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France et politique française - Page 4164

  • Le père Guy Gilbert bénit les "sans-dents"... sans son dentier

    Lu ici :

    "C'est une tradition au Cap d'Agde : le père Guy Gilbert, le curé des loubards, bénit chaque année la foule des Brescoudos et de leurs motos. Connu pour son franc parler, il s'en ait pris à l'ex-couple présidentiel dans un discours plutôt "mordant".

    "Merci pour ce moment", a-t-il débuté. "Si vous divorcez ou vous vous séparez de votre mec, ne faites pas un roman de cela !" Avant de conclure : "Moi, je suis un sans-dents, la preuve, regardez !" Et il a enlevé son dentier.

    Il a ensuite recommandé  : "Pensez d'abord à votre famille, n'abandonnez pas vos enfants, occupez-vous d'eux  et surtout pensez que le temps perdu ne se rattrape jamais".  Le père Guy Gilbert a ajouté " Je suis un sans-dents mais je ne suis pas vieux : le 12 septembre, je fêterai mes 79 ans."


    CAP d'AGDE - PRECHE GUY GILBERT AGDE MERCI POUR... parHerault-Tribune

    Michel Janva

  • Christian Harbulot : « Sabordage – Comment la France détruit sa puissance » (vidéo + audio)

    On serait tenté de dire qu’il attaque sabre au clair ! Son but vise à restaurer rien moins que la notion de «puissance», dit-il. La charge de Christian Harbulot prend la forme d’un essai intitulé «Sabordage». En ces temps de débats sur la place de la France dans le monde, l’auteur confie les raisons qui l’ont poussé à écrire ce livre.

    Il y décrit par le menu comment la France s’ingénie selon lui, depuis si longtemps, à détruire «sa» propre puissance. Il connaît le sujet. Dans les années 90, il a fondé l’École de guerre économique et rédigé de nombreux ouvrages où le passage à l’offensive est plus que préconisé aux services secrets comme à ceux qui les dirigent.

    Que va devenir la France?, s’interroge Christian Harbulot à la première ligne de son essai. Et de constater, comme d’autres, la régression de notre pays largement entamée à ses yeux, depuis le milieu du XXe siècle.

    Une spirale qui oblige maintenant «la France à réinventer sa puissance pour préserver l’avenir de son peuple et éviter de se saborder». Bref, cet essai dense, est aussi en forme de coup de gueule.

    Historiquement, et si l’on ne prend en compte que la période contemporaine, le général de Gaulle fut l’un des rares à être conscient du déficit de puissance de la France, affirme Christian Harbulot, selon qui «il tenta d’y remédier en réactivant l’idée d’indépendance nationale, par l’armement nucléaire ou le retrait de l’OTAN… mais aussi dans le domaine économique avec la création du groupe pétrolier Elf, par exemple.» 

    Cette période, précise l’auteur du livre, tranche avec l’habituelle ambivalence de l’approche de l’exercice du pouvoir : est-ce que le puissant agit pour la satisfaction d’une ambition personnelle ou pour la place du pays dans le concert des nations?

    La confusion française entre ces deux objectifs expliquerait le véritable tabou qui traverse ainsi notre pensée politique. La puissance serait ainsi par définition frappée de suspicion, puisqu’elle relèverait quasi exclusivement d’un désir de volonté de puissance certes, mais «toute personnelle». Il suffit de voir la référence permanente que nous faisons à Machiavel, assène l’auteur de l’essai. Ce «mal de puissance» ne daterait donc pas d’aujourd’hui.

    Alors comment répondre au réflexe du repli sur soi si souvent dénoncé y compris dans l’actualité la plus récente? Pour l’auteur de Sabordage, il est urgent de retrouver une autonomie de pensée. L’intérêt restauré de l’idée de puissance supposerait de raisonner maintenant à l’échelle européenne, en étant bien décidé à faire face aux États-Unis.

    Et de fait, le suzerain serait en position désormais affaiblie face à de nouvelles puissances telles que la Chine par exemple. Mais, précise Christian Harbulot, ce constat est réel pour le monde de l’industrie, le monde matériel. Pour ce qui est du monde virtuel, les USA sont en position plus que dominante.

