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France et politique française - Page 3406

  • Un symptôme

    La (large) victoire du travailliste (modéré) d’origine pakistanaise  Sadiq Khann, élu officiellement vendredi  maire de Londres face au conservateur eurosceptique  Zac Goldsmith (fils du célèbre magnat franco-britannique Jimmy Goldsmith, allié  le temps d’une élection  européenne à Philippe de Villiers en 1994), était pronostiquée par beaucoup. Elle  n’est pas sans ressemblance avec celles de Barack Obama dans sa  course à la Maison Blanche. Elle a été saluée pareillement par tous les « progressistes » et autres partisans du multiculturalisme échevelé, des  » sociétés (grandes ) ouvertes ». Comme le président américain,  le musulman Sadiq Khann a pu compter sur le  vote écrasant en sa faveur des « minorités »  dans cette « ville monde »  (prés d’un habitant  sur trois serait  d’origine non européenne dans la capitale britannique), à commencer par celui de la communauté mahométane  indo-pakistanaise. Mais aussi du soutien déterminant  d’une très forte minorité de l’électorat blanc, dépourvu a contrario de ce réflexe de solidarité ethnico-religieuse que l’on voit s’exercer ailleurs.  Zac Goldsmith aurait pâti nous affirme les journalistes  d’une campagne inutilement « agressive » et « basse », en rappelant notamment  les liens passés,   avérés ou supposés,  de son concurrent travailliste avec des extrémistes mahométans.  Son statut de très  grand bourgeois face à un adversaire  non dénué de talent,  ministre de 2008 à 2010,   d’origine modeste, expliquerait aussi sa défaite. Les médias ont été moins nombreux a pointer un non-dit, à savoir que les  origines juives de M. Goldsmith ont été aussi probablement un handicap pour conquérir les cœurs  dans les « quartiers populaires »… comme les appellent « nos »médias.

    Résumant le sentiment de beaucoup de Français, le sénateur-maire  de Marseille Stéphane Ravier ou encore  Pascal Gannat, membre du BP du FN,  président du groupe Front National au Conseil régional Pays de la Loire,  ont vu  dans cette victoire de Sadiq Khann la matérialisation de la bascule démographique, de la  submersion migratoire  dont sont victimes les populations européennes. Un phénomène  prophétisé,   théorisé et pointé  il y a près de  cinquante  ans déjà par Enoch Powell en Angleterre, chez nous par  Jean-Marie Le Pen Jean Raspail ou plus récemment Renaud Camus (le grand remplacement). Pascal Gannat sur twitter  a  établi aussi  le  lien fait par d’autres entre cette élection londonienne et le roman Soumission de Michel Houellebecq, qui imagine l’arrivée  à l’Elysée,  en 2022,  d’un islamiste modéré soutenu par l’ensemble de la classe politicienne… pour faire barrage à  Marine Le  Pen.

    C’est hier, date anniversaire de la capitulation de l’Allemagne hitlérienne,  fin de l’atroce  guerre civile européenne,  que Jeanne D’arc  était aussi officiellement fêtée. Et pas seulement par « l’extrême droite » mais  aussi par  certaines personnalités du Système. Hier, le ministre socialiste de l’Ecologie, Ségolène Royal,  expliquait sur France 2:  « Jeanne d’Arc c’est le patrimoine national, il y a une dizaine d’années, je suis allée à Orléans pour célébrer Jeanne d’Arc (…). C’est une figure éminente de l’histoire de France qui appartient à tous les Français, qui a longtemps été raptée par le Front National » (sic)… qui n’a jamais empêché personne de célébrer ses vertus et sa mémoire!

    Soucieux de faire le buzz, Le ministre de l’Economie (aux  ambitions présidentielles) Emmanuel Macron a lui aussi célébré  Jeanne dimanche, lors des fêtes johanniques  à Orléans.  Prétexte à un discours qui,  à travers le portrait qu’il a dressé de l’héroïne nationale, présentait surtout en creux, de manière assez peu subliminale,  les éminentes qualités et la beauté du projet dont il s’estime porteur. Bien sûr note Bruno Gollnisch,  toutes les grandes figures  de l’Histoire de France, les grands symboles   de notre Roman national , de Vercingétorix  à De Gaulle en passant par Jeanne, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ont été  souvent raptés, récupérés, instrumentalisés par des politiciens, des partis,  évoqués dans des  sens et/ou  au profit d’idées ou de conceptions politiques parfois  antagonistes.

