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France et politique française - Page 4163

  • À quand la révolte des sans-dents ?

    Un jour viendra où les édentés se réveilleront et renverseront ce président indigne des fonctions qui lui ont été confiées. Le plus tôt sera le mieux.   

    Les historiens du futur se pencheront probablement avec délectation sur l’année 2014. Tout part à vau-l’eau. Les valeurs de la République, dont se paraient les socialistes, menacent de mourir et ils en sont, avec leurs prédécesseurs de « droite », les uniques responsables.

    Confessions et révélations fracassantes s’enchaînent à un rythme effréné. C’est à qui tirera le premier. Avant-hier Arnaud Montebourg, hier Cécile Duflot et aujourd’hui Valérie Trierweiler.

    L’amour adolescent du Président pour les actrices bourgeoises, plus jeunes et plus accortes que sa personne, n’est pas sans conséquences. Il a réveillé une furie en la personne de son ancienne compagne

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  • Hollande ou le retour à la cour de Louis XV

    C'est l'avis de l'historien Jacques de Saint-Victor dans le Figarovox/tribune, qui compare le déballage élyséen de Valérie Trierweiler à la cour de Louis XV. Quelques extraits :

    "[...] cette littérature douteuse n'est nullement une première dans notre histoire politique. Elle nous ramène à des temps plus anciens, ceux de l'Ancien Régime, où une certaine littérature de cour prospérait en évoquant les secrets d'alcôve. Ces «nouvelles à la main» et autres pamphlets encore plus intimes, voire pornographiques, circulaient sous le manteau et étaient le plus souvent écrits ou alimentés par des courtisans, y compris la famille royale elle-même. C'est en ce sens que ces «nouvelles à la main» ont quelques traits communs avec le livre de Mme Trierweiler. Mais elles allaient souvent beaucoup plus loin parce qu'elles multipliaient les révélations les plus scabreuses sur la vie sexuelle du souverain.

    [...] La chronique scandaleuse est un genre contestataire propre à la Cour, qui se transforme en objet politique par le biais d'un récit biographique parfois très intime. La seule question intéressante est celle de savoir quelles furent les conséquences politiques de telles révélations. Les historiens de la Révolution ont souvent tendance à penser que ces nouvelles et autres pamphlets contribuèrent à dégrader profondément l'image de la monarchie, facilitant ainsi le phénomène révolutionnaire en délégitimant la figure royale.

    [...] Toutefois, on peut quand même dire que personne ne sort totalement indemne de ces confidences blessantes. S'il est évident que Marie-Antoinette n'a jamais prononcé le dire célèbre, «s'ils n'ont pas de pain qu'ils mangent de la brioche» (le propos, d'abord rapporté en France par Rousseau, fut attribué, dans une nouvelle à la main, la Correspondance secrète de 1788, à la duchesse du Maine), il n'en demeure pas moins que ces calomnies frappent les esprits. Il est fort probable que l'anecdote sur les «sans-dents» aura le même effet délétère, même si les révélations de notre moderne République ne sont pas encore, heureusement, au niveau de bassesse de nos anciennes pratiques curiales. Mais elles s'en rapprochent de plus en plus dangereusement. Avec la «peopolisation», c'est un signe de plus de la décrépitude de nos mœurs politiques actuelles." 

    Marie Bethanie

  • Professions réglementées : pourquoi il faut préserver le système notarial français

    Le gouvernement de Manuel Valls compte bien s’attaquer à la question épineuse de la réforme des professions réglementée. Hervé Jay, notaire, explique pourquoi il ne faut pas abandonner le système notarial français.

    Les anglo-saxons, bien aidés par les Commissaires et fonctionnaires européens, souhaitent que s’opère une unification des systèmes juridiques de l’atlantique Nord, laquelle ne peut selon eux s’effectuer que par une soumission à leurs propres normes et l’abandon du système notariat français et ultérieurement, de la langue française.

    Avant de coopérer à un nouvel abandon de notre souveraineté, nos décideurs devraient saisir l’esprit qui anime ces opposants au principe législatif.

    Dans un excellent ouvrage de M. Jean-Marc Daniel intitulé Ricardo reviens !, ils sont restés Keynésiens, François Bourin Editeur 2012, l’auteur analyse très justement : "Il y a le constat que les Etats-Unis sont passé d’une économie de création de richesse à une économie de prédation par la chicane. Comme le souligne l’actuel président américain, l’ingénieur qui fut le personnage de référence au début du XXème siècle a été remplacé par le lawyer, l’avocat.

