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France et politique française - Page 3881

  • Communautarisme : l’analyse de la revue d’Eléments

    Retrouvez la Chronique de la vieille Europe de Radio Courtoisie avec François Bousquet et Olivier François qui analysent le phénomène communautaire, dans le cadre du dossier de la revue Eléments.

    Les communautés, qu’elles soient anciennes ou récentes, de nature ethnoculturelle, linguistique, religieuse, sexuelle ou autre, sont des dimensions naturelles d’appartenance. Pourtant de la droite à la gauche, en passant par toutes les nuances politiques intermédiaires, le « communautarisme » semble aujourd’hui faire l’unanimité contre lui, pourquoi ? La réponse de la revue Eléments…

    http://fr.novopress.info/

  • Loi Renseignement : Valls dénonce les "pressions" de la société civile

     


    Valls dénonce des "pressions" sur les députés... par LCP 

    Pour Manuel Valls, les nombreuses associations, personnalités et simples citoyens qui ont appelé les députés à voter contre le projet de loi Renseignement ont mis une "pression" à laquelle "heureusement peu de députés ont été sensibles". Ils ont succombé à une autre pression : celle du Premier ministre. 

    "Chacun a pu le constater hier (lundi), il y a eu beaucoup de pression", a condamné Manuel Valls mardi soir, après l'adoption de la loi renseignement par 438 voix contre 86. Le Premier ministre faisait allusion à la manifestation organisée à l'appel de nombreuses organisations de la société civile près de l'Assemblée nationale, et de l'opération "24 heures avant 1984" qui visait à convaincre un maximum de députés de voter contre le texte (ils n'ont été que 86).

    "Mais je constate que peu de parlementaires, heureusement, ont été sensibles à ces pressions", s'est-il aussitôt réjoui. "C'est une très large majorité qui vient apporter le plus net démenti. Sur ce type de texte notamment, c'est important que les forces politiques se retrouvent ; celles qui ont gouverné, ou celles qui gouvernent le pays. Souvent sur ce type de texte, c'est la notion-même de responsabilité, c'est l'idée que l'on se fait de l'exercice du pouvoir, et c'est l'idée-même du sens de l'État qui sont en cause. Et c'est pour cela que je me réjouis de cette très large majorité qui nous conforte dans l'action de sécurité, dans la lutte contre le terrorisme, qui conforte l'action du gouvernement".

    Ainsi donc pour Manuel Valls, lorsque des citoyens expriment leur inquiétude et leur opposition au texte, et appellent les députés à y faire barrage, il s'agit de"pressions".

    Mais alors s'il s'agit de pressions, comment qualifier l'attitude du Premier ministre qui s'est rendu en personne à l'Assemblée nationale pour défendre lui-même le projet de loi lors de l'ouverture des débats parlementaires, en reconnaissant qu'il "est exceptionnel qu’un Premier ministre présente un texte devant la représentation nationale" mais qu'il le fait "pour insister sur son importance" ? Ne sont-ce pas des pressions ? 

    Comment qualifier ce même discours qui prévenait les députés que "la menace terroriste est aujourd’hui – ai-je besoin de le rappeler ? – le défi le plus redoutable, un défi auquel nous devrons faire face pendant longtemps, très longtemps" ? Manière de dire que les députés qui voteraient donc seraient complices par négligence des prochains attentats.

    Comment qualifier l'attitude du Gouvernement qui diffuse un vrai/faux pour le moins simpliste, ou qui déforment gravement ce que dit la jurisprudence européenne ? Peut-être pas des pressions, non. Mais des mensonges.

    "Un mensonge d'État", comme l'a qualifié l'avocat des avocats, Pierre-Olivier Sur.
     
  • En haut lieu, on sait. Et les Français n'en ont pas le droit ?

    Robert Ménard répond à Valeurs Actuelles :

    VA. Comment êtes-vous arrivé au chiffre de 64,6% d’élèves musulmans à Béziers ?

