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  • RÉSISTER EN 2018 (Luc Sommeyre)

    Je me réfère expressément à l’article de notre ami Marc Le Stahler, publié le 27 décembre, intitulé CHRONIQUES DE LA RÉSISTANCE – décembre 2017.

    • La « Colère » est légitime.
    • Le « Courage » est de rigueur.
    • Il manque simplement à ce noble binôme quelque chose qu’on appelle… l’« Intelligence stratégique ».

    Aucune association dite patriotique déclarée ne peut mener de combat efficace. Pour la bonne et très simple raison qu’elle est « déclarée », tout simplement…

    La Résistance ne peut être QUE clandestine.
    À 100%.

    En 1942, les vrais Résistants auraient-ils eu l’idée saugrenue d’adhérer à l’AAJM (Association des Amis de Jean Moulin) ou de s’adresser à la Kommandantur pour louer une salle de réunion ?

    De nos jours, la partie émergée de l’iceberg de la Résistance barbote dans la Mer des Absurdes.

    Répéter toujours et encore les mêmes lieux-communs sur « la Patrie en danger » la main sur le cœur (de plus… à qui est déjà convaincu !), est une perte de temps et d’énergie létale. Les inviter à signer de leur nom au bas d’un parchemin revient à désigner à l’ennemi comme cibles de braves gens (les adhérents auxdites « associations »), Patriotes sincères mais non-formés et par là-même vulnérables.

    Dans l’hypothèse (malheureusement fort plausible) d’un conflit civil majeur, la Résistance ne peut être le fait que de personnes forméeséquipéesdéterminéesorganisées, cloisonnées et dirigées par des Chefs coordonnéset habiles aux stratégies de la guérilla et de la contre-guérilla tant urbaine(s) que rurale(s). Les compétences de chacun et ses qualifications propres forment un tout. L’habileté des uns compense la carence des autres.

    Sur un plan parallèle à l’action directe, l’agit-prop et le Rens sont affaires de professionnels, mais tout « civil de bonne volonté » discipliné et attentif, peut acquérir assez rapidement les notions de base que tout HC (Honorable Correspondant) digne de ce nom doit maîtriser par habitudes-réflexes de façon naturelle.

    Lisez et apprenez par cœur
    « LA GUERRE MODERNE »
    du colonel Roger Trinquier, téléchargeable gratuitement en cliquant sur ce lien : http://betweenthelines-book.com/la-guerre-moderne-isbn10-B010NRGIN2.html.

    Mieux : achetez cet ouvrage, véritable bible de la contre-insurrection.

    Les beaux discours et les écrits pertinents « font joli » et « donnent bonne conscience » à ceux qui les prononcent ou les écrivent. Et parfois même à ceux qui les écoutent ou les lisent ! Mais… après ?

    La Résistance est protéiforme. Elle se tapit dans l’ombre et agit « par tous moyens même légaux ». Sans breloques ni insignes, sans pin’s à la boutonnière, sans autocollants, fanions, tambours et trompettes ou autres turlupinades.

    « On est partout » aurait-on dit il y a quelques décennies. Mais… OÙ ? – Mystère.

    N’oublions rien des maximes de la sagesse populaire : « Pour vivre heureux, vivons cachés ». La discrétion est mère d’efficacité.

    Luc Sommeyre
    fondateur des Réseaux Rémora

    https://www.minurne.org/

  • Etre radical, être en rupture avec le système

    Etre radical signifie remettre en cause ce système en tenant ensemble ses quatre dimensions économique, technologique, culturelle et politique – en les englobant dans une même critique sans en ignorer aucune. Mais pour être radical, la critique doit aussi envisager une remise en cause approfondie qui entraîne une véritable rupture avec ce système. C’est précisément ce que ne font pas les intellectuels contestataires à la mode actuellement, qui ont pour point commun de postuler que c’est l’évolution du capitalisme, c’est-à-dire son intensification et non son arrêt, qui rend possible son dépassement. Selon eux, le capitalisme engendre des formes de vie plus riches et des rapports sociaux plus libres parce qu’il arrache les individus aux traditions, à la morale ancienne et à la culture classique (censées être intrinsèquement et uniquement porteuses de tares : bourgeoises, masculines, occidentales, blanches, hétérosexuelles, etc.), et parce qu’il produit en outre les outils technologiques qui serviront les mouvements de résistance et d’émancipation, pourvu que les opprimés s’en emparent. 
         Il y a de ce point de vue une réelle continuité, de Gilles Deleuze et Félix Guattari proposant « d’aller encore plus loin dans le mouvement du marché, du décodage et de la déterritorialisation [...] ; non pas se retirer du procès, mais aller plus loin, ‘accélérer le procès’, comme disait Nietzsche », jusqu’à Toni Negri et Michael Hardt donnant aux multitudes la tâche de faire advenir le cyborg, être posthumain artificiel construit « à la frontière ambiguë entre homme, animal et machine », « sur le terrain souple et modulable des nouvelles technologies biologiques, mécaniques et de communication ». S’inscrivent dans la même ligne les propos de Bernard Stiegler suggérant récemment de mettre les technologies numériques et « l’augmentation de la valeur esprit au centre de l’économie libidinale » d’un « nouveau modèle industriel », ou ceux d’Alain Badiou, assénant avec l’assurance de la bêtise : « Tant d’aventures majeures piétinent, ou relèvent de ‘la vie trop lente’, voyez l’exploration des planètes, l’énergie par fusion thermonucléaire, l’engin volant pour tous, les images en relief dans l’espace, etc. [...] Pas assez de technique, une technique encore très fruste, telle est la vraie situation : le règne du capital bride et simplifie la technique, dont les virtualités sont infinies. » 
         Les mêmes postulats guident d’ailleurs souterrainement les cultural studies. L’une des caractéristiques de ce courant de recherche est en effet d’avoir congédié la critique des médias et de la société de consommation, considéré comme paternaliste et élitiste, pour revaloriser le travail de détournement et de réappropriation auquel se livrent les « dominés » sur les représentations et les produits qui leur sont donnés à consommer. A partir de là, les tenants de ce courant intellectuel se consacrent à l’étude des formes de cultures populaires et/ou minoritaires, sans distinguer les cultures faites par le peuple pour le peuple de celles qui sont faites pour les masses par les industries culturelles. Ainsi voit-on apparaître des études très sérieuses sur la portée politique des séries télévisées, des jeux vidéo, de la pop music, des pratiques sadomasochistes ou de la vidéo porno... Là encore se révèle le progressisme sous-jacent à une critique partielle du capitalisme avancé : de manière plus ou moins avouée, tous ces interprètes partagent finalement l’opinion que le marché exerce de réels effets de démocratisation, parce qu’il rend disponible une grande quantité de produits culturels et parce qu’il perturbe les hiérarchies établies entre gens nobles et vulgaires – comme si la démocratie se mesurait à la massification d’une culture usinée en studio. 
         Il n’est finalement pas excessif de parler de « libéralisme libertaire » à propos de toutes ces pensées soi-disant critiques, qui « sont parvenues à faire admettre quasi unanimement leur méthode d’analyse à une très large partie de la gauche et de l’extrême gauche, sans que cette dernière s’aperçoive que cette méthode renforce un système d’exploitation que jusqu’alors elle prétendait combattre ». Déjà l’apologie des réseaux, de même que les concepts de machines désirantes ou de libération des flux, qui faisaient fureur chez les penseurs postmodernes des années 1970, concordaient assez bien sur le plan idéologique avec l’irruption simultanée du capitalisme connexionniste, tout en faisant le lien avec les thématiques du gauchisme soixante-huitard. Et comme l’ont fait remarquer plusieurs commentateurs, si l’on suit les recommandations politico-économiques de ces penseurs aujourd’hui en vogue, c’est bien « sur le terrain même des libertariens américains que l’on se retrouve ». A ce propos, il n’est peut-être pas tout à fait innocent que Michel Foucault, dont se revendiquent la plupart des intellectuels d’extrême gauche à l’heure actuelle, se soit positivement inspiré des théories néolibérales à partir de la fin des années 1970, ou que Toni Negri ait proclamé en 2005 son soutien à un traité constitutionnel européen gravant dans le marbre les principes de concurrence « libre et non faussée ». 
    Cédric Biagini, Radicalité. 20 penseurs vraiment critiques

  • Littérature & Politique • Vidéo : Où Hilaire de Crémiers évoque Charles Maurras pour la jeune génération

    1168064302.jpg

    C'est au Cercle Honoré d'Estienne d'Orves à Marseille, en octobre dernier, qu'Hilaire de Crémiers a donné cette superbe conférence : « Maurras en son Chemin de Paradis ».

    Dans la petite salle comble du 14 rue Navarin, principalement emplie de jeunes-gens auxquels elle était surtout destinée, cette conférence brillante, empreinte d'érudition et aussi d'une part d'émotion, a fait apparaître la profondeur de la pensée de Charles Maurras et son engagement, dès sa jeunesse, dans les grands combats du siècle à venir. A écouter ou réécouter. LFAR  

    Merci à Paul Léonetti pour la réalisation de cette vidéo. 

    Maurras et le Chemin de Paradis from Lafautearousseau on Vimeo. [67 minutes]

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Le tournant de la Régence (Marion Sigaut)

    le-tournant-de-la-regence.jpgMarion Sigaut est une historienne bien connue de nos lecteurs, spécialisée dans l’histoire de France au XVIIIe siècle.

    Son livre Le tournant de la Régence examine cette période qui dure à peine huit ans, de 1715 à 1723, et va marquer un basculement irréversible conduisant inexorablement à la Révolution.

