentielles.

    Marine a donc choisi une rose. Un «symbole de féminité» a expliqué la présidente du FN, seule (?) femme engagée dans cette présidentielle, élément graphique  qui  creuse le sillon de la précédente campagne sur le thème de  La France apaisée.

    Si l’on part du principe que la France des oubliés, périphérique, en colère, qui souffre, insoumise et rebelle, constitue le noyau dur de l’électorat fronto-mariniste, il faut être capable pour gagner, d’agréger un électorat plus âgé, plus féminin, plus bourgeois… souvent plus sensible aux campagnes anxiogènes menées contre le FN.

    Il s’agit aussi visuellement, et bien évidemment ce travail pédagogique sera effectué concrètement  par Marine et ses soutiens dans les semaines et les mois à venir, de dénoncer les intox, les  peurs, les mauvais fantasmes, les scénarios catastrophistes. Bref, de rassurer sur le saut dans l’inconnu que constituerait l’élection de Marine, comme cela fut agité sur un mode apocalyptique  par le camp du déclin  progressiste, contre les partisans du Brexit en Angleterre et de Donald Trump aux Etats-Unis.

    Une rose bleue, qui, en langage des fleurs a souligné Marine,  énonce l’idée de l’impossible devenant possible et aussi, chacun l’aura aussi compris, une volonté de se situer par delà la droite et la gauche du Système, le fameux  ni droite,  ni gauche, en colorant « la rose des socialistes» du « bleu des républicains ».

    « Les roses socialistes sont fanées, il n’en reste plus que les gratte-culs… Regardez dans le dictionnaire, c’est bien ça les gratte-culs (nom commun du cynorhodon,  le fruit de l’églantier appelé aussi rose canine, NDLR) »  a renchéri Bruno Gollnisch hier, qui partage également avec Marine non seulement son affection  pour les chats mais aussi un goût certain pour le jardinage!

    Les caciques du PS ont hurlé à la captation d’héritage de la rose socialo-mitterrandienne, tenue par un poing fermé, emblème qui fut  l’adaptation, ont affirmé à l’époque certains mauvais esprits, de celui du mouvement  pétainiste  MSR, le Mouvement social révolutionnaire (un poing tenant un glaive). Un parti  créé par le cagoulard  Eugène Deloncle, assassiné par la Gestapo en 1944, et  dont la nièce épousa le frère de François, Robert Mitterrand.  Il est vrai que les trajectoires de certains membres de la Cagoule ont plusieurs fois croisé celle du futur président socialiste… l’Histoire n’est jamais simple.

    Enfin, loin des ambiguïtés  socialistes,  la rose n’est  pas l’apanage  de la gauche politicienne.  Cette fleur est aussi avec le lys, en Occident, très présente  dans l’iconographie chrétienne, un symbole très riche, de résurrection  et de joie,  qui n’est pas sans  lien avec ce que représente  le lotus en Orient.  Dans la Rome antique n’offrait-on pas  aussi  une guirlande de roses aux vainqueurs des jeux et des compétitions?  Nous en acceptons l’augure! Marine présidente! 

    http://gollnisch.com/2016/11/17/allons-voir-rose/

  • Marine Le Pen sera-t-elle la Daisy Trump française ?

    De Jean-Pierre Maugendre :

    6a00d83451619c69e201b7c8b0f177970b-800wi.jpg"L’élection à la présidence des États-Unis de Donald Trump a déchaîné les hurlements hystériques des tenants du système et l’enthousiasme, non moins frénétique, des soutiens de Marine Le Pen. L’élection du milliardaire texan annoncerait celle, inéluctable, de la fille de Jean-Marie Le Pen à la présidence de la République française. Ce parallèle n’est-il pas un peu rapide ?

    Des points communs

    Donald Trump et Marine Le Pen ont en commun de se présenter comme des opposants au système en place et d’affirmer être les représentants du peuple contre des élites dévoyées, corrompues et acquises aux utopies mondialistes qui ont réduit au chômage et à l’insécurité sociale et physique le « petit blanc » de Détroit comme celui de Belfort. On peut cependant penser que le parallèle s’arrête là.

    De nombreuses différences

    En effet, tout opposant déclaré au système qu’il soit Donald Trump était le candidat d’un parti qui a déjà gouverné les États-Unis pendant de nombreuses mandatures. Durant la campagne électorale le parti républicain a mis au service de son candidat son réseau d’élus : gouverneurs, députés, sénateurs, etc. La situation du Front national n’est pas du tout la même. Son réseau d’élus est en cours de constitution mais est encore embryonnaire par rapport à celui des autres partis. Sous cet aspect la comparaison pertinente serait celle de l’élection de Marine Le Pen à la présidence des Républicains ce qui ne semble pas à l’ordre du jour.

