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21/11/2017

Harcèlement sexuel : Huffington Post, UNEF, Hollywood, les « féministes » complices des porcs

Antiracistes, féministes et gauchistes, qui viennent d’ailleurs du même arbre vénéneux, rivalisent dans la distribution de moraline. En toute hypocrisie bien sûr, tant il est vrai qu’ils se contrefichent qui des minorités, qui des femmes et qui du peuple, leur obsession étant totalement centré sur leur bouc-émissaire : la France catholique. Les faits ne sont dénoncés que lorsqu’ils servent leur cause. Triple exemple tiré des derniers jours :

  • L’UNEF n’est pas seulement un syndicat étudiant qui fournit le PS en cadres, il semble aussi connaître des problèmes de harcèlement sexuels. Là encore la parole se libère. Il semblerait que les jeunes progressistes avaient inventé le terme de « castorer » (une allusion à Simone de Beauvoir, comparse du harceleur Sartre ?) quand ils avaient connus bibliquement une donzelle. On apprend par le témoignage d’une certaine Annaïg (Annette en breton) que cela cachait des faits extrêmement graves, comme des filles qui « ont dû avorter »et les « pressions voire les menaces qu’elles recevaient pour se taire »« Suis-je la seule à avoir été provoquée par un haut responsable de l’organisation qui savait que je vomissais ses pratiques ? (Pour moi, ce fut cette fois où il caressa publiquement l’entrejambe d’une camarade sans lui demander son avis en me disant, l’œil lubrique : “Ça te choque hein ?”). » Elle évoque aussi comment certains cadres utilisaient les rencontres nationales, et la montée de « camarades » provinciales, pour choisir qui ils hébergeaient et pouvoir en profiter sexuellement. Un autre témoignage publié sur Facebook le 16 novembre par Raphaëlle Rémy-Leleu décrit par le détail la façon dont les couples sont surveillés, épiés, mais aussi les pressions qu’elle a subies en raison de sa vie sexuelle. Elle l’assure : « Aucune [militante] n’a échappé à la violence sexiste de l’organisation. ». Or qui était la secrétaire générale de l’UNEF à l’époque ? La fameuse Caroline de Haas, la même qui disait que ce qui était choquant dans l’appel au viol contre des militantes nationalistes, ce n’était le viol mais le fait que cela fasse le jeu du FN… Parfaitement au courant des faits, elle n’a rien dit. Ils ne servaient pas la cause…
  • Le Huffington Post est un journal interpellé quelque part sur la question des prédateurs sexuels. N’est-il pas dirigé en France par Anne Schwartz « Sinclair », ex-Levaï, ex-Strauss-Kahn ? Ce cyberjournal d’extrême gauche, propre à vomir en permanence sur l’homme blanc chrétien (au point de nier toute connotation ethnique aux crimes de Weinstein) se voit démasqué dans sa propre hypocrisie. Mélanie Ehrenkranz a ainsi dénoncé la fondatrice Arianna Huffington, à l’état civil Ariádni-Ánna Stasinopoúlou, comme complice de prédateur sexuels, notamment du rédacteur franco-indo-américain Jimmy Soni, auteur de «comportements inappropriés » qui, en 2014, a été soudainement réaffecté pour aider à lancer HuffPost India et envoyé à New Delhi après que des rumeurs avaient circulé sur son attitude envers plusieurs femmes employées. La connaissance de Arianna Huffington de l’enquête sur Soni, ainsi que l’absence de reconnaissance des problèmes internes ou externes, ont mis en doute son engagement à défendre les droits des femmes. Une employée de Huffington Post qui était rédactrice à l’époque a dit que Huffington était «très protectrice envers ceux qui étaient dans son petit clan», ajoutant que «je ne doute pas une fraction de seconde qu’elle les protégerait que ce soit pour des harcèlements sexuels ou des fautes professionnelles. »
  • Hollywood L’affaire Weinstein a permis de démasquer trois gauchistes de la plus belle eau, qui « savaient », mais qui ont fermé leur clapet, car cela nuisait à la cause, par ailleurs trois animateurs de la haine anti-Trump connus pour leurs éternelles leçons de de morale : Jane Seymour Fonda « militante féministe », Mary Louise Streep, ferme soutien d’Hillary Diane Clinton (elle aussi grande « féministe » protectrice de harceleurs sexuels, quand ce n’est pas de pédophiles…) et, cerise sur le McDo’, Quentin Jerome Tarantino, donneur de leçons entre mille… Mais il y a maintenant un nouveau nom sur la liste des « balance ton porc mais touche pas à mon cochon » : Allison Mack, numéro deux de la secte NXIVM fondée par Keith Raniere, mais présidée par Nancy Salzman et financée par Sara et Clare Bronfman, sœurs du producteur de film Edgar Miles Bronfman Jr et surtout filles du patron du Congrès Juif Mondial Edgar Miles Bronfman Sr. Cette secte pratique l’esclavage sexuel, avec notamment marquage au fer rouge des adeptes féminins.

Quand les féministes parlent de « droits des femmes », elles ne sont pas plus crédibles que Bernard Madoff parlant d’honnêteté financière ou le bon docteur Eufemiano Fientes de lutte antidopage…

Hristo XIEP

http://www.medias-presse.info/harcelement-sexuel-huffingt...

Philippe Christèle : «Aucun parti ou leader politique ne tient un discours de long terme»

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Philippe Christèle est entrepreneur, consultant international et contributeur bien connu des amis de Polémia. Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond à trois questions.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Philippe Christèle : Globalement, les gens de droite sont ceux qui considèrent avoir plus de devoirs que de droits. Et qui, de fait, agissent dans la cité comme dans la sphère privée avec la conviction qu’ils sont les maillons d’une chaîne, en fidélité à ceux qui les ont précédés comme à la responsabilité pour ceux qui leur succéderont.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir?

Les causes sont connues. Les pays européens, traumatisés et ensanglantés après la grande guerre civile de 1914-1945, puis divisés par les idéologies, croient chercher la paix et le bonheur dans le renoncement à la puissance, sans se rendre compte que ce renoncement équivaut en fait à une disparition sur le temps long. Il faudra sortir du piège anesthésiant de la société de consommation au prix de coûteux renoncements, sortir du piège de l’aliénation intellectuelle au prix de coûteuses remises en causes. Et retrouver le chemin de la Vie, tout simplement. Aujourd’hui, aucun parti ou leader politique ne tient ce discours de long terme.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

Je dirai que le mérite des situations d’urgence, c’est qu’elles appellent des réponses simples. J’appellerai tout homme de droite à accepter de se retrouver sur une plate-forme commune de base avec tous ceux qui partageront trois idées :

– Penser long terme, c’est-à-dire l’avenir de notre civilisation européenne. Ce qui inclut nécessairement des enjeux de démographie, de modèle de civilisation, de culture. C’est donc replacer les questions économiques à leur juste place, au service du politique. Ce sera aussi une série de choix extrêmement courageux dans tous ces pays d’Europe dans lesquels la pyramide des âges nous pousse à des choix de court terme, de finance et de confort.

– Penser puissance, c’est-à-dire revendiquer et assumer une France et une Europe qui ne subissent pas, qui se donnent les moyens autonomes de faire les choix de destins qui sont les siens, y compris donc via une saine émulation, voire une virile compétition, avec les autres puissances de la planète, toutes aussi légitimes que nous à vouloir imposer leurs vues au monde. Cela veut dire aussi penser simultanément France & Europe. A l’heure du combat des civilisations, la France sans l’Europe est une sottise incapacitante. Quant à l’Europe sans la France, elle perdrait son âme et ne serait pas l’Europe.

– Penser libre, c’est-à-dire penser en dehors des sentiers balisés par les lois, les morales, les jugements de valeur hérités de l’ancien monde. Il est inutile de chercher la diabolisation ou de choquer pour choquer. Mais croire qu’on sortira de la diabolisation en diabolisant son voisin est stupide, plutôt veule et en tout cas totalement inopérant. Il faut se libérer et penser en dehors. Ne nous trompons pas ; il n’y aura pas de droite sans le courage de la dissidence. Les premiers souffriront plus que les derniers ; mais tout le monde ne peut pas être un héros, n’est-ce pas ?

J’appellerai donc à ce regroupement des hommes de droite de bonne volonté, quels que soient les passés des uns et des autres, les agacements qu’évoquent en nous les lâchetés d’hier, ou les crispations que déclenchent les opinions diverses sur des sujets mineurs.

https://www.polemia.com/philippe-christele-aucun-parti-ou...

Municipales : la bataille de Paris a commencé - Journal du Mardi 21 Novembre 2017

L’ITALIE, PREMIER PAYS À RISQUE FINANCIER ET BANCAIRE DE LA ZONE EURO

Marc Rousset

Les ratios financiers d’un trop grand nombre de banques moyennes italiennes sont préoccupants. Le gouvernement italien doit 432 milliards de fonds « Target 2 » à la BCE. La dette publique représente 132 % du PIB italien. La Lombardie et la Vénétie demandent une plus grande autonomie financière et l’instabilité politique approche en Italie avec le succès du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo.

La plus ancienne banque du monde, la banque Monte dei Paschi di Siena, n’est toujours pas sortie d’affaire et vit peut-être ses derniers jours alors que le gouvernement italien a déjà injecté 3,85 milliards d’euros pour la maintenir en vie et a engagé 1,5 milliard supplémentaire pour protéger l’un des porteurs de dette junior de la banque. Et tout cela dans le contexte d’un plan de sauvetage de la banque avec le licenciement de 5.500 personnes, la fermeture de 600 agences d’ici 2021, le transfert d’actifs non stratégiques et de prêts non performants hors de la banque toscane pour la modique somme de 28,6 milliards d’euros.

L’Association des banques italiennes confirme que les banques recapitalisées à hauteur de 60 milliards d’euros ces dernières années peinent à renforcer leurs fonds propres. Toutes les raisons ci-dessus mentionnées et le sauvetage des deux plus grandes banques de Vénétie, Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, font craindre la disparition, au minimum, d’une dizaine d’établissements dans la tourmente italienne, l’État italien accordant parfois des prêts garantis mais ne voulant surtout pas entrer au capital beaucoup trop risqué des banques.

Il n’y a pas que les entreprises et les investisseurs qui perdent confiance dans le système bancaire italien. C’est également le cas des particuliers. Seulement 16 % des Italiens font confiance à leur banque, selon un sondage réalisé par le groupe SWG de Trieste.

Fin octobre 2017, le gouvernement italien, suite à la très généreuse politique de rachat de titres par la BCE, a été encore capable d’émettre 2,5 milliards d’obligations sur dix ans au taux miraculeux de 1,86 %, mais quel taux l’Italie devra-t-elle bientôt accepter à partir de 2018, en raison de l’atteinte des quotas maxima italiens dans les livres de la BCE et du changement de politique de l’institution francfortoise ?
 
Quant à l’Union bancaire de l’Union européenne, on en parle beaucoup, mais elle n’est pas du tout achevée et n’a pas les moyens financiers suffisants pour assurer un véritable filet de sécurité en cas de crise grave dans un pays important. Le PIB de l’Italie (1.850 milliards d’euros) n’est pas très éloigné de celui de la France et représente neuf fois celui de la Grèce (194 milliards d’euros).

