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géopolitique - Page 3

  • Ces quatre guerres qui se livrent sous nos yeux

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    En 2006, Warren Buffet avait osé cette provocation : « C’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter. » Il confirma cette victoire après la crise. En fait, la guerre se poursuit, ou plutôt les guerres se développent. Ce n’est pas seulement celle qui oppose la classe supérieure mondialisée, ce 1 % qui, selon OXFAM, avait capté, en 2017, 82 % de la richesse mondiale au reste de l’humanité, dont il faut dire que la pauvreté régresse, mais moins vite que la richesse des milliardaires n’augmente. Pour cette oligarchie planétaire qui se réunit à Davos, les frontières n’existent guère et il faudrait, d’ailleurs, qu’il n’en existe que le moins possible, tant la circulation des capitaux, des biens et des personnes joue un rôle positif dans la croissance des profits. Beaucoup songent à un gouvernement mondial qui régulerait le marché pour éviter les crises.

    La seconde guerre est justement celle des frontières, notamment celles des États-nations anciens qui veulent sauvegarder leur souveraineté et leur identité. L’Europe vieillissante, usée par les conflits mondiaux dont elle a été le centre, voit son importance économique reculer, son industrie dépassée et sa population changer. Son destin est-il de ne devenir qu’une péninsule de l’Asie, n’inventant plus guère, peuplée de consommateurs achetant les produits de la planète entière avec de l’argent de moins en moins issu du travail, de la production et des exportations, vendant ses entreprises au plus offrant et comptant sur l’immigration pour se renouveler et préserver son économie grâce à la modération des salaires ? Cette hypothèse ne gêne guère l’oligarchie mondiale, ni ses proconsuls au pouvoir, comme le Président français. Elle révolte une partie grandissante des peuples, ceux dont le destin et celui de leurs enfants sont liés à la nation dont ils sont les héritiers, et qui sont de plus en plus conscients du déclin, de la décadence et du risque de disparition. Les États-Unis ou l’Australie, ces colonies européennes, font preuve désormais de vigilance sur la protection de leurs frontières et la limitation d’une immigration qui les a pourtant fait naître. Cette guerre des frontières est, cependant, avant tout une guerre civile. Le cosmopolitisme des milliardaires, assez compréhensible, trouve dans le microcosme politique, médiatique et judiciaire des collaborateurs aussi zélés que totalement aveugles sur le long terme. Tous les moyens sont bons pour que les partisans de l’identité et de la souveraineté, les démocrates qui parlent au nom du peuple, soient écartés du pouvoir pour « populisme » – un mot révélateur ! Salvini trouve, en face de lui, la coalition des ennemis d’hier. Boris Johnson se voit accuser de trahir la démocratie alors qu’il essaie de mettre en œuvre la volonté exprimée par une majorité lors d’un référendum. Une étonnante « légitimité » est à l’œuvre derrière ces manœuvres : il n’y a qu’une voie et, comme par hasard, c’est celle qui correspond aux vœux de l’oligarchie mondialiste.

    Mais il y a une troisième guerre, qui est celle du G20 contre le G7, celle de l’avenir contre le passé, des puissances émergentes contre le vieil Occident. Ce n’est pas très malin d’avoir rejeté la Russie parmi les adversaires de l’Occident. La Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie sont en train de dépasser les nations occidentales, les unes après les autres. Elles possèdent la puissance économique, acquièrent peu à peu la force militaire et aspirent à se voir reconnaître à leur niveau. La dernière réunion du G7 appartenait au passé et n’était plus qu’une apparence nostalgique privée de tout futur. On aurait tort de négliger la réponse de Bolsonaro à Macron dénonçant son colonialisme : c’était, malheureusement, le bon angle d’attaque.

    Enfin, il y a une guerre dont on s’efforce de parler moins en voyant derrière chaque terroriste islamique un déséquilibré. Elle a disparu des écrans, mais elle s’amplifie aux frontières des quartiers sensibles de plus en plus nombreux dans notre pays, très loin de Davos, d’Abou Dabi ou des îles Caïmans.

    Christian Vanneste

    https://www.bvoltaire.fr/ces-4-guerres-qui-se-livrent-sous-nos-yeux/

  • George Soros : pourquoi le milliardaire est-il un croque-mitaine pour la droite ?

    C’est un philanthrope juif multimilliardaire qui a distribué 32 milliards de dollars. Pourquoi la droite dure, de l’Amérique à l’Australie et de la Hongrie au Honduras, croit-elle que George Soros est au cœur d’une conspiration mondiale, s’interroge Mike Rudin de la BBC.

    […] Comment George Soros en est-il venu à être considéré par tant de gens comme le cerveau maléfique au cœur d’une conspiration mondiale ?