    Avant même l’ouverture du testament du roi Louis XIV, Philippe d’Orléans demandait aux juges de lui donner pleine autorité, en échange de quoi il leur accorderait ce que le défunt roi avait combattu de toute sa force. L’affaire était entendue, Philippe serait régent, quoi qu’en ait voulu le roi. Les juges, à qui Philippe d’Orléans venait de promettre de recouvrer le droit de remontrance et la réhabilitation des jansénistes, cassèrent le testament de Louis XIV dans le sens qui les arrangeait.

    S’ensuivit un bouleversement religieux. Les juges commencèrent à s’immiscer dans les affaires religieuses sur tout le territoire. Le pape avait, par une bulle, considéré le jansénisme comme hérétique. Mais les parti janséniste, les juges et la Sorbonne firent coalition contre cette bulle. Le parlement les soutint.

    Le second bouleversement fut financier. Le Régent fit appel aux services d’un étranger, l’écossais John Law, qui proposait d’ouvrir une banque d’Etat, la Banque générale. Le 4 décembre 1718, la Banque générale devint la Banque royale dont Law était directeur. C’est sous son impulsion que l’habitude fut prise de payer en papier et non plus en numéraire. Le 1er janvier 1719, toujours sous l’impulsion de ce John Law, les autorités interdirent les paiements en pièces de cuivre ou d’argent au-delà d’un montant très limité. Le public alla donc échanger ses pièces de cuivre et d’argent contre des billets de papier. Ensuite, Law introduisit la spéculation à grande échelle. Les souscripteurs d’actions se pressèrent. Le bénéficiaire principal en était… John Law. Il s’agissait d’une des premières grandes bulles financières. Pour enrayer la baisse inexorable des titres, Law fit interdire de détenir chez soi de l’or ou de l’argent sauf permissions spéciales. La spoliation devint manifeste. Le récit de cette vaste escroquerie est saisissant.

    L’ouvrage détaille également les ravages de la peste qui causa une véritable hécatombe.

    Le livre se termine sur l’affaire scandaleuse du duc de la Force et sur le total relâchement des mœurs sous la régence.

    Le tournant de la Régence, Marion Sigaut, éditions Kontre Kulture, 230 pages, 16 euros

    A commander en ligne sur le site de l’éditeur

    http://www.medias-presse.info/le-tournant-de-la-regence-marion-sigaut/85565/

  • D'une année l'autre

    Année charnière : ainsi à chaque rentrée scolaire, ce refrain entendu lors des réunions de parents d'élèves tend plutôt à faire sourire.

    Pourtant si nous considérons la masse des événements et des évolutions survenues dans le monde, en Europe et dans la vie sociale française en cette année 2017, il semble difficile de prétendre en évacuer l'ampleur et la portée.

    Qu'il s'agisse en France des craquements sans précédent de l'État central jacobin, ou, dans le monde, de la remise en cause, par la voix de Donald Trump lui-même, de l'influence dominante des États-Unis, que de bouleversements se sont affirmés ou annoncés.

    Impossible d'en établir une liste à prétention exhaustive dans le cadre d'une chronique telle que celle-ci.

    L'année qui vient de s'écouler aurait pu être marquée aussi par une évocation enfin véridique du centenaire du coup d'État bolchevik du 7 novembre 1917. Ce tournant n'a pas été pris lors même que plus personne ou presque n'envisage plus sérieusement son incidence comme inspiratrice d'un modèle.

    L'Histoire officielle, celle des bobos conformistes, n'ose pas toucher aux dogmes des adversaires de la Liberté : ceux-ci parlent encore rituellement de la révolution d'Octobre, comme s'il s'agissait d'un beau souvenir romantique. Dès lors s'écarter de cette convention de langage expose le contrevenant à se voir taxer de dérapage, c'est-à-dire de la pire atteinte au conformisme bobo.

    Cela n'a pas évolué, en 2017, ou pas dans le bon sens, car cela s'aggrave.

    Les circonstances un peu particulières dont votre chroniqueur a lui-même, vécu, survécu, cette année 2017 auront au moins entraîné, pour lui, cependant, un petit avantage : n'avoir pas encaissé de trop près toutes les horreurs, toutes les médiocrités, toutes les saletés accumulées en France et en Europe au cours de ces longs mois.

    Et, plutôt que de faire la revue de détail de tous nos sujets de mécontentement, et bien souvent d'indignation légitime, observons les symptômes d'une marche vers l'abîme hélas trop vraisemblable. On peut y voir l'œuvre de poisons qui rongent l'ensemble de nos identités nationales dans tout le continent.

    Noël, oui Noël, nous en donne un exemple éclatant. Cette fête de la victoire de la lumière sur les ténèbres, fête qui vient du fond des âges et que l'Occident chrétien, au cours des siècles, avait su placer au centre de sa vue du monde, et devenir la fête des familles. Elle est aujourd'hui pourchassée par l'État républicain au nom de son interprétation actuelle de principes qui se veulent laïcs et obligatoires. Inutile de rappeler les décisions de justice, les déclarations politiques confinant au ridicule, les censures de langage : plus de "bon Noël", juste "bonne fêtes", etc.

    Comme au début du XXe siècle, comme à l'époque de la persécution anticléricale portée à incandescence sous le gouvernement Émile Combes (1902-1905), le laïcisme se montre sous son vrai jour. Il agit clairement contre la Liberté. (1)⇓

    Il a pourtant fallu attendre une révision constitutionnelle du 4 août 1995, sous la présidence Chirac, pour que l'article 1er de la Constitution de 1958 nous apprenne désormais que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances."

    Cette définition peut sembler anodine et on imagine mal que Dieu l'ait confiée à Chirac sur le mont Sinaï.

    Or, elle conduit dans la pratique à retourner complètement l'esprit dans lequel avaient travaillé un Michel Debré ou un René Capitant lors de la rédaction du texte constitutionnel de 1958. Celui-ci ne considérait nullement la loi de séparation de 1905 comme un pilier dogmatique du régime politique naissant.

    Depuis le vote de la loi Barangé de 1951, le comité d'action laïque était clairement devenu un prétexte pour le PCF et pour ses cryptos agissants au sein du grand orient, d'appeler à l'union de la gauche, et une machine à détruire la IVe république.

    On aurait éprouvé alors les plus grandes difficultés à définir, de façon précise, même l'adjectif laïc. La grande inquiétude des laïcistes du moment se focalisait sur la rumeur d'une aide substantielle qu'on pensait promise à l'enseignement privé catholique au gré du régime des contrats. Celui-ci dure encore. Mais en fait il a surtout permis d'affadir grandement le message des grands collèges libres d'autrefois où les brillantes traditions pédagogiques ignaciennes, mais aussi oratoriennes, mais aussi protestantes, dominicaines, etc. pouvaient rivaliser dans une honorable émulation.

    Appelons les choses par leur nom : le projet laïciste n'est pas d'arracher la jeunesse à un cléricalisme qui n'existe pas, mais un prétexte pour effacer toujours plus sauvagement et cyniquement les traces de la France identitaire traditionnelle et du christianisme en Europe.

    Qu'un tel projet se développe sous Macron, un homme qui se veut au-dessus de la droite et de la gauche, mais qui se refuse au geste le plus respectueusement banal lors d'un enterrement catholique, voilà qui ne dément aucune de ses inquiétantes et récurrentes prises de position dans les questions que l'on dit aujourd'hui sociétales, celles qui marquent dans le long terme, beaucoup plus que l'économie, le destin des peuples.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. 6a00d8341c715453ef01bb09e4351d970d-320wi.jpgcf. "Le Laïcisme contre la Liberté" par Emile Flourens. La crise appelée en France "séparation de l'Église et de l'État" est supposée avoir été durablement résolue par le vote d'une loi en 1905 : on la présente comme irénique, bienfaisante, réconciliatrice et pratiquement intangible. Émile Flourens, par la critique qu'il développait au nom de l'Action libérale dès 1907, ainsi que les textes que le lecteur trouvera en annexe, démontrent très clairement l'imposture des radicaux-socialistes persécuteurs. La solution adoptée en 1905 a sans doute très largement contribué à la déchristianisation du pays. Elle ne s'est révélée ni pacificatrice, ni bienfaisante, ni réconciliatrice. Elle est devenue extrêmement fragile dans les équilibres qu'elle feignait de respecter. On doit constater l'actualité de ce livre. On pourrait presque parler de son urgence : C'est en effet en invoquant la "laïcité", qui pratiquée par eux devient le laïcisme, que la plupart de nos politiques entendent combattre de l'islamisme. ••• 130 pages 15 euros. ••• Livre à commander sur le site de l'éditeur ou en adressant un chèque de 15 euros port compris aux Editions du Trident, 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris
  • L’ALLEMAGNE PREND DES MESURES POUR PROTÉGER SES FEMMES DURANT LE RÉVEILLON

    La nuit du réveillon du Nouvel An 2016 était entrée dans l’Histoire suite aux agressions sexuelles de masse perpétrées au sein des villes allemandes de Cologne, située en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et de Hambourg par des Nord-Africains à l’encontre de femmes allemandes. Un an plus tard, la police avait dû déployer de gros moyens matériels et humains afin d’empêcher que de tels événements ne se reproduisent, alors que la gent féminine évitait le centre de certaines cités allemandes. À Francfort-sur-le-Main, les forces de l’ordre avaient même placé des blindés dans les rues.

    Alors que la nuit du réveillon de 2018 approche, les autorités allemandes prennent les devants. Le ministre de l’Intérieur démocrate-chrétien (CDU) de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Herbert Reul recommande aux femmes de ne pas se promener seules à la Saint-Sylvestre, mais en groupe, tout en affirmant que tout a été fait pour assurer la sécurité lors du Nouvel An : « Je dirai à mes trois filles : si vous en avez la possibilité, n’allez pas seules, mais en groupe », avant d’ajouter : « Quand cela devient critique, faites-vous remarquer bruyamment et si cela ne vous aide pas, appelez aussi vite que possible le 110, plutôt une fois de trop qu’une fois trop peu. » En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, 5.700 policiers seront déployés, dont 1.400 à Cologne.