Sur le plan politique, la situation risque de devenir rapidement très instable. Le Partito Democratico de Matteo Renzi, avec seulement 24 % des voix, est en train de s’écrouler face à la montée des partis populistes, nationalistes, souverainistes, antilibéraux de gauche. Le Mouvement 5 étoiles, de Beppe Grillo, dépasse le PD de 5 % des voix avec un score probable de 29 % et exige un référendum sur l’appartenance à l’euro si l’Allemagne refuse la mutualisation des dettes. Forza Italia, de Silvio Berlusconi, et la Ligue du Nord de Matteo Salvini, soit ensemble 15 % des votes, estiment que l’euro est surévalué pour l’économie italienne et demandent l’instauration de l’euro monnaie commune qui permettrait la dévaluation de la monnaie nationale, en lieu et place de l’euro monnaie unique. Ces trois blocs politiques au Parlement italien seront incapables de constituer une majorité stable, encore moins que la coalition Jamaïque de madame Merkel, qui a du plomb dans l’aile.

Il apparaît que le système financier et la zone euro godillent dans le monde avec de très fragiles esquifs entre de trop nombreux récifs. Il serait surprenant qu’une voie d’eau n’apparaisse pas un jour quelque part pour l’un d’entre eux. Malheureusement, toutes ces fragiles embarcations sont interconnectées. En 1929, la faillite du Kreditanstalt à Vienne donna le signal d’un écroulement bancaire en chaîne dans le monde. En 2018 ou dans un très proche avenir, suite aux premiers effets du ralentissement de l’assouplissement quantitatif de la BCE, le signal de déclenchement d’un krach bancaire et financier mondial pourrait bien être donné par une banque italienne.

La France divisée contre elle même Adrien Abauzit - Meta TV

Islam radical: il faut reconquérir les territoires perdus de la République

Christian de Moliner a plaidé ici-même pour l’instauration d’un régime d’apartheid religieux en France. Selon lui, la partition du territoire français serait un remède à la situation actuelle, dans la mesure où la conversion des musulmans radicaux à la démocratie serait devenue totalement impossible. Pour éviter la guerre civile, il faudrait acheter la paix.

Pour l’auteur, le maintien d’une République indivisible est devenu utopique : pour éviter le pire, il faudrait donc la démanteler. Il vaudrait mieux créer deux territoires séparés – l’un français et l’autre français musulman – plutôt que de tenter en vain de conserver l’unité du pays. On saluerait l’audace de la proposition si elle n’était pas aussi déconcertante. Instaurer l’apartheid, ce serait concéder la victoire aux multiculturalistes.

Identitaires-multiculturalistes: la convergence des deux extrêmes

Il est toujours fascinant d’observer comment deux courants opposés peuvent arriver à converger. C’est actuellement le cas d’une petite partie des identitaires français et des multiculturalistes. Évidemment, les premiers pourfendent le mondialisme tandis que les seconds sont en guerre contre l’État-nation. De même, les premiers affichent des idéaux conservateurs tandis que les seconds affichent des idéaux dits progressistes. Dans cette optique, il n’y aurait pas lieu de croire qu’ils pourraient s’entendre.

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Création d'une section du Bastion social à Strasbourg

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"ATTEINTE SEXUELLE" SUR MINEURE DE 11 ANS : LES CONSÉQUENCES DU POSITIVISME JURIDIQUE

Bordeaux : Des Ave Maria contre l’imam fondamentaliste – par Guy Rouvrais

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8992-20171122.jpgLe quotidien Sud Ouest nous a appris que, jeudi soir, « plusieurs jeunes catholiques fondamentalistes » ont « perturbé » une soirée dans une église de Bordeaux. Nous ignorons ce que peuvent être des catholiques « fondamentalistes », ce n’est ni une nouvelle congrégation, ni une obédience jusqu’ici inconnue, pas plus qu’une école théologique. Toutefois le contexte nous éclaire, puisqu’il nous est dit que ces jeunes égrenaient des Ave Maria, qui est, en effet, une pratique de piété fondamentale chez les catholiques. Si fondamentalisme il y a, ce ne peut donc être que ça. Comment peut-on considérer désormais que dire le chapelet dans une église catholique serait perturbateur ? Ces jeunes voulaient seulement empêcher pacifiquement un imam de s’y exprimer. Et pas n’importe quel imam. « Scène surréaliste », commente Sud Ouest.

Dans l’église de La Trinité, 250 personnes étaient réunies à l’invitation du Service diocésain des relations avec les musulmans en Gironde (SDRM33), pour une conférence-débat sur l’altérité et la rencontre de l’autre, organisée dans le cadre de la semaine nationale islamo-chrétienne ainsi que de la Quinzaine de l’égalité à l’initiative, celle-là, de la mairie de Bordeaux. Dans ce cadre devaient s’exprimer le professeur Daniel Frey, le père Christian Alexandre et l’imam de la mosquée de Mérignac, Hassan Belmajoub.

Pour une soirée « en toute sincérité », il est intéressant de rappeler qui est Hassan Belmajdoub. Celui qui a été l’un des membres fondateurs (avec Fouad Alaoui) de la branche locale des Frères musulmans, est désormais le président de l’association des musulmans de Mérignac. Comme on peut l’entendre lors d’un entretien donné dans sa mosquée à un prédicateur radical Rachid Haddach, Hassan Belmajdoub énumère une liste de « personnalités » venues prêcher dans sa mosquée. La plupart appartiennent à la mouvance radicale ou salafiste comme Mohamed François, Nader Abou Anas ou Rachid Abou Houdeyfa.

Rachid Abou Houdeyfa est l’imam de Brest qui déclarait que « ceux qui écoutent de la musique seront transformés par Allah en singe ou en porc » ou encore à propos des femmes qui ne portent pas le voile : « elle ne doit pas s’étonner que les frères, que les musulmans ou non-musulmans abusent d’elle »!

Les jeunes catholiques placés dans les trois premiers rangs ont dès le début récité le chapelet à genoux, s’opposant pacifiquement à la venue de l’islamiste. Que faire ? Les organisateurs s’interrogent et songent d’abord à appeler la police « Au secours ! Des catholiques disent des Je vous salue Marie dans une église catholique, mais que fait la police ! » Ils y renoncent sagement, non par piété et respect du lieu de culte mais pour ne pas faire de publicité aux prétendus « perturbateurs ». Ils sont contraints de parler plus fort afin de tenter de couvrir leur voix.

Daniel Ambry, président du SDRM33, a commenté ainsi l’événement, après avoir reconnu qu’il n’y avait eu aucune agressivité : « Ce sont des gens pour qui Vatican II n’a jamais existé. Une Eglise ouverte sur le monde, ils n’en veulent pas. » Le dernier concile disait que « l’Eglise regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant » et exhortait à « oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales la paix et la liberté ». Non seulement des musulmans n’ont pas oublié le passé mais il resurgit dans sa forme la plus cruelle, le terrorisme islamiste, dans la continuité des conquêtes sanglantes de Mahomet. Là-dessus aussi Vatican II est caduc, depuis, le monde a changé, loin de l’optimisme conciliaire. Dans cette « Eglise ouverte sur le monde », des musulmans qui se moquent du dialogue œcuménique entrent pour égorger un prêtre, tel le père Hamel, ou menacer des carmélites de l’enfer, comme la semaine dernière à Verdun, si elles n’abjurent pas la foi catholique.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 21 novembre 2017

Wauquiez: un sous-Chirac, un allié de revers du macronisme?

wauquiez.jpgHier soir Vladimir Poutine rencontrait  sur les bords de la mer Noire à Sotchi (Caucase russe), le président de la République Arabe syrienne, Bachar el-Assad,  avant que ne débute le sommet Russie-Iran-Turquie.  M. Poutine a félicité son homologue syrien pour les  succès remportés dans la lutte contre un terrorisme islamiste proche dans ce pays  d’une défaite « inévitable et définitive », appelant à la mise en place rapide d’un «processus politique » pour stabiliser rapidement la Syrie et la région. Félicitations que les Allemands ne sont pas prêts de décerner à Angela Merkel qui, après les  élections législatives du 24 septembre dernier, assez catastrophiques pour elle et son parti, se voit aujourd’hui dans l’impossibilité de former un gouvernement de coalition majoritaire que ce soit avec la gauche, les libéraux ou les conservateurs. La chancelière paye là aussi au prix fort sa délirante politique migratoire qui lui aliène durablement une large frange du peuple allemand. Quant à la solution consistant à convoquer de nouvelles élections pour dénouer la crise, elle fait craindre à son entourage un vote encore plus massif pour le parti anti immigration AfD.

Comme souvent en politique la roche tarpéienne est proche du capitole. Le quotidien suisse Le Tempsévoque déjà «la fin sans éclat de l’ère Merkel. A force d’habitude, l’Europe a fini par croire que la Mutti était indispensable. Il va lui falloir rapidement se trouver un leader de rechange. »  Même jugement dans les médias français qui l’encensait pour son humanisme  cosmopolite il y a  encore quelques mois, époque à laquelle rapporte La Libre Belgique, « la chancelière Angela Merkel était perçue comme la femme la plus puissante du monde. Aujourd’hui, elle serait prête à jeter l’éponge et appeler à de nouvelles élections en Allemagne, un meilleur chemin qu’un gouvernement minoritaire, a-t-elle estimé lundi après-midi, en pleine crise politique. »

Une crise politique qui secoue aussi  le parti Les Républicains,  déchiré en son sein  par des orientations idéologiques antinomiques que la victoire d’Emmanuel Macron, et les ralliements massifs de la droite à son panache supranational, ont révélé au grand jour. Il est difficile désormais de cacher  aux Français les forces centrifuges qui menacent de faire imploser  ce parti sans véritable colonne vertébraleLaurent  Wauquiez, candidat sans concurrents sérieux à la tête de LR,  a décidé de lui redonner une identité autour de valeurs  droitières qui font hurler plus ou moins fort  la grande majorité des apparatchiks euro-libéraux  de son camp. Mais M. Wauquiez estime que ce positionnement tactique (le mot sincère ne vient pas spontanément à l’esprit le concernant…) est la seule voie qui permettra de sauver les meubles, d’agréger le noyau dur de l’électorat de droite, tout en espérant plumer la volaille frontiste comme avait réussi à la faire le temps d’une élection  Nicolas Sarkozy en 2007.

A l’heure  ou Laurent Wauquiez plagie grandement les discours frontistes sur les sujets centraux que sont l’immigration, l’Europe, la délinquance, les insécurités, la paupérisation de la France périphérique,  le  multiculturalisme, etc., Marine Le Pen l’a pris au mot. Invitée dimanche du Grand Jury-RTL- Le Figaro-LCI,  la présidente du FN   a ainsi déclaré: « quand j’entends le discours de M. Wauquiez aujourd’hui je me dis : après tout, s’il est sincère, compte tenu des propos qu’il tient, il devrait aller jusqu’à proposer une alliance politique. M. Wauquiez ne peut pas dire sincèrement la même chose que nous, et parfois avec des mots plus crus que les nôtres, et en même temps expliquer que nous devrions être au ban de la vie politique française – il faut être cohérent, il faut être logique. »

Laurent Wauquiez est-il prêt à   «sortir de l’ambiguïté » ?  A sa façon c’est ce qu’il a fait hier à Paris lors d’une réunion publique:  « je le dis une bonne fois pour toutes, tant que je m’occuperai de notre famille Les Républicains, il n’y aura jamais d’alliance avec Marine le Pen. »  Comment expliquer cette position invariante vis-à-vis de l’opposition nationale  depuis les calamiteuses années Chirac ?  Lâcheté?  Conviction personnelle?  Engagements secrets?  Crainte de précipiter la disparition d’ un parti qui serait alors  déserté  par la très grande majorité de ses hauts responsables  qui n’ont pas les mêmes convictions que leur base électorale?