    Reste que la Jeanne décrite par M. Macron, homme trop intelligent et trop érudit pour croire vraiment à la fable qu’il a débité hier,  donne  à voir  une Jeanne hors-sol, abstraite, désincarnée, social-démocrate en un mot, la condition selon lui pour  faire de la sainte une figure  « rassembleuse », la « délepéniser. » Aussi s’est-il évertué comme d’autres hommes politiques du sérail  avant lui,  à  enterrer  la sainte  guerrière, menant un combat (spirituel) libérateur,  boutant l’étranger hors de France, combattant pour  la souveraineté retrouvée du Royaume. Dans la bouche de l’ancien de la banque Rothschild, la bergère de Domrémy,  ravalée au rang d’un éléphant socialiste ou d’un aparatchik républicain  (« Il n’y a pas de femme ou d’homme providentiel » a-t-il martelé) annonce  l’asservissement à l’euromondialisme bruxellois, l’immigration choisie et subie. Le ministre de l’Economie s’est ainsi employé à décrire une Jeanne symbole de  « l’esprit de justice et de progrès » (???), d’une   France  » généreuse »   qui  « s’accomplit dans l’Europe »  qui  refuse de « subir »  pour  « peser sur le destin du monde »   qui a  » toujours accueilli l’autre et les plus faibles »… Une Jeanne dont les fils spirituels  seraient donc   à chercher  du côté d’un  Sadiq Khann, d’une  Merkel, d’ un Obama,  d’un Attali ,  d’un  Juppé ...  et d’Emmanuel Macron.

    Ce travestissement, ce négationnisme n’est pas simple rouerie politicienne, mais traduit aussi plus  profondément  un refus du réel, de ce qu’est réellement notre pays, de son génie particulier, de son identité, de sa soif retrouvé de liberté,  qui ne manque pas d’être inquiétant, d’autant qu’il  est partagé par beaucoup de politiciens du calibre de M. Macron rêvant d’un destin élyséen.  Relisons Chateaubriand: « Quand un peuple transformé par le temps, ne peut plus rester ce qu’il a été, le premier symptôme de sa maladie c’est la haine du passé et des vertus de ses pères.  » Tant qu’il restera des vigies, des (é)veilleurs, des sentinelles,  un peuple Français au sein duquel beaucoup  n’attendent  que l’étincelle pour  manifester leur instinct de survie, certes,  tout espoir n’est pas perdu.  Et tout fatalisme nous est étranger.  C’est aussi un des enseignements de la geste johannique.

    http://gollnisch.com/2016/05/09/un-symptome/

  • Un symptôme

    La (large) victoire du travailliste (modéré) d’origine pakistanaise  Sadiq Khann, élu officiellement vendredi  maire de Londres face au conservateur eurosceptique  Zac Goldsmith (fils du célèbre magnat franco-britannique Jimmy Goldsmith, allié  le temps d’une élection  européenne à Philippe de Villiers en 1994), était pronostiquée par beaucoup. Elle  n’est pas sans ressemblance avec celles de Barack Obama dans sa  course à la Maison Blanche. Elle a été saluée pareillement par tous les « progressistes » et autres partisans du multiculturalisme échevelé, des  » sociétés (grandes ) ouvertes ». Comme le président américain,  le musulman Sadiq Khann a pu compter sur le  vote écrasant en sa faveur des « minorités »  dans cette « ville monde »  (prés d’un habitant  sur trois serait  d’origine non européenne dans la capitale britannique), à commencer par celui de la communauté mahométane  indo-pakistanaise. Mais aussi du soutien déterminant  d’une très forte minorité de l’électorat blanc, dépourvu a contrario de ce réflexe de solidarité ethnico-religieuse que l’on voit s’exercer ailleurs.  Zac Goldsmith aurait pâti nous affirme les journalistes  d’une campagne inutilement « agressive » et « basse », en rappelant notamment  les liens passés,   avérés ou supposés,  de son concurrent travailliste avec des extrémistes mahométans.  Son statut de très  grand bourgeois face à un adversaire  non dénué de talent,  ministre de 2008 à 2010,   d’origine modeste, expliquerait aussi sa défaite. Les médias ont été moins nombreux a pointer un non-dit, à savoir que les  origines juives de M. Goldsmith ont été aussi probablement un handicap pour conquérir les cœurs  dans les « quartiers populaires »… comme les appellent « nos »médias.

