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11/12/2017

Joue pas du rock’n’roll pour moi ?

On ne pousse pas la porte d’un cinéma qui ne joue pas de film et quand bien même il y en aurait-il un de programmé, il attirera nettement moins le chaland si son dénouement est déjà connu. Sans surprise pour ce second  tour des élections territoriales en Corse, la coalition  mise sur pied par l’autonomiste Gilles Simeoni et l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni a engrangé ce dimanche 56,5% des suffrages… mais ce scrutin a battu de records d’abstention, un électeur de l’île de Beauté sur deux ne s’est pas déplacé. Une grève du vote encore plus forte chez les adhérents de LR,  invités à désigner l’ultra favori Laurent Wauquiez à la tête du parti,  vainqueur avec plus de 76% des voix des 42% d’encartés qui ont pris part à ce scrutin interne. « La droite est de retour » a-t-il déclaré hier à l’annonce des résultats. Vraiment ?  Mais laquelle ? Le peuple lui,  était bien de retour à Paris samedi pour rendre un  dernier hommage à Johnny Hallyday.  Son cercueil a descendu les Champ-Elysées jusqu’à l’église de la Madeleine où avait lieu la cérémonie religieuse en présence de  ses proches et d’un parterre de politiciens.

Jean-Luc Mélenchon a joué sa partition de vieux  grincheux laïcard en s’indignant de ce que  « samedi, jour anniversaire de la loi de 1905 sur la laïcité de l’Etat, le président de la République, chanoine de Latran, participe à une messe dans l’église de la Madeleine, monument religieux contre-républicain, où la prostituée de l’évangile implore le pardon du Christ. » Bigre !  En se livrant  à cette saillie verbale très décalée,   force est de constater que le grand oriental et  lider maximo de La France Insoumise n’a pas tout retenu des enseignements et la doctrine  de feu le président vénézuélien Hugo Chavez;  ce qui après tout en rassurera peut-être certains…

D’autres ont souligné la tentative de récupération de cette ferveur populaire autour du rockeur défunt par Emmanuel  Macron dans son allocution… mais le principe de cet hommage une fois accepté,  pouvait-il ne pas prendre la parole quitte à profiter de l’éventuel effet d’aubaine sur sa cote de popularité ? D’autres encore,  ont remarqué que les Français  qui se sont déplacés  étaient  beaucoup moins nombreux que la foule  qui a suivi le cercueil de Victor Hugo en 1885, voire  que les 500 000 Parisiens qui ont accompagné celui d’Edith Piaf jusqu’au Père-Lachaise en 1963. Laissons-là les (querelles de) chiffres, quand bien même cela serait-il, c’est une figure du divertissement populaire,  sans  équivalent aujourd’hui,  à laquelle les  Français ont voulu  rendre hommage.

Nous ne savons pas si Alain Finkielkraut était au nombre des 50 000 personnes qui ont défilé dans les rues de Paris le 19 avril 1980 pour l’enterrement de Jean-Paul Sartre , alias l’agité du bocal selon le bon mot de Louis-Ferdinand Céline. Mais ce qui est certain c’est que l’essayiste a encore une fois joué le contre pied  en contestant hier  au micro de l’émission qu’il co-anime avec Elisabeth Levy sur RCJ le culte rendu à Johnny. Il a  dénoncé  un unanimisme que l’on peut après tout jugé agaçant : « Non, nous sommes un certain nombre dans toutes les classes sociales à n’avoir rien en nous de Johnny… Mais là, là où la dictature émotionnelle se fait vraiment inquiétante, c’est quand Aurore Bergé (député et porte-parole de LREM, NDLR) compare la ferveur de Johnny avec ce que la France avait connu pour Victor Hugo. » L’auteur de L’identité malheureuse a enfoncé dans la foulée  un autre  clou  dans le cercueil du politiquement correct : « Le petit peuple des petits blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux et il était seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence ». Plus prosaïquement,  M. Finkielkraut découvre ici que le rock – même mâtiné  de variétés selon les époques  de la carrière de Johnny - est un style de  musique qui attire très majoritairement un public blanc.  Une donnée factuelle. Il suffirait que l’académicien observe lors de ses pérégrinations parisiennes  la queue qui se forme  devant une salle programmant  un concert de ce type pour le savoir…

 Marine, qui participait la veille dans la cour des Invalides à la cérémonie d’hommage national organisée pour l’écrivain Jean d’Ormesson,  elle aussi brillait  par son absence  samedi matin lors de cet  hommage populaire rendu à Johnny Hallyday. Elle entendait s’y rendre mais il  a été dit que la famille du chanteur et  son entourage médiatico-professionnel ne souhaitaient pas sa présence. Un conformisme, une frilosité pas très rock’nroll ? La présidente du FN s’est interrogée : « Est-ce que cela s’adresse également à mes électeurs ? Car ils sont nombreux à faire partie du public qui a soutenu Hallyday tout le long de sa carrière. » Et de rappeler aussi que « Johnny avait fait un spectacle à Fréjus (en juillet 2016)  à l’invitation (du maire FN) David Rachline », alors même que l’entourage du chanteur y était alors plutôt formellement  opposé…

D’une discrimination l’autre, avec ou sans chansons pour faire passer la pilule,  les Français se sentent de plus en plus menacés par les effets de la mondialisation sauvage et son corollaire : la  progression des insécurités sociale, économique, physique.  Selon le dernier  sondage Ifop publié dans le JDD, « 59% des personnes interrogées fin novembre se disaient pessimistes quand elles pensaient à l’avenir de la France, soit 3 points de plus que fin juin et 11 points de plus que fin mai (…) ils sont 60% (54% en juin) à penser que leurs enfants (ou neveux et nièces) vivront  moins bien qu’aujourd’hui  dans la société française de demain. »

Ont été rendues également ces derniers jours les conclusions de l’enquête dite de  victimation, réalisée chaque année  par lObservatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et l’Institut national de la statistique (Insee) -16 000 personnes ont été interrogées - portant sur  le sentiment d’insécurité chez les Français. Un sentiment ?  Plus exactement une réalité invasive, redoutée,  vécue et subie précise pour sa part Bruno Gollnisch qui sait que les mots et les euphémismes   ne sont jamais  neutres.

Il ressort de cette étude que pour la première fois depuis onze ans, la « proportion de personnes inquiètes à cause du terrorisme (32%) prend le pas sur celle mesurée pour le chômage (23%) ». L’enquête enregistre également une augmentation de la peur  des Français d’être victimes d’une  agression (21% contre 20% en 2016), la gent féminine  se sentant particulièrement menacée. 26% des femmes interrogées déclarent  se sentir en insécurité. Enfin, cette insécurité progresse aussi pour les femmes travaillant  dans les servies publics, victimes des comportements  d’un  nombre croissant  d’usagers.

L’étude  Ifop pour Synopia  rapportée notamment par La Croix  en avril 2017 sur « les Français et les enjeux de sécurité »,   indiquait  que seuls 17 % des sondés considéraient « ne pas se sentir spécialement en insécurité ». Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’Ifop relevait que «  Les Français ont le sentiment que l’on vit dans une société moins civique, plus éruptive, que le vernis du vivre ensemble se craquelle (…).» Autre enseignement de cette enquête, « 60 % des sondés (estimaient) que  le refus de la classe politique de regarder la réalité en face  est une cause  très importante  des problèmes d’insécurité (…) ». Le vivre-ensemble dût-il en souffrir, il serait grand temps que les portes du pénitencier,  ou mieux encore  celles des charters quittant notre territoire,  se referment dans le dos d’un certain nombre d’indésirables qui pourrissent la vie des Français. Mais à part l’opposition nationale au pouvoir,  qui le fera ?

https://gollnisch.com/2017/12/11/joue-rocknroll-moi/

LE « BITCOIN », OU L’EXPLOSION DU SYSTÈME

Marc Rousset

1737457534.jpgRien ne sert de parler pendant des heures de la technique géniale de la « chaîne de blocs » pour justifier la valeur du « bitcoin ». Cette technique est l’arbre qui cache la forêt. Un bitcoin ne repose sur rien et ne vaut rien si ce n’est le prix auquel des imbéciles souhaitent l’acheter dans un méga-système à la Ponzi qui n’est rien d’autre qu’une répétition, au XXIe siècle, de la fameuse crise spéculative des bulbes de tulipe en Hollande au XVIIe siècle. De même qu’il est impossible d’empêcher des gens, s’ils le souhaitent, de se jeter du haut de la tour Eiffel, il n’est pas possible d’empêcher des gens de se ruiner ! La seule valeur réelle du bitcoin est la valeur marchande du brevet technologique « blockchain ».

Cette technologie, qui s’est affranchie de l’intervention étatique, a pour garant seulement un algorithme et repose sur la seule valeur que lui donne la masse des acheteurs du bitcoin. Son créateur est inconnu et il a jeté la clef au fond du puits après la conception de la chaîne de blocs. Ne sont capables de créer des bitcoins que ceux qui disposent d’une capacité de calcul avec des fermes d’ordinateurs, avec la capacité technique pour les émettre.

Certains technocrates évoquent la loi de Metcalfe comme quoi la valeur d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs. Ce qu’ils oublient, c’est que cent fois zéro, cela fait toujours zéro ! Mais ils confondent, en fait, valeur du réseau des utilisateurs du bitcoin et valeur du bitcoin. Un deuxième arbre technocratique vient ainsi s’ajouter à l’arbre technologique pour cacher la forêt du néant et du vide absolu bitcoin.

La valeur du bitcoin repose, en réalité, sur la confiance que lui donnent des imbéciles, des spéculateurs et des mafieux. Le bitcoin n’est adossé à aucune autorité centrale et il est probable que les États lui tordront un jour le cou. Le Maroc, après la Chine et le Vietnam, est le dernier État qui vient d’interdire purement et simplement le bitcoin.

Le bitcoin, créé le 3 janvier 2009, a connu un cours ultra-volatile en dessous des 20 dollars jusqu’à son véritable envol en 2013, avec en moyenne une explosion de bulle chaque année. Le bitcoin, qui vient d’atteindre 14.000 dollars, est en train de monter jusqu’au ciel. Certains s’en réjouissent alors qu’il est, en fait, le signe annonciateur d’un krach pire que 1929 et de l’apocalypse économique, politique, civilisationnelle qui nous menace.
Les politiques monétaires irresponsables, l’hyper-endettement des États, des entreprises et des particuliers dans la plupart des pays du monde (Chine, Japon, pays émergents inclus), contrairement à 1929, où les problèmes se cantonnaient essentiellement à l’Europe et aux États-Unis, les chiffres réels de chômage, cachés en France ou aux États-Unis, de 20 %, les ratios catastrophiques des banques italiennes, le déficit public et commercial américain, le dollar attaqué par la Chine comme devise principale des contrats pétroliers : tout cela sent plus l’apocalypse qu’un simple krach à venir. En cas de faillite de l’État et d’un taux de chômage réel à 40 %, les banlieues de non-droit pourraient se conduire en France comme à Saint-Martin après l’ouragan.

En 1913, la dette totale des États-Unis s’élevait à 39 milliards de dollars. Aujourd’hui, elle se situe à 70.000 milliards de dollars, soit 1.800 fois plus. Les taux d’intérêt sont aujourd’hui à 1,5 % aux États-Unis ; demain, ils atteindront immanquablement 15-20 %. Et si le Dow Jones a chuté de 90 % entre 1929 et 1932, le NASDAQ a décliné de 80 % entre 2000 et 2002. Le Dow Jones, qui était à 1.000 en 1982, se situe aujourd’hui autour de 23.400.

Il est probable que, lors du prochain krach, une impression monétaire illimitée se produira et que le monde ressemblera à l’Allemagne en 1923, avec les devises dollar et euro qui vaudront zéro. Le seul vrai bitcoin naturel depuis Nabuchodonosor, l’or, lui, vaudra alors 15.000 ou 80.000 dollars, soit bien plus que le bitcoin actuel des hommes. C’est l’or qui remplacera le bitcoin, et non pas le bitcoin qui remplacera l’or.

2017 12 01 PUB SITE 2.jpg http://synthesenationale.hautetfort.com/

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Provence : Annonce du prochain banquet des Camelots du Roi et autres activités. Qu'on se le dise !

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La date du prochain banquet des Camelots du Roi de Provence a été fixée au samedi 17 février 2018 à 20 heures.

Ce banquet se tient dans la tradition et dans l'esprit des Camelots du Roi, anciens et à venir. Banquet privé, sur invitation, réservé aux Camelots du Roi de Provence et leurs invités.

Fondés en 1908 pour servir l'Action Française, les Camelots du Roi ont été dissous en 1936 par le gouvernement d'alors mais leurs traditions, leur esprit ont toujours été maintenus. La participation des anciens des Camelots du Roi à ce prochain banquet du samedi 17 février 2018, est vivement souhaitée.  

Signalons encore, s'agissant des prochaines dates à retenir :

Le 21 janvier 2018 tombant un dimanche, la Messe pour le roi Louis XVI et toutes les victimes de la Révolution sera célébrée à Marseille le samedi 20 janvier à 11 h 30. Une rencontre suivra, l'après-midi. Toutes précisions utiles seront données dans Lafautearousseau prochainement.   

361777811.jpgUn colloque d'Action Française se tiendra à Marseille le samedi 21 avril et le150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras sera commémoré le lendemain, dimanche 22 avril 2018. Un programme détaillé suivra. Les deux journées seront organisées par Action Française Provence.

Que l'on se le dise et que l'on retienne ces dates dès à présent !

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

La révolution conservatrice passe par une refondation de notre République

6a00d83451619c69e201b7c93bfb68970b-800wi.jpgRobert Ménard se réjouit de la victoire des autonomistes en Corse, avec 56,5% des suffrages exprimés, devant la liste régionaliste de droite de Jean-Martin Mondoloni (18,29%) :

"[...] Je ne cesse de le répéter, la véritable révolution – une révolution conservatrice – que j’appelle de mes vœux passe par une refondation de notre République. Une refondation qui redonne le pouvoir au niveau où il peut le mieux s’exercer. Avec deux impératifs : l’autonomie et la subsidiarité.Cette dernière consistant à préférer, à compétence égale, le niveau le plus proche du citoyen. Cette approche va, c’est vrai, à l’encontre de tout ce que pense, de tout ce que pratique notre classe politique. Celle-ci est, quasi unanimement, centralisatrice. Et quand elle met en place la décentralisation, c’est pour construire des baronnies qui, dans chaque région, dupliquent le modèle parisien. Une sorte de jacobinisme au petit pied. Et cela ne date pas d’hier. C’est Friedrich Engels qui réclamait « l’extermination des Serbes et autres peuplades slaves, ainsi que des Basques, des Bretons et des Highlanders d’Écosse ». Et Karl Marx qui renchérissait : « La prochaine guerre mondiale fera disparaître de la surface de la terre, non seulement des classes et dynasties réactionnaires, mais des peuples réactionnaires entiers. Ceci fait aussi partie du progrès. » Et ils restent les modèles de certains…

Est-ce si important ?

C’est Tocqueville qui expliquait que « l’esprit de liberté » ne pouvait se cultiver qu’au niveau des associations locales et des communes. J’en suis persuadé. Mes propres amis reprochent à l’Europe de décider à la place des Français mais trouvent normal que Paris décide en lieu et place de nos communes, de nos départements, de nos régions… Or, c’est à partir de nos territoires, de nos villes moyennes, de nos villages que nous pourrons partir à la conquête du pouvoir. C’est là, dans cette France esseulée, abandonnée, délaissée, désertée, que nous trouverons les bataillons prêts à nous suivre et même à nous précéder. Comme nous ont précédés des personnalités venues d’autres horizons que le petit Landernau politique. Sur le terrain des écoles hors contrat, par exemple, une Anne Coffinier aura été plus active, plus visionnaire que tous nos amis politiques réunis. La Manif pour tous est d’abord l’œuvre d’une « marginale », Frigide Barjot, sur qui pas grand monde n’aurait joué un kopek… Mais, j’insiste, il nous faut d’abord nous appuyer sur cette partie de notre pays, première victime d’un capitalisme financier qui n’a d’égards pour personne et pour rien. Cette France faite de rideaux de fer baissés dans les centres-villes, de quartiers ravagés par le communautarisme, de zones industrielles aux hangars déserts… Face à cela, Emmanuel Macron peut toujours vanter start-up, geek, 2.0 et high-tech, le peuple, le petit peuple, lui répondra : fin des emplois aidés et coupes budgétaires… Moins sexy, sûrement ! [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Initiatives pour la « diversité » dans les médias, rien pour le pluralisme des idées

La population française est-elle bien représentée dans les médias ? Assurément non selon certains. Plusieurs initiatives visent à changer la représentation actuelle des différentes composantes de la société française. Nous en présentons quelques-unes.

À la télévision

La société France Diversité Média a pour objectif de « placer sous le feu des projecteurs la diversité, valorisant les réussites souvent méconnues de ceux qui croient en notre pays sans bénéficier d’une visibilité médiatique ». Ses émissions sont diffusées sur la chaîne câblée Demain !

Banlieue Diversité Médias se présente de la façon suivante sur son site : « sa ligne éditoriale innovante (est) axée autour de la diversité, du vivre ensemble et de la représentation de la France d’aujourd’hui ». La chaine est diffusée sur la TNT gratuite en Ile de France (chaine 31) « et sur l’ADSL ».

Numéro 23 est une chaine de la TNT terrestre, qui se présente comme étant « dédiée à toutes les diversités avec une vision positive et moderne : que ce soit la parité, la diversité des origines culturelles ou sociales, la diversité des modes de vie personnels et familiaux, les différences liées à la condition physique et au handicap ». Son contenu et sa revente récente au groupe Next Radio TV ont été vertement critiqué par la chaine BDM.

Le média en ligne Bondy blog a pour vocation de « raconter les quartiers populaires et de faire entendre leur voix dans le grand débat national. ». Indispensable pour Libération, « territoire perdu du journalisme » pour Causeur. Le journaliste Alexandre Devecchio, qui a collaboré au Bondy blog, évoque dans une interview l’évolution du site, dans un contexte de développement du discours islamo-gauchiste et communautariste en banlieue, un site dénoncé par Gilles Kepel comme favorable aux islamistes.

France Ô est une chaine du groupe France Télévisions. Tournée vers les DOM TOM, « la chaine est venue remplacer RFO Sat depuis 2005 mais a conservé le souci de mettre en avant la diversité culturelle », peut-on lire sur son site. Elle aurait réalisé en octobre 2017 une part d’audience de 0,6%. Dans un objectif d’économies, le Présidente de FT Delphine Ernotte a décidé récemment de la faire sortir de la mesure d’audience au jour le jour de Médiamétrie, baptisée “Médiamat’ national quotidien”.

Le groupe France Télévisions mène une politique en faveur de la diversité et de sa visibilité. Il établit dans cet objectif des rapports annuels. En octobre 2016, le Monde informait que France Télévision chiffrait dans son bilan diversité 2015 à 12 % la proportion de non-Blancs dans l’information sur France 2 et à 10 % sur France 3. La vice-présidente du club du XXIe siècle, « un réseau qui milite pour la valorisation de la diversité » en concluait qu’« il y a clairement nécessité de renouveler les visages qu’on voit sur les antennes. Après nous avoir rencontrés en octobre 2015, Delphine Ernotte en a convenu et nous a promis de travailler sur notre idée d’un annuaire d’experts issus de la diversité ».

Dès 2015, la présidente de France Télévisions affirmait sur Europe 1 : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change ». Et d’ajouter, il faut « impérativement que France Télévisions soit à l’image, résonne avec son public ».

Le Monde indiquait le lancement fin 2016 d’un « guide expertise », annuaire de personnalités issues de la diversité à destination des journalistes et producteurs d’émissions. « Imaginée et mise en place avec le Club du XXIe siècle, réseau qui milite pour la valorisation de la diversité, cette plateforme interne, appelée “Experts Plus” a recensé 150 personnalités, toutes issues des minorités visibles, qui sont à même d’être invitées dans les JT et les émissions de débat ».

Le groupe Egae, qui « accompagne France Télévisions dans la réalisation (de l’) annuaire en ligne d’expertes et experts issus de la diversité » dresse dans un Tweet un constat tranché de la représentation de la diversité dans les médias. Ceux-ci auraient « tendance à reproduire les inégalités existantes dans la société : ils donnent à voir une image déformée de notre société, masquant souvent les femmes ou les personnes racisées ».

Du côté des associations

L’association France Télés Diversité a été créée en 2008, afin « d’assurer la promotion de personnes issues de la diversité et de combattre les discriminations sur les chaînes de l’audiovisuel public ». Disposant à l’origine d’un bureau et d’une adresse mail France télévisions fournis par le groupe public, les relations avec celui-ci sont dégradées. A un point tel que fin 2015, les dirigeants de l’association annonçaient la fin de ses activités, au motif qu’« après le départ d’Hervé Bourges, Président du Comité Diversité de France Télévisions, quelques dirigeants de la direction des ressources humaines ont considéré que nous étions des “ennemis” à abattre ».

 

La Chance est une association qui revendique 300 journalistes professionnels bénévoles qui préparent des étudiants boursiers aux concours des écoles de journalisme.

Le Club Averroès, créé en 1997, a milité pour la présence d’une clause de diversité obligatoire dans le cahier des charges des chaînes de télévision et la présentation de leur situation en la matière dans le rapport de fin d’année que présentent les chaînes au CSA. Son activité semble en veilleuse depuis quelques années, sans doute parce que ses revendications ont été en partie satisfaites. L’OJIM y a consacré un article en juillet 2017.

Du côté des institutionnels

Depuis 2006, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel est, de par la Loi, « chargé de la représentation de la diversité de la société française dans les médias audiovisuels ». La mission impartie au CSA vise tous les supports audiovisuels, que ce soit la télévision ou la radio. Un baromètre annuel de la diversité a été créé en 2009. Ses objectifs sont présentés sur le site du CSA : mesurer la diversité à la télévision selon quatre critères : la catégorie socioprofessionnelle, le sexe, l’origine perçue et le handicap.

Concernant l’origine perçue, les résultats de la vague 2016 du Baromètre de la diversité aboutissent aux constats suivants : « La représentation des personnes “perçues comme non blanches” à la télévision est en hausse par rapport à 2015 et 2014 (16 % en 2016 vs 14 % en 2015 et 2014). Toutefois, les attitudes négatives sont incarnées à 25 % par des personnes perçues comme non blanches et les attitudes positives le sont à 23 % ». On peut également noter que les personnes « perçues comme non blanches sont surreprésentées dans les activités marginales ou illégales, à hauteur de 34 % ». Ces résultats amènent le journal Les Echos à en conclure que « la télévision a encore beaucoup d’efforts à faire ».

Le rapport annuel rendu par le CSA au Parlement sur ce sujet contient un certain nombre de préconisations, dont notamment un encouragement des chaînes de télévision à prendre des engagements chiffrés s’agissant de la présence des personnes représentatives de la diversité dans les fictions commandées.

Un élément essentiel manque au constat empirique – justifié ou non – d’une faible représentation des minorités dans les médias : la comparaison avec la composition ethnique de la population du pays.

Sur quels constats se base-t-on pour affirmer qu’il y aurait une sous-représentation des « non blancs » dans les médias et une surreprésentation de ceux-ci dans les activités marginales ou illégales ?

Cette question renvoie à l’absence de statistiques ethniques en France. Avec à la clef l’écueil souligné par la démographe Michèle Tribalat de la mise en place d’une politique de discrimination positive. Celle-ci pourrait se traduire par des quotas ethniques et des recrutements non plus sur des critères de compétences mais d’origine. Un débat miné.

Toujours est-il que la conseillère au CSA chargée de la diversité plaidait en octobre 2015 dans Libération pour la mise en place de « statistiques ethniques dans un cadre républicain ». Des statistiques ethniques qui existent aux États-Unis, sans pour autant que la sous-représentation des minorités pointée par la société américaine des rédacteurs de journal soit résolue.

Le pluralisme oublié

Autre écueil et non le moindre dans l’approche « diversitaire » des médias : n’aborder le sujet de la diversité que par le prisme de l’origine, alors qu’une diversité ethnique ne garantit pas contre le manque de pluralisme dans certains médias. Un phénomène que l’OJIM dénonce régulièrement.

Texte daté du 6 décembre et repris du site OJIM

https://fr.novopress.info/208796/initiatives-pour-la-dive...

LA BATAILLE DE POITIERS N’EST PAS UN MYTHE ! (2)

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Charles Martel était maire du palais, duc d’Austrasie, et gouvernait l’État franc au nom de Thierry IV, roi mérovingien. C’était le fils de Pépin d’Héristal. Cette famille avait rendu à la Gaule et spécialement à l’Austrasie, depuis un siècle et demi, de grands services.

La lutte commença à Tours, se continua pendant toute une semaine par une série d’engagements et se termina enfin dans la grande plaine de Moussay-la-Bataille par une rencontre générale et décisive. Le premier choc eut lieu près de Tours, au lieu-dit Saint-Martin-le-Bel, suivant une tradition locale.

En apprenant l’arrivée du duc d’Austrasie et de son armée, Abdérame inquiet quitta Tours et s’avança à la rencontre des Francs. Les premiers combats furent favorables à l’armée chrétienne. Les Sarrasins reculèrent. Pendant sept jours, on se battit sans arriver à un choc général ; mais les guerriers francs s’habituaient peu à peu à la tactique arabe.

Le samedi 17 octobre, les deux armées, chrétienne et sarrasine, sortirent de leurs retranchements et se disposèrent pour la bataille. L’heure décisive avait sonné.
Les Sarrasins engagèrent l’action par une charge de toute leur cavalerie. Abdérame espérait sans doute enlever la victoire du premier coup ; c’est ainsi qu’il avait triomphé dans maintes batailles. Mais il fut trompé dans son attente. Charles avait prévu cette attaque furieuse et prévenu ses troupes. En un clin d’œil, ajoute le chroniqueur, les hommes du Nord groupèrent leurs masses compactes, immobiles comme un mur, ou plutôt comme un rempart de glace qui n’offrirait aucun interstice. Les Arabes essayèrent vainement de les rompre ; ils tombaient impitoyablement sous le fer des épées et des lances. Les guerriers d’Austrasie avaient sur l’ennemi l’avantage d’une taille plus élevée et d’une solide armure. Leur main de fer frappait en pleine poitrine .

Sachant que l’armée musulmane était gorgée de butin et que son camp était plein de richesses, Charles avait confié à Eudes d’Aquitaine le commandement de toute la cavalerie et l’avait chargé de tourner l’ennemi et d’attaquer le camp à une certaine heure de la journée.

La cavalerie arabe parvint à dégager le camp et à repousser l’attaque du duc d’Aquitaine ; mais le but de Charles fut atteint car, pendant ce temps, profitant du tumulte, l’armée d’Austrasie s’était jetée à son tour sur les troupes restées près d’Abdérame et les avait refoulées. Alors se produisit un fait qui décida du sort de la journée.

Abdérame, probablement inquiet de la tournure que prenaient les événements, rallia tout ce qui lui restait de cavaliers, se mit à leur tête et s’élança sur les troupes franques pour arrêter leur marche. Mais rien ne pouvait rompre ce « rempart de glace » dont les écrivains arabes parlent tous avec tant de douleur et d’admiration. Les Sarrasins se brisèrent sur les soldats chrétiens et leur chef, Abdérame, tomba, frappé mortellement par un coup de lance.

La mort de l’émir et l’absence de commandement jeta le plus grand trouble dans l’armée musulmane, et à partir de ce moment les guerriers francs firent un massacre effroyable des ennemis du Christ : dans cette mêlée confuse, dit avec raison M. Guizot, « la haute stature et les fortes armes des Francs avaient l’avantage ».

Mais Charles, toujours prudent, maintenait l’ardeur de ses soldats. Quand la nuit vint, il donna l’ordre de cesser le combat. Sans se débander, les Francs élevèrent la pointe de leurs épées et de leurs lances comme pour défier l’ennemi, et couchèrent sur le champ de bataille.

Le lendemain, la plaine était vide et le camp abandonné ; les Sarrasins avaient profité de la nuit pour s’enfuir dans le plus grand silence. La bataille gigantesque était gagnée, et Charles, le glorieux vainqueur, le sauveur de la Gaule et de la chrétienté, fut acclamé par son armée et salué du nom de Tuditis, marteau de forgeron, parce qu’il avait comme écrasé sur l’enclume les bandes innombrables de l’émir.

Extraits de : Ferdinand Hervé-Bazin, Les Grandes Journées de la chrétienté, réédition Edilys 2015.
Ferdinand Hervé-Bazin (1847-1889) fut avocat, professeur d’économie politique à l’Université catholique d’Angers. En écrivant ce livre après le désastre de 1870, il voulait montrer ces triomphes éclatants de l’Église, qui furent aussi des triomphes pour la civilisation, et qui s’appelèrent les journées du pont Milvius, de Tolbiac, de Poitiers, de Pavie, de Jérusalem, de Las Navas, de Grenade, de Lépante, de Vienne, de Peterwardein. Il pensait que de tels spectacles étaient de nature à faire aimer l’Église et aussi à relever les courages abattus.

http://bvoltaire.com/bataille-de-poitiers-nest-mythe-2/

10:17 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

#ReVolt2017 : Intervention de Gabriele Adinolfi

« Le petit peuple blanc est descendu dans la rue, les non-souchiens brillaient par leur absence »

Alain Finkielkraut face à Elisabeth Levy dans l'émission "L'esprit de l'escalier" sur RDJ :

Michel Janva

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Éric Zemmour : «Et si les Corses étaient moins nationalistes ou autonomistes qu’identitaires ?»

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Au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays et dépend largement de la solidarité nationale. Mais un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Ils vont gagner. Ils ont gagné. Les «natios», comme on les appelle, sont sûrs d’être les prochains patrons de l’assemblée territoriale de Corse. Le second tour n’est qu’une formalité. Mieux qu’une victoire, un triomphe. Mieux qu’un triomphe, une revanche. Oublié, le préfet Erignac, exécuté il y a vingt ans. Oubliées, les conférences de presse d’encagoulés. Oubliés, les attentats, les liens entre nationalistes et mafieux. Les mallettes de billets aussi, distribuées par le ministère de l’Intérieur pour acheter la paix. C’était il y a cent ans, il y a mille ans. Les terroristes d’hier ont déposé les armes. Les nationalistes sont devenus autonomistes. La France est un pays merveilleux où un simple changement de nom fait croire que tout a changé. «La Corse est un enfant de la République» nous dit, bienveillant, Christophe Castaner, le patron d’En Marche.

Mais on ne sait pas de quelle République il parle. Est-ce encore un enfant de la France? Gilles Simeoni, lui, réclame toujours la reconnaissance du peuple corse. Si les mots ont un sens, l’existence d’un peuple corse attesterait que les Corses ne font pas partie du peuple français. Or, la République française est le régime que s’est donné le peuple français. Il n’a qu’une seule langue, le français. Et Simeoni exige qu’on enseigne le corse aux petits enfants de l’île de Beauté. Qu’on le parle dans l’administration et dans les prétoires, en contradiction de la vieille ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539. Il veut des compétences législatives, éducatives.

Il y a quelques mois, le même Simeoni expliquait benoîtement que la Corse était dans la situation des trois départements d’Algérie la veille de l’indépendance. S’il n’ose plus cette comparaison hasardeuse, c’est qu’entre-temps, la Catalogne a ridiculisé l’idéal indépendantiste. Alors, Simeoni, malin, change de cheval: sa Corse autonome n’a rien à voir avec la Catalogne, et tout avec la Sardaigne. Mais la Sardaigne a le statut que la Catalogne avait il y a vingt ans.

A Paris, on se rassure comme on peut. On se dit qu’au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; et qu’elle dépend largement de la solidarité de cette nation dont elle ne pourrait se détacher. Les esprits trop rationnels devraient se méfier. L’économisme rend myope. Comme nous l’a montré le vote sur le Brexit, un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Or, les mêmes Corses qui votent pour les nationalistes aux élections régionales donnent la première place à Marine le Pen lors de la présidentielle. Cette contradiction apparente a une cohérence cachée: la défense de l’identité corse et française contre un islam qui tend à imposer, dans l’espace public, ses codes et ses mœurs, comme l’ont prouvé les altercations violentes de l’été 2016 sur les plages corses autour du burkini.

Quand le patron de la Région réclame de pouvoir donner la priorité d’embauche ou de logement aux Corses, il défend une préférence nationale qui ne dit pas son nom. La victoire promise à Simeoni et ses «natios» n’est donc pas un vote nationaliste ni autonomiste, mais identitaire. Mais personne – ni le pouvoir, ni les nationalistes, ni même les grands médias – n’ont intérêt à ce que cette réalité soit dite.

Éric Zemmour

Texte daté du 8 décembre et repris du site Le Figaro

Journal du chaos

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La peste - 2000 ans d'histoire

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Pourquoi il ne se passe rien !

Nouvelleaks par Slobodan Despot, éditeur et écrivain suisse d’origine serbe 

Nous nous sentons dépossédés comme citoyens, trompés comme électeurs, exploités comme consommateurs, empoisonnés comme patients. Notre environnement est tissé de faux-semblants. Malgré les catastrophes qui menacent et les révélations fracassantes sur la corruption du système, rien ne change, personne ne bouge. Pourquoi ? Sommes-nous tous paranos, ou notre monde se serait-il mis à marcher selon d’autres règles ?

Voici un an déjà, un film documentaire essayait de donner un sens à cette suspicion que chacun rumine sans oser l’exprimer ouvertement.

Hypernormalisation d’Adam Curtis est produit par la BBC et cela constitue un utile sauf-conduit. S’il provenait d’une petite production « alternative », il eût vraisemblablement fini au purgatoire du conspirationnisme.

Curtis est un reporter audiovisuel original, connu et primé. Souvent taxé de gauchisme, lui-même se reconnaît plutôt des penchants conservateurs-libertariens. Son dernier opus témoigne d’une ambition vertigineuse de compréhension du monde actuel, tant par sa thèse que par sa longueur (2h45). Il dépeint une « grande rupture » qui serait survenue, selon lui, à l’orée des années 1970, lorsque la société industrielle est devenue trop complexe et menaçait d’échapper à tout contrôle.

Le film s’ouvre sur une tempête d’images incohérentes. Entre absurde et horreur, le narrateur pose la question unique qui sera le fil rouge de son itinéraire à travers la postmodernité. Pourquoi ne se passe-t-il rien ? Comment se fait-il que nous n’ayons plus aucune vision d’un avenir différent ou meilleur ? Il livre d’emblée sa thèse, qu’il illustrera au cours de neuf chapitres en apparence éclatés:

« Politiques, financiers et utopistes technologiques, plutôt que de faire face aux complexités du monde, ont battu en retraite. Au lieu d’affronter la réalité, ils ont construit une version plus simple du monde. »

Pour les élites, c’était une manière de préserver et de conforter leur pouvoir. Pour les gens ordinaires, un oreiller de paresse :

« Nous les avons tous suivis, parce que la simplicité était rassurante. »

L’idée générale qui a germé dans les têtes de la technocratie anglo-saxonne et de ses ramifications globales était qu’« on pouvait gérer le monde comme un système stable ».

Cette stabilisation impliquait la mise au rebut de la politique, trop aléatoire. Les structures de gouvernement devaient s’effacer devant les structures de gestion. Celles-ci consistaient, dans le monde occidental, en une alliance entre la haute finance et la révolution informatique, offrant d’emblée des moyens de surveillance et de contrôle inouïs à des conglomérats de puissance totalement opaques. Les ex-hippies régnant dans la Silicon Valley ont habillé cette main de fer d’un psychédélique gant de velours.

Résultat observable par tous : le remplacement global des produits universellement accessibles et organiques par des produits d’ingénierie calibrés, brevetés et élevés hors-sol, qu’il s’agisse de tomates ou de gouvernants de synthèse du modèle Macron.

La réalité ? On n’en a plus besoin

La neutralisation des pouvoirs publics par les structures invisibles supposait donc la construction d’un univers de façade où les rites et les valeurs de la société « ancienne » apparaîtraient préservés, mais seraient désactivés comme des armes d’exposition. La gestion de la perception allait devenir une discipline ayant pignon sur rue, hautement lucrative pour les entreprises de relations publiques. La frontière entre finance et politique, politique et médias, science et fiction, manipulation et recherche, allait peu à peu s’estomper. Bref, au mensonge de circonstance allait succéder un mensonge structurel. Et, par-delà l’appareil de cerveau lavage médiatique, l’ensemble des élites allait y contribuer.

« Les militants, les artistes, les musiciens et toute notre contreculture devinrent parties intégrantes de la manipulation, parce qu’eux aussi s’étaient retirés dans un monde de faux-semblants. C’est pourquoi cette opposition n’avait aucun effet et n’induisait aucun changement. Mais ce repli dans le rêve allait permettre à des forces obscures et destructives de croître et de prospérer dans le monde extérieur. »

Comme dans l’URSS en phase terminale, la plupart des Occidentaux avisés savaient ou sentaient que le système courait à sa perte, mais se pliaient faute d’alternative à une version virtuelle et lénifiante de leur propre modèle. En Union soviétique, cette fiction gestionnaire (jusqu’à l’effondrement final) fut appelée, justement, l’hypernormalisation.

« Vous étiez tellement un rouage du système qu’il était impossible de voir au-delà. »

Lorsque les représentations médiatiques (au sens large, comprenant la formation, la recherche et les faiseurs d’opinion) sont calquées sur la réalité objective, elles sont variées et conflictuelles. Lorsqu’elles visent à entretenir un simulacre sur lequel tout le monde s’entend tacitement, elles vont nécessairement toutes dans le même sens.

D’où le remplacement du discours réaliste par un discours politiquement correct. D’où l’appauvrissement et l’abêtissement spectaculaires des programmes culturels, médiatiques et scolaires. Un effondrement qui se chiffre aujourd’hui en pertes sèches de quotient intellectuel dans les populations occidentales. La mutilation délibérée des capacités de mémoire et de discernement est compensée et masquée par une hypermoralisation générale et la multiplication de tabous de pensée et de langage. En quelques années, nous avons annihilé le travail de plusieurs siècles d’éducation à la raison.

Curtis illustre de manière saisissante l’emprise des fictions moralisantes sur la conscience commune. Il narre entre autres la montée en épingle d’un « méchant à notre goût » qu’on aimait à détester : Mouammar el-Kadhafi – bad boy narcissique et donc consentant à son rôle –, puis sa « rédemption » opportune au profit de l’Occident à la veille de l’invasion de l’Irak. Pour être subitement reconnu comme chef d’État honorable, et même comme philosophe, il lui avait suffi de revendiquer à la face du monde l’attentat de Lockerbie, dont tout le monde, à commencer par lui-même, savait qu’il n’était sans doute pas coupable !

On comprend pourquoi un « ennemi utile » aussi encombrant devait absolument être éliminé. Ce fut la mission, en l’occurrence, des services français, sous le couvert de lynchage par les milices locales. De même que – ceci n’est pas dans le film –, l’asset de la CIA Oussama Ben Laden devait disparaître sans laisser ni témoignage ni trace. Du coup, le seul « document  » attestant de sa traque et de sa mort demeure le film de Kathryn Bigelow, Zero Dark Thirty. Un bon film… de fiction.

Dans le sillage de ces jeux d’ombres, l’actualité internationale ressemble de plus en plus à des numéros de prestidigitateurs ou de marionnettes, où d’épouvantables méchants occupent toute la scène avant d’être remplacés par d’autres une fois leur partition accomplie… et de disparaître (pour de bon) dans le néant. Ceausescu fusillé, Saddam pendu, Kadhafi empalé, Milošević sans doute empoisonné, Ben Laden jeté dans l’océan… pour que son Al Qaïda puisse redevenir un allié officiel de l’Occident !

Slobodan Despot 05/11/2017

Source : Antipresse n° 101, 5/11/2017, relayée par Le Blog à Lupus

https://www.polemia.com/hypernormalisation-pourquoi-il-ne...

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10/12/2017

Le nouveau Premier ministre tchèque ne veut pas des demandeurs d’asile

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République tchèque – Le milliardaire Andrej Babiš, devenu Premier ministre de la République tchèque, a averti l’Union européenne : son pays ne veut pas de réfugiés et les menaces de sanctions économiques n’y changeront rien !

Les dirigeants de la Commission européenne ont menacé de sanctionner les pays membres de l’Union européenne qui ne respectent pas le diktat migratoire de l’UE.

Dans une interview publiée samedi par le journal Pravo, M. Andrej Babiš a déclaré que la pression de l’UE pour forcer son pays à accepter les demandeurs d’asile ne fera qu’alimenter la montée des partis nationalistes.

« Nous devons négocier à ce sujet et proposer différents modèles, comme renforcer les frontières ou aider les pays pauvres. Mais nous ne voulons pas de réfugiés « , a déclaré le Premier ministre Babiš.

http://www.medias-presse.info/le-nouveau-premier-ministre...

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#ReVolt2017 : Intervention de Vincent Vauclin

Un français, agent de la Russie, passe aux aveux !

6a00d83451619c69e201bb09ded9e1970d-800wi.pngIl s'agit d'Alexandre Latsa, qui tient l'excellent blog Dissonance. Nous le laissons expliquer son forfait lui-même, c'est ici.

en voici la conclusion:

Alors que DISSONANCE fête ces 10 ans, je tiens à donner quelques chiffres.

DISSONANCE c’est 10 ans d’écriture, 1.621 articles, des articles traduits et republiés, en 12 langues (français, russe, anglaisallemandarabeItalienEspagnolPortugaisslovaquegrechongrois, roumain), 3 livres en 4 langues et 21.000 tweets.

Une certitude est née : grâce a Internet, la propagande des médias Mainstream PEUT être combattue et même vaincue, il suffit d’y travailler.

C’est pour ça que la vérité a pu éclater en Ukraine et que cela n’a pas été le cas pour la Serbie au cours de la dernière décennie du 20ieme siècle et le pays a servi de laboratoire. Car à cette époque la, il n’y avait pas internet pour permettre aux serbes d’être défendus.

L’avenir?

DISSONANCE ne fermera pas même si le rythme de publication sera sans doute plus faible qu’avant car the job is done comme disent nos partenaires américains !

Paula Corbulon

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« Le retour du conservatisme correspond à une aspiration profonde des Français »

A l'occasion de la parution du Dictionnaire du conservatisme, qui regroupe plus d'une centaine de spécialistes de la question, Frédéric Rouvillois et Christophe Boutin ont accordé un entretien au Figarovox. Ils explorent la renaissance d'un courant politique et culturel souvent trop méconnu et caricaturé en France. Alors, conservatisme, pourquoi pas ? Mais pour conserver quoi ? Des éléments de réponse substantiels sont apportés ici.  LFAR  

3709373031.2.jpg« Le conservatisme est à la mode », écrivez-vous dans votre introduction. Comment expliquer le renouveau des idées conservatrices, et le succès des essais en librairie ?

Nous faisons effectivement le constat de la multiplication, dans les deux dernières années, d'ouvrages traitant du conservatisme, ou mettant en valeur des thématiques conservatrices. Mais le terme de « mode » est peut-être ambigu, en ce qu'il évoque quelque chose de manipulé, de secondaire et de passager. Or notre hypothèse est que ce retour du conservatisme, dont nous constatons la vigueur, correspond à une demande profonde des populations concernées, porte sur des valeurs et des éléments essentiels de leurs sociétés, et qu'il est donc certainement destiné à s'ancrer dans la durée. Derrière la diversité que peut recouvrir le terme de conservatisme, une diversité que notre Dictionnaire entend d'ailleurs traduire, on voit en effet se dessiner des lignes de force qui sont autant de réponses à des inquiétudes très profondément et largement ressenties. Tant que ces dernières persisteront, c'est-à-dire, tant que le problème de l'insécurité culturelle et identitaire ne sera pas résolu, il y aura une demande de réaffirmation d'un socle conservateur.

Emmanuel Macron a installé pendant la présidentielle l'idée d'un nouveau clivage entre conservateurs et progressistes. Ce clivage vous paraît-il plus pertinent que le clivage gauche/droite ?

Rappelons le contexte : Emmanuel Macron fait cette distinction dans le but de créer un vaste parti centriste qui évacuerait sur ses extrêmes droite et gauche des partis ou des groupes stigmatisés par le soi-disant « repli », repli sur une identité fantasmée à droite, repli sur des privilèges dépassés à gauche, tous incapables de déceler dans la marche en avant mondialiste l'unique futur sérieux de l'humanité. Mais cette manœuvre politicienne, dont nul ne niera l'efficacité spectaculaire, n'a que peu de réalité au regard de l'histoire des idées. L'extrême-gauche a en effet toujours communié dans le culte du Progrès, et ce n'est pas sa crispation sur quelques privilèges exorbitants accordés à son ultime potentiel électoral, les fonctionnaires et assimilés, qui la métamorphose miraculeusement en force conservatrice.

En ce sens, le clivage gauche/droite perdure bien derrière la distinction conservateurs/progressistes, avec simplement une gauche qui retrouve une part d'elle-même qui s'était égarée à droite, c'est-à-dire un centre libéral et libertaire. Ce dernier, qui avait été décalé à droite par l'apparition de mouvements collectivistes à gauche, s'était imposé dans une alliance contre-nature avec la droite conservatrice dans des « rassemblements » supposés permettre une bipolarisation, mais qui ont en fait conduit à un terrible appauvrissement idéologique. Il retourne maintenant à sa vraie famille. D'où l'urgence, par contrecoup, d'une redéfinition du conservatisme.

Y a-t-il une unité de la doctrine conservatrice ? ou bien le conservatisme est-il plutôt un tempérament qu'une doctrine ?

Parler de doctrine est toujours délicat : on attend un corpus intangible bannissant toute voix dissidente. Or, la diversité de notre Dictionnaire le montre, dans ses collaborateurs comme dans ses entrées, on peut être un conservateur plus ou moins traditionaliste ou plus ou moins libéral. Pour autant, cette diversité n'est pas un éclatement, car sur bien des points tous se retrouvent spontanément. Ce qui renvoie à la seconde partie de votre question : que serait une doctrine sans un tempérament ? Les choix politiques relèvent-ils de la raison pure, ou n'y aurait-il pas toujours une part instinctive, et existentielle ? Notre hypothèse est que le conservatisme est avant tout une doctrine du réalisme politique, prenant en compte le monde et l'homme tels qu'ils sont, avec leurs qualités et leurs faiblesses, une doctrine qui écarte toute reconstruction d'un monde et d'un homme idéaux sur la base de théories supposant de faire au préalable table rase de cette réalité. C'est cette unité, autant de tempérament que de doctrine, qui fournit aux conservateurs la cohérence de leurs réflexes et de leurs réponses.

Vous consacrez un article au « conservatisme de gauche ». A-t-il toujours existé ou bien est-il une réaction à la modernité technicienne ?

La pensée de gauche, volontiers démiurgique, a toujours souhaité non pas faire évoluer mais transformer l'homme ou la société, pour qu'ils ressemblent enfin à des idéaux parfaits. C'est dire que le conservatisme de gauche - hormis le sens péjoratif macronien déjà évoqué - semble absent de l'histoire des idées. Par contre, on peut effectivement constater qu'autour des interrogations actuelles sur la croissance, sur le machinisme hier, sur le transhumanisme demain, et, de tout temps, sur les débordements du capitalisme, bref, autour de certaines inquiétudes face au Progrès, certains intellectuels de gauche se posent les mêmes questions que ceux de la droite conservatrice.

Cela ne veut pas dire qu'ils aboutissent aux mêmes conclusions, mais ce débat ne peut qu'être fécond. La problématique de l'écologie et de l'environnement est ici un exemple significatif. Mais on remarquera qu'il s'agit plus d'un ralliement de certains intellectuels de gauche au réalisme conservateur que l'inverse. Seule en effet une droite libérale/libertaire, aux antipodes des valeurs conservatrices, entend permettre aux hommes de jouir sans entraves. La droite conservatrice, elle, a toujours plaidé pour l'existence des limites.

Quel rôle a joué la Réforme dans la naissance de mouvements conservateurs ?

Autant le rôle direct de la Réforme en la matière semble avoir été à peu près nul, autant son rôle indirect paraît immense. Sur un plan direct, la Réforme, qui elle-même se veut d'ailleurs un retour aux origines, ne suscite aucun conservatisme spécifique, ni dans la société, nous sommes en pleine Renaissance, ni dans l'Église, qui, loin de se crisper sur des positions acquises, va lancer la Contre-Réforme, un mouvement presque aussi novateur que celui auquel il répond. En revanche, sur un plan indirect, les conséquences de la Réforme sur l'émergence d'un sentiment conservateur s'avèrent considérables. Notamment dans la mesure où cette rupture démontre que les choses apparemment les mieux acquises, sont en réalité fragiles et menacées, et qu'il importe donc de réfléchir et de pourvoir à leur conservation. À ce propos, la manière dont Bossuet, à la fin du XVIIe siècle, va tenter de recoller les morceaux, en discutant avec les protestants puis avec Leibnitz, paraît marquée par ce souci proprement conservateur. À l'inverse, au début de la Révolution française, certains acteurs de premier plan, comme Brissot, affirment qu'il existe une liaison nécessaire avec la Réforme, et que ceux qui ont fait la « révolution religieuse » ne sauraient être hostiles à la « révolution politique ». Un thème que reprendront en sens inverse les grands penseurs conservateurs français du XIXe et du premier XXe siècle, estimant que les principes mêmes du protestantisme et du calvinisme, s'ils coïncident à beaucoup d'égards avec ceux du capitalisme libéral, se situent aux antipodes des valeurs conservatrices.

La France a-t-elle une tradition conservatrice marquée ? Quel rôle a joué la Révolution française dans l'émergence de la pensée conservatrice ?

En ce qui concerne le conservatisme, la tradition française paraît complexe, précisément en raison du poids de la Révolution. S'il existe bien des « proto conservatismes » avant celle-ci, c'est incontestablement la rupture radicale qu'elle représente, qui va entraîner l'émergence d'un courant conservateur. On l'a déjà noté, c'est lorsque l'on s'aperçoit que certaines choses, certaines valeurs, certaines habitudes, certaines coutumes essentielles sont menacées, que l'on prend conscience de leur fragilité, et donc de la nécessité de les protéger. La « table rase » que la Révolution entend réaliser, notamment à partir de l'avènement de la République, et la violence extrême avec laquelle elle y procède, vont faire émerger par contrecoup une pensée qui jusqu'alors était demeurée embryonnaire. Et qui s'appuie, dès 1790, sur le génial essai de l'anglais Edmund Burke, les Réflexions sur la révolution de France - qui demeure jusqu'à nos jours l'un des catéchismes du conservatisme. En ce sens, de même qu'elle a fondé la France moderne, la Révolution a fondé par contrecoup la pensée conservatrice.

Le conservatisme est une valeur assumée dans le monde anglo-saxon, pourquoi est-il autant diabolisé en France ?

C'est précisément en raison de sa naissance, qui contrairement à ce qui se passe en Angleterre, aux États-Unis ou en Allemagne, va s'effectuer en réaction à l'événement fondateur qu'est la Révolution française. Ce qui, comme on finira par s'en apercevoir à la fin du XIXe siècle, place le conservatisme en porte-à-faux avec les principales orientations découlant de cette crise majeure, que ce soit sur un plan institutionnel, politique, culturel ou religieux.

En fait, sous la Seconde république puis au début de la Troisième, certains républicains osent se déclarer conservateurs ; mais ce n'est plus le cas à partir des années 1890, dans le cadre d'une radicalisation, d'une « gauchisation » de la république et d'une explosion de l'anticléricalisme : à partir de là, tout conservateur est réputé ennemi de la Révolution, donc antirépublicain, antidémocrate, réactionnaire, bref, intouchable et infréquentable. À la Chambre, les députés élus sous l'étiquette conservatrice vont jusqu'à changer de nom, pour se faire appeler « progressistes » ! Enfin, au XXe siècle, le mot conservateur, exclu du jeu politique, est souvent associé à une tare morale, synonyme d'immobilisme, d'inaction, de repli sur soi, etc.

Qui sont les grands penseurs du conservatisme français ?

Question redoutable, car à part Chateaubriand il y a au fond assez peu de penseurs majeurs qui, en France, se soient réclamés expressément du conservatisme. Ceux qui en relèvent d'une manière ou d'une autre, soit écrivaient avant l'invention du terme (Montaigne, Montesquieu, peut-être Voltaire), soit n'ont pas entendu s'en prévaloir (Balzac, Taine ou Flaubert), soit sont même allés jusqu'à le récuser, à l'instar de Charles Maurras, de Thierry Maulnier… ou du général De Gaulle.

François Fillon a été défini comme étant libéral-conservateur pendant la campagne présidentielle, ces deux doctrines sont-elles complémentaires ? Ou peut-on penser, comme Jean-Claude Michéa, que conservatisme et libéralisme sont incompatibles ?

Derrière la question s'en pose une autre : quel libéralisme? La question du libéralisme tourne en fait - et un auteur comme Benjamin Constant l'a bien montré - autour de la place accordée à l'individu. Il y a un libéralisme qui demande que l'individu puisse devenir ce qu'il est, et, pour cela, qu'il ne soit pas ligoté par un monde figé de castes et de codes dont il ne puisse s'affranchir. Qui irait à l'encontre de cette liberté ? Pour autant, une société a besoin de structures, famille, commune, région ou nation pour assurer sa survie, des structures dont l'individu qui s'en voudrait totalement émancipé ne doit jamais perdre de vue que, sans elles, il n'aurait aucune chance de survivre. Un libéralisme équilibré, respectant à la fois les légitimes aspirations des personnes et la nécessaire défense des structures sociales, peut parfaitement être conservateur. Par contre, un libéralisme qui impose les désirs d'un homme à toute une société, qui fait éclater pour satisfaire les bien piètres désirs de quelques-uns les cadres pérennes qui protégeaient les autres, ce libéralisme de la jouissance narcissique où tout se réduit aux quelques années d'une vie humaine, est radicalement incompatible avec tout conservatisme.  

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Le dictionnaire du conservatisme, sous la direction de Frédéric Rouvillois, d'Olivier Dard et de Christophe Boutin, publié aux éditions du Cerf.

Entretien réalisé par Aziliz Le Corre.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

LA BATAILLE DE POITIERS N’EST PAS UN MYTHE ! (1)

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Entre Tours et Poitiers s’étend une vaste plaine au milieu de laquelle est un hameau qui porte le nom à jamais glorieux de Moussay-la-Bataille.

C’est là que, d’après une tradition immémoriale, fut livrée la bataille de Poitiers dans laquelle la chrétienté, servie par le bras de Charles Martel, écrasa les musulmans, arrêta de ce côté les progrès du croissant et sauva la civilisation européenne du plus grand péril qu’elle pût courir.

Tout est obscur dans les détails de cet événement considérable du 17 octobre de l’année 732.

Mais ce que l’on sait, ce que tous les chroniqueurs, arabes ou français, ont dit à l’envi, c’est que la journée de Poitiers fut une journée mémorable, qui vit deux religions, deux mondes, deux civilisations, deux races et, pour ainsi dire, deux pôles, le Nord et le Sud, se rencontrer et se heurter avec fracas.

Si Charles Martel avait été vaincu, à Poitiers, par Abdérame, comme l’empereur Constantin Paléologue le fut plus tard, à Constantinople, par Mehmed II, l’Europe aurait été la proie de l’islamisme, et Dieu sait ce que sont devenus les peuples qui ont eu à subir son joug !

Les soldats de Mahomet avaient conquis la moitié du monde : encore un effort, et tous les peuples seraient aux genoux des successeurs du Prophète. Le 28 avril 711, vingt-cinq mille musulmans, appelés par un traître, débarquent à Algésiras, battent les Goths à Xérès, anéantissent, après trois siècles d’existence, la monarchie wisigothe, deviennent maîtres de l’Espagne entière et établissent leur capitale à Cordoue.

Au printemps de l’année 732, Abdérame (Ab’ der-Rhaman), émir de Cordoue, obéissant aux instructions du calife Hescham, et déterminé à s’emparer de la Gaule, franchit les Pyrénées par la vallée de Roncevaux. Son armée était formidable. Elle comprenait la plus grande partie de ces vaillantes troupes qui avaient conquis l’Afrique et l’Espagne. Derrière les combattants venait une multitude énorme, vieillards, femmes et enfants, que certains historiens dignes de foi portent au chiffre de cinq cent mille âmes. C’était un peuple entier qui se jetait sur un autre, comme au temps des grandes invasions, et qui obéissait à la voix d’un des plus fameux capitaines de l’islam.

Telle était l’armée qui s’avançait vers la Gaule chrétienne. L’aile gauche enleva d’assaut toutes les villes de Béarn sans rencontrer de résistance sérieuse. Oléron, Dax, Bayonne furent livrées aux flammes, et une foule de prêtres, de religieux et de religieuses furent massacrés.

L’aile droite débarqua en Provence et exerça ses fureurs sur Marseille et sur la Provence entière, puis sur la Bourgogne avec une étonnante rapidité. À Sens, un évêque, saint Ebbo, arrêta l’aile droite de l’armée.

Pendant ce temps, la grande armée musulmane, sous les ordres d’Abdérame, montait en Gaule. Après avoir incendié la ville de Bazas elle se présenta devant Bordeaux. La grande cité, capitale de l’Aquitaine, fut emportée d’assaut, la population fut égorgée, les églises furent pillées et brûlées, le faubourg et le monastère de Sainte-Croix livrés aux flammes. Le duc Eudes, désespéré, s’enfuit avec les débris de son armée. Abdérame le poursuivit, franchit la Garonne, enleva la forteresse d’Agen et tomba enfin sur l’armée ducale qui fut écrasée. « Ce fut, dit le chroniqueur Isidore de Beja, une déroute et un massacre effroyables. Dieu seul sait le nombre de Francs qui périrent en cette journée ! »

Les conséquences de la défaite furent terribles. En quelques mois, l’armée musulmane, gorgée de butin, s’empara de Périgueux, de Saintes, d’Angoulême, livrant tout le pays à feu et à sang, ne laissant rien derrière elle, et arriva sous les murs de Poitiers.
(À suivre…)

Extraits de : Ferdinand Hervé-Bazin, Les Grandes Journées de la chrétienté, réédition Édilys 2015.
Ferdinand Hervé-Bazin (1847-1889) fut avocat, professeur d’économie politique à l’Université catholique d’Angers. En écrivant ce livre après le désastre de 1870, il voulait montrer ces triomphes éclatants de l’Église, qui furent aussi des triomphes pour la civilisation, et qui s’appelèrent les journées du pont Milvius, de Tolbiac, de Poitiers, de Pavie, de Jérusalem, de Las Navas, de Grenade, de Lépante, de Vienne, de Peterwardein. Il pensait que de tels spectacles étaient de nature à faire aimer l’Église et aussi à relever les courages abattus.

http://www.bvoltaire.fr/bataille-de-poitiers-nest-mythe-1/

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°492

L’identité perdue de l’homme moderne, par Denis Tillinac

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Vu de ma fenêtre. À trop vouloir s’affranchir de ses origines, de son milieu pour atteindre une prétendue liberté, l’être humain se prive de son moi, pilier de son équilibre.
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Le mot “identité” a mauvaise presse. Pour les intellos, les médias et l’ensemble de la classe politique, droite incluse, la moindre évocation d’un souci identitaire trahit au mieux une crispation nationaliste malsaine, au pire une pulsion xénophobe, voire raciste. Ne soyons pas dupes. Cette tricherie sémantique obéit à des considérations tactiques : on décrète identitaire l’ennemi à néantiser, Valls pour la gauche, Wauquiez pour la droite, et on l’expédie illico dans l’enfer du lepénisme.

Oublions ces politicailleries de piètre acabit et tâchons de restituer au mot “identité”… son identité. Il désigne en premier lieu la conscience de soi. Chacun taille sa route avec son “moi”, à nul autre pareil mais à la confluence de déterminations : le capital génétique, le genre, le milieu familial, social, historique, culturel, géographique, professionnel, éventuellement confessionnel. L’identité, c’est l’enchâssement de l’acquis dans l’inné, de l’individuel dans le collectif, du circonstanciel sur un socle qui tant bien que mal assure l’équilibre de l’échafaudage psychologique. Aucun humain dans aucune société n’y a échappé, à charge pour chaque “moi” d’y conquérir, d’y enrichir ou d’y préserver sa part de liberté. Aucun humain n’est dépourvu d’arrière-pays mental, fut-il exilé, apatride ou anar de tempérament. On peut s’absenter de son héritage, ou le renier, on n’en reste pas moins tributaire d’une identité qui dans une large mesure ne dépend pas de notre bon vouloir. Elle contresigne l’intégrité et la cohérence de la personne humaine.

Un moi sans enracinement, un moi vide de tout sentiment d’appartenance est un orphelin jeté dans un désert sans oasis. Le besoin identitaire participe de la quête d’épanouissement de soi, au même titre que le besoin de communiquer avec autrui. Ce besoin est devenu lancinant, parce que l’homme “moderne”, sous toutes les latitudes, redoute la dilution de ses repères affectifs dans un maelström qui efface les frontières du moi et de l’autre. Du nous et des autres. Son moi titube en funambule aveugle sur le fil tremblotant du présent de l’indicatif.

Qui suis-je, se demande-t-il avec angoisse ? Jadis et naguère, la réponse allait de soi, ou presque : l’homme inscrivait son vouloir-vivre dans une filiation dont il s’émancipait un peu, beaucoup ou pas du tout, selon sa nature et les aléas de sa vie personnelle. Les noces de l’ancien et du nouveau se consommaient dans le temps paisible des générations.

Qui suis-je ? La réponse aujourd’hui ne va plus de soi, tant les hommes ont le sentiment — douloureux — d’être charriés comme des branches mortes sur un fleuve déchaîné vers un devenir aux contours indiscernables. Reclus dans leur solitude, ils éprouvent le besoin de retrouver des ancrages. D’habiter un espace enrichi d’une mémoire. D’y situer leurs joies et leurs peines, leurs goûts et leurs couleurs, leur sociabilité pour tout dire.

Rien de plus naturel. Lorsque dans les stades les foules entonnent spontanément et à plusieurs reprises la Marseillaise, il ne faut pas interpréter ces élans comme des symptômes de xénophobie ou de nationalisme. C’est juste une façon convulsive de serrer les rangs et les coudes pour se sentir moins seuls dans l’anonymat tristounet du village planétaire. Reste à déterminer les identités fondamentales et les superficielles, celles qui exaltent ou rassurent et celles qui sécrètent des aigreurs. Autre débat, auquel on n’échappera pas. Pour l’aborder sereinement, pour qu’il soit fructueux et non délétère, il faut de prime abord respecter le besoin d’identité. C’est en le déconsidérant qu’on le rend furieux : radicalisation rime avec dépossession.

Denis Tillinac

Texte daté du 8 décembre et repris du site Valeurs Actuelles

https://fr.novopress.info/

Pour vos cadeaux de Noël, les éditions Clovis vous proposent un large choix de très bons livres

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6a00d83451619c69e201b7c93b4578970b-200wi.jpgPar ailleurs, les éditions Clovis publient cette année un autre roman jeunesse du père Francis Finn : Percy Wynn, dont voici le résumé :

"C'est la rentrée des classes au collège Sainte-Marie. Parmi les nouveaux élèves, un garçon nommé Percy Wynn n'est pas comme les autres : l'effort physique lui fait peur, il ne sait ni monter aux arbres, ni nager, ni même jouer au ballon ; il a lu tant de livres qu'on le compare à une bibliothèque vivante. Plus embêtant, il a un côté fillette qu'on ne pardonne pas dans une pension. Très vite, il devient donc le souffre-douleur des élèves les moins sympathiques du collège. Mais il fait la rencontre d'un ancien nommé Tom Playfair. Une amitié se tisse entre ces garçons profondément catholiques et tous deux "chics types". Les aventures vont commencer. Emporté dans ces péripéties et guidé par Tom, Percy va se transformer : il deviendra, rebondissement après rebondissement, un vrai garçon et un chrétien affermi. Mais à quel prix ?" 

Le père Francis Finn (1859-1928), jésuite américain, est l'auteur de vingt sept romans pour enfants, dont Tom Playfair, et sa suite Percy Wynn. Prêtre et éducateur, Francis Finn a voulu illustrer les vertus chrétiennes dans tous ses livres, notamment le courage, la gratitude et l'esprit de sacrifice.

Michel Janva

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Hebdo Politique avec François Asselineau : Vous connaissez l'UPR ?

Nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains prolifiques, sauf si…

Par Jean-Yves Le Gallou, président fondateur de Polémia 

Alors que les crédits budgétaires 2018 consacrés à la lutte contre l’immigration diminuent, la politique agricole commune en prévoit de nouveaux pour implanter les « migrants » dans les campagnes. Entretien accordé à Riposte Laïque.

Riposte laïque : 18 mois après la publication d’Immigration : la catastrophe. Que faire ?comment jugez-vous l’évolution de la situation ?

Jean-Yves Le Gallou : Le torrent migratoire s’accélère. Le nombre de titres de séjour distribués en 2016 s’est établi à 227.923 : en augmentation de 5% par rapport à 2015.

Dans le même temps 85.696 étrangers ont déposé une demande au titre du droit d’asile : en augmentation de 7% par rapport à 2015, 40% par rapport à 2013 et 120% par rapport à 2007. Bien sûr les 3/4 ou les 4/5 de ces demandeurs seront déboutés mais le plus grand nombre de ces déboutés resteront comme clandestins dans l’espoir d’être régularisés.

Riposte laïque : A-t-on une idée du nombre de clandestins ?

Jean-Yves Le Gallou : Je ne me hasarderai pas à une estimation… par crainte de sous-estimation ! Simplement les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État étaient 300.000 en 2016 : en augmentation de 49% depuis 2011… Or l’immense majorité des clandestins sont des jeunes hommes qui ne doivent pas avoir souvent besoin de consultations médicales…

Riposte laïque : On a l’impression qu’il n’y a plus du tout de frontières.

Jean-Yves Le Gallou : C’est le ressenti des dirigeants et des fonctionnaires de la police aux frontières. On ne contrôle plus les entrées… et on n’expulse plus personne ou quasiment plus personne.

Toutes causes confondues, le ministère de l’Intérieur prétend avoir expulsé 12.961 clandestins en 2016, un chiffre en baisse de 15% par rapport à 2014. Encore est-il doublement bidonné : il prend en compte les rares sorties volontaires ; lorsqu’un clandestin qui s’apprête à quitter (volontairement) la France est détecté et à la frontière il se voit notifier un OQTF (Obligation de quitter le territoire français) : cela ne sert à rien, puisque c’est précisément ce qu’il est en train de faire, mais cela gonfle les statistiques de réussite de la procédure !

Par ailleurs, s’agissant des retours vraiment forcés, le gouvernement a menti au Sénat. Il a donné le chiffre de 6.166. Mais la Commission européenne qui rembourse les frais correspondants dans le cadre du FAMI (Fonds asile migration et intégration) n’a reçu que 2.429 dossiers. Bref, une arnaque statistique de 250% !

Riposte laïque : Le gouvernement veut-il vraiment arrêter l’immigration clandestine ?

Jean-Yves Le Gallou : Non ! Macron fait des simagrées expliquant devant les caméras à une clandestine marocaine voilée : « Madame, il faudra repartir ». Mais il fera jour demain… Et dans la vraie vie les crédits budgétaires 2018 consacrés à la lutte contre l’immigration diminuent de 7%, alors que le reste des crédits de la mission « Asile, intégration, immigration » augmente de 12% : 85 millions (en baisse) contre l’immigration clandestine, 1,2 milliard (en hausse) pour « l’accueil ».

Riposte laïque : On a le sentiment d’une vraie préférence étrangère ?

Jean-Yves Le Gallou : C’est hélas vraiment le cas ! J’ai déjà cité un exemple : accueil, les crédits augmentent ; refoulement des clandestins, les crédits baissent. Pas besoin d’un dessin pour comprendre !

Mais voici d’autres exemples.

Si vous avez un enfant, il doit subir, nolens volens, 11 vaccins sinon il ne pourra pas être scolarisé ; mais les clandestins, eux, ne sont pas vaccinés ; et les immigrés réguliers non plus, d’ailleurs, ce que déplore le rapport sénatorial. Le nombre des visites médicales passées à l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) s’est effondré en moins de trois ans, passant de 210.000 à 50.000, au moment même où l’épidémie de tuberculose revient. Ces gens-là sont des criminels.

Dans le top 10 des associations les plus subventionnées par l’État, cinq se consacrent exclusivement ou principalement à l’immigration, dont France Terre d’Asile à hauteur de 40 millions d’euros.

Le plus ahurissant est le 6e considérant de la décision du Tribunal administratif de Paris du 25 novembre 2017 retenant comme motif important pour interdire la manifestation de Génération identitaire contre l’islamisation l’existence d’un grand nombre de manifestations à Paris dont : des rassemblements de la mouvance panafricaine, de la Brigade Anti-négrophobie, de collectifs et associations, telles que le Collectif représentatif des associations noires (CRAN), l’association Unies et solidaires pour l’Afrique et sa renaissance (AUSAR), le collectif Black Lives Matter France, le Parti des indigènes de la République (PIR) ainsi qu’une manifestation de ressortissants togolais. Or, toutes ces manifestations, qui avaient été déclarées plus tard à la préfecture de police que celle de Génération identitaire (déclarée le 25 octobre, un mois avant !), se sont vu accorder une véritable priorité. De même le pouvoir a toléré tous les vendredis pendant 8 mois l’occupation de la Place de la mairie de Clichy par des musulmans prétendument en prière. Successeur de Maurice Papon, le préfet de police Michel Delpuech applique la préférence étrangère dans le droit de manifester.

Et la politique agricole commune prévoit des crédits nouveaux pour implanter les « migrants » dans les campagnes.

Riposte laïque : L’immigration c’est la faute à l’UE alors ?

Jean-Yves Le Gallou : Non, c’est une vision aussi simpliste que fausse.

Certes, l’Union européenne met en œuvre, tout comme l’État français et les principaux États européens de l’Ouest, une politique mondialiste et immigrationniste. Ceci étant, expliquer comme l’a fait Philippot, et Marine Le Pen lorsqu’elle était à sa remorque, qu’il suffirait de sortir de l’Union européenne pour maîtriser l’immigration est un mensonge absolu. Il s’agit d’un détournement de la lutte contre l’immigration en lutte contre l’UE, en refusant de voir les vrais problèmes de l’immigration et en évitant les sujets qui fâchent les médias. Bref, un discours qui a mélangé cynisme et lâcheté, paresse et ignorance.

Quelques faits, quelques chiffres :

– En 2016, en France, 88.510 entrées au titre du regroupement familial imposé depuis 1979 par une décision du Conseil d’État surinterprétant la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce n’est pas davantage l’UE.

– En 2016, en France, 73.324 entrées au titre de l’immigration des étudiants… alors même qu’il n’y a pas assez de places dans les universités pour les Français, d’où les procédures de tirage au sort. Ce n’est pas non plus l’UE.

– En 2016, en France, 85.696 demandes d’asile en application de la Convention de Genève surinterprétée de manière laxiste par les juges. Ce n’est toujours pas l’UE.

– En 2016, en France, à peine plus de 2.500 retours forcés de clandestins par application laxiste d’une législation française complexe par des juges –administratifs et judiciaires – surinterprétant la Convention européenne des droits de l’homme. Ce n’est pas non plus l’UE.

– Ce n’est pas davantage l’UE qui impose au gouvernement des naturalisations indues d’étrangers (tels que parasites vivant uniquement de l’aide sociale ou candidats au titre de Français ayant déchiré la charte de citoyenneté), c’est le Conseil d’État.

– On pourrait aussi parler de la nouvelle filière d’immigration clandestine : de grands gaillards africains qui se déclarent « mineurs », généralement sans l’être, et qui sont alors pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, ce qui coûte 50.000 euros par an et par tête aux départements. Ce n’est pas davantage l’UE mais un détournement de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Vous le voyez, le pouvoir politique est comme un bouchon de liège ballotté dans une mer agitée par les associations, les médias et les juges – les juges qui ont le vrai pouvoir.

Riposte laïque : Il n’y a donc pas de solutions ?

Jean-Yves Le Gallou : Si. Que le pouvoir politique reprenne le pouvoir de décision aujourd’hui accaparé par les juges. C’est ce que font les gouvernants à l’Est en Tchéquie, en Pologne, en Hongrie. Ces dirigeants ne sont pas sortis de l’UE mais ils ont engagé les réformes constitutionnelles nécessaires pour échapper à la paralysie judiciaire. En France cela signifie 5 grandes mesures : inscrire le droit à la défense de l’identité dans la Constitution, retirer au Conseil constitutionnel le droit de corriger les lois sur le fond, dénoncer les conventions internationales interprétées de manière abusive (Asile, CEDH, CIE), supprimer les subventions aux associations immigrationnistes, libérer les tribunaux de la tyrannie des juges immigrationnistes.

Riposte laïque : Et sinon ?

Jean-Yves Le Gallou : Le reste c’est du baratin. Si nous ne faisons pas cela nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains prolifiques.

Jean-Yves Le Gallou 04/12/2017

Source : Nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains proliférant, sauf si…
Voir aussi : Immigration, asile et intégration. Échec et mensonge du gouvernement face au Sénat

https://www.polemia.com/nous-serons-submerges-par-un-isla...

Le jour anniversaire de la loi de 1905 portant séparation de l'Église et de l'État, 3 présidents à l'église

6a00d83451619c69e201bb09dea787970d-250wi.jpgC'est le miracle de Johnny : 3 Présidents de la République (Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron) étaient réunis aujourd'hui dans l'église de La Madeleine, écoutant le vicaire de l'archidiocèse de Paris, Mgr Benoist de Sinety.

Jean-Luc Mélenchon ne s'en est pas remis. Dans un post publié vendredi soir sur Facebook, il a fustigé la présence du chef de l'Etat à cette cérémonie religieuse à laquelle ont également participé François Hollande et Nicolas Sarkozy :

"Samedi, jour anniversaire de la loi de 1905 sur la laïcité de l'Etat, le président de la République, chanoine de Latran, participe à une messe dans l'église de la Madeleine, monument religieux contre-républicain, où la prostituée de l'évangile implore le pardon du Christ". "En face, l'Assemblée nationale. Les rues qui mènent à ce bâtiment portent les noms des avocats de Louis XVI et Marie-Antoinette". "On voit ici ce que vaut la laïcité républicaine de certains".

Lors de cette cérémonie, qui n'était pas une messe, un texte de sainte Mère Teresa a été lu :

La vie est une chance, saisis-la
La vie est une beauté, admire-la
La vie est béatitude, savoure-la
La vie est un rêve, fais-en une réalité
La vie est un défi, fais-lui face
La vie est un devoir, accomplis-le
La vie est un jeu, joue-le
La vie est précieuse, prends-en soin
La vie est une richesse, conserve-la
La vie est amour, jouis-en
La vie est un mystère, perce-le
La vie est tristesse, surmonte-la
La vie est un hymne, chante-le
La vie est tragédie, prends-la à bras le corps, 
La vie est aventure, ose-la
La vie est bonheur, mérite-la
La vie est la VIE, défends-la.

Comme le disait Mère Térésa en recevant son prix Nobel de la Paix :

"Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ?"

Dans son homélie, Mgr Benoist de Sinety a cité la chanson «Une poignée de terre» glorifiant l'amour «donné aux hommes».

«En ce jour où une foule immense communie à la même tristesse, voici que ce refrain chanté par un jeune homme au début des années 60 peut retentir de nouveau». «En entendant la nouvelle de sa mort, beaucoup ont été saisis de chagrin, d'angoisse, de détresse : ainsi celui qui avait accompagné tant de moments heureux ou douloureux de nos existences ne chanterait plus, sa voix s'est éteinte».

«A la différence de beaucoup d'entre nous, Jean-Philippe Smet n'a peut-être pas reçu dans les premiers instants de son existence cet amour qui est dû pourtant à toute vie naissante».

Et le vicaire général du diocèse de Paris de citer des confidences de Johnny, baptisé il y a 74 ans, à des journalistes l'interrogeant sur sa foi :

«On peut me faire ce qu'on voudra, je resterai chrétien. Je suis sûr que Jésus, lui, ne m'en veut pas».

«La vie de Johnny Hallyday, parce qu'elle a manifesté l'amour, y compris dans ses pauvretés et dans ses manques, nous invite à lever les yeux vers celui qui en est la source et l'accomplissement». «Comme Jean-Philippe, devenu Johnny Hallyday, nous sommes tous appelés à laisser percer en nous cette lumière divine qui fait de nous des icônes de l'amour de Dieu plutôt que des idoles dont la vie s'épuise».

Michel Janva

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L'Iran en train de s'imposer au Moyen-Orient au détriment de l'Arabie Saoudite

Ex: http://www.europesolidaire.eu

Les forces chiite Houthis sont en voie de prendre le contrôle complet du Yémen. Elles en éliminent progressivement les représentants du gouvernement se disant légitime de Sanaa, la capitale. Elles devraient prochainement la conquérir entièrement, ainsi qu'une partie de plus en plus étendue des provinces stratégiques du sud du pays.

Elles viennent d'annoncer la mort de l'ancien président, Ali Abdallah Saleh, tué dans des affrontements à Sanaa. Celui-ci était leur allié, jusqu'au moment où il s'était enfui pour leur échapper et s'était réfugié en Arabie saoudite.Il suffit de regarder une carte du Yémen pour comprendre l'intérêt stratégique du pays au profit de celui qui le contrôle. Il commande très largement le trafic maritime dense qui circule en Mer Rouge à partir ou vers le canal de Suez.

C'est la raison pour laquelle l'Arabie saoudite, avec le soutien des Etats-Unis, s'efforce depuis des mois d'en éliminer les Houthis, tribus chiites du nord du pays, en guerre contre le gouvernement officiel, allié depuis le début des pétro-monarchies sunnites. En fait, elle a surtout bombardé les populations, détruit les cultures vivrières et engendré les morts, les famines et les épidémies qui dévastent actuellement le Yémen

Or l'Iran est en train de s'imposer comme puissance dominante au Moyen-Orient. Son objectif est de remplacer dans ce rôle l'Arabie Saoudite. Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait décidé depuis le début de soutenir les rebelles Houthis. Bien qu'elle s'en défende, elle l'a fait en leur fournissant des armes et semble-t-il quelques contingents de combattants. Cette perspective était insupportable pour Ryad. L'Arabie avait donc décidé d'attaquer les positions Houthis avec notamment des moyens aériens considérables et des armes modernes acquis aux Etats-Unis. Mais les Saoudiens sont de piètres miliaires. Ils n'ont jamais réussi à se débarrasser des Houthis.
Ils ne réussiront pas davantage aujourd'hui, autant que l'on puisse le pronostiquer, à les empêcher de s'emparer de la partie utile du Yemen. Les efforts impuissants de l'héritier du trône saoudien Mohammad bin Salman, le montrent amplement. 

L'ennui est que, comme indiqué, ce sera inévitablement l'Iran qui profitera de cette impuissance, au détriment de l'Arabie saoudite. L'Iran vient de déclarer, par la voix de son président Hassan Rohani, que les Yéménites vainqueurs allaient faire regretter leurs actions aux "agresseurs", dans une allusion à l'Arabie saoudite. 

L'axe chiite

Mais si l'Iran est en train de cerner l'Arabie par le sud, elle est depuis bien plus longtemps en bonne voie pour le faire par le nord. Elle est l'élément le plus actif de la coalition politico-militaire dit « axe chiite » qui est en train de se former et qui réunira l'Iran, la Syrie et une partie de l'Irak. L'objectif, comme nous l'avons souvent relaté ici, est non seulement d'affirmer les Chiites en face des Sunnites, mais d'éliminer du Moyen-Orient l'influence et les intérêts américains. Nul n'ignore en effet que depuis plus de 15 ans, ce sont les politiques désastreuses de Washington qui ont provoqué de nombreux conflits et des centaine de millions de morts.

L'Iran est d'autant plus motivée aujourd'hui pour jouer un rôle déterminant au sein de l'axe chiite que le président américain affirme en toutes circonstances que l'Iran est un ennemi organique des Etats-Unis et doit donc être rapidement détruite. Pour ce faire, il semble compter en premier lieu sur l'Arabie saoudite. Un des premiers objectifs de l' « axe chiite » en cours de mise en place sera donc, même s'il s'en défende, de neutraliser une Arabie alliée de Washington.

La Russie, pour sa part, a toujours encouragé l' « axe chiite », notamment à travers Damas et dans une moindre mesure Téhéran. Il est en effet vital pour elle de résister aux efforts américains qui cherchent à l'éliminer de la région, et notamment de ses bases en Syrie.

Mais peut-on craindre qu'elle profite des échecs de Ryad pour prendre des postures beaucoup plus agressives à l'égard de la coalition militaire américano-arabe, et au profit de Téhéran. Cela ne semble pas être dans le caractère de Vladimir Poutine, qui a toujours préféré les négociations. Au Moyen-Orient, certes, il n'acceptera jamais de se voir éliminer au profit de Washington, avec l'appui des Saoudiens. Cependant, il continue à entretenir différents types de dialogues avec ceux-ci. On ne doit sans doute pas, à Moscou, renoncer à la perspective de relations apaisées avec les monarchies sunnites.  

Au temps des chevaliers

Dans les spectacles historiques, les films ou dans les romans, ils font rêver toutes les générations. Mais qui étaient vraiment les chevaliers ? Depuis une vingtaine d’années, les historiens ont beaucoup travaillé sur la question. Révisant nombre d’idées reçues. 

Cet été, comme tous les ans, « la Légende des chevaliers », spectacle joué dans le cadre des Médiévales de Provins, fait le plein de spectateurs, tout comme « les Chevaliers de la Table ronde » et « Le Secret de la lance » au Puy du Fou ou « le Tournoi de chevalerie » de Sedan. Dans les familles, on reverra en DVD Excalibur de John Boorman (1981) ou Kingdom of Heaven de Ridley Scott (2005), ce qui n’empêchera pas l’aïeule de se remémorer Les Aventures de Robin des Bois (1938), film dans lequel Errol Flynn était si beau… Les plus jeunes préféreront Kaamelott, d’Alexandre Astier (2005), série dont l’esprit rappellera à leurs parents Monty Python, Sacré Graal, de Terry Gilliam, chef d’œuvre satirique de leur jeunesse (1975). Pour ceux pour qui ne jurent que par un bon livre, Lancelot du LacPerceval ou Ivanhoé sont des romans qui traversent les générations.

Inusable chevalerie : cinq ou six siècles après sa disparition, elle fait toujours rêver. Elle occupe aussi les historiens. Depuis une vingtaine d’années, les travaux se multiplient à son sujet, révisant nombre d’idées reçues, à commencer par les plus répandues. Qui sait, par exemple, que les chevaliers du Moyen Age n’étaient pas toujours des nobles ? Pour comprendre cette institution qui a tant marqué l’imaginaire européen, il faut remonter aux origines.

Avant l’an mil, les termes latins milites et militia, traduits ultérieurement par « chevaliers » et « chevalerie », désignent les soldats et le service armé qu’ils exercent. La cavalerie, alors, n’existe pas en tant que corps : les cavaliers sont en réalité des fantassins qui se déplacent à cheval et descendent de leur monture sur le champ de bataille. C’est au XIe siècle que l’art du combat à cheval, qui avait existé dans l’Antiquité, est redécouvert en Occident, en recourant à une race équine robuste, vraisemblablement venue d’Asie au VIIe siècle. Les premiers chevaliers sont donc des cavaliers d’élite qui se mettent au service des princes et des seigneurs féodaux qui les emploient.

Ces hommes de guerre sont équipés d’armes défensives : un écu, un haubert (une cotte de mailles à manches et à coiffe, qui pèse jusqu’à 12 kilos), un heaume (un grand casque oblong enveloppant d’abord le sommet du crâne et le nez, puis toute la tête et le visage). Et d’armes offensives : l’épée, qui mesure moins d’un mètre, et la lance. Lourde et longue, cette dernière se tient à l’horizontale, calée sous le bras. Son usage inaugure une nouvelle technique : lors des charges collectives, désarçonner son vis-à-vis afin de disloquer les lignes adverses. La puissance du coup, souligne le médiéviste Jean Flori, dépend de la vitesse et de la cohésion du projectile que constitue l’ensemble formé par la lance, le cheval et le chevalier.

L’introduction du cheval comme instrument de combat a entrainé l’invention des étriers, destinés à assurer la stabilité du cavalier, de même que les progrès de la selle. Avec le temps, le duo formé par le chevalier et sa monture seront conduits à renforcer leur protection. A partir des XIIIeet XIVe siècles, une armure métallique articulée, d’un poids de 20 à 25 kilos, enveloppe le cavalier. Son destrier est lui-même caparaçonné, la tête recouverte. Le cinéma ou la bande dessinée aiment l’image spectaculaire du chevalier harnaché, revêtu d’une tunique colorée ornée de son blason, mais cette représentation est le plus souvent anachronique car elle correspond en réalité à l’époque où la chevalerie a entamé son déclin.

Au XIIe siècle, l’affrontement à cheval se généralise et devient l’apanage de guerriers qui ont choisi cette forme de combat. Mais au début, le groupe social qui s’appelle la chevalerie est encore issu de tous les milieux : certains chevaliers sont fils de paysans. Accompagnant le seigneur dans ses déplacements ou gardant ses forteresses au sein desquelles ils habitent et sont nourris, les chevaliers deviennent les vassaux de leur maître, obtiennent des terres, parfois un château. Les cadets, fréquemment, mènent une vie errante, courant les tournois, vendant leurs services.

Tout puissant seigneur possède une école de chevalerie qui a pour fonction de conforter sa clientèle. C’est dans ce cercle que le postulant à la chevalerie, au cours d’un apprentissage de trois à neuf ans, s’initie à l’équitation et au maniement des armes, au milieu de garçons de son âge comme de combattants expérimentés. Ce compagnonnage prépare le jeune homme à sa vie future. Le chevalier, contrairement à une idée fausse, ne se bat pas en solitaire : sa vocation, même dans les tournois, est de combattre en groupe contre d’autre groupes. Lors de sa période de formation, le postulant apprend également la civilité, la courtoisie – au sens littéral, l’art de vivre dans une cour -, s’appropriant l’ensemble des principes qui se sont peu à peu affirmés pour fonder l’éthique chevaleresque : le service de Dieu, la protection des plus faibles.

Lorsqu’il est prêt, le jeune homme est adoubé chevalier au cours d’une cérémonie où il reçoit ses attributs symboliques – l’épée, le baudrier, les éperons – et où, afin d’éprouver sa résistance, un coup lui est asséné sur la nuque (la colée). Au XIIIe siècle se prend l’habitude de faire précéder l’adoubement d’une veillée de prière, comme de faire bénir le nouveau chevalier, un prêtre faisant un sermon.

L’historien Jacques Le Goff a montré que l’Eglise médiévale a longtemps manifesté son opposition à la guerre, tentant de contenir celle-ci par la Paix de Dieu – édictée au concile de Charroux en 989 – qui interdisait aux troupes féodales de porter atteinte aux clercs et aux pauvres, puis par la Trêve de Dieu, apparue vers 1040, qui prononçait l’interdiction de combattre pendant les périodes de pénitence, ainsi le carême, et du jeudi au dimanche, afin de respecter le jour du Seigneur.

À ses débuts, la chevalerie n’inspire donc que méfiance à l’Eglise. Saint Bernard, au prix d’un jeu de mots, vilipendera la militia (la chevalerie) qui n’était rien d’autre que malitia, « péché », « crime ». Il restera des traces de cette méfiance dans l’appel que le pape Urbain II lancera à Clermont, en 1095, invitant les hommes de guerre à secourir leurs frères chrétiens d’Orient et à délivrer les Lieux saints : la croisade (terme qui date du XVesiècle, plus de deux siècles après la fin des croisades) est conçue en premier lieu comme un voyage pénitentiel, les chevaliers étant invités à renoncer à leurs pratiques violentes en Europe et à accomplir leur devoir guerrier en Terre sainte.

Voués à la défense des Etats latins d’Orient, les premiers ordres de chevalerie naissent dans la foulée des croisades : l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (ancêtre de l’actuel ordre de Malte), l’ordre du Saint-Sépulcre, l’ordre du Temple, l’ordre Teutonique. Ce sont des ordres monastiques. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, l’Eglise achève en effet de se rallier à l’idéal chevaleresque. Pour l’Eglise, le chevalier est miles Christi, le soldat (ou le chevalier) du Christ, dont l’épée est au service de la cité terrestre, antichambre de la cité céleste. Parallèlement, l’idéal chevaleresque est adopté par la noblesse aux yeux de qui le chevalier est un maillon de la société féodale : vassal, il doit respecter ses obligations vis-à-vis de son maître (son suzerain) ; seigneur, il est tenu à la justice et à la charité envers ses vassaux.

Hardiesse, courage, loyauté, largesse (le chevalier méprise l’argent mais est encouragé à l’utiliser avec générosité), courtoisie (notamment avec la dame de ses pensées), finesse d’esprit (le chevalier idéal est un lettré, qui maîtrise le latin, qui lit), telles sont les objectifs visés par ces hommes de guerre. Un comportement exalté par la littérature lyrique et romanesque de l’époque qui trouve son apothéose dans les œuvres de Chrétien de Troyes (LancelotPerceval), poète qui christianise la légende arthurienne en faisant du Graal le calice qui a recueilli le sang de Jésus sur la croix.

Paradoxalement, c’est au moment où triomphe l’idéal chevaleresque que le nombre de chevaliers diminue. La multiplication des forteresses et des opérations de siège valorise d’autres types de combattants (fantassins, archers, servants de machines de guerre). Le coût croissant de l’équipement des chevaliers ainsi que des cérémonies d’adoubement, de plus en plus fastueuses, éloigne les impécunieux de cet état. Au XIIIe siècle, a fortiori au XIVe siècle, au moins dans les royaumes de France et d’Angleterre, la chevalerie est non en droit mais en fait réservée à la noblesse. Tous les nobles ne sont pas chevaliers, certes, mais tous les chevaliers sont nobles, ce qui introduit dans la chevalerie le facteur héréditaire, et renforce la cohésion sociale de la noblesse.

Cette évolution exerce une conséquence sur les tournois, qui étaient à l’origine un spectacle collectif confrontant deux camps. Peu à peu, ce modèle cède la place à des joutes individuelles. Condamnés par les papes et les conciles, interdits par Saint Louis en 1260, les tournois reviennent à la mode aux XIVe et XVe siècles parce qu’ils constituent une fête pour les nobles qui y participent et pour le peuple qui y assiste.

Le prestige de la chevalerie étant à son sommet, les rois et les princes créent à leur tour des ordres de chevalerie, destinés à récompenser les meilleurs serviteurs du trône et à rassembler la noblesse autour du souverain : l’ordre de la Jarretière fondé par en Angleterre par Edouard III en 1348, l’ordre de l’Etoile créé par le roi de France Jean II le Bon en 1351, l’ordre de la Toison d’or institué par le duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1429, l’ordre de Saint-Michel fondé par Louis XI en 1469.

Le déclin militaire de l’institution se poursuit pourtant. Quand les fantassins et les archers l’emportent sur les cavaliers, comme à Crécy (1346) ou Azincourt (1415), les jours de la chevalerie sont comptés. A la fin de la guerre de Cent ans, le sentiment national est en germe, et l’Etat royal pose les bases d’une organisation militaire qui n’est plus celle du monde féodal. Au XVIe siècle, la chevalerie est morte. Au tout début du XVIIe siècle, Cervantès lui dresse un superbe tombeau avec son Don Quichotte. Demeurera un mythe éternel, et le titre de chevalier, utilisé jusqu’à nos jours pour désigner de nobles engagements ou récompenser de vrais mérites, mais aussi, malheureusement, pour qualifier des chevaliers de fantaisie qui n’ont rien de héros. Dans notre société matérialiste, l’authentique esprit chevaleresque se fait rare. 

Jean Sévillia

Sources

Martin Aurell, Le Chevalier lettré. Savoir et conduite de l’aristocratie aux XIIeet XIIIe siècles, Fayard, 2011.

Dominique Barthélemy, La Chevalerie, Tempus, 2012.

Jean Flori, Chevalerie et chevaliers au Moyen Age, Hachette, 1998.

Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt, Dictionnaire raisonné de l’Occident médiéval, Fayard, 1999.

Sylvain Gouguenheim, Le Moyen Age en questions, Texto, 2012.

http://www.jeansevillia.com/au-temps-des-chevaliers/

14:06 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Vague migratoire: Merkel boit la tasse

La percée de l’AfD et le virage à droite des libéraux ont fait turbuler le système et provoqué une crise politique jamais vue. Si la chancelière veut sauver son quatrième mandat, elle devra modérer son enthousiasme européen et immigrationniste. 

Dans les annales de la science politique, les élections législatives allemandes de septembre 2017 resteront un cas d’école. Celui d’un gouvernement sortant pouvant se prévaloir d’un bilan flatteur avec une situation économique florissante, des finances maîtrisées, un commerce extérieur insolemment bénéficiaire, qui reçoit un désaveu cinglant du corps électoral. À la veille des élections, un sondage indiquait que 78 % des électeurs étaient satisfaits de leur situation matérielle. Et pourtant, les deux partis au pouvoir, la CDU/CSU et le SPD enregistrent chacun leur score le plus bas depuis la création de la RFA en 1949 avec respectivement 33 % et 20,5 % des suffrages. Bien qu’annoncée par une série d’élections régionales favorables, l’entrée au Bundestag, avec 12,6 % des voix et 94 députés du parti Alternative für Deutschland (AfD), une formation alliant un fort euroscepticisme et un rejet radical de la politique d’immigration d’Angela Merkel, a été un choc dans le pays et à l’étranger.

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Pour une médecine qui protège la vie et sa dignité depuis sa conception jusqu'à son terme

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L’Association Médicale Gabriel soutient l'installation d'un centre médical généraliste et pluridisciplinaire dans lequel les professionnels de santé sont attachés au respect de la vie et de sa dignité depuis sa conception jusqu’à son terme naturel. Ils s'engagent à être fidèles au serment d’Hippocrate sans restriction, à se laisser guider par le Magistère de l’Eglise Catholique, et à répondre à tous les défis de l’écologie humaine.

Ces professionnels de santé sont guidés par la Charte des professionnels de la santé du Conseil Pontifical :

  • Pour répondre aux besoins des patients qui souhaitent être accompagnés par des soignants qualifiés et à l'écoute dans un climat respectueux et bienveillant.
  • Pour répondre aussi aux besoins des soignants qui veulent exercer dans un climat de confiance mutuelle et prendre soin de chaque patient dans toutes ses dimensions.
  • Pour promouvoir une médecine de communion, signe de l'alliance thérapeutique entre patients et soignants.

Une équipe médicale dynamique et motivée est prête à démarrer début 2018 si elle trouve les financements nécessaires :

  • 2 médecins généralistes
  • 3 sages femmes
  • 3 infirmières (et d'autres professions médicales partenaires)

Vous pouvez soutenir l’opération par un don déductible des impôts en cliquant ici ou en investissant par un prêt en cliquant là.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

I-Média#179 : Johnny-d’Ormesson collision d’hommages

10:04 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

MAIS OÙ VA-T-IL ?

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11 novembre. Macron - Clemenceau : de l'art de s'approprier l'Histoire

PAR HILAIRE DE CRÉMIERS

4170074262.jpgSauf imprévu, il est à craindre que Macron ne s'isole dans un rêve prétendument politique qui n'a plus rien à voir avec la politique.

Emmanuel Macron caresse son imagination. Ily met sa volupté. Sua cuique voluptas. Son rêve était de faire de la politique et la politique n'est pour lui rien d'autre que la réalisation de son rêve. C'est ainsi qu'il la conçoit. Rien pour l'instant n'ar­rête le rêve macronien. Autour de lui, pas d'obstacle, des serviteurs zélés ou insignifiants.

Les adversaires se disputent, s'entretuent, se perdent dans les luttes picrocholines si chères à l'esprit partisan. Pour l'heure aucune réaction nationale n'est pour lui à redouter ; non pas qu'elle n'existe pas dans une partie de l'opinion française, mais tout est fait - et depuis longtemps - pour réduire à néant ses velléités d'expression politique. La machine à broyer ne cesse pas de remplir son office. Ainsi Macron était-il sûr de gagner l'élection présidentielle. Comme il se croit aujourd'hui sûr de l’avenir..., ce qui, en revanche, est moins assuré. Les réalités du monde viennent à sa rencontre ou plutôt il va les heurter ; la confrontation comporte des risques pour lui. Il ne peut sortir du rêve qu'à son détriment. Pour paraphraser Mitterrand et, au-delà, le Cardinal de Retz, c'est son ambiguïté à lui. Il croit posséder son rêve, mais c'est son rêve qui le possède. Il doit le poursuivre dans la recherche continuelle de sa consistance en espé­rant trouver la même facilité et le même bonheur qu'à ses débuts. Ne faut-il pas que le peuple français marche sur ses pas ? N'est-il pas forcé de s'assurer la maîtrise du calendrier politique et électoral sur lequel il travaille et fait travailler ?

Il sait ramasser les mises. Mais ramasser les mises ne suffit pas. Que faire ? Où aller ? Mieux gérer les fonds pu­blics ? Est-ce si certain ? Les derniers budgets de la nation et de la Sécurité sociale montrent les limites de l'exercice : c'est toujours et encore chercher des recettes dans les poches des honnêtes gens pour combler les facilités du laxisme. Les déficits ne diminuent pas - ou si peu - et la dette continue à s'alourdir inexorablement et maintenant dangereusement : les chiffres, eux, ne mentent pas.

Macron, dit-on, redonne du lustre à la fonction prési­dentielle, ce qui n'est pas très difficile après ses prédéces­seurs ; mais il y a beaucoup d'esbroufe et d'inconscience dans son comportement. Visiblement il ne sait pas commander ; il n'a jamais obéi. Il fâchera les gens. Il a le prestige de la mise en scène ; il n'a pas l'autorité de la vraie compétence. Sa parole ne crée rien ; elle se fait plaisir a elle-même ; elle n’a pas d'efficacité dans l'ordre des choses malgré toutes ses prétentions à l'efficience. Beaucoup de mots, de semblants d'idées ne font pas un redressement politique et économique, sinon en ima­gination. « Son progressisme » affiché n'est que flatus vocis.

Macron pense pareillement se pousser sur la scène internationale en jouant des coudes. Il y a une ridicule enflure qui se dégage de ses attitudes et qui gêne. Il est faiseur de leçons, encore pire que son prédécesseur ; il distribue des points ; ses appréciations sont toutes marquées par la même idéologie républicaine d'une grotesque simplicité qui sépare le monde en bons et en méchants. Ses propositions stratosphériques de recom­position de l'Europe et du monde ne tiennent aucun compte de la vérité des choses de la terre. Il ne voit pas que l'Europe et le monde changent. De sorte qu'il ne cesse d'être surpris par l'actualité à laquelle il répond par à-coups saccadés, comme dernièrement au Moyen-Orient. Dans ses visions, rien n'est jamais prévu de ce qui se passe vraiment.

Il se plaint, dit-on, de ses collaborateurs qui l'as­saillent de fiches insanes, inutiles, verbeuses ; mais c'est à son image et à l'image de notre République qui ne fonctionne que dans la vanité des carrières et la frivolité des opinions.

La question est donc de savoir où « le marcheur Macron » emmène la France. Personne ne le sait et lui vraisemblablement moins que personne : de vastes considérations qui affectent des allures philosophiques ne font pas un but. Ni des jugements péremptoires n'indiquent une direction.

DE FAUSSES IDÉES

Ce garçon, pour qui l'écoute et l'étudie attentivement est sans profondeur d'esprit, sans grandeur d'âme, sans épaisseur de caractère. Intelligent, doué incontestablement, il lui a manqué une formation ; il est privé d’une doctrine juste et vraie. Il n'a pas de repère pour s'orienter dans les difficultés du monde ; il n'a à son usage que le baratin de la post-modernité qui ne lui donne aucune maîtrise ni des événements ni des évolutions du monde.

Tout son art consiste à masquer par l'apparence de la fermeté sa fragilité existentielle, par la brillance de sa parole sa vacuité essentielle. Rien que la manière de reprendre à son compte tous les « tics » des vulgaires usages qui nous viennent du monde anglo-saxon et qui encombrent notre vieil univers civilisé, ces « celles et ceux », ces « toutes et tous » qui se veulent de la galan­terie et qui ne sont que de la goujaterie, manifestent une méconnaissance grave de notre génie national ; toutes ces manies sont d'un ridicule achevé. Il est constam­ment dans la faute de goût. S'imaginer que la France devient « moderne » en se complaisant dans les théories absurdes « du genre », en avalisant toutes les sottises pseudo-scientifiques qui envahissent les boniments des journalistes et des faiseurs d'opinion, révèle une médio­crité d'esprit inquiétante. Il ne saura résister à rien, ni à la PMA, ni à la GPA, ni à tout ce qui s'en suivra. Le ralliement de Juppé est un signe qui ne trompe pas.

Il n'a, pour ainsi dire, rien retenu des leçons de Paul Ricoeur qu'il a, pourtant, fréquenté. Il ne s'est approprié que l'importance de la symbolique pour la tourner à son avantage, sans même en percevoir le sens essentielle­ment religieux et la portée eschatologique. Sa philoso­phie est de quatre sous, sa phénoménologie narcissique.

En fait il a ramassé ses idées en se frottant de culture au gré de sa scolarité et de ses accointances ; il a assimilé la vulgate et la dogmatique de Science-Po et de l'ENA. Rien au-delà. D'où cette impression qu'il récite toujours des cours. Comme Hollande ! Il est entré avec aisance dans les milieux financiers - et pas n'importe lesquels - dont il a épousé les intérêts, les manières, les conceptions. Il est leur homme. D'où ce regard froid qui juge de haut, sans complaisance, qui acquiesce ou qui rejette, qui ne connaît que le rapport à l'argent, à la réussite, à l'utile, à ces fameuses « masses critiques » selon le jargon, celles qui justifient la décision économique et la détermination financière. Il ignore - et cette ignorance est un mépris - le petit, le faible, l'insignifiant dans le domaine de la quan­tité, de la valeur marchande, l'histoire, la géographie, le milieu humain, la force de la tradition, le respect du passé, l'engagement moral, le souci de la vérité. D'où ses tromperies et ses astuces sur le patrimoine, sur l'écologie, sur les territoires. Pour lui, ce qui compte, c'est d'être ga­gnant. Notre président est un Rastignac qui ne se conten­tera pas de la France : il vise l'Europe ; il l'a suffisamment fait entendre. Il est prêt à sacrifier les intérêts français à sa divinité. Ainsi, a-t-il déjà annoncé qu'il renoncerait unilatéralement et spontanément au Commissaire français pour mieux avancer dans l'intégration fédérale.

Le 11 novembre n'a mérité d'être célébré par lui que comme une leçon de philosophie et d'éthique républi­caines. Ce n'est plus la célébration de la lutte et de la vic­toire d'un peuple français qui voulait rester français sur une terre française et à jamais française ; c'est la victoire dont ne sait quel Droit désincarné, quelle Démocratie universelle dont la France - ou plutôt la république française - aurait été l'héroïne. D'où l'idée de ne plus je­ter de lumière jusqu'au 11 novembre 2018 que sur le seul Clemenceau, ce qui évite de parler des militaires et ce qui permet d'insister sur la manière dont les gouvernements républicains ont récupéré à leur profit cette si coûteuse et noble victoire. Tout Français quelque peu cultivé sait en quelle paix stupide ces gouvernements incapables ont transformé cette victoire pour aboutir vingt après au plus grand désastre de notre histoire. Macron qui se croit no­vateur, n'est que notre Briand d'aujourd'hui. Il est encore des Français pour savoir ce que ce nom signifie.

Les mêmes néfastes idées produiront les mêmes ef­fets. Les discours pacifistes et européistes de Macron prêt à abandonner tous les intérêts français ne satisfont qu'aux exigences d'un rêve égotique. Ni l'Europe ni le monde n'obéiront à Macron. Il ne fera qu'affaiblir, désarmer et détruire un peu plus la France.  

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LA FAUSSE NOTE DES FUNÉRAILLES DE JOHNNY : MARINE LE PEN EXCOMMUNIÉE

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Ce devait être un jour de communion.

Marine Le Pen, députée de la nation, élue d’une région populaire et, accessoirement peut-être, finaliste de l’élection présidentielle avec près de onze millions d’électeurs, aurait aimé assister aux funérailles de Johnny Hallyday. Sans doute parce qu’elle aime Johnny. Peut-être aussi, et surtout, parce que lorsqu’on représente des millions de Français, on se doit de les accompagner dans leurs peines comme dans leurs joies. Mais la famille du chanteur s’y serait opposée. Sans explication. On devine un peu pourquoi.

On me dira qu’après tout, la famille est libre de choisir qui elle souhaite voir assister aux obsèques de son cher disparu. Mais cette cérémonie n’avait rien – c’est le moins que l’on puisse dire – d’une cérémonie dans l’intimité familiale…

Et, du reste, Johnny appartient-il encore à sa famille ? Quand Johnny ne s’appartenait plus vraiment. Quand trois chefs d’État, deux émérites, un en charge, assistent aux funérailles ? Quand le Président de tous les Français, pour reprendre la formule consacrée, prononce l’éloge funèbre – et le fait très bien – sur le parvis de l’église de la Madeleine. Quand ministres, président du Sénat, vice-président de l’Assemblée nationale se pressent au premier rang dans l’église. Quand la police nationale escorte – soyons mesquin deux secondes, on imagine, aux frais de la famille ? – le défunt dans son ultime voyage à travers les rues de Paris. Quand, à défaut d’hommage national, c’est un hommage populaire qui est rendu au chanteur. Quand Johnny, tout simplement, appartient à tous les Français, à la France.

J’entends d’ici l’argument cent fois balbutié, répété mécaniquement, à l’envi, comme une mauvaise rengaine : ce n’est pas les électeurs du Front national que l’on exclut de la pompe funèbre, c’est le Front national, ses responsables et, évidemment, la famille Le Pen, frappée d’une malédiction digne de celle des rois maudits. Un argument qui fait fi de l’éventuelle blessure que cela peut provoquer chez ceux qui n’ont pas le cuir tanné comme Mme Le Pen. Un argument éculé qu’on avait entendu, du reste, en 2015 au moment de la grande manifestation après l’attentat de Charlie. Un argument qui sent son pharisien, fidèle bien comme il faut du temple de l’entre-soi. Un argument qui laisse entendre que des millions de Français sont de pauvres malheureux que l’on trompe, des brebis égarées pour lesquelles on prie afin qu’elles reviennent un jour au bercail. L’argument, finalement, de ceux qui méprisent le peuple. Un peuple pour qui Johnny chantait, sans demander à l’entrée de la salle de spectacle pour qui il votait ou s’il votait, d’ailleurs.

Ce devait être un jour de communion. Mais, visiblement, l’excommunication, c’est un truc qui marche encore dans l’Église de l’entre-soi…

http://bvoltaire.com/fausse-note-funerailles-de-johnny-ma...