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  • Hongrie : le Premier ministre Viktor Orban (Fidesz) nationalise la Banque centrale

    BUDAPEST (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) - Le choix du premier ministre Viktor Orbán (Fidesz, droite) de nationaliser la Banque centrale de Hongrie (MNB) déchaîne les foudres de la presse internationale et des technocrates de l’Union europénne.

     

    La Hongrie n’aime pas la technocratie européiste. Et le sentiment semble être réciproque. La dernière frappe du Premier ministre Viktor Orbán, jugée par certain “scandaleuse”, a été de nommer un nouveau gouverneur de la Banque centrale de Hongrie (MNB). Son nom est György Matolcsy, ministre de l’Economie. Viktor Orbán a annoncé la nomination sur les micros de Radio Kossuth.

    Le quotidien américain Wall Street Journal avait déjà spéculé pendant un certain temps sur cette décision, de sorte que Matolcsy avait été interrogé sur ses intentions. Évidemment, le choix de Viktor Orbán a provoqué la colère de la presse européenne. La Repubblica dénonce “un sérieux défi aux principes du monde libre et aux institutions économiques et financières, à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI).”

    Personne en Europe ne semble désireux de voir réussir les tentatives de nationalisation des banques que Viktor Orbán tente depuis un certain temps de mettre en œuvre.

    Toujours selon La Repubblica, Matolcsy prend la place de Andras Simor, banquier apprécié par des gens comme Mario Draghi (BCE), Ben Bernanke (FED – Réserve fédérale des État-Unis), ainsi que plusieurs chefs d’Etat, comme Angela Merkel et Barack Obama.

    http://fr.novopress.info

  • LA RAGE ET L'ORGUEIL D'ORIANA FALLACI

    Une fois de plus, certains ont voulu décider ce que les Français avaient le droit de lire ou de ne pas lire. En attendant la décision de la justice, on peut toujours acheter ce livre qui est le cri d'une Italienne, d'une femme (pas forcément féministe).
    Lorsqu'on arrive à la fin, on ne trouve dans le fond que ce que dit le Front national depuis des années, avec même plus de véhémence de la part de la journaliste. Comme Oriana Fallaci est de gauche, antifasciste, cela passe mieux, enfin presque.
    Ce livre rappelle à sa façon le choc des civilisations ! de Samuel Huntington mais ici les choses sont dites de façon instinctive, passionnelle alors que le livre de l'Américain était l'œuvre d'un professeur, d'un universitaire. Le livre « La rage et l'orgueil » traite du choc Islam-Occident. En tant que correspondant de guerre, elle a vu les fils d'Allah au travail. « Je les ai vus détruire les églises, je les ai vus brûler les crucifix, je les ai vus souiller les statues de la Vierge, je les ai vus pisser sur les autels, transformer les autels en chiottes, je les ai vus à Beyrouth ... » Si elle reconnaît être athée, elle est culturellement très catholique. Lorsqu'elle va dans un temple, elle trouve cela bien froid. Son rapport avec l'argent est aussi très catholique Elle ne renie en rien l'héritage chrétien sur le plan intellectuel et esthétique. « La musique des cloches me plaît tellement. Elle me caresse le cœur ».
    « D'ailleurs, soyons honnêtes les cathédrales que le catholicisme nous a laissées sont belles. A mon avis, plus belles que les mosquées et les synagogues. Elles sont belles aussi les petites églises de campagne. Plus belles que les temples protestants .. »
    Si Oriana Fallaci adore son pays l'Italie et même toute la culture occidentale, elle n'aime pas l'islam, ce qui pour certains n'est pas correct. Elle le dit, elle l'écrit, elle le crie. En tant que femme, elle ressent de toutes ses tripes que cette religion n'apporte rien de bon pour les femmes et même pour les Occidentaux.
    Pour elle, les musulmans qui vivent en Italie ne sont que des envahisseurs. Chaque construction d'une mosquée dans son pays fait saigner son cœur. L'adjectif « raciste-raciste » pour qualifier ce qu'elle pense ne la terrorise pas. Cela est dit parfois en des termes un peu crus mais ce n'est quand même pas « Bagatelles pour un massacre » de Louis-Ferdinand Céline. Ce livre a déjà été vendu à plus d'un million d'exemplaires en Italie et commence déjà à bien se vendre en France. Pour Oriana Fallaci, ceux qui bêlent dans le politiquement correct sont des « sans couilles ». En tout cas, elle en a. Elle le dit d'ailleurs. L'italienne a de la personnalité, du caractère, certains diront même de la mégalomanie. Elle a même un humour grinçant sur elle-même lorsqu'elle rapporte que certains disent qu'il est facile d'avoir du courage lorsqu'on a déjà un pied dans la tombe. Selon la journaliste, les musulmans jaloux de l'Occident et de ses réussites ne cherchent qu'à s'étendre et s'imposer en Europe et ailleurs.
    « Vous ne comprenez pas, vous ne voulez pas comprendre, qu'une Croisade à l'envers est en marche. Une guerre de religion qu'ils appellent Djihad, guerre Sainte. Vous ne comprenez pas, vous ne voulez pas comprendre que l'Occident est pour eux un monde à conquérir. A châtier, soumettre à l'Islam ».
    Elle enrage que nos hommes politiques, des eunuques selon elle, se couchent devant n'importe quel immigré ou sans-papiers par commodité ou lâcheté.
    À propos, cela fait penser au maire vert de Saumur qui, six mois après les attentats de New-York, organise une exposition sur l'Islam-religion-de-paix-et-d'amour. Ceci avait quelque chose d'indécent et d'obscène En conclusion, nous dirons que si certains refusent la mise en garde de l'Italienne, les événements lui donneront néanmoins raison.
    par Patrice GROS-SUAUDEAU (2002)

