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l'information nationaliste - Page 6564

  • Le mauvais rôle. GTA Nice, djihâd-édition

    Bien connu sur les réseaux sociaux et sur la twittosphere Ulysse est philosophe de son état. Et c’est d’un point de vue philosophique qu’il analyse l’attentat de Nice. Et surtout l’absence totale de réaction vitale de la part de la société attaquée.

    Pour Ulysse nous n’avons gardé des principes de notre civilisation que ce qui lui interdit de se défendre. Un article à lire et à méditer. Polémia

    A l’heure où la France entière se transmue en un GTA Nice djihâd-édition, où les débris humains d’enfants jonchent les rues, où l’actualité devient un torture-porn dont vous êtes tantôt le voyeur complaisant et tantôt la proie apeurée, nous savons bien qu’il n’y a rien à attendre de nos institutions traîtresses. Ce sont elles qui ont favorisé, par leur folle politique migratoire et leur humanisme abstrait, les conditions de possibilité d’une submersion démographique qui n’est que l’autre nom de ce que les historiens de l’an 3000 appelleront sans doute la colonisation arabe du continent européen. Dans cette invasion, c’est Raqqa qui recrute certes, mais ce sont Paris et Berlin qui donnent les visas et les allocations. C’est l’E.I qui menace chacun au nom d’Allah, mais c’est bien Bruxelles qui promet l’asile à tous au nom de l’Homme. Le fanatisme mahométan et le progressisme technocratique fonctionnent en contrepoint parce qu’ils sont chacun idolâtres, l’un d’un Dieu inhumain, l’autre d’un homme qui se rêve en parodie de Dieu. Rien à attendre donc de ces androïdes interchangeables, Hollande, Valls, Sarkozy, Merkel, Juncker qui ânonnent du matin au soir leurs considérations techno-humanisto-économiques sur les « plans de relance », les « taux d’intérêt », les « lois cadres », l’« émancipation des individus » et les « points de croissance ». Chômage, tri sélectif, lutte contre les discriminations, empreinte carbone, pardon ? « Excusez-moi je vous entends mal, il y a un trente-six-tonnes qui passe à côté… » Ces élites sans culture ni génie ne sont que les agents de maintenance du désastre, les complices objectifs de la disparition de notre civilisation. Elles ne tiennent pas le couteau certes. Elles aiguisent la lame et vérifient que sa longueur et son matériau sont bien conformes aux normes écologiques européennes. Leurs complaintes post-attentat ressemblent aux rires enregistrés d’une sitcom.

    De ce point de vue-là le crime de guerre de Nice ne présente aucun caractère original. Il était parfaitement prévisible (et d’ailleurs était prévu), tout comme les réactions qui s’ensuivirent : énième appel à l’unité républicaine, énième incantation grotesque de « valeurs » dont personne ne se met jamais en peine de déterminer le contenu, bougies, peluches, crayons, ballons et marche blanche, énième procédure médiatique d’occultation des traits les plus dérangeants du crime, énièmes pleurnicheries obscènes de hyènes qui trouvent le moyen comme Bernard Cazeneuve (samedi 16 juillet) de vanter la valeur de leur « bilan » quand, dans tout autre pays, l’intéressé se serait déjà tranché les veines de honte ou aurait, au moins (ce qui vaut bien un réel suicide pour des individus aussi ivres de puissance), démissionné. Le bal des innocents recommence. La ronde des justifications ineptes aussi. Apprenant que l’individu Mohamed Bouhlel s’était « récemment radicalisé », que « ses liens avec l’E.I ne sont pas établis », qu’il n’était « pas musulman pratiquant », qu’il « vivait mal son divorce », et que les institutions ne pouvaient malheureusement pas anticiper son acte, nous sommes désormais heureux de savoir que tous les Français sans exception sont donc, de l’aveu même de l’Etat, des terroristes en puissance et qu’un carnage n’est somme toute qu’un drame de la vie conjugale.

    Mais nous sommes habitués à ces obscénités intellectuelles.

    Sous le soleil idiot du progressisme pleureur, rien de nouveau.

