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France et politique française - Page 3521

  • [Grenoble] l’alliance royale du Dauphiné reçoit Pierre de Meuse le 09 février

    LE CERCLE DAUPHINOIS DE DOCUMENTATION ET DE COMMUNICATION CULTURELLE

    ALLIANCE ROYALE DU DAUPHINE

    CONFERENCE LE MARDI 9 FEVRIER 2016 à 20H15 Salle paroissiale de l’église Arménienne St Augustin 1 rue Dupleix Grenoble.

    LE CERCLE ACCUEILLE :

    Monsieur Pierre de MEUSE , écrivain Collaborateur de la Nouvelle Revue d’Histoire, il est notamment l’auteur de l’Histoire des hérésies (éditions Trajectoire)

    SUR

    « LA LEGITIMITE DYNASTIQUE EN FRANCE »

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Grenoble-l-alliance-royale-du

  • Avortement : les graves et justes propos de Mgr Aillet

    Communiqué de Mgr Aillet, du jeudi 28 janvier 2016 : "Avortement : le débat est-il permis ?"

    « Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide.

    Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. » (Pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde)

    Alors que le gouvernement amorce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à l’avortement, nous appelons de nos vœux que ce débat, trop longtemps ostracisé, caricaturé, voire interdit, soit ouvert à nouveau. Parce qu’il engage l’avenir de notre pays dans une logique que le pape François appelle la « culture du déchet », ce combat assumé et mené par la classe politique doit être interrogé honnêtement, sans devenir un tabou social dont même les dérives ne peuvent être soumises à la critique. […]

    La suite sur le site du Diocèse de Bayonne

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Avortement-les-graves-propos-de

  • Estrosi et la gîte à bâbord

    En 2002, le politiste Yves-Marie Adeline décrivait« La droite où l’on n’arrive jamais« . Sa thèse, développée en 2012 (La droite impossible : essai sur le clivage droite-gauche en France) est la suivante : la droite, même quand elle est au pouvoir, est contrainte par un système institutionnel, intellectuel, culturel et médiatique à mener une politique de gauche. Philippe de Villiers, dans son dernier ouvrage, nous décrit ainsi un président Giscard terrorisé par l’idée d’un nouveau Mai 68, prônant la « décrispation » pour finir, nous dit-il, dans un socialisme rampant.

    Christian Estrosi a réussi l’exploit d’ouvrir à la gauche des bras que les électeurs lui avaient résolument fermés. Alors que le souffle brûlant de l’opinion portait résolument à dextre, il a donné l’illustration magnifique de la règle d’or, pourtant déjà patinée par le temps, de la gîte structurelle à bâbord.

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  • Nadine Morano pourrait rejoindre le CNIP

    Nadine Morano pourrait rejoindre le Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Un tel ralliement permettrait à Nadine Morano de se présenter facilement à la primaire LR, au même titre que Jean-Frédéric Poisson (PCD). En effet, les candidats issus du parti Les Républicains doivent recueillir les parrainages de 20 parlementaires nationaux ou européens, 250 élus locaux et 2 500 adhérents. Une condition que contournerait Nadine Morano en étant directement désignée par le CNIP comme sa représentante à la primaire.

    Reste à savoir si le bureau politique de LR acceptera que ce parti concourre à la primaire. En effet le CNIP pourrait se rapprocher du Front national. Le CNIP et son probable futur président Bruno North semblent ouverts à la discussion. Il aurait récemment rencontré plusieurs cadres frontistes, notamment le secrétaire général Nicolas Bay et le directeur de cabinet de Marine Le Pen, Nicolas Lesage.