    Au Royaume-Uni, Soros est connu comme « l’homme qui a cassé la Banque d’Angleterre » en 1992. Avec d’autres spéculateurs sur les devises, il a emprunté des livres sterling, puis les a vendues, ce qui a contribué à faire baisser le prix de la livre sterling sur les marchés des devises et a finalement forcé le Royaume-Uni à se retirer du mécanisme de taux de change européen. Ce faisant, il a gagné 1 milliard de dollars.

    L’émigré hongrois, qui a survécu à l’Holocauste et fui les communistes, aurait gagné au total environ 44 milliards de dollars grâce à la spéculation financière. Et il a utilisé sa fortune pour financer des milliers de projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, des droits de l’homme et de la démocratie.

    Fondées en 1979, ses Fondations Open Society sont aujourd’hui présentes dans plus de 120 pays à travers le monde. Mais cette audacieuse philanthropie en faveur de causes libérales et démocratiques a fait de lui le croque-mitaine de la droite.

    Les premières théories de la conspiration au sujet de George Soros sont apparues au début des années 1990, mais elles ont vraiment gagné du terrain après qu’il eut condamné la guerre en Irak en 2003 et commencé à donner des millions de dollars au Parti démocratique américain. Depuis lors, les commentateurs et les politiciens de droite américains s’en sont pris à lui avec de plus en plus de fureur et de vitriol, et souvent avec peu d’intérêt pour les faits.

    Mais c’est la victoire électorale de Donald Trump qui a porté les attaques contre Soros à un niveau nouveau et dangereux. […] Pour sa part, le président Trump a retweeté une vidéo qui prétendait montrer de l’argent liquide distribué à la population du Honduras pour « prendre d’assaut la frontière américaine« , avec la suggestion selon laquelle l’argent pourrait venir de Soros.

    Lorsqu’on lui a demandé à l’extérieur de la Maison-Blanche si Soros finançait la caravane des migrants, il a répondu : « Ça ne me surprendrait pas. Beaucoup de gens disent que oui. »

    Cindy Jerezano, qui a voyagé avec la caravane de sa maison au Honduras aux États-Unis, m’a dit qu’on ne lui avait pas offert d’argent et qu’elle avait pris la décision de parcourir près de 3 000 milles pour se rendre à San Diego.

    Cindy a été soutenue, à son arrivée aux États-Unis, par les Catholic Charities du diocèse de San Diego. Nadine Toppozada, directrice des services aux réfugiés et aux immigrants de l’association, a expliqué que leurs avocats avaient interrogé les demandeurs d’asile de manière très détaillée, mais n’avaient jamais entendu parler de Soros. Ils n’avaient pas non plus vu de preuves de l’implication de Soros.

    De plus, la vidéo que le président Trump a retweettée s’est rapidement révélée imparfaite.

    En l’espace de quelques heures, les journalistes ont découvert que les images n’avaient pas été filmées au Honduras, comme on le prétendait à l’origine, mais dans le pays voisin, le Guatemala, et qu’en regardant de plus près le clip, ils ont découvert qu’au moins un des travailleurs humanitaires présumés était armé.

    La caravane des migrants a été filmée tout au long de son voyage. Les organisations caritatives locales ont été vues en train d’aider les migrants. Mais il n’y a aucune preuve de financement de Soros, à aucun moment.

    […] La diffamation contre George Soros s’est étendue bien au-delà des États-Unis, en Arménie, en Australie, au Honduras, aux Philippines, en Russie et dans de nombreux autres pays.

    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Soros d’être au cœur d’une conspiration juive visant à « diviser » et « briser » la Turquie et les autres nations.

    En Italie, l’ancien vice-premier ministre Matteo Salvini l’a accusé de vouloir remplir le pays de migrants parce qu' »il aime les esclaves ».

    Le chef du parti britannique Brexit, Nigel Farage, a affirmé que Soros  » encourage activement les gens… à inonder l’Europe  » et  » est à bien des égards le plus grand danger pour tout le monde occidental « .

    Mais un pays, et un gouvernement, est allé plus loin que tout autre pour attaquer Soros. C’est là qu’il est né, en Hongrie, où il a dépensé des centaines de millions de dollars pour financer des repas scolaires gratuits, des projets relatifs aux droits de l’homme et même une nouvelle université.

    Le Premier ministre Viktor Orban et son gouvernement nationaliste populiste prétendent que Soros a un complot secret pour inonder la Hongrie de migrants et détruire leur nation. Leonard Benardo, vice-président de l’Open Society Foundations, proteste qu’il s’agit d’un mensonge éhonté : « L’allégation est fausse. Ni George Soros ni l’Open Society Foundation ne sont partisans de l’ouverture des frontières. »

    Cela n’a pas découragé le gouvernement hongrois, qui a dépensé 100 millions d’euros dans une campagne médiatique avertissant les électeurs de ne pas laisser Soros « rire » et a introduit ce qu’il appelle les lois « Stop Soros », criminalisant l’aide aux immigrants illégaux et taxant le soutien aux organisations « favorisant la migration ».