 Le Figaro   relate que  le macronien-juppéiste Maël de Calan, lui aussi candidat  à la présidence de LR pour obtenir quelques passages dans les médias,  a prévenu M. Wauquiez:  «Il y a une tentative de déstabilisation des Républicains par le Front National, dont il ne faut pas être les dupes. Marine Le Pen peut garder son alliance. Sa culture populiste qui consiste à dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre n’est pas celle d’une culture d’un parti de gouvernement, comme le sont Les Républicains (sic). Ses idées: sortie de l’Europe, sortie de l’euro, antilibérales, xénophobes, identitaires, ne sont pas les nôtres. » Même son de cloche du maire de Meaux, l’inénarrable  Jean-François Copé(monsieur 0,3% lors des primaires de LR) qui a averti M.  Wauquiez dans Libération: « Je ne tolère aucune dérive vers le Front National (…).  Je ne veux pas que mon parti sombre dans un anti-européisme grotesque et devienne une sorte de Tea Party rabougri. » Tea party rabougri qui a puissamment contribué à la mobilisation des esprits, au  réarmement  intellectuel et moral  de la droite populiste-populaire aux Etats-Unis, soit dit au passage, et au final à l’élection de Donald Trump, mais c’est un autre sujet …

Bien sûr, le directeur de campagne de Laurent Wauquiez, Geoffroy Didier,  a  lui aussi rejeté toute idée de rapprochement avec le FN :  « Marine Le Pen a perdu toute crédibilité. Elle en est à son baroud d’honneur, ou plutôt de déshonneur ». Une saillie qui ne manque pas de sel quand on se souvient d’un  parcours particulièrement tortueux,  riche en revirements de M. Didier (il fut membre du club de sarkozystes de gauche, La Diagonale, favorable au mariage homosexuel et au droit de vote des immigrés), qui sur ce point n’a rien à envier à la girouette Wauquiez, son nouveau mentor.

Le dilemme est, on le sait, on ne peut plus simple et a été énoncé par Bruno Gollnisch, mais il est loin d’être le seul à le dire depuis fort longtemps. C’est l’alliance, au moins à la base,  dans les urnes, de la France conservatrice qui a plutôt voté Fillon et de la France des catégories populaires qui a plutôt voté Marine ou s’est réfugiée massivement dans l’abstention.  Deux France  pareillement matraquées, mais à des niveaux différents, par l’idéologie hors-sol libérale-libertaire et mondialiste. Deux France qui,  structurées, alliées  autour de valeurs communes (identité, tradition, souveraineté, libertés…)  pourraient  porter demain au pouvoir une véritable alternative nationale et patriotique.

Il serait criminel  de ne pas faire en sorte que ces deux France-là se parlent, de ne pas tenter de les rapprocher, à commencer au  niveau local, de ne pas envoyer de signaux aux électeurs qui partagent avec ceux du FN de très nombreuses aspirations. Marine est à la hauteur des responsabilités qui sont les siennes, parfaitement dans son rôle en interpellant sur ce sujet M. Wauquiez ;  celui-ci  et ses amis  ont  dévoilé une nouvelle fois le leur en y répondant comme il l’ont fait…  

https://gollnisch.com/2017/11/21/wauquiez-chirac-allie-de...

Tradition, Nostradamus, Provence et Grand Monarque (entretien avec Pierre-Émile Blairon)

Y at-il une Provence secrète ? Il semblerait bien que oui. Pierre-Émile Blairon a eu l’excellente idée de rééditer son livre La Dame en signe blanc (La prophétie du Grand Monarque, Éditions Hyperborée, 2017, 284 p., 20,00 €qui plonge le lecteur dans les mystères de la région de Roquefavour, entre Graal païen et prédictions de Nostradamus. Il n’en fallait pas plus pour qu’Europe Maxima se décide à l’interroger.

Europe Maxima : Lorsque l’on regarde la note biographique de vos ouvrages il est question de deux passions, la Provence et la spiritualité traditionnelle. La Dame en signe blancréunit ces deux passions qui vous sont chères. Par quelle « intuition intellectuelle » avez-vous opéré cette jonction ?

Pierre-Émile Blairon : J’avoue que cette expression « intuition intellectuelle », quand je l’ai lue sous la plume de Julius Evola (mais je crois qu’elle provient de René Guénon), m’a décontenancé tellement ces deux termes sont antinomiques, tellement nos deux grands traditionalistes sont proches de ce mot « intuition » et loin de cet autre mot : « intellectuelle », en tout cas, dans l’acception que nous lui donnons aujourd’hui; il n’est rien de plus éloigné d’un intellectuel que l’intuition. Un intellectuel se trompe toujours, aveuglé qu’il est par l’image qu’il prend soin de donner au monde, au « public », de son immodeste et narcissique personne; il se comporte comme un politicien, toujours à chercher d’où vient le vent, sans jamais découvrir où il va (il s’en moque, c’est le temps présent qui compte : après moi, le déluge) mais en caressant dans le sens du poil les masses, les médias, et les nombreuses mais peu diverses coteries parisiennes, car il n’est de bon bec…

Si j’ai bien compris le sens que voulait lui donner Evola, « l’intuition intellectuelle » fait qu’un être différencié ne peut pas se tromper car il porte en lui, naturellement, comme un don, comme une mission – un don est une mission, sinon, à quoi servirait-il ? – cet héritage supra-humain qui lui a fait choisir la Voie des Dieux, olympienne, aristocratique, plutôt que la Voie des Pères, qui lui a fait choisir l’immortalité des dieux, même si elle est, de facto, inaccessible, plutôt que la laborieuse suite lignagière des générations humaines.

Pour en revenir à mes choix, il est évident que j’ai voulu conjuguer mon désir de comprendre le monde à son plus haut niveau, cosmique, et mon besoin d’enracinement, de réenracinement, en ce qui me concerne – je suis né dans une ancienne province française qui n’existe plus – du sol qui vous porte, ou, mieux, qui vous a vu naître, la tête dans les étoiles, les pieds sur terre, image qui résume cette recherche de l’équilibre qui est la base même de l’identité indo-européenne.

EM : Votre intérêt pour la Provence vous a amené à étudier l’œuvre de Nostradamus, figure énigmatique dont certaines prédictions sont plus que troublantes… Pensez-vous que ce dernier détenait un savoir traditionnel ?

P-ÉB : La figure de Nostradamus a été ternie par les nombreux exégètes qui se sont servis de son nom pour faire connaître le leur, sans bien comprendre le personnage et son œuvre.

On a présenté Nostradamus soit comme un astrologue, charlatan revêtu d’une longue robe bleue parsemée d’étoiles, une boule de cristal à la main, soit comme un « humaniste » parce qu’il vivait à l’époque de la Renaissance (et encore pire, dans l’acception qu’on lui donne aujourd’hui, celui qui s’intéresse à son prochain, mais plus encore à son lointain), soit comme un médecin qui soignait par les plantes au risque d’être inquiété par l’Inquisition. En vérité, Nostradamus a passé sa vie à acquérir toutes sortes de connaissances, alchimiques, astrologiques, astronomiques, médicales, historiques, métaphysiques… pour mener à bien une mission dont il était conscient d’en être porteur : annoncer aux humains du XXIe siècle le sort qui les attend. La fin d’un cycle mais le commencement d’un nouveau en même temps, enfin, juste après… J’ai sous-titré la biographie que j’ai consacrée à Nostradamus parue aux éditions Hyperborée, « Le messager des dieux », parce que Nostradamus connaissait parfaitement le système des cycles et la Tradition primordiale, laquelle représente symboliquement ce qu’on peut appeler « les Dieux », que Guénon appelle aussi le « supra-humain »; Nostradamus a vécu pendant ce qu’on a appelé la Renaissance, période qui constituait un palier dans le cours de l’Âge de Fer, le cycle final et, comme tel, nous sommes en pleine inversion des valeurs : la Renaissance signifie le début de la fin comme le siècle des Lumières, celui de l’obscurcissement du monde.

EM : En parlant de Tradition, pourriez-vous nous présenter la revue Hyperborée ?

P-ÉB : Hyperborée est la fille d’une modeste revue que j’avais lancée en 1994, qui s’appelaitRoquefavour. J’avais constaté que la véritable et salutaire révolution qu’avait constituée la réapparition du paganisme 25 ans plus tôt, initiée par ce qu’on a appelé plus tard la « Nouvelle Droite », n’avait pas suffisamment mis l’accent sur les spiritualités anciennes-européennes, limitées essentiellement aux panthéons grec et romain, au risque d’engendrer dans les mêmes termes et pour les mêmes raisons une seconde Renaissance, dont j’ai souligné plus haut l’aspect illusoire de la première, cette deuxième fois heureusement débarrassée de la chape de plomb que l’Inquisition, le bras armé du catholicisme, faisait peser à l’époque sur tous les aspects de la vie.

On s’est alors hélas intéressé, si l’on s’en réfère à la trifonctionnalité indo-européenne telle que définie par Georges Dumézil, plus à la deuxième fonction, la fonction guerrière, celle des protecteurs, et à la troisième fonction, la fonction économique, celle des producteurs, qu’à la première fonction, la fonction sacerdotale et royale, la fonction spirituelle, celle des conducteurs, qui régit les deux autres.

Je n’ai personnellement jamais été attiré par les écrits des philosophes, anciens ou modernes, dont le jargon prétentieux, en ce qui concerne les seconds, m’ennuyait profondément, ni par ce qu’on a appelé la « Raison » grecque, issue en partie des réflexions des premiers, ni par ce qui a constitué le matérialisme et la force de l’Empire romain, qui a été, selon moi, surtout un système d’oppression sur les peuples européens, à l’image du prométhéisme – du titanisme – triomphant de notre mondialisation actuelle.

Je me suis senti beaucoup plus proche du lyrisme de nos « ancêtres les Gaulois », dont la civilisation empreinte de spiritualité à travers l’enseignement de ses druides a été promptement mise sous le boisseau et nos ancêtres les Gaulois mâtinés en Gallo-Romains.

La civilisation celte, qui s’étendait, avant l’Empire romain, sur la quasi-totalité de l’Europe, avait su conserver le mystère et les pulsions intuitives qui la reliait directement aux dieux. Je tente de démontrer, dans La Dame en signe blanc, que les Celtes étaient les descendants des Hyperboréens, dont les anciens Grecs avaient gardé la nostalgie, en témoigne la geste d’Apollon qui leur rendait régulièrement visite.

Avec la création de la revue Hyperborée, j’ai voulu donner un ton plus ésotérique, ou spirituel, à une histoire qui nous projette dans le plus lointain passé indo-européen, le sous-titre de la revue étant «Aux sources de l’Europe ».

Ces sources étant essentiellement constituées par ce qu’on appelle la Tradition primordiale, une culture-racine qui a apporté sa connaissance à l’ensemble des peuples de la planète et dont le siège géographique mythique serait installé au pôle, vraisemblablement sous les glaces.