    Michel Janva

  • Gilbert Collard : « Madame Taubira a “idéologisé” le ministère de la Justice »

    Giblert Collard, député RBM-FN du Gard, commente le départ de Taubira et l’arrivée de son successeur, Jean-Jacques Urvoas. Ce juriste et président de la commission des lois – où siège aussi Collard — est qualifié par le député de « pondéré », à la différence de l’ex-Garde des Sceaux qui a « complètement désorganisé l’ordre juridique français ». il ajoute que Taubira « a idéologisé le ministère de la Justice, elle en a fait un ministère de propagande sociologique ». colard juge enfin que de redresser la barre ne sera pas à la portée d’Urvoas, les dégâts étant trop importants.

    http://fr.novopress.info/

     

  • Jamais le vivre ensemble n’a été inscrit au rang des valeurs

    De Robert Redeker :

    "Un nouveau leitmotiv est repris depuis quelques mois par les politiciens, certaines associations, et une partie des médias : le vivre ensemble. L’objet de la politique serait d’organiser le vivre ensemble. L’École n’aurait d’autre mission que de l’enseigner. Les valeurs elles-mêmes se récapituleraient dans ce vivre ensemble. Cette expression est dans toutes les têtes et dans toutes les bouches. Mais cette mode sémantique signifie-t-elle quelque chose ?

    En relisant les philosophes, les moralistes, les écrivains des temps passés, la vérité se fait jour : jamais le vivre ensemble n’a été inscrit au rang des valeurs, jamais même il n’a été énoncé sous cette forme. S’il a le sens de l’ironie, tout un chacun fera observer que le vivre ensemble a fait une entrée récente dans le monde des valeurs.  Le vivre ensemble parvient à se faire passer pour un impératif universel, incontestable et même indiscutable, tout le temps que l’on ne prend pas conscience qu’il est né de la dernière pluie.

    Affirmer qu’il faut vivre ensemble est aussi plat qu’affirmer qu’il faut respirer. C’est affirmer que l’homme est un être social et rien d’autre. Ce truisme ne peut constituer ni un programme politique ni un fil conducteur pour l’éducation. Si le vivre ensemble s’impose comme valeur, c’est que l’espace politique a été détruit. Plus : c’est que toute perspective collective a été détruite. On brandit le vivre ensemble quand on n’a rien à dire, ou plus rien à dire, sur la société ou la politique, sur les instituions ou l’École.  Ce pseudo concept n’est pas un étouffe-pensée, mais plutôt un vain mot qui ne germe et ne fleurit qu’au jour où toute pensée s’est évanouie. Le vivre ensemble ne peut croître ailleurs que dans le désert de l’intelligence.

    Notre époque discourt sur le vivre ensemble pour ne pas parler de la cité.Elle fait du vivre ensemble un projet politique alors que c’est la cité qui devrait en être un. Le vivre ensemble est tout le contraire de la cité : c’est la cité éclatée en une nébuleuse de communautés et d’individus isolés dont il s’agit d’empêcher qu’ils empiètent les uns sur les autres. C’est la juxtaposition pacifique proposée comme idéal collectif. Bref, le vivre ensemble est l’exact opposé de la politique qui exige non pas une juxtaposition, mais une fusion.  De ce fait, il est impossible de voir dans ce vivre ensemble un autre nom de la fraternité, ou une modernisation de celle-ci.

    Le vivre ensemble est une illusion verbale, un vain mot agité pour masquer le néant intellectuel et politique d’une époque à la dérive."

    Michel Janva

  • La faillite totale de l'état de droit

    C'est l'analyse d'H16, relayée ici.

    "Un mardi de grèves en France, c’est, finalement, un mardi comme tant d’autres, plein d’inactions syndicales visibles. Et c’est aussi l’occasion de débordements violents. En plein état d’urgence, on peut se poser quelques questions.

    En effet, à moins que vous ne soyez militant écolo ou que vous planquiez quelques dosettes de stupéfiants dans une cave, auxquels cas vous auriez pu avoir la visite inopinée et musclée de la police en pleine nuit, vous n’avez probablement pas constaté directement de différence entre l’état d’urgence actuel et l’état disons « de pas urgence » ou d’affaissement, selon le point de vue, qui prévalait encore le 12 novembre.

    Pourtant, en toute bonne logique, la déclaration solennelle de cet état d’urgence par un chef de l’Etat à la voix mal assurée et par un premier ministre tremblotant aurait dû entraîner des conséquences directes palpables pour le citoyen lambda, notamment en terme de sécurisation du territoire français. Oh, certes, on a vu exploser le nombre d’assignations à résidence ou de perquisitions musclées, pas toujours suivies d’effets concrets. Mais au-delà de ces exemples, force est de constater que le pays est toujours aussi peu sécurisé.

    Et il n’y a pas besoin d’éplucher beaucoup l’actualité pour le constater : en quelques heures de manifestations, les chauffeurs de taxi ont amplement prouvé par l’exemple que cet état d’urgence est une vraie plaisanterie. En substance, une petite troupe déterminée peut complètement bloquer le trafic routier sur des axes majeurs de la capitale française, et peut même mettre le feu à des pneus, le tout pendant plusieurs heures avant que la police n’intervienne. À ce propos, un djihadiste pourrait tirer de ce constat plusieurs enseignements à commencer par le fait qu’être armé d’un tracteur, d’une caravane ou d’une enseigne lumineuse « Taxi » permet d’aller plus loin et plus longtemps qu’avec une kalachnikov et qu’à condition de brûler des barils de gaz neurotoxiques plutôt que des pneus, l’attentat pourrait alors provoquer beaucoup de dégâts, le tout sans que les forces de l’ordre n’interviennent trop tôt.

    Toujours dans le cadre de cet étrange état d’urgence au laxisme étonnant, on pourrait aussi évoquer les tensions qui s’accumulent à Calais.

    Sans même rentrer dans l’épineux débat de savoir s’il faut ouvrir ou fermer les frontières, force est de constater que les demandeurs d’asiles en France ne sont pas gérés. Notez bien : ils ne sont pas « mal gérés », ou « insuffisamment », ils ne sont pas gérés du tout. On pourra arguer qu’ils ont probablement dû remplir moult cerfas colorés, mais ce n’est pas une gestion si ces papiers s’empilent sans bouger. Bref, ils ne sont réellement gérés ni côté sanitaire, ni côté juridique, ni dans l’indispensable volet policier qui devrait normalement être le cas, état d’urgence ou pas (et à plus forte raison en état d’urgence). Sangate fermé, la gestion de la frontière anglaise généreusement déléguée au contribuable français, cela fait maintenant des années que la situation s’enkyste gentiment sans qu’aucune autorité ne semble vouloir y changer quoi que ce soit.

    En somme, comme pour les récentes manifestations de taxi, on assiste à une faillite complète, totale, absolue de l’état de droit. 

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    Paula Corbulon

  • Révolution culturelle

    Après la publication des chiffres cataclysmique d’un chômage, celui du rapport de la Fondation Abbé Pierre  qui enregistre 15 millions de personnes touchées par la crise du logement sur notre territoire, le désespoir, la révolte,  des éleveurs et des  chauffeurs de taxi  qui manifestent actuellement,  Bernard Cazeneuve  présentait hier les chiffres de la délinquance 2015. Premier enseignement, la présence  accrue des forces de l’ordre depuis les attentats a entraîné, assez logiquement, une  baisse sensible de certaines catégories d’actes délictueux,  principalement dans les grandes agglomérations où elles sont les plus présentes et les plus visibles. Les «vols avec armes ont baissé » de 13,7% , les «vols violents sans arme»  de 9,4%,  «les vols sans violence contre des personne » (690 000)  de  1,4%, les cambriolages de logement  (234 000 ont été enregistrés en 2015)   de 0,9%,  les vols liés aux véhicules (170 000)   de 0,9 %  également. Ce chiffre est bien évidemment lié aux attentats,  les homicides ont augmenté de 16,1%  mais au-delà, les violences ordinaires continuent elles aussi de croître. 213 000 «crimes ou délits de coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans et plus en France métropolitaine», dont une majorité de femmes parmi les victimes, ont été comptabilisés en 2015. Il est aussi  précisé que « les vols violents» et  «les  vols liés à l’automobile » sont presque systématiquement le fait de mineurs, entre 15 et 17 ans. Last but not least,Bernard Cazeneuve s’est attardé sur  «l’augmentation actes racistes, antisémites, anti-musulmans». «En 2015 il y a eu 806 actes antisémites commis en France, un nombre en  légère diminution  (5,3%) par rapport à une année 2014 déjà très préoccupante. Le nombre des actes anti- musulmans (429) est en très forte hausse (+ 223%) et celui des actes racistes (797) croît également, quoique de façon plus modérée mais qui reste significative (+17,5%). Le nombre des atteintes aux lieux de culte et aux cimetières a également cru de façon globale (+22,8%).» Le racisme antifrançais, antiblanc,  lui, n’est toujours pas comptabilisé.

    Une question identitaire dont s’est emparée ces dernières années l’ex militant d’extrême gauche et soutien de SOS racisme  Alain Finkielkraut,  qualifié aujourd’hui de néo réac, voire  pire,  du fait de ses critiques du «muticulturalisme», qui était  reçu hier sous la coupole.

    Une arrivée à l’Académie Française qui suscita la polémique, beaucoup de membres du microcosme germanopratin ne lui pardonnant pas d’affirmer désormais que  l’idéologie antiraciste a  pris le relais de l’intolérance communiste. En avril 2014, il fut élu par ses pairs  dés le premier tour par 16 voix sur 28, bénéficiant notamment du soutien explicite de Pierre Nora, Michel Déon, Max Gallo, Hélène Carrère d’Encausse, Jean d’Ormesson. Pour autant,  ses  détracteurs à l’Académie (Dominique Fernandez, Angelo Rinaldi, François Weyergans,  Michel Serres…)  l’avaient accusé de proximité avec le FN,  de  xénophobie  et d’homophobie. Le délicat Dominique Fernandez,  fils du journaliste et  écrivain  d’origine mexicaine  Ramon Fernandez,  militant  communiste passé à la collaboration avec l’Allemagne  hitlérienne, avait même qualifié M. Finkielkraut « d’immonde», comme la Bête du même nom,  dans un entretien à la revue littéraire Transfuge.

    Symboliquement,  l’épée d’académicien d’Alain Finkielkraut  est  gravée de  cette belle sentence du grand Charles Péguy : «La République Une et indivisible, notre royaume de France » et, en hommage à ses parents et à ses racines juives, d’ un Aleph, première lettre de l’alphabet hébraïque. Le pommeau est constitué par   une tête de  vache, une  référence  à Nietzsche, plus précisément à cette réflexion du philosophe de Sils-Maria,   dans La généalogie de la morale:  «pour pouvoir pratiquer  la lecture comme un art, une chose avant toute autre est nécessaire, que l’on a pratiquement oublié de nos jours (…),  une chose qui nous demanderait  presque d’être de la race bovine et certainement pas un  homme moderne, je veux dire être capable de ruminer.»

    En fait de rumination,  M. Finkielkraut a filé dans son discours –publié in extenso sur le site du Point- ses thèmes habituels (ses obsessions diraient  ses adversaires). Comme cela est d’usage,  il a aussi fait l’éloge de son  prédécesseur dont il occupe le siège,   le dramaturge et romancier d’origine belge Félicien Marceau (décédé en 2012),   condamné par contumace à la Libération à 15 ans de prison pour collaboration lorsqu’il était reporter à Radio Bruxelles entre 1940 et 1942. Refusant tout simplisme et manichéisme sur cette période pour le moins compliquée, qui,  après les   horreurs de la  boucherie de 14-18, avait vu émerger dans l’entre-deux guerres, notamment chez les intellectuels, un   fort courant antibelliciste,  pacifiste,  le nouvel académicien   a qualifié d’ «exorbitante»   la condamnation de Marceau, lequel  s’était vu accordé  la nationalité française par le  général de Gaulle.

    « J’ai découvert que j’aimais la France le jour où j’ai pris conscience qu’elle aussi était mortelle», un amour « que j’ai essayé d’exprimer dans plusieurs de mes livres et dans des interventions récentes ». « Cela me vaut d’être traité de passéiste, de réactionnaire, voire pire », a  déclaré Alain Finkilekraut. Un amour  qui n’allait pas de soi, il y a encore quelques années.  Il a été beaucoup reproché à ce sioniste militant, qui n’en dénonce pas moins  le rendez-vous annuel duCrif  qu’il qualifie de  «tribunal dînatoire», d’une « convocation du gouvernement »,  son  entretien dans le journal israélien Haaretz du 19 novembre 2005. Évoquant les déportations de membres de sa famille à  Auschwitz, il avait ainsi  déclaré  au  sujet de la France : «Ce pays mérite notre haine.»

    Une haine qu’il aussi longtemps exprimé vis-à-vis du FN, avant de mettre de l’eau dans son vin. Lors du choc de la présidentielle de 2002, il  disait  que « bien sûr,  il faut ne passer aucun compromis avec les hommes de l’appareil du FN qui sont racistes, nostalgiques, rancis » quand bien même « leurs électeurs doivent être l’objet de toute notre attention. Il faut leur tendre la main, les réintégrer ». En octobre 2013 dans Le Point, il jugeait encore  Marine Le Pen  «infréquentable.»

    A l’écouter, invité le 29 mars 20215 de « l’esprit de l’escalier »  l’émission d’Elisabeth Lévy (Causeur) sur RCJ, l’évolution peut paraître assez sensible.  Alain Finkielkraut y a délivré un  brevet d’honorabilité  au FN («c’est un parti populiste et bonapartiste mais pas fasciste»)  et à sa présidente.  Marine disait-il, «est républicaine», «n’est pas antisémite», ne considère pas  «les juifs» comme des «ennemis», «dénonce l’antisémitisme», dit que la shoah est un crime. Bref,   «elle est  en rupture avec la tradition  antisémite et  antirépublicaine, de l’extrême droite.».

    Une fois posé ce distinguo entre le FN et l’extrême droite (mot valise qui regroupe des réalités bien différentes, il devrait le savoir), M.  Finkielkraut exposait cependant le feu roulant de ses critiques, caricaturales et  non  argumentées. Elles  éclairent  l’impasse dans laquelle se trouve cet essayiste (il n’est pas le seul dans ce cas)  qui aimerait à l’évidence  que d’autres formations politiques, moins diabolisées que le FN,  portent ses idées identitaires (au sens large). Le problème pour lui c’est que sur les questions migratoires proprement dites, il n’y en pas.   

    Aussi, l’auteur de L’identité malheureuse s’est-il évertué à  se défendre de  toute complaisance vis-à-vis du Mouvement national,  en  affirmant que le FN est  « un parti démagogique »,  défendant un « protectionnisme» aberrant, s’insurgeant de son  «opposition entre un peuple sain et de élites forcement  pourris et incompétentes» (sic). «La venue au pouvoir  du FN serait un coup très dur, politique et économique, pour la France.»

    Autre point de rupture et  non des moindres,  M. Finkielkraut  dénonçait la  politique étrangère prônée par le FN «pour s’extirper de la logique euroatlantique.» En  octobre 2013, il jugeait pourtant sévèrement, dans Le Figaro,  l’UE bruxelloise : «l’Europe n’est plus une construction, ni une civilisation, mais une maison de redressement, et ses commissaires sont des pions aigres et vindicatifs qui, juchés sur les tabourets de ce qu’ils croient être la mémoire d’Auschwitz, font la leçon aux peuples européens.»

    Pour autant, interrogé par Elisabeth Lévy, il s’offusquait  ce que «le FN préconise un axe Paris Berlin Moscou» qu’il jugeait impossible et disait tout le mal qu’il pensait d’une  alliance avec la Russie de Vladimir Poutine.

    Nous retrouvons là, souligne Bruno Gollnisch,  une des principales critiques adressées par les souverainistes de gauche, de droite  ou d’ailleurs à cet ami de BHL,  à savoir son   soutien constant à toutes les guerres menées par l’Otan et les Etats-Unis depuis la première guerre d’Irak en 1991. Cette année là, il écrivait d’ailleurs que «ceux qui proclament aujourd’hui que nous sommes asservis aux Américains sont ceux qui préconisent une politique de conciliation. On peut appeler ça une sorte de pétaino-gaullisme. » On le voit, sur le chemin de sa révolution culturelle,  l’ex mao militant de la Gauche prolétarienne  a encore de la route  à parcourir, mais souhaite-t-il l’emprunter jusqu’au bout ?

    http://gollnisch.com/2016/01/29/revolution-culturelle/