    La politesse tue

    L’inédit est peut-être ailleurs. Il tient dans l’hébétude proprement inouïe de la population française de souche, celle qui est la gardienne historique de l’identité de notre nation. Le fait qu’il n’y ait eu aucune réaction populaire d’envergure, aucun soulèvement, pacifique ou non, pour demander immédiatement des comptes à ce gouvernement de traîtres, pour investir telle ou telle cité que l’on sait être pourrie jusqu’à l’os par le salafisme et les trafics mafieux, terreaux monstrueux donnant naissance à ces djihadistes hors-sol qui nous frappent, qu’il n’y ait eu aucune opération de représailles contre ceux qui ont favorisé cette situation, ceux d’en-haut comme ceux d’en bas, est le symptôme calamiteux d’un défaut de force vive, d’un abandon torpide à l’invasion, d’un consentement, il faut bien le dire, à la disparition de la nation française. A Nice, des enfants ont été pulvérisés. Le djihadisme tue, la politesse aussi. Et si le premier est ignoble, la seconde, soumise au premier, est honteuse. Comme le notait récemment Renaud Camus, l’ironie terrible est que notre époque, incapable de produire aucun art, aucune pensée, aucune spiritualité authentique, aucune chose remarquable qui donne son prix à la vie des peuples, ne conserve de l’exigence de la civilisation que ce qui lui interdit précisément de la protéger. La dernière forme prise par l’esprit européen est en effet, dans une volte insensée, cela même qui rend impossible qu’il se défende contre les forces qui veulent son anéantissement. Ce qui nous reste du Jardin d’Academos, de la cultura animi des Tusculanes et du De Trinitate, c’est le privilège précieux de nous faire massacrer par le premier salafiste venu auquel nous aurons préalablement permis de construire sa mosquée, de faire douze enfants, de mettre sa femme sous un éteignoir, d’envoyer tout son argent à un pays étranger et de vivre sur le dos de notre système de protection sociale. Le djihadisme est barbare c’est entendu – un peuple qui ne conserve de sa vérité profonde que les outils pour se détruire lui-même, qui utilise les moyens de la civilisation contre les fins de la civilisation ne l’est pas moins. Notre xénophilie et notre alterolâtrie ne sont que des modulations de la haine de soi et les miroirs de la haine que les islamistes nous vouent. Si l’on ne pouvait pas être surpris qu’après le massacre de Nice, nos élites continuent de répéter mécaniquement les mêmes mantras déculpabilisants, l’on peut toutefois s’étonner que le peuple, lui, n’ait pas eu le ressort pour engager le moindre mouvement de révolte ou même, modeste, de simple contestation des institutions ayant rendu réellement possible un tel carnage.

    Le peuple et les généraux

    Au fond, c’est l’esprit déconstructionniste de 68 qui a gagné la partie et les Lumières qui continuent de propager jusqu’à la folie contradictoire leurs dernières lueurs : quand des peuples entiers nous envahissent et nous tuent, nous voyons des personnes qui migrent et des cas psychiatriques (l’éternel retour médiatique du « déséquilibré » l’atteste). Du côté de nos persécuteurs la chose est pourtant entendue : ils se savent appartenir à des communautés religieuses, morales et ethniques qui transcendent leur particularité là où nous pensons qu’une communauté, quelle qu’elle soit, résulte de l’addition de particularités. C’est le concept même de « peuple » comme condition déterminante de l’advenue des personnes qui est devenu inintelligible au plus grand nombre. Mais de la même façon qu’on ne peut pas combattre une abstraction universelle comme le « terrorisme » (autant déclarer la guerre à la mélancolie ou faire l’amour à la tristesse), on ne peut pas non plus faire la guerre à des singularités comme des « individus ». Encore une évidence systématiquement désapprise à nos compatriotes : il n’y a de guerre que contre des généraux… Si on fait la guerre, c’est qu’on assume de considérer les personnes comme les émanations d’un « groupe » dont elles sont les instances ponctuelles et relatives, bref, qu’on assume, le temps du combat, de les priver de leur spécificité personnelle, ce qui ne les déshumanise que pour autant que l’on rêve niaisement que l’humanité tient tout entière dans la subjectivité personnelle et non pas aussi, toujours, dans les cadres objectifs, naturels et culturellement appropriés, d’apparition de cette subjectivité. Quel pilote de l’armée enverrait la moindre bombe s’il pensait qu’il va tuer des « personnes » au sens strict ? Quel fantassin tirerait si, avant de voir l’uniforme ennemi, il voyait les yeux de celui qui le porte ? Quel douanier empêcherait une famille de franchir une frontière s’il pensait sérieusement à l’eccéité insubstituable de chacun de ses membres ? Nous autres Français, figurants de cet ignoble GTA Nice où un Momo standard comme-vous-et-moi conduit le camion, nous en sommes là, nous sommes ces douaniers fous, ces pilotes de chasse sentimentaux : avant même que de penser à bondir pour échapper au 36 tonnes qui nous fonce dessus, nous imaginons que nous regardons droit dans les yeux de son conducteur et que derrière ces yeux il y a peut-être le cœur qui bat d’un brave type. Et quand bien même il tuerait nos enfants devant nous (ce qui est le cas), nous reconnaissons en lui quelqu’un là où, si nous voulions survivre, il faudrait détruire un pur et simple ennemi. Combien il faut ignorer pour agir, disait Valéry… Nous périssons aujourd’hui de faire mine de ne pas ignorer l’humanité potentielle de ces êtres qui pourtant, en acte, se conduisent comme des monstres. La dialectique grinçante de la situation est d’ailleurs ici : c’est qu’agissant de la sorte, non seulement nous nous comportons nous-mêmes en monstres, mais qu’en plus nous ne faisons preuve d’aucun respect vis-à-vis de ces criminels que nous voudrions, contre eux-mêmes, sauver d’eux-mêmes… L’authentique humanisme face à des hommes qui sont prêts à écraser des enfants avec un camion c’est une balle de neuf millimètres, pas une cellule de neuf mètres carrés.