    « Il y a beaucoup d’argent qui entre dans l’empire Soros, des milliards de dollars depuis une vingtaine d’années« , m’a dit le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs. « C’est beaucoup d’argent, et personne ne peut être aussi naïf que de croire que cet argent va sans poids et sans intention. »

    Comme le dit Michael Ignatieff, président et recteur de l’Université d’Europe centrale fondée par Soros : « Le gouvernement Orban a décidé de faire de M. Soros l’ennemi public numéro un« .

    Alors comment est-ce arrivé ? La réponse se trouve dans le nord de l’État de New York.

    En 2013, lorsque le dirigeant hongrois a eu besoin de conseils pour se faire réélire, il s’est adressé à un consultant politique légendaire, Arthur Finkelstein (aucun rapport avec Joel), qui travaillait dans un petit bureau au-dessus d’un salon de coiffure à Irvington, à seulement 20 miles de la maison de campagne de Soros.

    Arthur Finkelstein, décédé en 2017, a travaillé pour Donald Trump, George Bush senior, Ronald Reagan et Richard Nixon et est réputé pour avoir fait du mot « libéral » un gros mot en politique.

    Finkelstein a créé un nouveau style de politique surnommé « Finkel Think », explique Hannes Grassegger, reporter pour la publication suisse Das Magazin.

    « Arthur Finkelstein disait toujours : « On ne va pas contre les talibans, on va contre Oussama Ben Laden. Il s’agit donc de personnalisation, de choisir l’ennemi parfait, puis de s’en prendre à cette personne, pour que les gens aient peur de votre adversaire. Et ne parlez jamais des politiques de votre propre candidat, elles n’ont aucune importance. »

    Finkelstein comprit que la meilleure façon de faire élire Orban était de trouver un nouvel ennemi. Il a suggéré Soros, et c’était un choix parfait, dit Grassegger. « L’extrême droite le haïssait parce qu’il était juif, les gens de l’extrême gauche le haïssaient parce qu’il était capitaliste. »

    L’ironie, c’est qu’Arthur Finkelstein était lui-même juif. « Ce gentilhomme juif a créé ce monstre juif« , dit Grassegger.

    Le gouvernement hongrois nie avoir eu besoin de quelqu’un pour « inventer » Soros. Dans une déclaration, il a dit : « George Soros s’est inventé en tant qu’acteur politique il y a deux décennies. Le réseau d’institutions de George Soros exerce beaucoup de pouvoir sans mandat du peuple. »

    Mais Orban semble avoir appliqué à la lettre les conseils de Finkelstein et être même allé encore plus loin.

    Pourquoi le premier ministre hongrois a-t-il dénoncé George Soros ? Dans un discours prononcé quelques semaines avant l’élection générale de 2018, Orban a ciblé Soros et a semblé raviver les stéréotypes antisémites.

    « Nous combattons un ennemi qui est différent de nous. Pas visible mais dissimulé. Pas simple, mais rusé. Pas honnête, mais sans principes. Pas national mais international. Ne croit pas au travail mais spécule avec de l’argent. Il n’a pas sa propre patrie, mais il se sent propriétaire du monde entier« , a-t-il dit.

    Viktor Orban a gagné par un glissement de terrain. Après les élections, la répression contre les organisations financées par Soros s’est intensifiée. En mai dernier, l’Open Society a fermé son bureau en Hongrie.

    Michael Ignatieff s’est battu pour que l’Université d’Europe centrale reste ouverte à Budapest. Il est déterminé à contrer ce qu’il prétend être de la propagande dangereuse dans un pays où plus d’un demi-million de Juifs hongrois ont été exterminés par les Nazis en seulement deux mois en 1944.

    Ignatieff dit que la campagne anti-Soros « est une reprise fidèle de chaque élément de haine antisémite des années 1930…. Tout ça n’est qu’un fantasme. C’est la politique du 21ème siècle, si vous n’avez pas un ennemi, inventez-en un aussi vite que possible, donnez-lui l’air aussi puissant que possible et bingo – vous mobilisez votre base et gagnez des élections avec elle. »

    Le professeur Deborah Lipstadt, qui a gagné une célèbre bataille juridique visant à dénoncer un négationniste de l’Holocauste devant les tribunaux britanniques, est également profondément inquiète.