    Le surdéveloppement du juridisme est devenu un moyen pour une partie de la population américaine d’accaparer le fruit du travail productif de l’autre partie. Aux Etats-Unis, le droit a cessé d’être un instrument d’apaisement pour devenir une arme de combat dans la redistribution des richesses. Les procès s’enchaînent, où sous des prétextes divers et variés, chaque plaideur cherche à s’attribuer une partie du revenu d’autres acteurs économiques. Le droit est devenu une composante des transferts sociaux, la chicane un mode de répartition des revenus."

    "Quant au monde anglo-saxon, il (O.Spengler) le décrivait comme l’héritier de l’esprit de rapine des Vikings, qui par vagues successives, furent les vrais fondateurs de l’Angleterre. Il opposait déjà, comme c’est devenu assez courant de nos jours, dans les écrits sur le rôle du droit, le droit continental européen issu du Code justinien, fait de rigueur et de respect des grands principes, au droit de Comon Law, le droit du partage, le droit du compromis, le droit de la chicane anglaise dont le but est de répartir le butin acquis dans le pillage des organisé des peuples voisins. [....]

    La suite sur L’Express.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Professions-reglementees-pourquoi

  • Rassemblement pour un Mouvement de Remigration - 21 Septembre à Paris

     
    Rassemblement pour un Mouvement de Remigration - 21 Septembre à Paris fromRMR on Vimeo.

  • A Fréjus, des cadres du Front national reviennent aux fondamentaux identitaires

    Lors de l’Université d’été 2014 du Front national de la jeunesse qui s’est déroulé les 6 et 7 septembre à Fréjus, plusieurs cadres du Front national ont adopté un discours identitaire. Ainsi, Aymeric Chauprade, Nicolas Bay et Julien Rochedy ont dénoncé l’immigration massive, le Grand Remplacement ou l’islamisation de la France. On pourrait même y déceler un début d’intérêt pour la remigration.

     

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    http://fr.novopress.info/174516/a-frejus-des-cadres-du-front-national-reviennent-aux-fondamentaux-identitaires/

     

  • Les manoeuvres de Nicolas Sarkozy

    La Lettre de l'Expansion nous informe que nous ne sommes pas sortis de la politique politicienne (cliquer pour agrandir) :

    AS

    Michel Janva

  • Libération d’Esteban Morillo

    Une libération qui intervient deux mois et demi après celle de Samuel Dufour, un autre suspect. Esteban Morillo, principal suspect dans la mort du gauchiste à particule Clément Méric de Bellefon, le 5 juin 2013 à Paris lors d’une rixe entre « natios » et « antifascistes », Esteban Morillo a été remis en liberté mardi par la cour d’appel de Paris. Il reste mis en examen pour “violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner” et sera soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdit notamment de quitter son département de résidence. Depuis un an, ses avocats avaient plusieurs fois demandé, en vain, sa remise en liberté.

    Impossible de résumer cette affaire dans le cadre de ce kiosque. On pourra en lire un exposé factuel et complet sur Wikipédia. Il en ressort que les « antifas » ont délibérément provoqué les « natios », avec la claire volonté d’en découdre. Une vidéo découverte quelques jours après les faits, mais pour l’instant non publique [pourquoi ? ], montrerait même Méric de Bellefon agressant Esteban par derrière, ce dernier ne faisant que se défendre. Cette affaire a été l’occasion pour le pouvoir socialiste de dissoudre plusieurs mouvements de la mouvance nationaliste.

    Mais naturellement, pas touche aux mouvements d’extrême gauche, que le régime socialiste utilise volontiers comme réserves de tontons macoutes… Dès le lendemain, 6 juin, Manuel Valls, à l’époque ministre de l’intérieur, exprimait sa « totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l’extrême droite ». Pour le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon « la violence sauvage qui a assassiné Clément Méric n’est pas fortuite » et met en cause « une culture méthodiquement inculquée et entretenue par des groupes d’extrême droite » liés, selon lui, au Front national. Quant au Premier ministre Jean-Marc Ayrault il déclarait vouloir « tailler en pièces les groupes d’extrême droite », mais, ajoutait-il, « de façon démocratique » !