    Il est donc inutile et presque obscène de blâmer les « Français de papier » qui méprisent ce pays si nous ne sommes que des Français de papier-mâché qui l’aiment si peu qu’ils n’osent le défendre. L’avenir dira si nous ne sommes que les dernières feuilles mortes éparpillées d’un arbre, qui n’est peut-être en effet plus qu’une simple souche.

    Le mauvais rôle

    L’absence coupable de réactions après l’horreur de Nice signifie donc la chose suivante : non que les djihadistes ont gagné, mais que nos élites déviantes ont gagné. Elles peuvent être fières, elles ont si bien neutralisé les défenses morales du peuple, brisé son instinct de survie, son sens de l’enracinement, terrestre comme céleste, qu’il se vit désormais comme un agrégat hasardeux d’individus prêts à endurer n’importe quoi. Que dire d’un homme qui laisse sans réagir ses enfants se faire démembrer ? Nous savons tous qu’il ne mérite que des crachats. Au lendemain de ce 14 juillet 2016, le peuple français est mort, non de peur, mais de la version niaise et débilitante de l’amour, la grimace d’une charité de belle âme qui se croit noble de laisser croître en son sein une vilénie qu’elle ne fait strictement rien pour combattre, parce qu’elle redoute de se salir les mains. A ce rythme-là, dans vingt ans, ce territoire sans âme qui laisse ses enfants mourir sera un pays musulman comme les autres. Et nous aurons alors le dernier droit que le vainqueur de la guerre laisse à son opposant défait, le dernier droit de l’homme qui est aussi le premier droit des animaux : celui de devenir esclave. L’on verra alors si l’explication par le drame conjugal sera toujours d’actualité.

    Il est désormais vain de croire que la France puisse survivre, elle est morte avec ces enfants déshonorés. Il ne fait sens que d’espérer qu’un jour elle renaisse. Mais ce ne pourra être qu’à la condition que ce qui reste du peuple historique fasse décisivement sécession d’avec les institutions qui ont usurpé son nom et surtout, qu’il cesse de craindre d’avoir le mauvais rôle.

    Parce que par lâcheté il a trop longtemps attendu, c’est, de toute manière, le seul qui lui reste.

    Ulysse, 18/07/2016

    Source : @ULYSSEimmortal

    Voir aussi : du même auteur,
    Rape me ! En France, c’est tous les jours le Nouvel An

    http://www.polemia.com/le-mauvais-role-gta-nice-djihad-edition/

  • Sans procès

    Il semble que personne ne trouve bizarre que les jihadistes soient systématiquement abattus.

    Nous sommes dans un « Etat de droit », où toute personne a « droit à un procès équitable », et où le bannissement de la peine de mort est un principe idéologique intangible. Or, chaque fois qu’il y a un acte jihadiste, le jihadiste est tué sans autre forme de procès. On lui applique la peine de mort anticipée, sans procès. Et personne ne paraît même le remarquer. Sous prétexte qu’on abat un ignoble assassin, on ne voit pas qu’on répond à la barbarie par la barbarie.

    On ne me fera pas croire que des tireurs d’élite n’aient jamais d'autre possibilité de neutraliser un terroriste que de le tuer.

    Et c’est flagrant, quasi caricatural, dans le cas de Saint-Etienne du Rouvray : on a abattu un homme sur le parvis d’une église armé d’un… couteau !