  • Une priorité pour le gouvernement : combattre le racisme et l’antisémitisme…

    Un Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Cilra) a eu lieu le 26 février dernier, sous la présidence du premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Un objectif : consolider le plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme 2012-2014, en prenant notamment des mesures pour lutter contre la formation des préjugés.

    Le Cilra s’est déroulé à l’hôtel de Matignon, en présence du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, Régis Guyot : un tel comité interministériel ne s’était pas réuni depuis 2009.

    « [Le plan d'action est] fondé d’abord sur l’éducation, la volonté de combattre les préjugés sur l’étranger, sur l’autre, qui restent ancrés dans bien des mentalités« , a expliqué Jean-Marc Ayrault. Ont ainsi été prises 9 mesures contre le racisme et l’antisémitisme, lesquelles concerneront la formation des professionnels en contact avec le public, la lutte sur internet, les initiatives culturelles et mémorielles, à l’éveil de la conscience civique des jeunes, la sensibilisation des élites dirigeantes, l’aide aux victimes, au respect et à la tolérance dans le sport et l’éducation populaire. Enfin, une charte et un label de la diversité en direction des entreprises.

    En bref, ce sont toujours les mêmes poncifs et les mêmes lieux communs qui sont ressassés et qui, tels un écran de fumée, ne permettent pas de prendre en compte les vraies problématiques. Car personne n’introduit aujourd’hui de hiérarchie entre les races, personne n’admet une supériorité de nature de l’une sur l’autre. Le problème n’est donc pas métaphysique, il est politique : les Français sont réservés sur la portée actuelle de la mondialisation, que prétexte trop souvent le mondialisme pour abaisser les frontières et favoriser un brassage des populations et des modes de vie. L’immigration de masse qui découle de cette mondialisation délibérément non régulée, de cette idéologie promue qu’est le mondialisme, n’est pas sans incidence, en effet, sur l’équilibre démographique et culturel de notre vieille société.