    Résumant le sentiment de beaucoup de Français, le sénateur-maire  de Marseille Stéphane Ravier ou encore  Pascal Gannat, membre du BP du FN,  président du groupe Front National au Conseil régional Pays de la Loire,  ont vu  dans cette victoire de Sadiq Khann la matérialisation de la bascule démographique, de la  submersion migratoire  dont sont victimes les populations européennes. Un phénomène  prophétisé,   théorisé et pointé  il y a près de  cinquante  ans déjà par Enoch Powell en Angleterre, chez nous par  Jean-Marie Le Pen Jean Raspail ou plus récemment Renaud Camus (le grand remplacement). Pascal Gannat sur twitter  a  établi aussi  le  lien fait par d’autres entre cette élection londonienne et le roman Soumission de Michel Houellebecq, qui imagine l’arrivée  à l’Elysée,  en 2022,  d’un islamiste modéré soutenu par l’ensemble de la classe politicienne… pour faire barrage à  Marine Le  Pen.

    C’est hier, date anniversaire de la capitulation de l’Allemagne hitlérienne,  fin de l’atroce  guerre civile européenne,  que Jeanne D’arc  était aussi officiellement fêtée. Et pas seulement par « l’extrême droite » mais  aussi par  certaines personnalités du Système. Hier, le ministre socialiste de l’Ecologie, Ségolène Royal,  expliquait sur France 2:  « Jeanne d’Arc c’est le patrimoine national, il y a une dizaine d’années, je suis allée à Orléans pour célébrer Jeanne d’Arc (…). C’est une figure éminente de l’histoire de France qui appartient à tous les Français, qui a longtemps été raptée par le Front National » (sic)… qui n’a jamais empêché personne de célébrer ses vertus et sa mémoire!

    Soucieux de faire le buzz, Le ministre de l’Economie (aux  ambitions présidentielles) Emmanuel Macron a lui aussi célébré  Jeanne dimanche, lors des fêtes johanniques  à Orléans.  Prétexte à un discours qui,  à travers le portrait qu’il a dressé de l’héroïne nationale, présentait surtout en creux, de manière assez peu subliminale,  les éminentes qualités et la beauté du projet dont il s’estime porteur. Bien sûr note Bruno Gollnisch,  toutes les grandes figures  de l’Histoire de France, les grands symboles   de notre Roman national , de Vercingétorix  à De Gaulle en passant par Jeanne, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ont été  souvent raptés, récupérés, instrumentalisés par des politiciens, des partis,  évoqués dans des  sens et/ou  au profit d’idées ou de conceptions politiques parfois  antagonistes.