     

    Quand même, quand même… Le Conseil des ministres du 10 juillet 2013 prononce la dissolution de Troisième Voie et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, les JNR, ainsi que de l’association Envie de rêver, au motif que « ces trois entités propagent une idéologie incitant à la haine et à la discrimination envers les personnes à raison de leur non-appartenance à la nation française et de leur qualité d’immigrés » Le 24 juillet 2013, à l’issue du Conseil des ministres, Valls annonce également la dissolution de L’Œuvre française. Un an plus tard, le 30 juillet dernier, le Conseil d’État valide la dissolution des JNR et de Troisième Voie, mais ne retient pas le motif d’incitation à la haine invoqué par le décret du gouvernement. Quant à la dissolution de l’association Envie de rêver, elle est jugée illégale et est annulée, l’État étant condamné à lui verser 2 000 euros au titre de ses frais de justice. Superbe opération de diversion, donc, mais qui a fait flop…

    A force de proclamer urbi et orbi que les méchants skinheads ou encore les Dieudonné, Soral, Varg Viekernes, mettent « la République en danger », le pouvoir socialiste a fini par se couvrir de ridicule. Les faits sont têtus, disait Lénine. Les Français jugent l’action du gouvernement non sur ces pitoyables moulinets, mais sur sa capacité à juguler la crise qui frappe le pays. Or là, le constat est sans appel. Depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République, plus de 500 000 chômeurs supplémentaires ont été recensés et les Français ont fini par comprendre que le pouvoir n’était pas en mesure de faire face à la dégradation accélérée de la situation économique du pays. Pour l’exécutif, c’est la descente aux enfers selon le dernier baromètre du Figaro Magazine — TNS Sofres, publié jeudi. Les Français qui lui font encore « tout à fait confiance » ne sont plus que 1 % ! Record absolu d’impopularité : aucun président de la 5ème République n’était tombé aussi bas.

    http://fr.novopress.info/174442/liberation-desteban-morillo/

  • Décès de la géostratégie française

    Entretien avec Richard Labévière

    Ex: http://zejournal.mobi

    La France renonce de plus en plus à ce qu’a fait les grandes heures de sa gloire militaire et diplomatique, à savoir une politique équilibrée et indépendante ? Entraînée dans l’orbite des décisions étrangères à ses propres intérêts, elle vit les heures les plus sombres de son histoire millénaire. 

    On serait presque tenté de dire : La Grandeur de la France n’est plus ! A plus forte raison cela concerne la région du Proche et Moyen-Orient. Spécialiste de la problématique, expert militaire chevronné et patriote par ses convictions, Richard Labévière nous a fait l’immense honneur de décortiquer les tenants et les aboutissants des affaires épineuses du wahhabisme et présence américaine dans la région de la Syrie.

    Voix de la Russie. Que pensez-vous de l’éventuel retour des wahhabites ? Vous avez rédigé un article sur l’Etat islamique et le renseignement américain… Pourriez-vous nous expliquer de quoi il retourne ?

    Richard Labévière. L’usage de l’islamisme politique radical et de l’islamisme armé est une vieille histoire qui commence avec la signature du Pacte de Quincy entre le Président Roosevelt qui rentre de la Conférence de Yalta en 1945 et le roi Ibn Séoud. Il s’agit du premier accord « pétrole contre la sécurité »… Comme ça les Américains avaient le feu vert pour exploiter la plus grande réserve d’hydrocarbures du monde contre le f ait qu’ils protégeraient la politique de la dynastie séoudienne y compris sa diplomatie en direction de la plupart de pays arabo-musulmans dans leur volonté d’hégémonie du monde arabo-musulman.