    Ce sont les Américains qui ont établi cette nouvelle procédure, notamment avec Ben Laden (même s’ils l’appliquaient avant, et si les véritables promoteurs de la chose sont, depuis très longtemps, les Israéliens). Ils ne sont pas allés au Pakistan pour capturer Ben Laden, mais pour le tuer. Parce qu’il ne fallait pas qu’il y ait un procès. Où l’on serait bien obligé de parler des millions de dollars qui lui avaient été donnés par la CIA, et des millions de dollars qui lui avaient été donnés par la famille régnante saoudienne.

    Pour nos jihadistes, c’est la même chose. Les attentats se multiplient, et il n’y aura jamais de procès. Parce que les jihadistes ne doivent pas pouvoir expliquer dans un procès qu’ils appliquent l’idéologie islamique telle qu’elle se trouve dans le Coran et les Hadiths, qu’ils font le jihad parce que c’est une obligation de l’islam, qu’ils ne font qu’imiter le « beau modèle », Mahomet, comme doit le faire tout musulman.

    Et il ne faut pas croire la désinformation sur les jihadistes qui n’en sont pas, qui sont des déséquilibrés tombés on ne sait comment dans une « radicalisation » dont eux-mêmes ne savent à peu près rien. J’avais été très impressionné par la retranscription des échanges entre Mohammed Merah et les policiers qui l’assiégeaient. Cet homme qui était soi-disant un jeune paumé qu’on voyait beaucoup plus en boîte de nuit qu’à la mosquée avait une connaissance très étendue et très approfondie de l’islam. Or c’est précisément ce que l’on ne doit pas savoir. C’est pourquoi il faut tuer Mohammed Merah et ses semblables. Pour que les Français croient qu’on a abattu quelques cinglés, et ne sachent pas ce qui les attend…

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2016/07/26/sans-proces-5830326.html

  • La nation et le peuple en arme

    Carl Lang

    Président du Parti de la France

    Le Parti de la France s’associe à la douleur des proches du prêtre égorgé et des fidèles blessés par les assassins islamistes et apporte à la communauté des catholiques de France son soutien indéfectible.

    Il est temps que nos compatriotes comprennent que les niaiseries déclamatoires du « vivre ensemble », les appels répétés à la « fraternité citoyenne et républicaine » ainsi que les logorrhées politiques et médiatiques du « pas d’amalgame » ne sont pas une réponse aux actions révolutionnaires et terroristes menées par les « soldats de l’Islam ».

    Le Parti de la France qui a déjà présenté ses mesures de sécurité nationale et de défense du peuple français rappelle l’urgente nécessité de constituer une garde nationale de 100 000 volontaires, formés, encadrés et armés en toutes circonstances, comme première étape d’une nation et d’un peuple en armes.

    La France et son peuple sont aujourd’hui en état de légitime défense.

    Les effectifs annoncés par le ministre de l’Intérieur de la « réserve opérationnelle » composée de 9 000 volontaires dans la gendarmerie et de 3 000 dans la police sont dérisoires au regard des enjeux de sécurité intérieure et de la guerre de religion que nous font les militants de l’Etat islamique.

    La réponse se doit d’être aussi une réponse politique à cette guerre politico-religieuse et révolutionnaire.

    Le Parti de la France appelle tous les sympathisants de la cause nationale attachés à la défense de notre modèle de civilisation, à notre sécurité et à nos libertés ainsi qu’au droit du peuple français à rester lui-même à s’engager à ses côtés afin d’organiser la résistance nationale.

     
  • Journal du Mardi 26 juillet 2016 : Edition Spéciale / Un prêtre égorgé en France dans son église

  • Elisabeth Lévy : « Le peuple, voilà l'ennemi ! »

    Par Vincent Tremolet de Villers  

    A l'occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, Elisabeth Lévy a donné un long entretien à FigaroVox [24.07]. Exceptionnellement, vous le lirez en entier en cliquant sur Lire la suite. Elle y décrypte les ravages de l'opposition entre le peuple et les élites sur fond de Brexit et d'attentats. En beaucoup de points, nous partageons ses analyses, évidemment pertinentes. Y-a--t-il des sujets de désaccord ? Sans doute. Nous laissons au lecteur le soin de les déceler. Mais sur l'essentiel, quel talent ! Quelle lucidité et quel bon sens ! LFAR 

    Dans votre (savoureux) éditorial vous reprochez à Anne Hidalgo d'avoir rétabli les octrois. Quelques pages plus loin, vous félicitez le prolo anglais d'avoir voté contre « les élites » London-bruxelloises. Vous virez populiste ?