    Il reste que ces bonnes consciences prennent le problème à sens unique lorsque, pour disqualifier la résistance des population autochtones à une colonisation démographique et culturelle, ils l’accusent de racisme. Car le « racisme » des immigrés à l’égard des indigènes, presque plus scandaleux dans le sens où ils sont accueillis en France comme aucun autre pays européen ne les accueille, notamment en terme de prestations sociales, n’est évidemment pas pris en considération. Bref, un deux poids deux mesures qui indique le caractère idéologique de cette démarche interministérielle et qui souligne à quel point le problème n’a pas été saisi à sa juste mesure…

    http://www.contre-info.com/

  • Abandon du diesel : les Français pris en traître par le gouvernement

     Ni prime à la casse ni mesure fiscale, mais une "prime à la conversion" qui reste à définir: le gouvernement entend bien tourner la page du tout diesel sans voir encore comment faire pour ne pas pénaliser les constructeurs et les consommateurs français, champions du gasoil. Quoi qu’il en soit, avec cette perspective, nous filons droit vers une augmentation du gasoil. (voir aussi l’article du Gaulois)

    Les points de vue divergent notamment entre la ministre de l'Écologie Delphine Batho qui met en avant une question de "santé publique" et les 40.000 décès annuels dus, selon elle, aux particules fines, et celui du Redressement productif Arnaud Montebourg, chantre du made in France, soucieux d'éviter des mesures qui privilégieraient les voitures construites à l'étranger.
    Le parc automobile français est composé à 60% de véhicules diesel, en raison des incitations passées en faveur de ce type de moteur, notamment fiscales qui font perdre 7 milliards d'euros à l'État chaque année selon la Cour des Comptes.
    "La convergence" des taxations entre essence et diesel constitue bien "une piste de travail" ainsi que des mesures de taxation, a confirmé Matignon à l'AFP, assurant cependant qu'"aucune mesure en matière fiscale ne rentrera en vigueur avant la Loi de finances (budget) 2014".
    Comment changer de modèle? Dimanche, M. Montebourg a exclu toute prime à la casse "qui garnisse les carnets de commande de constructeurs qui ne sont pas français: Il faut trouver une formule qui n'attaque pas le made in France car nous sommes les meilleurs en diesel", a-t-il expliqué.
     
    Sur ce point, M. Montebourg et Mme Batho sont d'accord, se félicite Matignon et évoquent une "prime de conversion". Mais les ministres ont bien du mal à l'expliquer en l'état. Concernerait-elle uniquement les moteurs diesel ou tous les moteurs thermiques, afin d'encourager l'acquisition de véhicules hybrides et électriques ?
    Ne s'appliquerait-elle qu'aux "vieux diesel", ceux d'avant 2000, les plus polluants, comme le laisse entendre le ministre du Redressement productif ? soit 7 millions de véhicules (27% du parc en circulation).
    Mais Delphine Batho fait aussi valoir "un problème avec les nouveaux moteurs qui émettent des particules encore plus fines et du NOX (oxyde d'azote), qui pose problème aux enfants asthmatiques", a-t-elle relevé sur France 3.
  • Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire

    Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.

    On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

    Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

    De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d’un changement de régime est infinitésimal. Pourtant, c’est faire l’impasse sur l’histoire récente de la péninsule que de croire cela. Le dernier coup d’Etat remonte en effet au début des années 80 et a échoué seulement grâce à l’aura du roi Juan Carlos qui a beaucoup terni depuis.

    Ainsi, une conférence organisée le 6 février denier par un centre de réflexion à Madrid et qui portait sur les forces armées et la Constitution a mis en lumière un certain malaise au sein d’une partie des officiers supérieurs de l’armée, notamment face à la gestion de la question catalane. Plusieurs officiers à la retraite ont pris la parole à l’occasion de ce colloque. Rien d’inhabituel à cela jusqu’à l’intervention du Général Juan Antonio Chicharo qui a commandé le corps d’élite de la marine jusqu’en 2010 et fait désormais partie de la réserve.

    Il a notamment fait part “d’un sentiment général de préoccupation, de peur, d’incertitude et de confusion” au sein de l’armée espagnole au sujet de la sécession possible de la Catalogne, allant jusqu’à regretter la démission en 2006 du Général José Mena qui s’était publiquement prononcé en faveur de la possibilité d’une intervention militaire afin de mettre un terme aux demandes d’autonomie plus importante de la région.

    Il a demandé ensuite, pendant son discours, d’imaginer un scénario qui a de grandes chances d’arriver: si le parti au pouvoir perd sa majorité absolue lors des prochaines élections générales et que les Catalans, en échange de leur soutien, demandent à abroger dans la Constitution la doctrine de “l’indissoluble unité” de l’Espagne, que pourra-faire alors l’armée, s’est-il interrogé. Il n’a pas apporté de réponse mais tout le monde a plus ou moins compris ce qu’il sous-entendait.