    Après les agressions de 2016, le maire de Cologne, sans étiquette, élu avec le soutien de la CDU, des sociaux-démocrates du SPD et des écologistes, madame Henriette Reker, avait recommandé aux femmes allemandes de se tenir à une distance d’au moins la longueur d’un bras des étrangers, de rester en groupe et, le cas échéant, d’appeler à haute voix à l’aide. En 2017, suite aux contrôles renforcés mis en place par la police à Cologne, visant les personnes au profil nord-africain ou de type arabe lors du Nouvel An, ainsi que l’utilisation par les forces de l’ordre (dans un tweet) du jargon « Nafris » (Nord-Africains), des critiques visant ces dernières avaient vu le jour.

    Le ministre Herbert Reul précise que la police n’a pas pour objectif de surveiller plus les étrangers, mais que si des groupes déterminés d’étrangers sont visiblement suspects, cela doit être dit clairement.

    La télévision allemande retransmet habituellement le rassemblement festif de la Saint-Sylvestre qui se déroule au sein du cœur politique de l’Allemagne, à Berlin, devant la porte de Brandebourg, à quelques pas de la Chancellerie et du Parlement national, lorsque les douze coups de minuit retentissent. Cette année, pour la première fois, un domaine réservé aux femmes est érigé. Au sein de ces « zones de sécurité pour femmes », des aides formés à la psychologie de la Croix-Rouge seront à la disposition, sous des tentes, des femmes harcelées sexuellement ou qui se sentent en insécurité.

    Depuis l’ouverture des frontières aux migrants par la chancelière allemande Angela Merkel (CDU) en 2015, le visage de l’Allemagne a bien changé. Les femmes n’y sont plus en sécurité comme autrefois. Un réveillon du Nouvel An ne peut plus s’y dérouler sans que les forces de l’ordre doivent déployer des moyens importants afin d’éviter les agressions sexuelles de masse.

     Écrivain et journaliste belge francophone Son blog
  • Le pape François et l’immigration

    Dans cette tribune du Journal de Montréal [28.12] Mathieu Bock-Côté dit des propos du pape - mieux sans-doute et autrement - la même chose que nous. [Voir article précédent]. La charge du pape François en faveur de l'immigration, au soir de Noël, ne vise en fait que l'Europe. Peut-être surtout, comme on le dit, la catholique Pologne. Mais aussi la France, sans aucun doute. Gardons présent à l'esprit qu'en matière politique, en tout ce qui touche au Bien Commun de notre patrie, nous sommes - ou devrions être - seuls souverains.   LFAR  

    Depuis quelques années, le pape François a multiplié les déclarations invitant l’Occident à s’ouvrir aux vagues migratoires.

    Entre les vrais réfugiés et les migrants économiques, il ne distingue pas vraiment : il ne veut voir qu’une misère humaine réclamant qu’on lui porte secours. Même s’il fait quelques nuances, il invite globalement les Européens à accueillir avec le sourire ceux qui entrent chez eux sans même frapper à la porte.

    Occident

    Il lui importe peu que les Européens se sentent submergés : ils doivent faire un effort supplémentaire de charité pour ne pas renier leur humanité. 

    C’est dans cet esprit qu’il a récemment comparé les migrants à Jésus et ses parents. On comprend le message : qui ferme la porte aux migrants la ferme au Christ. 

    On comprend que, pour le pape, un bon chrétien ne saurait jamais s’opposer à l’immigration massive qui transforme l’Europe démographiquement.

    Lorsqu’il est question du pape, les médias occidentaux pratiquent l’écoute sélective. Lorsqu’il parle de religion, ils s’en fichent. Mais lorsqu’il plaide pour la dissolution des frontières, ils lui donnent le titre de grand sage et nous invitent à suivre ses conseils.

    C’est qu’il radicalise le préjugé sans-frontiériste dominant chez nos élites économiques et médiatiques.

    En gros, l’Occident serait devenu riche en pillant la planète et il serait normal qu’aujourd’hui, il se fasse pardonner en accueillant sans rechigner les déshérités du monde entier. Cette vision de l’histoire est fausse et déformée, mais elle monopolise la conscience collective.

    Du haut de son magistère, le pape fait la morale sans trop s’intéresser aux conséquences pratiques de cette révolution migratoire. Il y a là une terrible irresponsabilité.

    Dans un livre essentiel paru début 2017, Église et immigration : le grand malaise, le journaliste français Laurent Dandrieu, lui-même catholique, décryptait la pensée du pape et, plus globalement, de l’Église, autour de cette question. Il observait une inquiétante indifférence de l’Église devant le droit des peuples à conserver leur identité.

    Au-delà des déclarations du pape François, on doit constater que l’immigration massive est probablement le grand enjeu de notre époque. Ce sont des masses humaines qui se mettent en mouvement.

    Le phénomène ne date pas d’hier : depuis le début des années 1980, on s’en inquiète, mais personne n’ose le maîtriser, et pour cela, il prend de l’ampleur.

    Responsabilité

    Et on aura beau sermonner les peuples occidentaux en leur expliquant que la diversité est une richesse, ils se sentent néanmoins bousculés, dépossédés. S’ils veulent bien accueillir un certain nombre de malheureux, ils ne peuvent accueillir pour autant toute la misère du monde.

    Les vagues migratoires des dernières années ont quelque chose de traumatisant. On entre illégalement et massivement en Europe. Les pays sont incapables de faire respecter leurs frontières. Leurs équilibres sociaux et culturels sont compromis. Les tensions identitaires augmentent.

    L’immigration est une question explosive. Et les irresponsables qui accusent de xénophobie ceux qui voudraient mieux la contrôler et faire respecter les frontières enveniment la situation.  

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Un grand merci pour votre aide !

    Chers amis,

    La période de l'Avent et de Noël est traditionnellement l'occasion de faire un bilan de l'année écoulée et de préparer les combats à venir. Je voulais vous dire un immense merci, au nom de toute notre petite équipe du Salon beige. Grâce à vous, en 2017, nous avons pu consacrer environ 180 000 euros à la défense des principes non négociables et de nos convictions.

    En particulier, je vous dois un remerciement tout spécial pour ce que nous avons pu réaliser au moment des élections législatives: sur les 20 "cibles" que nous voulions contribuer à faire battre, 12 n'ont pas pu rentrer à l'Assemblée nationale. Naturellement, ce n'est pas seulement nous qui les avons fait battre, mais, du moins, les voix des catholiques cohérents leur ont-elles manqué et c'est un premier pas. Mais, surtout, je voudrais vous remercier chaleureusement pour ce que nous avons pu faire de positif à cette occasion: notre site présentant l'ensemble des candidats aux législatives a probablement été le site politique le plus fréquenté de la période (devant les médias "mainstream" d'après mes informations), avec plus d'un million de visiteurs. Cela nous a permis de faire connaître des centaines de "petits" candidats, dont beaucoup défendaient les principes non négociables, face à l'oligarchie libertaire. C'est un énorme atout pour les combats à venir.

    Ainsi, progressivement, notre réseau se développe sur toute la France. Le récent succès des Veillées pour la vie en est un nouveau signe. Pour le reste, nous avons relancé, pour la quatrième année consécutive, notre opération "Crèches pour tous". Cette nouvelle édition s'annonce sous de bons auspices, mais nous en tirerons le bilan dans quelques semaines.

    Je me réjouis aussi de notre victoire en cassation contre le gardien du jardin du Luxembourg qui nous poursuivait en diffamation pour avoir dénoncé les répressions arbitraires contre les militants de la Manif pour tous. Voir l'article. Naturellement, j'en suis ravi pour nous. Mais aussi parce que la décision va sans doute faire jurisprudence et que, pour les prochains procès de la répression de la Manif pour tous, nous partons sur de bonnes bases!

    En matière de bilan, encore un petit mot pour vous remercier d'avoir rendu possible notre grande journée à l'occasion des "Cent ans d'abominations communistes". De l'avis général, cette journée a été un succès. Et je me réjouis, en particulier, d'avoir pu l'organiser en partenariat avec plusieurs structures catholiques et d'avoir pu y donner la parole à François Billot de Lochner, directeur de la revue Liberté politique, à Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, à Bernard Antony, président de l'AGRIF ou encore à Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse. Cette logique de coalition, loin des querelles de chapelles, doit absolument être généralisée!

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    A présent, laissez-moi vous dire quelques mots des combats à venir. Comme vous le savez, le "gros morceau" politique pour 2018 va être la révision des lois de bioéthique, où, d'après nos renseignements, nous risquons non pas seulement d'avoir la PMA sans père, mais aussi l'embryon à 3 ADN et l'euthanasie. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant ce fanatisme libertaire. J'en profite pour vous rappeler que nous avons lancé une collecte de fonds pour nous préparer cette grave échéance: un peu plus de 40% des 30 000 euros visés ont déjà été réunis. Un grand merci à ceux qui se sont déjà mobilisés et, pour tous les autres, je vous invite instamment à rejoindre la mobilisation.

    Nous allons également développer nos réseaux locaux, sur lesquels nous travaillons depuis plusieurs mois. Notre objectif est d'avoir au moins 100 structures locales amies, réparties sur tout le territoire, d'ici la fin 2018. Cela nous sera utile pour préparer la mobilisation sur les lois de bioéthique, mais aussi pour peser sur les prochaines élections européennes - où il faut absolument que des catholiques pro-vie et pro-famille français soient élus et nous ferons le nécessaire pour cela, quitte, si les partis de droite LR et FN ne nous entendent pas, à présenter nos propres listes. Si vous vous sentez capable d'animer un cercle local (organisant des conférences, des projections, des veillées pour la vie, des cars pour les grandes manifestations nationales qui ne manqueront pas d'arriver dans les prochains mois…), n'hésitez pas à me le dire, en m'écrivant ici. Nous vous aiderons à les monter. Cette organisation locale est, à mon avis, décisive pour l'avenir. Enfin, nous continuons à développer notre réseau international et notamment européen.