    Merci pour savoureux ! Vous avez raison, l'interdiction des vieilles voitures à Paris et le fanatisme européiste sont deux expressions du mépris prononcé des élites pour le populo qui pense mal, vote mal, vit mal et qui, en prime, sent mauvais. Au mieux des grands enfants qui ne savent pas ce qui est bon pour eux, au pire des barbares qui, avec leurs tas de ferraille pourris, menacent les bronches délicates de nos chérubins élevés bio. Je précise que je suis contre les maladies respiratoires et pour la paix entre les peuples, mais dans les deux cas, Brexit et pseudo mesures anti-pollution, c'est une idéologie qui est à l'œuvre, et cette idéologie s'emploie à détruire tout résidu du passé, qu'il s'agisse des nations ou des bagnoles ! Alors vous qualifiez ma critique ironique de « populiste », dernière insulte à la mode. C'est marrant, autrefois, défendre les intérêts du populo (alors appelé classe ouvrière), c'était le comble du progressisme. Aujourd'hui, cela signe votre appartenance à la réaction, allez comprendre. En réalité, « populisme » est le nom que la gauche donne au peuple quand le peuple lui déplait. Dans notre émission « L'Esprit de l'Escalier » sur RCJ, Alain Finkielkraut a eu la bonne idée d'exhumer le fameux poème de Brecht qu'on cite sans le connaître. Brecht, qui est pourtant communiste, l'écrit pendant la répression de la grève ouvrière de 1953 à Berlin-Est. Il trouve un tract du Parti qui déclare que « le peuple a perdu la confiance du Gouvernement ». Et Brecht conseille ironiquement à ce dernier de « dissoudre le peuple et d'en élire un nouveau ». Et c'est exactement ce que la gauche essaie de faire depuis trente ans. Le peuple vote mal ? Changeons de peuple ! Le peuple ne veut pas la poursuite de l'immigration massive ? Changeons de peuple ! Le peuple a peur de l'islam ? Changeons de peuple ! Le peuple veut rester un peuple ? Changeons de peuple ! Autrement dit, la gauche, représentante autoproclamée du peuple, ne se demande jamais comment répondre à ses aspirations ou inquiétudes mais comment lui faire entendre raison, enfin c'est une façon de parler, car elle utilise plutôt le prêchi-prêcha, l'invective et le chantage. Dans le cas du Brexit on aura tout eu : si vous votez « oui » vous irez en enfer ; puis, ce sont les vieux, les bouseux alcooliques (et les consanguins, non?) qui ont voté Brexit ; et enfin, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient, la preuve ils ont changé d'avis. Quand un peuple dit « non », c'est « oui », on connaît la musique….

    « Le peuple n'a pas toujours raison » a dit Daniel Cohn-Bendit au sujet du Brexit…

    Quel aveu ! Désolée, mais si, en démocratie, le moins pire des systèmes comme on le sait, le peuple a par principe raison. Voilà pourquoi la destruction de l'école, sous de fallacieux prétextes égalitaires, est dangereuse : si le peuple a raison, il vaut mieux qu'il soit éclairé et capable de se forger une opinion autonome, on sait ça depuis Condorcet. Au passage, puisque c'est toujours cet exemple que Cohn-Bendit et les autres sont prêts à abattre sur la tête de l'électeur récalcitrant, si le peuple décide démocratiquement d'amener Hitler au pouvoir, il est déjà trop tard. Du reste, ce n'est pas ce qui s'est passé en 1933, d'abord parce qu'Hitler n'a pas obtenu la majorité, ensuite parce que l'atmosphère pré-terroriste de la campagne était tout sauf démocratique. Rappelons cependant que le peuple britannique n'a pas voté pour l'arrivée de Hitler au pouvoir, ni même pour « sortir de l'Europe » comme l'a annoncé Le Monde, mais pour quitter l'Union européenne. Alors revenons sur terre. Il me semble à moi que ce que l'histoire a fait, l'histoire doit pouvoir le défaire et qu'il ne faut peut-être pas en faire un tel plat. Du reste, avez-vous remarqué comme depuis l'attentat de Nice, le Brexit apparaît comme beaucoup moins cataclysmique ? Seulement, pour Cohn-Bendit et pour un certain nombre de mes confrères, la construction européenne n'est pas un fait historique, c'est une religion. Le vote britannique aura au moins eu le mérite de leur faire avouer qu'ils ne sont pas démocrates. C'est leur droit. Mais quand on se rappelle que les mêmes, quelques semaines plus tôt, rivalisaient dans l‘attendrissement et l'admiration pour Nuit debout et ses merveilleuses logorrhées citoyennes, on peut au moins exploser de rire. Leurs contorsions pour expliquer que, finalement, la démocratie participative c'est chouette mais qu'il ne faut pas en abuser, m'ont fait passer quelques bons moments.