    Donc les Américains ont commencé effectivement par soutenir la monarchie saoudienne et l’idéologie wahhabite… A la clé de cette posture l’utilisation, dès le milieu des années 50, de la confrérie égyptienne des Frères musulmans financés par l’Arabie Saoudite. Mais à l’instant où Nasser rompt avec les Etats-Unis sur l’affaire du barrage d’Assouan, et se tourne vers l’URSS (et il soutient peu ou prou le nationalisme arabe), les services américains vont beaucoup utiliser les Frères musulmans. Et les Frères Musulmans seront choyés par les administrations successives démocrates et républicaines, et pour une bonne raison ! Parce que là où vous avez les Frères Musulmans, vous n’avez pas de syndicat ni parti communiste ! Pas de parti nationaliste ! Et les gens font l’aller-retour entre la mosquée et le Mac Donald ! Donc les Frères Musulmans sont les vecteurs de libéralisme économique, versus Washington ! On l’a vu avec le déclenchement des révolutions arabes : une thèse de l’effondrement du régime autoritaire qui était jusqu’à maintenant soutenue par les Etats-Unis et dont, pensaient les Américains, l’alternative sera justement les Frères Musulmans.

    Malheureusement, les Frères Musulmans au pouvoir en Egypte et en Tunisie n’ont pas su gérer l’économie, et, un an après l’arrivée au pouvoir de Morsi en Egypte, il y avait 30 Millions d’Egyptiens dans la rue !

    Il fallait autre chose ! Et l’administration américaine qui réellement a tourné la page d’Al-Qaïda et de Ben-Laden, exécute ce dernier au Pakistan, en mai 2011, pour éviter une convergence entre ces malmenées révolutions arabes et la mouvance Al-Qaïda pour essayer de tourner cette page d’Al-Qaïda. Les relations de Ben-Laden avaient été beaucoup utilisées contre l’Armée soviétique en Afghanistan…Et après la fin de la Guerre Froide les services américains avaient continué à instrumentaliser cette nébuleuse Al-Qaïda un peu partout dans le monde : en Tchétchénie, en Bosnie, en Afghanistan, en Chine…

    A un moment donné l’administration Obama veut tourner la page. Et c’est pour ça qu’ils vont essayer de syphonner le djihadisme global pour favoriser la formation des djihadistes locaux prétendant à gérer les territoires ou constituer des Etats. Et c’est comme ça que durant l’hiver 2012-2013 les services américains vont favoriser l’émergence de DAISH, de l’Etat Islamique de l’Iraq et du Levant qui va prendre Môssoul le 9 juin dernier.

    Et donc les services américains avaient signalé à plusieurs reprises qu’il fallait soutenir ces djihadistes locaux contre les djihadistes globaux d’Al-Qaïda pour en finir avec Al-Qaïda !

    Malheureusement, nouvelle déconvenue américaine : des djihadistes locaux vont s’avérer absolument ingérables… Et ils se mettent à menacer l’ensemble de la région ! En juin dernier ils se sont constitués en Califat. Donc la signification politique du Califat, c’est qu’ils prétendent avoir un droit de regard sur la gestion de la communauté musulmane comme la Mecque ou Médine. Et là on a un raidissement des monarchies wahhabites qui prennent peur ! Et c’est seulement à ce moment-là que l’administration américaine envisage les bombardements sur les djihadistes dans le Kurdistan, en Iraq, voire en Syrie…

    Donc là on assiste à un fabuleux retournement et à un nouveau revers de l’improvisation politique et diplomatique au Proche-Orient qui dure depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale ! Tout ça nous ramène à une très vieille histoire qui est le financement et le soutien logistique de ces mouvements islamiques de sunnisme radical financés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats et le Koweït et avec l’aval des services pakistanais, de l’Afghanistan sans parler de la bienveillance des services américains qui se sont toujours trompés sur cette mouvance qui a toujours créé des effets néfastes aussi bien pour les intérêts arabes qu’américains sinon russes pour tout la région du Proche et Moyen Orient !

    VDLR. Et la France là-dedans ? Y a-t-il quelque chose à craindre pour la France ?

    Richard Labévière. Malheureusement pour mon pays, la décadence a commencé avec le deuxième mandat de Chirac et la résolution 2539 en septembre 2004 où la France a eu son sursaut gaullien, à l’occasion du discours du 14 février 2003 au Conseil de Sécurité condamnant la deuxième Guerre d’Iraq. Les Américains nous ont fait payer très cher ce geste dans toutes les enceintes internationales et dans tous les hauts-lieux de l’économie importants ! Et on a fini par prêter allégeance aux Etats-Unis avec cette résolution dont l’effet était absolument désastreux ! Il s’agissait du retrait syrien du Liban avec le résultat que l’on connaît et le désarmement du Hezbollah… Cela a été inséré dans un cadre plus large : à savoir une Conférence Globale pour traiter l’épicentre de ces crises… Malheureusement, quand vous tronçonnez le Proche et Moyen Orient, vous donnez ra ison à l’agenda américano-israélien… Chirac a commencé à le faire. Sarkozy s’est totalement aligné. La politique et la diplomatie françaises étaient beaucoup par trop pro-arabes et qu’il fallait rééquilibrer à la faveur de l’Etat d’Israël. Sarkozy a réintégré la France au commandement intégré de l’OTAN… Et on pensait qu’avec François Hollande les choses seraient un peu différentes et qu’on reviendrait à une certaine vision gaulliste. Malheureusement, il n’en a rien été ! Et François Hollande avec Laurent Fabius ont fait pire que Nicolas Sarkozy dans l’alignement sur la position américano-israélienne ! Maintenant on peut considérer que pratiquement il n’y a plus de diplomatie française pour le monde arabe ! La France prend systématiquement parti pour Israël ! On l’a vu lors de la dernière opération de Gaza. Elle prend aussi systématiquement parti contre l’Iran et contre la négociation américano-iranienne. Lorsque Barak Obama a déclenché les bombardements sur la Syrie à propos des armements chimiques dont on sait aujourd’hui qu’ils étaient aussi utilisés par l’Alliance sunnite, la France n’a pas réagi ! Ainsi on voit que l’on a une politique française qui s’appuie principalement sur l’Arabie Saoudite maintenant dans le monde arabe… Pourquoi ? Espérant peut-être signer des contrats importants avec l’Arabie Saoudite. Cela me semble une vision politique de courte vue et cela finira par un isolement diplomatique de la France, sinon la fin de la diplomatie française dans le monde arabe au Proche et Moyen-Orient !

    Commentaire. Les arabes en veulent à la France et ils ont raison quelque peu. Même pendant la période Vichy il restait un peu de dignité au régime qui se disait défenseur du pays et de sa population. A l’heure qu’il est, toutes les décisions de la diplomatie française sont écrites et prises à Washington. Quelle honte ! 

    - Source : Alexandre Artamonov

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/09/05/deces-de-la-geostrategie-francaise.html

  • Convaincre, gagner, ne rien lâcher

    Un certain de nombre de médias et de personnalités du PS sont tombés à bras raccourci sur le magazine Valeurs actuelles au sujet du sondage publié la semaine dernière dans ses colonnes donnant Marine à égalité face à M. Hollande au second tour de la présidentielle…mais indiquant aussi que le président sortant serait battu au premier dans tous les cas de figure. Il serait  devancé à la fois par la présidente du FN et par le candidat de l’UMP (Fillon, Juppé ou Sarkozy). Or  le sondage Ifop, non contesté celui là, réalisé pour Le Figaro les 3 et 4 septembre indique pareillement  que « Marine le Pen serait en tête au premier tour en 2017. Largement, dans tous les cas de figure et quel que soit son adversaire à droite », avec un score oscillant entre 28% et 32%. En déplacement cette fin de semaine à Bologne en Italie pour un rassemblement de la « gauche européenne », Manuel Valls n’a pas caché son inquiétude: « En France, l’extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir (…). Ce sont les plus faibles qui seraient les premiers à en souffrir. Et ce serait aussi un coup terrible, peut-être fatal, porté à l’Europe. »

     Selon ce même sondage Ifop,  au deuxième tour, c’est une première, la présidente du Front National battrait même François Hollande (54% contre 46%). Pour autant, Marine serait battue au second face au candidat de l’UMP, quel qu’il soit.  » C’est Juppé qui l’emporterait le plus largement face à la présidente du FN, avec 64 % contre 36 %. Derrière lui, Sarkozyl’emporterait de 20 points (60 % contre 40 %). Puis Fillon, avec 57 % contre 43 % ».

     Yves de Kerdrel, patron de Valeurs actuelles a tenu cependant a faire son mea culpa, relayé notamment par le site de L’Express. Non pas au sujet du sondage présenté dans son magazine mais de sa Une consacrée à Najat Vallaud-Belkacem, intitulée « »L’ayatollah. Une marocaine musulmane à l’Education nationale ». Se disant « chagriné »  par l’assimilation de son magazine avec Minute, M. de Kerdrel a pris grand soin de détailler ses titres de respectabilité. Il a rappelé qu’il était en terrain connu avec  Mme Vallaud-Belkacem, « aussi française que moi », au motif qu’ils étaient tous deux membres d’un influent lobby anglo-saxon, bien représenté également dans l’actuel gouvernement, à savoir la « French American Foundation, Young leaders « .

