France et politique française - Page 3885
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Les "révoltés" du Grand Paris
Onze maires de banlieue déterrent la hache de guerre contre le projet du Grand Paris voulu par Matignon.Ils y voient un renforcement de l'administration. Ils s'autoproclament le "Collectif des maires en colère". Les onze signataires lancent aujourd'hui un appel à la rébellion contre le projet du Grand Paris. Dans leur manifeste, qui prend la forme d'un document de trois pages à l'en-tête "J'aime ma ville", ces élus franciliens dénoncent pêle-mêle "deux couches supplémentaires au mille-feuille administratif", "une spoliation des pouvoirs et des ressources des communes" ainsi qu'un "risque de congestion administrative". Les "révoltés", qui représentent plusieurs départements de petite et grande couronne à l'exception notable de l'Essonne, sont emmenés par quatre chefs de file : Didier Gonzales, maire de Villeneuve-le-Roi, pour le Val-de-Marne, Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson, pour les Hauts-de-Seine, Thierry Meignen, maire du Blanc-Mesnil, pour la Seine-Saint-Denis, et Philippe Brillault, maire du Chesnay, pour les Yvelines. Figurent également parmi les frondeurs quelques "figures" de la droite francilienne, telles que Patrick Balkany (Levallois-Perret) ou encore Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux)."Nouveau 49.3"Tous ces élus de l'opposition s'inquiètent de la récupération par le gouvernement d'un projet à l'origine consensuelle, puisqu'il s'agissait pour les villes de banlieue de porter ensemble une série de grands chantiers d'équipement. Ils dénoncent un "nouveau 49.3" de Matignon, accusé de vouloir faire passer ce texte à marche forcée, sans respecter la procédure administrative classique. Et disent leur inquiétude de voir le maire, "figure politique préférée des Français" et dernier bouclier de protection du citoyen, privé demain de tout pouvoir. Leur rébellion s'étendra-t-elle au-delà des rangs de l'opposition, comme l'espèrent certains des signataires contactés par Le Point.fr ? Réponse dans les jours qui viennent, alors que l'appel du collectif a été déposé ce matin dans la boîte aux lettres de tous les élus du Palais-Bourbon et que l'Association des maires de France présidée par François Baroin sera reçue jeudi par Manuel Valls sur l'épineux sujet des baisses de dotation de l'État aux collectivités... -
Poitiers : Génération Identitaire était là pour accueillir Bernard Cazeneuve
28/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Le premier tour des élections départementales a confirmé le déclin du parti socialiste dans sa popularité comme dans ses résultats électoraux. Les ministres du gouvernement se sont mis, contre toute déontologie, en route pour la campagne du second tour.A Poitiers, c’est le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve qui était venu soutenir les militants socialistes aux salons de Blossac. Il y a discouru, sans rire, des graves dangers de la délinquance routière, reléguant ainsi d’autres thèmes encore plus anxiogènes et primordiaux au rang d’idées fantômes.
Loin de la passivité régnante en matière d’opposition, les militants de « Génération Identitaire » se sont mobilisés pour l’accueillir.
Ils étaient présents pour lui rappeler que si l’esprit du 11-Janvier impose désormais aux Français d’être Charlie, ils avaient choisi, eux, d’être Charlie Martel.
Ils n’ont cependant pas eu le temps de déployer leur banderole, aussitôt maîtrisés par des policiers en civil présents pour contrôler avec vigueur la libre expression sur la voie publique.
Ainsi donc, le message n’avait même pas eu le temps d’être lu qu’il était censuré, un comble !Le journal Poitou Info est allé à la rencontre de cette jeunesse militante pour connaître son analyse sur la liberté d’expression aujourd’hui en France.
Julien, responsable de « Génération Identitaire » Poitou, ainsi que Laure-Line, militante expliquent que la liberté d’expression ne peut pas s’exercer avec un esprit manichéen ; et que la vraie démocratie est celle permettant la liberté de parole et de pensée accordée à tous. Ils font la constatation d’un pouvoir ayant mis en place une véritables police politique de la pensée à travers leur exemple et celui de la manif pour tous.