    Depuis, le général a été réprimandé par sa hiérarchie mais, les propos qu’il a tenu montrent en tout cas une déstabilisation évidente du cadre institutionnel dans le pays sous l’effet des manifestations quasi-quotidiennes contre l’austérité, d’un rejet grandissant de la Maison Royale et du gouvernement et sous les coups de boutoir de la Catalogne. Une situation tout simplement explosive.

    Le pays est entré dans une ère de difficultés croissantes et l’évolution actuelle de la situation n’augure rien de bon. Jusqu’à présent, la figure du roi Juan Carlos servait d’unité à la Nation mais ce n’est désormais plus le cas puisque même la monarchie constitutionnelle est de plus en plus critiquée en tant que système de gouvernement. L’armée qui est garante de l’unité de la Nation et du respect de la Constitution pourrait tout à fait intervenir en cas de total discrédit des gouvernants et de risque réel d’implosion de l’unité espagnole. Ce n’est évidemment pas le scénario le plus probable mais, dans tous les cas, on aurait tort de croire que l’Espagne est sur le chemin de la stabilisation. Le pays peut à tout moment s’enflammer, et faire avec lui basculer toute la zone euro dans un cycle infernal.

    Forex.fr  http://fortune.fdesouche.com

  • Olivier Delamarche : « L’économie US c’est open bar »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 5 mars 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

    « Aux États-Unis, les données économiques ne sont pas bonnes, l’accord sur les coupes budgétaires a échoué, l’économie est en panne mais, avec le Quantitative Easing illimité, ils ont des liquidités pour jouer, donc pourquoi se poser des questions ? Bernanke est un fou dangereux qui injecte 85 milliards par mois. Le dollar va devenir un vrai billet de monopoly. De 2000 à 2008, les ménages américains se sont endettés de 1000 milliards  de dollars par an. Maintenant ils sont surendettés et c’est l’État qui met cela dans le PIB, mais l’État est arrivé au bout…  »

    http://fortune.fdesouche.com/


  • Marseille : les socialistes Jean-Noël Guérini et Jean-David Ciot mis en examen

    Addendum : Le député PS Ciot aussi mis en examen

    Le président de la fédération PS des Bouches-du-Rhône Jean-David Ciot, tout comme Jean-Noël Guérini un peu plus tôt, a été mis en examen à Marseille dans une affaire de licenciement abusif, a indiqué mardi son avocat, Gaëtan di Marino.

    « Il été convoqué pour une mise en examen, il a donc été mis en examen », a déclaré son avocat à la sortie du bureau du juge. Eric Ciot, qui est inquiété pour recel de détournement de fonds publics, n’a pas souhaité répondre à la presse. [...]

    Le Figaro
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    Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a annoncé avoir été mis en examen mardi à Marseille pour détournement de fonds publics dans une affaire de licenciement abusif présumé.

    Le sénateur des Bouches-du-Rhône a été entendu dans la matinée sur les raisons du licenciement de Jean-David Ciot, ancien membre de son cabinet au conseil général, devenu député en juin 2012 et actuel premier secrétaire de la fédération socialiste du département.

    « J’ai expliqué qu’il s’agissait d’un licenciement transactionnel », a affirmé M. Guérini, ajoutant avoir « pris cette décision pour être en conformité avec le rapport Richard (diligentée par le PS sur la fédération des Bouches-du-Rhône, ndlr), car j’avais pris devant la commission Richard l’engagement que le premier secrétaire fédéral ne serait plus un membre de mon cabinet ».

    La convocation de M. Guérini, puis celle de son ancien chef de cabinet prévue mardi en début d’après-midi, interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte contre X pour détournement de fonds publics, touchant aux indemnités de 22.000 euros touchées par M. Ciot au printemps 2011 lors de son licenciement après neuf années passées au cabinet du président du Conseil général.

    La justice soupçonne une démission arrangée, destinée notamment à permettre à M. Ciot de se présenter aux législatives en 2012.

    Selon lui, cette mise en examen démontre que « l’institution judiciaire s’acharne sur les hommes et les femmes politiques ».[...]

    Yahoo News  http://www.fdesouche.com

  • Robert Ménard à la Traboule (Lyon) (+intégralité de la conférence en vidéo)

    Addendum vidéo : Robert Ménard s’explique notamment sur la polémique ayant suivi l’annonce de sa conférence à la Traboule et sur son départ de RTL à cause de sa phrase sur Marine Le Pen.

    « Sur un certain nombre de points, je suis d’accord avec Marine Le Pen. »

    Totalité de la conférence de Robert Ménard sur Lyonlemelhor.com

     

    MàJ 25/02/13 : Interview de Robert Ménard sur LyonCapitale.fr

    Lyoncapitale.fr : Vous êtes invité à la Traboule, local des Jeunes Identitaires lyonnais. Pourquoi ce choix ? Quel sens faut-il donner à votre présence dans ce local d’extrême droite ?

    Robert Ménard : Je vais là où je suis invité. Quand je me rends dans une loge maçonnique, personne ne le relève. Même chose pour la Fête de l’Humanité : aucun journaliste pour me demander ce que je fais là. Il y a quelques années, j’ai été invité à un rassemblement de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et j’y suis allé. Peu m’importe les idées de ceux qui me reçoivent. Ce qui compte, c’est ma liberté de parole. (…)

    LyonCapitale.fr

    http://www.fdesouche.com/

  • « Profession cinéaste, politiquement incorrect » de jacques dupont

    Jacques Dupont, mémoire d'un Français, livre présenté par G. Gambier

    Qui connaît aujourd’hui Jacques Dupont ? Plus grand monde, sans doute. Il fut pourtant l’un des meilleurs cinéastes de sa génération, promis à un brillant avenir. Sorti major de la première promotion de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC, aujourd’hui Fémis), il choisit les documentaires pour l’aventure. Ses premiers courts-métrages, réalisés dans des conditions particulièrement difficiles (Au pays des pygmées, 1946, et Pirogues sur l’Ogooué, 1947), sont unanimement salués. Suivront La Grande Case (1949), L’Enfant au fennec (1954) ou encore Coureurs de brousse (1955). Cette même année sort Crèvecœur, filmé aux côtés des soldats français combattant en Corée (1950-1953) et nommé pour l’Oscar du meilleur film documentaire en 1956 : le Parti communiste lance ses militants à l’assaut des rares cinémas qui osent le programmer. Après La Passe du Diable (1958), tourné en Afghanistan avec Joseph Kessel, Pierre Schoendoerffer et Raoul Coutard, Jacques Dupont réalise son premier grand film de fiction : Les Distractions (1960). A moins de 40 ans, il dirige Jean-Paul Belmondo, Claude Brasseur, Alexandra Stewart et Mireille d'Arc... G.G

    Lors d’une rediffusion sur Canal Plus, dans les années 1980, Télérama se fend d’une critique étonnamment élogieuse : « Crèvecœur, film sur le rôle du bataillon français dans la guerre de Corée, avait valu à Jacques Dupont la réputation d’un cinéaste “de droite ”. Lorsqu’il tourna Les Distractions au début de la Nouvelle Vague, la plupart des critiques se montrèrent tièdes ou hostiles. Le cinéaste fut accablé sous le poids de la comparaison avec Godard (A bout de souffle) à cause de Belmondo. Tout cela fut très injuste et il faut carrément, aujourd’hui, découvrir ce film. Bien construit, bien mis en scène, bien interprété, il représente, à la fois, une certaine façon de vivre dangereusement, d’être arriviste ou cynique, et une très belle relation d’amitié dans laquelle se transforment les personnages, même s’il n’y a pas de fin heureuse. Le désarroi d’une époque y est inscrit. »

    Du cinéma à la télévision, en passant par la case… prison !

    L’époque est de braise… Comme l’écrit Philippe d’Hugues dans sa préface : « C’est le moment que choisit Jacques Dupont pour s’engager à fond dans une cause perdue, lui, les siens, famille et amis. Bientôt, l’étiquette aux trois lettres infamantes : OAS, leur collera sur le dos pour longtemps, si longtemps que Jacques Dupont ne pourra plus jamais faire de longs métrages. En effet, à son nom, toutes les portes se ferment, tous les projets sont refusés. » Il faut dire que les Dupont paient leur « activisme » – comme l’on disait à l’époque – au prix fort. Arrêté dans l’affaire du « complot de Paris », censé relayer en métropole le putsch des généraux à Alger, Jacques Dupont est innocenté par le tribunal mais le pouvoir le considère suffisamment dangereux pour le condamner à plusieurs mois d’internement administratif au camp de Saint-Maurice-l’Ardoise, dans le Gard.  Sa fille aînée Claudine devient à 17 ans « la plus jeune détenue pour l’Algérie française », à la prison de la Petite-Roquette, à Paris. Le virus politique ne la quittera plus puisque, ancienne élue régionale FN puis MNR en Bretagne, Claudine Dupont-Tingaud préside aujourd’hui encore l’association RéAGIR (pour « Résister et agir »), à Quimper. Enfin, le fils de Jacques Dupont, Jean-Jacques, aura le temps de faire sauter quelques pains de plastic avant d’être appréhendé par le commissaire Jacques Delarue : il ne sera libéré de la prison de Saint-Martin-de-Ré qu’en 1966, à l’âge de 22 ans. Tout reste à re-construire.

    « Non seulement dans l’aventure la France a perdu l’Algérie, mais aussi nombre de ses meilleurs serviteurs, militaires et civils. Elle a perdu notamment un futur grand cinéaste et c’est bien dommage », commente sobrement Philippe d’Hugues. Jacques Dupont trouve salut et refuge à la télévision, où il réalisera plusieurs des Grandes Batailles du passé en compagnie de Daniel Costelle et Henri de Turenne dans les années 1970, ainsi que de nombreux films des séries sur les Grands Fleuves, les Grands Pèlerinages et les Grandes Villes du monde. Il renoue ainsi avec sa passion pour l’histoire et pour les voyages lointains – au détriment parfois de ses responsabilités familiales immédiates. En 1981, l’arrivée de la gauche au pouvoir lui inspire une retraite forcée, qu’il met à profit pour entreprendre une monumentale histoire des guerres carlistes. Elle ne sera jamais achevée : en 1986, avec l’alternance, la télévision publique se rappelle à son bon souvenir. A l’occasion de la célébration du couronnement d’Hugues Capet (987), il réalise Les grandes chroniques du millénaire, vaste fresque de l’histoire de France diffusée sur FR3. S’enchaînent ensuite, avec l’appui d’Alain Griotteray, un téléfilm sur Honoré d’Estienne d’Orves, le premier fusillé de la France Libre (1990), puis un autre sur L’Abbé Stock, le passeur d’âmes (1991), et enfin Les Vendéens (1993), en hommage aux combattants de la « Grande armée catholique et royale », qui bénéficie du concours et de la complicité de Philippe de Villiers au Puy-du-Fou.

    Idées politiques : une « nostalgie française » ?

    Les personnages illustres fourmillent dans ces mémoires, où se croisent sans cesse grande et petite histoire, anecdotes, récits épiques et considérations politiques. A cet égard, Jacques Dupont reconnaît être atteint du « virus » du patriotisme. Le 11 novembre 1940, il fait partie des quelques lycéens et étudiants qui défient les autorités d’occupation allemandes en se regroupant à l’Arc de Triomphe pour honorer le soldat inconnu. Arrêté, il est conduit à la prison de la Santé – ce qui lui vaudra d’être considéré comme récidiviste 20 ans plus tard ! Rapidement libéré, il tente de rejoindre Londres, gagne Marseille (où il croise la philosophe Simone Weil) mais est une nouvelle fois arrêté, après avoir traversé les Pyrénées, par la garde civile espagnole. Il ne réussira finalement à s’engager qu’à l’occasion des combats de la Libération, dans la Première Armée du général de Lattre, avec laquelle il finira la guerre en Allemagne.

    Tous ces événements, et bien d’autres encore, sont l’occasion de commentaires politiques, mais l’ouvrage est dénué de toute analyse ou mise en perspective proprement politique. Jacques Dupont est au sens propre un réactionnaire : il réagit, avec son cœur et ses tripes, aux événements. A l’aune de l’histoire, il a le goût des causes perdues : les Guerres de Vendée et la royauté, la guerre de Sécession ou celle des Boers, l’empire colonial français, les peuples autochtones authentiques qui se battent pour leur survie (à l’instar de son ami Jean Raspail)… Il est en cela assez symptomatique d’une certaine droite, que René Rémond aurait qualifiée de « légitimiste », davantage tentée, même inconsciemment, par le confort intellectuel de ses défaites passées que par l’audace – mais aussi les transgressions – qu’exige toute  victoire.

    Jacques Dupont est donc un révolté, dont la forte capacité d’indignation est cependant mâtinée d’ironie, voire d’autodérision, ce qui évite qu’elle ne verse dans les pénibles sermons, mi-larmoyants, mi-inquisiteurs, caractéristiques de l’intelligentsia de gauche. Au contraire, tout à la fois artiste – puisque « metteur en scène » – et viscéralement français, il a cette légèreté d’esprit et de ton qui correspond bien à une partie de sa génération, celle des Hussards, dont il sera évidemment un proche : des hérauts d’un anticonformisme rafraîchissant qui manquent dramatiquement à notre époque.

    Dupont, un modèle anthropologique

    A l’origine, ces mémoires devaient s’intituler Dupont, fils Dupont et La Grande Aventure de nos vies. Sur trois générations : celle de son père Georges, combattant de la Grande Guerre, la sienne, confrontée à la Seconde, et celle de son fils, Jean-Jacques, engagé dans les combats pour l’Algérie française. C’est-à-dire l’histoire d’une famille française et, en creux, de la France elle-même au cours de ce terrible Siècle de 1914 (Dominique Venner).

    La publication de Profession cinéaste… permettra à un large public de revivre cette histoire, à la fois si proche et si lointaine, de l’immédiat Avant-Guerre aux lendemains de la chute du Mur de Berlin. Elle permettra aussi de redécouvrir voire, pour les plus jeunes, de mieux comprendre ce qu’est un Français. « Pourquoi la France ? » avait titré la revue Eléments il y a quelques années. Cet ouvrage semble y répondre, à sa manière, simplement : « Parce qu’il y a des Français ! » Un modèle anthropologique singulier à l’échelle de l’histoire, un peuple qui a fini par se fabriquer un pays à sa juste mesure.

    Le nom même de Dupont peut paraître ordinaire. Sauf que c’est de moins en moins vrai si l’on veut bien comparer, dans chaque commune de France, la liste des naissances à celle des noms inscrits au monument aux morts. Et la banalité même du nom « Dupont » est lourde de sens, de signification. En témoignant en faveur de l’auteur lors du procès du « complot de Paris », devant le tribunal militaire, le grand écrivain et polémiste Jacques Perret dira que ce patronyme « désigne le Français moyen et impose de ce fait à celui qui le porte une charge d’honneur » – mais pour mieux ajouter que « Dupont sera un nom de plus en plus difficile à porter si les vertus qu’il implique, naguères banales, deviennent suspectes et attentatoires aux valeurs de la France de demain… » Et dans « la France d’après » que l’on nous a promise, les Dupont sont de toute évidence, d’ores et déjà, une espèce menacée, un ADN « en dormition ». Peu de Français prendraient aujourd’hui tous les risques pour l’idée même de patrie, de l’honneur qui s’y attache et que l’on se doit d’abord à soi-même. Parmi les nombreuses maximes qui émaillent cet ouvrage en tous points étonnant, il en est deux que Jacques Dupont semble adresser plus particulièrement à ses compatriotes, en pensant à la France : « Ne pas subir » et « Cessez de pleurer comme des femmes ce que vous n’avez pas su défendre comme des hommes ! »

    G. Gambier http://www.polemia.com
    27/02/2013

    Jacques Dupont, Profession cinéaste… politiquement incorrect !, éditions Italiques, 2013, 354 pages, 23 €

    Correspondance Polémia – 5/03/2013

  • Trou de la Sécu : les familles paieront !