    Il est réconfortant de constater que les convictions défendues par le Salon beige sont bien plus généralement répandues dans certains pays d'Europe (spécialement ceux de l'ancien bloc soviétique, libéré du totalitarisme marxiste et peu désireux de passer sous le joug du totalitarisme libertaire), qu'en France même. Pour ces combats à venir, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

    Vos prières nous sont précieuses: la survie du Salon beige est un miracle quotidien, obtenu par votre intercession. Surtout, ne vous arrêtez pas de prier pour nous!

    Et, au plan matériel, notre objectif, cette année, est d'augmenter notre capacité d'action en dépassant les 200 000 euros de budget, soit un peu plus de 10% d'augmentation par rapport à 2017. Ce budget servira notamment pour la mobilisation sur les questions bioéthiques, notre développement européen et le développement de notre réseau local. Environ un million de personnes différentes passent chaque mois sur le Salon beige. Il devrait être possible de réunir cette somme. En tout cas, je compte sur vous tous. J'ai bon espoir d'atteindre - et même de dépasser - cette somme et donc d'être en mesure d'imposer nos idées dans le débat public et de forcer, au moins, les dirigeants de droite à prendre enfin en compte nos principes et nos questions.

    Faire un don au Salon beige

    En vous remerciant une nouvelle fois de tout ce que nous avons pu faire ensemble en 2017. Je vous souhaite de saintes fêtes de Noël et une excellente année 2018!

    Guillaume de Thieulloy

    Directeur du Salon beige

    PS: au moment d'envoyer ce message, j'apprends que le "mari" de Pierre Bergé reprend le procès que ce dernier m'avait intenté. Voilà encore de quoi nous occuper au cours des prochains mois!

    Le Salon Beige

  • Julien Langella : Fier d’être catholique et identitaire

    Julien Langella, 30 ans, est l'un des fondateurs de Génération identitaire et anime avec beaucoup de conviction l’association Academia Christiana.

    Dans « Catholiques et identitaires », Langella part d’un constat : de la tour de Babel à la théorie du genre, le même projet totalitaire traverse les siècles. Il s’agit de faire table rase de toutes les différences qui structurent le genre humain pour ériger un homme nouveau. Avortement, GPA, mondialisation sauvage et Grand remplacement…ces phénomènes mortifères ne sont que les multiples têtes d’un nouvel hydre de Lernes. Tranchez une tête et une deuxième repousse aussitôt.

    Partant de cette constatation, Langella lance un appel aux catholiques et à tous les hommes de bonne volonté : contre les apprentis sorciers qui veulent redessiner les contours de l’humanité, il faut engager une résistance totale et une reconquête intégrale. En s’appuyant sur l’enseignement traditionnel de l’Eglise, l’auteur montre le lien évident qui unit le message chrétien au combat identitaire, et comment celui-ci pourrait bien être la condition de la survie de la Foi en Europe. Un témoignage passionnant enregistré récemment à Nantes par Nicolas Faure.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LE SOUTIEN AU TERRORISME ISLAMISTE SUR NOTRE SOL

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    Trappes, sa mosquée, ses salafistes

    Le développement de l’islamisme dans le département du Tarn n’est-il pas sans interroger certains observateurs…

    Selon un rapport de la commission d’enquête du Sénat publié en avril 2015, le nombre d’individus à surveiller, à cette époque-là, était de 3.000 environ. Parmi eux, près de la moitié étaient, et sont encore pour certains d’entre eux, impliqués dans les filières syriennes. Les motivations de ces jeunes hommes et jeunes femmes ayant rejoint les zones de combat en Syrie ou en Irak ont longtemps été débattues. Elles ont même parfois été raillées, comme pour exorciser une démarche qui, à certains égards, paraissait effrayante. Partis de nos banlieues et parfois de nos villages, ces djihadistes français, instruits ou pas et issus de différentes classes sociales, ont pris les armes contre leur propre pays. Beaucoup sont morts lors des combats et des bombardements de la coalition. D’autres ont survécu et cherchent désormais à rentrer au pays. C’est le prochain défi sécuritaire qui nous attend. D’autres, encore, ont été arrêtés ou faits prisonniers ; ils seront déférés à la Justice.

    Parmi ces derniers se trouvent quelques figures emblématiques de la « filière française ». Ainsi, l’Albigeois Thomas Barnouin, qui aurait été arrêté à la mi-décembre dans la région d’Hassaké, au nord-est de la Syrie, par les unités de protection du peuple kurde. Considéré comme l’un des cadres de l’État islamique en Syrie par les services de renseignement, c’est un vétéran de la nébuleuse djihadiste du Sud-Ouest, proche des frères Clain – ceux qui ont revendiqué les attentats du 13 novembre pour le compte de Daech -, qui vient ainsi d’être mis hors d’état de nuire. Deux autres Français auraient également été arrêtés, Romain Garnier et Thomas Collange. Le premier avait quitté la France avec sa compagne pour rejoindre l’État islamique, dont il était devenu l’un des principaux chroniqueurs radiophoniques francophones. Le second combattait dans les rangs de Daech depuis plusieurs années.

    Parmi les questions qui se posent, celle de l’appartenance de plusieurs de ces djihadistes français à une même ville, un même quartier, voire à un même village est récurrente. Ainsi le développement de l’islamisme dans le département du Tarn n’est-il pas sans interroger certains observateurs. En effet, ce département, avec plus de 150 tenants d’un islam radical suivis par les services spécialisés dans la lutte antiterroriste, figure au « Top 10 » national en nombre de radicalisés par habitant.

    Les raisons de ces concentrations inattendues sont multiples. Elles peuvent tenir, tout d’abord, à la présence d’imams ou de prêcheurs radicaux. La région de Toulouse et de ses environs vit justement sévir Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », lequel provoqua la radicalisation d’individus qui allaient, par la suite, défrayer la chronique. Parmi eux, Mohammed Merah et Thomas Barnouin. Le groupe est, ensuite, potentiellement facteur de propagation du radicalisme. Il en est ainsi du cercle familial – souvenons-nous des frères Kouachi – ou des fréquentations habituelles de la vie sociale ou cultuelle. C’est en leur sein que vont se créer des cellules actives souvent à l’origine d’attentats meurtriers. Là encore, les exemples ne sont que trop nombreux. Enfin, souvent issus du milieu de la délinquance, qui emprunte les mêmes modes d’organisation, et ayant fait des séjours répétés en prison, la radicalisation de ces individus passe également par des réseaux de circonstance. Si ce mode de fonctionnement collectif et concerté peut rendre ces personnages plus forts et plus dangereux, il les rend également, par sa visibilité, plus vulnérables. C’est notamment sur cette vulnérabilité que travaillent les services de renseignement.

    http://www.bvoltaire.fr/soutien-terrorisme-islamiste-sol/

  • Que faire pour hâter l’unité de la droite

    Suite et fin de l'entretien avec Guillaume Bernard (lire la partie 1, la partie 2 et la partie 3), auteur de La Guerre des droites aura bien lieu. Le mouvement dextrogyre :

    6a00d83451619c69e201bb09e1b53a970d-800wi.jpgEst-il possible d’identifier les facteurs favorisant ou faisant obstacle à la recomposition de la droite ? Celle-ci ne confine-t-elle pas à un mythe ou un vœu pieux ?

    Les deux principaux partis politiques classés à droite (LR et le FN) n’ont pas encore intégré ce qu’implique le mouvement dextrogyre. Ils essayent désespérément de maintenir leur unité et espèrent réussir à tuer l’autre lors des prochaines échéances électorales pour rester seul à la droite du parti macroniste dont la force procède tant de sa cohérence doctrinale (le libéralisme) que de sa position centrale sur le spectre politique (ses opposants étant dans l’incapacité de s’entendre). LR table sur la perte de crédibilité de Marine Le Pen pour récupérer son électorat, le FN sur la réduction de l’espace politique du premier en raison des ralliements explicites ou tacites à LREM. Leurs logiques sont purement partisanes ; elles sont mortifères ; leurs stratégies ne cherchent qu’à défendre des intérêts de boutique et tentent de paralyser les initiatives de décloisonnement comme celles initiées par Robert Ménard (Oz ta droite), par le collectif Vos Couleurs ou, plus récemment, par Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Frédéric Poisson (Les amoureux de la France).

    LR et le FN ne se préoccupent nullement de favoriser une indispensable et salutaire clarification doctrinale : Laurent Wauquiez tente personnellement un discours comparable à la « ligne Buisson » mais s’associe à des « progressistes » ; Marine Le Pen s’est débarrassée de Florian Philippot mais ne change fondamentalement rien à sa posture. Aucun d’eux ne cherche à mettre en œuvre une recomposition du spectre politique sur la base d’un programme commun que, pourtant, l’essentiel du peuple de droite souhaite.

    Celui-ci peut se résumer ainsi :

    • défense de l’identité (contre l’immigration de peuplement et le multiculturalisme) et du patrimoine hérité (contre l’impérialisme islamique et le constructivisme laïcard) ;
    • restauration de l’autorité de l’État notamment en matière de sécurité (en opposition à la culture de l’excuse) et de contrôle des frontières (par opposition au mondialisme libre-échangiste) ;
    • promotion de la souveraineté nationale (contre l’européisme béat) et de la puissance de la civilisation européenne dans le cadre d’une conception réaliste (et non idéaliste) des relations internationales ;
    • affirmation des libertés, notamment économiques, des corps sociaux (contre l’étatisme bureaucratique et fiscaliste) par l’application du principe de subsidiarité ;
    • maintien d’une conception traditionnelle (que d’aucuns qualifieraient de conservatrice) en matière de mœurs et de bioéthique (contre le progressisme sociétal et le matérialisme dans les relations humaines).