    De plus le numéro deux du dispositif républicain était le vice-président Mike Pence, ancien membre de la chambre des représentants et gouverneur de l’Indiana, représentant la droite religieuse- il est évangéliste- très attaché à la défense de la vie humaine innocente. Il a donné du crédit à la campagne de Trump où les enjeux économiques ont certes été présents mais éclipsés par de véritables questions de société : arrêt de l’immigration en provenance du Mexique, lutte contre l’Islam, opposition à l’avortement, etc. Tout au long de cette campagne, Trump est resté fidèle à sa ligne de conduite : « pas d’ennemi à droite ». Mutatis mutandis, dans le dispositif du Front national l’homologue de Mike Pence est Florian Philippot. Ancien élève de l’ENA, gaulliste revendiqué, inverti notoire et chevènementiste non repenti, celui-ci se fait régulièrement remarquer par ses attaques contre tout ce qui représente, à ses yeux, la droite chrétienne et conservatrice. Il a ainsi déclaré que l’abolition du mariage dit pour tous avait la même importance que la culture du bonsaï. De son côté dans un entretien à Valeurs Actuelles le 7 juillet 2016 Marine Le Pen tenait à se démarquer publiquement de « Certains qui ont une vision confessionnelle de la politique » affirmant « Je n’ai rien de commun avec eux ». Jean Madiran aurait relevé en quoi cette affirmation, déjà politiquement maladroite, était surtout objectivement inepte. Entre Marine Le Pen et ces présumés « théocrates », a priori catholiques-on ne les imagine pas musulmans ou adorateurs de l’oignon- on peut penser qu’il y a au moins en commun la nature humaine et l’amour de la France. Cette déclaration manifeste surtout un refus de considérer les enjeux de civilisation comme les véritables questions qui engagent l’avenir de la France.Donald Trump a fait une campagne de transgression par rapport au politiquement correct sur des enjeux de civilisation. Ce n’est pas la campagne que mène Marine Le Pen, très attachée à être dédiabolisée, sur l’Islam, l’avortement, la liberté scolaire, etc.Il est paradoxal que dans le mouvement général de droitisation de la société française le Front national estime nécessaire de se « gauchir » distinguant islam et islamisme, cherchant à promouvoir les « minorités visibles », faisant l’apologie de l’avortement comme « droit des femmes », etc.

    Donald Trump a su rassembler autour de lui les différentes composantes du parti républicain. Marine Le Pen semble avoir plus de mal à rassembler autour d’elle la famille souverainiste. Les intellectuels (Zemmour, Buisson, Couteaux, Chauprade, etc.) comme les politiques (de Villiers, Ménard, Poisson, Ouchikh, etc.) sont peu nombreux à se rallier et ceux qui font ce choix peinent à être fidélisés. Il ne s’agit pas là d’un jugement mais d’une observation que chacun peut faire.

    Ensuite, les personnalités de Donald Trump et de Marine Le Pen sont sensiblement différentes. Donald Trump est un authentique « self made man » issu de la société civile où il a fait fortune. Il n’est venu à la politique que sur le tard. Marine Le Pen a hérité de son père la direction du Front national et, élue depuis l’âge de 30 ans, a toujours fait de la politique l’essentiel de sa vie professionnelle après une brève expérience comme avocate, puis conseiller juridique (du FN !). Elle a incontestablement mené le Front national à des scores électoraux supérieurs à ceux de son père mais il est difficile de distinguer ce qui est la conséquence de sa personnalité et des nouvelles orientations qu’elle a donnée au parti de ce qui ressort de l’évolution de la société. Ainsi, bien malin qui peut faire, sur une seule course, la distinction, à propos des bonnes performances d’un voilier, entre la qualité intrinsèque du skipper, sa maîtrise à régler et ajuster au mieux les voiles ou le gréement et tout simplement des vents particulièrement favorables.

    La victoire est possible

    L’élection américaine a montré que l’idéologie dominante pouvait être battue, malgré la pression médiatique, par l’attachement au pays réel d’une majorité trop souvent silencieuse. Cette réaction vitale est portée, en France comme aux États-Unis, par ce qui reste de « petits blancs » de culture chrétienne fondamentalement angoissés par la peur de voir leur mode de vie non seulement matériellement se dégrader mais substantiellement se modifier. Il faut être idéologue comme les évêques de France pour croire que, sur le fond, les Français accordent leurs suffrages au Font national parce que le bureau de poste de leur village a fermé. La campagne électorale de 2017 sera, selon moi, soit gagnée par le peuple de France encore majoritaire chez lui sur des thèmes de civilisation soit emportée par l’une des variantes du système en place, acquise à une vision matérialiste et consumériste de l’homme."

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/marine-le-pen-sera-t-elle-la-daisy-trump-fran%C3%A7aise-.html