    « J’ai peur que ce genre de rhétorique, que l’on entendait autrefois dans les brasseries et les coins sombres, soit prononcée par des politiciens, par des dirigeants de pays, par le vice-Premier ministre italien, par le Premier ministre de la Hongrie. C’est choquant que ce genre de langage soit utilisé. »

    BBC

    https://www.fdesouche.com/1259525-george-soros-pourquoi-le-milliardaire-est-il-un-croque-mitaine-pour-la-droite

  • Etats-Unis : Bolton out !

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    L'avis de Jean-François Touzé
    Le limogeage de John Bolton, Conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump est une très bonne nouvelle.
    Bolton était à la Maison Blanche le faucon des faucons, néo-conservateur intransigeant, idéologue et malfaisant, dans la triste lignée des équipes qui poussèrent Bush père et plus encore Bush fils à intervenir en Irak avec les conséquences que l'on sait.
    Cette mise à l'écart confirme l'analyse selon laquelle Trump entend s'engager dans une désescalade vis à vis de l'Iran et une normalisation des rapports USA/Russie ce dont Bolton, va-t-en-guerre obsessionnel ne voulait à aucun prix. 
    Confirmation également du rôle de fondé de pouvoir dévolu au pauvre Macron que le président américain utilise à sa guise pour des négociations parallèles loin du regard de l'opinion publique américaine au moment où se profilent les prolégomènes de la campagne présidentielle. Comme nous l'écrivions précédemment, Macron, loin d'être le nouveau prince de la diplomatie que l'on a voulu décrire à l'issue du G7 de Biarritz, n'est que le petit télégraphiste de Trump.
    Les États-Unis restent les États-Unis. Leur volonté de puissance et d'instumentalisation de leurs supposés alliés est inaltérée. L'Europe ne sera elle même qu'en se délivrant de leur emprise.
    Mais prenons pour l'heure notre miel là où il coule. Un néo-conservateur de moins est un ennemi à terre. C'est déjà cela de gagner.
    Encore un effort, Donald... Mike Pompéo est encore là.

     

  • Loi de bioéthique : en marche vers la GPA – Journal du mercredi 11 septembre 2019

     

    Loi de bioéthique : en marche vers la GPA

    Alors que l’Assemblée nationale va entreprendre l’étude du texte de loi sur la bioéthique après son passage en commission mardi, beaucoup redoutent que la légalisation de la Gestation pour Autrui se profile. Une tactique du cheval de Troie qui a souvent été utilisée…

    John Bolton, le conseiller belliciste de Trump limogé !

    En désaccord depuis plusieurs mois avec le président sur de nombreux sujets, John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a été remercié ! Le départ de ce va-t-en guerre devrait garantir, à minima, l’absence d’intervention militaire américaine de grande ampleur, notamment en Iran.

    Nissan: la chute avant le renouveau?

    Dix mois après le départ forcé de Carlos Ghosn, le directeur général exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, est à son tour poussé vers la sortie. Avec ce changement de direction, Renault pourrait retrouver une place prédominante au sein de l’Alliance.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/loi-de-bioethique-en-marche-vers-la-gpa-journal-du-mercredi-11-septembre-2019

  • Turquie : les quatre leviers du chantage.

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    L'avis de Jean-François Touzé :
    Le sultan Erdogan est un maître chanteur. Comme tous les maîtres chanteurs, il tente de faire jouer plusieurs leviers à la fois pour parvenir à ses fins.
    Levier de la déferlante migratoire quand il menace l'Europe - si la manne financière internationale consentie à Ankara ne venait pas à être rehaussée - de rouvrir les portes du continent à la multitude de réfugiés confinés en Turquie qui n'attendent qu'un signal pour reprendre leur marabunta vers les villes occidentales.
    Levier de la diaspora turque en Allemagne ou en France pour que Berlin et Paris ne s'opposent pas aux positions ottomanes sur la question kurde et, plus généralement, sur les intérêts régionaux turques.
    Levier de son appartenance à l'OTAN pour mieux affirmer ses ambitions héritées de son passé impérial.
    Levier enfin de l'aide au terrorisme islamique dans une recherche à long terme d'un leadership sunnite.
    Comme tous les dictateurs, Erdogan avance ses pions tant qu'il sait pouvoir le faire sans résistance.
    L''Europe occidentale, aboulique et impuissante, est un otage consentant.
  • Afrique du Sud : les cocus ayant cru à la fable de la nation arc-en-ciel peuvent sortir des rangs et avancer de trois pas…

