
par Alessandro Scassellati
Alors que d’autres économies asiatiques s’efforcent de préserver leur énergie, la Chine possède d’immenses réserves de pétrole, de gaz et de charbon, ainsi que des sources d’énergie alternatives comme l’éolien et le solaire, pour alimenter sa modernisation et son «développement de haute qualité», un concept cher à Xi Jinping. Pékin a bâti une architecture de sécurité énergétique fondée sur la redondance des ressources et son leadership dans les technologies vertes. Avec la fermeture du canal d’Ormuz et les attaques contre les pays du Golfe, chaque pays importateur fera le nécessaire pour réduire sa dépendance au pétrole. Il est donc probable que la Chine remplace rapidement les pays exportateurs de pétrole comme principal fournisseur d’énergie au niveau mondial. La Chine ne se contenterait pas de vendre de l’énergie, mais aussi les moyens de la produire : centrales photovoltaïques, infrastructures pour l’hydrogène vert et systèmes de stockage. Pékin deviendrait ainsi un nouvel acteur géopolitique majeur : non plus un simple consommateur, mais l’architecte de la résilience énergétique mondiale.
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