    Alors, concrètement, « que faire » pour hâter l’union des droites ou plutôt, selon vous, l’unité de la droite ?

    La guerre à droite dont j’ai parlé dans mon dernier livre, c’est donc bien la concurrence entre les organisations mais, surtout, l’opposition entre la base et les caciques, la première étant explicitement ou virtuellement classique, les seconds assurément modernes. La refondation de la droite semble donc nécessiter une prise en main de la question par le « pays réel ». Puisque l’offre politique est défaillante, le peuple de droite va sans doute devoir se résoudre à la remplacer. L’ouvrage apparaît sans aucun doute colossal, mais quelques principes élémentaires peuvent y aider :

    apprendre à travailler, en particulier au niveau local, d’une manière transpartisane (retrouver l’élan de LMPT), dans le cadre d’actions concrètes(institution scolaire, association de protection du patrimoine culturel et naturel, œuvre caritative, organisation de jeunesse, mouvement pro-vie, média alternatif, etc.) : d’une part, cela permettra de se connaître et de se reconnaitre dans ses divers talents, cela donnera l’habitude de dépasser les clivages électoraux et, d’autre part, cela rendra palpable pour tous, même ceux qui se désintéressent de la politique, le bien commun ; en un mot, il s’agît de reconstituer le tissus social ;

    - faire confiance au principe de subsidiarité qui a fait et fera naturellement, par les œuvres accomplies, émerger des chefs locaux puis nationaux enracinés ; prétendre souhaiter et attendre un chef n’est qu’un prétexte à l’inaction car si Jeanne d’Arc a pu lever le siège d’Orléans, c’est parce qu’il y avait d’abord des résistants dans la ville ;

    se souvenir qu’il ne s’agit pas de promouvoir des idées rationalistes abstraites mais de dévoiler et de faire prendre conscience à nos concitoyens l’ordre cosmologique des choses que la modernité a cherché à étouffer mais qu’elle ne peut détruire.

    Le mouvement dextrogyre met en exergue que, d’un côté, tout ce qui est « à » droite n’est pas forcément « de » droite et, de l’autre, que la pensée classique (la « vraie » droite) regagne du terrain. C’est donc moins à l’union des droites qu’à l’unité de la droite (actuellement éparpillée entre différents partis) qu’il semble nécessaire et possible d’œuvrer.

    Michel Janva

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  • STÉPHANE RAVIER : « JE NE ME FIE PAS AUX GRANDES DÉCLARATIONS D’EMMANUEL MACRON, JE REGARDE LES FAITS. »

    Pour Stéphane Ravier, les déclarations d’Emmanuel Macron qui laissent croire qu’il durcit la politique d’immigration ne résistent pas à l’examen du budget, en hausse de 28 %, qui lui est alloué.
    Européiste et mondialiste convaincu, le Président reste immigrationniste.

    Depuis quelques mois, Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces semblant le positionner comme un Président qui durcit la politique d’immigration. S’agit-il d’une posture ?

    Avant d’être président de la République, Emmanuel Macron était président d’une association de communication baptisée aujourd’hui La République en marche. Il reste un excellent communicant. Il fait croire qu’il durcit la politique en matière d’immigration par de grandes déclarations.
    Quand on a la réalité des mesures sous les yeux, on constate qu’Emmanuel Macron reste fidèle à ce qu’il est, c’est-à-dire un européiste, un mondialiste, un immigrationniste. On sait qu’il est aux ordres de la Commission de Bruxelles qui fait savoir qu’elle ne cessera jamais sa politique d’immigration.
    Les faits sont têtus. Le budget consacré à l’immigration/intégration pour 2018 qui, je le rappelle, est décidé par Emmanuel Macron est en augmentation de 28 %. Il s’élève à 1.300.000.000. Or, seulement 82 millions d’euros sont consacrés à l’immigration irrégulière et 83 millions à peine pour les expulsions : c’est une baisse de trois millions. En revanche, l’aide médicale d’État, celle qui est exclusivement attribuée aux clandestins, passe de sept cents millions à un milliard d’euros.
    Emmanuel Macron s’apprête donc à accueillir toujours plus de clandestins, toujours plus d’immigration.
    Il n’est nullement question de réduire l’immigration économique. Il s’y attaque en mettant l’accent sur les cours d’apprentissage de français. Je ne pense pas que ce soit une mesure dissuasive.
    Les cinq millions de chômeurs, les neuf millions de pauvres n’arrivent manifestement pas à convaincre Emmanuel Macron que l’immigration, ça suffit.
    Encore une fois, c’est un mondialiste qui applique la feuille de route de la Commission de Bruxelles.

    Le ministre de l’Intérieur semble se sentir assez seul. Gérard Collomb aurait déclaré à des proches qu’il en avait marre de passer pour le facho de service. Qu’en est-il réellement ?

    Cela doit faire partie des jeux de rôle qu’Emmanuel Macron attribue aux uns et aux autres.
    Il est vrai que Gérard Collomb, en tant que socialiste et immigrationniste, n’est pas très habitué à jouer ce rôle-là.
    Il doit néanmoins présenter la réalité des mesures qu’il doit prendre, notamment le budget alloué aux réfugiés. Ces réfugiés touchent une allocation en attendant de savoir s’ils vont pouvoir bénéficier de l’asile. Ce budget est de l’ordre de 318 millions d’euros. 80.000 demandeurs d’asile perçoivent cette subvention pour un montant de 300 à 350 euros par mois. Nos agriculteurs aimeraient en percevoir autant.
    Il lui suffit de montrer la réalité de la politique immigrationniste d’Emmanuel Macron qu’il soutient et les choses rentreront dans l’ordre.

    Si je comprends bien, peu de mesures annoncées par Emmanuel Macron sur l’immigration trouvent grâce à vos yeux.

    Je ne me fie pas aux déclarations de la CIMADE ou de la Ligue des droits de l’homme, dont une certaine presse se fait le large écho. Ils font aussi partie de cette pièce de théâtre qui voudrait qu’Emmanuel Macron s’attaque à ce problème gravissime et dont les Français n’en peuvent plus.
    Je regarde les faits. Ca sert à cela, d’être au Sénat : nous avons la réalité des chiffres et des budgets. Tout démontre, en réalité, qu’Emmanuel Macron est favorable à toujours plus d’immigration qu’elle soit clandestine ou non, et s’apprête à accueillir toujours plus de migrants qui, je le rappelle, sont tous des clandestins.

    http://www.bvoltaire.fr/ne-me-fie-aux-grandes-declarations-demmanuel-macron-regarde-faits/

  • 2017 : UN AN DE COMBAT AVEC SYNTHÈSE NATIONALE

    Comme chaque fin décembre, nous dressons ici le bilan des activités, tant militantes qu'éditoriales, de Synthèse nationale au cours de l'année écoulée cliquez là. Celui de 2017 témoigne de la vitalité et de l'influence grandissante de notre organisation créée il y aura bientôt 12 ans.

    JANVIER 2017 :

    21/01 : esprit de Synthèse à Montpellier

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    Toutes les forces nationales réunies à Montpellier

    Samedi 23 janvier, toutes les forces nationales du Midi étaient rassemblées à Palavas-les-Flots près de Montpellier autour de Jean-Marie Le Pen pour marquer l'alliance entre les Comités Jeanne, le Parti de la France et divers mouvements nationaux en vue des législatives cliquez ici. Cette réunion concrétisait les rapprochements amorcés en octobre 2016 lors de la Xe Journée de Synthèse nationale cliquez ici

    28/01 : Confrontation n°2

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    Sortie du n°2 de la revue "Confrontation". Cette revue à été créée par Synthèse nationale et elle est particulièrement consacrée au problème de l'islamisation de l'Europe.

    Le commander cliquez ici 

    30/01 : un nouveau Bouquin de Synthèse Le populisme ou la véritable démocratie

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    Notre chroniqueur apprécié Bernard Plouvier a écrit un livre consacré à l'histoire du Populisme, tant décriée et si méconnue cliquez ici. Publié par Les Bouquins de Synthèse nationale, ce livre a le mérite de remettre les idées en place cliquez là.

    Lire la suite sur Synthèse Nationale

  • Est-ce un crime de faire réfléchir sur l'avortement ?

    6a00d83451619c69e201bb09e3c93e970d-200wi.jpgStéphane Mercier, philosophe, auteur de La Philosophie pour la vie, licencié par l'univesité catholique de Louvain pour avoir dispensé un cours poussant à la réflexion sur l'avortement, est interrogé dans L'Homme Nouveau. Extrait : 

    Les cadres de l’Université catholique de Louvain ont-ils pris connaissance du cours pour lequel ils vous condamnent ? Que vous ont-ils reproché exactement ?

    Je ne sais pas s’ils ont lu mon cours, mais, puisque le texte que j’avais mis à disposition des étudiants a été diffusé par les médias, ils pouvaient y avoir accès sans problème. Je n’ai eu aucune indication claire sur ce qui posait problème, puisqu’à chaque question que je posais, on me répondait qu’il ne s’agissait pas de « discuter des détails ». Les cadres m’ont aussi reproché d’avoir fait un cours très polémique devant des étudiants qui n’y étaient pas prêts. Je trouve cela extrêmement désobligeant pour eux et je pense, au contraire, qu’il est tout à fait normal que de jeunes adultes puissent réfléchir à certains sujets de société et notamment l’avortement.... D’autant plus le Planning familial intervient dans les écoles pour diffuser la culture de mort auprès d’enfants qui n’ont que 12 ou 13 ans ! L’Université m’accuse également d’avoir développé un argumentaire trop unilatéral ; pourtant, développer une thèse dans une direction est une manière de travailler tout à fait légitime en philosophie ; et je ne pense pas que l’on m’aurait fait ce reproche si j’avais développé un argumentaire « unilatéral » contre le viol ou le génocide. 

    Une-1653.jpgSi l’Université catholique de Louvain s’est rendue coupable d’un véritable scandale en s’opposant publiquement à la doctrine chrétienne sur le respect de la vie humaine, avez-vous au moins reçu le soutien de prêtres et d’évêques ?

    J’ai reçu, à titre individuel et privé, le soutien de plusieurs prêtres, mais aussi de Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, aujourd’hui à la retraite en France. L’évêque de Liège, en revanche, a prétendu à tort que je m’étais mis les étudiants à dos en traitant la question de l’avortement, alors qu’en réalité, ils ne sont qu’une infime minorité à avoir réagi de manière négative. Le cardinal De Kesel, pour sa part, m’a dit en privé que tout ce qui m’arrivait était bien triste, mais il en est resté là. Quant au porte-parole de l’épiscopat belge, il a estimé que ma condamnation de l’avortement était excessive et irrecevable... Peut-être oublie-t-il en quels termes l’Église parle de l’avortement, jusqu’au pape François, qui a qualifié l’avortement de « crime effroyable » ? Les évêques francophones belges ont un titre honorifique au sein de l’Université catholique de Louvain, mais on peut dire qu’ils n’ont rien fait... Ils portent là une lourde responsabilité. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • HYSTÉRIE ANTIRACISTE : BIENTÔT, ON SERA CONTRAINT DE DIRE QUE LES CHINOIS SONT BLONDS !

    Il paraît que le savoir progresse. Possible. Toutefois, ce doit être comme la fortune : les écarts se creusent et la masse des abrutis augmente en proportion.

    Premier au hit-parade des sujets où ces sombres crétins se vautrent : l’antiracisme.

    Chez ses pourfendeurs, tout est prétexte à démangeaisons, depuis les gâteaux de la pâtissière jusqu’aux santons de Provence et leur crèche en passant par les comptines enseignées aux enfants de maternelle. C’est, en effet, le dernier sujet d’indignation de la France antiraciste : une comptine distribuée à des petits enfants d’une maternelle d’Aubervilliers. Elle s’intitule « Chang, le petit Chinois ». La voici :

    « Chang est assis,
    Il mange du riz,
    Ses yeux sont petits,
    Riquiquis
    Chang me sourit,
    Quand il me dit :
    « Veux-tu goûter à mes litchis ? »
    T’es dans ton bateau qui tangue,
    T’as mal dans tes tongs,
    Tu vois des orangs-outangs,
    Ta tête fait ping-pong,
    Ping ! »

    Ouh là là, horreur et putréfaction ! J’en ai les poils qui se dressent.

    La publication de la comptine sur Facebook et Twitter par le président de l’Association des Chinois résidant en France « a provoqué un véritable tollé, érigeant un véritable tribunal virtuel », nous dit Le Figaro. Poussé par des parents « horrifiés » (sic), M. Sacha Lin-Jung dit avoir voulu « pointer les clichés et stigmatisations racistes et faire comprendre gentiment en quoi c’est déplacé »

    Hélas, l’adverbe « gentiment » est un mot qui n’a pas cours sur les réseaux sociaux, lieux où s’expriment sans retenue tous les délires. Ainsi ce parent qui écrit : « La semaine dernière à la maternelle de mon fils, ils ont chanté cette chanson lors de la chorale, j’étais outré ! Même n’étant pas asiatique, c’est tellement raciste que ça m’a éclaboussé en pleine face. »

    Vite, une cellule psychologique !

    Mais il y a mieux, et le champion du pédalage dans la choucroute (racisme anti-alsacien) est assurément Dominique Sopo, président de SOS Racisme. Toujours à la pointe du combat, il a dégainé son index pour balancer ce post :

    « Une effarante comptine apprise à l’école. Remplie de clichés, avec tout ce que cela suppose de grossier, elle réduit les Chinois (et donc, dans l’esprit de beaucoup, les personnes d’origine asiatique) à quelques traits sommaires, avec une petite référence physique bien dégueulasse. Ainsi, le jeune Chinois dont il est question aurait des yeux “riquiquis”. Évocation très ethno-centrée qui consiste à voir la normalité à travers ce que l’on est soi-même. […] Comment dès lors accepter que des personnes soient réduites à quelques clichés et renvoyées à une anormalité physique qui rime toujours avec illégitimité citoyenne ? »

    En conséquence de quoi M. Sopo « vient de demander au ministère de l’Éducation nationale que ce texte – non officiel – ne puisse plus être utilisé dans des écoles ».

    Je vais vous faire ici une confidence : j’ai appris à lire dans Le Voyage de Macoco. J’aimais tant l’histoire de ce Kirikou d’autrefois que ma mère m’avait confectionné un coussin à son effigie. J’ai adoré ce livre qui a accompagné mon enfance et celle des enfants de ma génération. Compte tenu des images « effarantes » et « bien dégueulasses » qu’il véhiculait, si j’en crois M. Sopo (Macoco, qui avait les cheveux crépus et les lèvres charnues, vivait dans une case…), je devrais sans doute m’en repentir jusqu’à la fin de mes jours.

    Toujours prompt à intervenir sur les sujets mettant la nation en péril, le ministère de l’Éducation a annoncé qu’il saisissait le rectorat de Créteil pour faire cesser ce scandale raciste. Retirée, donc, la comptine qui se chantait depuis dix ans au moins…

    Alors, répétons-le tous en chœur : il n’y a ni jaunes, ni noirs, ni verts, ni rouges, nous sommes tous blonds et blancs !

    http://www.bvoltaire.fr/hysterie-antiraciste-bientot-on-sera-contraint-de-dire-chinois-blonds/

  • Les milliards des « dépenses fiscales » : paradoxe français

    Lors de l’examen des recettes du budget de l’État pour 2018, nos concitoyens ont pu apprendre que la puissance publique dispense des aides de toutes sortes sous formes d’exonérations variées, de franchises, de cotisations, de crédits d’impôts, et, bien entendu, des aides directes telles allocations, avances remboursables, taux garantis, primes, ce que l’on nomme des « subventions ». Il y aurait environ 450 niches de ce genre. C’est un des fourrés dans la forêt fiscale. L’ensemble de ces dépenses fiscales coûte 100 milliards d’euros à l’État devenant ainsi un « ingrédient vital du système économique français ».

    Lire la suite sur Lectures Françaises

  • Loi Travail : une plaisanterie macronesque

    Marine Le Pen, comme Mélenchon et Martine Aubry, trouvent scandaleuse la nouvelle loi par ordonnances du gouvernement de simplification du Code du Travail pour essayer  –un petit peu – d’inverser la courbe du chômage. On parle de « casse » ou de « régression » sociale, de « salariés jetables » (Marine Le Pen) selon un raisonnement paléo–marxiste infantile qu’on ne trouve que dans cette « France qui tombe » selon le titre d’un livre de Nicolas Baverez.  

    En réalité cette loi Travail est timide et insuffisante pour résorber le chômage endémique français – malgré une ”com” prétentieuse et vantarde. Elle ne résoudra que peu de choses.

    Vive la réformette !

     Le projet des Républicains et de Fillon, avant leur déculottée à la présidentielle, était nettement plus ambitieux que les ordonnances macroniennes. Il prévoyait la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et la suppression des seuils sociaux, qui dissuadent les TPE et les PME d’embaucher. Or, la Loi Travail du gouvernement est d’une très grande frilosité dans ce domaine, reprenant les premières propositions de la loi El Khomri  – quand Hollande était encore président et Macron son ministre – retirées dans la panique après quelques manifs violentes. 

    Les ordonnances Pénicaud, en faisant la part trop belle aux accords de branche (on a cédé, une fois de plus, devant les syndicats) et en vidant de leur substance les accords d’entreprises, contrairement aux promesses d’Emmanuel Macron, n’auront pratiquement pas d’effets sur l’emploi. L’économiste Pierre Cahuc, professeur à Polytechnique, estime que la Loi travail « verrouille le dialogue social au niveau de la branche » et ne l’ouvre pas dans l’entreprise (in revue Challenges), rigidité qui dissuadera encore et encore les chefs d’entreprises (ETI, PME et TPE notamment) d’embaucher.

    Certes, cette loi Travail supprime un certain nombre de contraintes pour les entreprises mais, à cause des pressions syndicales, elle renforce le rôle des branches au détriment des PME, ce qui conforte le corporatisme. Cette loi détruit souvent de la main gauche les avantages qu’elle concède de la main droite. Elle n’entre pas dans le cadre d’une réforme, franche et massive, comme le pays en aurait besoin d’urgence, mais d’un simulacre de réforme, une réformette. Spécialité des gouvernements français depuis plus de 30 ans.

    D’ailleurs, comme ses prédécesseurs, forts en gueule mais mous du genou, Macron, ce Jupiter de bande dessinée, a cédé à la première menace de blocage des routiers, les exonérant des faibles dispositions de la loi et confortant leurs privilèges. 

    Pas un remède, un placebo

    La direction de l’entreprise n’a pas la possibilité de consulter en direct les salariés, même  avec majorité des deux tiers. Ce ne sera possible que dans les entreprises jusqu’à 20 salariés … à condition qu’il n’y ait pas de délégué du personnel. Entre 20 et 50 salariés, la direction devra négocier avec un salarié mandaté. Et contrairement au programme de Macron qui prévoyait le référendum dans toutes les entreprises, dans les grandes, il est totalement exclu. Encore une promesse en l’air. Le monopole –antidémocratique – des corporations syndicales minoritaires est maintenu. La loi Travail ne touche donc pas aux rigidités qui ligotent les entreprises et sont une des causes du chômage de masse comme des délocalisations et de la frilosité des investisseurs étrangers en France.     

    Comme le fait remarquer  Agnès Verdier – Molinié, directrice de la Fondation Ifrap : « En matière de seuils sociaux, on peut regretter que les ordonnances renforcent encore le caractère repoussoir du seuil de 50 salariés. Ce dernier est déjà une cause de l’absence de développement des PME. Or, en lieu et place de la réforme des seuils sociaux, le gouvernement engage la fusion des instances représentatives (trois) dans un comité social et économique (CSE) » Bien que positive et de bon sens, cette mesure est pourtant insignifiante. Toujours des accouchements de souris. Des médicaments bidons.

    Seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront, en l’absence de délégué syndical, négocier des accords avec un élu du personnel qui ne soit pas mandaté des syndicats. Seules celles de moins de 20 salariés pourront facilement recourir au référendum. Ainsi les seuils de 20 et 50 salariés, qui découragent les embauches même quand la situation économique s’améliore, sont maintenus. Les syndicats, corporations non–démocratiques qui veulent maintenir leur monopole et leur fromage, ont fait reculer le gouvernement qui avait pourtant promis la levée des seuils.  

    L’embauche toujours découragée

    Rien n’est prévu dans cette loi Travail pour modifier les règles drastiques et paralysantes limitant l’embauche en CDD : dans le privé le CDD ne peut être utilisé pour un emploi lié à l’activité normale de l’entreprise, il ne peut être renouvelé que 2 fois, pour une durée maximale de 2 ans et sous certaines conditions contraignantes. Ce, selon une vision infantile du fonctionnement des entreprises, afin de pousser les méchants patrons à embaucher en CDI. Résultat : ils préfèrent ne pas embaucher du tout puisque les contraintes du CDI sont trop fortes.

    En France, pays de la « préférence pour le chômage » (Denis Olivennes), être au chômage est implicitement une meilleure solution que travailler en CDD.  Les Italiens ont eu le courage et l’intelligence de modifier leur Code du travail – qui ressemblait au nôtre –pour permettre aux entreprises d’embaucher en CDD sans avoir  à  motiver cette décision auprès de l’administration.

    Parasitisme et assistanat préservés

    La nouvelle loi ne touche pas à la catastrophique et injuste ”garantie jeune ” : ce dispositif, entré en vigueur le 1erjanvier dernier, que Macron n’a pas osé abolir, permet à des jeunes qui n’ont jamais travaillé, jamais cotisé, d’encaisser 545 euros par mois, soit 75% de ce que touchent comme retraite de petits agriculteurs qui ont travaillé toute leur vie depuis l’âge de 13 ans. En France, 2 millions ( !) de ”décrocheurs” de 18 à 25 ans qui n’étudient pas, ne travaillent pas et ne sont pas en formation bénéficient, sans rien faire, de ce chèque payé par un État surendetté. C’est pour eux que cette assistance est destinée. Inutile de préciser qu’une majorité conséquente est d’origine immigrée…C’est un boulet pour la nation, au coût exorbitant, qui nous mènera au désastre.

    On n’a pas non plus osé abolir la durée du travail à 35 h., contrainte catastrophique et unique au monde. Ni touché au smic, le salaire minimum trop élevé, qui exclut de l’emploi les jeunes non qualifiés. Ni supprimé cette disposition idéologique d’une stupidité sans non qui interdit l’emploi partiel en dessous d’un certain seuil horaire, facteur, là encore de non–embauche et de chômage.

    Les déclarations musclées et lucides de Macron contre le parasitisme et l’assistanat  social qui minent la France étaient des paroles en l’air. Comme ses prédécesseurs – et comme c’eût été probablement le cas si Fillon avait été élu – il est incapable de passer des paroles aux actes.    

    Et la Suisse dans tout ça ?

    Le secrétariat suisse à l’Économie note, sur sa fiche ”France” : « la rigidité du marché du travail est relevée par la plupart des investisseurs comme le principal obstacle des investissements étrangers en France. »

    En Suisse, la loi sur le travail comporte 74 articles regroupés sur 32 pages, complétés par des ordonnances sur la sécurité et les normes, représentant 130 pages. À comparer à l’ubuesque usine à gaz du code du Travail français avec ses 3.448 pages. La Suisse a le code du Travail le plus simple, le plus clair et le plus mince de tous les pays développés, le taux de chômage le plus bas, le niveau de vie le plus élevé, le nombre de pauvres le plus faible. La France à le Code du travail le plus massif de tous les pays développés, le taux de chômage parmi les trois plus forts – chômage de masse –, un niveau de vie général en baisse depuis dix ans, plus de 20% inférieur à celui de la Suisse, et le nombre de pauvres (9 millions) et de sans abris le plus élevé. Cherchez l’erreur.

    Le fait que Jean–Claude Mailly, le dirigeant de FO, trouve de grandes vertus à la loi présentée  par Muriel Pénicaud – avec qui il a longuement négocié – est le signe de la vacuité de cette loi Travail qui ne marque nullement une révolution libérale, anti – technocratique et anti–fiscaliste, seule susceptible de relancer l’emploi marchand, mais une imposture de plus.  Les économistes et dirigeants suisses ont certainement dû remarquer que la France qui représente 1% à peine de la population mondiale, versait  15% des toutes les prestations sociales de tous les pays du monde. Qui les paye ? Les classes moyennes et le secteur économique privé. 

    Chômage de masse et pénurie de main d’œuvre employable

    Le paradoxe français, c’est que (droite et gauche confondues puisque tout le monde est imprégné de vulgate marxiste) la redistribution sociale est préférée au travail ; mais, cercle vicieux, cette redistribution ne s’appuyant pas sur le travail, du fait du chômage de masse, elle se nourrit de l’emprunt et de la dette, chaque année plus abyssaux.

    La cause principale du chômage de masse en France – cas unique dans l’OCDE – est due, non pas seulement au Code du travail ubuesque et répressif qui dissuade d’embaucher, mais aussi aux charges sociales et fiscales massives (les plus fortes du monde) sur les entreprises, à la rémunération longue, généreuse et sans surveillance des chômeurs qui les dissuade de chercher sérieusement un emploi. Le chômage est dû aussi à la dégradation de l’enseignement primaire et secondaire terminé par un baccalauréat pour tous dévalorisé ; ce qui, conjugué à l’insuffisance de la formation professionnelle et à l’échec massif des étudiants en faculté, produit des bataillons de jeunes non–qualifiés, inemployables par les entreprises. Ils sont condamnés au non–emploi ou aux ”emplois aidés” artificiels et peu durables.  Et les entreprises françaises sont confrontées à une pénurie dramatique de jeunes qualifiés et compétents et ce, dans tous les métiers. Fait aggravé par l’expatriation d’une forte proportion de jeunes élites.  Remplacés par des ”migrants” inutilisables sur un marché du travail sophistiqué.

    L’imposture macronienne

    Macron, homme d’image, superficiel, sans socle, n’a rien de nouveau et ressemble à ses prédécesseurs : céder à l’idéologie de gauche redistributive et pseudo – sociale, à la moindre averse. Parce que, après la publication des ordonnances de la timide Loi Travail et des propos sur les assistés et autres « fainéants », il a été traité par les saintes Voix de Gauche d’ « homme de droite », parce qu’après le non moins timide budget 2018 qui réduit l’ISF, baisse (à peine) charges et impôts – sauf pour les classes moyennes aisées –  Sa Majesté Le Monde l’a qualifié de« président des riches ». M. Macron et ses troupes de LREM, effrayés, ont fait machine arrière toute : on rétablit l’ISF sur les abominables ”produits de luxe ostentatoires”, gros voiliers, belles voitures, etc. et surtout, bêtise et scandale, on envisage de réduire ou de supprimer les allocations familiales pour les classes moyennes aisées, au nom d’une conception dévoyée de la justice sociale. L’universalité et l’égalité des allocations familiales quel que soit le revenu étaient une spécificité française qui nous épargnait le plongeon démographique de nos voisins. Pour obéir à la gauche, Macron – qui n’a pas d’enfants et n’en aura jamais – et sa majorité s’apprêtent à parachever l’œuvre commencée sous Hollande de destruction de la politique familiale française. Ces classes moyennes ”riches” sont la colonne vertébrale du pays. Leur supprimer les prestations familiales, c’est les décourager, les inciter à ne plus faire d’enfants et à partir. Catastrophique pour la natalité autochtone. En revanche, cela permettra d’augmenter les allocations pour des catégories – d’origine immigrée– déjà en surnatalité et abreuvées d’aides en tout genre. 

    La réforme de l’assurance chômage et de la formation professionnelle prévues par Macron vont dans le même sens : faire plaisir à la gauche.  Ce seront des coquilles vides. De ces calculs politiciens, il ne sort rien, que du caramel mou contre le chômage de masse, l’assistanat inefficace, le collectivisme appauvrissant et l’endettement croissant. 

    https://www.gfaye.com/loi-travail-une-plaisanterie-macronesque/

  • Le pape François et l’immigration

    Dans cette tribune du Journal de Montréal [28.12] Mathieu Bock-Côté dit des propos du pape - mieux sans-doute et autrement - la même chose que nous. [Voir article précédent]. La charge du pape François en faveur de l'immigration, au soir de Noël, ne vise en fait que l'Europe. Peut-être surtout, comme on le dit, la catholique Pologne. Mais aussi la France, sans aucun doute. Gardons présent à l'esprit qu'en matière politique, en tout ce qui touche au Bien Commun de notre patrie, nous sommes - ou devrions être - seuls souverains.   LFAR  

    Depuis quelques années, le pape François a multiplié les déclarations invitant l’Occident à s’ouvrir aux vagues migratoires.