    Lire la suite

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Conférence : Hilaire de Crémiers à Nancy le 30 septembre

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    Notez dès maintenant la date de cette réunion - 30 septembre - et diffusez cette invitation sans modération.

    Amicalement

    Philippe SCHNEIDER

    Président de l'U.S.R.L

    UNION DES SECTIONS ROYALISTES LORRAINES

  • Attaque islamiste : un prêtre et un fidèle égorgés dans une église près de Rouen

    Dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, un prêtre et un fidèle ont été égorgés – le prêtre est mort, le fidèle est entre la vie et la mort – au cours d’une attaque islamistemenée ce matin par deux hommes. « Selon des sources concordantes, écrit Le Point, les deux hommes auraient crié « Daech » en pénétrant dans le lieu saint en pleine messe. » Les deux terroristes avaient pénétré dans l’église en pleine messe, prenant en otages le prêtre, deux religieuses et deux fidèles. La BRI et le Raid, alertés, sont intervenus mais le massacre avait déjà eu lieu. Les deux djihadistes ont été abattus. François Hollande doit se rendre sur place, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    Ils attaquent désormais nos prêtres, nos églises. Ce n'est plus possible, plus possible.

     
  • Oui, le Brexit est un vrai tsunami !

    Pourquoi la finance, les média, les journaleux stipendiés ne goûtent-ils pas le Brexit anglais ? Parce que si un pays maîtrise sa propre monnaie et recouvre le contrôle national de celle-ci, il se délivre aussitôt de la soumission muette aux forces économiques qui l’oppriment.

    La création monétaire ex nihilo par des entités privées enchaîne les peuples à bas bruit en les gavant de dettes ; c'est un préalable technique pour les tenir en laisse. Le capitaliste international déteste deux choses : la nation, et les monnaies indépendantes dont il ne peut contrôler la masse et le flux. On remarque que la pratique à grande échelle de l'usure - celle qui précisément a été imposée au monde après la défaite de l'Allemagne - est concomitante à la création d'Israël. Le prélude ? Les accords de Bretton Woods, sacrant le dollar comme monnaie de référence, à partir de laquelle toutes les autres devises se positionnent.

    Retournons dans le passé... Les Accords de Bretton Woods signés par quarante-quatre nations en juillet 1944, après d'interminables joutes entre 730 délégués, consacrent les Yankees comme les donneurs d'ordre du futur ordre mondial. Le FMI et la Banque Mondiale sont créés, mais la décision principale est l'abandon de l’étalon-or au profit de l’étalon-change-or. Le nouveau système pose le principe suivant : le dollar devient la référence monétaire de l'après-guerre, et les autres monnaies s'indexent sur lui. Les réserves des banques centrales sont dorénavant constituées de devises prétendument diversifiées (un panier de monnaies) mais où en réalité le dollar prédomine. La création monétaire est désindexée de l'or comme auparavant au profit du billet vert, qui est le seul à garder une équivalence avec lui.

    L'Oncle Sam installera l'Etat d'Israël deux ans plus tard, dans des conditions qui seront examinées plus loin.

    Le principal instigateur de ces accords en apparence fructueux est Keynes économiste fétiche des socialistes, qui fut dans la pratique le petit télégraphiste de la coalition GB/USA. La France ressort elle mystifiée et très affaiblie par ces accords. Fait étrange : c'est le fils de Sion Mendès France qui conduit la délégation française. Aura-t-il ici défendu son pays hôte ou au contraire préparé en douce la naissance de la future patrie-mère ? Nul ne le sait et l'histoire jugera.

    Tous les économistes sérieux s'accordent à dire que les dits accords ne produisent aucun des effets escomptés. La convertibilité dollar/or (pénalisante à l'usage pour les États-Unis) est finalement abandonnée en août 1971 par Nixon. Après une période intermédiaire, où l'on tente en vain de maintenir tant bien que mal des parités fixes, le système des changes flottants est mis en place en 1973, puis entériné par les Accords de la Jamaïque en 1976. Et c'est précisément dans les années 1980 qu'une fois pour toute la création monétaire - c'est à dire la faculté d'imprimer des billets de banque en échange de lettres de créances - est abandonnée peu ou prou au secteur privé : l'usure devient l'impératrice des cœurs, les citoyens sots se transforment en consommateurs-robots apportant leur obole au matérialisme imposé au sortir de la Seconde Guerre mondiale, et ce en échange de jouets (télé, Iphone, voiture, etc).