La revue se réfère régulièrement à d’autres messagers des dieux (expression que j’ai utilisée pour définir Nostradamus) qui, dans des domaines différents ont, surtout par leurs écrits, communiqué les vérités essentielles qui constituent la base de notre grand peuple européen mais aussi son avenir. Nous retrouverons ainsi dans notre revue les noms et les textes d’Oswald Spengler, de Mircea Eliade, de René Guénon, de Julius Evola, d’Alain Daniélou et de quelques autres. Comme nous y incitait logiquement l’approche plus poétique et spirituelle de notre héritage celte, nous nous sommes volontiers intéressés à la poésie et aux auteurs fantastiques comme Tolkien, Lovecraft, Giono (mais oui !), voire aux peintres surréalistes et fantastiques (belges comme Delvaux et Magritte, espagnol comme Dali, ou italien comme Giorgio De Chirico), ou au cinéma de Stanley Kubrick, de John Boorman, de John Milius, de Coppola, de Cimino pour y adjoindre nos frères exilés aux Amériques.

Dès le premier numéro d’Hyperborée est apparue la signature de mon ami le professeur Paul-Georges Sansonetti, le grand spécialiste du monde nordique, de la runologie, du symbolisme et de la guématrie, qui collaborait déjà à Roquefavour et qui a amené dans son sillage d’autres collaborations, venant notamment du mouvement de scoutisme fondé par Jean Mabire, les Oiseaux migrateurs. Le professeur Jean Haudry, incontestable maître de l’indo-européanisme, y a aussi régulièrement collaboré.

La revue, à partir de cette année 2017, ne paraît plus sous sa forme papier mais continue sous sa forme numérique grâce au site Hyperboree.fr, qui regroupe en lecture libre et gratuite l’ensemble de notre production depuis le premier numéro en 2006. D’autre part, ce choix nous permet une plus grande souplesse. Ainsi, je pourrai déployer sur le site un reportage photographique complet sur les sites évoqués dans La Dame en signe blanc, ce qui permettra une meilleure compréhension du livre.

EM : En 2015 paraît La Roue et le Sablier (Bagages pour franchir le gué, Éditions Hyperborée, 2015, 288 p., 20,00 €). Tout d’abord nous devons saluer la qualité de cet ouvrage qui expose de façon claire et concise une vue du monde à la fois traditionaliste, au sens guénonien, et païenne. Ce livre entre-t-il en résonance avec La Dame en Signe Blanc ?

P-ÉB : Le titre, La Roue et le Sablier, indique deux symboles, la roue représente le monde profane qui tourne autour du moyeu qui, lui est fixe, c’est le domaine des dieux qui font tourner le monde, c’est la Tradition primordiale, immuable et pérenne. Plus on se rapproche du centre, du moyeu immobile, et plus on se rapproche du monde spirituel, et, inversement, plus on va vers le grand cercle, celui qui va toucher le sol dur, la terre, et plus on est dans le matériel.

Le sablier représente certes le temps, mais aussi la trifonctionnalité. Au sommet du sablier, la première fonction, celle du prêtre et du roi, celle des conducteurs, puis, au centre, dans le goulet d’étranglement, la deuxième fonction, celle des protecteurs, et en bas, celle des producteurs. Lorsqu’on arrive à la fin d’un cycle, les fonctions sont inversées, celle des producteurs est en haut, en fait, même les producteurs – il y avait une grande noblesse dans le travail du paysan et de l’artisan – ne produisent plus rien, ou plus grand-chose, on fait simplement travailler l’argent (oui, il n’y a que l’argent qui « travaille »), celle des conducteurs est en bas, ils ne conduisent plus rien du tout, ils sont rejetés, décrédibilisés, moqués, celle du milieu, l’armée et la police, est au service de la fonction qui est en haut, quelle qu’elle soit, sans états d’âme. Lorsque le monde retrouve son équilibre après la fin du cycle, le sablier est à nouveau renversé et tout rentre dans l’ordre.

J’ai entièrement adhéré la définition de la première fonction qu’en donne mon ami Pierre Vial dans la dernière livraison de sa revue, Terre et Peuple, n° 73, sur le paganisme, et dont je vous donne la teneur : « Le paganisme de première fonction, lui, a pour mission d’incarner et d’enseigner la conception du monde, de la vie, de l’homme, de l’Histoire qui est la nôtre. C’est le rôle des éveilleurs de peuples qui doivent être, comme le furent les druides, des pédagogues. Mais des pédagogues enseignant d’abord par l’exemple, en se vouant totalement à leur mission et en laissant de côté, donc, tout souci de réussite sociale, d’enrichissement, de renommée intellectuelle, tous ces hochets qui domestiquent l’individu et en font un être soumis à ceux qui, dans notre société, détiennent les pouvoirs, tous les pouvoirs. »

Je me rends compte que c’est la seule citation que j’ai donnée jusqu’à présent dans cet entretien, ceci dit pour en souligner l’importance.

Ce livre, La Roue et le Sablier, a bien sûr un rapport avec La Dame en signe blanc, qui est le premier livre que j’avais écrit; en fait, on peut remarquer que les écrivains (ceux qui ont quelque chose à transmettre, et non pas à gagner) sont comme les peintres qui peignent toujours le même tableau.

EM : Cela est moins le cas dans La Dame en signe Blanc mais nous avions remarqué dansLa Roue et le Sablier que vous citiez à plusieurs reprises Rudolf Steiner. Envisagez-vous l’anthroposophie de façon positive, bien que cette « seconde religiosité », pour emprunter l’expression de Spengler, fut durement critiquée par Julius Evola, ou séparez-vous cette doctrine d’une partie de l’œuvre de Steiner ?

P-ÉB : Steiner a employé l’expression « intuition transcendantale » – et nous en revenons au début de cet entretien – qui me paraît plus appropriée que celle d’« intuition intellectuelle » pour dire à peu près la même chose que ce que disaient Guénon et Evola. Je me suis intéressé plus au personnage qu’au concept d’anthroposophie, qu’il a, à mon sens, largement dépassé, par une imagination foisonnante et la création de multiples concepts à l’intérieur du concept principal qui finit par s’effacer : l’eurythmie, la biodynamie (la plupart des vignerons actuels tendent vers cette pratique), l’éducation (les écoles Steiner sont très réputées) et, tout comme Nostradamus, Steiner avait de véritables dons de voyance. En lisant ses conférences, on se perd dans un dédale poétique, surréaliste ou fantastique, qui a aussi existé chez les théosophes de Madame Blavatsky. Je sais bien qu’Evola, et encore plus Guénon, parlant de contre-initiation, ont condamné ces deux courants, il n’en reste pas moins qu’ils ont participé à mon éveil, de la même façon que Le Matin des magiciens, le cultissime ouvrage de Pauwels et Bergier, qui m’a ouvert l’esprit sur des domaines que j’ignorais.

EM : Vous venez donc de rééditer votre ouvrage La Dame en signe Blanc. Pourquoi rééditer ce livre ? Y avez-vous apporté des modifications par rapport à l’édition originale ?

P-ÉB : La Dame en signe blanc est une expression de Nostradamus pour désigner la reine qui dort à côté du Grand Monarque qui est appelé à se réveiller lorsque l’Europe sera en danger de mort, selon la légende.

Je m’étonnais d’une demande récurrente de quelques amis concernant la réédition de cet ouvrage pour lequel j’avais une certaine affection – c’était mon premier – et je m’y suis replongé, il avait des défauts comme tous les livres, et encore plus comme les premiers. Les événements ont fait que les écrits de Nostradamus concernant le Grand Monarque étaient de plus en plus crédibles – quand il disait qu’un grand chef allait se dresser pour combattre une invasion musulmane – et j’ai donc ajouté ce sous-titre à mon ouvrage, La Prophétie du Grand Monarque. J’ai d’autre part également réactualisé mon livre en y ajoutant une fin concernant les prémisses du nouveau cycle que j’entrevois qui, à mon sens, va voir le rapprochement de l’espèce humaine avec celle des autres règnes, végétal et animal, sans quoi, la Terre, qui un être vivant, mourra et ce qui en vit avec.

EM : La perspective de ce livre est fort intéressante car elle s’inscrit dans un cadre local et historique (la région de Roquefavour). « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », formule ésotérique bien connue, résumerait à merveille le contenu de l’ouvrage…

P-ÉB : Les Celtes, les Gaulois chez nous en l’occurrence, avaient coutume de percevoir le monde en s’appropriant celui que leur vision pouvait englober; le Gaulois était au centre du monde, de son monde; les Bituriges, les habitants gaulois de Bourges, en avaient même fait leur raison d’être : ils étaient « les rois du monde ». Et, de fait, Bourges était bien le centre de la France, donc, les rois de notre pays.

J’ai un peu dépassé ce concept, démontrant d’abord que ce lieu dont je parle, Roquefavour, que j’appelle Le Cercle magique, fut l’un des centres de l’ancien monde, par les événements qui s’y sont déroulés, et suggérant qu’il pourrait être aussi celui qui verra la naissance du nouveau, en accord avec l’un de ses illustres voisins, Nostradamus.

En effet, Nostradamus situe le tombeau, et donc le réveil du Grand Monarque et de son épouse dans le Cercle magique, ou non loin; il situe également non loin du Cercle magique de grandes batailles qui permettront au Grand Monarque d’arrêter les envahisseurs. On pourrait se dire qu’il est bien facile pour le mage de situer tous ces événements sur un territoire qu’il connaît bien – il habitait Salon, à une vingtaine de km du Cercle magique, situé sur la commune de Ventabren – et qu’il y aurait là comme un enfantillage ou une supercherie. Nous pourrions répondre que ce n’est pas le messager des dieux qui situe là ces grands événements, il ne fait que constater ou prédire ce qui aura lieu. Ce sont les dieux, le supra-humain, qui décident. Si ces événements devaient se passer au Japon ou au Canada, nous aurions tout simplement un Nostradamus japonais ou canadien pour en parler.

J’émets l’hypothèse qu’un cycle doit renaître sur les lieux où l’ancien a fini sa course, selon la loi du « témoin » celui d’une course où le coureur passe le témoin à un autre pour accomplir son nouveau tour de piste.

EM : Le livre s’organise autour de trois cycles : l’un païen, le suivant chrétien et le dernier nommé « Ère du Verseau ». Concernant les deux premiers, vous parlez du christianisme comme étant une « religion de coucous », c’estàdire qu’elle s’est servie du paganisme pour asseoir son autorité. Dès lors pensez-vous que ce l’on a pour coutume de nommer ésotérisme chrétien n’a de chrétien que le nom ?

P-ÉB : Je ne fais que me référer au système des cycles et, plus précisément, au système des cycles zodiacaux qui durent chacun 2160 ans. Le cycle païen était placé sous le signe du Bélier, de Mars, de la guerre, cycle initié par Prométhée, le Titan, qui voit, paradoxalement, s’accomplir ses rêves de puissance en notre fin de cycle chrétien; nul ne peut contester que le titanisme – le mondialisme – prend tous ses terribles effets à l’époque que nous vivons. Quel fut le rôle du christianisme dans ce processus, le cycle des Poissons ? Atténuer sa brutalité ou bien la corrompre dans une mièvrerie humaniste ? Ces deux cycles, en y ajoutant celui du Taureau, faisaient déjà partie du Kali-Yuga, le cycle de la fin. Mais s’est perpétuée, à travers tous les cycles, quels qu’ils soient, la pérennité de la Tradition primordiale; l’ésotérisme chrétien constitue cette perpétuation, intangible, à travers notamment les écrits de Saint-Jean sur l’Apocalypse, et, d’autre part, les interventions des druides après leur supposée disparition, notamment dans l’élaboration du concept cistercien, sur le plan architectural et spirituel.