Génération Identitaire milite également pour la sauvegarde des valeurs traditionnelles et historiques, afin d’éviter que les Français oublient leurs racines et leur mémoire en se laissant absorber par la mondialisation marchande et l’immigration massive. Plus que tout, le groupe d’action se définit comme un rempart à l’islamisation de la France, qu’il dénonce, combat et contre lequel il met en garde.
http://fr.novopress.info/184778/poitier-generation-identitaire-etait-accueillir-bernard-cazeneuve/
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Juppé et Onfray, les idiots utiles
De ce fait, la vacuité d’un Juppé n’a d’égale que la légèreté d’un clerc comme Onfray qui, à l’instar de la majorité des élites intellectuelles et politiques françaises et européennes, persistent dans le déni de réalité.
« Le Grand Journal » de Canal+ est au journalisme ce que le confort est aux latrines. Un oxymore institutionnel qui révèle, malgré tout, l’inconséquence de ceux qui se soumettent au prêt-à-penser idéologique de ces curaillons de la pensée unique.
Mercredi 25 mars, Antoine de Caunes y recevait Alain Juppé et Michel Onfray. Le premier, fort de ses ambitions présidentielles, est un habitué des plateaux du Tout-Pourri médiatique, histoire de se tailler un costume de présidentiable en tout point conforme à la doxa dominante. Quant au second, militant décomplexé d’un athéisme radical, empruntant, à la suite d’Éric Zemmour, le sillon de l’infréquentabilité politico-médiatique (tous deux se virent décerner la rosette brune de l’hitlérisme par Manuel Valls en personne), il tente de renverser sur sa gauche (non sans quelque talent, nonobstant) un BHL en perte de vitesse.
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Sens commun : caution catho de l’UMP
Sens Commun est un parti politique créé par des catholiques au lendemain de la manif pour tous. Ayant pour objectif d’influencer l’UMP de l’intérieur sur les questions sociétales, économiques et culturelles mais également pour lutter contre l’abstention (super!) et les tentations démagogiques (lire le vote FN)! Les membres de Sens communs ont donc tous pris leurs cartes de l’UMP (y’a bon l’argent des cathos) afin de peser sur l’élection du président du parti et sur les primaires. Dans cette optique entriste, Sens commun présentaient plusieurs candidats pour les départementales. Mais en Gironde l’UMP abandonne Sens commun…
Communiqué: « Edouard du Parc, responsable de la province Sud-Ouest de Sens Commun, regrette que son parti politique, ait été exclu de la liste « Gironde Positive », à l’occasion de ces élections départementales.
« La promotion de la famille, de la liberté d’entreprendre, de la culture française sont pourtant clairement à mettre au centre des priorités. Ces trois volets se retrouvent dans les compétences départementales » souligne-t-il.
En sa qualité de conseiller municipal délégué de Bordeaux, il invite néanmoins, tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs, à faire barrage à la gauche dimanche prochain. »
Faire barrage à la gauche… Cela fait 30 ans que les catholiques votent pour faire barrage aux gauches et cela n’a jamais rien changé…
La République et ses marionnettistes FM conchient les catholiques pour leurs idées et s’en servent comme larbin lorsqu’ils en ont besoin. -
Scandale chez Estrosi et Ciotti ? Des subventions versées à une association pour financer les retraites des élus
27/03/2015 – GRASSE (NOVOpress) - Dans un débat sur la chaîne locale Azur TV, le candidat FN dans le canton de Grasse 2 (Alpes-Maritimes) Domenico Cotrone a déstabilisé la conseillère générale sortante Marie-Louise Gourdon (PS) en évoquant les 490 000 € de subventions versées par le Conseil Général à l’association versant les retraites des anciens conseillers. L’élue socialiste a été incapable d’apporter une réponse franche et claire… Dimanche, elle est opposée au FN dans un duel à risques.
Après les révélations du Point sur les retraites des conseillers généraux de l’Yonne, le même type de systèmes ont été mis à jour dans les Alpes-Maritimes et en Lorraine.
Le FN s’est engagé à supprimer les subventions de ses caisses de prévoyance dans les départements qu’il serait amené à diriger.
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Lutte contre le chômage ou contre le FN ? Les priorités de Manuel Valls
Pour un Espagnol fraîchement naturalisé français, le cochon de votant aurait été en droit de s’attendre à d’autres priorités en matière de patriotisme.