    Reste que la Jeanne décrite par M. Macron, homme trop intelligent et trop érudit pour croire vraiment à la fable qu’il a débité hier,  donne  à voir  une Jeanne hors-sol, abstraite, désincarnée, social-démocrate en un mot, la condition selon lui pour  faire de la sainte une figure  « rassembleuse », la « délepéniser. » Aussi s’est-il évertué comme d’autres hommes politiques du sérail  avant lui,  à  enterrer  la sainte  guerrière, menant un combat (spirituel) libérateur,  boutant l’étranger hors de France, combattant pour  la souveraineté retrouvée du Royaume. Dans la bouche de l’ancien de la banque Rothschild, la bergère de Domrémy,  ravalée au rang d’un éléphant socialiste ou d’un aparatchik républicain  (« Il n’y a pas de femme ou d’homme providentiel » a-t-il martelé) annonce  l’asservissement à l’euromondialisme bruxellois, l’immigration choisie et subie. Le ministre de l’Economie s’est ainsi employé à décrire une Jeanne symbole de  « l’esprit de justice et de progrès » (???), d’une   France  » généreuse »   qui  « s’accomplit dans l’Europe »  qui  refuse de « subir »  pour  « peser sur le destin du monde »   qui a  » toujours accueilli l’autre et les plus faibles »… Une Jeanne dont les fils spirituels  seraient donc   à chercher  du côté d’un  Sadiq Khann, d’une  Merkel, d’ un Obama,  d’un Attali ,  d’un  Juppé ...  et d’Emmanuel Macron.

    Ce travestissement, ce négationnisme n’est pas simple rouerie politicienne, mais traduit aussi plus  profondément  un refus du réel, de ce qu’est réellement notre pays, de son génie particulier, de son identité, de sa soif retrouvé de liberté,  qui ne manque pas d’être inquiétant, d’autant qu’il  est partagé par beaucoup de politiciens du calibre de M. Macron rêvant d’un destin élyséen.  Relisons Chateaubriand: « Quand un peuple transformé par le temps, ne peut plus rester ce qu’il a été, le premier symptôme de sa maladie c’est la haine du passé et des vertus de ses pères.  » Tant qu’il restera des vigies, des (é)veilleurs, des sentinelles,  un peuple Français au sein duquel beaucoup  n’attendent  que l’étincelle pour  manifester leur instinct de survie, certes,  tout espoir n’est pas perdu.  Et tout fatalisme nous est étranger.  C’est aussi un des enseignements de la geste johannique.

    http://gollnisch.com/2016/05/09/un-symptome/

  • SECTARISME ET MILITANTISME PAR ME BONNEAU

    « Sois radical, aie des principes, sois absolu, sois ce que les bourgeois appellent un extrémiste ; donne-toi sans compter ni calculer, n’accepte pas ce que l’on appelle la “ réalité de la vie ” et fais en sorte que tu ne sois pas accepté par cette “ vie ”, n’abandonne jamais le principe du combat. »

    Julius Evola

    Cette courte citation de Julius Evola (Rome 19 mai 1898 – 11 juin 1974) poète, peintre, penseur, philosophe et « métaphysicien » italien, mais surtout contre-révolutionnaire marqué par l’ésotérisme, souvent reprise mais plus rarement comprise, a nourri à l’encontre des défenseurs de la pensée politique fasciste l’accusation de vouloir étendre à tous les domaines de la vie celui de la politique. Il s’agit là d’une erreur fondamentale qu’il faut expliquer.

    Tout d’abord, il convient de poser la question de la définition du militantisme politique : est-ce un loisir ? Selon le dictionnaire, un loisir est « un temps libre dont on dispose en dehors des occupations imposées, obligatoires, et qu’on peut utiliser à son gré. » D’évidence, le militantisme politique n’est pas un loisir, puisqu’il peut s’imposer à chacun et surtout exiger de chacun tous les sacrifices. Alors est-ce une passion ? Toujours selon le dictionnaire, une passion est « un mouvement affectif très vif qui s’empare de quelqu’un en lui faisant prendre parti violemment pour ou contre quelque chose, quelqu’un », et même, dans la philosophie scolastique et classique, « ce qui est subi par quelqu’un ou quelque chose, ce à quoi il est lié ou par quoi il est asservi, par opposition à l’action. »

    Or le militantisme, et tout particulièrement le militantisme nationaliste, est action, parce que voulu de manière réfléchie. Le militantisme est la conséquence raisonnée du constat de l’état de déliquescence de la société française et procède de l’acceptation, voulue par celui qui s’y consacre, des sacrifices nécessaires au rétablissement d’une société pérenne et conforme à la tradition française. Il constitue pour chacun un impérieux devoir, c’est à dire, toujours selon le dictionnaire, une « obligation morale, considérée sous sa forme la plus générale. »