EM : Le dernier cycle qui est en fait l’Ère du Verseau, thème prisé dans les milieux NewAge, correspond à la fin de ce que Jean Phaure appelait « Cycle de l’humanité adamique ». Selon ce dernier, la durée de ce cycle serait d’ailleurs indéterminée… Comment envisagez-vous celui-ci ?

P-ÉB : Non, le dernier cycle n’est pas l’ère du Verseau mais bien l’ère des Poissons; nous somme dans cette période transitoire où nous ne savons pas exactement quand finit un cycle et quand commence le nouveau (les nombres bien précis que nous transmettent la Tradition sont vraisemblablement exacts mais comme nous ne savons rien, ou pas grand-chose, de la période où ces cycles auraient commencé, le problème de la datation reste entier). En ce qui concerne le nouveau cycle, je l’ai dit, je pense qu’il y aura un rapprochement des divers règnes, l’homme n’étant plus le prédateur et le déprédateur qu’il a toujours été jusqu’à présent mais bien le régulateur d’un monde que les dieux lui ont confié et qu’il a si mal géré.

EM : La figure du Grand Monarque dont vous parlez n’est pas sans rappeler les annonciateurs/restaurateurs du cycle nouveau tels Baldr, Kalki ou Jésus, mais aussi les rois cachés comme Arthur ou Sébastien. Le nouvel Âge d’Or étant inéluctable, quid de l’action politique durant le Kali-Yuga ?

P-ÉB : Le Grand Monarque n’est pas un avatar, c’est-à-dire un être divin qui descend sur Terre, comme le Christ. Ce serait plutôt une sorte de demi-dieu.

Plusieurs personnages de l’Histoire ont représenté le Grand Monarque, que Nostradamus appelait aussi le Grand Romain, le Grand Celtique, ou le Grand Chyren, ou le Prince Dannemarc, faisant alors référence à l’un de ces personnages légendaires, Ogier le Danois qui était l’un des lieutenants de Charlemagne, qui dort et se réveillera lorsque le Danemark sera en danger, le fameux roi Arthur, chef de guerre celte, qui combattit l’invasion des Germains au VIe siècle, qui est lui aussi en dormition, mais le Grand Monarque, c’est aussi le Khan, titre porté par les chefs mongols, turcs ou chinois. Citons aussi Roderik le Wisigoth qui s’opposa à l’invasion musulmane de ce qui deviendra l’Andalousie. Il serait mort noyé mais son corps ne fut jamais retrouvé. Le Shaoshyant en Iran mazdéen est le nom du Sauveur suprême qui apparaîtra dans les derniers jours du monde.

Chez René Guénon, le Grand Monarque, c’est le Roi du monde, qu’il définit comme le législateur primordial et universel.

Tous ces personnages ont au moins trois points communs :

– Ils sont légendaires, on n’est pas sûr de leurs existences et encore moins de leurs morts.

– Ils dorment d’un long sommeil jusqu’à leur réveil : c’est la dormition.

– Ils sont appelés à être réveillés pour sauver la patrie en danger.

Et, en fait, le Grand Monarque constitue une synthèse de tous ces personnages de légende, un principe universel même car il est appelé à une mission divine.

L’action politique est claire, telle que je l’ai exposé dans La Roue et le Sablier et telle qu’elle est résumée dans le sous-titre « Bagages pour franchir le gué ».

D’abord, il s’agirait de choisir sans état d’âme son camp lorsque l’affrontement guerrier prédit par Nostradamus demandera un engagement total, mais ce n’est pas tout, d’autres actions en amont auront été nécessaires.

Nos ennemis tentent de faire en sorte d’arrêter la roue qui tourne, la robotisation du monde et des hommes annoncée par le transhumanisme va dans ce sens; arrêter le cours du monde signifierait leur victoire, même si cette victoire constituerait aussi une défaite, puisque ses promoteurs, ou leurs héritiers, n’y survivraient pas. Mais leur égoïsme ne se soucie même pas du sort de leurs héritiers, « Après moi, le déluge » est une belle expression pour définir ces nihilistes égotistes. Nous ne savons pas encore si la fin de notre cycle sera caractérisée principalement par un déluge, nous savons que toutes les fins de cycle antérieures à la nôtre, dont Mircea Eliade a collecté les derniers témoignages chez tous les peuples, se traduisent par une conjonction de catastrophes, à la fois humaines et naturelles.

Il nous faut donc rassembler tous les concepts historiques et spirituels qui ont fait la grandeur de l’Europe, une sorte d’Arche de Noé, ou les braises qu’on transporte dans le film, La Guerre du feu, pour pouvoir rallumer le feu en franchissant le gué.

Une autre attitude, mais qui peut être aussi complémentaire, consiste, comme le préconisait Julius Evola, à faire tomber le mur qui menace de s’écrouler; le principe de survie consistant à ne pas se trouver dessous, mais de l’autre côté. Cette méthode revient à précipiter la fin d’un monde qui meurt, le Kali-Yuga, l’Âge de Fer, pour pouvoir accéder plus rapidement au cycle suivant, l’Âge d’Or, qui rétablit l’ordre du cosmos. Ce faisant, paradoxalement, nous pourrions prendre de court ceux qui tentent laborieusement d’empêcher sa venue.

Propos recueillis par Thierry Durolle

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Anniversaire du 13 novembre : génération Bataclan ou l'identité malheureuse

Par Alexandre Devecchio

A l'occasion du deuxième anniversaire des attentats du 13 novembre, Alexandre Devecchio revient sur cette nuit tragique et ses conséquences pour la jeunesse française. Il constate que, s'il y a bien une génération Bataclan, celle-ci n'a rien à voir avec la génération « morale » décrite dans les médias. Cette remarquable chronique [Figarovox, 13.11] qui dépeint une jeunesse qui est celle de l'identité malheureuse, intéressera les lecteurs de Lafautearousseau.   LFAR

« C'est pour la jeunesse de notre pays que je veux présider la France. Si je reçois le mandat du pays d'être le prochain président, je ne veux être jugé que sur un seul objectif (...) : est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu'en 2012 ? », avait déclaré le candidat Hollande lors de son discours du Bourget.

Sans doute n'imaginait-il pas l'effroyable scénario qui allait suivre. Les cris et les larmes, le sang répandu sur les trottoirs de Paris, les destins brisés dans la fleur de l'âge. Le grand Vendredi prédit par Hegel est advenu, mais en lieu et place du couronnement dialectique annoncé, il a consisté en cet infernal 13 novembre 2015 qui a marqué, comme l'a écrit Alain Finkielkraut, « la fin de la fin de l'Histoire ».

Le délire meurtrier des djihadistes n'a pas seulement emporté sur son passage des vies, des corps et des âmes, mais également le monde d'hier. Le Bataclan restera comme le tragique tombeau de la génération soixante-huitarde en même tant que celui de l'« antiracisme » institutionnel. Daniel Cohn-Bendit et ses camarades rêvaient d'une société où il serait interdit d'interdire et où l'on jouirait sans entraves. Julien Dray et ses potes de « SOS », de diversité heureuse et de métissage universel. Leurs enfants ont payé du prix de leur vie la facture de leur utopie. « Le multiculturalisme est une blague, une blague sanglante », résumera de manière cinglante Jacques Julliard.

Le 13 novembre, les Xe et XIe arrondissements, terre promise d'une jeunesse libertaire, ont été touchés en plein cœur. Face aux kalachnikovs des djihadistes, les habitués de La Bonne Bière, de La Belle Équipe, du Carillon ou du Petit Cambodge étaient armés de leur bienveillance et de leur art de vivre.

Après les attentats de janvier, nous avions voulu croire que badges, slogans et marches blanches suffiraient à conjurer le mal. Moins d'un an plus tard, lors de cette nuit d'épouvante, cette jeunesse a découvert de la plus cruelle des façons la violence du siècle en marche. Le surlendemain, Libération titrait « Génération Bataclan ». Le quotidien exaltait une jeunesse « festive », « ouverte », « cosmopolite » et voulait croire en la naissance d'une nouvelle « génération morale » qui résisterait à l'islamisme en proclamant « je suis terrasse » un verre de mojito à la main. Une volonté d'exorcisme qui éludait le fait que les bourreaux des attentats de Paris avaient le même âge que leurs victimes et qu'ils formaient ensemble une même génération.

De surcroît, les nouveaux barbares ne venaient pas d'un lointain pays étranger, mais des territoires perdus de la République situés à seulement quelques kilomètres à vol d'oiseau des quartiers branchés de la capitale. Les assassins n'étaient pas Charlie. Ils n'avaient pas marché dans Paris le 11 janvier.

Une jeunesse épanouie dans l'individualisme occidental est tombée sous les balles d'une jeunesse enfiévrée par l'islamisme. Cette dernière est en partie le produit de l'antiracisme différentialiste des années 1980. En troquant le modèle traditionnel d'assimilation contre le système multiculturaliste anglo-saxon, l'égalité contre la diversité et la laïcité contre l'identité, cette idéologie a fait le lit du communautarisme et de l'islamisme.

Déculturée, déracinée, désintégrée, une partie des jeunes de banlieue fait sécession et se cherche une identité de substitution dans une oumma fantasmée. L'enquête de l'Institut Montaigne sur les musulmans de France, publiée en septembre 2016 et basée sur un sondage de l'Ifop, révèle que près de la moitié des 15-25 ans sont partisans de la charia et se placent en rupture totale de la République.

Tandis que la jeunesse issue de l'immigration se réislamise, les « petits Blancs » et même « les petits Juifs », victimes de l'insécurité au quotidien à l'école ou dans les transports en commun, n'ont aucun complexe à reprendre le slogan des soirées électorales du FN, « on est chez nous ! ». Ils quittent les métropoles pour des raisons économiques, mais fuient également de plus en plus la proche banlieue où ils se font traiter de « sales Français » et se sentent en exil dans leur propre pays.

Les tragédies du Stade de France et du Bataclan ont bien révélé une génération, mais celle-ci n'a rien à voir avec ce qu'était la « génération morale » des années 1980. La vérité est que les nouveaux enfants du siècle sont le miroir des fractures françaises.

Notre jeunesse a perdu son insouciance et s'attend à chaque instant à voir revenir le cauchemar du 13 novembre.

S'il y a bien une génération Bataclan, elle est celle de l'identité malheureuse.  

Alexandre Devecchio est journaliste au Figaro, en charge du FigaroVox. Il est l'auteur des Nouveaux enfants du siècle, enquête sur une génération fracturée (éd. du Cerf, 2016) ).

Alexandre Devecchio

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Politique & Eco n°149 : Droite- Gauche ce n’est pas fini !

Prières de rue ? Prière de ne pas trop déranger les médias officiels !

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Non qu’ils n’aient pas évoqué cette affaire. Ils en ont parlé. La question est : comment ? La manière dont la majeure partie de la presse française a rendu compte des prières de rue de Clichy, mi-novembre, dit beaucoup des difficultés intellectuelles qui la traversent. La presse ne souffre pas d’un manque de lecteurs. Son lectorat est absent car elle oublie trop souvent de parler réellement de la réalité.