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    Communiqué de Bernard Lugan
    En Afrique du Sud, pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent d'autres Noirs.Qui plus est, des Noirs immigrés, des frères migrants venus de pays ayant jadis soutenu leur lutte contre le régime blanc...
    Comme en 2016, un peu partout, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les étrangers noirs, qu'ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou Nigérians, sont ainsi de nouveau pris pour cible, lynchés, brûlés vifs, cependant que leurs pauvres biens sont systématiquement pillés par des foules ayant échappé à tout contrôle policier.
    Voilà de quoi déstabiliser ces cocus idéologiques qui, croyant au mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel », prétendaient que les maux du pays découlant de la domination blanche, une fois la majorité noire au pouvoir, les fontaines de la démocratie laisseraient couler le lait et le miel de la fraternité...
    La réalité est évidemment autre car ces tueries xénophobes illustrent l’échec de la « Nouvelle Afrique du Sud » dont les dirigeants ont dilapidé le colossal héritage reçu de l’ancien régime blanc.
    Résultat :
    - Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ;
    - 17 millions de Noirs vivent essentiellement des prestations sociales et 14 millions ne survivent que grâce au versement d’une allocation (Social Grant) qui leur assure le minimum vital ;
    - Le taux réel de chômage est de près de 35%, et celui des jeunes âgés de 15 à 34 ans de plus de 50%.
    En 25 années de pouvoir, l'ANC - le parti de Nelson Mandela -, a donc transformé la prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par les derniers secteurs ultraperformants encore tenus par des Blancs.
    Un naufrage économique qui tient en trois points :
    1) La production minière nécessite une énorme modernisation et donc de gros investissements ; or, la main d’œuvre noire revendiquant des salaires plombant la compétitivité, les investisseurs ont délocalisé.
    2) Les cadres blancs continuent à quitter le pays, chassés par la discrimination inversée, l’incroyable insécurité et le surfiscalisme.
    3) Le secteur agricole, le seul à être excédentaire a été littéralement assassiné par la décision de spoliation des fermiers blancs.
    Dans ce pays où un abîme s'est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec économique et social de l’ANC a donc débouché sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres.
    Au pied du mur, acculé par le bilan de ses détournements et de son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a désormais plus que trois options :
    1) Chercher à redresser l’économie en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une révolution.
    2) Accuser le bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un héritage de l’apartheid et en nationalisant les mines et la terre.
    La « poule aux œufs d’or » sera alors définitivement tuée, comme au Zimbabwe, et le pays sombrera encore davantage dans la misère.
    3) Recourir à la « planche à billets », ce qui, comme au Zimbabwe, provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation et la ruine totale du pays.

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/09/afrique-du-sud-les-cocus-ayant-cru-la.html#more

  • Macron l’imposteur : version politique étrangère

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    Après avoir gesticulé pour rien lors de la réunion de Biarritz, dont, je l’ai souligné, les résultats sont nuls, sur tous les plans (qui pourrait sérieusement citer un domaine où quoi que ce soit a été changé à Biarritz ?),

    Macron a réuni voici peu les ambassadeurs français à Paris pour, disent les journalistes qui cirent ses souliers à longueur de temps, faire souffler un “vent diplomatique nouveau”

    Ce vent diplomatique nouveau à la consistance du vide, et en écoutant Macron, on n’y discerne strictement rien de nouveau.

    Macron veut dialoguer avec la Russie ? Il a rencontré Vladimir Poutine récemment et lui a fait des remontrances qui ont conduit le Président russe à lui dire qu’il ferait mieux de s’occuper des affaires de la France et à lui rappeler qu’en matière de brutalité policière, la France, où la répression exercée contre les gilets jaunes a laissé des dizaines de gens mutilés ou éborgnés, n’a de leçon à donner à personne.

    Macron veut régler le dossier ukrainien ? Il ne peut rien tout seul, l’Union Européenne ne peut rien non plus, et ce n’est pas en faisant des remontrances à Poutine que Macron arrivera à quoi que ce soit.

    Plus adepte du multiculturalisme et du relativisme que jamais, Macron évoque l’émergence de nouvelles puissances, sans dire lesquelles, et parlé de la “fin de l’hégémonie occidentale sur le monde”.

    Il donne, là, l’impression de divaguer : nul ne peut voir de quelles puissances il parle (la Chine ? l’Iran ?), et nul ne peut voir non plus de “nouvelles puissances” à même de changer l’ordre du monde, et tout comme Macron a dit voici peu n’importe quoi sur les incendies en Amazonie, pour le simple plaisir de s’en prendre au Président brésilien, qu’il déteste visiblement, il dit à nouveau n’importe quoi.

    La Chine (s’il s’agit d’elle) ne semble forte qu’aux yeux de qui se montre faible face à elle et est en réalité fragile, instable, confrontée à des problèmes démographiques et financiers, vraisemblablement en récession, incapable d’intimider les Etats-Unis sous Donald Trump, confrontée à un soulèvement à Hong Kong qu’elle ne sait comment résoudre et dont elle discerne qu’il peut faire tache d’huile.