    « Nous avons effectué ensemble (avec Mme Vallaud-Blekacem , NDLR)  des voyages aux Etats-Unis, j’ai appris à la connaître. Depuis, je la respecte et il s’agit d’une des rares ministres de ce gouvernement à avoir déjà dîné chez moi et avec qui j’ai des relations personnelles. A l’époque de la campagne de 2007, nous organisions chaque mois de discrets déjeuners entre membres du programme Young leaders : dans des salons privés de restaurants parisiens, NKM, Najat, Louis Dreyfus (président du directoire du quotidienLe Monde) et moi-même avions de passionnantes discussions. Je ne lui fais aucun procès en inconséquence. J’ai souvent défendu Najat auprès d’Emmanuel Macron, que j’ai connu au moment où nous faisions tous deux partie de la commission Attali, arguant auprès de lui qu’il s’agissait d’une femme structurée, dotée d’un tropisme libéral réel «  (sic).

    Défense d’autant plus audible par  Emmanuel Macron ajouterons nous,  que ce   membre de Bildelberg est aussi passé par la  French American Foundation, Young leaders comme le monde est petit ! « Nos » élites  se retrouvent il est vrai  d’accord sur l’essentiel , selon des tactiques et au sein d’écuries diverses, à savoir empêcher l’arrivée au pouvoir du Mouvement national.

     Cette peur du FN qui régne au sein du  microcosme, qui n’est autre que la peur d’un  peuple français recouvrant sa souveraineté, s’appuie sur des données tangibles.

    Ce sont en  effet désormais des  catégories jusqu’alors rétives au vote national qui franchissent le Rubicon. Cela est vrai, nous le savons, avec notamment la nette progression du vote FN chez les fonctionnaires, les retraités, les femmes,  les catholiques pratiquants.

    Cela serait aussi perceptible chez les « 260.000 électeurs » Français de confession et/ou d’origine juive, « moins de 1% de la population », selon l’enquête de l’ institut Ifop présenté par Jérôme Fourquet sur le site Atlantico le 3 septembre. Si cette étude souligne une désaffection pour la gauche que l’électorat juif soutenait majoritairement dans les années 1970 et 1980, l’Ifop enregistre désormais un « survote en faveur de la droite parlementaire » qui « constitue une vraie singularité de l’électorat juif, quelle que soit la catégorie sociale considérée au sein de cet électorat ».

     En decembre 2011, nous nous en faisions l’écho sur ce blogue, Richard  Abitbol de laConfédération des Juifs de France et Amis d’Israël, indiquait que si  « en 1981 (les juifs et/ou binationaux Franco-israéliens) ont voté à 75% pour François Mitterrand contre Giscard d’Estaing », « en 2007, ils furent plus de 80% à préférer Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal ». M. Abitbol estimait aussi  que « le Parti Socialiste, à l’origine très pro-israélien, a pris ses distances pour arriver à des positions très proches d’une certaine radicalité anti-israélienne. Cela était d’autant plus facile que c’était un sentiment largement répandu dans la société française. »

    Il en voulait pour preuve   «la décision de désinvestir trois députés socialistes d’origine juive (…) au profit d’antisionistes notoires (…). Sur quatre députés parisiens d’origine juive , trois sont destitués! En Île de France, c’est cinq députés d’origine juive qui cèdent leur place à des Verts. » M Abitbol y voyait la persistance de l’influence néfaste de Pascal Boniface, une volonté clientéliste  de conserver le vote des banlieues musulmanes.

    Si en France l’électorat  arabo-musulman et bi-national est en effet l’objet de bien des convoitises -Le Point estimait en avril dernier à environ 815 000 le nombre des binationaux algériens- Richard Abitbol pointait également l’importance du vote des binationaux franco-israéliens. « (Ils sont) 200 000 disait-il, à faire la queue devant les consulats lors de chaque présidentielle , il y a une sensibilisation particulière à la politique étrangère de la France et cela se traduit, très nettement, dans les urnes! « .

    Mais la nouveauté mise en avant par  l’ étude de l’Ifop présenté par M. Fourquet   est le fait que « Marine Le Pen a obtenu 13,5% des voix chez les Français de confession juive en 2012 (son score global fut de 18%), alors que son père Jean-Marie, candidat en 2007, n’avait recueilli que 4,4% (contre 10,6% à l’échelle du pays) ».

    Selon ce politologie, cela s’expliquerait « par la stratégie de dédiabolisation menée par le parti, l’absence de références douteuses relatives à la Shoah dans les discours de Marine Le Pen, et surtout par l’inquiétude grandissante d’une partie de la communauté juive face à la montée de l’antisémitisme islamique, vis-à-vis duquel le FN se présente comme un rempart« .

    Toutes les familles politiques étant représentées dans l’électorat juif, il faut parler non « d’un unique vote juif » mais « plutôt des votes juifs« , considère aussi l’Ifop… Il est ainsi bien connu, et Libération le relevait déjà à l’occasion  des  élections présidentielle et municipales de 1995, qu’il existe de longue date un vote important des électeurs juifs dans le sud-est de la France en faveur de Jean-Marie Le Pen.

    La babélisation accélérée de la France et les problèmes qu’elle génère ont à l’évidence contribué à légitimer les analyses et les avertissements du Front National aux yeux de tous les Français. La journaliste-essayiste Elisabeth Lévy en convenait implicitement en novembre 2011 lorsqu’elle expliquait aux dirigeants communautaires juifs, (faussement)  autoproclamés « représentatifs« , qu’il n’existe pas de « onzième commandement »  qui interdirait à un juif comme à n’importe quel autre Français, de voter FN ».

     Le 5 septembre, interrogée  sur le site du  Figaro, l’historienne « spécialiste de l’extrême droite et du révisionnisme » Valérie Igounet , évoquant le sondage  Ifop sur la présidentielle  que nous présentions au début de cet article et celui sur  » le vote juif  »  estimait que  » le fameux plafond de verre qui empêchait le Front national de devenir un parti majoritaire est en train de sérieusement se fissurer ».

      » Le FN s’adapte à d’autres champs politiques et notamment à la gauche. Aujourd’hui à l’intérieur, comme à l’extérieur, il est en train de réaliser sa mue  » mais « l’offre politique (frontiste) , elle, est toujours la même bien qu’elle se soit adaptée au contexte. Mais son apparence est plus respectable » (sic).

     « L’échec de François Hollande et la droite en capilotade ouvre objectivement un boulevard au FN note encore Mme Igounet qui, questionnée  sur le point de savoir siGianfranco Fini,  » homme politique italien qui a commencé au MSI pour finir vice-premier ministre » est  » le modèle » de Marine, répond très justement par la négative.

    « Le MSI et le FN ont une histoire commune , dont leur logo, la flamme tricolore « indique-t-elle. « Nul ne sait ce qu’il y a dans la tête de Marine Le Pen mais ceux qui observent son parti pensent évidemment au MSI devenu parti de gouvernement sous le nom d’AllianceNationale. Mais Marine Le Pen, il me semble n’a pas de modèle. Son seul modèle, c’est le sien ».

    Répétons le en effet ici, Bruno Gollnisch l’a souvent précisé, le combat opiniâtre du Mouvement  national, les sacrifices consentis par nos militants,  par notre famille politique au service de la France et  des Français d’abord,  ne visent pas à obtenir le pouvoir pour le pouvoir,  des honneurs, un strapontin, un maroquin ici ou là , mais  à mener nos idées à la tête de l’Etat.

    Gianfranco Fini une fois au pouvoir est devenu atlantiste, s’est rallié au Nouvel ordre mondial.  Il a  demandé  pardon pour des crimes qu’il n’a pas commis, accepte désormaisl’immigration invasion, a prôné la régularisation des clandestins,  s’est prononcé pour ledroit de vote des immigrés et vanté, comme il l’a déclaré en mars 2009, les vertus de  la société multiethnique et multi-religieuse!

    Alors non, définitivement  non, ce n’est pas le chemin qui sera emprunté par le Front National puisque nous n’entendons pas arriver aux plus hautes responsabilités   pour y renier nos idéaux,  nos valeurs et  notre programme.

    http://gollnisch.com/2014/09/08/lundi-2/