    Très simplement. Il existe dans toutes les mairies de France un listing des élèves des écoles maternelles et primaires. A la faveur de réunions sur la rentrée scolaire, j'ai vu passer ce listing. J'ai eu la curiosité de le parcourir.Le nombre considérable de noms à consonance non-européenne m'a surpris. Durant toute la campagne électorale de 2014, j'avais affirmé sur la foi d'informations parcellaires, qu'il devait y avoir 30 % d'enfants musulmans dans les écoles de Béziers. Ce que je découvrais avec ce listing m'a incité à faire un calcul rapide. Je ne prétends pas à l'exactitude. Mais à peu de choses près, c'est ce que j'ai trouvé, avec des pointes à 88 % dans certaines écoles. Du reste, il suffit à n'importe qui de faire la sortie de ces écoles pour se faire une opinion. Sans listing et sans calculette...

    Je suis certain que de nombreux autres maires font la même chose que moi. Mais eux ne le disent pas. Je ne suis pas un politicien professionnel. Je n'ai pas de carrière à ménager. Je ne supporte plus ce sas de décompression entre les institutionnels, « ceux qui savent », et le peuple. En haut lieu, on sait. Et les Français n'en ont pas le droit ?

    VA. Vous êtes cerné par les médias et les politiques qui vous reprochent de relancer le débat sur les statistiques ethniques…Que vous inspire la polémique ?

    Quelle hypocrisie ! Quelle médiocrité ! Quelle hystérie !

    Hypocrisie d'un Valls qui en janvier annonce qu'il faut dénoncer un « apartheid social » mais qui attaque un maire lorsque celui-ci donne un chiffre révélateur sur l'apartheid que subit Béziers depuis des années.Tout le monde sait dans l’Hérault que Montpellier a longtemps considéré notre ville comme la destination idéale pour les immigrés clandestins, les allocataires RSA etc...

    Quelle médiocrité d'un François Hollande qui dirige la 5ème puissance mondiale et qui parle de ce tout petit sujet en visite officielle en Arabie Saoudite ! Y-a-t-il une malédiction sur la Vème république que chaque président soit pire que le précédent ?

    Enfin l'hystérie d'une classe médiatique dont chaque membre écoute les aboiements de son voisin pour vérifier que lui-même aboit assez fort.

    J'ai défendu durant vingt ans des journalistes dans le tiers-monde pour les protéger d’États plus ou moins démocratiques. Aujourd'hui, je pose la question : qui protégera le peuple français de certains journalistes ?

    VA. Vous dénoncez le deux poids, deux mesures, pensez-vous qu’on ne peut plus parler de ces sujets quand on est de droite ? Vous sentez-vous victime d’une cabale de la bien-pensance contre vous ?

    Il est permis en France de parler de tout à condition d'être d'accord avec la gaucheC'est ce qui nous donne cette droite conservatrice, parfois rebelle dans l'opposition, toujours lâche au pouvoir.

    Il n'y a pas de cabale contre moi. Il y a un déni de réalité, un mensonge permanent et, désormais, une épouvante au sein d'une gauche qui, après avoir renié sa pensée économique, voit agoniser sous ses yeux toutes ses utopies sociales, comme le fameux « Vivre-Ensemble » (...)

    Philippe Carhon  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Éditoral de L’AF 2908 : RESTER FIDÈLE À SES RACINES

    DESSINE-MOI UN ROI…. La question institutionnelle, en ces périodes de remise en cause sociale et culturelle, voire identitaire de notre nation, pourrait paraître inactuelle, surtout s’il s’agit de proposer rien moins que le recours, d’aucuns diraient le retour, à une forme politique qui semble appartenir de manière irrémédiable au passé de notre pays.

