Les manifestations du mécontentement profond des forces policières ont été commentées sur certains de leurs aspects, et totalement ignorées quant à l'avertissement majeur qu'elles ont clairement formulé.
Tous les commentateurs ont relevé que le mouvement des représentants de l'ordre public s'est déclenché en dehors de leurs représentations syndicales. Et pour cause : les syndicats de la profession fonctionnent en étroite symbiose idéologique et d'intérêt avec la hiérarchie à son niveau le plus élevé, la coordination de cette complicité profonde étant le plus souvent assurée par les appartenances maçonniques des uns et des autres. Nul mystère, par exemple, de la proportion écrasante de commissaires « frères trois points », pour ne mentionner que ce détail. Ceci ne changera que lorsque se produira (ce qui est exclu tant que le régime actuel survivra) une réforme du style britannique, avec l'interdiction pour policiers et magistrats de toute appartenance maçonnique.
Il a été également souligné que les rassemblements spontanés comportaient des policiers parfois en uniforme, ou à tout le moins portant des marques de leur appartenance à l'institution. Ce qui a d'ailleurs entraîné des convocations de participants aux lins de sanctions. Parallèlement, en vertu de la fameuse tactique du bâton et de la carotte, le gouvernement s'empressait de témoigner de la sollicitude envers les mécontents, le président Hollande en personne s'intéressait à leur sort, et diverses mesures techniques étaient annoncées rapidement.
En fait, la principale cause de la colère et du désarroi policiers se voyait délibérément ignorée, à savoir l'attitude de la justice face aux criminels déférés quotidiennement aux magistrats. Et trop souvent remis en liberté, ou sanctionnés de façon dérisoire, en vertu de l'idéologie régnant dans les temples judiciaires, façon de voir avalisée, voire encouragée, par les politiciens, l'illustration la plus flagrante étant incarnée par le garde des Sceaux, Christiane Taubira, en son temps très récent.
Sur ce point, le pouvoir se montre sourd et muet. Rien ne changera. Terrorisme, émeutes anti-policières, explosion de la violence barbare sous toutes ses formes, laissent impavides les responsables. Il serait pourtant de leur propre intérêt de se souvenir des leçons de l'histoire, par exemple de celles de la IVe République finissante. Mais le 13 mars 1958 ne dit rien à Hollande, Cazeneuve et consorts. Le signataire de ces lignes, lycéen à l'époque, fut témoin de la colère policière ce jour-là par le hasard d'un rendez-vous chez un ami demeurant à proximité immédiate du Palais-Bourbon. Les fonctionnaires de l'ordre public réclamaient alors en particulier une prime de risque et diverses autres mesures se rapportant au terrorisme du FLN algérien dans la capitale. En haut lieu, on était sourd. En fin de matinée, une première démonstration avait eu lieu dans la cour de la Préfecture de Police. Dans l'après-midi, des milliers de policiers, « en bourgeois », comme on disait alors, la trouvant insuffisante, décidèrent de marcher sur l'Assemblée Nationale, silencieusement. Arrivés devant les portes de l'asile pour parlementaires, sur un signal, ils sortirent tous leur sifflet à roulette, suscitant un vacarme indicible, puis scandèrent : « Les députés à la Seine ! ». Alors, les entrées s'ouvrirent d'un seul coup, grâce aux gendarmes en service, et la cour de l'édifice fut envahie, les députés présents courant à l'extérieur pour se mettre à l'abri. Cet épisode particulier auquel j'assistais est omis sur ce point dans les récits historiques du printemps 1958.
Conséquences immédiates : démission du préfet de police d'alors (André Lahillonne), remplacé par Maurice Papon, satisfaction des demandes des policiers, profonds remous dans l'opinion, glas de la IV portée dans les poubelles de l'histoire au mois de mai suivant. En 2016, la sécurité du pays court de plus grands dangers qu'en 1958. Le trio Hollande/Valls/Cazeneuve n'en a cure, et se croit plus avisé que ses prédécesseurs de la IVe. Jupiter rend aveugles (et sourds) ceux qu'il veut perdre, disait-on à Rome. Il conviendrait de méditer cet échantillon de la sagesse antique.
Nicolas Tandler Rivarol du 10 novembre 2016



MEDIAS PRESSE INFO. « Le Halal s’est bien inséré dans la logique de la mal-bouffe et de la distribution de masse », indiquiez-vous à l’issue d’une émission de télévision (TVL, 18 juin 2014). Dans quelle mesure le mode de consommation « halal », qui fait appel à un abattage rituel suivant des règles islamiques, constitue-t-il un danger pour l’identité française ?
Alain de Peretti. Les autorités publiques sont dans le déni total, par lâcheté ou idéologie. Tout est caché : « Dormez, braves gens ! » Sous prétexte de laïcité et de liberté religieuse on laisse des pratiques exotiques se développer au mépris de tous les règlements ; on refuse l’étiquetage pour… ne pas stigmatiser ! Ce serait pourtant un premier pas et c’est faisable très facilement.
Le 12 novembre 2016 avait lieu un concert de réouverture au Bataclan, à Paris, en souvenir de la tuerie du 13 novembre 2015. Sur scène le chanteur britannique Sting, qui chante une chanson pro-migrants, avec pour refrain inch'Allah : comment les auditeurs présents ont-ils pu accepter cela ?
"L’élection à la présidence des États-Unis de Donald Trump a déchaîné les hurlements hystériques des tenants du système et l’enthousiasme, non moins frénétique, des soutiens de Marine Le Pen. L’élection du milliardaire texan annoncerait celle, inéluctable, de la fille de Jean-Marie Le Pen à la présidence de la République française. Ce parallèle n’est-il pas un peu rapide ?