Les prières de rue de Clichy : le 10 novembre 2017, l’AFP démarre en trombe et en trompe-l’œil par une dépêche : « Une centaine d’élus en écharpe ont tenté vendredi 10 novembre à Clichy (Hauts-de-Seine) d’empêcher des fidèles musulmans de faire leur prière dans la rue ». Rien de contestable, la phrase est factuelle. Elle ouvre cependant la porte à la façon dont la dépêche va être reprise par une partie des médias, dans la journée. Le verbe « empêcher » étant rapidement remplacé par le verbe en partie synonyme « perturber ». Ainsi, Le Point :

Deux heures plus tard, cette présentation est modifiée pour devenir « Clichy : une centaine d’élus se mobilisent contre les prières de rue ». On comprend que Le Point se soit trompé et ait considéré que les élus de la République sont les éléments perturbateurs, étant donné le rôle actuel des dépêches de l’AFP dans le flux accéléré des informations. La formulation de l’agence pouvait s’y prêter. Pourtant, l’AFP aurait pu aussi diffuser l’information sous une autre forme. Exemples de possibilités ?

« Clichy : au nom de la République, des élus manifestent pour demander l’interdiction de prières de rue illégales »
« Clichy : des élus de la République française laïque s’opposent aux prières de rue de militants islamistes »
« Clichy : la République dans la rue face aux prières musulmanes »
« Clichy : des élus républicains défendent la laïcité contre l’occupation illégale de la rue par des militants musulmans islamistes »

Le choix des mots par l’AFP n’est jamais anodin, il induit le choix d’une partie des médias. Toutes ces présentations étaient possibles et pouvaient dire réellement la réalité, et ainsi éviter que nombre de médias emboîtent le pas en accusant à leur tour la République de faire du mal à des croyants victimes et obligés de prier dans la rue. Victimes et qui plus est « perturbés » dans leur foi.

L’interprétation de l’expression « tenter d’empêcher » fait boule de neige

Le sens des mots « tente » et « empêcher » choisis par l’AFP a entraîné le même jour une interprétation du même ordre que celle du Point dans différents médias. Ainsi, Le Parisien pour qui les élus aussi « perturbent » la prière, ici qualifiée d’« illégale ».

Le Lab d’Europe 1 quant à lui ne lésine pas sur l’interprétation alléchante : « Des élus chantent la Marseillaise et bousculent des fidèles musulmans en pleine prière de rue à Clichy ». Dans cette formulation, la prière de rue apparaît comme normale ou légitime, en rien illégale, tandis que l’action délictueuse semble le fait des « élus » qui « bousculent ». Sans compter qu’ils chantent l’hymne national, ce qui semble une circonstance discriminatoire augmentée.

La majorité des médias relate le conflit qui oppose la mairie et une partie des musulmans de Clichy depuis bientôt 9 mois. Certains, mais pas tous, indiquent que le lieu de culte a été fermé car le loyer n’est plus payé au bailleur depuis longtemps et qu’il y a une mosquée dans Clichy, à quelques minutes à pied du lieu où la prière de rue se déroule. Un lieu choisi à dessein, près de la mairie. Aucun média n’indique cet autre fait, important puisque les événements se produisent en proche banlieue parisienne et que tout y est à deux pas : il y a 6 mosquées dans un rayon de 500 mètres autour du lieu de cette prière de rue. De ce fait, on serait tenté de demander à l’AFP ce qui « empêche » les musulmans concernés de prier ailleurs que dans la rue et au Parisien en quoi l’action des élus est perturbatrice. Il est d’ailleurs à noter que ces prières se font sereinement sous la protection des forces de l’ordre républicaine financées par les citoyens d’une France laïque.

Et ailleurs dans la presse ?

Globalement, il ressort des analyses des médias que ces prières de rue seraient une conséquence d’une situation imposée aux musulmans concernés. Ce que le maire de Clichy tente de désamorcer en expliquant sur les plateaux de télévision qu’il a toujours favorisé l’exercice du culte musulman sur sa commune. Ce qu’il parvient à démontrer sans peine. Cependant, Vendredi soir 10 novembre 2017, RTL organise un débat dans son émission On refait le monde. La présentation de l’émission est claire : les élus se sont opposés de façon « assez ferme et musclée » à des musulmans qui « prient dans la rue, comme tous les vendredis d’ailleurs », « car il n’y a pas de lieu de culte adéquat sur la commune de Clichy ». Une mosquée à quelques minutes à pied et d’autres à proximité, Bernard Poirette bien que travaillant pour l’une des principales radios hexagonales semble peu informé. Il insiste sur le fait (supposé) que les lieux de culte musulmans seraient en France faits « de clapiers et de planches ». Le débat permet ensuite à des personnalités militantes comme Rokhaya Diallo et Antonin André de développer un discours qui divise le monde contemporain entre les « victimes », ou minorités, et les représentants d’une France qui continuerait d’être coloniale. Pour madame Diallo « c’est très désagréable pour les personnes concernées de prier dans la rue et cela le deviendra encore plus avec le froid qui va arriver ». Pour elle, « il y a une instrumentalisation de la part des élus », de l’« électoralisme dans une période où les musulmans n’ont pas bonne presse ». Antonin André est d’accord, sous-entendant une ambiance islamophobe en France. Poirette conclut en entérinant le fait que l’islam est la 2e religion de France et que cela va aller crescendo « étant donnée la démographie ». Du coup, « il va falloir trouver des solutions et des lieux de culte ». Quant au Figaro, il signale que les élus de la République ont été accueillis par des jeunes maghrébins au cri de « fachos dehors ! ». Pourtant, la mosquée de Clichy, à moins de 15 minutes à pied, propose 2000 m2 d’espace et un bus gratuit pour s’y rendre, précise Le Figaro. Après avoir indiqué que la fermeture du lieu de culte découle d’un long conflit ponctué par une décision de justice, L’Obs rappelle que le 24 mars 2017 près de 2000 « fidèles » se sont réunis pour prier devant la mairie de Clichy et cite une intervention du directeur du « Collectif contre l’Islamophobie en France » sans pour autant noter que la présence forte de ce personnage est étrange, à moins de considérer que l’islamophobie est le problème qui se pose à Clichy. Pour un autre manifestant musulman, il y aurait eu « manipulation de la droite et de l’extrême droite pour stigmatiser les musulmans » et une plainte est censée être déposée.

Le fait que cet événement pose la question taboue de la place exponentielle occupée en France par un islam aux multiples facettes, dont certaines ne paraissent pas prêtes à considérer les valeurs de la République française comme légitimes, n’est pas posée. La prière de rue, ce n’est pas une manifestation religieuse extérieure ostentatoire ?

Texte repris de Ojim

https://fr.novopress.info/208468/prieres-de-rue-priere-de...

Protéger l'enfant

6a00d83451619c69e201b7c935b646970b-250wi.jpgLe 20 novembre, c’est l’anniversaire de l’adoption par les Nations Unies de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. 28 ans après, que peut-on écrire ? L’enfant a plus que jamais besoin d’être protégé. Dans un monde rêvé, les droits de l’enfant devraient créer des devoirs opposables aux adultes.

Dans le monde réel, des adultes esclaves de leurs désirs veulent asservir d’autres personnes, en achetant des gamètes, en louant des ventres de prolétaires et in fine en achetant des enfants qui deviennent l’objet de contrats. La filiation est niée, malgré ce « droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ».  La PMA Sans Père et la GPA ne respectent pas ce droit et l'intérêt de l'enfant.

Dans le monde réel, les enfants sont exposés à une sexualité trop précoce. Dans les cas les plus sordides, ils sont prostitués. Dans d’autres cas, ils sont « contraints » trop jeunes à des rapports sexuels. Ils sont exposés à la pornographie qui compromet l’éducation à une sexualité respectueuse de l’autre. Schizophrénie ? L’UNESCO préconise très tôt, beaucoup trop tôt, une éducation sexuelle des enfants qui ne relèverait pas des choix de la famille. C’est une violence de plus faite aux enfants.

Alors les Sentinelles parisiennes se tiendront debout le soir du lundi 20 novembre 2017 sur la place Vendôme à Paris, face au ministère de la justice pour marteler silencieusement et paisiblement que l’enfant doit être protégé. Protégé des adultes et des désirs de toutes nature qui instrumentalisent les enfants.

Vous êtes invités à vous joindre à elles, si vous le pouvez. Apprendre à veiller n’est pas compliqué : il suffit de se tenir debout, face à un lieu de pouvoir, de garder le silence, de ne porter aucun signe distinctif, de respecter un espace suffisant avec les autres Sentinelles, d’être respectueux de l’ordre public et bien-veillant avec les passants qui vous interrogent. Vous pouvez lire ou jouer sur votre smartphone ou rêver. Vous pouvez y consacrer le temps que vous jugerez utile. S’inscrire sur l’événement facebook n’est en rien obligatoire. A ce soir ?

par Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/11/prot%C3%A...

09:57 Écrit par pat dans actualité, insécurité, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Jeudi 23 novembre, Aristide Leucate nous parlera de Carl Schmitt à l'émission Synthèse sur Radio Libertés

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ÉCOUTEZ RADIO LIBERTÉS CLIQUEZ ICI

LES ÉMISSIONS SYNTHÈSE CLIQUEZ LÀ

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/11/2...

Nouvelle émission / Le Club TVL (avec Julien Rochedy) : ON EST CHIANT !

Alexis Troude : La Serbie au coeur des enjeux Balkaniques

LE 12 DÉCEMBRE PROCHAIN, TOUS À PARIS POUR DÉFENDRE NOS CROIX ET NOS SYMBOLES CHRÉTIENS

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Le SIEL organise un rassemblement de protestation, en présence d’éminentes personnalités.

Défendons notre civilisation !

Dans La France contre les robots, Bernanos accusait la civilisation moderne d’être « une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Cette modernité régressive, encouragée par les puissances de l’argent qui furent admirablement dénoncées par Péguy, accélère ces dernières semaines sa formidable entreprise de désintégration de notre civilisation en saccageant les repères ancestraux qui structurent notre univers collectif : destruction de la croix de Ploërmel scellée sur le monument de Jean-Paul II, ordonnée par le Conseil d’État ; interdiction par cette même juridiction de toute installation de crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers ; dégradation de nos églises que l’absence d’entretien régulier condamne à la fermeture, prélude bien souvent à leur vente ou à leur démolition programmées ; suppression du marché du Noël à Paris, d’une exemplarité toute relative, qui dénote cependant la volonté insidieuse de la municipalité socialiste d’éradiquer de la capitale la présence de tout symbole chrétien ; « prix de la Laïcité 2017 » décerné à Anna Chevtchenko, figure de proue des Femen, ces activistes de la décadence qui se sont particulièrement illustrées en profanant la cathédrale Notre-Dame de Paris… 

Une contre-offensive s’impose pour enrayer très vite la progression de cette vaste opération de déstabilisation idéologique de notre civilisation, non pour instaurer un quelconque État clérical mais pour défendre un modèle de société qui placerait enfin au cœur de son identité intrinsèque la prééminence du fait culturel chrétien, cette clé de compréhension de notre héritage historique sans laquelle nul ne saurait discerner la réalité de l’être français ; avec aussi pour objectif de redéfinir notre rapport à la laïcité, notamment en incluant le fondement chrétien dans le préambule de la Constitution de 1958, afin d’enraciner l’application de ce principe de neutralité des pouvoirs publics dans son écosystème culturel authentique et ainsi éviter les errements calamiteux des juridictions administratives…

Ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas, ceux qui demeurent pareillement attachés aux autres composantes – gréco-latine, juive ou née des Lumières – de notre socle identitaire doivent se rassembler autour de cette noble cause et s’unir pour redonner un sens authentique à notre modèle de société aujourd’hui à bout de souffle, sans quoi le nihilisme matérialiste et le totalitarisme islamique, ces frères siamois du chaos mondial, ne cesseront de prospérer en jouant des faiblesses d’une France qui peine actuellement à se protéger.