     

    D’autant que ce passé, le volontarisme politique actuel cherche à l’éloigner de nous et de nos enfants à une vitesse plus rapide que celle de l’écoulement paisible des siècles, dont le tort, aux yeux de nos idéologues, est de permettre au passé de devenir héritage. La volonté de nos actuels dirigeants de couper définitivement le peuple français de son histoire et de dissoudre la civilisation française elle-même n’a d’autre objet que d’absorber ce même peuple dans un trou noir : par définition le grand effacement rendra sans objet la question de l’insécurité culturelle. Et, par la même occasion, celle du politique, c’est-à-dire du gouvernement des hommes. La gouvernance suffit à la gestion des choses.

    La révolution française avait été une tentative, qui a échoué, de créer un peuple nouveau. La révolution russe en avait été une seconde, qui a elle aussi échoué. Dans les deux cas, les révolutionnaires ou leur héritiers ont, comme une leçon du vice à la vertu, fini par recourir au passé honni, nié, aboli, pour ressouder le peuple. Michelet a créé le roman national en y intégrant son passé monarchique, y compris la figure de Jeanne, même si ce fut pour la réinterpréter, en vue de participer à la construction d’un « peuple républicain » qui ne fût pas totalement hors sol ; Staline, face à l’envahisseur allemand, invoque les mânes de Pierre le Grand et soulage, momentanément, l’église orthodoxe du joug criminel sous lequel il l’avait placée. La question des institutions est comprise dans celle de l’unité d’un peuple.

    Nos dirigeants actuels sont malheureusement des révolutionnaires plus radicaux encore que leurs grands ancêtres. Il ne s’agit plus pour eux de créer un peuple nouveau, mais de dissoudre la notion même de peuple, et plus encore de « peuple français », qu’ils ont abandonnée pour celle, apparemment neutre, de « société ». Quant aux « valeurs républicaines » et à la République comme concept autoréférent — la République, pour nos hommes politiques, n’est plus française, elle EST, tout simplement — elles constituent les éléments de langage de cette substitution ontologique. Il s’agit désormais de « faire société commune dans une société diverse », selon le titre d’un rapport fameux, commandé en 2013 par le gouvernement, puisque, tout aussi bien, « c’est au nom des valeurs fondatrices d’une République effective qu’il faut une reconnaissance franche du pluralisme de la société française et d’une république de la diversité », que « le sens de l’intégration nationale a changé et que le lien social relève moins aujourd’hui d’une mise en forme et en conformité à des normes institutionnelles que de l’inventivité des acteurs sociaux, leur capacité à transformer la société française ». D’ailleurs, la France « est déjà un pays pluriethnique et pluriculturel ; elle le sera de plus en plus à l’avenir, et un pluralisme harmonieux reste à construire ». Pathétique logorrhée ! Si ce texte fut écrit quatorze mois avant l’« inventivité » dont firent preuve en janvier 2015 les frères Kouachy et Coulibaly, il le fut en revanche quelques mois à peine après les crimes inventifs de Mehra qui visaient, déjà, des militaires et des juifs. Comment plaider la naïveté ? « “Faire France” pour défaire la France », condamnait alors sans appel le comte de Paris [1].

    Pourquoi y revenir ? Parce que les nouveaux programmes scolaires, qui rendent notamment obligatoire en 5e l’enseignement de l’islam, aux dépens explicites du christianisme et de la chrétienté, sont une étape dans la réalisation par nos élites de cette déconstruction méthodique du peuple français par la voie du déracinement. Il en est de même de la relégation de l’enseignement du latin et du grec, désormais intitulé « Langues et culture de l’antiquité », dans ce nouveau machin pédagogiste que sont les Enseignements pratiques interdisciplinaires : là encore, s’exprime la volonté de couper les Français de leurs racines. Il est vrai que si la gauche n’a jamais aimé l’enseignement des humanités, la droite l’a puissamment aidée à l’éradiquer de notre système scolaire depuis plusieurs décennies. Déjà le 27 septembre 1922, le député royaliste Léon Daudet, qui les défendait contre le « moderniste » Herriot, déclarait : «  Il y a de l’or dans les enfants du peuple. Cet or, il faut l’amener à la surface », allant jusqu’à réclamer un enseignement général des bases du latin dès le primaire pour leur valeur formatrice. Quant à l’enseignement du français, le SNALC parle de « boucherie ». Mais la gauche, par son goût de la médiocrité qu’elle a toujours confondu avec la « démocratisation », n’a jamais souhaité un peuple trop instruit. S’il se mettait à ne plus voter pour elle...

    Ce qu’il a déjà commencé à faire. Voilà pourquoi elle souhaite en changer. Voilà pourquoi le peuple français vit à l’heure actuelle sa métamorphose ou plutôt sa défiguration en « république de la diversité ». Parler de peuple français est devenu pire qu’une incongruité : c’est une Marianne marquée au fer rouge sur le front des malpensants. Alors que l’unité historique — je ne dis pas ethnique — d’un peuple autour de son héritage est évidemment la condition sine qua non de son existence comme nation, les Français sont poussés vers leur effacement en tant que peuple. La question se situe non plus au plan des divisions politiques comme par le passé mais au plan existentiel. Ses élites cherchent à dissoudre les Français comme peuple pour le faire émerger comme « société commune dans une société diverse  ».

    Hier encore, l’Action française pouvait poser la question en termes strictement institutionnels : instabilité gouvernementale, centralisation politicienne, captation oligarchique des pouvoirs, non-représentativité du pays réel dans un système parlementaire partisan. Nous n’en sommes plus là, d’où la nécessité de notre colloque apparemment inactuel du 9 mai 2015 : oui, face à la victoire toujours plus éventuelle du « pire des pires », évoquée par Maurras à la fin de sa vie, il nous faut dessiner un Roi, à savoir l’image de l’espérance, contre l’entreprise de déracinement du peuple français par le double recours à une laïcité hostile à sa source spirituelle qu’est le christianisme et à un multiculturalisme aussi artificiel que programmé — la dernière réforme du collège ne faisant que mettre en application les préconisations du rapport de 2013.

    Nous devons, grâce à la figure royale, affirmer l’essence à la fois du peuple français et du souci politique. Comme le souligne le Prince Jean : « Le souci d’un prince français est de s’associer à tous ses compatriotes et de les rassembler dans une même affection. C’est aussi en restant fidèle à ses racines que le peuple français pourra relever les défis du futur. » [2]

    Face à la désagrégation de la France en « république de la diversité », réaffirmer que seul le Roi peut aujourd’hui faire peuple, c’est envoyer à nos compatriotes le message à la fois le plus prometteur et le plus subversif qui soit.

    François Marcilhac - L’AF 2908

    [1] Le Figaro du 18 décembre 2013 [2] Un Prince français, Pygmalion, 2009.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editoral-de-L-AF-2908-RESTER

  • Les banquiers défilent au siège de l'UMP

    Nicolas Sarkozy négocierait discrètement avec quatre grandes banques françaises, afin de sauver le parti endetté à hauteur de 69 millions d'euros.

    Depuis quelques semaines, les dirigeants de la BNP, du Crédit coopératif, de la Société générale et de la Banque populaire défileraient au siège de l'UMP dans le plus grand des secrets. L'UMP doit normalement rembourser 11 millions d'euros en mars 2016, puis 27 millions en 2017. Ces deux échéances sont impossibles à respecter. Le parti touche 18 millions par an de l'État. S'il paie 11 millions en mars, il met la clé sous la porte à l'automne.

    L'ancien président de la République aurait fait aux banques cette proposition :

    "Pas de remboursement avant 2017. Ensuite, si l'UMP remporte la présidentielle, elle rembourserait les banques sur sept ans, intérêts compris".