    L’Iran (s’agit-il de lui ?) est un pays du tiers-monde soumis à un régime fanatique, raciste, tyrannique, antisémite, terroriste, exsangue financièrement, essentiellement délétère, mais au bord de l’écroulement économique.

    Y a-t-il d’autres “puissances” auxquelles Macron peut songer ? Il ne songe pas au Brésil à l’évidence. Alors ? Le Venezuela de Maduro ? Hypothèse risible.

    L’hégémonie occidentale n’est aucunement menacée et ceux qui imaginent sa fin prennent leurs désirs pour des réalités.

    L’Europe se porte mal, c’est exact. Les données économiques le montrent et indiquent que les pays qui la composent sont tous, sous des formes et à des degrés divers, confrontés à un vieillissement accéléré, à un changement de population, à une islamisation croissante, à une stagnation économique, à des systèmes d’Etat providence à bout de souffle, et il y a donc une dimension crépusculaire dans l’Europe d’aujourd’hui. Mais l’Europe n’est pas l’Occident tout entier.

    Macron ne cite pas les Etats-Unis qui, eux, se portent très bien.

    Dans son discours d’imposteur arrogant, Macron, tout en brassant beaucoup d’air (ce qui est logique, il se veut champion de l’écologie et des éoliennes), oublie quasiment tout ce qui constitue la réalité.

    Dans son discours d’imposteur arrogant, Macron, tout en brassant beaucoup d’air (ce qui est logique, il se veut champion de l’écologie et des éoliennes), oublie quasiment tout ce qui constitue la réalité.

    Et il oublie ainsi des données essentielles.

    Nulle part il ne parle de ce qui permet le dynamisme économique. Nulle part il ne mentionne les régimes politiques, et ce qui fait la différence entre une démocratie et une dictature, entre un pays qui respecte les libertés économiques, politiques et culturelles et un pays qui ne les respecte pas.

    Il n’est, je sais, pas le seul dans ce cas.

    Quasiment tous ceux qui en France traitent de stratégie et de géopolitique parlent comme Macron, ce qui rend leurs propos vides et leurs écrits illisibles.

    Macron parle de “repenser l’ordre et l’imaginaire politique”, et de la nécessité de “rebattre les cartes” : il ne repense rien, car avec des mots creux on ne repense rien, et il ne rebat aucunement les cartes.

    Des journalistes cireurs de souliers voient un “vent diplomatique nouveau”. Vraiment ? Ils sont payés pour écrire ce qu’ils écrivent, je sais. Il faut bien qu’ils gagnent leur vie, je sais.

    Guy Millière

    Adapté d’un article publié sur les4verites.com

    https://www.alterinfo.ch/2019/09/08/macron-limposteur-version-politique-etrangere/

  • De Panurge au Sheeple : l’espoir d’une Renaissance occidentale ?

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    Bernard Plouvier

    Au début de notre nouvelle ère globalo-mondialiste, des résistants nord-américains ont forgé un néologisme, celui de Sheeple : le peuple de moutons, asservi à la désinformation des chaînes télévisées et devenus dépendants de la nouvelle drogue, les réseaux sociaux.

    De fait, une majorité d’adolescent(e)s luttent contre leur angoisse existentielle en étant rivé(e)s, vissé(e)s, « scotché(e)s » à leur tablette Net ou à leur téléphone-microordinateur portable.

    Quant aux adultes, ils sont devenus des consommateurs béats de l’opium télévisuel, qui leur apporte des images (remaniées), des informations triées, voire « reforgées » par des orfèvres en manipulation.

    On comprend fort bien que l’ordinateur ou un téléphone portable branchés sur le Net distribuent l’information de façon quasi-instantanée et aseptisée. On élimine ce qu’il peut y avoir d’offensant pour la vue ou l’odorat dans les contacts humains pour n’en retenir que l’échange d’idées, le ping-pong des réactions, dans l’ambiance parfois survoltée, mais si délicieusement primaire du commentaire incisif, enthousiaste ou indigné.

    L’on assiste presque partout, du moins dans les zones couvertes par les satellites de télécommunications, au triomphe de la pensée réflexe, de l’automatisme idéatoire, résultat du formidable bourrage de crânes, du formatage de la pensée des moutons, dominés, bernés, dirigés par des loups.

    C’est ainsi que l’on en vient – grâce à un exemple, à peine semestriel, de tuerie perpétrée par un psychotique blanc, alors que l’on cache les milliers de meurtres effectués quotidiennement par des Noirs, des Maghrébins, des Latino-Américains, des Moyen-Orientaux – à exiger des Européens ou des Nord-Américains blancs qu’ils se dessaisissent de leurs armes  – « Turn in your guns » signifie : livrez vos armes à feu à la police… alors que l’exemple de l’Afrique du Sud démontre les risques évidents pour les Blancs de leur désarmement, face aux hordes noires surarmées.

