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  • Gouvernement : ils nous vident les poches et remplissent les leurs !

    Vous êtes-vous déjà demandé si les politiques payaient autant d'impôts que vous, raquaient comme vous pour subvenir aux besoins des plus immigrés (pardon, nous voulions dire: des plus défavorisés)? Un élément de réponse vient de nous être donné grâce à l'affaire Cahuzac. Figurez-vous que le ministre du budget, malgré ses dénégations, a bien un compte en Suisse! Enfin, avait. Maintenant, il aurait tout planqué à Singapour.

    Faut-il lui jeter la pierre? Certes non. Il n'est sans doute pas le plus pourri du gouvernement. C'est comme DSK: on lui tombe dessus à bras raccourcis, mais les politichiens (et chiennes!) dont on ne conteste pas la moralité ne sont sans doute que des dépravés qui n'ont pas été découverts. Il y a fort à parier que tous les politiques, surtout s'ils sont haut placé, ont des comptes dans des paradis fiscaux, un bas de laine inaccessible au fisc. Pensez-donc! Comment ils feraient, les socialos, pour alourdir l'ISF, s'ils ne planquaient pas leur propre magot? Démago, c'est sûr, mais vider ses propres poches, il ne manquerait plus que ça!

    On rend plus de Français éligibles à l'ISF, hop!, on fait grossir son bas de laine à l'étranger, pour n'avoir qu'une fortune raisonnable à déclarer. On encourage les Français à placer leurs maigres économies sur un livret A, hop! on place du fric invisible aux mains de financiers véreux. Et alors? Du moment que l'on admet que la politique n'est pas une vocation mais un métier qui rapporte, on ne peut plus être scandalisé par quoi que ce soit. Ce qui étonne, c'est la persévérance des Français à se faire abuser. Ils continuent d'engraisser des gouvernements incompétents, parasites et pourris , de participer aux élections, d'être fidèle au poste... de télé, les soirs de pseudo débat, etc.

    Cahuzac, en attendant, est toujours ministre du budget. Il décide de la façon de nous vider les poches. Et pour ce boulot, il est grassement payé et peut tranquillement remplir les siennes.

    http://rivarol.over-blog.com/

  • Quand Najat Vallaud-Belkacem ment pour défendre l’islam…

    Le mariage forcé est une tragédie pour les jeunes filles qui en sont victimes. Il est important de le combattre sans faiblesse. Sans faiblesse, c’est-à-dire notamment en désignant clairement les coupables. L’Europe a connu ces mariages forcés. La tradition féodale voulait que les pères négocient les mariages de leurs enfants, pour préserver la terre, nouer des alliances. C’est l’honneur de l’Église catholique d’avoir lutté contre ces pratiques, bénissant des unions contraires aux volontés des parents dès lors que les époux voulaient s’unir. Georges Duby a étudié ce phénomène dans Le chevalier, La Femme et Le Prêtre : le mariage dans la France féodale. Pour l’Église, le mariage est le symbole de l’union du Christ et de l’Église ; c’est une union d’amour, qui ne peut qu’être libre.

    Si aujourd’hui la question du mariage forcé réapparaît, c’est parce que des cultures non chrétiennes se sont installées en France. Il y concerne essentiellement les personnes de culture musulmane, l’islam, religion de la soumission à Dieu, semblant tolérer cette pratique. Voilà qui a échappé à Mme Vallaud-Belkacem. Dans l’émission Dimanche plus du 17 mars, elle a affirmé : « Le mariage forcé ne concerne pas que les sociétés musulmanes, il peut concerner des sociétés catholiques. Il faut arrêter la stigmatisation. » On sait que cette improbable ministre déteste tout ce qui est catholique, ou masculin, ou de droite (gare à moi qui cumule…). C’est son affaire, nous avons tous nos névroses. Mais qu’elle mente pour dénigrer ou, comme ici, pour dédouaner une culture qui semble lui tenir à cœur, est pire qu’une malhonnêteté intellectuelle. On ne peut lui accorder l’excuse de l’ignorance. Sur ces questions, on ne peut accuser sans savoir, surtout si l’on est ministre de la France.

    Il est des mots de notre langue forgés à partir des noms de personnes : vespasienne ou poubelle, par exemple. Dans quelques années, le dictionnaire accueillera probablement le mot « najaterie ». Au lexicographe en charge de ce mot, je suggère la définition suivante : « N.F., tripotage intellectuel ».

    Pierre Van Ommeslaeghe dans Boulevard Voltaire

    http://fr.altermedia.info

  • Jacques Bompard accuse le gouvernement de masquer la réalité

    Jacques Bompard, député de la Ligue du Sud, a accusé mercredi le gouvernement « de masquer la réalité », en expliquant qu'il voterait la motion de censure déposée par l'UMP.
    « Toute votre œuvre consiste à masquer la réalité. La réalité de la crise, la réalité de l'abandon de nos souverainetés, la réalité d'une surdélinquance, la réalité d'une immigration clandestine pathogène, la réalité d'un État qui n'est plus qu'un spectre désemparé puisque désormais hors de son corps, hors de sa chair, c'est-à-dire hors de la Nation, c'est-à-dire hors du Peuple Français", a-t-il déclaré.
    « La France n'a pas confiance en vous. Les Français ont-ils d'ailleurs eu jamais confiance? Vous avez été élus par défaut, par rejet d'un président, du fait de la division des droites », a ajouté l'élu du Vaucluse.
    Les deux députés élus sous les couleurs du FN, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, ont indiqué qu'ils allaient eux aussi voter la motion de censure de l'UMP contre la politique économique du gouvernement, tout en exprimant des réserves.

  • Populisme & populistes

    Ex: http://nouvellelanguefrancaise.hautetfort.com/

    Chaque jour, des intellos de Sciences Po ou des media ou des Hautes Etudes, intellos au QI de grenouilles voulant se faire plus grosses qu’un troupeau de bœufs et persuadés d’être d’un sang supérieur, dissertent du populisme sans jamais définir le mot populisme.

    Populisme ni populiste ne sont pas enregistrés dans les différentes éditions du Dictionnaire de l’Académie française (de 1694 à 1935), ni dans le Dictionnaire de la Langue française de Littré publié dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ce sont des mots modernes. La première attestation de populisme date de 1912 dans l’ouvrage intitulé La Russie moderne et le nom populiste est attesté en 1907 au sens de « membre d’un parti prônant en Russie des thèses de type socialiste ». En 1929, populiste est en usage pour qualifier des romanciers qui refusent de représenter des bourgeois ou des aristocrates et qui, pour atteindre cet objectif, situent l’action de leurs romans dans les milieux populaires, au sens ancien de ces deux mots, et non dans le sens euphémique où Besancenot de Pellepoix entend aujourd’hui quartiers populaires (comprendre « islamisés »). Le populisme est une « école littéraire qui décrit avec réalisme, dans des romans, la vie des milieux populaires » (Trésor de la Langue française 1971-94). En 1937, le prix du roman populiste a été décerné en 1937 à Sartre Jean-Paul pour La Nausée, grand populiste s’il en fut. Dans ces mots et dans ce qu’ils désignent ou ce qu’ils signifient, il n’y a rien qui mérite le pilori, le gibet ou la potence, qui sont pourtant promis à ceux à qui le crime de populisme est imputé.

    Pour ce qui est de l’histoire, populisme et populiste sont des mots russes. Ils ont été fabriqués en Russie dans les années 1860 pour désigner un « mouvement politico-social qui voulait entraîner l’ensemble de la paysannerie, du peuple, dans la lutte contre le pouvoir tsariste ». Les populistes étaient souvent des jeunes gens, issus de très bonnes familles et ayant fait de vraies études, qui voulaient en finir avec l’apartheid russe. Pour cela, ils allaient vers le peuple et apprenaient à lire et à écrire aux moujiks, aux portefaix, aux manœuvres, aux domestiques. Il y a dans les romans de Tolstoï des populistes qui sont éminemment généreux et qui sacrifient leur destin social au bien-être du peuple. Le comte Tolstoï lui-même, cet écrivain de génie, était de toute évidence populiste. Or, à partir du moment où Lénine et les bolcheviks ont réussi leur coup d’Etat, ils ont fait des populistes leurs ennemis et les ont donc éliminés, les thèses de ces nouveaux Satan effaçant la lutte des classes. De fait, populisme et populiste sont devenus en URSS des mots suintant la haine que les tyrans vouent au peuple ; et comme ils étaient des mots de haine en URSS, ils le sont devenus tout naturellement en France, où sociologues, vigilants, intellos de tout poil ont avalisé, le doigt sur la couture du pantalon, l’oukase du Parti Communiste de l’Union soviétique.

    Dans le Trésor de la langue française (1971-94) qui est aussi, hélas, le trésor de la langue des engagés, le populisme est par extension « tout mouvement, toute doctrine faisant appel exclusivement ou préférentiellement au peuple en tant qu’entité indifférenciée ». Cette entité indifférenciée n’est pas de la langue française, mais de la logorrhée idéologico-politique engagée et enragée. Pour en entendre le sens, il faut la décrypter. Tenir le peuple pour une « entité indifférenciée » n’est un mal que pour les marxistes. C’est que, dans indifférencié, les classes sont niées et que la lutte des classes est impossible avec une « entité » de ce type. Les exemples cités attestent que populisme est défini à partir de la détestable idée que les marxistes se font du peuple : « le populisme est dénoncé comme l’idéologie du « petit producteur » utopiste et réactionnaire ; il nie la lutte de classes et substitue au matérialisme historique et dialectique une sociologie subjectiviste ». Ce charabia est dans le Trésor de la Langue française, que ses auteurs transforment, dès que l’occasion s’en présente, en encyclopédie soviétique, c’est-à-dire en monument de la Bêtise à la gloire de la stupidité marxiste. Extrait d’un ouvrage intitulé Marxisme (1982), il est reproduit tel quel, sans rire ni ironie, ce qui fait de nos glorieux lexicographes nationaux, CNRS et tutti quanti, les perroquets de l’idéologie soviétique.

    Aujourd’hui, en mars 2013, ceux qui sont accusés de populisme (donc de fascisme, de racisme, d’anticommunisme, de xénophobie, d’islamophobie, etc.) sont italiens. Or qu’observe-t-on ? Les élus du « Mouvement 5 étoiles » sont jeunes ; ils sont âgés en moyenne de 37 ans ; ils ont de dix à quinze ans de moins en moyenne que les élus du camarade PCI Bersani et du Commissaire politique Monti ; ils sont tous ou quasiment tous diplômés de l’enseignement supérieur (92% d’entre eux sont Bac + 5) ; près de 40% d’entre eux sont des femmes ; c’est leur premier mandat ; ils ont refusé de passer à la télé. Ces élus et ceux qui les ont élus sont jeunes, instruits, cultivés, majoritairement des femmes, « modernes » sur tous les plans ; et ce sont eux qui sont accusés, contre toute réalité, de « populisme ». L’accusation n’a aucun fondement : elle vaut les « fascistes » ou les « sales youpins » éructés par les communistes et les nazis (et inversement) de naguère. Populisme n’est plus que le « Vade retro Satanas » des nantis, assoiffés de pouvoir et d’argent, qui s’accrochent avec l’énergie des morts-de-faim à leurs rentes de situation.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Pakistan: qu’y a-t-il derrière les affrontements religieux?

    immobiliers et politiciens locaux ont fomenté les violences contre les chrétiens pour s’approprier leurs habitations

    Les émotions viennent à peine de se calmer au Pakistan, où, le samedi 9 mars 2013, une foule de musulmans enragés avait mis le feu à plus d’une centaine de maisons chrétiennes à Lahore dans l’est du pays. Cette violence s’est déchaînée suite à une accusation de blasphème. Des manifestations de chrétiens, très dures également, s’en sont suivies en guise de riposte puis les polémiques se sont déchaînées notamment sur le rôle de la police et des autorités locales. Tous ces événements se déroulent sur fond d’un pays en crise économique et politique qui se serait bien passé de cette explosion de violences inter-religieuses, derrière lesquelles se dissimulent des intérêts économiques et politiques qui n’ont finalement pas grand chose à voir avec les religions. Dans la semaine du 4 au 9 mars 2013, par exemple, on a enregistré plusieurs attaques sanglantes contre la communauté chiite pakistanaise. D’après certains observateurs, cette “escalade” doit être interprétée en tenant compte de l’accord récent entre le Pakistan (à majorité sunnite) et l’Iran chiite, un  accord visant la construction d’un gazoduc unissant les deux pays. Ce projet déplait évidemment aux Etats-Unis et aux autres ennemis de la République Islamique d’Iran dans la région (surtout à l’Arabie saoudite).

    D’après les reconstitutions qui ont été faites suite aux débordements récents de Lahore, il y a, à la base de l’assaut perpétré contre le quartier chrétien de “Joseph Colony”, une banale rixe entre deux poivrots notoires. Le soir du 5 mars dernier, le chrétien Sawan Masih, âgé de 28 ans, qui travaille dans le secteur hospitalier, et son ami coiffeur, le musulman Shahid Imran, auraient eu une altercation dans le salon de ce dernier. Gros mots et insultes s’ensuivirent qui ont finalement débouché dans le domaine religieux. A la suite de quoi, le coiffeur a dénoncé son ami à la police, l’accusant de “blasphème”; les policiers ont en conséquence arrêté Sawan Masih (ou plutôt l’ont pris “en garde à vue”).

    Aussitôt, le bruit se répand qu’un chrétien “a insulté le prophète Mohamet” et la communauté musulmane de la ville très peuplée de Lahore entre en ébullition. Samedi 9, une foule de quelque trois mille personnes se rue sur le quartier de “Joseph Colony”, auparavant évacué par la police qui, officiellement, craignait des désordres, et met le feu à une centaine d’habitations (d’autres sources parlent d’au moins 150 maisons détruites). Le lendemain, les chrétiens descendent à leur tour dans la rue, bloquent un carrefous important et affrontent la police à coup de pierres, de matraques et de grenades lacrymogènes. D’autres manifestations de protestation éclatent à Multan, toujours dans la province du Penjab, ainsi que dans la ville portuaire de Karachi, la plus grande ville du Pakistan.

    Lundi 11 mars, les violences s’estompent mais font place aux polémiques. Les écoles chrétiennes du Penjab sont fermées, de même que celles de la province du Sindh, dans le Sud-Est, où se trouve Karachi. Entretemps, le comportement de la police de Lahore est dans le collimateur de la Cour Suprême pakistanaise. Après avoir décidé de s’occuper des causes de la violence survenue dans le quartier de “Joseph Colony” et après avoir pris acte d’un rapport des autorités provinciales du Penjab sur les incidents survenus, les juges ont accusé la police “d’y avoir assisté silencieusement” et de n’avoir rien fait pour prévenir les actes de vandalisme car “ils ont ordonné l’évacuation des familles le jour précédent”.

    Selon l’ONG “Asian Human Rights Commission” (AHRC), c’est le projet d’un lobby immobilier qui se profile derrière les attaques du samedi 9 mars. Ce projet vise à mettre la main sur les propriétés des chrétiens avec la complicité des autorités locales. “Il y avait déjà quelques années que la mafia de l’immobilier convoitait le quartier de ‘Joseph Colony’ avec l’intention de le transformer en un grand espace commercial”, accuse un communiqué de l’AHRC, dont le siège se trouve à Hong Kong et qui s’occupe des droits des minorités religieuses en Asie. L’AHRC dénonce en outre un autre fait : dans la foule qui incendiait les maisons “se trouvaient quelques membres de l’assemblée législative locale et même un député national”. Tous appartiennent au parti de la “Ligue Musulmane du Pakistan-Nawaz” (Pml-N), qui se trouve dans l’opposition au Parlement national mais détient le pouvoir au Penjab.

    Ferdinando CALDA. http://euro-synergies.hautetfort.com/

    (article paru sur le site du quotidien romain “Rinascita”, 13 mars 2013, http://www.rinascita.eu/ ).

  • Discours intégraux de François Hollande et Richard Prasquier lors du Diner du CRIF (vidéo)

    François Hollande


    Richard Prasquier

    http://www.fdesouche.com/

  • L’« ordre public »…

     [Ci-dessous la réaction qu'un lecteur nous envoie. Les commentaires sont ouverts.]

    Ce lundi 18 mars, le gouvernement a décidé d’interdire à des centaines de milliers de Français (au moins) de manifester librement et calmement, comme ils l’ont déjà fait, contre le projet de loi Taubira qui prévoit de légaliser le mariage homo.

    Or, dans la République française, le droit de manifester ne peut pas être mis en cause sauf s’il y a trouble à l’ordre public.

    Mais où est le trouble à l’ordre public …, si ce n’est dans une loi qui s’oppose gravement au bien commun social ?!

    En 1975 avec la loi Veil, en 1992 avec Maastricht, la République française avait déjà ratifié des actes juridiques fondamentalement contraires à l’ordre public, aux valeurs sociales et à l’intérêt français.

    En 2008 avec l’enterrement du ‘NON’ français à la Constitution européenne (référendum du 29 mai 2005) et sa ratification par le Congrès puis le Parlement français, la République française avait, en plus de la forfaiture et de l’atteinte grave à l’ordre public et à l’intérêt national, muselé le peuple français.

    L’Etat socialiste Hollande a donc décidé de suivre la voie de l’Etat libéral Sarkozy :
    - l’Etat s’arroge le droit (illégitime) de prendre des mesures gravement opposées au bien commun et à l’intérêt français.
    - le peuple français, légitimement résolu à s’y opposer de façon libre et légale, en est empêché

    Cette situation est le fait des tyrannies, qui non seulement imposent des lois anti-sociales et injustes mais musèlent le peuple qui défend les biens les plus vitaux pour nos sociétés.

    N’importe quel agitateur de caniveau, y compris clandestin, a plus de droit dans ce pays qu’un Français attaché à la défense des biens et droits les plus élémentaires.

    Le printemps, c’est maintenant, et pas seulement pour les pays arabes …

    Marcouf de Segons http://www.contre-info.com

  • Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    François Hollande avait promis qu’il ne prendrait aucun repris de justice à l’Elysée. Il n’a pas trahi sa parole à moitié : le chef du service audiovisuel de la présidence de la République, ancien camé à l’héroïne, a été condamné pour complicité de trafic de drogue !

    A huit jours du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat socialiste François Hollande, interrogé par le « Journal du dimanche », fait cette promesse solennelle: « Je n’aurai pas autour de moi à l’Elysée des personnes jugées et condamnées. » Relancé par les trois journalistes qui l’interviewent, il a cette réponse: « Je dis la règle que je ferai respecter. Vous pourrez me rappeler cette déclaration si je venais à y manquer. » (1) C’est ce que nous faisons.

    Bien que l’organigramme mis à disposition du public sur le site Internet de l’Elysée ne mentionne pas son nom, André Loncle fait bien partie du personnel de la présidence de la République. L’Elysée nous a confirmé, lundi matin, qu’il a le titre, et la fonction, de chef du service audiovisuel de la présidence de la République, ainsi qu’il s’en prévaut sur ses cartes de visite dans les réseaux sociaux. Il dispose d’un bureau à l’Elysée ainsi que d’un secrétariat, avec lequel nous nous sommes entretenus. Il fait donc bien partie, pour reprendre les mots de celui qui est devenu chef de l’Etat, de ceux qui sont « autour de [lui] à l’Elysée ». Or…

    Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    Son papa était ministre, il est maintenant député

    Or André Loncle a été « jugé et condamné »: à trois ans de prison dont six mois fermes, assortis d’une mise à l’épreuve de trois ans. Pour complicité de trafic de stupéfiants et usage illicite de ces mêmes stupéfiants, lesquels n’étaient pas une simple herbe qui fait rire mais de l’héroïne. François Hollande l’a-t-il embauché en toute connaissance de cause? André Loncle lui a-t-il tu cet aspect de sa biographie? C’est l’une des deux questions que nous avons posées à André Loncle par l’intermédiaire de son secrétariat alors qu’il se trouvait dans son bureau mais était « occupé ». Il devait nous rappeler, il ne l’a pas fait (2).

    L’affaire que nous réveillons aujourd’hui a certes vingt ans mais François Hollande a fait une promesse qui ne comportait pas de limite dans le temps. Et André Loncle, à l’époque, n’avait déjà plus vingt ans – ce qui nous aurait incités à ne pas remuer une triste erreur de jeunesse – mais 31 ans, et il exerçait déjà dans l’audiovisuel comme attaché de production. A l’époque, cette affaire n’était pas vraiment passée inaperçue : elle avait fait la « une » de… « Minute »! (3)

    Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    « Minute » n° 1608 du 10 février 1993

    Car si André Loncle était alors inconnu, son papa, François Loncle, avait un peu de notoriété. Elu député PS de l’Eure lors de la vague rose de 1981, Loncle père était entré au gouvernement de Pierre Bérégovoy en juin 1992 comme secrétaire d’Etat à la Ville auprès d’un ministre de tutelle nommé Bernard Tapie, puis était devenu, à Noël de la même année, secrétaire d’Etat au Plan auprès du premier ministre. D’où notre titre de l’époque: « Un fils de ministre en prison! »

    Le ministre sera renvoyé à ses études et à ses affaires familiales par les législatives de 1993 qui amèneront la deuxième cohabitation mais retrouvera son siège de député de l’Eure lors des législatives, funestes à la droite, consécutives à la dissolution de 1997 et il le détient toujours aujourd’hui.

    André Loncle était alors « accro » à l’héroïne

    En 1992, André Loncle a donc 31 ans et est toxicomane depuis plusieurs années. Il est « accro » à l’héroïne. En septembre 1992, il est arrêté. La police vient de perquisitionner, rue de la Roquette, près de la Bastille, l’appartement qu’il y loue. Un coup de pas de chance pour lui. Un peu plus tôt, un certain Tschilumba, un Zaïrois de 26 ans en situation irrégulière sur le territoire français, a été arrêté en possession de 39 grammes d’héroïne! Difficile de plaider, pour le clan destin, que c’est pour sa consommation personnelle…

    En perquisitionnant la piaule de Tschilumba, les policiers découvrent tout le matériel nécessaire au commerce de la drogue, y compris du manicol, un laxatif dont les dealers font usage pour « couper » l’héroïne et augmenter ainsi leurs profits. Ils trouvent aussi le passeport du locataire en titre: André Loncle. Et ce n’est pas un malentendu.

    L’interrogatoire du Zaïrois et l’en quête vont établir, ainsi que nous l’écrivions alors, que « les deux jeunes gens avaient passé un accord: au départ, André Loncle […] avait simplement fourni à Tschilumba une quittance EDF lui permettant de se faire domicilier à Paris. Un service intéressé bien sûr: [il] avait reçu en échange un ou deux grammes d’héroïne pour ses besoins personnels ».

    Puis les liens entre les deux hommes s’étaient resserrés. Comme disait Karl Marx après Louis Blanc: « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. » Les besoins d’André Loncle, à l’époque, c’est un quart de gramme d’héroïne par jour. Pour le lui fournir, les moyens de Tschilumba doivent augmenter. Loncle lui prête donc son appartement afin qu’il puisse, chaque après-midi, y recevoir son aimable clientèle et lui vendre la ca me qu’il va se procurer à Amsterdam. Une clientèle qui va même s’étoffer grâce… aux amis du locataire en titre! Les clients de Tschilumba, lit-on, sont « pour la plupart des amis d’André Loncle ».

    Le 16 décembre 1992, André Loncle, incarcéré à la prison de la Santé, en est extrait pour comparaître devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Tschilumba ramasse cinq ans fermes et 50000 francs d’amen de (environ 7600 euros) pour trafic de stupéfiants. Nicolas Sarkozy n’étant pas encore passé par là, il écope aussi de la « double peine », à savoir l’expulsion du territoire français une fois sa peine accomplie – ainsi que d’une interdiction définitive de séjourner sur le territoire national.

    André Loncle, lui, est jugé complice de ce trafic d’héroïne. Pour cette complicité et pour l’usage de stupéfiants, il prend trois ans de prison dont six mois fermes. Retour le soir même à la case prison.

    François Hollande lui doit une partie de son élection

    Vingt ans plus tard, André Loncle est à la tête du service audiovisuel de la présidence de la République. La preuve qu’on peut s’en sortir, la preuve qu’on peut se redresser après un passage à vide, après avoir sombré. Cela n’enlève rien au léger problème politique que pose sa présence à l’Elysée par rapport à l’engagement que le candidat Hollande avait pris devant les Français. Viendra-t-il nous expliquer qu’il ignorait tout du passé de celui auquel il a confié la mission de contrôler son image – la quelle, c’est vrai, n’a rien de psychédélique? Peut-être. Mais il lui sera difficile de nous dire qu’il l’a embauché comme ça, sans du tout le connaître.

    L’élection de François Hollande à la présidence de la République doit un peu à André Loncle. Un peu beaucoup même. C’est lui qui, de janvier à mai 2012, durant toute la période des grands meetings de la présidentielle, a contrôlé l’image du candidat socialiste, montrant tout son savoir-faire en la matière dès le meeting du Bourget, qui, le 22 janvier 2012, fit entrer François Hollande dans la cour des grands orateurs de la gauche française et dans celle, aussi et surtout, des présidentiables (ce qui, jusque-là, n’allait pas de soi). Durant la campagne, toutes les images de meetings de François Hollande diffusées par l’ensemble des télévisions furent produites, donc contrôlées au millimètre près, par André Loncle, qui déploya tout son talent et toute son expérience accumulée depuis des années chez Publicis Events ou Euro RSCG/Havas.

    Pourquoi lui? Parce qu’il est reconnu dans la profession, certes, mais d’abord parce que, fin 2011, quand Manuels Valls, directeur de la communication du candidat Hollande (et futur ministre de l’Intérieur, ça ne s’invente pas!), cherchait un producteur pour la campagne de son candidat, André Loncle lui a été recommandé par Anne Hommel, l’attachée de presse de… Dominique Strauss-Kahn!

    Il devait faire la campagne présidentielle… de DSK !

    C’est en effet André Loncle qui « avait mis en scène toutes les grandes interventions de Dominique Strauss- Kahn, patron du FMI, de Londres à Yalta », ainsi que le racontait récemment « L’Express » (4). C’est Loncle aussi qui aurait dû mettre en scène la campagne présidentielle de Dominique Strauss-Kahn, ainsi qu’il l’a relaté en février 2012 dans un entretien où il ne cachait presque rien des liens incestueux entre finance et politique: « J’ai participé à l’organisation de nombreuses grandes conférences internationales du type Davos. Tout naturellement, cela m’a amené à travailler dans la sphère politique, notamment avec Euro RSCG durant l’année de la présidence française de l’Union européenne en 2008 ou encore la gestion des conférences du FMI avec Dominique Strauss- Kahn. Pour l’anecdote, je travaillais d’ailleurs sur la future campagne de DSK avant l’incident de New York… »

    Avant « l’incident ». Voilà qui éclaire, a posteriori, les propos que le député François Loncle avait tenus, fin juin 2011, sur France Info et qui avaient surpris, tant ils semblaient relever d’une mentalité complotiste et vouloir à tout prix dédouaner DSK des accusations qui pesaient sur lui. « Tout n’est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor, avait osé l’élu socialiste, et il peut y avoir eu des connexions entre le groupe Accor avant ou après l’affaire et peut-être certaines officines françaises. » Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, l’avait sommé de porter l’affaire devant la justice, s’il avait des éléments, ou sinon de se taire. François Loncle s’était tu.

    Aujourd’hui, lorsque vous voyez une image de François Hollande, en conférence de presse, en déplacement, sachez qu’à la « production », il y a André Loncle, qui, faute de grive DSK (enfin, si l’on peut dire…), s’est rabattu sur le merle Hollande. Preuve est faite, d’une part, qu’on peut très bien transformer un baudet en cheval de course; d’autre part que le vainqueur par substitution du Grand Prix de France 2012 a « manqué » à sa parole. Et maintenant, on fait quoi ?

    Antoine Vouillazère http://fr.novopress.info

    1. « Le Journal du dimanche » daté du samedi 14 avril 2012.
    2. La deuxième question que nous voulions lui poser, et que nous avons laissée à son secrétariat, portait sur une éventuelle amnistie individuelle de sa condamnation. Son cas n’entre pas dans le champ d’application de la loi d’amnistie de 1995 ni des suivantes.
    3. « Minute » n° 1608 du 10 février 1993.
    4. Cf « La com’ reprend du pouvoir », par Elise Karlin, in « L’Express » n° 3215 du 13 février 2013.

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 13 mars 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Crédit photo en Une : Parti socialiste, via Flickr (cc).

    Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    http://fr.novopress.info