    Pendant le second mandat de Bill Clinton, les autorités américaines ont clairement affirmé leur volonté d’être le pays leader du marché privé de l’information, précise l’auteur. L’avance prise en matière technologique est considérable et des enjeux sociétaux tels que la propriété intellectuelle ou la liberté d’expression sont au plus haut point à préserver, ajoute-t-il.

    Pour la première fois, conclut Christian Harbulot, on va voir en terme de puissance si le triomphe dans un monde (le numérique) peut compenser l’affaiblissement dans un autre (le matériel). Voilà qui pourrait servir au pays qui est le nôtre affirme l’essayiste qui souhaite aussi donner des pistes d’avenir, car «nous allons devoir nous battre sur plusieurs fronts en redéfinissant le périmètre de la souveraineté française».

    Géopolis


    Christian Harbulot était aussi invité de Max Lebrun dans le “Libre journal de l’identité” sur Radio Courtoisie le vendredi 5 septembre afin de présenter son dernier ouvrage : “Sabordage : Comment la France détruit sa puissance“.

  • Manifestation des "sans-dents" devant l'Elysée, VIOLENCE avec la POLICE

  • Trois reculades en une semaine


    Réinstallé le 26 août à la tête du gouvernement, Valls avait laissé se répandre une fausse rumeur. Pendant trois ou quatre jours on a distillé l'illusion que le pays allait enfin entrer en voie de réforme. Le 27 août par exemple, le chef du gouvernement allait se faire applaudir à l'université du Medef. Il "aime les entreprises" avait-il proclamé. Et le lendemain, 28 août, on apprenait même que le nouveau ministre de l'Économie, Emmanuel Macron passerait pour "favorable à des dérogations" pour "les 35 heures".

    Un vent de libéralisme échevelé soufflait-il sur le petit monde de François Hollande ? Certains l'ont cru. D'autres persistent à le laisser entendre. Ainsi François Rebsamen, ministre du Travail imaginait encore ce 2 septembre de mieux contrôler la qualité de chômeurs effectifs des allocataires de l'Unedic.

    Tollé bien sûr : chacun sait, ou du moins dans une certaine gauche chacun fait semblant de le croire, que les faux chômeurs n'existent pas et ne nuisent pas à l'indemnisation des véritables demandeurs d'emploi.

    Parmi les réactions indignées de la gauche "frondeuse" relevons en une, au moins, qui ne semble dépourvue ni d'une pointe d'humour ni même d'une part de pertinence. Le camarade Dartigolles porte-parole du parti communiste rétorque à ce sujet : "Il faudrait contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi". Depuis 28 mois que l'on nous promet l'inversion de la courbe du chômage les dirigeants socialistes pourraient en effet faire preuve d'un peu de modestie.

    Reste que la cohérence gouvernementale figurait en tête des raisons invoquées le 25 août pour le départ des Montebourg, Hamon, Filipetti et Cuvillier.

    De quelle cohérence parle-t-on quand, au moment même où le ministre du Travail exprime son désir de mettre de l'ordre dans les prestations de l'Unedic, en améliorant les contrôles, le premier secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, juge que la déclaration de M. Rebsamen n'est "pas pertinente".

    Il est intéressant de remarquer que le premier mouvement du rédacteur du Monde était de noter que "la CGT accuse François Rebsamen de vouloir sanctionner les chômeurs." Tel est en effet le lien de l'article initialement posté à 12 h 34 probablement sous ce titre. Or curieusement dans la version mise à jour à 17 h 18 la mention de cette accusation par la CGT avait disparu, enfouie sous les critiques de Force ouvrière"abasourdie" et de la Confédération française démocratique du travail (CFDT)"atterrée".

    Qu'on se le dise en effet : ce n'est pas la partie "frondeuse" de la majorité qui récuse l'illusion réformiste, c'est le parti socialiste lui-même.

    Certains s'étonnent en effet, et à juste titre, de l'incohérence consistant à laisser Christiane Taubira, poids lourd du gouvernement, s'afficher aux côtés des "frondeurs"socialistes à La Rochelle.