Le mardi 12 décembre prochain à 18 heures 30, place du Palais-Royal à Paris, face au Conseil d’État, le SIEL organise un rassemblement de protestation, en présence d’éminentes personnalités, pour manifester notre indignation collective, protéger nos croix et défendre nos symboles chrétiens. Soyons nombreux, tous ensemble, à sonner le tocsin !

http://www.bvoltaire.fr/12-decembre-prochain-a-paris-defe...

Le sacre des rois de France en la cathédrale de Reims | Au cœur de l’histoire | Europe 1

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20/11/2017

De Mai 68 à Anti-Poutine 2018, 50 ans - Xavier Moreau, Alexandre Latsa et Yann Avril

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Un entretien avec Adrien Abauzit publié par EuroLibertés

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Source EuroLibertés cliquez ici

Quelle est la thèse principale de votre ouvrage La France divisée contre elle-même publié aux éditions Altitude ?

J’ai tenté de comprendre non le déclin de la France – toute nation connaît des phases d’ascension et de déclin – mais sa décomposition. Pour tout résumer en une formule : pour faire la République, il faut défaire la France. La République, en France, ne se vit pas comme un régime politique, mais comme une nation, qui, pour vivre, doit substituer une anthropologie basée sur les Lumières à l’anthropologie française. La déchristianisation, l’immigration de masse, l’émigration, la légalisation de l’avortement, la promotion institutionnelle de la haine de la France, le mémoricide, la soumission au mondialisme, tout cela procède d’une même logique : le phagocytage de la France par la République des Lumières, baptisée par mes soins, pour ce motif, d’Antifrance.

Vous évoquez une spécificité française, mais n’assiste-t-on pas à des phénomènes de décomposition des nations dans toute l’Europe (Espagne, Royaume-Uni, Italie) ?

La décomposition de la France se distingue car elle repose sur une volonté de transformer le peuple français en un autre peuple, le peuple républicain. Dans les pays précités, le phénomène est différent. Nous assistons à une décomposition des pays dont l’unité est historiquement plus bancale que celle de la France.

Ceci étant, le cas de la Catalogne est intéressant. Nous pouvons avoir l’impression que la Catalogne, terre aujourd’hui de bobocratie et de politiquement correct, cherche à se défaire de la Couronne d’Espagne pour les mêmes motifs que la République cherche à se défaire de la France. Dans les deux cas, il s’agit de se détacher d’un passé jugé contraire aux courants idéologiques dominants contemporains.

Votre livre ne se limite pas à un diagnostic. Il se tourne aussi vers l’avenir en préconisant des marches à suivre pour renverser la situation. Pouvez-vous nous évoquer ce que vous appelez la nouvelle opinion publique ?

La nouvelle opinion publique est l’opinion publique née sur internet. Cette opinion publique est stimulée par divers sites de réinformation (TVlibertés, Boulevard Voltaire, Fdesouche, La Gauche m’a tuer, Méridien Zéro, etc.) ou diverses figures de proue.

Quoique composée de personnes ayant des doctrines qui sont en opposition sur divers points, elle se caractérise notamment par le fait qu’elle tend vers des idées nationales. Ainsi, les individus qui s’alimentent intellectuellement dans le cadre de la nouvelle opinion publique s’affranchissent spontanément de l’idéologie dominante, ce qui implique pour beaucoup un retour au patriotisme, au catholicisme, à l’histoire de France et j’en passe.

Grâce à ce phénomène, les idées nationales se répandent en dehors de ses canaux historiques et touchent un nombre croissant de personnes. Les grands médias sont en quelque sorte court-circuités.

Si la nouvelle opinion publique arrive à tisser des réseaux puissants – politiques, économiques, médiatiques, intellectuels, spirituels – parallèlement aux réseaux d’influence déjà existants, elle peut être la clé vers des bouleversements historiques. La nouvelle opinion publique est une opportunité pour s’emparer de l’histoire.

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Marine Le Pen évoque le futur du Front National

Futur congrès de Lille, refondation du mouvement fondé par Jean-Marie Le Pen, entretien de David Rachline au magazine Réfléchir et Agir, future élection du président du Front National, Mélenchon, Macron, Wauquiez, Marine Le Pen, l’actuelle présidente du FN, a débattu de ces sujets aux micros de RTL en tant qu’invitée de l’émission Le Grand Jury, dimanche 19 novembre.

A la question de savoir s’il pourrait y avoir avoir un Front national sans un ou une Le Pen à sa tête, Marine Le Pen a répondu :

« Évidemment qu’on peut l’imaginer, bien entendu. Il y a des élections, il y a une démocratie interne, ce n’est pas le cas pour tous les mouvements politiques, mais c’est le cas pour le nôtre. Par conséquent, il peut y avoir demain un candidat qui prenne ma place à la tête du Front national. Il sera choisi par les adhérents. »

Seule candidate à sa propre succession, elle a expliqué :

« Il n’y a pas eu d’autres candidats à la présidence du mouvement. Mais ça peut être le cas la prochaine fois. »

Disant regretter cette situation, elle continue :

« Je ne peux pas susciter une candidature ou les imposer. Nous avons des règles au Front national. Il y a des règles dues au règlement intérieur du FN, des règles statutaires dans les statuts du Front national que j’ai souhaité et que je souhaite toujours modifier pour ouvrir plus avant notre mouvement, mais en l’occurrence, nous sommes obligés de respecter les règles.

« C’est aussi l’état de droit et il n’y a pas d’autres candidats aujourd’hui. Il y en aura peut-être demain. »

Concernant l’entretien d’un de ses plus fidèles lieutenants David Rachline au magazine Réfléchir et Agir, considéré d’extrême-droite par les médias ayant pignon sur rue, elle se défend en assurant

« ne pas être au courant de cette affaire, mais s’il a donné cette interview je pense qu’il ne savait pas la nature de ce journal. Est-ce que l’on peut arrêter ce type de procès permanent, en demandant des condamnations sur des éléments que l’on n’a pas ? »

Et à la question :

« Vous, vous ne l’aurez pas faite cette interview ? »,

Marine Le Pen donne ses gages au système :

« Non, bien sûr que non. »

Se considérant la première force d’opposition à la politique d’Emmanuel Macron, à la place des Insoumis de Mélenchon, Marine Le Pen, député du Pas-de-Calais, s’en est expliqué :

« Monsieur Mélenchon a fait beaucoup de bruit et d’ailleurs il n’en fait plus beaucoup. J’ai l’impression, qu’aujourd’hui, il va de flop en flop dans les initiatives qui ont été les siennes (…). Je pense que les Français nous ont désigné comme les opposants et ils l’ont justement fait en nous plaçant au second tour de l’élection présidentielle. »

Elle considère le programme du FN sur l’Europe comme l’un des points forts de son mouvement face au gouvernement actuel :

« On voit le clivage se mettre en place. Je pense qu’Emmanuel Macron a eu le sens politique de passer par la porte que nous avions entrouverte sur la fin du clivage gauche-droite et la mise en œuvre du vrai clivage qui traverse la vie politique française : le clivage entre les mondialistes et les nationaux, qu’on va transformer à l’élection européenne entre les européistes et les nationaux. »

« Sur l’Europe, il y a deux projets qui sont totalement contraires et entre Emmanuel Macron et nous, il n’y a rien, il n’y a personne. »  

Concernant Laurent Wauquiez, la présidente du FN a estimé qu’il avait un discours proche de celui de son mouvement :

« Quand j’entends le discours de monsieur Wauquiez aujourd’hui, je me dis, s’il est sincère, compte-tenu des propos qu’il tient, il devrait aller jusqu’à proposer une alliance politique, tout cela se discute. »

« Je lui demande de sortir de cette ambiguïté. Il faut qu’il aille au bout de cette logique. Ou alors il démontre que ce ne sont que des propos électoraux qu’il envisage de ne pas mettre en œuvre s’il est élu à la tête des Républicains. (…) Je demande juste de la cohérence. Ça changera de tous les dirigeants des Républicains jusqu’à présent. »  

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-evoque-le-fut...

Castaner, nouveau patron de la République en Marche - Journal du lundi 20 novembre 2017

Nouveauté : Libéralisme et catholicisme – Abbé Ange Roussel

liberalisme-et-catholicisme.net_-245x400.jpgPour le libéral, on part toujours de la « liberté de conscience » et l’on aboutit, qu’il le veuille ou non, à la neutralité ou laïcité de l’Etat. L’abbé Roussel dit encore que « voulant être à la fois catholique et libéral, il n’est plus désormais assez catholique au regard de l’Eglise et il n’est pas encore assez libéral au gré des non catholiques ». Le catholique libéral a peur des définitions ; on ne le verra que trop avec l’Encyclique Quanta Cura et le Syllabus de Pie IX. Il veut être du « juste milieu », ennemi des extrêmes, c’est-à-dire de la vérité, ennemi de toute intransigeance, modéré par principe, ayant surtout un goût modéré pour la Vérité et une haine médiocre pour l’erreur. Le catholique libéral recherche la paix qui se fait toujours aux dépens de la vérité, des droits de Dieu et de l’Eglise. Il cherche une attitude charitable mais en refusant au prochain l’aumône de la vérité. On pourrait appliquer au catholique libéral la célèbre formule de Bossuet : « il déplore les effets dont il chérit les causes ». 
Le libéralisme serait-il le cheval de Troie utilisé par les « ennemis de Dieu » pour obscurcir les intelligences, affaiblir les volontés, et, à terme, pour effacer toute trace de Dieu en ce monde ? Peut-il y avoir rapprochement, compromis, voire alliance entre libéralisme et catholicisme ? L’abbé Roussel répond avec une grande clarté et une prévoyance étonnante à cette question. Rédigé dans un style clair et facilement accessible, rappelant à l’occasion les grandes vérités dans l’ordre spirituel, politique et social, ce livre est un ouvrage indispensable pour qui veut comprendre le mal qui, aujourd’hui, affecte si douloureusement l’Eglise et notre société.   
L’abbé Ange Roussel est né en 1888 à Fougères, il a été ordonné prêtre en 1914. Il fut professeur au Grand Séminaire de Rennes et Docteur en philosophie
Sommaire : Le libéralisme en général 
Origine du libéralisme – Développement historique – État actuel.
Développement logique et synthèse du libéralisme.
Le libéralisme politique et social. Réfutation du libéralisme : « foi laïque » ou foi catholique. 
Le libéralisme catholique
Origine et développement du libéralisme catholique.
La mentalité « catholique libérale ».
Les relations entre Église et État d’après le catholique libéral. 
Conclusion 
Danger du catholicisme libéral.
Remèdes au catholicisme libéral.  
2017, éditions de Chirè, 221 pages.
14 € à commander par  courrier à DPF VAD     BP 70001      86190 Chiré-en-Montreuil
ou en ligne  ici
Source 

http://philippedelbauvre.blogspot.fr/

Réfléchir et Agir n° 57 – hiver 2017


Sommaire :