    Il consiste avant tout, pour nous, nationalistes, à mettre tout en œuvre afin que la France redevienne un territoire, non pas un terrain de camping, un drapeau, non pas un pavillon de complaisance, un visage, non pas un masque de carnaval. Pour cela, il exige de tous discipline, dévouement, courage et persévérance. Il se développe dans un cadre nécessaire à son efficacité, sans quoi il dégénère en un activisme aussi vain que désordonné. il obéit en quelque sorte au principe de triple unité du théâtre classique français, transposé à l’action politique : l’unité de doctrine, l’unité de direction et l’unité d’action.

    Il est le fruit d’une réflexion et relève de la raison, de cette faculté propre à l’homme, par laquelle seul celui-ci peut connaître, juger et se conduire selon des principes, par opposition à l’instinct. Le domaine de l’action militante, de l’action politique est donc nécessairement borné par celui de la politique elle-même, c’est à dire, dans ses trois acceptions classiques, de ce qui est relatif à l’organisation du pouvoir dans l’État, à son exercice, soit les institutions politiques, de ce qui est relatif à une conception particulière du gouvernement, des affaires publiques, soit les opinions politiques, les partis politiques, et enfin de ce qui est relatif à ceux qui détiennent ou qui veulent détenir le pouvoir dans l’État, l’exercer, soit les carrière politiques, les milieux politiques. Cela ne fait que reprendre la vieille locution issue de la traduction d’une partie d’un passage du Nouveau Testament (Marc, XII, 13-17; Matthieu, XXII,21; Luc, XX, 25) : « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu » (En grec : Τὰ Καίσαρος ἀπόδοτε Καίσαρι καὶ τὰ τοῦ θεοῦ τῷ θεῷ).

    Ainsi, nécessairement, le domaine particulier de la foi n’entre jamais dans celui de la politique. Certains, à tort, voyaient le fascisme construire une doctrine globale pour un État totalitaire, dans lequel temporel et spirituel eussent été confondus. C’est cependant là une fausse interprétation que Mussolini lui-même, (Doctrine du fascisme) démentait : « L’État fasciste n’a rien de commun avec les états absolutistes d’avant ou d’après 89. L’individu dans l’État fasciste n’est pas annulé, mais bien plutôt multiplié… L’État fasciste organise la nation, mais il laisse cependant aux individus une marge suffisante, il a limité les libertés inutiles ou nuisibles, mais il a conservé les libertés essentielles.»

    C’est également ce que précise le Point VIII du manifeste nationaliste du PNF : « La loi doit garantir les libertés cultuelles pour autant que les activités religieuses ne portent pas atteinte à l’ordre public. »

    C’est enfin ce qui distingue une organisation politique, pour exigeante qu’elle puisse être, par souci d’efficacité et de réalisation du but poursuivi, d’une secte : les croyances de chacun appartiennent au domaine privé et tant qu’elles n’empiètent pas sur le domaine politique, public, elles n’ont pas à être contrôlées, censurées.

    C’est ce souci permanent, maurrassien, de distinction attentive et vigilante du domaine politique et du domaine religieux qui permet de considérer que la tradition française ne peut et ne pourra jamais accepter des religions d’importation ou d’influence massives récentes, qui, avant d’être un message de foi, sont des affirmations identitaires ou des projets politiques, parce que justement, foi et politique appartiennent à des domaines distincts.

    Qu’on le déplore ou non, c’est un constat : actuellement, après plus de deux siècles de politique anti-chrétienne et singulièrement anti-catholique, la tradition chrétienne est sécularisée au même titre que le corpus juridique et intellectuel gréco-romain, le vieux fond ethnique celte ou gaulois et l’influence franque et germanique.

    Nous pouvons considérer nécessaire pour la France sa rechristianisation  et la dénonciation de la maçonnerie et autres sectes d’Anti-France, nous pouvons la soutenir, l’encourager. Cependant, cela ne relève pas du combat politique mais est du ressort de l’Église et de son clergé non renié.