    Entre les vrais réfugiés et les migrants économiques, il ne distingue pas vraiment : il ne veut voir qu’une misère humaine réclamant qu’on lui porte secours. Même s’il fait quelques nuances, il invite globalement les Européens à accueillir avec le sourire ceux qui entrent chez eux sans même frapper à la porte.

    Occident

    Il lui importe peu que les Européens se sentent submergés : ils doivent faire un effort supplémentaire de charité pour ne pas renier leur humanité. 

    C’est dans cet esprit qu’il a récemment comparé les migrants à Jésus et ses parents. On comprend le message : qui ferme la porte aux migrants la ferme au Christ. 

    On comprend que, pour le pape, un bon chrétien ne saurait jamais s’opposer à l’immigration massive qui transforme l’Europe démographiquement.

    Lorsqu’il est question du pape, les médias occidentaux pratiquent l’écoute sélective. Lorsqu’il parle de religion, ils s’en fichent. Mais lorsqu’il plaide pour la dissolution des frontières, ils lui donnent le titre de grand sage et nous invitent à suivre ses conseils.

    C’est qu’il radicalise le préjugé sans-frontiériste dominant chez nos élites économiques et médiatiques.

    En gros, l’Occident serait devenu riche en pillant la planète et il serait normal qu’aujourd’hui, il se fasse pardonner en accueillant sans rechigner les déshérités du monde entier. Cette vision de l’histoire est fausse et déformée, mais elle monopolise la conscience collective.

    Du haut de son magistère, le pape fait la morale sans trop s’intéresser aux conséquences pratiques de cette révolution migratoire. Il y a là une terrible irresponsabilité.

    Dans un livre essentiel paru début 2017, Église et immigration : le grand malaise, le journaliste français Laurent Dandrieu, lui-même catholique, décryptait la pensée du pape et, plus globalement, de l’Église, autour de cette question. Il observait une inquiétante indifférence de l’Église devant le droit des peuples à conserver leur identité.

    Au-delà des déclarations du pape François, on doit constater que l’immigration massive est probablement le grand enjeu de notre époque. Ce sont des masses humaines qui se mettent en mouvement.

    Le phénomène ne date pas d’hier : depuis le début des années 1980, on s’en inquiète, mais personne n’ose le maîtriser, et pour cela, il prend de l’ampleur.

    Responsabilité

    Et on aura beau sermonner les peuples occidentaux en leur expliquant que la diversité est une richesse, ils se sentent néanmoins bousculés, dépossédés. S’ils veulent bien accueillir un certain nombre de malheureux, ils ne peuvent accueillir pour autant toute la misère du monde.

    Les vagues migratoires des dernières années ont quelque chose de traumatisant. On entre illégalement et massivement en Europe. Les pays sont incapables de faire respecter leurs frontières. Leurs équilibres sociaux et culturels sont compromis. Les tensions identitaires augmentent.

    L’immigration est une question explosive. Et les irresponsables qui accusent de xénophobie ceux qui voudraient mieux la contrôler et faire respecter les frontières enveniment la situation.  

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • ÉCONOMIE : LES FINANCIERS ET LES MÉDIAS CACHENT LES VÉRITÉS ÉCONOMIQUES AUX FRANÇAIS

    1737457534.3.jpgMarc Rousset

    Mathilde Lemoine, chef économiste du groupe Edmond de Rothschild, nous avoue, dans Le Figarodu samedi 23 décembre, « qu’il y a un décalage entre la sphère financière et la réalité économique ». Elle reconnaît que le niveau de la dette privée des ménages et des entreprises, deux fois plus important que celui du PIB, peut devenir insoutenable si les taux remontent brusquement.

    La BCE (Banque centrale européenne) se contredit. Elle pratique une politique de taux bas et non conventionnelle d’achat de dettes d’entreprises françaises (29 % du total de ses achats, contre 25 % pour les entreprise allemandes) afin de faciliter leur accès aux marchés financiers, mais elle dérègle les prix du marché des actifs financiers comme dans une économie administrée. Elle émet en même temps des signaux contradictoires en imposant aux grandes banques, par le biais du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), de limiter leurs crédits et leur exposition à la dette de certains grands groupes.

    La BCE cherche, aujourd’hui, à tempérer l’appétit des entreprises pour la dette et celui des banques pour le crédit. La BCE cherche donc d’un côté à relancer l’économie par la politique de l’assouplissement quantitatif, mais donne des directives en sens contraire au HCSF.

    Alors que la dette publique française a atteint le niveau astronomique de 2.230 milliards d’euros au troisième trimestre 2017, qui serait insoutenable si les taux d’intérêt remontaient, les médias nous rassurent en nous rappelant que le coupon actuel n’est que de 0,7 % en 2017 et ne sera que 1,85 % en 2018 pour les obligations à dix ans. Quid si c’est, demain, 6 % et 15 % après-demain ? On nous rassure faussement en nous disant que les fonds propres des entreprises financières et non financières ont augmenté respectivement de 5,6 % en et 5,3 % en 2017, ce qui ne change rien au problème fondamental de l’insuffisance des capitaux propres.

    Les médias économiques évoquent aussi un argument impressionnant pour le néophyte en nous rappelant que, selon l’INSEE, le patrimoine économique national détenu par les ménages, les entreprises et les institutions publiques atteignait 14.023 milliards d’euros en 2016, soit 7,7 fois le produit intérieur net tricolore, et 6,5 fois le niveau d’endettement.
     
    Aux États-Unis, même scénario. Le Dow Jones flirte avec 2.500 points et le NASDAQ est proche des 7.000 points. Wall Street s’est adjugé 35 % de hausse en quatorze mois sans raison valable, si ce n’est l’augmentation de la masse monétaire, mais on nous rassure avec la réforme fiscale de Trump qui va propulser les bénéfices par action d’environ 10 %, oubliant qu’elle va augmenter la dette publique des États-Unis. La réalité, c’est que les valeurs américaines se payent en moyenne environ dix-huit fois les bénéfices attendus pour 2018 – du jamais-vu depuis la bulle des années 2000.

    De plus, aucun journaliste des médias traditionnels n’ose écrire que les totaux des bilans des quatre grandes banques américaines représentent 44,5 % du PIB des États-Unis et que les totaux des bilans des quatre banques françaises représentent trois fois le PIB de la France. Aucun journaliste français ne nous écrit que l’endettement des banques françaises est encore plus démentiel que celui des États-Unis. Les quatre grandes banques françaises ont des capitaux propres insuffisants, un effet de levier moyen de 25,53, c’est-à-dire 25,53 euros de dettes pour un euro de capital engagé (de 21,92 pour le Crédit agricole à 31,41 pour la Société générale).

    L’effet de levier de Lehman Brothers au moment de sa chute, le 15 septembre 2008, était de 31. Celui des banques américaines, aujourd’hui, n’est que de 11,63, une des rares nouvelles rassurantes en provenance des États-Unis. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois.

    La vérité, c’est que la sphère financière et les médias ne nous parlent que de surchauffe et d’hirondelles qui font le printemps, alors que les clignotants sont au rouge avec une croissance économique artificielle, instable et fragile.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • « Trop de viols par les immigrés » : les femmes suédoises se révoltent

    A Malmö, les femmes suédoises ont manifesté pour protester, avant Noël, contre la vague de viols qui déferle sur leur ville. Elles ont été une centaine à descendre dans la rue pour contester le chef de la police locale et la façon dont est gérée la sécurité.

    Le dernier atroce épisode concernait une jeune fille de 17 ans violée et torturée par un gang d’immigrés.  « Il s’agit d’un crime horrible, particulièrement grave et avec une violence extrêmement brutale », a déclaré Andy Roberts, chef de la police de secteur à North Malmo au Helsinborg Dagblad. C’est le troisième cas en trois semaines, en plein centre de la ville suédoise et c’est la troisième fois en une semaine que les auteurs sont identifiés au sein de bandes d’immigrés qui arrêtent et violentent les femmes.

    La seule réponse de la police fût un laconique communiqué du responsable local :

    « Ne vous aventurez pas seules dans la ville, après le coucher du soleil. »

    Une déclaration qui a mis en colère les Suédoises. Mais non pas à cause de l’immigration invasive comme l’on pourrait le croire. Non ! à l’avant-garde dans la lutte pour l’égalité des droits cette déclaration sonne pour elles comme l’échec de toutes les politiques égalitaristes. D’où cette protestation publique de la part des féministes de Suède. Jamais le couvre-feu pour les femmes n’avait été envisagé quand la Suède était montrée comme le modèle d’intégration et de cohabitation entre toutes les cultures et les ethnies… modèle qui tombe en ruine et laisse apparaître son vrai visage conflictuel.

    Pour faire front, le porte-parole de la police locale, Anders Nilsson, a admis que son communiqué était maladroit et confus tout en précisant :

    « C’est une question de bon sens. Nous n’avertissons pas les gens de ne pas être dehors, mais de réfléchir à deux fois et peut-être de ne pas marcher seuls tard dans la nuit et d’aller plutôt avec les autres ou de prendre un taxi. »

    Car garantir la sécurité des personnes à Malmö est devenu une urgence absolue.

    A quelques mois de distance, les paroles de Donald Trump qui comparait la Suède à une poudrière sur le point d’exploser à cause de l’importante présence d’immigrés islamistes prennent une dimension prophétique. Pourtant, à l’époque, elles furent la cible de l’ironie et des contestations de la part du gouvernement suédois. Aujourd’hui, à la lumière de l’attentat de Stockholm et des nombreux viols de la région de Malmö,ces déclarations vont relues avec un autre regard et beaucoup plus de sagesse…

    Francesca de Villasmundo

    http://www.medias-presse.info/trop-de-viols-par-les-immigres-les-femmes-suedoises-se-revoltent/85428/