    En cas d'échec à la présidentielle, le délai grimperait à 12 ans. Les quatre banquiers n'ont pas encore fait connaître leur réponse.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Tenez bon, Robert Ménard ! Le pays réel est derrière vous !

    Ça suffit ! Une telle hypocrisie est insupportable !

    La bien-pensance a trouvé un nouvel os à ronger : en cause, les déclarations chocs de Robert Ménard, maire de Béziers, relatives à ce que la presse appelle « le fichage des enfants musulmans ». Les chiens sont lâchés, la meute est déchaînée !

    Retour sur les faits : lundi 4 mai, sur le plateau de « Mots croisés », Robert Ménard déclare que 64,6 % des élèves des écoles de sa ville sont musulmans. Plus tard, il indique : « Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de vous dire que le maire a, classe par classe, les noms des enfants. Je sais que je n’ai pas le droit mais on le fait. » Le lendemain, chez Bourdin (BFM TV), il explique : « Il faut aider les enfants […] d’origine musulmane, maghrébine » car « quand dans des écoles, vous avez plus de 80 % d’enfants qui sont d’origine musulmane, maghrébine, vous n’intégrez plus personne. Qui en paie le prix ? Les enfants en question. »

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  • Hommage à Jeanne d’Arc – A quoi ressemblera le défilé du 10 mai ?

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    A travers des vidéos réalisées par MPI TV, de nombreuses personnalités ont, ces jours-ci, chacune à leur façon, parlé de leur admiration pour Sainte Jeanne d’Arc et encouragé à venir lui rendre hommage ce dimanche 10 mai 2015, lors du défilé organisé par Civitas.

    MPI – A quoi ressemblera ce défilé ?

    Alain Escada – Depuis 2010, Civitas organise chaque deuxième dimanche du mois de mai un hommage à Sainte Jeanne d’Arc. Et, dès le début, la question s’est posée de savoir quelle forme donner à ce défilé très particulier qui n’est ni une procession religieuse ni une manifestation tumultueuse et désordonnée. Il y a quelques jours, j’ai providentiellement pu découvrir des numéros de L’Illustration et du Figaro des années vingt et trente qui, au mois de mai, dressaient un compte-rendu détaillé du cortège traditionnel de Sainte Jeanne d’Arc à Paris.

    défilé-jeanne-d'arc-concorde-1923

    Le cortège démarrait avec les fanfares envoyées par des écoles catholiques. Ensuite prenait place la Fédération Nationale Catholique du général de Castelnau. Les Scouts de France en uniforme et tous leurs étendards défilaient avec à leur tête le général Guyot de Salins, le chanoine Cornette et le R.P. Doncœur. Il y avait là aussi les Guides de France. Et puis défilaient les anciens combattants de la première guerre mondiale, et notamment les Croix de Feu ovationnés par le public.
    Suivaient toutes les organisations de la droite nationale et nationaliste,  ensuite des groupes de jeunes filles en costumes provinciaux, des  associations d’étudiants et, bien sûr, l’Action française conduite par Charles Maurras, Léon Daudet et l’Amiral Schwerer, et enfin les Camelots du roi qui fermaient la marche.

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  • La Bible des militants de la Manif pour tous

    Une Bible, ce petit livre ? Oui, parce qu'en nous offrant ce Résistance au Meilleur des mondes, Eric Letty et Guillaume de Prémare ne font pas que répéter, ratiociner des idées et des faits que nous connaissons pour les avoir lus et entendus (voire vécus) mille et mille fois. Non ! ils les mettent en perspective pour nous donner, en un raccourci saisissant de 218 pages, une vision tout à la fois globale et fouillée de la crise de civilisation que nous vivons; et, par contre-coup, nous rendre cette, essence humaine - cette identité, pour les plus politiques - que l'époque disperse au gré de la folie des maîtres de ce monde.

    En écrivant, en décrivant Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley était-il visionnaire ? Où avait-il tiré la logique de rencontres avec son frère Julian, l'un des pères des idéologies que de modernes Denys font aujourd'hui peser sur la tête de l'humanité ?

    Peu importe, en somme. La parabole du génial romancier est en passe-si ce n'est déjà fait-de devenir réalité. Au fil des pages, Eric Letty et Guillaume de Prémare nous la montrent qui prend corps, occupe, par touches de plus en plus larges, tous les étages de la société - et jusqu'à l'intime du couple, au cœur de l'homme. Jusqu'à « abdiquer la condition humaine ».

    Le despote consensus

    Oh ! la chose est habilement agencée. Point, au départ, de ces impositions violentes qui déclencheraient révolte sur révolte ; mais de petites attaques subtiles, par le biais d'un « consens » mou (« tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »), qui, ayant tourneboulé, au sein d'une institution scolaire toute-puissante, les chères têtes blondes enfin séparées de l'insupportable cocon familial, devient un consensus tyrannique. Le despote inhumain, anti-humain, a seul raison, a seul droit de penser, et il ne viendrait à quiconque des anonymes individus qui ont remplacé les personnes et composent désormais, à la place des familles, le conglomérat humain, d'oser se rebeller.

    Dans cette détestation, ce rejet de soi-même, induit par l'Etat au nom de l'individu anonyme, Eric Letty et Guillaume de Prémare dénoncent une révolution. Sans autrui, que Sartre, il est vrai, déclarait infernal, plus de personne ; et d'ailleurs plus de ces diversités qu'on nous chante, mais qui ne sont que des moyens condamnés à disparaître dans l'uniformité cosmopolite.

    Adieu père et mère

    Plus d'enfant... bien sûr. Ceux qui pré-existent encore sont condamnés, comme en une sinistre BD, à des discours et des postures d'adultes. Alors qu'ils aimeraient pleurer en appelant « papa », « maman ». Mais il n'y aura plus, il ne doit plus y avoir ni père, ni mère. Tout juste des parents : un, deux, trois, etc.

    L'égalité, lorsqu'elle n'est plus celle des enfants de Dieu (relégué au rang de la divinité un deux ou trois ? entre l'automobile et la maîtresse), devient une odieuse machine, nivelant le matériau humain comme le rouleau compresseur le bitume.

    Fatalité ? Non ! il faut résister ! C'est-à-dire « défendre » ; c'est-à-dire « sauver ». Contre l'humain chosifié, contre l'humain marchandise, la vérité descend dans la rue. La Manif pour tous a montré la voie à la foule, mais à une foule de personnes et de familles, dont beaucoup ne connaissent sans doute pas tous les tenants et aboutissants de ce qui n'a été, pour eux, qu'un réflexe de survie, tant naturel que surnaturel. Offrez-leur donc ce livre, pour qu'ils comprennent toute l'étendue du désastre qui se prépare, en mesurent la perspective. Et continuent de résister !

    Appel à a résistance

    Ailleurs ; partout. Dans tout ce qui est le « commun » de ce bien que nous partageons encore. Contre ce qu'Eric Letty et Guillaume de Prémare appellent Big Mother, qui n'est vraisemblablement pas une main cachée, mais une idéologie diffuse.

    Une résistance à tous les niveaux. Et peut-être d'abord à l'école, pour que nos entants ne deviennent pas indifférents à ce que nous sommes. Je tremble à l'idée que Big Mother apprenne demain que mon dernier, treize ans, me demandait l'autre jour ce qu'était un démocrate...

    Je tremble, mais je m'en félicite.

    Résistons donc. Lisons Résistance au Meilleur des mondes. Faisons-le lire à nos adolescents. Et agissons !

    Sinon, demain... tu ne seras pas un homme, mon fils.

    Olivier Figueras monde&vie 11 avril 2015

     

    Eric Letty, Guillaume de Prémare, Résistance au Meilleur des mondes, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 218 pp 19 euros.