    Ainsi, sauf à trahir involontairement la tradition politique française elle-même par un excès de zèle inquisiteur, sauf à dénaturer le message religieux en lui donnant une place qui n’est pas, dans la France éternelle, la sienne, l’organisation politique n’a à contrôler, dans un État nationaliste, chez le militant et chez tous, que la conformité, dans la vie privée, aux principes de normalité. Si les extravagances, les scandales, les perversions doivent évidemment être combattus, le mode de vie, la foi, doivent rester du domaine de la conscience.

    Seule doit être prise en compte, dans l’Amitié qui unit les militants, la sincérité de l’engagement politique : « venus de tous les horizons, la Patrie est notre raison. »

    Pierre-Marie Bonneau

    http://www.jeune-nation.com/politique/sectarisme-et-militantisme-par-me-bonneau.html

  • Carl Lang réélu à la tête du Parti de la France

    Le Parti de la France a tenu samedi 7 mai son congrès national avec plus de 400 délégués pour définir la ligne et la stratégie du parti avant 2017. Carl Lang a été réélu à la présidence et Thomas Joly au poste de secrétaire général du parti. Les interventions (Martine Lehideux, Katel Mautin sur la famille, Christian Baeckeroot, Eric Pinel, Roger Holeindre, Joëlle Bergeron...) sont accessibles en ligne.

    Michel Janva

  • Marion Maréchal-Le Pen devant l’Action française : « Le FN est le plus monarchiste des partis français »

    Le mouvement royaliste et nationaliste de l’Action française tenait un colloque samedi à Paris. Y sont intervenus la député du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen et le maire de Béziers Robert Ménard.

    Rue de la Croix-Nivert, dans le XVe arrondissement de Paris, la salle est pleine pour le colloque de l’Action française (AF) intitulé « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? » Les jeunes hommes aux cravates fleur-de-lysées se bousculent. Dans les stands, on vends des t-shirt avec une photo de poilu de 14 et la mention « 0% hipster », des briquets « Vive le roi », des CD de Jean-Pax Méfret et des oeuvres de Maurras et de Daudet. On trouve aussi des autocollants que ne renieraient pas les militants de Nuit debout : « A bas la dictature de la finance » ou « Coucou c’est la démocratie » avec un avion lâchant des bombes, et « nike la République ».

    « Nous avions invité le ministre Emmanuel Macron, mais il a la meilleure excuse, il est à Orléans pour célébrer Jeanne d’Arc », expliquent les organisateurs. Faute d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon, qui a lui aussi refusé l’invitation, c’est Marion Maréchal-Le Pen qui était la grande invitée politique. Elle arrive en baskets, ce qui à le don « d’agacer » certains militants plutôt vieille France. Interrogée par les royalistes, elle s’est dite « relativement sceptique quant à la capacité de rétablir la monarchie héréditaire de droit divin » mais favorable « au régime de la Ve République » tout en louant le « miracle capétien ». La benjamine du Front national est revenue sur ces propos où elle disait être « saoulée » par les « valeurs de la République ». « La France, c’est mon pays, la République est un régime, ce n’est pas à mettre sur le même plan. Je suis lasse, pour le subir systématiquement, de l’invocation des valeurs républicaines comme un réflexe pavlovien qui est une forme de paresse intellectuelle. » « Je dérape régulièrement sur le sol glissant du politiquement correct, ce ne sera pas mon premier, ni mon dernier bleu républicain », a-t-elle ironisé. « La révolution française fait partie de notre histoire. Je prends la France comme un bloc. De Clovis à François Hollande, même si ce n’est pas facile, il faut tout assumer ». Elle a tout de même concédé que « l’essentiel de l’histoire de France s’est faite sous la monarchie ». Elle a évoqué son rapport aux partis politiques, conspués par l’Action française : « Je n’ai pas un attachement total au système des partis, leur dogmatisme en premier lieu. Un parti politique, ce n’est pas une fin en soi, c’est un moyen, je n’ai pas un attachement dynastique à un parti politique ». « Hélas, ça ne sert pas à grand chose d’être élue au Parlement français » dit-elle dans un tonnerre d’applaudissements. [....]