Dossier sur Le FN peut-il prendre le pouvoir ? avec plusieurs points de vue, venant de cadres et d’élus actuels du FN (le maire de Fréjus David Rachline, le sénateur marseillais Stéphane Ravier), l’avis plus critique de Jean-Yves Le Gallou, et bien entendu celui des chroniqueurs R&A.
Le grand entretien est allé à la rencontre d’Eric R. alias Eric Lerouge, fondateur du magazine en 1993. Vingt ans après son départ, il revient et explique son parcours et la naissance de R&A.
Articles sur Zbigniew Brzezinski, Hermann von Keyserling, le réchauffement climatique en Arctique, le mystère archéologique de Glozel, l’écrivain Maurice Blanchot ou le peintre Norman Lindsay… et toutes les rubriques habituelles. 
En kiosque 7€ ou à commander ici : https://reflechiretagir.com/editions/ra
Ou en s’abonnant (permet de télécharger nos anciens numéros gratuitement et de recevoir le futur hors-série n°3 en février prochain):
 https://reflechiretagir.com/sabonner
Source 

Prières de rue, Tariq Ramadan : la parole se libère contre les idées fausses, par Ivan Rioufol

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Le vent tournerait-il ? Le déconomètre, qui s’emballe depuis près de quarante ans, a du plomb dans l’aile. Vendredi dernier, une centaine d’élus de Clichy (Hauts-de-Seine) ont manifesté leur indignation devant les prières de rue. Elles y sont organisées illégalement depuis huit mois par des fidèles qui se plaignent de l’éloignement de leur mosquée. La suite dira si, après ce premier face-à-face tendu, le ministre de l’Intérieur sortira de sa torpeur. Tout aussi réjouissante est l’avoinée qui s’abat sur le journaliste Edwy Plenel, patron de Mediapart. L’ami de Tariq Ramadan, accusé de viols, était le symbole sacralisé du journalisme moralisateur. Même à gauche, les outrances du faux curé commencent à être comprises pour ce qu’elles ont toujours été : des complaisances avec le totalitarisme coranique. Manuel Valls mène l’assaut contre ce drôle d’”antiraciste”. Mercredi, l’ex-premier ministre a accusé Plenel de “complicité intellectuelle” avec le terrorisme. La “parole libérée” est une glasnost à la française qui déborde des rangs des seules néoféministes.

Les résistants de la 25e heure découvrent la lune. Hier encore, beaucoup étaient avec la meute quand il s’agissait de marginaliser les premiers lanceurs d’alerte, forcément réactionnaires et infréquentables. Votre serviteur se souvient des inepties des procureurs d’alors. Mais Schopenhauer avait prévenu : “Toute vérité franchit trois étapes : d’abord elle est ridiculisée. Ensuite elle subit une forte pression. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.” Reste la satisfaction d’être moins seul, et celle de ne s’être pas trompé sur cette presse militante qui nie les faits, sur cette gauche perdue qui croit retrouver les vertus du communisme, Allah en plus, dans l’islamisme en guerre contre l’Occident.

Cependant, les persistantes réticences à regarder en face les faux gentils, la fracture identitaire, la guerre civile qui vient, la grande mascarade du macronisme, sont des encouragements pour continuer d’enfoncer les clous…

Ce qui survient, dans ce rejet des dénis et ce retour au bon sens, sont les premiers pas vers une émancipation des esprits.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 novembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

https://fr.novopress.info/

La secousse d’Ostie

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Georges Feltin-Tracol

Le 5 novembre dernier, des élections administratives se déroulaient en Italie. Outre l’élection du gouverneur et de l’assemblée régionale autonome en Sicile, les électeurs étaient conviés à plusieurs scrutins municipaux.

En Sicile, le candidat des droites unies (Forza Italia de Berlusconi, Frères d’Italie issu de l’éclatement de l’Alliance nationale post-fasciste, Ligue du Nord), Nello Musumeci, lui-même néo-fasciste dans sa jeunesse, remporte le mandat avec 39,8 % devant le candidat du Mouvement 5 Étoiles de Beppe Grillo (34,7 %). À 18,7 %, le centre-gauche au pouvoir à Rome subit un vrai revers électoral. Mais le coup de tonnerre politique est venu de la banlieue de Rome, d’Ostie plus précisément.

Arrondissement portuaire de la capitale italienne, Ostie était depuis le printemps 2015 sous la tutelle directe de l’État afin d’éradiquer toute emprise mafieuse sur la municipalité. Le second tour, très ouvert, qui va élire au suffrage universel direct le maire opposera la grilliniste Giuliana Di Pillo à Monica Picca de l’« union des droites ». Là encore, le centre-gauche gouvernemental ne réalise que 14,09 % des suffrages. Alors que la participation ne s’élève qu’à 36,15 %, 5 944 électeurs, soit 9,08 %, ont apporté leur voix à Luca Marsella de CasaPound. Stupeur et consternation des journalistes ! Le candidat « fasciste du IIImillénaire » franchit les 20 % dans certains quartiers.

Mouvement politique, associatif et culturel, CasaPound a choisi de se présenter aux élections à partir des législatives de 2013 où il obtint moins de 50 000 voix. En juin dernier, lors des précédentes élections municipales, ses candidats ont réuni 0,33 % à Padoue, 0,68 % à Lecce, 0,96 % à L’Aquila, 1,02 % à Vérone, 1,15 % à Cumeo et à La Spezia, 1,34 % à Pistoia, 1,72 % à Lazio et 1,79 % à Padoue. On observe néanmoins que le débat sur l’adoption du droit du sol et l’arrivée massive d’immigrés clandestins radicalisent une partie de l’opinion italienne. À Todi, CasaPound atteint 5 %, à Bolzane 6,70 % et même 7 % à Luca !

Partant de très bas, la tortue, symbole du mouvement de Gianluca Iannone, engrange peu à peu quelques succès électoraux. Pour la première fois, deux élus locaux, le maire de Trenzano et le vice-maire de Montelibretti, viennent d’adhérer à CasaPound. Les législatives du printemps 2018 lui assureront-elles une modeste représentation parlementaire ? En attendant, Avanti CasaPound !

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 53, diffusée sur Radio-Libertés, le 17 novembre 2017.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/11/2...

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La bulle Drahi - Polony TV

Orientations pour des années décisives: Gollnisch et le questionnaire

flamme-fn-300x300.jpg« Ce sont les hommes et non les pierres qui sont le rempart de la cité » (Plutarque)… Bruno Gollnisch dans le cadre du questionnaire envoyé aux adhérents a pris l’initiative de s’adresser aux  hommes et aux femmes du Front National. Ils en sont les forces vives, le rempart évoqué par Plutarque, les ambassadeurs; ils sont les garants de sa continuité, les acteurs des combats futurs et des nécessaires victoires à venir. Faut-il le rappeler, les militants nationaux ne se satisfont pas d’une quelconque rente électorale, ils ne se battent ni pour faire de la figuration ni pour leshonneurs bourgeois,  mais pour que nos idées accèdent au pouvoir afin d’arracher la France au déclin,  car c’est bien de cela dont il s’agit!  C’est ce qui fait du  Front National un mouvement proprement révolutionnaire, au sens noble et vertueux du terme.

Il est très heureux que Marine et les instances frontistes aient souhaité  consulter les adhérents dans le cadre du  XVe Congrès dit de refondation en mars prochain. Celui-ci intervient à un moment charnière. Il clôturera en quelque sorte un cycle qui a débuté en 2014  et qui a vu se succéder les élections: européennes, municipales, sénatoriales, départementales, régionales, présidentielle, législatives… Une longue séquence électorale au cours de laquelle notre Mouvement  et sa présidente ont  obtenu des scores historiques,  jusqu’alors  jamais atteints  dans les urnes.  

Mais une période qui a suscité aussi chez certains de nos amis des interrogations, voire des doutes sur la stratégie suivie, les thématiques mises en avant,  et ce,  au-delà même de la question du débat de second tour face à Emmanuel Macron que Marine a estimé avoir raté et du départ de Florian Philippot. Bref, comme tout organisme vivant à un moment donné de son développement,  le Front traverse une crise de croissance, une crise d’identité en quelque sorte: qui sommes-nous? Où allons Nous? Que voulons-nous?

Toynbee soulignait qu’au cours de son existence  chaque société rencontrait une succession de problèmes et que c’est l’énergie employée à surmonter les défis mis sur son chemin qui la renforçait. « La facilité n’est pas l’amie des civilisations » notait-il. Dans l’ouvrage collectif Les Racines du futuril était relevé que « toute crise est fondamentalement une crise de conscience. Aucune difficulté intérieure, aucun défi ne pourraient suffire à abattre une nation ou une civilisation: c’est le refus- ou l’incapacité morale- d’y faire face qui annonce le déclin. Les civilisations ne sont pas tuées: elles se laissent mourir. » Autrement résumé par  Soljenitsyne: « Ce qui vous menace, c’est vous même. »

Ce constat lucide d’un Toynbee, cet avertissement  d’un Soljenitsyne, plus actuels que jamais dans notre vieille Europe,  peuvent s’étendre  à la vie, la croissance,  la mort ou la résurrection d’un  parti politique. Or, non seulement  l’opposition nationale, populaire et sociale n’a pas l’intention de se laisser mourir mais elle entend gagner encore en muscle, en matière grise, en capacité d’actions, de réflexions, de propositions.

 En choisissant de diffuser  ses réponses à ce questionnaire, Bruno Gollnisch entend faire oeuvre utile  auprès de nos adhérents, contribuer à l’orientation bénéfique de notre combat  dans les décisives années à venir.  Les réponses fournies par le peuple frontiste seront en effet précieuses en ce qu’elles confirmeront ou non la pertinence de nos fondamentaux ou de nos inflexions récentes,  fourniront éventuellement matière  à  des ajustements programmatiques.

Avec en filigrane  au moins deux autres questionnements essentiels , car gage demain  si nous savons y répondre efficacement de notre arrivée aux plus hautes responsabilités: à quelles  catégories de Français devons-nous  nous adresser prioritairement? Qu’est-ce qui dans notre programme, dans la forme, dans le fond, empêche encore des millions d’entre eux  de nous rejoindre? Bref, qu’est-ce qui paralyse nos compatriotes qui, dans les discussions que nous avons avec eux, dans les  enquêtes d’opinions,  partagent sur un grand nombre de sujets centraux, vitaux,  les mêmes opinions, les mêmes inquiétudes que nos électeurs  déjà  acquis?

Toutes choses auxquelles Bruno Gollnisch répond en partie à travers la diffusion de ses réponses  en confirmant son attachement aux idéaux de libertés, de justice sociale,  d’enracinement, de défense de l’ordre naturel qui sont au cœur de notre famille politique; préoccupations  nous le croyons, également  majoritaires chez les Français. Sursum corda! 

https://gollnisch.com/2017/11/20/orientations-annees-deci...

13:47 Écrit par pat dans politique française | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |