Des paroles que l’on n’ose plus prononcer dans notre société de dictature politiquement correcte.
Vu sur le blog de l’Action française Provence
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Des paroles que l’on n’ose plus prononcer dans notre société de dictature politiquement correcte.
Vu sur le blog de l’Action française Provence
Si la France s’enfonce, ne serait-pas parce qu’elle le veut un peu ? Visite de François Hollande en Russie : quand la diplomatie cède le pas à l’idéologie. Conséquences de l’intervention française en Libye et au Mali : la fin des échanges franco-brésiliens, au plus grand profit de la Russie. La France, le Paradis des politiciens : sang contaminé ou amiante, jamais coupables. Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : la benjamine de l’assemblée nationale, seule élue du Front National, pour un rapprochement avec la Russie. Colloques sur Pierre le Grand : le créateur de la Russie moderne, c’est à Paris, à la fin du mois de Mars. Chômage : Hollande va faire encore mieux. Marche pour la défense des enfants russes adoptés à l’étranger : 12 000 personnes dans les rues de Moscou. Elections en Italie : c’est une grande claque pour Bruxelles et pour Goldman Sachs. Syrie : les assassins n’arrivent plus à faire valoir leur point de vue…
Guillaume de Thieulloy, le très dynamique directeur des Quatre vérités, a souhaité préparer la suite de la Manifestation du 24 mars, prévue sur les Champs Elysées. Il crée l'antenne française du Comité Famille Mariage, pour continuer le combat pour le respect de la famille.
Monde et Vie : Guillaume de Thieulloy, vous venez de créer le Collectif Famille Mariage (CFM). Vous pensez que la lutte pour la défense du mariage chrétien est aujourd'hui un objectif politique à long terme ?
Guillaume de Thieulloy : Même si la plupart des acteurs du CFM sont chrétiens, nous ne défendons pas le mariage chrétien comme tel. Nous défendons le mariage monogame entre un homme et une femme. C'est à la fois très proche et très différent. Très proche, puisque le mariage chrétien, sacramentel, est le modèle, l'achèvement, du mariage naturel. Très différent, puisque notre défense du mariage naturel dépasse très largement le cadre confessionnel. Nous travaillons ainsi avec des juifs ou des musulmans, également opposés à la dénaturation du mariage. Ceci précisé, oui, je crois que la défense du mariage est un objectif de long terme. Bien sûr, notre combat contre la loi Taubira a quelque chose d'immédiat. Mais si, comme le dit madame Taubira elle-même, il s'agit d'un « changement de civilisation », cela signifie que le combat durera des années. En tout cas, je conteste formellement que l'éventuelle promulgation de la loi Taubira signe l'arrêt des hostilités. Au contraire, cette loi absurde va ouvrir une infinité de fronts différents (qu'il s'agisse de conventions internationales sur les droits des enfants que nous avons signées et que nous allons allègrement violer, de liberté religieuse en danger, ou encore de parents privés de leurs droits de voir leurs enfants...) Le CFM s'organise pour pouvoir porterie fer sur tous ces fronts politiques, juridiques, médiatiques et faire en sorte que la pression politique sur cette loi Taubira ne retombe jamais.
Jusqu'au retrait pur et simple du texte. Nous ne voulons surtout pas revivre l'expérience de 1984 où nous avons gagné dans la rue et perdu quelques mois plus tard faute d'organisation politique, ou l'expérience du PACS où tous les parlementaires de droite parlaient de défaire la loi et ont opportunément "oublié" leurs déclarations lorsqu'ils sont revenus aux affaires.
M&V: Quels moyens comptez-vous mettre en œuvre ? Avec qui partez-vous en campagne ?
G de T : Nous disposons d'un avantage considérable sur nos prédécesseurs. Nous avons enfin des contacts et des soutiens internationaux. Le combat pour la famille est un combat mondial (même s'il prend des formes différentes dans tous les pays). Nos adversaires l'ont bien compris. Il était temps que nous nous y mettions également. En l'occurrence, le CFM est la branche française d'une organisation internationale qui se bat pour défendre le mariage entre un homme et une femme et le droit des enfants à avoir un père et une mère. Nous bénéficions en particulier de l'expérience politique d'Américains qui connaissent bien ce combat - et qui ont notamment gagné en Californie.
Mais nous partons en campagne avec des personnes et des organisations différentes selon les sujets. Nous ne nous battrons pas avec les mêmes personnes pour contester les adoptions frauduleuses et discriminatoires pour les enfants, pour défendre la liberté religieuse mise à mal par la loi Taubira ou pour travailler à l'échelon européen. L'un des buts du CFM est précisément de constituer des coalitions à géométrie variable, avec une seule logique : tous ceux qui sont d'accord avec nous sur une question sont les bienvenus pour travailler sur cette question, sans exclusive liée à leur choix partisan ou à leur appartenance confessionnelle...
M&V: Ne risquez-vous pas de démobiliser ceux qui croient à l'impact de la manifestation du 24 mars prochain sur les Champs Elysées en proposant des modes d'action différents ?
Au contraire, nous appelons de toutes nos forces à la mobilisation du 24 mars. Avec un mot d'ordre simple et politiquement efficace : retrait du projet Taubira. Le CFM appelle à cette manifestation, même si son action commencera réellement après le 24 mars, précisément pour éviter que le 24 mars soit un coup d'épée dans l'eau.
M&V: Dans Nouvelles de France, vous nous refaites le coup du général en disant qu'on n'a pas perdu la guerre quand on a perdu une bataille. Mais une fois que la loi sur le mariage homosexuel est passé, y a-t-il moyen de revenir dessus ? Existe-t-il des exemples de retour en arrière du Législateur ?
G de T : Je maintiens qu'aucune loi n'est irréversible. D'ailleurs, si le législateur voulait que la loi Taubira le soit, il devrait au minimum en faire une loi constitutionnelle. Ce qu'il ne fait pas (il n'y arriverait d'ailleurs pas !). L'action politique consiste précisément à changer les lois et à les améliorer en vue du bien commun. Si la loi passe, nous mettrons tout en œuvre pour que son retrait figure dans le programme d'un grand nombre de candidats aux présidentielles de 2017 et, sans vouloir déflorer notre agenda politique, je peux vous dire déjà que nous avons en préparation un certain nombre d'actions politiques qui vont faire un peu de bruit dans le Landerneau et qui devraient empêcher que l'on enterre ce dossier.
Propos recueillis par Alain Hasso monde & vie 26 février 2013
Morosité persistante dans la zone euro, embellie confirmée de l’Islande ont eu raison de l’arrogance de nos élites. L’Islande, premier pays européen touché par la crise en 2008, a retrouvé le chemin de la prospérité : croissance de 2,5% du PIB, un chômage de 5%, excédents du commerce extérieur et des comptes publics. Les choix de politique économique de ce petit pays se retrouvent projetés sous la lumière de l’oligarchie. Dans les hautes sphères des centres de décision, les masques tombent, les certitudes se lézardent, les dogmes s’effondrent.
La dernière visite d’une délégation officielle de l’Islande remonte à 1983. Qui serait assez crédule pour croire que le calendrier retenu pour la fin février 2013 est une pure coïncidence ? A l’aune d’une zone euro enlisée dans une crise profonde, voyons un peu ce que peut ressentir l’ oligarchie aux affaires en France notamment, en apprenant que l’île vient de réaliser deux années consécutives de croissance positive supérieures à 2% du PIB quand ce même PIB était en recul de 6,6 % en 2009 ; que le déficit budgétaire annuel de cet Etat providence est maintenant résorbé quand il était de 13.5% en 2008 ; que le chômage approche les 5% de la population active quand il était monté à 8% en 2010 ; qu’il faut se faire à l’idée que le pays a gagné son bras de fer juridique contre la technocratie de Bruxelles et la finance internationale ; que le prêt de 2.1 milliards d’euros du FMI fut remboursé dans les meilleurs délais ; qu’en dévaluant brièvement la couronne jusqu’à 70%, le pays a pu réinvestir dans l’économie nationale et créer un cercle vertueux pour la relance des investissements. [1]
Et puis les pouvoirs publics islandais ne se sont pas contentés de faire un pied de nez aux banques en faillite. L’Islande prend des mesures hétérodoxes efficaces pour les particuliers et les entreprises qu’il conviendrait de faire connaître au plus grand monde. N’en déplaise aux financiers, pour sauver les ménages surendettés, l’Etat incite les banques à écrêter leurs créances. Au-delà de 110% de la valeur du logement, la dette est effacée. Pour sauver les PME, entreprises créatrices d’emplois locaux, rappelons-le, l’Etat agit de même. [2] Voilà de quoi titiller les biens pensants les plus dogmatiques, n’est-ce pas ?
Dès lors, on comprend mieux pourquoi l’Islande n’est pas pressée d’entrer dans l’Union Européenne, et encore moins d’adopter la monnaie unique. « En quarante ans, nous sommes passés d’un pays en développement à l’un des plus prospères d’Europe avec notre petite monnaie indépendante », argumente l’eurosceptique président. [3]
En réponse la ploutocratie impose un devoir de réserve à l’oligarchie europhile et la nébuleuse des organes de presse persiste à maintenir l’expérience empirique de l’Islande à l’ombre des projecteurs de l’opinion publique européenne. Fait révélateur… quand d’une part 145 occurrences de médias audiovisuels relatent, en moyenne, une visite officielle d’un Chef d’Etat, que d’autre part Le Figaro et rue89 sont les deux seuls médias à avoir relayé la visite du cas d’espèce islandais chez son hôte de l’Elysée. Aucun compte rendu officiel n’est venu nous éclairer, si ce n’est sur la teneur des débats, tout au moins sur les grandes lignes de discussion, comme le veut l’usage, par les médias de l’establishment. Tout juste peut-on lire sur le site de l’ambassade de France en Islande que les deux Président ont évoqué la nécessité de développer les énergies renouvelables et en particulier la géothermie…. Autant dire que nous, le peuple, sommes sous informé. Président du groupe amitié France – Islande, le député Michel Tardi fait bien mention du programme du séjour du Président Islandais en France sur son blog, mais là s’arrête l’entorse de principe au silence ambiant.
Monsieur Olafur Ragnar Grimsson s’est entretenu avec Michel Rocard, ambassadeur chargé de la négociation pour les pôles Arctique et Antartique, en marge d’une conférence sur le renouveau islandais en présence du gouverneur de la banque centrale islandaise et de Chefs d’entreprises le 26 février au matin. Thème de la conférence : quels sont les facteurs de la renaissance islandaise ? Voilà un sujet pertinent. Quelles en sont les conclusions des officiels présents et notamment de Michel Rocard ? Le peuple est en droit de savoir.
Le 26 février dernier dans l’après midi, le Président islandais s’est également entretenu officiellement pendant 1h30 avec des représentants de l’assemblée nationale. Pourquoi n’avons-nous pas eu un aperçu des débats ? Le même jour en fin d’après midi, il s’est rendu à un entretien officiel de près de deux heures avec monsieur Bel, Président du Sénat et troisième autorité politique de notre pays. Que ressort-il de cet entretien ? Nous n’en savons rien. Le matin du 28 février 2013, le chef d’Etat islandais s’est entretenu avec le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique dont le conseil s’est réuni dans la foulée…. Bouche cousue. Nous le voyons bien, les oligarques ne sont pas indifférents à la réussite islandaise en dépit d’apparences bien trompeuses…
[1] Quatre ans après, l’Islande nargue l’Europe. La Tribune du 5 octobre 2012
[2] L’Islande, modèle de sortie de crise ? Libération du 8 février 2013
[3] L’Islande, relevée de la crise, tourne le dos à l’euro. Le Figaro Economique du 1er mars 2013
Les Lettons pourraient avoir à commercer en euro plutôt qu’en lat dès l’an prochain. Mais seule une faible part de la population est favorable à ce changement de monnaie, projet de l’actuel gouvernement de Riga.
8% de la population lettone, voilà la petite part d’habitants de ce pays de l’Est de l’Europe qui se disent favorables à une adhésion rapide de leur nation à la zone euro, selon une enquête réalisée par la banque DNB rendue publique en janvier dernier.
Visiblement, la crainte prévaut sur l’enthousiasme, alors que les dirigeants du pays viennent de procéder ce lundi à une demande officielle d’adhésion à l’euro. En cas d’accord, la Lettonie deviendrait le 18e pays à adopter la monnaie commune, abandonnant le lat.
L’opposition dit craindre une hausse des prix
Lors d’une cérémonie à Riga, le Premier ministre Valdis Dombrovskis, le ministre des Finances Andris Vilks et le gouverneur de la Banque centrale Ilmars Rinkevics ont signé le document qui devrait permettre à cet État balte de 2 millions d’habitants de rejoindre la zone euro au 1er janvier 2014. “Une croissance économique plus rapide est possible si la Lettonie est dans la zone euro”, a estimé Andris Vilks, qualifiant cette démarche d’”historique”. Mais l’opposition s’insurge vivement contre cette initiative.
“Chaque médaille a son revers que les partisans de l’euro omettent de mentionner. Les prix vont augmenter. C’est ce qui est arrivé dans tous les pays de l’UE qui sont passés à l’euro. Nous ne sommes pas une exception”, affirmait Iveta Grigule, une députée du parti des Verts et Fermiers (ZZS) en janvier.
Les altermondialistes et les groupes d’extrême-droite campent les adversaires les plus farouches du passage à euro.
La Commission européenne va vérifier les comptes lettons
L’examen de la candidature prendra plusieurs mois. Pour intégrer l’euro, le pays doit respecter cinq critères concernant la dette, le déficit public, l’inflation, les taux d’intérêt à long terme et une parité stable avec l’euro. Les experts de la Commission européenne sont attendus à Riga dans les semaines à venir pour vérifier les comptes de ce pays. Leur rapport sera ensuite soumis à la Commission européenne et aux ministres des Finances de l’UE pour approbation en juin, avant d’être transmis à la Banque centrale européenne qui devra se prononcer de son côté en juillet.
L’Estonie est le dernier pays à avoir adopté l’euro, c’était en 2011. De son côté, la Lituanie a dit envisager de passer à la monnaie unique en 2015 ou 2016.
« Le PDG de France Télévision aux petits soins avec les FEMEN antichrétiennes
Alors que France 2 se prépare à diffuser ce mardi soir un film documentaire « militant » en faveur du mouvement FEMEN connu pour sa haine antichrétienne et ses actions violentes, voici une photo significative : Rémy Pflimlin, PDG de France Télévision, prenant la pose avec Caroline Fourest, « essayiste lesbienne », ainsi qu’avec la meneuse de cette milice cathophobe.
La même furie antichrétienne disposait d’une carte de presse pour mener son action à Milan contre Silvio Berlusconi.
Ne laissons pas faire ! Nous avons jusque ce mardi soir pour mettre France Télévision sous pression et réclamer la déprogrammation de cette émission de propagande en faveur des FEMEN !
CIVITAS appelle les chrétiens à se faire respecter et à exiger immédiatement auprès de la Direction de France 2 la déprogrammation de ce film banalisant la haine antichrétienne.
Par téléphone, par mail, par fax, organisons le siège de France 2 ! (avec politesse mais fermeté)
Pour envoyer un courrier électronique : http://www.francetelevisions.fr/contact/ecrire.php#
Pour téléphoner : 01.56.22.60.00 »
En France nous vivons sous un régime de démocratie représentative. Que nous y soyons favorables ou non, ne change rien à la façon dont sont votées les lois. Les députés sont élus sous des étiquettes et des programmes. Ils se doivent donc d’être plus ou moins fidèles aux idées qu’ils prétendent incarner.
Les élections législatives ayant lieu tous les cinq ans dans la dynamique des présidentielles, on peut considérer qu’il y a une légitimité dans le choix de ces députés du moins pour cette durée. Et cette légitimité entoure leur vote lors des propositions de loi. Si on accepte donc le principe de démocratie et de vote, on devrait considérer comme une aberration celui de faire revoter les députés ou le peuple quand ceux-ci ont émis un vote défavorable au projet qui leur est présenté. Car cela signifierait que le parlement ne sert plus à rien puisque tant qu’il refuse de dire oui, il doit revoter jusqu’à ce qu’il cesse de dire non. On le devine aisément, avec cette méthode, tous les textes seront adoptés au final, puisque l’on ne revote que quand on a voté non, jamais quand on a voté oui. Si on accepte donc ce principe que le fait de revoter est un crime contre la démocratie, doivent donc être perçus comme illégitimes les textes ayant été avalisés de cette façon : la loi sur la décentralisation de 1982, le Pacs, la loi Hadopi (rejetée déjà une première fois sous un autre nom quand les députés avaient osé amender la loi de Donnedieu de Vabres en proposant la licence globale), la loi permettant le travail le dimanche ainsi que le traité de Lisbonne. A l’échelle européenne, n’oublions pas aussi que le traité de Maastricht a été rejeté par le peuple danois, ceux de Nice et de Lisbonne par le peuple irlandais. En bonne logique européiste, ces peuples ont été sommés de revoter. Pour une autre raison, on peut considérer qu’un texte important lorsqu’il ne figure pas au programme du candidat, n’a pas de légitimité pour être adopté : ainsi Giscard n’ayant jamais évoqué l’avortement lors de la campagne de 1974, il n’avait pas à en permettre l’adoption la même année. On le voit sans ces changements présentés abusivement comme des progrès, nous vivrions dans un pays radicalement différent. Or ces changements étaient illégitimes. Et comme par hasard, ils étaient moralement douteux. On peut même penser que c’est pour cela qu’ils avaient été rejetés.
Cadichon http://www.actionfrancaise.net
Comme à l’UMP, on entend souvent au sein de l’écurie PS et de ce gouvernement les discours les plus contradictoires, conséquence directe de la volonté démagogique de ratisser large en tentant de plaire à tous les secteurs de l’opinion. Dimanche matin, invité du « Grand Rendez-vous » Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a fustigé une Banque centrale européenne « remarquablement inactive », qui « ne s’occupe pas de la croissance, ne s’occupe pas des chômeurs, ne s’occupe de la population européenne.» « Si on veut de la croissance, il faut faire baisser l’euro », « pour donner de l’oxygène aux économies européennes ». « C’est le rôle des responsables politiques de l’Eurogroupe, c’est le rôle de Mario. Draghi, (président de la BCE, NDLR) », a-t-il insisté.
Invité quelques heures plus tard du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, ne s’est pas contenté d’annoncer que les nouvelles hausses d’impôts seraient repoussées après les élections de 2014. Il a pris l’exact contre-pied d’Arnaud Montebourg en faisant l’éloge de Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs. « (Le) rôle (de M. Draghi), c’est de veiller à la stabilité des prix, à la lutte contre l’inflation, c’est aussi de veiller à la pérennité et à l’intégrité de la zone euro. Il l’a fait remarquablement ». « La Banque centrale européenne a joué dans la sortie de la crise de la zone euro (sic) un rôle positif » a-t-il ajouté. Une sortie de crise qu’il ne suffit pas d’annoncer et de marteler pour qu’elle devienne réalité…
Si M. Moscovici a également profité de ce passage médiatique pour mettre en garde contre le danger populiste et le refus de l’euromondialisme, le palmarès ifop « des femmes politiques » publié par Le Journal du dimanche indique en tout cas clairement l’attachement des Français au modèle national. Les sondés étaient invités à choisir les personnalités féminines qui selon eux doivent jouer « un rôle plus important à l’avenir dans la vie politique française ».
Ainsi Marine Le Pen arrive dans ce classement en seconde position avec 31 % , juste derrière Christine Lagarde (34%), l’ex ministre de l’économie et des finances du gouvernement Fillon, de 2007 à juin 2011, et depuis cette date directrice générale du Fond Monétaire International (FMI).
Marine devancent deux égéries anti frontistes classées « à droite », Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade (27 %. chacune), Martine Aubry et Christiane Taubira, (21 % chacune, à croire pour cette dernière que sa grande croisade en faveur du mariage homo ne séduit pas tant que ça les foules…), Rachida Dati et Ségolène Royal (19 % chacune), Valérie Pécresse (17 %), Najat Vallaud-Belkacem (16 %), Cécile Duflot (12 %), Aurélie Filippetti (11 %), Anne Hidalgo (10 %)…
Marine a pu de nouveau juger de sa popularité et des espoirs suscités par le programme frontiste de défense de notre souveraineté et de notre identité nationales, y compris dans nos assiettes, lors de son passage le 28 février au Salon de l’Agriculture. Elle y a reçu un accueil particulièrement chaleureux… contrairement à ce que pouvait faire croire le titre d’un article du Point consacré à ce déplacement qui contredit d’ailleurs le compte rendu de celui-ci.
Marine a mis en garde à cette occasion contre la réactivation du Grand Marché Transatlantique, un accord de libre-échange, un projet lancé dans les années 1990, auquel le FN s’oppose depuis l’origine, et qui porte en germe, a-t-elle noté, un problème de sécurité alimentaire et de concurrence déloyale aux conséquences terribles pour notre agriculture.
« Il faut lutter a-t-elle ajouté contre les grandes industries agroalimentaires qui, en accord avec la Commission européenne et l’OMC, refusent cet étiquetage. Ils mettent en place une opacité pour que les Français ne sachent pas ce qu’ils mangent. Agriculteurs et éleveurs doivent exiger l’étiquetage de la viande, car les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils mangent.»
Les Français ont aussi le droit plus généralement de ne pas être trompés sur la nature de leurs élites. Interrogée lors de l’émission politique de BFMTV-RMC-Le-Point-BFM Business sur le sondage du JDD que nous évoquions plus haut, la présidente du FN n’a pas mâché ses mots au sujet la directrice du FMI.
Certes, il s’agit d’une « personnalité qui a marqué dans les cinq dernières années» ; mais « Mme Lagarde n’est pas une politique française, c’est une femme politique apatride. Quand on prend la tête de ces grandes institutions internationales, on oublie sa nationalité, on n’y fait plus référence, et surtout on ne doit plus réfléchir en fonction des intérêts de sa nation.»
Bruno Gollnisch le rappelait en effet, Mme Lagarde est incontestablement une femme extrêmement brillante et intelligente. Mais le FMI est le bras armé financier du Nouvel ordre mondial. Celui ou celle qui est à sa tête en épouse forcément l’idéologie planétarienne, laquelle est consubstantielle à cette structure. A cette aune, que le directeur du FMI soit de nationalité française, burkinabé, ou guatémaltèque n’a pas grande importance…
Marine a estimé avec raison que le poste occupé par Mme Lagarde « la disqualifie comme femme politique française ». De plus, « je pense que les Français ne sont pas encore informés des difficultés judiciaires qui sont les siennes: elle est sur le point d’être mise en cause dans l’affaire Tapie »
Le 10 mai 2011, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, avait demandé à la Cour de justice de la République (CJR) d’ouvrir une enquête visant Mme Lagarde pour abus d’autorité dans l’arbitrage favorable à Bernard Tapie. Fin 2007, cette dernière avait ordonné la désignation de trois juges-arbitres pour trancher le litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais dans le cadre de la vente d’Adidas.
En juillet 2008, le tribunal arbitral avait condamné le Consortium de réalisation (CDR, gérant le passif de la banque) à verser 240 millions d’euros de réparation à M. Tapie, plus une centaine de millions d’euros d’intérêts et 45 millions d’euros pour préjudice moral!Trois juges d’instruction enquêtent sur cette décision qui a fait bondir les contribuables Français, du moins ceux qui sont au courant.
Argent pris dans la poche des Français qui est aussi au coeur des actuels soucis judiciaires de Sylvie Andrieux, ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), député depuis 1997. Elle a été renvoyée devant le tribunal correctionnel lundi pour détournement de fonds publics, à destination d’associations présumées fictives…pour un total estimé à 740 000 euros.
L’Afp rapporte que « la justice soupçonne Sylvie Andrieux d’avoir, en toute connaissance de cause, présenté au vote du conseil régional des dossiers de demandes de subventions d’associations fictives, créées avec l’unique objectif de rétribuer des personnes l’ayant aidée à s’implanter et à se faire élire dans certains quartiers, notamment dans le 14e arrondissement »
Cet argent, qui lui aurait donc permis de s’acheter une clientéle électorale dans les quartiers nord, certains n’hésitant pas à comparer la méthode Andrieux avec celle de la mafia. Bruno Gollnisch le constate, notre ami Stéphane Ravier, candidat du FN aux dernières législatives contre Mme Andrieux dans cette 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, avait frôlé la victoire avec 49% des suffrages…Qu’en aurait il été si la compétition avait été plus loyale ?