    Comment ne pas éprouver de malaise en entendant le Cambadélis charger contre une déclaration de Madame Merkel, affirmant lui-même que "l'emploi du mot 'véritable' [à propos des réformes françaises] "n'est pas supportable". N'est-ce pas, pourtant, ses grotesques tirades anti-allemandes qui ont aggravé le sentiment du perte du sens des responsabilités par le Montebourg ?

    Car la chancelière n'a pas tenu exactement les propos qu'on lui prête, sur la base de traductions douteuses: elle s'interroge si wirklich (véritablement) le gouvernement français entend procéder à des réformes de structures. J'avoue me poser les mêmes questions et les zigzags de nos ministres ne me rassurent pas, — et mes doutes n'ont guère d'importance,— mais ils ne sont pas de nature non plus à rassurer, au-delà des bureaucraties patronales les investisseurs réels, tant étrangers que français, — ce qui est infiniment plus préoccupant.

    Car comment, dès lors, ne pas juger plus grave encore le revirement de Valls lui-même affirmant le 31 août, 4 jours après sa déclaration d'amour applaudie au MEDEF et 3 jours après les rumeurs autour d'une critique des 35 heures par le "jeune et brillant" Macron, que "les 35 heures ne seront pas remises en cause".

    Idem sur l'encadrement des loyers, projet qui aggrave et aggravera la pénurie de logements.

    Combien de temps encore les Français, intoxiqués par les médias, se laisseront prendre aux faux-semblants des communicants politiques ?

    Que faut-il retenir du boniment de Cambadélis à La Rochelle le 31 août ? Que vaut ce"nouveau progressisme" que lui et ses camarades affirment avoir substitué à leur ancien, très ancien, trotskisme.

    Certes, si le réseau de pouvoir strauss-kahnien de Jean-Christophe Cambadélis gère le parti socialiste avec le brio dont ces gens ont fait preuve à la tête de la MNEF, pour sûr, la crédibilité de ce gouvernement n'a pas de souci à se faire.

    JG Malliarakis 

    http://www.insolent.fr/2014/09/trois-reculades-en-une-semaine.html

  • 3000 Occidentaux parmi les islamistes en Syrie

    Fin mai, au moins 3000 Occidentaux avaient rejoint les islamistes qui combattent en Syrie, selon le Soufan group, un organisme de renseignement basé à New York.
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    La France est la plus «représentée» en nombre de tous les pays occidentaux. Elle compte 700 ressortissants sur place. Une estimation plus basse que celle des services du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, selon lesquels 900 Français étaient concernés à la mi-août. Vient ensuite la Grande Bretagne, avec 400 ressortissants actuellement en Syrie. Puis l’Allemagne (270 ressortissants), talonnée par les Belges, avec 250 ressortissants.jeunes

    Mais lorsqu’on regarde la proportion de combattants par rapport à la population de leurs pays d’origine, le classement est sensiblement différent :
    La Belgique arrive largement en tête, avec 22 ressortissants partis au djihad pour un million d’habitants.
    Le Danemark arrive en deuxième position, avec 17 ressortissants pour un million d’habitants.
    La France arrive en troisième position: on compte 11 Français partis en Syrie pour un million d’habitants.

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  • Sauver l'Etat, pas la République.

    La République est-elle en phase terminale ? M. Hollande pourra-t-il tenir ? Va-t-on vers la dissolution de l’Assemblée nationale ? La France peut-elle s’effondrer comme la Grèce ? Autant de questions que je ne cesse d’entendre depuis quelques jours, parfois sous la forme d’affirmations péremptoires, le point d’interrogation se transformant de plus en plus fréquemment en un point d’exclamation : au comptoir des cafés, dans la salle des professeurs, sur un bout de trottoir, dans une librairie encombrée où les clients demandent, d’une voix parfois forte, comme provocatrice, le livre de Mme Trierweiler, véritable succès – un peu ambigu et plutôt inattendu - de la rentrée littéraire 2014…

    Vivement que la fleur de lys flotte sur l’Elysée...