    Certes, l’exemple cité n’est pas bon : « L’Afrique aux Africains » est un slogan légitime. Mais un jour, en Europe ou en Amérique du Nord, les populations de race européenne seront confrontées chez elles à la même stupidité : on aura désarmé la race civilisatrice, alors que l’islamo-pétrodollar et l’argent des trafics de drogue alimente d’énormes ventes d’armes aux à ceux venus d'ailleurs.

    Lorsque le prêtre (atypique) et médecin François Rabelais fixait pour la postérité l’image des « moutons de Panurge », l’Europe était bien installée dans sa Grande Renaissance, qui fit des Européens la race civilisatrice par excellence, non sans ratés c’est évident : rien de ce qui est humain ne peut prétendre à l’approche de la perfection.

    Le mouvement Sheeple, né au début du XXIsiècle aux USA, est l’avatar nord-américain des mouvements populistes, nés en Europe occidentale au contact des aspects les plus sordides et les plus dangereux pour notre avenir de l’imposition de l’American way of life.

    Il faut combattre le Mal par tous les moyens : des idées pour l’élite ; des slogans et des images pour la masse et c’est ce que fait le mouvement Sheeple et sa lutte « for Freedom ».

    Dans tous les cas, le but est de « désabrutir »… un néologisme vaut parfois mieux que cent discours.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/09/02/de-panurge-au-sheeple%C2%A0-l-espoir-d-une-renaissance%C2%A0occidental-6173345.html

  • Erdogan : l'arme de dissuasion migratoire

    6a00d8341c715453ef0240a4cf5c55200b-320wi.jpgCe 4 septembre à Ankara Erdogan s'est livré dans un discours télévisé à un nouveau chantage. Il demande en effet le soutien de l'Europe dans son opération pour le dépècement du territoire syrien.

    Il cherche également la pression sur les États-Unis, avec lesquels la Turquie négocie la création d'une "zone de sécurité" dans le nord-est de la Syrie, M. Erdogan s'est dit "déterminé" à ce qu'elle soit créée "d'ici la dernière semaine de septembre".

    Il se préoccupe surtout des opérations à Idleb, province syrienne frontalière où résident environ 3 millions de personnes dont un nombre croissant de réfugiés venus d'Afghanistan. Quoique Russes, Iraniens et Turcs aient coopéré en Syrie dans la phase récente, Erdogan se trouve isolé dans son but réel qui est de prendre définitivement pied dans ce pays, première étape de son rêve néo-ottoman. Au contraire, Moscou voit dans le régime syrien le dernier représentant du vieil allié Baath "socialiste arabe", attendant surtout de lui une base méditerranéenne. De son côté le pouvoir des mollahs à Téhéran reconnaît dans la secte des nosayris "alaouites" une branche du chiisme dans sa lutte millénaire contre les sunnites.

    "Nous n'avons pas reçu de soutien suffisant, et nous allons être obligés d'agir pour l'obtenir", ajoute Erdogan. Il affirme que la Turquie aurait dépensé 40 milliards de dollars pour l'accueil des réfugiés et n'aurait obtenu que 3 milliards d'euros de l'Union européenne.

    Qu'en est-il en réalité ? La Turquie et l'Union européenne ont conclu en 2016 un accord qui prévoyant le renvoi de migrants entrés illégalement en Europe, notamment dans les îles grecques, avec le soutien de la mafia turque mais aussi avec la complicité discrète d'une partie de la gendarmerie turque. La coopération euro-turque, prévue mais très mollement mise en œuvre depuis 3 ans, était programmée en échange d'une aide financière de l'Europe à Ankara de 6 milliards d'euros.

    La Commission européenne rappelle à cet égard que l'Union européenne a effectivement alloué 5,6 milliards d'euros sur les 6 alors approuvés et souligne que le reste sera versé prochainement.

    Erdogan en demande maintenant beaucoup plus. Il fait état, dans sa rhétorique d'un coût exorbitant supporté par son pays, incluant dans celui-ci par exemple les salaires versés aux travailleurs recrutés dans la population immigrée.

    Au-delà de la bataille de chiffres, on doit mesurer qu'il recherche sinon des alliés du moins des complices géopolitiques silencieux. Pour leur tordre le bras il joue de la menace migratoire qui n'apparaît clairement plus comme "une chance pour la France", ou pour l'Allemagne, mais comme un danger pesant sur l'ensemble de 27 pays, du Portugal jusqu'à la Suède.

    La Turquie accueille jusqu'ici environ 4 millions de réfugiés.

    Plus de 3,5 millions d'entre eux seraient de nationalité syrienne. Ankara réclame la création en Syrie d'une "zone de sécurité". Ils y seraient réimplantés de force. Et, désormais à Istanbul, les Syriens vivent dans la peur.