Laisse aller, Manu, c’est une valse… Impayable hidalgo de Matignon… Qui décidément ne sait plus quoi faire pour se rendre intéressant… Qui se ridiculise à l’Assemblée en insultant Marion Maréchal-Le Pen, la plus jeune députée jamais élue en France de toute l’histoire de la Cinquième République, devant une Ségolène Royal consternée face au tremblotant spectacle d’une main gauche agitée d’une invraisemblable danse de Saint-Guy…
Manuel Valls, en tournée à Fresnes, donc. Parti en croisade contre le Front national et à qui quelques journalistes ont l’outrecuidance de lui demander de commenter les forts mauvais chiffres du chômage, récemment tombés. Et qui rétorque : « Je suis en campagne. Je ne fais pas deux choses à la fois. Il faudra vous y habituer. » Fort bien.
Ainsi, la lutte contre le chômage n’a-t-elle manifestement rien d’une priorité gouvernementale. Car la priorité manifeste, ce sont ces élections départementales dont le but final devrait, tôt ou tard, consister en la disparition programmée de ces mêmes départements. Et, surtout, le péril lepéniste qui, comme chacun sait, menace de dévaster la planète. Après l’État islamique, l’État lepéniste, somme toute. À l’heure où tant de monde se veut plus ou moins Charlie ; Manuel Valls serait plutôt du genre Hara-Kiri.
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Avortement & euthanasie : des lois pour annihiler la conscience
Extrait d'une tribune de Chantal Delsol dans Valeurs actuelles :
"[...] La loi morale élémentaire, antique et universelle, « Tu ne tueras pas », se donne partout des exceptions. Dans toutes les sociétés, ce sont la guerre et la peine de mort : les sociétés s’estiment fondées à tuer ceux qui les menacent. La modernité tardive, qui rejette avec dégoût la peine de mort et la guerre, et simultanément légitime l’IVG, même à un stade avancé de la grossesse, et l’euthanasie, marque par là la métamorphose des critères. Ce n’est plus la survie ou la sécurité de la société qui peut légitimer une exception au « Tu ne tueras pas », mais le refus de la souffrance individuelle (physique ou psychique).
Les lois sur la fin de vie vont cependant plus loin que ce déploiement de la souveraineté individuelle. Outre qu’elles traduisent un déplacement des critères de valeur, elles traduisent aussi un rabaissement de l’idée de conscience personnelle.
Les principes moraux élémentaires sont surplombants ; et pourtant toujours récusables par la conscience personnelle, dans des cas tragiques et au prix d’un débat intérieur. Les cas d’euthanasie existent et ont toujours existé. Dans des situations si singulières et si graves, des consciences individuelles prennent une décision. Mais on voudrait que cette exception au « Tu ne tueras pas » soit légalisée, qu’elle ne soit plus à la merci de la conscience personnelle. On voudrait que les individus jetés dans ce drame puissent appliquer une loi et ainsi s’exempter de l’angoisse de se prononcer, de la responsabilité et des éventuels remords. Le cas est le même pour l’IVG, pour laquelle nous recherchons toujours plus de loi déterminante, toujours moins de réflexion individuelle. Il y a là une récusation du tragique humain, une volonté de passer à la toise de la loi les situations les plus complexes. Dans les directives anticipées aussi, c’est la conscience personnelle qui se trouve dévalorisée, contrairement à ce que l’on pense : car je ne peux jamais préjuger de ce que je déciderai en situation limite ; dans cette situation, sans doute trouverai-je des ressources dont aujourd’hui je n’ai même pas idée ; une personne n’est pas une essence immuable, mais une entité en perpétuel développement.
La demande de légalisation toujours plus précise indique la persistance du positivisme juridique, déjà si présent au XXe siècle : la morale, ce ne serait rien d’autre que la loi positive, et ce qui est permis par la loi serait forcément bon — que l’État dise le Bien et nous ne nous poserons plus de question ! Au fond, nous voulons peut-être oublier que l’éthique traduit un perpétuel débat intérieur et extérieur — qu’elle engage notre responsabilité de personne libre, bien davantage que notre docilité de citoyen. [...]"
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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La revanche du nationalisme de Pierre-André Taguieff : penser le renouveau du politique
Remettre de l’ordre dans les catégories politiques. Redéfinir les concepts dévoyés par les approximations de certains journalistes et intellectuels afin de penser le renouveau du nationalisme en Europe. C’est ce que se propose de faire Pierre-André Taguieff dans son dernier ouvrage La Revanche du nationalisme (PUF).