    Alors ? Je pense que nous vivons, en cette semaine et peut-être en celles qui vont suivre, un véritable emballement et que les Français « se lâchent » dans leurs réactions, comme pour surmonter ce terrible sentiment d’impuissance politique qui les mine et qui les fait de plus en plus douter de la Cinquième République elle-même au point d’en demander une « Sixième », cette dernière n’étant rien d’autre que le retour de la Quatrième, entre parlementarisme et partitocratie… En fait, nous y sommes déjà, comme me le faisait remarquer un collègue : « La Cinquième avec des hommes et des pratiques de la Quatrième »… Heureuse formule pour une réalité qui l’est beaucoup moins !

    Effectivement, le spectacle actuel rappelle les pires heures de la Quatrième, morte dans la douleur et le déshonneur faute d’avoir surmonté ses contradictions et ses propres principes quand il aurait fallu plus d’audace et de liberté face aux événements d’alors. Aujourd’hui, la monocratie, sinistre village Potemkine d’une autorité défaite par les hommes que le suffrage populaire avait appelé à les représenter, cache de moins en moins les ruines de la Chose publique, et le monocrate du moment, M. Hollande, semble inconscient de sa responsabilité dans cette désolation française qui ne peut que m’attrister, moi le royaliste soucieux de la pérennité et de l’indépendance d’un Etat que je juge nécessaire pour incarner celles de la nation elle-même.

    Je ne souhaite pas que l’Etat s’effondre car les conséquences en seraient d’abord terribles pour la France et ses habitants, et parce que je ne suis pas partisan de « la politique du pire qui est la pire des politiques » comme le disait avec justesse Charles Maurras, souvent incompris pour ce qui n’était pas frilosité mais, au contraire, souci politique de la France. Mais pour éviter cet effondrement, encore faudrait-il que nos gouvernants et ceux qui aspirent à le devenir prennent conscience que la France ne peut et ne doit plus être le jeu de leurs combinaisons et petits arrangements, et qu’ils retrouvent le sens de l’Etat, celui qui animait un Richelieu ou, même, un Talleyrand. En sont-ils capables ? Personnellement, j’en doute, au regard de leurs discours et attitudes, à droite comme à gauche… D’ailleurs, la droite vaut-elle et ferait-elle mieux que la gauche actuellement aux affaires (sans même penser au mauvais jeu de mots qu’un Cahuzac ou un Thévenoud pourraient susciter…) ? Là encore, je ne suis pas le seul à en douter, au regard des sondages des derniers jours et des déclarations embarrassées des ténors d’une UMP en déroute.[....]

    La suite sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sauver-l-Etat-pas-la-Republique

  • Sarkozy, ou le syndrome de Lampedusa

    Que Sarkozy revienne si cela lui chante. Il ne sera jamais qu’un rogaton de cette politique que les Français semblent rejeter en masse.

    « La première campagne présidentielle, on la fait toujours par envie et par désir. Pour un retour, le moteur, c’est le devoir [...]. » Ainsi parlait Nicolas Sarkozy dans un entretien confié à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, le 7 août dernier. Comme on connaît ses saints, on les honore, affirme un solide dicton populaire. Et un tel propos tenu par un politicien aussi roué que l’ancien tombeur de Pasqua à la mairie de Neuilly ne peut emporter la conviction ni, a fortiori, être un gage de confiance. Que l’on se souvienne (ce n’est pas si lointain) de certaines promesses présidentielles aux accents de matamore FN (« nettoyer » nos riantes banlieues, en l’occurrence), faisant presque passer le Menhir pour un tiède du Marais.

    Mais que l’on n’oublie surtout pas la véritable forfaiture démocratique de l’ancien président de la République consistant à contourner, par la voie parlementaire, le veto opposé le 29 mai 2005, ad referendum, par le peuple français au traité portant constitution pour l’Europe. Certes, le candidat non encore élu avait, à l’époque, annoncé son intention de remettre ce traité sur les rails. Une promesse présidentielle qui fut, elle, réalisée. À l’instar de celle du « mariage pour tous » soutenue par Hollande. Deux promesses tenues. Deux catastrophes. Deux dénis du peuple. [....]

    lire la suite

  • "Quand mon geôlier ne chantait pas, il torturait"

    Le journaliste du Point, Nicolas Hénin, prisonnier des jihadistes syriens pendant 10 mois, a reconnu un de ses geôliers en la personne de Mehdi Nemmouche, l'auteur de la tuerie du musée juif de Bruxelles en mai 2014. Il raconte que Nemmouche, qui était alors jihadiste de l'Etat islamique en Syrie, venaittorturer les prisonniers.