    Quand la Torah tonne...

    La genèse d'Israël, porté sur les fonts baptismaux à la suite de la Seconde Guerre mondiale, n'est pas dénuée d'intérêt puisque elle est consubstantielle à la nouvelle organisation mondiale économique ainsi créée. Or, dans les faits, la coalition États-Unis/Israël va peser d'un poids écrasant sur les orientations monétaires et économiques du monde : ce qu'on appelle la "financiarisation" des activités, qui consiste entre autres à spéculer sur tout, même sur les matières premières (blé, orge, etc) au risque même de mettre en famine les peuples, en est directement issu.

    Revenons un peu en arrière. L'Agence juive est une organisation créée en 1929. Son but initial consiste à devenir l'exécutif de l'Organisation Sioniste Mondiale (OSM) en Palestine, territoire "neutre" alors sons mandat britannique. Si cette entité a aujourd'hui disparu, n'évoquant plus rien à personne, son importance historique dans le mouvement qui a conduit à la création d'un État par les vainqueurs de 1945 est absolument déterminante : à partir des années 1930, elle deviendra en effet le gouvernement de fait de la population juive palestinienne, et va constituer la matrice du gouvernement israélien proclamé en 1948, ce que nous allons voir.

    Dès 1922, la Société des Nations a donné au Royaume-Uni un mandat sur la Palestine, afin « d'instituer dans le pays un état de choses politique, administratif et économique de nature à assurer l'établissement du foyer national pour le peuple juif » (article 2 du mandat). Pour assister le Royaume-Uni « un organisme juif convenable sera officiellement reconnu et aura le droit de donner des avis à l'administration de la Palestine et de coopérer avec elle dans toutes questions économiques, sociales et autres, susceptibles d'affecter rétablissement du foyer national juif et les intérêts de la population juive en Palestine, et, toujours sous réserve du contrôle de l'administration, d'aider et de participer au développement du pays. » (article 4 du mandat). Il n'est nullement question dans les attendus officiels de créer un État, avec tous les risques politiques inhérents à une telle décision, mais simplement d'organiser la cohabitation entre Arabes et Juifs.

    De 1922 à 1929, c'est donc l'Organisation sioniste mondiale (OSM) qui assume le rôle d'interlocuteur des Britanniques. En 1929, l'OSM prend 2 décisions : créer une Agence juive spécifique, sous sa responsabilité, et ouvrir celle-ci, l’Agence juive, à des juifs non sionistes (religieux, juifs américains, etc.) Le socialiste militant Haïm Arlozoroff devient le directeur du département politique de l'Agence juive. Le lecteur notera qu'à ce poste, le sieur Arlozoroff négocie en 1933 avec le Troisième Reich un accord favorisant les transferts des fonds des juifs allemands émigrant vers la Palestine mandataire, ce qu'on a totalement occulté de nos jours.

    Après une vigoureuse campagne contre le « péril fasciste », la gauche obtient 44 % des suffrages aux élections de l'OSM de 1933. Des lors, les partis de gauche basés en Palestine exercent une influence déterminante au sein de l'OSM et de l’Agence juive. Après 1933-1935, l’Agence juive devient le véritable centre du pouvoir sioniste, plus que l'OSM, ou plus que l'assemblée des juifs de Palestine, appelée Asefat ha-nivharim.

    Voilà donc le cœur du pouvoir sioniste basé en Palestine, et non plus dispersé aux quatre coins du monde. Il a la particularité de ne pas être élu par les seuls juifs de Palestine, mais par l'ensemble des juifs sionistes du monde. L'Agence juive se transforme donc, disons-le tout net, en véritable gouvernement de combat. Elle a une diplomatie, en particulier à travers son département politique et indirectement à travers les structures diplomatiques de FOSM, une police, la « police juive de Palestine », un parlement, Asefat ha-nivharim, et même une armée, la Haganah , force organisée illégale mais tolérée par les Britanniques, qui ferment les yeux.