    Affirmant que 350 000 Syriens étaient déjà retournés dans les zones effectivement contrôlées par la Turquie dans le nord de la Syrie, Erdogan souligne qu'il vise à en installer un million "dans une zone de sécurité de 450 kilomètres le long de la frontière".

    En fait ce territoire tampon est devenu au fil des mois une pomme de discorde entre Turcs et Russes. Moscou s'attache à consolider le pouvoir baasiste à Damas. Ankara cherche au contraire à ce que la liquidation politique de Bachar el-Assad soit le préalable à un accord lui laissant les coudées franches. Le projet d'Erdogan est dirigé à la fois contre les Kurdes plus ou moins majoritaire dans la région frontalière[1]

    "Si cela ne se fait pas, nous serons obligés d'ouvrir les portes. Soit vous nous aidez, soit, si vous ne le faites pas, désolé, mais il y a des limites à ce que l'on peut supporter", a déclaré Erdogan. "Nous disons, établissons une zone de sécurité (...) si nous faisons une telle chose, cela soulagera la Turquie", a-t-il poursuivi.

    Depuis que le nouveau gouvernement grec, issu des dernières élections, a adopté une nouvelle politique vis-à-vis du flux migratoire, à la fois plus restrictive, plus rigoureuse et plus respectueuse du droit des gens, c'est un autre État-Membre de l'Union européenne avec lequel la Turquie n'entretient aucune relation, la république de Chypre, qui est devenue la nouvelle route de l'exil pour les migrants venus de Turquie et du Liban voisin.

    L'Europe se laissera-t-elle intimider par le nouveau sultan-calife ?

    JG Malliarakis
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    Une réunion des Amis de l'Insolent

    Mercredi 18 septembre JG Malliarakis donnera une conférence de 18 h à 20 h suivie d'un débat sur le thème

    "Le Moment conservateur"
    de 18 h à 20 h Brasserie du Pont Neuf 14 quai du Louvre Paris 1er M° Louvre/Pont Neuf/Châtelet

    Apostilles

    [1] Comme ils l'étaient en 1939 dans le sandjak d'Alexandrette, territoire syrien millénaire qui fut alors livré à la Turquie par la France, puissance mandataire, aux termes de l'accord anglo-franco-turc. J'explore le caractère scandaleux de ce traité dans un chapitre mon petit livre "La Question turque et l'Europe", Trident, 2009

    https://www.insolent.fr/2019/09/erdogan-larme-de-dissuasion-migratoire.html

  • La Croatie ne signera PAS le pacte de l’ONU sur les migrations et rejoindra les États-Unis, la Hongrie et l’Autriche

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    La présidente croate, Kolinda Grabar-Kitarovic, ne signera pas le Pacte mondial sur la migration (GCM) des Nations Unies, rapporte le journal croate Direktno.

    Le journal fonde cette information suite à un message publié sur Facebook par le journaliste de la télévision croate, Velimir Bujanec.

    “En raison du grand intérêt exprimé par le biais des réseaux sociaux, notre équipe de rédaction a envoyé une lettre au bureau de la présidente, Mme Kolinda Grabar-Kitarović, avec une question claire: signerez-vous l’Accord de Marrakech sur les migrants?”

    Dans la réponse reçue au comité, la présidente Grabar-Kitarovic a déclaré: «Soyez assuré que je ne signerai pas l’accord de Marrakech», écrit Bujanec sur Facebook. La porte-parole de la Présidente, Mme Ivana Crnić, a notamment déclaré :

    “Votre préoccupation concernant l’immigration clandestine et «l’accord de Marrakech» est parfaitement compréhensible. Toutefois, dans ce cas, il n’est pas question d’accepter des migrants clandestins, de quelque manière que ce soit le bureau du président est impliqué dans les négociations et vous pouvez vous référer au ministère des Affaires étrangères et des Affaires européennes, qui est détenteur de tous les détails liés à ces activités… Mais assurez-vous que je ne signerai pas «l’accord de Marrakech»… ”

    La Croatie se joint à un nombre croissant de pays qui ont décidé de ne pas signer le pacte des Nations unies sur la migration. Auparavant, les États-Unis, la Hongrie et l’Autriche avaient refusé de le signer. Des pays comme la Pologne et la République tchèque s’y opposent également.

    Traduction Fabrice Drapel pour alter INFO

    https://www.alterinfo.ch/2018/11/02/la-croatie-ne-signera-pas-le-pacte-de-lonu-sur-les-migrations-et-rejoindra-les-etats-unis-la-hongrie-et-lautriche/?fbclid=IwAR3YkaKon5NHDfEqri0JPyEIivuV57ZUDhuDDFz_TNPInCLT1WxLqrwEVj8