    Le gouvernement a trouvé au moins un expédient pour remédier au déficit de la Sécurité sociale : rogner les allocations familiales.
    À l'évidence, le gouvernement socialiste ne trouve d'attraits qu'aux futures unions homosexuelles ; au moment même où il fait voter par sa majorité à l'Assemblée nationale la loi sur le pseudo « mariage » inverti, il envisage en effet de prendre, pour tenter de ralentir le creusement du trou de la Sécurité sociale, des mesures qui frapperont les familles.
    Ces mesures consisteraient à fiscaliser les allocations familiales, à les octroyer sous conditions de ressources ou encore à remettre en question le quotient familial. Quelle que soit la manière choisie, les familles sont dans le collimateur de Bercy.
    Premières visées : les classes moyennes. En effet, les familles les moins aisées ne seront pas touchées par l'intégration des allocations familiales dans les revenus imposables - puisqu'elles ne paient pas l'impôt sur le revenu (avec cette intégration, certaines familles deviendront cependant imposables). Et la mise sous conditions de ressources ne les concernerait pas davantage.
    Cette opération se drape dans les nippes défraîchies de la justice sociale : il n'y aurait pas de raison que les ménages plus riches bénéficient de cette aide. Or c'est là que le bât blesse : les allocations familiales n'ont théoriquement pas de caractère redistributif mais répondent à une autre logique : les familles nombreuses élèvent des enfants qui seront les actifs de demain, feront fonctionner l'économie et - puisque nous sommes dans un régime de retraites par répartition - subviendront par leurs cotisations aux pensions non seulement de leurs parents, mais aussi de ceux qui n'auront pas eu d'enfants. Il en irait d'ailleurs de même dans un système de retraites par capitalisation, puisque ce sont les actifs qui créent la richesse.
    À salaire égal, la famille nombreuse s'appauvrit
    Or élever des enfants a un coût, par rapport auquel, remarque l'économiste Henri Sterdyniak dans Le Figaro du 21 février, le montant des allocations familiales est « déjà ridicule ». A salaire égal, la famille nombreuse s'appauvrit par rapport au couple qui a peu ou pas d'enfants, alors qu'elle rend service à la société.
    On peut objecter à cela que l'on ne fait pas des enfants pour toucher les allocations familiales (ce serait un fort mauvais calcul). Certes, mais si l'on regarde les pays qui n'ont pas de vraie politique familiale, comme l'Italie ou l'Espagne où les familles nombreuses étaient naguère... nombreuses, on s'aperçoit que leur taux de natalité est très inférieur au taux français.
    Ne crions pas trop vite cocorico, cependant : l'on souligne peu que le bon taux de natalité français est aussi dû à l'immigration. Logiquement, les allocations familiales devraient favoriser la natalité française... Il est vrai que Mohamed Merah, le tueur djihadiste de Toulouse, était paraît-il un Français comme un autre... Notons toutefois que si les mesures gouvernementales touchent les classes moyennes, ce sont essentiellement des familles françaises « de souche » qui seront frappées.
    Le vice de l’État-providence
    Le projet de fiscaliser les allocations familiales, ou de les soumettre à conditions de ressources, ou de baisser le quotient familial, présenté à tort comme une « niche fiscale », souligne par ailleurs le vice d'un système dans lequel l’État-Providence - c'est ainsi qu'il se présente - reprend d'une main ce qu'il affecte de donner de l'autre et qu'il a déjà pioché dans la poche des contribuables - à commencer par les familles elles-mêmes, qui paient de la TVA sur les achats réalisés pour leurs enfants, des impôts locaux sur des espaces d'habitation nécessairement plus vastes, etc. L’État-Providence profite ainsi lui-même d'une Providence beaucoup plus généreuse avec lui qu'il ne l'est avec les citoyens : l'administration fiscale.
    Politiquement, il est évidemment plus confortable de fiscaliser les allocations que d'en diminuer le montant : la perte est moins immédiatement évaluable, donc moins douloureuse. Quand on tond les moutons, mieux vaut qu'ils ignorent combien de laine on leur prend.
    Jean-Pierre Nomen monde&vie 26 février 2013