    La population juive a augmenté rapidement depuis les années 1920. Mais dans les années 1930, on franchit une étape : c'est l'Agence juive qui reprend le rôle d'intégration des immigrants en Palestine, en détournant souvent les quotas prévus. Faire venir et intégrer les juifs (surtout européens) est la priorité de l'Agence juive et de Ben Gourion. La population juive de Palestine passera de 83 000 fin 1918 à 650 000 en 1947, ce qui permet au passage de rappeler qu'il y a cent vingt ans il n'y avait quasiment pas de juifs dans l'actuel Israël.

    De la fin 1935 à 1939, les Arabes palestiniens se soulèvent contre le mandat britannique et la colonisation sioniste. Ce soulèvement est réprimé avec l'aide de la Haganah (l'armée, soi-disant fantôme, juive) qui trouve par là-même une reconnaissance légale de fait.

    Cependant, en 1939, les Britanniques estiment non sans raison qu'ils doivent trouver une solution politique au problème palestinien. Ils publient donc le « troisième livre blanc pour la Palestine » et l'immigration juive est aussitôt stoppée ; plus grave encore, en 1949, il est prévu que la Palestine devra devenir un Etat indépendant unitaire, donc à majorité arabe.

    Quelle terrible volte-face pour les enfants de David ! La réaction du mouvement sioniste ne se fait pas attendre et va s'organiser précisément autour de l’Agence juive.

    Les premières intrigues se nouent dans le domaine de l’immigration. L’Agence juive crée le Mossad Le'aliyah Bet, structure clandestine qui organise à grande échelle l'immigration clandestine des Juifs vers la Terre sainte. Son succès est patent ; si l'immigration clandestine est pratiquement interrompue entre 1942 et 1945 par la guerre, elle amènera néanmoins près de 80 000 personnes en Palestine entre 1939 et 1947. La réaction de l'Agence juive s'organise également sur le terrain diplomatique : n'oublions pas qu'en 1942, au congrès sioniste de Biltmore, l’OSM avait déjà décidé de demander la création d'un État juif en Palestine. Les diplomates sionistes du département politique de l'Agence juive s'étaient mis dès cette date au travail auprès des gouvernements et des opinions publiques pour défendre cette orientation, relayée par la presse, les amis, les obligés.

    Mais c'est surtout après 1945 - la victoire des Alliés créant des conditions politiques uniques - que cette action se déploiera vraiment. Il se trouve que l’OSM n'a plus de président, démissionnaire, entre 1946 et 1956 : ceci accroît davantage encore le pouvoir de l'Agence juive, dont on peut dire que l'apogée de son action trouvera sa conclusion en 1947. Les Soviétiques comme les Français s'alignent sur la position affirmée des Etats-Unis, au sujet desquels il n'est pas inutile de rappeler l'importance de sa communauté hébraïque, et décident de soutenir la création d'Israël. On le sait, en 1948, FONU décide la création d'Israël. Il faut noter qu'à l'expiration du mandat britannique,

    le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait de manière formelle que Jérusalem devînt un Corpus Separatum sous contrôle international. Cette disposition pleine de sagesse devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès aux lieux saints : pour les chrétiens notamment, l'Eglise du Saint-Sépulcre est sacrée, rappelons-le, et nombre de nos croisés des temps jadis ont donné leur vie pour elle. Hélas, les juifs ne l'entendirent pas de cette oreille : en 1949, Jérusalem-Ouest est unilatéralement proclamée capitale d'Israël. En 1967, au cours de la guerre des Six Jours, Tsahal conquiert Jérusalem-Est : Israël s'adjuge la ville, qu'elle proclame sa capitale « éternelle et indivisible ». En 1980, une loi dite fondamentale - c'est-à-dire une disposition institutionnelle ne pouvant être remise en cause ensuite, même si la majorité politique change - est votée par la Knesset. Israël promulgue la fameuse « Loi de Jérusalem », qui institue que les juifs possèdent la ville pour toujours.

    Résumons-nous : le Brexit semble parfois un événement secondaire, dont on distingue mal les répercussions possibles ; maintenant que le choc est passé, on en minimise les conséquences : grave erreur ! Le Brexit contrevient à une doxa qui est la colonne vertébrale du système occidental érigé après la guerre. Les conséquences d'une Grande-Bretagne qui deviendrait prospère sans le dieu Euro pourraient lézarder la passivité des Européens - un vrai danger pour les anonymes possédants qui prêtent de la monnaie de singe pour prospérer, et se défient comme de la peste d'une banque centrale indépendante créant sa propre monnaie, selon les besoins de son peuple.

    Louis Beaumont Rivarol 21 juillet 2016