    Eugénie Bastié

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Marion-Marechal-Le-Pen-devant-l

  • Après le Traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy veut... un nouveau traité

    Après le rejet du Traité constitutionnel européen par les Français en 2005, Nicolas Sarkozy nous a imposé de force le Traité de Lisbonne, en tout point comparable. Devant l'échec criant de l'Union européenne face aux crises économique, migratoire, identitaire..., il propose rien de moins qu'un nouveau traité :

    "Au point où nous en sommes, il faut un nouveau traité, un traité de refondation. C'est la proposition que la France devra mettre sur la table dès le début de l'alternance. Et cela quelle que soit l'issue du référendum sur le Brexit. Si le Royaume-Uni sort de l'Union, ce sera une catastrophe pour eux et pour nous, annonçant une période de grande incertitude économique et politique. Sinon, ce sera évidemment une très bonne nouvelle, mais une véritable refondation de l'Europe n'en restera pas moins nécessaire.

    En quoi consisterait ce nouveau traité ?

    Il devra changer deux choses prioritairement: les compétences des institutions communautaires et leur fonctionnement. Il existe en réalité deux Europe qui n'ont plus besoin des mêmes politiques. Dans l'organisation de la zone euro, il faut aller jusqu'au bout de l'intégration: je proposerai la création d'un Fonds monétaire européen et d'un secrétaire général du gouvernement économique qui agisse comme un véritable directeur du Trésor. Le FMI n'a pas de légitimité pour s'occuper des affaires de l'UE, compte tenu notamment du poids qu'y ont les États-Unis. La légitimité du gouvernement économique de la zone euro devra reposer sur l'union de la France et de l'Allemagne, car nous représentons 50 % de son PIB.

    Quid des autres ?

    S'agissant de l'Europe à 28, il faut revoir complètement la répartition des compétences entre les États et l'Union. L'Europe s'occupe de beaucoup trop de choses. Il faut notamment en finir avec les excès de la Commission sur les «actes délégués».L'Europe doit recentrer ses compétences sur pas plus d'une dizaine de politiques communes prioritaires. Notamment, le droit de la concurrence européen doit être complètement revu. La Commission européenne ne peut pas constituer tout à la fois un exécutif, un législatif et un tribunal. L'Europe doit à nouveau être comprise des Européens."

    Sic. Ce fonctionnement décrié par Nicolas Sarkozy est issu du Traité de Lisbonne (qui reprend lui-même les traités antérieurs).

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • A Hénin-Beaumont (62), le maire FN donne son feu vert pour la construction de la mosquée Ennasr

    Le néo-FN n’en finit plus de renier les valeurs qu’on lui prête. Et pour cause, si l’on en croit le site musulman très bien informé « D et M » (pour des dômes et des minarets), site qui se veut « le journal des mosquées de France », la municipalité FN d’Hénin-Beaumont, dirigée par Steeve Briois et fief de Marine Le Pen en personne (c’est dans cette circonscription qu’elle s’est présentée en 2012 à la députation), a donné son feu vert pour la construction de la mosquée Ennsar le 7 mars dernier. Le site musulman n’hésite pas à se poser la question de savoir si Briois ne serait pas islamophile, avant d’ajouter toujours bien informé : « Une nouvelle qui surprend mais pas tellement si l’on suit de très près les rapports entre la municipalité FN et les représentants musulmans héninois. »

    Ainsi donc, ceux qui croient que le néo-FN lutterait contre l’islamisation de notre pays se trompe lourdement, ce néo-FN ne semble pas valoir mieux que l’UMPS, à cette différence près que ces partis assument leur islamophilie ce qui les rendraient presque plus respectables. Du reste, on comprend mieux pourquoi Marine Le Pen s’était elle-même montrée menaçante, il y a un 18 mois, envers les militants FN qui participaient aux manifestations organisées contre l’édification de la mosquée de Quimper : La lutte contre l’islamisation de la France ne fait pas partie des valeurs du néo-FN.

    http://www.contre-info.com/