La montée du national-populisme, à travers ses expressions française (Front national), autrichienne (FPÖ) ou hongroise (Fidesz-MPSz) a trop longtemps été décrite comme une résurgence du « fascisme » ou « néo-fascisme », comme la victoire d’une « extrême droite » ou d’une « droite radicale ». Pour Taguieff, utiliser ces catégories politiques anciennes ou mal définies ne permet pas de saisir la spécificité de ce néo-nationalisme. C’est surtout pour des visées polémiques et non explicatives que ce vocabulaire inadapté est employé.En effet, pour Taguieff, « la parenthèse du « fascisme historique » s’est ouverte en 1922 pour se fermer en 1945 ». Les intellectuels, tels Philippe Corcuff ou Jean-Loup Amselle, qui analysent les phénomènes politiques contemporains à travers le prisme d’un éternel retour du fascisme, d’un néo-fascisme maquillé, dissimulé sous des apparences plus présentables, se fourvoient et échouent à comprendre la particularité du national-populisme du XXIe siècle. Le fascisme historique revendiquait un caractère révolutionnaire, belliciste et souvent expansionniste tandis que les mouvements que l’on qualifie, de manière problématique, d’extrême droite respectent les règles des démocraties modernes et cherchent avant tout à être considérés comme des partis comme les autres tout en restant anti-système. Ils revendiquent donc le statut paradoxal de partis anti-partis.
De même, réduire le néo-nationalisme à la montée d’une « extrême droite » pose plus de problèmes que cela n’en résout. Taguieff montre très bien que le terme « extrême droite », compris soit dans sa spatialité (à l’extrême droite du spectre politique) soit dans son intensité (violence politique revendiquée) amène beaucoup de confusion. Le politologue ajoute d’ailleurs justement que lorsqu’on emploie l’expression « extrême droite », on ne dit jamais quelle droite (selon la typologie de René Rémond) s’extrémise. L’utilisation du terme « extrême droite » sert avant tout à disqualifier un mouvement politique, à en faire « une figure de la menace » en l’assimilant, à tort ou à raison, à des revendications xénophobes, racistes et donc antirépublicaines. Montrer que le concept d’extrême droite est en soi problématique ne revient pas à nier son existence historique. Taguieff cite avec à propos une phrase de l’historien Michel Winock : « L’extrême droite est une tendance politique dure mais un concept mou. » Il s’agit donc d’essayer de comprendre l’évolution de ces mouvements qualifiés d’extrême droite qui, au départ, regroupaient les tendances contre-révolutionnaire (royaliste) et révolutionnaire nationaliste (fasciste). [....]
La suite sur Philitt
http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-revanche-du-nationalisme-de
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VL : Stéphanie Gibaud, le combat d'une femme contre la finance opaque
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La désillusion de Sens Commun en Gironde
Edouard du Parc, ancien coordinateur de la Manif pour Tous en Gironde, a faitle pari de l'entrisme au sein de la majorité municipale d'Alain Juppé en étant élu sur sa liste en 2014 à Bordeaux. Pour les élections départementales, il a regretté que Sens Commun et le PCD soient exclus des listes de l'union de la droite (UMP, UDI, Modem) :
"Le rassemblement ou l'union à droite, semble être du bon sens. Toutefois, en ce qui concerne les élections départementales en Gironde, je note que le PCD et Sens Commun, alors membre à part entière de l'UMP, pour ce dernier, en ont été exclus. Il y a donc un simulacre de rassemblement ou un rassemblement orienté, ce qui est inacceptable (...)Cette absence de vigueur et d'identité de l'UMP contribue à l'affaiblir, et par voie de conséquence, à anesthésier le débat et la démocratie locale."
Bien que son positionnement vis-à-vis du FN soit sans équivoque, il vient de publier un communiqué appelant " à faire barrage à la gauche" :
"Edouard du Parc, responsable de la province Sud-Ouest de Sens Commun, regrette que son parti politique, ait été exclu de la liste "Gironde Positive", à l'occasion de ces élections départementales. La promotion de la famille, de la liberté d'entreprendre, de la culture française sont pourtant clairement à mettre au centre des priorités. Ces trois volets se retrouvent dans les compétences départementales. En sa qualité de conseiller municipal délégué de Bordeaux, il invite néanmoins, tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs, à faire barrage à la gauche dimanche prochain."
Dans un département où le FN sera présent au second tour dans 14 cantons sur 33, ce n'est pas tout à fait la ligne d'Alain Juppé...
Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