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    Le Monde diffuse la même information :

    "Mehdi Nemmouche aurait donc été sur les lieux de détention, en Syrie, des quatre journalistes français, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, enlevés en juin2013. Depuis leur remise en liberté, ces derniers sont régulièrement consultés par les services secrets français de la DGSI et de la DGSE. Selon certains témoins, Nemmouche n'aurait été qu'un exécutant de base de l'Etat islamique chargé par l'organisation de surveiller les otages occidentaux. Il aurait, néanmoins, fait montre d'une grande brutalité et commis des actes graves."

    Combien de Mehdi Nemmouche abritons-nous en France en attendant qu'ils passent à l'action ?

    Marie Bethanie

  • La République s’en prend aux administrateurs d’une page Facebook antiradars

    Tout ce qui menace la collecte de l’impôt est un danger pour la démocratie. C’est ainsi que « la justice » s’attaque à 15 personnes qui seront entendues devant le tribunal correctionnel pour s’être «soustraites à la constatation des infractions routières»… Du jamais vu !

    Lu sur20 Minutes: Chaque jour, des centaines de milliers d’automobilistes sont avertis de la présence du moindreradar de vitesseou képi sur Facebook, en toute impunité. Mais en Aveyron, le procureur s’attaquera à l’une de ces pages antiradars mardi à Rodez, lors d’un procès inédit.

    «Tu vois une camionnette bleue, unradar, des motards… viens le signaler». Se revendiquant comme «le seul groupe utile» sur Facebook, la page «qui te dit où est la police en Aveyron», comme elle s’appelle, compte plus de 10.000 membres. Créé en 2012, le groupe assure ne «nuire en aucun cas aux forces de l’ordre». Les messages sur des « »poulets » au rond-point…» y côtoient des «attention test alcoolémie» mais aussi des avertissements sur des bouchons ou des accidents.

    «Entre 600.000 et 800.000 membres sur Facebook»

    Les groupes du genre sont légion. Ils réunissent «entre 600.000 et 800.000 membres sur Facebook», assure l’avocat Rémy Josseaume, expert en droit automobile. Mais en Aveyron, le procureur de la République de Rodez, Yves Delpérié, en a fait son cheval de bataille. «Je suis réveillé toutes les nuits, car des gens se tuent sur la route. C’est lamentable que certains préviennent de l’installation des radars», expliquait-il récemment à la presse locale.

    Mardi à Rodez, 15 personnes seront ainsi entendues devant le tribunal correctionnel pour s’être «soustraites à la constatation des infractions routières». Huit prévenus sont également poursuivis pour «outrages» après avoir qualifié les gendarmes sur la page Facebook de noms d’oiseaux parfois peu amènes. «J’ai décidé de réprimer les gens qui cherchent à échapper à la loi», expliquait le procureur Delpérié.

    «Aide à la route»

    Sauf que pour Rémy Josseaume, avocat de neuf des prévenus, aucune loi n’est violée. Certes, l’article R 413-15 interdit les «détecteurs de radars» et prévoit une amende de 1.500 euros et un retrait de six points sur le permis. Mais, selon l’avocat, le groupe sur Facebook ne peut pas être assimilé à un «détecteur de radars».

    La réglementation avait fait frémir les vendeurs de boîtiers «d’aide à la route», comme le français Coyote, qui revendique 2,8 millions d’utilisateurs en Europe.Ces sociétés se reposent sur leurs membrespour mettre à jour le boîtier en signalant la présence de «zones de danger», un euphémisme dont Coyote avoue lui-même qu’il avertit d’une «zone d’accident connue comprenant ou non un radar fixe».

    http://www.contre-info.com/la-republique-sen-prend-aux-administrateurs-dune-page-facebook-antiradars#more-34369