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France et politique française - Page 3789

  • Explosion des fraudes à la paternité : tout est bon pour devenir Français !

    On apprend que l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière a traité, en 2014, trois fois plus de dossiers qu'en 2013.

     

    Un ami médecin qui travaillait à l’époque à l’hôpital de Créteil me racontait, voilà déjà une bonne dizaine d’années, le trafic de nombreuses femmes d’origine africaine avec les cartes Vitale. Ainsi, disait-il, « on voit la “même” mère venir accoucher trois ou quatre fois dans l’année. Elles se refilent les papiers… » Et que faites-vous ? « Rien. Que veux-tu qu’on fasse ? On a déjà du mal à faire notre boulot, et puis on n’est pas là pour faire la police et dénoncer les gens », m’avait-il répondu.

    Depuis, les enfants sont nés. Toujours plus nombreux. Et si l’on pouvait, alors, forcer le passage à l’hôpital avec la carte Vitale de la voisine, il est sans doute plus difficile, aujourd’hui, de faire enregistrer par la Sécu trois accouchements dans l’année. Mais l’imagination des candidats à la nationalité française étant sans limite, ils n’ont pas tardé à trouver la parade : la multiplication des ventres féconds étant sous surveillance, ce sont maintenant les pères qui se fabriquent, sur notre sol, des familles « à l’africaine » : 10, 20, 30… jusqu’à 44 enfants reconnus par le même père.

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  • Le républicain exemplaire du jour est une républicaine

    La maire de Montauban, Brigitte Barèges, du parti Les Républicains (LR, ex-UMP), a été placée en garde à vue pour détournement de fonds publics. L’élue est entendue dans le cadre d’une enquête concernant le financement présumé d’un emploi fictif, un chargé de communication, par la municipalité qu’elle dirige. Elle devrait être, ainsi que trois autres républicains, mise en garde à vue dans la journée.

    Brigitte Barèges est une républicaine exemplaire récidiviste : elle a été condamnée en octobre dernier à seulement un an d’inéligibilité pour avoir financé sur les fonds de la mairie une partie de sa dernière campagne municipale. Seul l’appel qu’elle a interjeté devant le Conseil d’État lui a permis jusqu’ici de conserver sa place.

    En bref

    * Le (deuxième) républicain exemplaire du jour

    Le maire libéral de Sanary-sur-Mer (Provence), Ferdinand Bernhard, a été mis en examen pour favoritisme, détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts et placé sous contrôle judiciaire. Une plainte a été déposée par une association locale après un rapport de la chambre régionale des comptes concernant les achats, le recrutement ou l’urbanisme.

    http://www.jeune-nation.com/actualite/jdj/20137-journal-du-17-juin-2015.html

  • La fresque raciste, sexiste et pro-immigration a été subventionnée par la mairie de Paris

    L'AGRIF a annoncé hier qu'elle porterait plainte. De son côté le FN condamneégalement cette fresque par la voix de Gabriel Robin, secrétaire général du tout nouveau Collectif Culture, Libertés et Création (CLIC) :

    CHpMtVrWsAAjc1x"(...) A première vue, la démarche peut sembler positive et donner un peu de vie à un mur qui autrement serait nu. En outre, l’association donne à de jeunes artistes la chance de se faire connaître du plus grand nombre.Cependant, par delà les meilleurs intentions affichées par les membres de l’association, certaines œuvres sont fortement politisées et présentent un message particulièrement négatif et vulgaire. L’association se sert de l’art pour faire de la propagande raciste et promouvoir l’immigration illégale.

    Sur l’œuvre exposée en ce moment, figurent deux mentions : « La France aux Français »  barrée, et juste en dessous « Les Françaises aux Africains ». Rappelons-nous qu’une jeune fille a été violée par plusieurs hommes à Evry l’an passé, au seul motif qu’elle était « française » et donc dans l’esprit de ces jeunes barbares « une fille facile»La mairie de Paris soutient un projet qui appelle à ne pas respecter la loi, et n’hésite pas à laisser une association faire la promotion de l’immigration massive et illégale. En outre, le message « Les Françaises aux Africains » est tout aussi raciste que sexiste, laissant penser que les Françaises doivent s’offrir à tous les immigrés clandestins. Dans cette peinture au propos abject, les femmes sont réifiées au profit des hommes.

    Anne Hidalgo doit demander instamment des explications à l’association LE M.U.R. (qui)touche une subvention de 17.000 Euros par an de la mairie de Paris"

    La fresque a fait rapidement l'objet de dégradations comme le montre la photo...

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « L’éloge du populisme » de Vincent Coussedière

    Pierre Le Vigan, urbaniste, essayiste, auteur de nombreux écrits qui portent sur l’histoire des idées et la philosophie.

    Trois ans après la parution de L’Eloge du populisme par Vincent Coussedière, ce que les médias appellent le « danger » du populisme, ou la « marée noire » du populisme, n’a cessé de prendre de l’ampleur. Saisissons l’occasion de revenir sur ce thème.
    Le populisme est souvent défini comme la démagogie dans la démocratie. C’est à peu de chose près la définition de Pierre-André Taguieff. Et s’il était autre chose ?

    Et si c’était l’irruption du peuple dans la politique, quand le peuple juge que ses dirigeants ne sont pas à la hauteur ? C’est l’hypothèse défendue par le philosophe Vincent Coussedière.

    Comme l’a fait plus récemment Chantal Delsol (Populisme. Les demeurés de l’histoire, Rocher, 2015), mais en apportant un éclairage neuf, Vincent Coussedière réhabilite le populisme. Le réduire à de la démagogie est ne pas voir son essence. Le populisme est une protestation qui apparaît quand les hommes politiques ne font plus de politique. C’est pourquoi on ne peut donner au populisme un contenu précis : le populisme n’est pas inévitablement xénophobe, il n’est ni ultra-libéral, même s’il comprend les difficultés du petit patronat, ni socialiste, même si ses électeurs sont souvent ouvriers ou modestes salariés. Le populisme vote aujourd’hui souvent Front national, ou ne vote pas, mais il pourrait voter autre chose si tel parti qui a ses préférences se révélait aussi politicien et surtout aussi impuissant que les autres à résoudre les problèmes du pays.

    Le populisme est avant tout une protestation contre le mépris du peuple par les élites, une réaction de défense contre ce qui est vécu comme une agression. Le gauchisme sociétal et l’européisme ont en effet convergé et fusionné. Le Monde et Libération représentent le fruit intellectuel de leur unification. Il est désormais de bon ton de se méfier du peuple. Les modes de scrutin sont modifiés en fonction de nécessités tactiques à court terme (modifications qui peuvent se révéler à double tranchant). Méprisé par les élites, dont le bilan n’est pourtant pas fameux depuis plus de trente ans, le peuple se sent dépossédé de sa liberté de choisir son avenir.

    Le populisme « correspond à ce moment de la vie des démocraties, où le peuple se met à contrecœur à faire de la politique, parce qu’il désespère de l’attitude des gouvernants qui n’en font plus ». C’est pourquoi l’idée que le populisme est une protestation contre les « dérives monarchiques » du pouvoir ou contre des gouvernants pas assez « proches des gens » est un contresens complet. Le peuple aimerait bien que nos gouvernants soient vraiment « monarques », au sens de souverains de la nation France. Il constate qu’ils ne maîtrisent rien, et c’est cela qu’il ne supporte plus : l’impuissance des prétendus puissants. Alors, le peuple réagit.

    Le populisme du peuple est un bricolage habile et vernaculaire. Il n’est pas une aspiration identitaire, car le peuple connaît sa propre diversité. Il ne peut être réduit à une aspiration à plus de démocratie directe. En effet, le peuple ne conteste pas la nécessité qu’existent des gens qui le représentent. Le peuple ne veut pas tout faire par lui-même. Il admet la délégation. Il veut, par contre, que ceux dont le métier est de diriger les affaires le fassent, et le fassent bien. Il ne veut pas des gens qui se défaussent de leur responsabilité. Il ne veut pas non plus d’une démocratie réduite à une « concertation », et de surcroît la plupart du temps sur des sujets volontairement mineurs. Il aurait sans doute aimé, en revanche, qu’on lui demande son avis sur la politique d’immigration et de regroupement familial. Il veut des gens qui assument leurs choix politiques et qui n’attendent pas pour se prononcer sur tel sujet d’être « en situation » (sic).

    L’essence du politique peut se trouver à la fois dans le peuple et dans un grand homme. Depuis le retrait du général De Gaulle, cette essence ne se trouve plus, en France, que dans le peuple. Tout le climat intellectuel actuel, et tout le travail des communicants, consiste à rendre impossible toute émergence d’un véritable homme d’Etat. La déception causée par Sarkozy de 2007 à 2012 est toute l’histoire de cet échec du retour au politique. Dès lors, le populisme – celui du peuple lui-même – est à la fois inévitable et sain. « Le populisme est l’entrée en résistance d’un peuple contre ses élites, parce qu’il a compris que celles-ci le mènent à l’abîme ».

    Pierre Le Vigan, 12/06/2015

    Vincent Coussedière, Eloge du populisme, Voies nouvelles, Elya éditions, 162 pages.

    Source : Metamag.fr

    Voir : 

    Populisme : les demeurés de l’histoire de Chantal Delsol, par Pierre Le Vigan

    Sarkozy, Hollande : pourquoi les Français ne veulent plus d’un président «authentique» par Vincent Coussedière

    http://www.polemia.com/leloge-du-populisme-de-vincent-coussediere/

  • Versailles humilié, Versailles souillé… par Claude BOURRINET

    Le château de Versailles aura subi toutes les avanies. Je ne parle pas uniquement du sort tragique du pauvre Louis XVI, de Marie-Antoinette, de leurs enfants, ni des hordes de touristes qui ont au moins le mérite, par leur présence, de rendre hommage à la beauté, mais de ce que lui fait subir la bande de parvenus qui s’est emparée des commandes de la Nation.

     

    En effet, depuis 2008, des artistes dits bêtement « contemporains » ont occupé les lieux, comme des parasites tentant de tirer pathétiquement de ce cadre prestigieux une légitimité artistique qu’ils sont en peine d’avoir, au contraire de l’argent qu’ils amassent. Se sont ainsi succédé, avec plus ou moins de bon goût, et, somme toute, une prédilection pour le clinquant et le pétant, histoire d’épater le bobo, Jeff Koons, Xavier Velhan, Takashi Marakani, Bernar Venet, Joana Vasconcelos, Penone, Lee Ufan, et, le dernier, Anish Kapoor, qui veut « bousculer » Le Nôtre (on le croît sans peine), qui mettra le « souk » dans les jardins en installant une sorte de sculpture ressemblant furieusement à un vagin, « le vagin de la reine qui prend le pouvoir », sans doute pour faire écho au Plug anal monumental que Paul MacCarthy avait érigé Place Vendôme, avant qu’il ne connût la piteuse débandaison qu’on sait. Notre « artiste » n’est pas en reste, car il veut, dans la salle du Jeu de Paume, présenter une « œuvre » dont le titre romantique est « Shooting into corner », et qui serait un canon tirant de la cire rouge vif. « Nous sommes là dans une espèce d’éjaculation qui se produit », commente finement notre génie, un symbole phallique dirigé vers un tableau censé transmettre les idées de liberté, d’égalité, de fraternité : on ne pouvait mieux trouver comme emblème du libéralisme triomphant.

     

    Et, pour couronner le tout (comme il se doit dans la demeure du Grand Roi), on apprend qu’une « fête galante » est donnée, une sorte de sauterie pour bobos parisiens, à cent vingt euros le billet d’entrée, et costumes d’époque obligatoires, histoire de dissuader le vilain, le manant (qui pouvait pénétrer dans Versailles, du temps de Louis XIV). L’oligarchie vulgaire, qui a remplacé la bourgeoisie d’antan autrement plus cultivée, ces nouveaux riches dont l’occupation favorite est de cracher sur l’Histoire de France, d’en effacer toutes les traces, s’est mise dans son petit crâne d’épicier une folie bovaresque, histoire de s’enivrer dans les ors de la monarchie, en oubliant, à travers ces froufrous, que le chômage a battu son record historique, et que les Français souffrent d’avoir perdu leurs racines.

     

    Mais à vouloir trop singer, on risque de terminer dans un affreux laboratoire d’expérimentations plus ou moins cruelles de l’Histoire telle qu’elle est. Il n’y a guère de kilomètres entre le Palais des Glaces et la Place de la Concorde, où les ancêtres fanatiques de ces minables pataugeaient dans le fleuve du sang innocent.

     

    Claude Bourrinet

     

    • D’abord mis en ligne sur Synthèse nationale, le 6 juin 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • « Exceptionnel et inédit », Gollnisch témoigne

    Samedi 13 juin Public Sénat diffusait pour la première fois  un documentaire, réalisé en 1988,  parPierre Jouve et le psychanalyste Ali Magoudi consacré à Jean-Marie Le Pen. Il ne fut jamais diffusé car, au-delà des analyses  et commentaires tendancieux  accompagnant ce portrait, il fut jugé alors trop majoratif pour le président du FN .  Il s’agit selon la présentation qui en est faite sur le site de la chaîne,  d’un  » portrait au plus près » de Jean-Marie Le Pen dans lequel il  » livresa vision du monde, son rapport à la famille, à la mort, sur la question des immigrés, des juifs, ou encore sa définition de la torture ». « Un document exceptionnel et inédit » que  nous mettons en ligne ici , ainsi que le débat qui en est le prolongement et  l’éclairage, qui a été enregistré il y a quelques jours  en présence de Bruno  Gollnisch.

    Le documentaire

     

    Le débat

    http://gollnisch.com/2015/06/17/exceptionnel-et-inedit-gollnisch-temoigne/

  • Action Française : [Lyon] Barbecue de fin d’année

     

    Affluence et bonne humeur pour le barbecue de fin d’année militante de la section lyonnaise ! Spectacle médiéval en prime ! Merci à nos hôtes et tous au CMRDS !

     
  • Calais « zone de guerre » : camions pris d’assaut par les clandestins

    Des touristes néo-zélandais ont filmé une scène choquante pour eux, hélas banale pour nous : les prise d’assaut de camions par des clandestins aux alentours de Calais.

    La diffusion de cette vidéo intervient au moment où justement, les responsables d’un syndicat de transporteurs, Freight Transport Association, tirent la sonnette d’alarme et parlent désormais de « zone de guerre » pour décrire Calais. la vidéo fait grand bruit outre-Manche. On se souvient du cri d’alarme poussé par des chauffeurs anglais, boycottant Calais de peur que quelqu’un finisse par se faire tuer par les clandestins (voir tweet ci-dessous). Dans le même temps, des motards de la police ont filmé leur intervention sur la rocade de Calais, pour montrer à quel point la situation est tendue.

    On ne peut interpeller personne, on les sort des camions et ils reviennent aussitôt. C’est sans fin…

    explique David Michaux, du syndicat UNSA-Police. Il précise : “On veut aussi montrer que de nombreux migrants sont pacifiques mais aussi que certains, notamment les passeurs, n’hésitent pas à s’en prendre à nous, à nous provoquer, à avoir des comportements très limites.”

    Crédit photo : capture d’écran de la vidéo de touristes montrant un camion pris d’assaut par les clandestins le 8 juin 2015

     

    http://fr.novopress.info/189293/calais-zone-de-guerre-camions-pris-dassaut-par-les-clandestins/#more-189293

  • Exclusif – Interview de Serge Federbusch 1/3 : les finances catastrophique de Paris

    Serge Federbusch connaît la politique parisienne de l’intérieur et la décortique avec acuité dans une série d’entretiens accordée en exclusivité pour NOVOpress. Au menu du jour, les finances de la ville devenues folles. Revenez demain pour apprendre comment l’équipe municipale met à mal l’identité de la capitale. Auteur de « la marche des lemmings », ouvrage consacré à la manipulation politico-médiatique des attentats de janvier, Serge Federbusch reviendra enfin sur cette question.

    NOVOpress :Monsieur Federbusch, vous avez été élu conseiller du Xe arrondissement de Paris de 2008 à 2014, président du Parti des Libertés, fondateur de Delanopolis.fr, premier site indépendant d’informations en ligne sur l’actualité politique parisienne. Merci pour votre éclairage « de l’intérieur » sur le fonctionnement de la Mairie de Paris et plus généralement sur l’état politique de Paris.
    La mairie de Paris c’est une dette passée de 1 Milliard en 2001 — année d’arrivée de Delanoë à la Mairie — à 3.7 Milliards en 2013… Alors Paris, c’est une petite Grèce en puissance, qui pourrait se retrouver en faillite comme Detroit ?

    Serge Federbusch : Lorsque la gauche arrive au pouvoir municipal en 2001, la ville, malgré la campagne de dénigrement lancée par la gauche contre les Tiberi, est bien gérée. Les impôts sont bas, la dette anecdotique. Cette dernière a quadruplé en 14 ans de « socialoverdisme », soit un pourcentage d’augmentation bien supérieur à celui de la dette de l’État, pourtant en vive croissance. Mais le plus inquiétant est que cette hausse s’est faite malgré une forte augmentation des impôts et, surtout, malgré la divine surprise des recettes de droits de mutation (frais de notaires), portées par la hausse du prix de l’immobilier. Delanoë et Hidalgo ont réussi l’exploit de faire « exploser » la dette alors qu’ils bénéficiaient d’autres recettes en forte croissance.

    NOVOpress : Lors des discussions sur le Budget 2015 Anne Hidalgo a « découvert » qu’il lui faudrait trouver de quoi combler « un gap de 400 millions d’euros ». Cette ignorance et cette panique sont très inquiétantes : ne peut – on craindre d’autres « découvertes » du même genre et une spirale sans fin de taxations, d’emprunts et de dépenses incontrôlées ?

    Serge Federbusch : Naturellement, il s’agissait d’une surprise feinte, car Hidalgo sait parfaitement d’où vient le problème. La municipalité a engagé la ville des dépenses clientélistes très lourdes dont beaucoup ont des effets récurrents : logement social, embauches, etc. Elle n’ose pas tailler dans les subventions aux associations de copains et de coquins. Il lui faut donc augmenter les impôts de manière discrète et, surtout, continuer de faire croître la dette.

    NOVOpress : Le montant total des subventions accordées aux associations est passé de 133 millions d’euros en 2001 à 203 millions d’euros en 2011 pour 3000 bénéficiaires. Une centaine de personnes travaillent à la mairie pour gérer ces subventions, mais quel est le niveau de contrôle réel sur l’utilisation de ces fonds publics, y a-t-il par exemple des rapports d’activité de ces associations présentés au conseil municipal ?

    Serge Federbusch : Le contrôle est anecdotique. Il n’y a presque jamais d’évaluation de la pertinence des sommes dépensées. Ainsi, depuis des années, on vote des dizaines de milliers d’euros pour numériser une bibliothèque kurde dans le 10e arrondissement. Depuis le temps, les rares lecteurs de ces ouvrages ont eu le temps de se mettre à l’informatique c’est sûr ! La réalité est que cet arrosage clientéliste est indispensable au maintien de l’emprise socialiste et verdiste sur Paris.

    NOVOpress : Il y a eu une augmentation de 20 % du nombre d’employés municipaux depuis l’arrivée de Delanoë en 2001. Pourtant il n’est pas sûr que les Parisiens puissent constater une amélioration de la qualité des services offerts. Il y a-t-il d’après vous une prise de conscience de la Mairie dans ce domaine et des mesures envisagées pour rendre cette gestion du personnel plus efficace ?

    Serge Federbusch : Ils essaient depuis quelques années de limiter la casse, mais le mal est fait. La sous-productivité dans certains services, par exemple le balayage des voies publiques, l’urbanisme, les services centraux de la mairie avec des triplettes (cabinet/secrétariat général/grandes directions) partout est notoire.

    NOVOpress : Le budget communication de la Ville de Paris, que vous appelez « la voix de son Maire » a augmenté sur la dernière décennie de 166 %, avec un effectif officiel d’environ 250 personnes. En voyant cette dérive ne peut-on penser que la Mairie de Paris n’est plus qu’une machine de pure propagande où les décisions stratégiques se font en fonction du « buzz » généré par un marketing politique et non plus pour le bien-être des Parisiens ?

    Serge Federbusch : Le seul vrai métier de Delanoë c’était la com ». Quand il a voulu devenir président de la République, son emphase est devenue quasi ridicule. Cela étant, mis à part mon site, Delanopolis, il n’y a pas de médium critique qui suive l’actualité parisienne. Il a de ce point de vue réussi son coup et Hidalgo a chaussé ses pantoufles. Il serait intéressant de connaître le nom des journalistes hébergés dans les HLM parisiens. Si vos lecteurs ont des noms, ça m’intéresse.

    NOVOpress : Delanoë puis Hidalgo poussent la candidature de Paris aux Jeux olympiques. Des millions ont été déjà dépensés pour séduire le comité d’organisation et la Mairie se veut rassurante : budget de 6 Mds € financés pour moitié par des fonds privés. Outre que jamais un budget n’a été tenu (Londres a coûté 11Mds € pour 3.2 prévus) quel intérêt pour Paris qui est déjà saturé sur un plan touristique et ne parvient pas à boucler son budget actuel sans augmentation des taxations locales ?

    Serge Federbusch : « Les Jeux olympiques c’est le rêve des politiciens en mal de com » et sans imagination. Qui peut croire que le Grand Paris a un besoin prioritaire de deux ou trois stades et piscines géantes ?

    http://fr.novopress.info/189220/exclusif-interview-de-serge-federbusch-13-les-finances-catastrophique-de-paris/